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28/02/2011

Exposition "Les robes grises" à la Médiathèque André Malraux - Strasbourg

Exposition de dessins et d’archives clandestines du camp de Ravensbrück du 5 février au 26 mars 2011.


Les robes grises, exposition à la médiathèque Malraux


Déportation de Besançon.

Résistante déportée dans le camp de concentration de Ravensbrück, Jeannette L’Herminier n’avait jamais dessiné auparavant. C’est en quarantaine qu’elle aperçoit un crayon par terre. Elle le ramasse, le cache dans un pli de sa robe, et le ressortira ensuite pendant l’appel ou les pauses. Ses dessins représentent toujours les femmes dans des positions très élégantes ; elles sont restées coquettes comme si les conditions de déportation n’avaient en rien détruit leur féminité. Pourtant, sortes de spectres volants, ces portraits de femmes n’ont jamais de visage. Les manuscrits de l’ethnologue Germaine Tillion, camarade de déportation de Jeannette L’Herminier à Ravensbrück, mettent en lumière la vie concentrationnaire et la force de l’amitié entre les déportées.

Des témoignages inédits d’anciennes camarades de déportation viennent dialoguer avec les oeuvres.

L’exposition Les Robes grises fait dialoguer les dessins de Jeannette L’Herminier et les manuscrits de l’ethnologue Germaine Tillion, toutes deux déportées dans le camp de Ravensbrück. L’histoire du Verfügbar aux Enfers s’inscrit dans le camp de Ravensbrück mais ne s’y cantonne pas. Le Naturaliste - sorte de narrateur - donne une conférence sur une nouvelle espèce appelée Verfügbar (en allemand: «disponible»).

Il en donne les principales caractéristiques et en explique l’évolution à travers plusieurs phases. Cette conférence est peu à peu arrêtée par la prise de parole des Verfügbar analysés, qui sont en fait les déportées de Ravensbrück elles-mêmes.

pris sur www.strasbourg.eu/

09:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/12/2010

G8/G20 Appel de Dijon : Deauville nous ne boirons pas de ton eau

16:00 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/12/2010

[La Fabrique Infos] - Les Amis de la Commune de Tarnac

Bonjour!


Nous ne vous écrivons pas, aujourd'hui, pour vous entretenir des obscurs dédales de procédure dans lesquels la justice s'attache à enfermer certains d'entre nous, et dont nous essayons encore de les sortir. Nous vous écrivons dans une perspective nettement plus joyeuse : ce que nous avons commencé à construire, depuis plusieurs années, sur le plateau de Millevaches.

Si nous nous sommes installés à Tarnac, c'est bien sûr pour la vieille tradition de résistance à l'autorité centrale, d'entraide populaire, de communisme rural qui y survivait. Notre idée n'a jamais été de nous y réfugier, mais au contraire de nous y regrouper pour y élaborer d'autres rapports sociaux, y rendre vivables d'autres rapports au monde que ceux qui dominent, et précisément dévastent le monde.

Nous imaginions des communes qui se répartissent les cultures élémentaires et se partagent lors de fêtes mémorables les récoltes selon leurs besoins, des garages collectifs, des camions sillonnant le plateau pour apporter à ceux qui ne peuvent se déplacer le ravitaillement nécessaire, des discussions de bar plus pointues qu'un séminaire à la fac, une laiterie commune qui fournirait à tous le lait à prix coûtant, bref : tout un territoire qui s'affranchit peu à peu du recours à l'argent, à la police, à l'Etat.

L'offensive policière qui nous a frappés visait, entre autres choses, à détruire l'expérience qui commence à prendre racine ici, à trancher les liens qui nous unissent et nous unissent aux autres habitants du plateau : isoler pour mieux anéantir. Non seulement l'opération n'a pas rencontré le succès escompté, mais elle a eu l'effet exactement inverse. La solidarité qui s'est exprimée ici a dépassé tout espoir raisonnable. Grâce au soutien de tant d'inconnus aux quatre coins de la France et du monde, grâce à votre soutien donc, nous avons pu traverser l'épreuve qui devait nous pulvériser. Ce plateau qu'il s'agissait de nettoyer de toute dissidence finit par l'attirer comme magnétiquement. Quant à nous, tout cela n'a fait que tremper un peu plus notre détermination, et nous attacher un peu plus fermement à réaliser nos perspectives initiales. Le bar-épicerie est toujours là. La ferme du Goutailloux voit paisiblement croître son troupeau et ses cultures communes. Une assemblée populaire a même vu le jour sur le plateau afin d'intervenir et d'appuyer le dernier mouvement contre la réforme des retraites; et elle est intervenue.

(la suite à lire en pièce jointe)


--
Des Amis de la Commune de Tarnac
act@boum.org

courriel du 09/12/2010

 

Lien vers doc pdf : ACT.pdf

 

15:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/12/2010

Répression des luttes de cet automne : discussion, et intervention de M.Rigouste

Le 14 octobre, alors que la lutte contre la réforme des retraites s’élargit, la répression monte d’un cran. Ainsi à Montreuil, la police tire à nouveau dans le tas, un jeune lycéen est atteint au visage. Des arrestations brutales ont lieu un peu partout.

A Saint-Denis, la police charge les lycéens et étudiants qui manifestent. *Certains sont arrêtés, placés en garde à vue et mis en examen pour rébellion.*Comme bien souvent, dans une logique qui malgré nos efforts nous échappe, l’honneur et l’avantage d’être victime de violences policières se payent devant des juges.

*Comment la police a-t-elle construit ses savoir-faire ?

*Politiques répressives, police, justice, médias : comment s’articulent pratiques et représentations de l’« ennemi intérieur » ?

*Comment la répression influe-t-elle sur la manière de contester ?

*Que faire de la peur en manifestation ?

Discussion avec

*Mathieu RIGOUSTE*,

auteur de /L’ennemi intérieur. La généalogie coloniale et militaire de l’ordre sécuritaire dans la France contemporaine/

*Mardi 7 décembre*

*10h*

*Salle A1 163 (studio de danse)*

Université ParisVIII - Saint Denis M°13 StDenisUniversité

piqué sur Indyparis http://paris.indymedia.org/spip.php?article4456

07:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/11/2010

"Opération banlieues : comment l’Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises" - Hacène Belmessous

Quand la rénovation urbaine facilite les opérations policières

« Si tu veux la guerre, prépare la guerre. » Dans Opération banlieues, Hacène Belmessous décrypte un projet de conquête où la rénovation urbaine vise à faciliter les opérations policières.

Un laboratoire. Le récit d’Hacène Belmessous ne se déroule ni au Congo ni au Yémen. Mais dans ces quartiers populaires ou défavorisés de notre pays. Ce livre, Opération banlieues, qui fera l’objet d’une rencontre lors du festival Origines contrôlées (1), tente de dessiner la place de ces quartiers dans la France du chef de l’État. Depuis 2002, explique l’auteur, Nicolas Sarkozy « a fait du contrôle des banlieues la condition nécessaire à l’exercice de son pouvoir ». Ainsi, chacun de ses discours est marqué par la référence à ces territoires. Au cœur de ses représentations, des zones incurables et « irrémédiablement hostiles aux valeurs de la France et à son héritage civilisationnel ». Dans cette vision, les opérations de rénovation urbaine reprennent en quelque sorte l’ambition haussmannienne d’en finir avec les potentiels foyers de révolte. Sans tenir compte des protestations des habitants, les quartiers sont redessinés afin de les « rendre moins hostiles aux policiers », décrit Belmessous qui indique que, au même titre que les bailleurs sociaux, un représentant des forces de l’ordre est toujours présent aux réunions de requalification des quartiers.

En outre, en 2008, le Livre blanc sur la défense s’est mu en Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, copie parfaite du Patriot Act américain. Il précise depuis que « les armées doivent pouvoir, à la demande de l’autorité politique, lorsque des situations graves frappent le territoire national, mettre à disposition cet effectif ». Et Nicolas Sarkozy d’en appeler à « l’ordre de la République » contre « l’ordre des bandes » ; et François Fillon de justifier devant le Parlement : « Au regard de l’expérience du 11 septembre 2001, nous avons intégré les enjeux du front intérieur. » Seulement, note l’auteur, l’armée a de la mémoire et sait qu’à chaque fois qu’elle fut « engagée sur le territoire national contre des Français, cela s’est mal passé et l’institution militaire en est sortie durablement blessée », comme lors de la révolte des vignerons en 1907.

Pourtant, les militaires sont désormais invités à mettre en application leurs connaissances en matière de contrôle des foules en banlieue. L’enquête du journaliste montre que les militaires restent malgré tout mus par les valeurs républicaines et s’interrogent sur leurs nouvelles missions. Malgré cela, l’État dispose de l’appui « intéressé des entreprises de défense et de sécurité » qui vendent un arsenal de technologies de contrôle et des services. Des caméras jusqu’au Taser. Sur ces nouveaux théâtres d’opérations, l’État délègue également à des sociétés de sécurité les rondes nocturnes afin d’éviter les contrecoups d’un éventuel échec. Dans l’optique d’un pouvoir qui pense faire face à une « Intifada des banlieues », l’armée israélienne est également mise à contribution pour son expertise en matière de guerre urbaine. Une démarche politique qui trace une « frontière définitive entre ces quartiers et le “nous” national ».

 

(1) Jeudi 25 novembre, à 18 heures, 
à la Bourse du travail.

Lina Sankari

piqué au tas sur l'huma;fr - 22/11/2010

 

Rencontre avec Hacène Belmessous le 3 décembre à Paris

Rencontre-discussion avec Hacène BELMESSOUS autour de son dernier livre "Opération banlieues : comment l’Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises".

 

Vendredi 3 décembre à 20h, Bar restaurant Le Lieu Dit - 6, rue Sorbier 75020 Paris - 01 40 33 26 29 - contact@lelieudit.com

 

 

 

 

 

 

Entre 1977 et 2003, la politique de la ville visait à « réinjecter du droit commun » dans les quartiers d’habitat social. Mais depuis, derrière les grands discours, une autre politique se déploie discrètement : la préparation d’une guerre totale aux cités, transformées en véritables ghettos ethniques, chaudrons sociaux dont le « traitement » ne relèverait plus que de l’éradication ou de la force armée. Voilà ce que démontre cette enquête implacable d’Hacène Belmessous, nourrie de documents confidentiels, de témoignages d’acteurs de la « sécurité urbaine » : politiques, urbanistes, policiers, gendarmes et militaires, et de visites des lieux où militaires et gendarmes se préparent à la contre-guérilla urbaine. Il explique ainsi qu’un objectif caché des opérations de rénovation urbaine est de faciliter les interventions policières, voire militaires, à venir dans ces territoires. Et il montre comment, à la suite des émeutes de 2005, deux nouveaux intervenants ont été enrôlés par le pouvoir sarkozyste : la gendarmerie mobile et l’armée de terre. Car avec l’adoption en 2008 du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, l’idée d’un engagement des forces terrestres en banlieue n’est plus un tabou. Mais s’ils se disent loyaux envers le chef de l’État, nombre d’officiers interrogés récusent ce « scénario de l’inacceptable ». Quant aux gendarmes, ils contestent ouvertement leur rapprochement avec la police, tandis que nombre de policiers, aujourd’hui en première ligne, récusent la militarisation croissante de leur action. Autant de révélations inquiétantes, pointant les graves dérives d’une politique d’État ayant fait sienne un nouvel adage : « Si tu veux la guerre, prépare la guerre ! »

piqué au tas sur HNSinfo - mis en ligne dimanche 28 novembre 2010 par jesusparis

10:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/10/2010

Strasbourg - Jeudi 21/10/2010 au Molodoï : Concert de Soutien aux inculpés du contre sommet de l'OTAN

 

18:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/09/2010

La construction de l'Ultra-sécurité dans les entreprises

Voici le monsieur sécurité privée


Jean-Louis Blanchou, préfet hors cadre, a été nommé délégué interministériel à la sécurité privée, sorte de vigie des vigiles, selon un décret du de la République paru mercredi au Journal officiel (JO).

La fonction de délégué ministériel avait été créée au début du mois par un décret présenté en Conseil des ministres par le ministre de l'Intérieur.

A lui la charge de coordonner les missions, le travail, et les responsabilités des 165 000 vigiles, maîtres-chiens, gardes du corps, surveillants d'aéroports ou de grands magasins...

Il devra également «définir, en concertation avec leurs représentants, les principes d'un partenariat opérationnel entre les entreprises de sécurité privée et les ministères concernés par ces activités», dont celui de l'Intérieur.

Cette fonction de délégué interministériel est l'une des 40 propositions faites par l'nspection générale de l'administration, chargée d'une étude sur ce secteur d'activité dans un rapport transmis mi-juin au ministre .

Haut fonctionnaire, Jean-Louis Blanchou a notamment été secrétaire général de l'administration policière (Sgap) de Versailles et , ainsi que directeur de la sûreté et du management des risques à ADP, gestionnaire des aéroports parisiens.


piqué au tas sur Le parisien.fr - 22/09/2010

 

25 novembre 2010 : colloque annuel du CDSE

logo CDSE

Le Club des directeurs de sécurité des entreprises (CDSE) organise son colloque annuel le 25 novembre, à l’OCDE, à Paris. Cette journée aura pour thème : « Mondialisation, virtualisation, externalisation : l’entreprise a-t-elle encore la maîtrise de sa sécurité ? » Les débats seront ouverts par Alain Bauer, président du CSFRS et président de l’OND.

 

> Programme du colloque :

 

9 h 30 - 11 heures Comment et pourquoi investir dans les pays
en zone de guerre ou à forte criminalité ?

Intervenants : Boris Boillon (ambassadeur de France en Irak), Anne-Marie Idrac (secrétaire d’État au Commerce extérieur), Jérôme Ferrier (directeur sécurité générale, Total), Alexandra Trzeciak-Duval (OCDE), Bernard Frahi (directeur sécurité, Sanofi Aventis).

11 h 15 - 12 h 45 L’environnement d’implantation de l’entreprise :
une source d’insécurité.

Intervenants : Clara Gaymard (présidente Général Electric Europe), Cécile Renouard (professeur, Essec), Dominique Lamoureux (directeur éthique, Thales, en charge de la commission IE au Medef), Jean-Pierre Vuillerme (Adit).

14 h 30 - 15 heures Attaque à la réputation, cybercriminalité…
Par quels moyens juridiques l’entreprise peut-elle se défendre ?

Intervenant : Jean-Claude Marin (procureur de Paris)

15 heures - 16 h 30 Externalisation, Smartphones, Cloud Computing ?
La « virtualisation » de l’entreprise représente-t-elle un risque ?

Intervenants : Patrick Pailloux (directeur de l’ANSSI), Yves de Chaisemartin (P-dg Altran Technologies), Alain Bensoussan (directeur, Cabinet Alain Bensoussan), Vivek Barinath (directeur exécutif d’Orange Business Services).

16 h 30 - 17 heures Conclusion des débats : mondialisation,
virtualisation et externalisation vont-elles faire évoluer les métiers
de la sécurité privée ?

Intervenant : Jean-Louis Bruguière (ancien responsable du pôle judiciaire antiterroriste).

Spécial Expoprotection 2010 :

 

>  Le CDSE participe à plusieurs conférences du salon et, notamment, à la table ronde intitulée :

 

« Entreprises, collectivités et administrations face aux nouvelles formes de violence et de délinquance ».

piqué sur www.info.expoprotection.com - 22/09/2010

 

09:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/09/2010

Bruxelles - GRANDE MANIFESTATION DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 2010 en mémoire à SEMIRA ADAMOU

 

 

GRANDE MANIFESTATION

 

DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 2010

 

NON AUX CENTRES FERMES !

NON AU NOUVEAU CENTRE FERME 127ter!

NON AUX EXPULSIONS !

 

EN MÉMOIRE A SEMIRA ADAMOU tuée le 22 septembre 1998 lors de sa dernière expulsion

 

Rassemblement avec les cyclistes partis de Bruxelles à

14 heures à la gare de Nossegem

 

cyclistes : rendez-vous à 12h rond-point Schuman - Bruxelles

départ trains : Gare Bruxelles Centrale à 13h30 et

Gare Bruxelles Nord à 13h33 direction Leuven

adresse du jour : 300, Tervuursesteenweg - 1820 Steenokkerzeel

 

 

BIG DEMO

 

Sunday, September 26, 2010

 

NO TO DETENTION CENTRES!

NO TO THE NEW DETENTION CENTRE 127ter!

NO TO DEPORTATION!

 

IN MEMORY of SEMIRA ADAMOU killed September 22, 1998 during her last deportation

 

Gathering with cyclists who come from Brussels at

2 pm at Nossegem station

for cyclists departure at 12 pm at Rond-Point Schuman - Brussels

Train Departure: Brussels Central Station at 1.30 pm- North Station at 1.33 pm

direction Leuven

 

address of the day: 300, Tervuursesteenweg - 1820 Steenokkerzeel


127MANIF26-9-10+image.doc 127MANIF26-9-10+image.doc
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127MANIF26-9-10-1.doc 127MANIF26-9-10-1.doc
15 Ko   Afficher Télécharger

17:17 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/09/2010

Tract & Affiche Manif No Border 2 octobre Bruxelles

Tract & Affiche Manif No Border 2 octobre


PDF - 708.7 ko

20:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/08/2010

Strasbourg - Vélorution du 25 septembre 2010

 

Les anti-rallye dénoncent le « non-sens » de l'épreuve

 

L'étape française du championnat du monde de rallye automobile qui se déroulera en Alsace du 1er au 3 octobre prochain suscite la polémique, deux mois avant de démarrer : une vingtaine d'associations en Alsace se mobilisent pour dénoncer l'« anachronisme » de cette épreuve sportive.

 

http://www.velorution.org/images/velorution.org.png

 

« Ce rallye n'a sa place ni en Alsace, ni ailleurs », concluent la vingtaine d'associations, signataires d'un manifeste intitulé « Ras le rallye », qui doit prendre son départ depuis la place Kléber à Strasbourg, puis traverser le vignoble et le massif vosgien.  « C'est un non-sens » du point des « valeurs » qu'il véhicule, a expliqué hier matin Alain Jund (Verts) - pour qui le sextuple champion du monde Sébastien Loeb est « un évadé fiscal », membre du collectif, composé d'une vingtaine d'associations d'horizons divers (allant de la Ligue contre la violence routière, le Comité d'action deux-roues Mulhouse, Strasbourg et Colmar, l'Association des usagers des transports publics de Strasbourg (Astus), le collectif pour la réappropriation de l'espace public (CREP), Piétons 67, des associations de quartier, les Verts, Greenpeace, ou encore le Centre antibruit du Bas-Rhin).  « C'est une incitation au gaspillage des ressources naturelles » et c'est « légitimer les pollutions atmosphériques et les gaz à effet de serre », considèrent les opposants au rallye - pour qui, « ce choix n'est pas responsable à l'heure des grands enjeux énergétiques et climatiques ».

 

« Apologie de la vitesse, conduites à risques »

Outre les « dégradations pour la faune et flore dans les zones protégées », « les nuisances en terme de bruit ou de circulation », les membres du collectif pointent aussi du doigt « l'apologie de la vitesse » et des « conduites à risques » - alors que c'est l'« une des principales source d'accidents », relève Gilles Huguet. Pour le président de la Ligue contre le violence routière, il est « inconcevable » de faire passer des bolides à pleine puissance sur « des tracés où s'applique le code de la route », voire « dans des zones piétonnes de Strasbourg ou de Haguenau ».  Ce rallye est une « démarche contraire aux objectifs environnementaux », considère François Giordani. Pour le président de l'Astus, « le schéma des transports collectifs n'est pas suffisant (...) et cette convention qui lie pour trois ans la région et le rallye » représente une dépense annuelle (région, Départements 67 et 68, Cus, Agglomération de Mulhouse et Ville de Haguenau) de quelque « 1,4 millions d'euros (sur les 2,4 du budget total) ». Et ce, d'après le collectif, « sans compter les frais indirects (nettoyage, voirie) ».

Philippe Dossmann

Le collectif appelle à un rassemblement à vélo (vélorution) contre le rallye, le samedi 25 septembre à 14 h 30, place du Wacken, devant le siège de la Région.

DNA - article du 30/08/2010

 

14:46 | Lien permanent | Commentaires (2) |

 
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