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25/03/2010

Day 4 Greece - 28/03/2010

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10:03 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/03/2010

Saint Etienne - 1er- 2 avril 2010 - Soirées de soutien à ACTION DIRECTE

jeudi 1er et vendredi 2 avril
Soirées de soutien à ACTION DIRECT

le Misanthrope et Sfero squat

Jeudi 1er avril - Le Misanthrope - 19H - gratuit 68 rue Antoine Durafour

Projection du film "Retour sur mon parcours militant" - dernier entretien avec Joëlle Aubron.

Spoken Words : chacun-e vient dire, slamer, hurler... un texte en rimes ou en prose, de sa main ou pas, autour des thèmes de la soirée (luttes, lutte armée, prison, isolement, répression...)

Session Rap avec (à confirmer) Requiem, Myscier, Blodya, les Rouilleurs, Calavera, etc... sur le même principe que le spoken words et autour des mêmes thèmes. Chacun-e amène une instru sur CD pour faire son texte.

Repas végétarien prix libre - Table de presse

Vendredi 2 avril - Sfero squat - 20H30 - prix libre Entrée rue Jean Barbier (quartier plaine achille, derrière quick)

Concert Punk rock avec :

Les Kamionneurs du suicide (reggae punk / Florac)

Bière Sociale (punk / Paris)

Fuck da Tourist (punk rock / Annecy)

Soirées organisées par la france pue, le numérozéro, les créations du crâne, la CNT et Intersquat

19:31 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Strasbourg 23 mars 2010 - Journée de luttes - ToutEs dans les rues !


La caravane des mal-logés arrivera à Strasbourg le mardi 23 mars à 10 heures place Broglie

Dal67

La caravane des mal-logés arrivera à Strasbourg le mardi 23 mars à 10 heures place Broglie. Après avoir traversé le nord du pays,  porté la voix des mal-logés au parlement à Bruxelles, les militants français, belges et allemands seront en Alsace ce mardi. Cette caravane est organisée par le DAL et un collectif d’associations membres du RéSEL (Réseau stop aux expulsions). Sans-abris, hébergé(e)s provisoires, mal-logé(e)s, menacé(e)s d’expulsion, locataires étranglé(e)s par la cherté du logement, chômeurs ou étudiants en galère mais aussi citoyens solidaires se rassembleront pour interpeller les élus locaux. Nous organiserons une marche vers le palais des droits de l'homme pour porter le problème du logement et pour interpeller sur la situation dramatique des Roms en Europe mais aussi dans notre cité où on continue à nier leurs droits.
Un pique nique citoyen sera organisé au palais des droits de l'homme

 

 

Le 23 mars, tous en grève, tous dans la rue

A Strasbourg, manifestation

15h - place de la Bourse

 

Pas de moratoire sur les retraites, a annoncé le gouvernement. Pour s’opposer à la destruction du système par répartition, les syndicats appellent à une journée de mobilisation le 23 mars.
Faisons en sorte qu’elle soit massive.

Sarkozy et Fillon l’ont dit et redit : le résultat des élections régionales n’influencera pas les décisions gouvernementales prévues. C’est en premier lieu le dossier des retraites qui va être mis sur la table avec un projet de loi présenté au gouvernement cet été, et un vote au Parlement, en septembre.Notre système de retraite est fondé sur la répartition, c’est-à-dire la solidarité entre générations, la prolongation du salaire, hors de toute capitalisation. En 1983, la gauche applique certaines de ses promesses : retraite à 60 ans, taux de pension passant de 40 à 50 % du salaire et calculée sur les dix meilleures années.
C’est le Livre Blanc de Rocard en 1985, mettant en avant le péril démographique et le déficit croissant, qui va fonder les contre-réformes réalisées jusqu’à aujourd’hui. Dès lors, l’entreprise de démolition s’accélère : passage à 40 annuités pour le privé, prise en compte des 25 meilleures années, indexation des pensions sur les prix (Balladur 1993), création de la CRDS puis CSG, alignement du public sur le privé. Seule la grande mobilisation de 1995 retarde la liquidation des régimes spéciaux.
Ce sont les mêmes arguments qui reviennent aujourd’hui : catastrophisme démographique et déficit insupportable. Mais l’insupportable, c’est le million de retraités sous le seuil de pauvreté et la moitié qui survit avec une pension inférieure à 1 000 euros. L’insupportable ce sont les trois quarts des femmes qui ne touchent que le minimum vieillesse (678 euros), avec des pensions inférieures de 40 % à celles des hommes.
Les mesures envisagées par le gouvernement ne s’attaqueront pas à ces scandales. Au contraire ! Reporter l’âge de départ légal en retraite, augmenter le nombre d’années de cotisation nécessaires alors que les deux tiers des salariés ne sont plus au travail à 60 ans et avec 5 millions de chômeurs, sont des escroqueries.
Mais l’objectif n’est pas là. Ils veulent faire payer aux retraités « leur crise » en diminuant encore les pensions tout en s’attaquant aux fondements du système, la répartition. Par l’introduction dans le régime obligatoire d’un mécanisme par « points » ou « notionnel » dans lesquels la pension dépend de la situation économique et de l’espérance de vie. Et en favorisant la capitalisation : les salariés qui en ont les moyens pourront prendre des assurances pour éviter la misère des retraites de base.
La déferlante de publicité pour les assurances vieillesse privées montre l’intérêt des assureurs pour l’affaiblissement de notre système de retraite.
Pourtant, les moyens pour financer les retraites existent, mais il s’agit d’un choix de société. Inutile de convoquer des dizaines d’experts en démographie, sociologie ou économie. Face au déficit de la branche vieillesse de la Sécu (8 milliards d’euros),
délibérément organisé par les gouvernements de droite et de gauche depuis trente ans, il y a des solutions car dans le même temps, la part des salaires dans la répartition des richesses a diminué de 10 %.
Voilà ce qu’il faut changer. Une augmentation de 300 euros pour tous les salariés représente 31 milliards d’euros pour les retraites, 100 000 chômeurs de moins c’est 1, 3 milliard de cotisations et 1 % de cotisation patronale sur l’ensemble du salaire rapporterait 4, 9 milliards. Avec l’augmentation des salaires directs et socialisés et la création d’emplois, nos revendications concernant les retraites peuvent être satisfaites.
Face à de tels enjeux, la mobilisation de tous est indispensable. Pourtant, tout en étant incomplète (CGT-CFDT-UNSA-FSU-CGC-Solidaires), l’alliance des organisations syndicales est des plus discrète sur les revendications et peu offensive sur les modalités d’actions.

La première mobilisation du 23 mars doit être l’occasion pour toutes et tous de montrer notre volonté de faire reculer le gouvernement. Il faut s’en saisir. Mais cette première journée ne doit pas rester sans lendemain. Partout dans les quartiers, dans les entreprises, il faut susciter des initiatives regroupant organisations syndicales, politiques, associations, toutes celles et tous ceux qui, sur cette question, ne veulent rien lâcher.

 

 

19:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/03/2010

Présentation de la compli "RESISTO 2 - Rap Militante Dal Bass" Milan le 13/03/2010

resisto2.jpg

09:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/02/2010

les épines ***DERNIÈRE TOURNÉÉE!!***

dernière tournée !.jpg
salut à touTEs!!

Pour finir en beauté, Le café associatif et autogéré "LES ÉPINES" organise UNE GROSSE TEUF le samedi 27 février en ses murs

au programme:

**18H**
grande TOMBOLA DES HORREURS ticket à 1 euro, touss Gagnants...

**20H**
CONCERT: GUSTAVSON et ses chansons satiriques, piquantes et épineuses et un Buffet végétarien

VENEZ À PLEIN!!
Café associatif LES ÉPINES
39, rue de Benfeld
67100 Strasbourg Neudorf

à faire tourner...
Les Épines

21:10 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Intersquat - ATTAQUE FRONTALE du 20 au 28 mars 2010 à Grenoble

2010-03_Grenoble_Festival_Intersquat.jpg
ATTAQUE FRONTALE du 20 au 28 mars 2010 à Grenoble

C'est la fin de l'hiver. C'est le retour des expulsions.
Eh oui, car pour les squatteureuses, les mal-logé-es, les Rroms, les
sans-papiers, les personnes ayant des difficultés à payer leur loyer, le
retour des beaux jours, cela signifie également la fin de la trêve
hivernale.
Pour montrer que des formes de solidarité collective existent contre ces
sombres aberrations, et pour faire la lumière sur les méfaits de la
propriété privée, du 20 au 28 mars 2010 se tiendra une « Attaque frontale
»: un festival intersquat contre les expulsions et la propriété privée,
pour se réapproprier la ville. Durant ce festival, de nombreuses activités
seront organisées par / dans différents squats de l'agglo grenobloise: une
semaine de concerts, projections de films, balades, repas vegans,
discussions, et bien plus encore, pour faire front face aux politiques
gestionnaires qui nous pourrissent la vi(ll)e.
En effet, investisseur-euses privé-es et décideur-euses publics-ques
entretiennent une logique d'aseptisation de la ville: destruction des
quartiers populaires au profit de complexes HQE (Haute Qualité
environnementale) pour cadres dynamiques du CEA (Commissariat à l'Energie
atomique), expulsion et répression des populations gênantes... A Grenoble
comme ailleurs, la gentrification bat son plein.
Et ce ne sont pas les élections régionales des 14 et 21 mars qui pourront
apporter des solutions: quelle que soit leur appartenance politique, les
élites au pouvoir continueront d'entretenir ces logiques urbaines et
sociales.
Parce que nous sommes tou-tes confronté-es à des difficultés de logement,
pour pouvoir affronter collectivement ces questions, et parce que nous ne
sommes pas une avant-garde éclairée, nous vous invitons à participer à
cette « Attaque frontale », une mise en lumière de la ville de Grenoble à
faire pâlir d'envie la MC2...

FESTIVAL INTERSQUAT
contre les expulsions et la propriété privée... réapproprions-nous la ville!

Plus d'infos à venir sur:
http://grenoble.squat.net/

L'affiche du festival (grand format):
http://grenoble.squat.net/2010-03_Grenoble_Festival_Intersquat-B.jpg

Pour nous contacter:
attaque-frontale at squat.net

NB: Pour la période du festival, on essaiera d'héberger tout le monde,
mais n'hésitez pas à venir avec des tentes, plusieurs squats ont des
jardins qui seraient à vous accueillir également de cette manière...
Envoyez un mail à l'avance pour nous prévenir de votre arrivée SVP. Début
mars, un programme d'activités plus précis devrait être publié, histoire
de vous donner un peu plus envie de participer.

07:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/02/2010

Liberté pour les prisonniers d'AD

STRASBOURG : Dimanche 21 février, 16 h

Projection-débat, au Molodoï, 19 rue du Ban-de-la-Roche


LIBERTÉ POUR GEORGES CIPRIANI ET JEAN-MARC ROUILLAN !

Le 5 février, la nouvelle demande de libération conditionnelle de Georges Cipriani a été examinée au cours d'une audience tenue dans la prison d’Ensisheim où il reste incarcéré. La décision du tribunal  d’application des peines "antiterroriste" sera rendue le 24 février.

Depuis le 26 janvier, Jean-Marc Rouillan a été transféré au Centre national d’observation (CNO) de Fresnes. Durant six semaines, il doit se soumettre aux examens multiples d'"experts" prétendant juger de sa  "dangerosité". C'est ce qu'exige en effet la loi Dati sur la "rétention de sûreté", avant que sa nouvelle demande de libération conditionnelle ne soit par la suite examinée.

Le 21 février 2010, cela fera 23 ans que Georges Cipriani et Jean-Marc Rouillan sont incarcérés pour les actes accomplis comme militants d’Action directe.

> MANIFESTATION
> samedi 20 février, 13h30devant la prison de Fresnes avenue de la Liberté (Depuis Paris : bus 187, Porte d’Orléans, station Maison d’arrêt ou RER B, direction Robinson, station Arcueil-Cachan, puis bus 187)
>
> Il y a deux ans, Jean-Marc Rouillan a pu obtenir une semi-liberté,  dernière étape avant la liberté conditionnelle. Mais la justice "antiterroriste", une justice d’exception, a fabriqué de toutes pièces un prétexte pour perpétuer une peine déjà accomplie : il a suffi d’une  interprétation fallacieuse de quelques mots prononcés lors d’une  interview pour refermer une porte brièvement ouverte, pour mettre fin  à dix mois de semi-liberté étroitement contrôlée, et renvoyer  Jean-Marc en prison à temps plein. L’an dernier, à la suite d’une  détérioration de sa santé, une maladie grave, rare et évolutive était  diagnostiquée. Mais depuis un an, à la prison des Baumettes puis au  centre de détention de Muret où il avait été transféré le 27 octobre,  Jean-Marc a étélaissé sans soins adaptés.
>
> Depuis 23 ans, Georges Cipriani n’a pu encore bénéficier d’un seul  jour en dehors de la prison. En avril 2009, un jugement lui avait  accordé un régime de semi-liberté pour un an, mais, sur appel du  parquet, des juges ont infirmé cette décision, décidant après 22 mois  de procédure que le dossier de Georges pourtant accepté en première  instance n’était soi-disant pas recevable !
>
> Georges Cipriani comme Jean-Marc Rouillan n’en finissent pas de subir  un chantage au reniement, voire au repentir. Ce sont pourtant deux  notions absentes du droit français. Georges Cipriani et Jean-Marc  Rouillan doivent être libérés. Pour cela, restons mobilisés et  manifestons notre solidarité.
>
> FAISONS DE 2010 L’ANNÉE DE LA LIBÉRATION DE GEORGES CIPRIANI ET DE
> JEAN-MARC ROUILLAN !
>
> Collectif "Ne laissons pas faire !"
>
> nlpf@samizdat.net - http://nlpf.samizdat.net/
>
>
> RAPPEL : Nlpf! vous invite à signer et à faire signer largement la
> nouvelle pétition à l’initiative des "Collectifs de soutien aux
> prisonniers d’Action Directe", et à transmettre les signatures à
> l’adresse mail : sout.ad@orange.fr.
>
>
> LES AUTRES INITIATIVES DE LA CAMPAGNE 2010 :
>
> BORDEAUX : Samedi 20 février, 15 h
> Rassemblement, Place Saint-Projet
>
> TOULOUSE : Samedi 20 février, 11 h
> Rassemblement, devant la préfecture, place Saint-Étienne
>
> STRASBOURG : Dimanche 21 février, 16 h
> Projection-débat, au Molodoï, 19 rue du Ban-de-la-Roche
>
> GRENOBLE : Samedi 27 février, 19 h
> Projection-discussion, au Lokal autogéré, 7 rue Pierre-Dupont
>
> DIJON : Samedi 6 mars, 19 h
> Projection-concert, à l’Espace autogéré des Tanneries, 15 boulevard de Chicago
>
> PARIS : Dimanche 18 avril, 16 h
> Projection-débat-concert, au CICP, 21 ter rue Voltaire
>
> TOURS : Vendredi 23 avril, 18 h
> Projection-débat, au café comptoir "ChezColette" (quai Paul-Bert, en
> face du pont de Fil)
>
> (Informations à suivre pour Angers, Lille, Saint-Étienne,
> Clermont-Ferrand, Paris, Saint-Ouen…)

> Libération des prisonniers d'Action directe !
>
> Contact : nlpf@samizdat.net
>
> Abonnez-vous à la newsletter Nlpf! :
> http://listes.samizdat.net/sympa/subrequest/nlpf-infos
>
> Pour être tenu au courant des initiatives :
> http://nlpf.samizdat.net
> http://www.action-directe.net

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10/02/2010

L'intox de "Main basse sur l'info" Arte mardi 09/02/2010

Si vous n'avez pas vu l'émission et le pseudo débat des 8 "journaliste" hier soir, voici un article du blog du Diplo qui évoque bien mon ressenti :

« Effroyables imposteurs » sur Arte : le roi est nu

mercredi 10 février 2010, par Mona Chollet

Rarement le désarroi des caciques des médias devant le discrédit qui les frappe aura été aussi évident que lors de cette soirée sur Arte, mardi 9 février, intitulée « Main basse sur l’info » (et encore visible une semaine sur le site Arte+7). Le premier documentaire diffusé, « Les effroyables imposteurs » de Ted Anspach, consacré aux complotistes qui pullulent sur Internet, dépeint la Toile comme une boîte de Pandore moderne d’où s’échapperaient, au premier clic de souris, tous les fléaux de l’univers – histoire de ramener les téléspectateurs, ces brebis égarées, vers les bons bergers dont ils n’auraient jamais dû s’éloigner.

On a ensuite droit à une réalisation de Denis Jeambar, ancien directeur de L’Express, où interviennent « huit journalistes en colère » (Franz-Olivier Giesbert, Arlette Chabot, David Pujadas, Philippe Val, Jean-Pierre Elkabbach, Edwy Plenel, Eric Fottorino, Axel Ganz) filmés sur fond noir, à grands renforts d’images saccadées et de gros plans intimistes, dans un style qui évoque à la fois un film d’espionnage ringard et un clip publicitaire shooté par Karl Lagerfeld.

Les moyens mis en œuvre pour restaurer un prestige dont l’érosion a atteint le seuil critique sont particulièrement grossiers. Tentant de ranimer les braises de l’antique fascination suscitée par la profession de Tintin et d’Albert Londres, la voix off annonce une « sacrée brochette de journalistes » qui « connaissent de l’intérieur la folle machine des médias » et qui auront « carte blanche pour dire tout haut ce qu’ils pensent tout bas, pour dire ce qu’on ne vous dit pas ». Ici, l’audience retient son souffle, dans l’attente de sa becquée de savoir : les dieux vont l’admettre dans leur secret. « Ecoutez bien ! » intime encore la voix off.

Et on n’est pas déçu. Mieux vaut s’accrocher, en effet, pour ne pas tomber de son fauteuil lorsqu’on entend David Pujadas déclarer que le journalisme « souffre d’abord de conformisme et de mimétisme ». On retrouve cependant vite un discours plus familier lorsqu’il explicite ce qu’il veut dire par « conformisme » : « L’idée que par définition le faible a toujours raison contre le fort, le salarié contre l’entreprise, l’administré contre l’Etat, le pays pauvre contre le pays riche, la liberté individuelle contre la morale collective. »

Dans cet insupportable penchant gauchisant, libertaire et tiers-mondiste qui suinte des reportages des grandes chaînes françaises et des pages des journaux, il voit « une dérive mal digérée [sic] de la défense de la veuve et de l’orphelin, une posture qui valorise le journaliste et qui a l’apparence – l’apparence ! – du courage et de la révolte ». Où se situent, alors, le véritable courage, la véritable révolte ? C’est drôle : on a l’impression de deviner.

Comme pour mieux inciter à la révérence, Pujadas est présenté comme « une star de l’info » ; Arlette Chabot est « à la tête d’un bataillon de deux cents journalistes » ; Franz-Olivier Giesbert est « une des grandes figures du journalisme français ». Dans les plans de coupe, tous sont montrés en contexte, parés des attributs qui – faute de mieux ? – fondent leur autorité : menant une interview, le casque de radio sur la tête ; marchant d’un pas décidé dans les couloirs de rédactions affairées et cossues ; penchés à plusieurs, d’un air concentré, sur un écran d’ordinateur, en plein processus de production d’une information fiable et impartiale ; ou encore, dans le cas de Philippe Val – car le ridicule ne tue pas –, en pleine conversation téléphonique, le combiné collé à l’oreille. Lorsqu’ils parlent face caméra, ils comptent : « Quatre, trois, deux, un… », avant d’entamer leur discours (« Allez, on y va », lance gaillardement Arlette Chabot). Ils regardent le téléspectateur droit dans les yeux, tels des magnétiseurs hypnotisant leur patient.

« Chacun à sa place ! » Retour à la table des matières

Avant tout, bien sûr, il faut redire à tous ces inconscients combien Internet, c’est mal, et combien les grosses pointures journalistiques qui leur parlent sont indispensables à leur gouverne. Qu’on pouffe devant une émission d’Arlette Chabot ou à la lecture du « roman d’amour » que vient de publier Franz-Olivier Giesbert, en effet, et « c’est toute la démocratie qui est en danger ». Si Arte le dit… « Il faut cesser de faire croire, assène Elkabbach, que le citoyen journaliste va se substituer bientôt au journaliste citoyen : toutes les expériences citoyennes ont besoin de vrais journalistes pour sélectionner, vérifier et écrire. Alors, chacun à sa place ! » Axel Ganz, fondateur de Prisma Presse, dont les publications (Voici, Gala, Capital, VSD, Télé-Loisirs…) sont réputées pour leur contribution de haut vol à la vitalité de la démocratie, estime qu’à long terme Internet fera naître chez les jeunes « un scepticisme sur les valeurs de notre société » : terrifiante perspective.

Arlette Chabot, presque racinienne, supplie : « Méfiez-vous des théories du complot selon lesquelles la vérité, les vérités de l’information seraient sur la Toile tandis que les médias traditionnels vous cacheraient la vérité. C’est vrai : grâce à Internet, plus aucune information ne pourra être enterrée ou dissimulée. Mais je vous demande d’être prudents, car un jour vous apprendrez que vous avez été manipulés, trompés. Sur Internet, la traçabilité des images n’est pas garantie. » Même la voix off s’y met : « Sur le Web, chacun crée son propre média et se croit journaliste. » La vieille histoire de la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf, en somme. Tout ça finira mal – mal pour les internautes, ces buses présomptueuses, cela s’entend. Philippe Val, qui poursuit le Net de sa vindicte depuis le jour où il a découvert que ce machin pouvait permettre à des cuistres de critiquer sa politique éditoriale à Charlie Hebdo [1], le dit avec fougue : « La presse écrite survivra à Internet, j’en suis sûr. »

Les casseroles que traînent certains de nos preux « journalistes en colère » étant trop pléthoriques pour que leur fracas ne parvienne pas à leurs propres oreilles, ils sont obligés d’en passer par l’exercice de l’autocritique – d’en passer rapidement, qu’on se rassure. Jean-Pierre Elkabbach, qui réclame à grands cris « la rigueur, la curiosité, la qualité », et qui s’exclame : « Marre de nous complaire dans la pipolisation, l’irrationnel et le voyeurisme, j’en peux plus ! », reconnaît à demi-mot : « Est-ce que moi, je me suis fait honte ? Peut-être pour une erreur que j’ai commise et assumée » – référence un brin sibylline à son annonce prématurée, sur Europe 1, en avril 2008, de la mort de l’animateur de télévision Pascal Sevran.

Et Philippe Val, avec une désinvolture qu’on s’en voudrait de prendre pour de la suffisance : « J’ai dû dire une connerie y a pas longtemps. Je ne me souviens plus ce que c’est, mais je me suis trompé, mais méchamment. Putain, c’était la honte. » Moins défaillante que la sienne, notre mémoire a l’embarras du choix. Peut-être pense-t-il à sa récente déclaration selon laquelle l’« actionnaire » de France Inter, Nicolas Sarkozy, ne serait « pas très bien traité » par les journalistes de la station – assertion qui lui donne une légitimité indiscutable pour réfléchir au redressement de la profession ?

« Partenariats » médiatico-idéologiques Retour à la table des matières

Passons sur les viriles amitiés qui nous valent régulièrement ce genre de grandes opérations médiatico-idéologiques : cette soirée d’Arte était produite par Doc en Stock, la société de Daniel Leconte, en partenariat avec France Inter. Daniel Leconte et Philippe Val sont de grands amis : le premier a réalisé un film sur l’affaire du procès de Charlie Hebdo pour les caricatures de Mahomet, le « coup » publicitaire qui a définitivement lancé la carrière du second ; bien souvent, lors de précédents « débats » sur Arte, ils ont fustigé de concert la chienlit gauchiste [2].

Tous deux partagent avec Denis Jeambar, réalisateur de « Huit journalistes en colère » et instigateur en son temps du virage néoconservateur de L’Express, de solides convictions atlantistes. Les incessantes professions de neutralité journalistique et politique, les invocations d’une information « ni de droite ni de gauche », qui auront émaillé cette soirée – y compris lors du débat animé ensuite par Daniel Leconte –, sont franchement désopilantes, tant les obsessions propagandistes de ses initiateurs ont la discrétion d’un éléphant au milieu d’un couloir. Leur cible principale : les contempteurs de la politique israélienne, qui seraient tous, de même que ceux qui trouvent à redire à la politique américaine, de fieffés antisémites.

« Le pire ennemi du journalisme, avance Philippe Val, c’est sa conviction d’être au service du bien et de la pureté. » Celui qui, du temps où il éditorialisait à Charlie Hebdo, maniait avec une égale aisance l’insulte, la diffamation décomplexée et le fantasme échevelé, met en garde contre la « tentation de faire primer la thèse sur les faits » : « Le nombre de journalistes qui sont tombés dans le piège du bien est suffisamment important pour que la profession en soit profondément malade. Le discours démagogique des uns marginalise le travail sérieux des autres. Ce n’est pas quand il exprime une opinion que le journaliste est libre et indépendant : c’est quand il pense d’abord contre son opinion pour ensuite livrer son analyse. (…) On ne discute pas de l’Amérique, on ne peut pas discuter d’Israël et de la Palestine : il y a des tas de sujets sur lesquels on ne peut pas discuter parce que c’est le Bien et le Mal. Il y a des rédactions qui sont malades de ça. »

Le documentaire évoque également un incident navrant, qui en dit long sur cette « poubelle de la démocratie » qu’est la télévision, et qui vit la rédaction de France 2 – sous l’influence méphitique, il est vrai, de l’Instrument de Satan – diffuser, en pleine offensive israélienne sur Gaza, « des images récupérées sur Internet et accablant Israël. Après vérification, Arlette Chabot s’excuse : c’était de l’intox ». Il est bien établi aujourd’hui, en effet, qu’à l’hiver 2008-2009, à Gaza, l’armée israélienne s’est comportée avec un humanisme extravagant [3]. Et dire qu’il est encore de dangereux désinformateurs, en liberté sur Internet, pour persuader les âmes crédules du contraire…

Notes

[1] Voir à ce sujet Les Editocrates, La Découverte, Paris, 2009.

[2] Voir aussi « Camus, Leconte et la mélancolie coloniale », par Alain Gresh, Nouvelles d’Orient, 10 janvier 2010.

[3] Voir « Gaza, crimes de guerre, crimes contre l’humanité », Nouvelles d’Orient, 16 septembre 2009.

 

Pour info :

Vendredi 12 20h
"ZÉRO"
Film de Franco Fracassi critiquant les thèses officielles sur le 11 septembre.
Bien que plébiscité par le public et les journaux télévisés au moment du festival du cinéma de Rome en octobre 2007, le film n’a pas trouvé de distributeur en Italie.

aux Epines vendredi 12/02/2010 : http://les-epines.over-blog.com/

 

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02/02/2010

soirée débat sur les prisons aux Epines

affiche -pines 6 fev 10 A4.jpg

affiche -pines 6 fev 10 A4.jpg

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01/02/2010

« Walter, retour en résistance », programmation refusée par la Mairie de Saverdun

Bien sûr nous sommes en Ariège, nous mais une info à savoir :

Dans le cadre de la programmation des films au Cinéma Municipal de Saverdun, a été proposée la projection du film « Walter, retour en résistance », suivi d’un débat avec le réalisateur Gilles Perret et des membres des associations ariégeoises de résistants.

Cette programmation a été refusée par la Mairie de Saverdun. Malgré des tentatives de rencontres et d’explications, rien n’y a fait, le refus a persisté.
Bien que rien n’ait été dit par écrit, à qui que ce soit, la raison invoquée par Mr Calléja, Maire de Saverdun, était que ce film prêtait à polémiques et n’était pas objectif. Nos arguments comme quoi justement un débat permettait l’expression de chacun n’a servi à rien (il a même été suggéré, par l’adjointe à la culture, de le diffuser mais sans débat !!). Proposition ridicule, n’est-ce pas ?

Rappel quand même : ce film donne la parole à des résistants tels que Walter Bassan, Stéphane Hessel, John Berger. Mais ces résistants, en dépit de leur âge sont vifs et alertes : ils ne se contentent pas de commémorations, ils organisent visites et discussions avec des jeunes et sacrilège pour l’UMP : leur devise devient « résister maintenant » reprenant le célèbre appel « créer c’est résister, résister c’est créer » auquel Lucie et Raymond Aubrac donnèrent, avec d’autres, leurs voix.

Alors ce refus sur Saverdun, petite ville de 4 000 habitants, est-il justifié par le fait que le Maire, en Ariège, soit tête de liste UMP aux Régionales ? Ce refus du débat peut-il être relié au fait que des propositions fleurissent d’enlever l’enseignement de l’Histoire obligatoire dans certaines sections de terminales au lycée ?
Et quelle est cette conception de la démocratie locale, où le pouvoir en place ne laisse aucune place à la libre parole des citoyens ? Sans ce refus du Maire, la ville de Saverdun aurait profité d’une initiative culturelle de ville plus grande telle que Albi, Carcassonne, Toulouse pour ne citer que les plus proches.
Quelques habitants de la commune ont initié depuis un an ces projections avec débat, donnant de leur temps bénévolement, faisant profiter à tout un chacun d’échanges dans le respect mutuel.
Cette démarche serait-elle déplaisante au Maire de Saverdun ? Est-ce la conclusion à en tirer ?
Si tel est le cas, est-ce un comportement acceptable de la part du 1° magistrat de la ville ?

Ce film sera quand même projeté, le débat aura lieu, dans plusieurs endroits mais en Basse Ariège surtout à BRIE (à 5 minutes de Saverdun) le Samedi 6 Février : 20h30 accueil,21h projection puis débat. Gilles Perret, le réalisateur sera là ainsi que des membres d’associations de résistants.

Jean Luc

Pour la projection du film "Walter" à Saverdun en Ariège :
http://echo-saverdun.over-blog.com/

 

heureusement pour nous, le café les Epines avait programmé ce poignant documentaire le samedi 16 janvier dernier.

café  associatif  autogéré   LES EPINES

Samedi 16 20h


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