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13/06/2010

Narodniki

Pour parler en termes abrupts :



toute amitié est aujourd’hui de quelque manière en guerre avec l’ordre impérial,


ou n’est qu’un mensonge.



Quelques agents du Parti imaginaire

23:01 | Lien permanent | Commentaires (0) |

David H. Price, Threatening Anthropology Mccarthyism and the FBI’s Surveillance of Activists Anthropologists

En seize chapitres construits comme autant d’enquêtes, David Price nous offre une impressionnante galerie de portraits d’anthropologues nord-américains placés sous la surveillance du FBI en raison de leur « activisme » politique et social, entre le début des années 1950 et le milieu des années 1960. Auteur de nombreux articles sur les liens entre l’action politique et la recherche anthropologique1, Price ajoute au grand nombre de matériaux d’archive présentés, de non moins nombreux témoignages directs et indirects qui viennent parachever la cohérence et la finesse de l’ensemble. Ayant choisi de dépasser la période du maccarthysme au sens strict (1949-1954) pour inclure une partie des mouvements de contestation universitaire du milieu des années 19602, Price s’arrête au moment où commence une autre histoire : celle de la montée d’un front anti-impérialiste dans les sciences sociales nord-américaines (qui se manifeste dans le refus du projet Camelot3), avec, en particulier, l’émergence d’une anthropologie critique et réflexive d’inspiration marxiste.

En choisissant de traiter un tel sujet, l’auteur se fixe également pour objectif de réactiver la mémoire de ces événements qui n’ont semble-t-il pas pu trouver de place légitime dans l’histoire de la discipline. Car c’est bien là tout l’intérêt manifeste de cet ouvrage que d’inciter le lecteur à interroger l’anthropologie américaine sur la nature des liens qu’elle accorde au couple dépolitisation/déhistoricisation grâce à la description, par le menu, de la disparition d’une certaine implication à la Boas de l’anthropologue. Par ailleurs, Price apporte quelques indices quant aux conditions précises de l’ostracisme dont furent victimes, dans les années 1970, des projets scientifiques, tout aussi innovants que radicaux, d’anthropologues marxisants comme Bob Scholte4 ou Johannes Fabian.

L’ouvrage de Price nous restitue l’atmosphère électrisée de cette période et ses conséquences pour le monde universitaire américain. L’année 1949 est tout particulièrement représentative. Sur fond d’essais nucléaires soviétiques, les affaires d’espionnage se multiplient. En février, le pouvoir se dote d’un Bureau de contrôle des activités subversives dans l’idée de vérifier la nature anti-américaine des activités des organisations politiques et d’éducation et qui va directement concerner les anthropologues. Le point culminant de ce climat de paranoïa sera la déclaration fracassante du sénateur McCarthy, en février 1950, à propos d’un « complot communiste » au sein du ministère des Affaires étrangères, suivie de l’arrestation d’Ethel et Julius Rosenberg. L’objectif proclamé est de protéger de la menace communiste l’ordre social et la hiérarchie des valeurs propres à « l’American Way of Life ». Ainsi apprend-on que dans les années 1950 le FBI a infiltré plus de cinquante universités américaines. La description par le détail des techniques de surveillance est stupéfiante : filature, fouille des poubelles au domicile et sur le lieu de travail, identification des plaques minéralogiques lors de meetings ou de réunions informelles, entretiens avec les étudiants, les collègues, les voisins, enregistrement et ouverture du courrier. À ces mesures viennent s’ajouter celles de la censure et des listes d’ouvrages indésirables dans les bibliothèques universitaires américaines.

Les anthropologues concernés par ces mesures de surveillance et leurs répercussions étaient presque tous guidés par un projet politique ou une vison du monde proches des actions du parti socialiste ou du parti communiste américains. Cependant, tous ne sont pas aussi connus que Cora Du Bois, Oscar Lewis, Margaret Mead, Bernhard Stern ou Leslie White. Tous n’ont pas été convoqués devant la Commission McCarthy comme Gene Weltfish (chap. VI), mais bon nombre d’entre eux, après avoir perdu leur poste d’enseignant ont, soit changé de métier, soit trouvé momentanément refuge dans des universités de province. À cet égard, l’idée même d’une communauté « anthropologique » est battue en brèche par l’attitude de l’Association des anthropologues américains (AAA), car, souligne Price, loin de soutenir les collègues incriminés, l’association s’est surtout illustrée par son active coopération avec les autorités. Il est par ailleurs intéressant de remarquer qu’au fur et à mesure de la montée en puissance des moyens pour contrer le « complot communiste », la notion même d’activisme va inclure de plus en plus de groupes. En premier lieu, bien sûr, viennent les communistes et les socialistes mais également les partisans de l’intégration raciale, les féministes et les mouvements indiens. David Price cherche ainsi à démontrer que c’est bien l’implication de l’anthropologue dans l’action sur le monde, la praxis, qui est la cible visée. Comme il l’écrit, « beaucoup ont fini par attirer l’attention du FBI parce qu’ils pratiquaient une anthropologie appliquée (applied anthropologists) – non pas au sens où on l’entend depuis quelques décennies (c’est-à-dire des anthropologues sous contrat avec un organisme privé ou public travaillant sur des projets spécifiques) mais appliquée dans le sens où ils utilisaient la compréhension anthropologique de l’égalité inhérente à tous les hommes, le mythe de la race et les théories de stratification comme base de leur action en faveur d’une justice sociale » (p. 347).

Ainsi Price prend-il bien soin de rappeler que Leslie A. White, le théoricien d’un néoévolutionnisme avantageusement mis en avant en URSS depuis les années 1930, n’a presque pas été inquiété…

Par ailleurs, le thème de la substitution de l’implication de l’anthropologue par l’application d’un savoir permet à l’auteur d’apporter une contribution aussi impertinente qu’originale à la critique du postmodernisme en anthropologie. En effet, le refus actuel des anthropologues américains d’une telle forme d’engagement et l’absence de toute dimension politique dans le traitement de l’histoire de la discipline sont considérés par Price comme une des résurgences du maccarthysme qui s’est notamment manifestée lors de la présidence de Reagan.

Cet ouvrage est un précieux exemple de ce qu’une « anthropologie de l’anthropologie »5 peut apporter en tant que démarche disciplinaire. Outre l’étroitesse des liens entre implication, réflexivité et moralité, l’auteur entend démontrer avec force que l’approche réflexive peut permettre de contourner quelques-uns des freins à l’intégration de l’historicité en anthropologie.

Notes

1. Voir notamment « Subtle Means and Enticing Carrots : The Impact of Funding on American Cold War Anthropology », Critique of Anthropology, 2003, 23 (4) : 373-401.
2. Il s’agit plus précisément des événements qui se sont déroulés au printemps 1965, lorsque les anthropologues Marshall Sahlins et Eric Wolf participèrent à « l’invention » des teach-in sur les campus de l’Illinois en réaction aux bombardements américains au Vietnam.
3. Irving Louis Horowitz, ed., The Rise and Fall of Project Camelot : Studies in the Relationship Between Social Science and Practical Politics, Cambridge, MIT Press, 1967 : 385.
4. Voir dans la revue The New York Review of Books 21 (5, 12, 19, 21-22) les échanges cinglants, entre avril 1974 et janvier 1975, de Bob Scholte, d’Edmund Leach et de Max Gluckman à propos de l’ouvrage édité par Dell Hymes, Reinventing Anthropology (New York, Random House, 1972).
5. Cf. Adam Kuper, « Existe-t-il une “école européenne” en anthropologie ? », Critique : Frontières de l’anthropologie, 2004, 680-681 : 156.

Frédéric Bertrand, « David H. Price, Threatening Anthropology Mccarthyism and the FBI’s Surveillance of Activists Anthropologists », L’Homme, 180 | octobre-décembre 2006, [En ligne], mis en ligne le 25 octobre 2006.

Éditions EHESS
Revue française d’anthropologie

 

C'est être médiocrement habile, que de faire des dupes..jpg

09:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/06/2010

Leerestademoda.com - BOOK - Versión completa

Bientôt l'option "tourneur de pages"...

11:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/06/2010

Un aspect de la résistance méridionale : maquis et guérilla en r3[1]

En zone Sud, la Région 3 regroupe l’Aude, l’Aveyron, le Gard, l’Hérault, la Lozère et les Pyrénées-Orientales. La naissance des maquis, à partir du printemps 1943, y est tributaire de contingences topographiques et sécuritaires, délaissant la plaine côtière et la frontière espagnole au profit de l’arrière-pays montagneux. Certes, l’aide fluctuante des Alliés, les choix politiques (action immédiate ou différée) sont autant de facteurs jouant aussi sur la nature et l’activité de ces maquis ; mais ils ont en commun une volonté d’action tout en refusant l’affrontement direct avec l’ennemi. En cela, les techniques de guérilla adoptées (harcèlement, actions ponctuelles et diffuses) contribuent autant à la libération du territoire qu’à la construction d’une mémoire combattante spécifique.



In the Southern Zone, the 3rd Region comprises the departments of Aude, Aveyron, Gard, Hérault, Lozère and Pyrénées-Orientales. The birth of the maquis, in the spring of 1943, draws on topography and security, so they avoid the Mediterranean coastal plain and the Spanish border zone, preferring the mountainous hinterland. Certainly, the fluctuations in Allied support to the maquis, the political debate between action immédiate and action différée, influence the nature and activities of the maquis, but they have in common a will to action while refusing a direct confrontation with the enemy. Thus guerrilla tactics (harassment, selected and varied operations) contribute both to the liberation of France and the commemoration of a specific combativity.

 

Du « rebelle » au « soldat de l’ombre », du « brigand » au « terroriste », la terminologie relative aux maquisards, en ces années 1943-1944, est aussi abondante que révélatrice des états d’esprit et des propagandes. Elle souligne aussi différentes représentations du concept de guérilla. Si, à l’origine, le réfractaire au STO (Service du travail obligatoire) n’est pas un combattant, la population, les autorités allemandes et vichyssoises continuent d’employer ce terme durant les accrochages de l’été 1944. De même, le vocable de « terroriste » renvoie autant, dans les représentations, à la guérilla urbaine des groupes de sédentaires qu’à l’action des maquis. Parallèlement, à la guérilla autonome à connotation révolutionnaire menée par les FTPF (Francs-tireurs et partisans français) s’oppose une structuration militaire classique des maquis AS (Armée secrète) et ORA (Organisation de résistance de l’armée). Au-delà des divergences, c’est pourtant une stratégie de guérilla dite traditionnelle qui est appliquée. Quels éléments la caractérisant retrouve-t-on dans la lutte armée des maquis ? Quelle est la part, dans son application, des circonstances, de contraintes ou de choix délibérés ?

 

La R3 se situe dans le midi de la France où la survivance d’une certaine culture hors la loi aurait été propice à cette forme de lutte[2] [2] J. -M.  Guillon, « Le maquis, une résurgence...
Elle dispose, en outre, d’une zone frontalière avec l’Espagne, d’un littoral considéré comme susceptible d’accueillir un débarquement allié et enfin d’un arrière-pays montagneux favorable à l’implantation de maquis. C’est à travers cet exemple que nous examinerons les fondements topographiques, politiques et militaires de cette guérilla ; sa mise en application sur le terrain, ainsi que l’influence de certains facteurs ayant pesé sur son développement.

Patricia Boyer « Un aspect de la résistance méridionale : maquis et guérilla en r3 », Guerres mondiales et conflits contemporains 2/2004 (n° 214), p. 125-136.


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04/06/2010

We are the people - Nous sommes le peuple

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28/05/2010

Cubisme et camouflage... devenir l'ennemi

Je tombe par fois sur des choses étonnantes, à défaut d'être détonnantes...
bunker_suisse2.jpg

L’arme « camouflage »

La guerre de 1914-1918 ne fut pas la guerre éclair tant attendue. Elle s’enlisa rapidement et, avec la mise en place des tranchées, devint une guerre de position où la survie dépendait essentiellement du silence et de l’invisibilité des troupes. Il fallait voir sans être vu, surveiller sans se faire repérer pour anticiper les mouvements de l’ennemi ou attaquer sans envoyer à l’aveuglette projectiles et soldats. Le camouflage n’était plus une ruse ponctuelle comme dans les guerres de mouvement, mais un moyen de combat offensif et défensif.
Guirand de Scevola, jeune peintre canonnier de 2e classe, eut le premier l’idée de camoufler le matériel en le peignant. De cette invention naquit la première équipe de camouflage, placée sous sa direction, dont le ministre de la guerre ratifia l’existence officielle le 12 février 1915. Une fois reconnu, codifié et organisé, le camouflage pris rapidement une importance considérable comme méthode stratégique passive et active : de 30 hommes en 1915, son effectif passa en 1918 à 3 000 hommes.
Comme méthode passive, la plus rapidement mise en place, il s’agissait de dissimuler le matériel, les routes, ponts et autres points stratégiques sous des filets ou par de la peinture. Le camouflage actif comprenait quant à lui la création de postes d’observation ou de tir invisibles en s’appuyant sur les accidents et les particularités du terrain (ruines, arbres creux, meules de paille, fossés…) ou en les fabriquant de toute pièce (comme le faux arbre contenant une guérite photographié par Louis Danton) pour les substituer de nuit aux véritables éléments ayant servi de modèle à leur élaboration. Toute modification du paysage étant suspecte, il fallait remplacer un objet réel par son fac-similé, la copie étant aménagée de manière à contenir un ou plusieurs hommes avec du matériel militaire. Parfois ces doubles servaient à dérouter l’ennemi et le diriger sur des cibles fictives ou des positions erronées par la confection de canons ou de véhicules factices et de faux terrains d’aviations ou dépôts de munitions.



Auteur : Claire LE THOMAS

 

Le camouflage, un art

C'est au cours de la guerre de 14-18 que la France utilisa pour la première fois le camouflage. A cette fin, l'armée fit appel à la technique des cubistes. L'Historial de Péronne leur rend hommage

Du cheval de Troie aux avions leurres en plastique, le camouflage est synonyme d'ingéniosité. S'il est aujourd'hui présent dans toutes les armées du monde, il fut institué en France pendant la Première Guerre mondiale. En 1915, les technologies de mort se perfectionnant, il fallut améliorer la protection des troupes, tromper l'ennemi sur leur présence, leur importance, leurs moyens, leurs intentions. On donna alors aux cubistes français l'occasion d'inventer un véritable camouflage militaire, et ce malgré l'anathème que la propagande patriotique jetait sur ce mouvement d'avant-garde, assimilé à de l'art «boche».

Dans un petit mais captivant accrochage de tableaux et d'objets (peintures, dessins, photos, documents, sculptures, casques, vareuses et capotes), l'Historial de la Grande Guerre, à Péronne, raconte l'insolite collaboration de ces soldats sans armes qui avaient un caméléon comme insigne.

C'est le peintre Guirand de Scévola qui, le premier, eut l'idée de cacher des canons en exploitant les procédés des artistes cubistes, lesquels, en travaillant sur le rapport de l'objet avec la lumière, cherchaient à le révéler par la distorsion de ses formes et de ses couleurs. Scévola camoufla donc les engins de guerre sous des toiles bariolées dont les teintes se fondirent avec la nature environnante et dont le graphisme modifia la silhouette réelle.

Le 4 août 1915, un détachement de 125 réservistes, ouvriers peintres, décorateurs ou en bâtiment, fut mis à sa disposition. L'unité des «trompe-la-mort» était née. Sur tout le front on recruta menuisiers, charpentiers, tôliers, ajusteurs, mécaniciens, plâtriers. Pas fâchés de quitter l'enfer des tranchées, quantité de peintres, de sculpteurs ou d'illustrateurs, tels André Mare (l'exposition montre notamment quelques-uns de ses nombreux carnets de campagne), Léger, Braque, Camoin, Dunoyer de Segonzac, Forain, Villon, Duchamp, Duchamp-Villon, La Fresnaye, Marcoussis, Bouchard, Landowski, rejoignirent la section.

Les artistes soldats créèrent des arbres, des pierres, de faux cadavres, de fausses voies ferrées, des meules de paille, des masques en raphia; dessinèrent des fleurs sur les voitures, des reflets changeants sur les navires; passèrent des chevaux au bleu de méthylène, des pigeons au noir de suie; et, bien avant Christo, habillèrent les paysages cauchemardesques de la Somme de grandes mousselines barbouillées: des choses qui, vues d'avion, étaient un défi au sens commun...

Surprenants, amusants parfois, ces leurres réunissent le ludique et le métaphorique, le mensonge et la vérité. «Le camouflage appartient à la poésie universelle de la vie: être, ne pas être, dire, ne pas dire, faire, ne pas faire», rappelle Thomas Compère-Morel, directeur de l'Historial. Pendant la Grande Guerre, des peintres figuratifs choisirent le cubisme, mais l'abandonnèrent une fois le conflit fini. Comme s'il avait un arrière-goût trop évident de mort.

Pris au tas chez L'Express - Par Lachaud Martine, publié le 30/10/1997

 

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18:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/05/2010

Accidents du travail : faut-il armer tous les salariés ?

"C'en est trop. On ne peut pas laisser nos collègues tomber comme des mouches !" Après le drame de Villiers-sur-Marne, les salariés du bâtiment expriment leur ras-le-bol. Jeudi dernier, Carmelo M., un maçon de 36 ans père d'une petite fille de 18 mois, est décédé en chutant d'un échafaudage. Au mépris de toutes les consignes de sécurité, son patron l'avait forcé à monter. Une mort inacceptable, qui vient rappeler des statistiques effarantes. Pour la seule année 2008, plus de 700 000 personnes ont été victimes d'un accident du travail, pour 569 décès.

"Si j'avais un taser je ne me ferais pas toutes ces ampoules aux mains avec ma matraque!"

"La sécurité est la priorité des français. Risquer sa vie en venant travailler relève de la barbarie pure et simple". Brice Hortefeux n'a pas mâché ses mots. Tout en précisant que les "coupables seraient inéluctablement interpelés", il entend mener "une guerre sans pitié aux patrons voyous, (...) ces patrons qui volent, ces patrons qui tuent". Mais face à une menace qui a évolué, il faut imaginer des solutions nouvelles. Le criminologue Xavier Raufer se veut précis : "Le capitalisme de papa c'est terminé. Les salariés ont face à eux des patrons sans scrupules qui cherchent le profit immédiat. Soutenus par des mafias internationales, ils n'accordent aucune valeur à la vie". D'où l'idée du ministère du travail de donner aux salariés les plus précaires les moyens de se défendre. "L'idée serait de permettre aux gens de se syndiquer sans représailles, ou alors de posséder une arme non létale comme le code du travail". Une idée d'emblée rejetée par le Medef, qui craint de voir les relations "se tendre" dans les entreprises.

Les accidents du travail touchent toutes les catégories socio-professionnelles.

Les collègues de Carmelo se montrent eux aussi perplexes sur l'efficacité de telles mesures et réclament des "tasers". "Si à l'époque le taser avait existé, le baron Empain pourrait peut être encore se gratter l'oreille gauche". A bon entendeur...

Piqué au tas chez "Le blog de Jean-Pierre Martin, un petit cadre dans une grosse boiboite"

 

07:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/05/2010

OFFRE D'EMPLOI : POLICE MUNICIPALE VILLIERS SUR MARNE

VILLIERS SUR MARNE (94) RECRUTE GARDIENS DE POLICE MUNICIPALE

Description:

La ville de Villiers sur Marne (Val de Marne), commune de 30.000 habitants renforce ses effectifs de Police Municipale par voie de MUTATION UNIQUEMENT, de GARDIENS H/F , issus du CADRE D'EMPLOI de la Police Municipale.

Sous la responsabilité du Chef de Police, vous serez chargé(e) d'assurer l'ensemble des missions dévolues à la Police Municipale, conformément aux textes en vigueur.

Equipements:
-Deux véhicules sérigraphiés.
-Un fourgon type TC sérigraphié.
-Deux motos Honda Varadero 125cm3 équipées.
-Quatre VTT.
-Deux appareils de dépistage d'imprégnation alcoolique.
-Un radar de type MULTALASER.
-Gilets pare-balles individuels.
-Casques MO individuels.
-Boucliers collectifs.
-Deux ordinateurs avec divers logiciels PM.
-Moyens radio.
-Un GSM.

ARMEMENT:
-Armement individuel 4ème et 6ème catégories.
-Armement Collectif de 4ème catégorie (flash-ball).

ENTRAINEMENTS:
- Entraînement séances en 4ème catégorie.
- Habilitation flash-ball pour l'ensemble des effectifs.

REMUNERATION:
Statutaire, IHTS, NBI + primes.

PLANNING:
-Une semaine du matin avec deux RH.
-Une semaine d'après-midi avec deux RH.

ENVOYEZ:
CV+PHOTO ,lettre de motivation et dernier Arrêté à :
Monsieur Le Député-Maire de Villiers sur Marne
Place de l'Hôtel de Ville
94350 Villiers sur Marne.

20:03 | Lien permanent | Commentaires (3) |

Le contrôle du respect des emplacements réservés aux personnes handicapées à mobilité réduite appartient aux forces de police...

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Le contrôle du respect des emplacements réservés aux personnes handicapées à mobilité réduite appartient aux forces de police (police nationale, gendarmerie nationale, police municipale désormais habilitée à constater les infractions au stationnement).

Le stationnement ou l’arrêt sur un emplacement réservé aux véhicules portant une carte de stationnement de modèle communautaire pour personne handicapée, ou un macaron GIC ou GIG, est considéré par le code de la route comme gênant (article R. 417-11, I, 3°). L’infraction est punie de l’amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe. Le montant de l’amende, en cas de condamnation pénale, est au plus de 750 euros (article 131-13 du code pénal). Le montant de l’amende forfaitaire, dont le paiement éteint l’action publique, est de 135 euros, majorée à 375 euros à défaut de paiement dans les 30 jours (pas d’amende minorée si paiement dans les trois jours), sans retrait de point. Le véhicule peut également être mis en fourrière.

17:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/05/2010

OTAN - Strasbourg - Indemnisations et apéro facebook ...

Le préfet Pierre-Étienne Bisch a détaillé, hier, les indemnisations perçues par les Strasbourgeois ayant subi un préjudice lors du Sommet de l’Otan.

 

stras port du rhin 009.JPG
Photo PROBE

Malgré la décentralisation, le champ d’action des services de l’État reste vaste, comme l’a montré la conférence de presse, hier, du préfet de la région Alsace et du Bas-Rhin. Interrogé sur la probabilité qu’après celui de l’Otan, le Sommet du G 20 — la réunion des 20 pays les plus riches ou émergents — qui se tiendra en France en 2011, vienne à Strasbourg, Pierre-Étienne Bisch a indiqué que « la question est actuellement en discussion entre les sherpas des chefs d’État ».

300 000 € pour la CTS

Le préfet a précisé que 685 000 € ont été versés pour réparer des préjudices subis par des particuliers et des entreprises, en marge ou lors du Sommet de l’Otan. Ainsi, sur 90 dossiers présentés par des particuliers, 73 portant sur des dégradations de véhicules ou d’habitations ont été acceptés, pour un total de 85 000 €.

La partie la plus importante de l’enveloppe, soit 600 000 €, a été attribuée à vingt « professionnels », en compensation des pertes subies. La CTS (bus et tram) a empoché la moitié de cette somme. Ont aussi été dédommagées six entreprises qui avaient été obligées d’interrompre des chantiers, cinq restaurateurs et des professionnels du spectacle qui ont vu leur chiffre d’affaires diminuer. En revanche, les discussions avec les assureurs concernant l’Hôtel Ibis, détruit par incendie, et la pharmacie sont toujours en cours. Le préfet Bisch a rappelé que « la ville de Strasbourg bénéficie aussi de 14 M€ d’investissements publics… » négociés avec l’Élysée.

Apéritif géant

Autre sujet, l’apéritif géant annoncé sur « Facebook » pour fin mai, place Broglie à Strasbourg : « Si je n’ai pas d’interlocuteur, je n’autoriserai pas la manifestation », a tranché Pierre-Étienne Bisch, en évoquant « les risques non négligeables » liés à un tel événement. À l’entendre, il serait hautement souhaitable que le ou les organisateurs prennent contact avec la préfecture…

Interpellé sur la taxe poids lourds, il a précisé que « le processus de sélection de l’opérateur industriel était lancé pour aboutir fin 2010 ». Conformément à la loi votée par le Parlement, l’Alsace expérimentera la fameuse taxe, un an avant le reste de la France. De même, l’État a lancé le processus qui doit aboutir, d’ici un an, à la désignation du concessionnaire du futur Grand contournement ouest de Strasbourg. Mais le préfet « s’attend à des contentieux, à chaque étape… »

Si une demi-douzaine de sujets ont été balayés, Pierre-Étienne Bisch avait insisté d’emblée sur la situation économique et de l’emploi qui mobilise ses services. « Si nous avons connu une descente brutale en matière de destruction d’emplois, avec un taux de chômage qui a rattrapé la moyenne nationale, l’Alsace reste une des régions les plus prospères et les plus performantes pour les exportations », a-t-il noté. Tout en restant très prudent, il a relevé « des signes encourageants », comme le recours accru aux intérimaires, estimant par ailleurs important de mettre l’accent sur la formation par alternance.

Enfin, il a estimé à 2 608 le nombre d’emplois directs préservés grâce au plan de relance de l’État. Soit 103 M€ injectés dans les entreprises régionales et 100 M€ au bénéfice d’entreprises publiques, auxquels s’ajoutent 80 M€ au titre du remboursement anticipé de la TVA aux 250 collectivités locales qui ont participé à la relance.

Yolande Baldeweck

Journal L'Alsace - 19/05/2010

685 000 euros d'indemnisations

près le sommet de l'Otan, en avril 2009, l'Etat a versé 600 000 € d'indemnisations à vingt entreprises strasbourgeoises. La CTS a reçu la moitié de la somme pour compenser l'interruption du trafic des bus et trams en centre-ville, a révélé, hier, la préfecture. Cinq restaurateurs et des salles de spectacle, dont l'Opéra, ont été dédommagés. En outre, l'Etat a indemnisé 73 riverains du Port-du-Rhin et de la Ganzau pour un montant global de 85 000 €. A la suite des débordements survenus en marge des cérémonies, la majorité d'entre eux avaient subi « des dégradations de véhicules ». Des particuliers ont aussi reçu une compensation parce que leur voiture avait été conduite à la fourrière de façon « injustifiée », dixit la préfecture.P. W.

Article 20 minutes - 19/05/2010

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18:13 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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