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31/07/2012

ACT

ACT,amis de la commune de Tarnac

18:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/06/2012

Ne fermez pas la porte, le Blunt s'en chargera...

coquille

16:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/05/2012

http://raumgegenzement.blogsport.de/

500 - Internal Server Error

10:44 | Lien permanent | Commentaires (1) |

21/05/2012

Quand la philosophie s'occupe du complot

Une discussion entre Raphaël Enthoven et Emmanuelle Danblon, philosophe qui s'est intéressée à la rhétorique du conspirationnisme. Une très bonne introduction pour comprendre les ressorts des thématiques du complotisme.
via ramiro

20:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/04/2012

Tous les soldats seront rapatriés d'Afghanistan fin 2013, assure Sarkozy

 retrait des troupe française vers Sigmaringen lors d'un précédant partenariat de collaboration initialement convenu 

 

Nicolas Sarkozy a déclaré, mercredi 18 avril sur RMC, que s'il était réélu, la totalité des soldats français déployés en Afghanistan serait rapatriée d'ici fin 2013, avec un an d'avance sur le calendrier convenu initialement avec les partenaires de la France.

"Nous avons rapatrié 400 à 600 soldats d'Afghanistan et nous allons continuer", a dit le président français, candidat à un second mandat. "Le rapatriement sera complet, disons à la fin de 2013, parce que nous allons commencer une nouvelle collaboration avec les Afghans", a-t-il ajouté.

piqué au tas sur lemonde.fr -18/04/2012

 

11:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/03/2012

En 2003, à Toulouse, les policiers ne sont pas là pour jouer au foot...


Sarkozy tance le chef de la police toulousaine par rue89

C'était le 3 février 2003, dans une salle du commissariat de Bellefontaine. Sarkozy exécute en direct, sous l'œil des caméras, le directeur de la police et, avec lui, la police de proximité, par un cinglant : « Les policiers ne sont pas là pour jouer au foot ». Le sort de Jean-Pierre Havrin est scellé. C'est par cette scène, relatée par le menu, que débute le livre.

À l'époque, la sortie du ministre de l'Intérieur avait été ressentie comme une profonde injustice. Quelques jours plus tôt, le « Figaro » avait décerné un « bonnet d'âne » à la Ville rose en raison de son très faible taux d'élucidation de 13 %. Jean-Pierre Havrin, qui avait senti venir le coup, défendait, lui, un bilan de la délinquance à la baisse à ce moment-là. Il estimait que la police de proximité portait ses fruits. Surtout, a-t-il révélé par la suite, le ministère de l'Intérieur lui avait dit de préparer une visite consacrée à la prévention. Il s'est donc senti piégé.

 

piqué au tas sur ladepeche.fr - 24/09/2010

 

17:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/03/2012

Stanko, c'est le contraire : fils de prolo-coco, victime de la casse de l'industrie dans le nord,

 

 

passé à l'extrême-droite parce que tout ça c'est la faute aux "youtres, muzz, faces de citrons" (un peu dur à écrire, me demande comment il a fait, Leroy). Stanko a été de tous les coups bas, c'est en partie grâce à lui si le "Bloc" en est à ce point de notoriété, à un point tel qu'il est en pleines négociations pour entrer au gouvernement. Stanko est un baroudeur, un meurtrier, il n'est pas le seul, mais il est sans pitié, il est devenu une machine à tuer, très difficile par contre à attraper. Car il faut l'éliminer, non seulement à cause d'une sombre histoire de vengeance mais aussi parce qu'il fait tâche : maintenant que le "Bloc" a besoin de respectabilité, il ne sera qu'un dégât collatéral parmi d'autres.


piqué au tas sur forum.polarnoir.fr - Le bloc - Jérôme Leroy

11:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/03/2012

Criminologie : le monde universitaire face à la « bande à Bauer »

 

Le Conseil National des Universités va t-il bientôt accueillir malgré l’avis unanime de ses représentants une nouvelle section de « Criminologie » ? Il ne reste plus qu’un bon mois à ses promoteurs pour y parvenir, avant une élection présidentielle qui risque de ruiner leurs efforts et leur stratégie et de rebattre les cartes dans ce domaine comme dans d’autres. Ce projet est en effet trop évidemment politisé pour sortir indemne du changement politique qui semble s’annoncer. Décryptage sans concession, documents à l’appui.

Apparition et montée en puissance politique d’Alain Bauer

A l’origine, on trouve le personnage d’Alain Bauer. L’ancien militant du parti socialiste, rocardien, a opéré un virage à 180 degrés à partir de la fin des années 1990. D’abord sans doute en relation avec des intérêts commerciaux puisqu’il avait fondé une société privée de conseil en sécurité (AB Associates) qui a beaucoup profité du lancement des Contrats Locaux de Sécurité après 1997. Ensuite sans doute pour ses ambitions universitaires. Car cet homme, qui publie des livres à tour de bras mais n’a jamais soutenu le moindre doctorat en sciences sociales ni réalisé la moindre recherche empirique, rêvait apparemment depuis longtemps du titre de « professeur de criminologie ». Il partage ce rêve avec son ami Xavier Raufer (de son vrai nom Christian de Bongain), ancien cadre du parti d’extrême droite Ordre Nouveau (il fut membre de son bureau national et candidat sous cette étiquette aux élections municipales à Paris en 1971) reconverti dans l’analyse des « nouvelles menaces » reliant sécurité intérieure et terrorisme international. En duo, les deux hommes ont d’abord développé une importante stratégie éditoriale avec la complicité des Presses Universitaires de France, occupant le terrain par une avalanche de livres (notamment des « Que Sais-je ? »). C’était de fait un bel affichage que de signer des livres comme « criminologues » dans des collections universitaires. Mais une stratégie de communication ne donne pas un titre universitaire. Lorsque Xavier Raufer signait des interviews dans la presse et des tribunes dans Valeurs actuelles comme « professeur de criminologie à l’Université Paris 2 », il commettait en réalité une infraction au code pénal (Art. 433-17), celle d’usurpation de titre. L’intéressé l’a bien compris, qui finira par soutenir une thèse en 2007, mais en géographie. D’où l’intérêt d’une section de « criminologie » du CNU qui viendrait le qualifier pour concourir à l’obtention d’un poste titulaire dans l’enseignement supérieur. Mais la réputation de Raufer-Bongain n’est plus à faire et la chose sera difficile pour lui si la gauche revient au pouvoir. Alain Bauer le sait sans doute depuis longtemps et a choisi une voie plus directe.

Photo : lepost.fr

Grâce à une incontestable agilité politique et grâce à l’influence et au pouvoir que donnent la position de dirigeant dans la franc-maçonnerie (il fut conseiller de l'Ordre et adjoint de Philippe Guglielmi de 1996 à 1999, puis Grand Maître de 2000 à 2003, avant de démissionner de toutes ses responsabilités nationales en 2005), l’ancien rocardien a réussi à approcher de très près Nicolas Sarkozy à partir de 2002, jusqu’à devenir un de ses conseillers presque officiel sur les questions de sécurité. Le renvoi d’ascenseur ne se fait pas attendre. Lorsque N. Sarkozy créé l’Observatoire National de la Délinquance en 2004, il place Alain Bauer à sa tête. La diffusion de l’information statistique ne risquera pas ainsi de gêner la nouvelle stratégie de communication politique et la nouvelle « politique du chiffre » impulsée par le ministre de l’Intérieur. Les échanges de loyaux services s’intensifient lorsque Nicolas Sarkozy accède à la présidence de la République. Alain Bauer préside notamment la Commission nationale de la vidéosurveillance ainsi que celle du contrôle des fichiers de police, éléments centraux de la politique de sécurité du nouveau gouvernement. De façon encore plus globale et significative, A. Bauer se voit confier par N. Sarkozy dès 2007 une « mission sur la formation et la recherche en matière stratégique ». Ce rapport intitulé Déceler–Étudier–Former : une voie nouvelle pour la recherche stratégique est publié le 20 mars 2008. Il y est question de « rassembler » l’ensemble de la recherche sur les questions de sécurité et de justice pénale dans un unique organisme public placé sous tutelle gouvernementale et installé à l’École militaire de Paris. Tout un symbole... C’est de là que part le projet de créer une nouvelle section du CNU reliant sécurité intérieure et conflits internationaux à travers la Criminologie.

En retour, le décret présidentiel du 25 mars 2009 nomme Alain Bauer professeur de « criminologie appliquée » au Conservatoire national des Arts et métiers (CNAM). Un fait du Prince. Depuis, Alain Bauer est donc le premier « professeur de criminologie » (appliquée) en France. Fin 2011, il signe un nouveau « Que-Sais-Je ? » avec Christophe Soullez (son adjoint à l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, lui aussi criminologue auto-proclamé, auparavant directeur de cabinet de plusieurs collectivités territoriales, notamment dans les Hauts-de-Seine), livre qui célèbre  « la grande réorientation » de la politique de sécurité entreprise à partir de 2002. Un plaidoyer pro domo en quelque sorte.

A la recherche d’alliés dans la stratégie de légitimation universitaire

Photo : lesinrocks.com

Dans cette vaste entreprise de conquête de pouvoir institutionnel et de légitimation scientifique, le duo Bauer-Raufer avait besoin d’alliés dans le monde de la recherche et de l’enseignement supérieur. Les premiers sont naturellement ceux qui partagent la même orientation politique que l’entourage de Nicolas Sarkozy : la « droite dure » ou la droite de la droite. Ainsi lorsque Alain Bauer obtiendra début 2011 du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (dirigé par Valérie Pécresse) le lancement d’une (pseudo) « consultation de la communauté scientifique » sur le projet de section au CNU, la tâche sera officiellement confiée à Christian Vallar, professeur de droit à l’Université de Nice, qui appartient à la frange la plus dure de la droite niçoise. De même, lorsqu’il s’agit actuellement de réfléchir à un président pour la future section de « criminologie », le petit groupe se tourne vers Yves Roucaute. Professeur de droit à l’Université Paris-Ouest Nanterre La Défense, ce dernier est aussi un soutien officiel de Nicolas Sarkozy en 2007 de même qu’un ardent défenseur de l’intervention américaine en Irak en 2003. Chroniqueur sur le site « La droite libre », Y. Roucaute est aussi l'auteur du « fameux » discours de Claude Guéant prononcé devant les étudiants du syndicat UNI le 5 février dernier, au cours lors duquel il avait notamment déclaré que « toutes les civilisations ne se valent pas ».

Dans le milieu universitaire et scientifique, personne n’est dupe à propos de ce noyautage politique et de cette manipulation de la référence à la « criminologie » par un tout petit groupe de personnes cherchant avant tout à favoriser leurs orientations idéologiques, leurs positions institutionnelles et leurs situations professionnelles. C’est bien pourquoi la « bande à Bauer » n’a jamais trouvé de soutien chez des universitaires ou des scientifiques un tant soit peu reconnus et occupant suffisamment de surface institutionnelle et/ou intellectuelle pour être autre chose que des électrons libres, des seconds couteaux, des hommes plutôt en fin de carrière et en mal de reconnaissance. De ce point de vue, le décalage est véritablement énorme entre d’une part la notoriété et l’influence d’Alain Bauer et de ses alliés auprès du pouvoir politique actuel et d’une bonne partie des journalistes et, d’autre part, la quasi unanimité que son entreprise de légitimation intellectuelle a fait contre elle dans le milieu universitaire où ils cherchent aussi à s’imposer.

Un rejet quasi unanime dans la communauté universitaire et scientifique

Photo : profencampagne.com

Alain Bauer a l’habitude de balayer toute critique en qualifiant les arguments de ses adversaires de propos « militants » ou « politiques ». La ficelle est grosse et le fait erroné. En réalité, la liste est longue des prises de positions hostiles de presque toutes les institutions représentant le milieu académique, regroupant des universitaires qui se situent politiquement aussi bien à droite qu’à gauche. L’entregent, la bonhommie et l’influence du personnage suffisent pourtant souvent à tromper les journalistes et les élus qui ignorent la réalité des condamnations et rejets massifs dont Alain Bauer est l'objet dans la communauté universitaire. Jugeons plutôt :

- Dès la fin de l’année 2008, l’auteur de ces lignes alerte la communauté universitaire et scientifique sur l’importance du rapport Bauer précité (Déceler–Étudier–Former : une voie nouvelle pour la recherche stratégique). L’article, intitulé « Une "nouvelle criminologie" française. Pour quoi et pour qui ? » est publié dans la grande revue des pénalistes : la Revue de sciences criminelles et de droit pénal comparé (fondée en 1936).

- En janvier 2009, un premier manifeste intitulé « Pourquoi nous ne voulons pas de la ‘nouvelle criminologie’ et des projets de contrôle de la recherche sur la ‘sécurité intérieure’ dans lesquels elle s’inscrit » est publié sur le site de l’association « Sauvons la recherche ». Il est signé par quelque 270 membres de la communauté universitaire et scientifique.

- Le 6 février 2009, une tribune publiée par le journal Libération fait état d’une pétition contestant la nomination politique directe d’Alain Bauer à la chaire du CNAM, pétition qui a recueilli près de 400 signatures d’enseignants, d’étudiants et de collaborateurs divers du CNAM.

- Dans un communiqué du 8 mars 2011, l’association pour la « Qualité de la science française » (qui « a pour mission de défendre et de promouvoir la qualité et la créativité de l’enseignement supérieur et de la recherche en France »), résumait les choses en écrivant que ce projet de nouvelle section de Criminologie « semble surtout motivée par le souci d’une minorité d’obtenir ainsi une reconnaissance institutionnelle et scientifique que la communauté universitaire ne lui accorde pas ».

Photo : leblogdupingouin.over-blog.com

De fait, avec l’annonce par le groupe Vallar de son projet d’une section associant de surcroît la « criminologie », la « diplomatie », la « polémologie » et la « stratégie », les communiqués tombent en pagaille dans les semaines et les mois qui suivent :

- Le 14 mars 2011, un Communiqué de l’Association française de criminologie indique que « la criminologie n'a rien à voir avec la stratégie ou la science de la guerre » et que l’association « refuse de prendre part à ces orientations dangereuses et trompeuses ».

- Dans un communiqué du 23 mars 2011, le Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP), plus important centre de recherche français sur les questions de délinquances, dénonce une méthode qui vise au « contournement des textes et des règles qui seules assurent la garantie d’un fonctionnement transparent et démocratique de nos institutions universitaires ». Et il termine en précisant que : « cette mention délirante de la criminologie comme sous-ensemble particulier des sciences de la guerre achève de convaincre, avant même tout débat, que l’entreprise n’a aucun rapport avec la connaissance du crime, son traitement et les réactions sociales qu’il suscite ou appelle ; sauf à considérer que la moindre infraction (de l’absentéisme à l’école à la délinquance sexuelle ou routière) est partie d’un ensemble plus vaste, celui du terrorisme international ».

- Le 24 mars 2011, l’ensemble des animateurs français et étrangers de la revue Champ Pénal. Nouvelle revue internationale de criminologie publié un communiqué exceptionnel dans lequel ils écrivent : « issus de diverses disciplines des sciences de l'homme et de la société et d'horizons intellectuels variés, nous exprimons notre plus vive inquiétude à la lecture de la lettre d'intention diffusée par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche et signée par MM. Vallar et Villerbu, dernière étape en date d'un processus visant à créer, contre l'opposition de l'immense majorité de la communauté universitaire, une section criminologie étendue à la diplomatie, la polémologie et la stratégie dans les universités françaises. Comme la plupart de nos collègues, nous nous opposons fermement aux orientations qui guident ce processus et ne participerons pas à une consultation que nous refusons de cautionner. Ce qui se dessine vise à développer un savoir de gouvernement inféodé à des présupposés doctrinaux au mieux fortement contestables, au pire tout à fait dangereux ».

- Le 13 mai 2011, une Déclaration est publiée par près de 70 universitaires, dont de nombreux directeurs d'instituts de sciences criminelles des universités françaises, qui écrivent : « Nous contestons à la criminologie toute qualification de ‘discipline’ autonome ou de ‘science’ à part entière. En un siècle d'existence, la criminologie n'a en effet jamais été autre chose qu' un champ d’étude au croisement de nombreuses disciplines ». Ils estiment que « le Rapport remis par Monsieur Alain Bauer en 2008 sur "La formation et la recherche stratégique" est une dénaturation de la criminologie lourde de conséquences négatives. La criminologie ne saurait se réduire à un ensemble de savoirs sur la sécurité intérieure et la sécurité extérieure. Aucun criminologue universitaire ne peut raisonnablement accepter une telle assimilation ». Et ajoutent : « nous réprouvons, plus généralement, l'instrumentalisation de la criminologie à des fins politiques qui vise à apporter une pseudo-caution scientifique à une politique pénale à la dérive ».

- Le 12 avril 2011, un Communiqué de l’Association française de science politique indique que « à quelques mois d’une recomposition de la composition du CNU, à un moment où la campagne électorale qui accompagne ce renouvellement est déjà engagée, l’Association entend combattre toute volonté arbitraire et politique de redécoupage du CNU qui ne pourrait que modifier les équilibres internes aux disciplines reconnues légitimement. Elle appelle surtout l’attention de ses membres sur les risques d’une instrumentalisation politique nocive des savoirs liés au champ des politiques pénales et de la criminologie, mais aussi des relations internationales ».

- En janvier 2012, une Motion de l’Association française de droit pénal exprime « son indignation », « met en garde contre l’instrumentalisation de la criminologie à des fins politiques » et « dénonce tant la méthode qui a présidé à la mise en place de cette nouvelle instance que l’inconsistance de son objet ».

- Enfin, le 28 février 2012, un nouveau communiqué conjoint nous informe qu’une délégation formée de Virginie Gautron, maître de conférences à l’Université de Nantes, Alain Blanc, président de l’Association française de criminologie, Jacques Buisson, président de l’Association française de droit pénal, Fabien Jobard, directeur du CESDIP et Xavier Pin, professeur de droit pénal, a rencontré M. Thierry Rambaud, conseiller au Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche » afin de connaître les intentions du ministère. L’on y apprend notamment que le ministère « refuse de communiquer à la communauté universitaire les résultats de la "consultation publique" ouverte en mars 2011 et clôturée en juin 2011 », qu’il « refuse de nous indiquer le calendrier relatif à la constitution de la section en question », qu’il « n’a pas été en mesure de nous indiquer les besoins actuels en termes d’emploi auxquels répondrait une section CNU de criminologie » et même que « le ministère n’a pas été en mesure de nous indiquer la moindre définition de la discipline évoquée » !

La boucle est ainsi bouclée. S’il fallait encore s’en convaincre, la lecture de la leçon inaugurale d’Alain Bauer au CNAM vaut le détour. Elle a beau être publiée sous forme d’opuscule par les Éditions (dites) du CNRS (sic !), on y vérifie que derrière le mot « criminologie » il n’y a en réalité aucun contenu scientifique, aucune définition ni analyse précise du champ scientifique que recouvrirait une telle discipline en France. Dès lors, quand son auteur déclare le 7 mars 2012 à l'agence spécialisée AEF-Info : « Je souhaite que la criminologie, après plus de 50 ans de bataille, trouve enfin sa place et sorte la France de son isolement parmi toutes les nations développées », on se dit que c’est plutôt deux siècles de retard que la France s’apprêterait à prendre en ce domaine, cette vaste supercherie ramenant les sciences humaines et sociales au stade d’ingénierie politique ou de science du Prince où elles stagnaient parfois encore au début du 19ème siècle.

 

Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS

 

Pour aller plus loin :

- D. Kaminski, « Criminologie plurielle et pourtant singulière », Revue de sciences criminelles et de droit pénal comparé, 2011.

- L. Mucchielli, « L’impossible constitution d’une discipline criminologique en France : cadres institutionnels, enjeux normatifs et développements de la recherche des années 1880 à nos jours », Criminologie, 2004, vol. 37, n°1.

- L. Mucchielli, « Vers une criminologie d’État en France ? Institutions, acteurs et doctrines d’une nouvelle science policière », Politix. Revue des sciences sociales du politique, 2010, n°89.

- L. Mucchielli, « De la criminologie comme science appliquée et des discours mythiques sur la multidisciplinarité et l’exception française », Champ pénal. Nouvelle revue internationale de criminologie, 2010, vol. 7.

- M. Rigouste, Les marchands de peur. La bande à Bauer et l'idéologie sécuritaire, Paris, Libertalia, 2011.

 

via insecurite.blog.lemonde.fr - 11/03/2012

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Documents situationnistes

 

 

via Jules Bonnot de la Bande

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08/03/2012

Un “Freak” aux Assises identitaires

Par Stéphane François

Les Assises de l’identité auront lieu le 10 mars 2012 sur le thème de la France en danger. Parmi les invités, une personne sort du lot : Jean-Paul Bourre. Il devait y participer, mais a annulé sa participation, en soutien avec l’ostracisme de Philippe Vardon, ce dernier étant en désaccord avec les nouvelles orientations du Bloc identitaire à l’origine de la manifestation. Jean-Paul Bourre est un personnage intéressant. Il s’agit d’une figure atypique de l’extrême droite : il est tout à la fois un occultiste, un ancien « blouson noir », un acteur des contre-cultures, un journaliste rock, un animateur radio, un écrivain (poète, essayiste et romancier) et un compagnon de route de l’extrême droite de très longue date. Cet étrange personnage est surtout connu auprès du grand public pour être le biographe du chanteur américain Michaël Jackson auquel il a consacré, en 1997, un essai, Michael Jackson. Fabrication d’un monstre1. De fait, il est un journaliste musical réputé qui a consacré des biographies à David Bowie, Bob Dylan, John Lennon, etc.2. Retour sur un personnage iconoclaste.

Dès le début des années 1970, il s’engagea dans le combat occidentaliste. Il fut ainsi présenté dans la presse d’extrême droite comme le « barde des arvernes » chantant les louanges de la civilisation blanche. En effet, il défendait dans ses chansons l’Occident, les traditions européennes, notamment nordiques, et prônait une pensée prométhéenne et anti-égalitaire3. À la fin de cette décennie, changeant de registre, il se présenta comme un mage luciférien. Il écrivit d’ailleurs plusieurs ouvrages sur ce sujet, le plus connu étant Les sectes lucifériennes aujourd’hui4. Il développait dans ce texte une vision inégalitaire du monde. Il définissait aussi la magie comme une quête de puissance : « Le luciféranisme n’est pas cette magie diabolique à laquelle les Églises opposent sans cesse le principe du Bien. Ce fut une science authentique de la reconquête des pouvoirs perdus, un véritable savoir permettant à l’homme de transgresser les lois du temps afin de devenir l’‘‘égal des dieux’’.

Selon l’enseignement luciférien, toute forme est divinité. Certaines ont chuté, ce qui explique la nature morcelée de l’homme qui ne se souvient plus de ses origines. Il existe pourtant un enseignement destiné à réveiller la mémoire humaine pour lui rappeler sa nature glorieuse. Cette science fut dite ‘‘luciférienne’’ parce que ses propagateurs s’incarnèrent, selon la tradition kabbalistique, pour apporter le ‘‘feu’’ du Savoir aux hommes. Ils furent les ‘‘porteurs de lumière’’ (conformément à l’étymologie latine du mot ‘‘Lucifer’’, formé de lux : lumière, et de ferre : porter). […] En cela, Lucifer est vu comme un dieu civilisateur, même si, comme pour le Zarathoustra de Nietzsche, sa bonté paraît terrible aux yeux des hommes qui expliquent le monde à partir de valeurs différentes. La science luciférienne remonte à la nuit des temps, elle existait avant même que n’apparaissent les notions de Bien et de Mal […]5 ». Cette vision prométhéiste et nietzschéenne, si elle choquait l’extrême droite catholique, était en parfaite résonnance avec les discours néopaïens inégalitaires et prométhéistes de la Nouvelle Droite, voire avec l’éloge de la puissance de certains milieux révolutionnaires-conservateurs comme Guillaume Faye. De fait, Jean-Paul Bourre souhaitait, à cette époque, réhabiliter le paganisme, dans sa forme magique.

Dans les années 1980, Jean-Paul Bourre devint un journaliste, à la fois dans le magazine musical Rock and Folk et dans le magazine consacré à l’occultisme L’Autre Monde, dont il assuma la fonction de rédacteur en chef. Durant cette même décennie, il retourna dans le giron du christianisme, tendance catholique-traditionaliste. Ainsi, il publia en 1989 un ouvrage à la thématique ouvertement contre-révolutionnaire, Les Chouans et la Guerre sainte6, dont le titre de couverture est légèrement différent : Les Chouans, au nom du Christ-Roi. Il renia aussi ses livres de la période luciférienne, en particulier Le Sang, la mort et le diable7, des livres qu’il renie toujours d’ailleurs. En outre, il fit le pèlerinage de Chartres : « Je me suis inscrit pour le pèlerinage traditionaliste de Chartres organisé par “Chrétienté Solidarité”, l’un des bras militants du Front national. Je m’en foutais. Je voulais des moines tonsurés et des prêtres en soutane. J’ai cousu un cœur chouan sur la manche de ma chemise bleue, sac au dos, et nous partons de N.-D. de Paris jusqu’à N.-D. de Chartres, plus de cent bornes, à pied, rythmées par les chants et les prières.8 » Il défendit aussi, au propre, les chrétiens libanais en allant rejoindre en 1989 le général Aoun : « Je voulais en être, surtout ne pas manquer ça. […] Et puis l’on m’avait dit que certains miliciens des Forces libanaises avaient collé l’image de la Sainte Vierge sur la crosse de leur kalach, Notre Dame du Liban, pure douce, prompte au pardon.9 » Il retranscrivit son expérience au travers d’un livre-hommage à Michel Aoun, Génération Aoun, vivre libre au Liban10. En 1996, il proposait, dans un article publié dans le magazine identitaire-racialiste Réfléchir & Agir, la création d’un nouvel ordre templier11

À ce sujet, un ouvrage proposant une thématique similaire était annoncé en 1990 : Saint Bernard de Clairvaux. La France chrétienne et combattante. Toutefois, il resta un chrétien fort peu orthodoxe : il souhaitait tenir compte des apports du paganisme, en particulier du celtisme et de la tradition indo-européenne, dans le christianisme12 car il était convaincu du rôle déterminant des « celto-nordiques », c’est-à-dire des Indo-Européens, dans l’élaboration de la Bible : il publia plusieurs ouvrages sur cette thématique comme Les Celtes dans la Bible13 ou La Quête du Graal (sous-titre : Du paganisme indo-européen à la chevalerie chrétienne14). Dans Les Celtes dans la Bible, il postule l’idée selon laquelle les Indo-Européens, et plus particulièrement les Celtes, sont à l’origine de la Bible : « Qui oserait reconnaître, aujourd’hui, l’importance des Celtes, dans la révélation du livre sacrée ? … Il lui faudrait d’abord vaincre 2 000 ans de tabous, d’obscurantisme, et retrouver la piste ancienne, effacée, reniée et finalement oubliée par les hommes. Pourtant, l’histoire des civilisations prouve la présence des Celtes, sur les terre de la Bible, 3 000 ans avant J.-C., derrière tous les grands faits bibliques, les extases, les fulgurances, dans le brasier du Sinaï –et tous ces noms, qui apparaissent sur la carte, dans les déserts rouge d’Égypte et de Palestine, lieux saints, villes fortifiées, ou camps nomades, tous d’origine sanskrite, indo-européenne.15 »

En fait, il défendait (défend ?) une conception celtisante/nordiciste du christianisme positif, qui fait du Christ un Indo-Européen (une idée que nous retrouvions chez Jean Mabire et les auteurs folkistes/identitaires français), influencée par les thèses völkisch, comme le montre ses textes. Comme beaucoup d’ésotérisme d’extrême droite, il soutenait l’origine nordique de la « Tradition primordiale »16, à l’instar d’un Evola – qu’il cite d’ailleurs17, et fait une analogie entre le Christ et Odin ; la référence à l’Herborée y est omniprésente : il fait de Noé un Hyperboréen18. De fait, il s’inscrivait alors dans une longue tradition d’auteurs et/ou d’occultistes d’extrême droite qui soutinrent la très raciste théorie d’un Christ « aryen »19. Ces thèses postulent l’idée selon laquelle le Christ, Galiléen, descendrait de l’un des « Peuples de la mer » qui auraient dévasté la Méditerranée aux XIIIe et XIIe siècles avant notre ère, les Hyksos aux origines indo-européennes. Ce type de discours est un héritage direct de la culture ésotérico-raciste völkisch du début du XXe siècle. Cette thématique a, entre autre, été développée par l’écrivain d’extrême droite Jean Mabire, dans Thulé. Le soleil retrouvé des Hyperboréens20, dont Bourre cita les thèses21. Ce dernier reprit aussi les thèses d’un auteur fort apprécié de l’extrême droite, l’Allemand Jürgen Spanuth, qui fit des « Peuples de la mer » des descendants d’Atlantes.

Se considérant toujours comme un compagnon de route du nationalisme, il participa, durant la décennie 1990, aux publications d’extrême droite, faisant paraître plusieurs livres chez deux éditeurs importants de cette nébuleuse, Dualpha et Pardès. Il écrivit, entre autre, des articles dans la revue révolutionnaire-conservatrice Dualpha dirigée par Philippe Randa et a publié/réédité plusieurs ouvrages aux éditions du même nom, fondée par le même Randa, dont Les Chouans et la Guerre sainte et Les Lansquenets, un combat pour l’empire22, et aux éditions associées Déterna, une étude sur le Graal et l’Ordre noire23, un thème très classique dans une certaine littérature de l’extrême droite plus ou moins néonazie24. De fait, Déterna est spécialisée dans la réédition de textes nazis ou néonazis : cette maison édite, ou a édité, en effet, des nazis comme Otto Skorzeny25, Alfred Rosenberg26, Joseph Goebbels27 ou Adolf Hitler28, des collaborateurs comme Marcel Déat29, des antisémites conspirationnistes comme Coston30 ou des militants néonazis, des partisans du « socialisme européen » cher à Déat comme Jean Mabire31… Bourre publia aussi aux Éditions Pardès, un éditeur « traditionaliste-révolutionnaire », c’est-à-dire de la mouvance contre-révolutionnaire et ésotérisante de l’extrême droite32, deux ouvrages qui renouèrent avec ses thématiques des années 1970 : le « B.A.-BA » de l’Envoûtement et, dans la même collection, le « B.A.-BA » du Satanisme33. Toutefois, il s’éloigna de l’extrême droite durant une courte période de cette décennie. Pour concrétiser cette évolution, il publia un livre intitulé Les Profanateurs34, qui laissa un goût amer à ses anciens amis. D’ailleurs, il traita les néo-droitiers de « clowns du cirque Pauwels »35. Vu comme un opportuniste cupide, il se fit de profondes inimitiés dans la mouvance radicale de droite, en particulier chez les nationalistes-révolutionnaires.

Animateur à la radio FM Ici et Maintenant depuis 1982, il invita au début des années 1990 des gudards à participer à son émission, afin qu’ils puissent expliquer l’engagement de certains de leurs camarades auprès des nationalistes croates lors de la première guerre de Yougoslavie. Des anciens gudards revinrent sur cette émission : « Pendant près de trois heures, les quatre gudards présents peuvent discuter librement avec les auditeurs. Ce manque de censure faillit coûter sa place à l’animateur et un juge d’instruction chercha désespérément à savoir qui se cachait derrière les prénoms des intervenants, sûrement pour les féliciter.36 » À la suite de cette émission, il partit lui aussi dans ce pays, et tira de cette expérience, de nouveau, un récit : Croatia37. « Partir en Croatie, écrivait-il, où la guerre vient d’éclater, écrire un livre là-bas, même sans contrat, sans éditeur. M’approcher de ces sources ténébreuses qui me hantent et font de l’ombre dans les moments de bonheur – lourdes inclinaisons, venues sans doute de la lointaine enfance, ou d’une autre vie.38 »

C’est sur cette même radio qu’il développa sa vision de l’immigration, qui est très proche de celle d’un Jean Raspail et de son camp des saints39 ou du Guillaume Faye de la Colonisation de l’Europe40 : une immigration-invasion qui va bouleverser le socle ethnique et civilisationnel de l’Europe. Ce sont ces positions, tenues à l’antenne de son émission radio le 27 octobre 2011, qui provoquèrent la suspension de son émission par le CSA le 24 janvier 2012 : il y parla du « génocide des Français de souche ». D’ailleurs, on retrouva sa signature dans Réfléchir & Agir, un magazine peu connu pour ses propos modérés sur l’immigration, le racisme ou l’antisémitisme41. Ainsi, cette revue affirmait en 2003 que « L’Europe doit choisir sa destinée. Elle doit affirmer clairement à quel héritage elle souhaite être rattachée : soit l’héritage judéo-chrétien dont elle crève aujourd’hui, soit l’héritage indo-européen païen qui lui redonnerait le goût de la volonté de puissance… »42. Comme Réfléchir & Agir, il considère que le paganisme enraciné, défenseur des particularismes, est une arme contre les ravages de la mondialisation. En ce sens, il très proche des positions identitaires et des partisans du « Choc des civilisations » et de la guerre ethnique.

En effet, les différents groupuscules identitaires refusent le métissage, vu comme un ethnocide, et l’immigration, perçue comme une colonisation de l’Europe, avec des slogans explicites comme « pas de kärcher, mais des charters ». Ils refusent aussi l’« ethnomasochisme », c’est-à-dire une culpabilisation permanente des peuples européens vis-à-vis de l’immigration non européenne, et une xénophilie naïve. Néanmoins, leurs principales cibles restent l’islam et l’islamisme. En outre, ces groupuscules défendent une sorte de « socialisme ethniciste », qui peut se résumer de la façon suivante : aider « les nôtres », au sens racial de l’expression, avant « les autres », c’est-à-dire les étrangers. Cette peur du mélange ethnique, se retrouve au niveau géopolitique. Outre le fait que ce courant est favorable à des États fédéralistes, faisant la part belle aux régionalismes enracinés, et qui s’inséreraient dans une Europe des nations, les Identitaires défendent l’idée d’une Europe ethniquement homogène. Fort logiquement, la mouvance identitaire refuse la mondialisation, destructrice d’identité. À l’instar des dernières sorties de Jean-Paul Bourre, les associations identitaires qui l’invitent le 10 mars ont fait leur cheval de bataille la préservation des Européens, au sens ethnique du terme, et des identités historiques et charnelles (local, national, civilisationnel).

À coté de ces centres d’intérêts, Jean-Paul Bourre s’est aussi beaucoup intéressé dans les années 1990 aux aspects virtuels de la contre-culture. Mais de la part d’un occultiste, cela n’est guère étonnant. Ainsi, il s’est passionné pour un jeu en ligne Warcraft43. Plus récemment, il s’est passionné pour un jeu en ligne, Skyrim, à l’imaginaire ouvertement nordiciste. Dans un livre intitulé Génération chaos, il livre certains des aspects qui l’intéressent dans le monde des contre-cultures : « […] aujourd’hui une certaine culture rock – black metal, rock gothic – rassemble tous les radicalismes… du rebelle européen, passionné par Braveheart, au mutant extra-planétaire surgi de Blade Runner. […] Eux proposent de changer le monde immédiatement, sans attendre44 ». En effet, il ne faut pas oublier que Jean-Paul Bourre vient des contre-cultures, notamment rock et beatnik et non de l’extrême droite45. Ces références contre-culturelles sont rares à l’extrême droite. En fait, nous ne les trouvons que chez Guillaume Faye, avec qui il partage un goût immodéré pour les contre-cultures et qui est lui aussi un défenseur des valeurs occidentales. Comme Bourre, Faye a un profil atypique46. Ainsi, ce dernier fait l’éloge dans L’Archéofuturisme de la « mentalité européenne » faustienne qui se manifesterait dans « […] la cathédrale de Reims, l’escalier à triple révolution du château de Chambord, les dessins de Vinci, les BD de Liberatore et de l’école bruxelloise, ou du design des Ferrari ou les réacteurs germano-franco-suédois d’Ariane 5 »47. Comme Bourre, Guillaume Faye a laissé une impression des plus mitigées dans les milieux d’extrême droite, mais pour des raisons différentes.

Jean-Paul Bourre est un personnage entier, complexe, qui défend toujours les jusqu’au-boutistes, les plus radicaux, en l’occurrence identitaires. Il cherche donc toujours à transformer le monde, comme il l’avait exposé dans sa définition du luciféranisme, mais cette fois-ci au travers de la promotion de la « civilisation blanche »… De fait, il se mit à défendre une vision identitaire de l’Europe, et surtout une conception suprémaciste de la civilisation européenne. En ce sens, il est tout à fait logique qu’il soit invité à participer à ces Assises, initiées par le Bloc Identitaire (bloc dans lequel nous retrouvons plusieurs amateurs de contre-culture), mais par rapport aux autres invités, il dénote.

Notes

1 Jean-Paul Bourre, Michael Jackson, fabrication d’un monstre, Paris, Les Belles Lettres, 1997.

2 Jean-Paul Bourre, John Lennon, le Beatles assassiné, Paris, Encre, 1983 ; David Bowie, Paris, Encre, 1984 ; Bob Dylan. Vivre à plein, Paris, Le Cerf, 1986 ; Mythes et légendes du rock, Paris, Bartillat, 2000 ; Sexe, drogue et rock’n’roll, Paris, Scali, 2007.

3 Cf. « Le barde des Arvernes », Eléments, n°12, septembre novembre 1975, p. 21.

4 Jean-Paul Bourre, Les Sectes lucifériennes aujourd’hui, Paris, Belfond, 1978.

5 Ibid., pp. 9-10.

6 Jean-Paul Bourre, Les Chouans et la Guerre sainte, Paris, H. Veyrier, 1989.

7 Jean-Paul Bourre, Le Sang, la mort et le diable, Paris, Veyrier, 1985.

8 Jean-Paul Bourre, Guerrier du rêve, Paris, Les Belles Lettres, 2003, p. 303.

9 Ibid., pp. 320-321.

10 Jean-Paul Bourre, Génération Aoun, vivre libre au Liban, Paris, Robert Laffont, 1990.

11 Jean-Paul Bourre, « Pour un nouvel Ordre templier », Réfléchir & Agir, n° 1, 1996.

12 Jean-Paul Bourre, Chartres. Le guide du pèlerin, Paris, Guy Trédaniel, 1990.

13 Jean-Paul Bourre, Les Celtes dans la Bible, Paris, Robert Laffont, « Les énigmes de l’univers », 1990.

14 Jean-Paul Bourre, La Quête du Graal. Du paganisme indo-européen à la chevalerie chrétienne, Paris, Dervy, 1993.

15 Jean-Paul Bourre, Les Celtes dans la Bible, op. cit., pp.11-12.

16 Sur cette thématique, cf. notre livre La Nouvelle Droite et la « Tradition », Milan, Archè, 2011, ainsi que nos article « La Nouvelle Droite et les Indo-Européens. Une anthropologie d’extrême droite », Terrain, n° 56, mars 2011, pp. 137-151 et « Au-delà des vents du Nord », 2011, http://tempspresents.wordpress.com/2011/04/25/stephane-francois-nordicisme/.

17 Jean-Paul Bourre, Les Celtes dans la Bible, op. cit., pp. 71, 80 et 86.

18 Ibid., p. 64 et suivantes.

19 Voir en particulier le chapitre intitulé « À la cour du Christ polaire », Les Celtes dans la Bible, op. cit., pp. 177-203.

20 Jean Mabire, Thulé. Le soleil retrouvé des Hyperboréens, Paris, Robert Laffont, « Les énigmes de l’univers », 1978.

21 Jean-Paul Bourre, Les Celtes dans la Bible, op. cit., pp. 111 et 165.

22 Jean-Pierre Bourre, Les Chouans et la Guerre sainte, Paris, Dualpha, 1999 et Les Lansquenets, un combat pour l’empire, Paris, Dualpha, 1999.

23 Jean-Paul Bourre, Le Graal et l’Ordre noire, Paris, Déterna, 1999.

24 Stéphane François, Le Nazisme revisité. L’occultisme contre l’histoire, Paris, Berg International, 2008.

25 Otto Skorzeny, Les Commandos du Reich, Paris, Déterna, 2002.

26 Alfred Rosenberg, Le Mythe du XXe siècle, Paris, Déterna, 2005.

27 Joseph Goebbels, Combat pour Berlin, Paris, Déterna, 2006.

28 Adolf Hitler, Ma doctrine, Paris, Déterna, 2011 ; Derniers libres propos suivi du Petit livre brun, Paris, Déterna, 2010.

29 Marcel Déat, Le Parti unique, Paris, Déterna, 2008.

30 Henry Coston, La Franc-maçonnerie sous la IIIe République, Paris, Déterna, 1998.

31 Jean Mabire, La Torche et le glaive, Paris, Déterna, 1999.

32 Pardès est l’éditeur qui a traduit et publié en français les textes politiques et racialistes de l’ésotériste d’extrême droite Julius Evola.

33 Jean-Paul Bourre, Envoûtement, Puiseaux, Pardès, 2000, et Satanisme, Puiseaux, Pardès, 2000.

34 Jean-Paul Bourre, Les Profanateurs. La nébuleuse de tous les périls. Nouvelle Droite, Skinheads, néonazis, Paris, Le Comptoir, 1997.

35 Jean-Paul Bourre, Guerrier du rêve, op. cit., p. 301.

36 Frédéric Chatillon, Thomas Lagane & Jack Marchal (1995), Les Rats maudits. Histoire des étudiants nationalistes 1965-1995, Paris, Édition des Monts d’Arrée, 1995, p. 130.

37 Jean-Paul Bourre, Croatia. Récit, Éditions de la Magrie/Les Nuées volantes, 1994.

38 Jean-Paul Bourre, Guerrier du rêve, op. cit., p. 337.

39 Jean Raspail, Le Camp des saints, Paris, Robert Laffont, 1973.

40 Guillaume Faye, La Colonisation de l’Europe. Discours vrai sur l’immigration et l’Islam, Paris, L’Æncre, 2000.

41 Voir par exemple le dossier « Nos origines raciales », Réfléchir & agir, n° 14, printemps 2003, en particulier, « La question raciale à l’orée du XXe siècle », pp. 30-32 et dans le même numéro, XXX, « Amaudruz-Plantin : les Soljenitsyne du soviétisme occidental », p. 4 ; Camille Galic, « Les racines de notre Europe ? Européennes ! », Réfléchir & Agir, n°15, automne 2011, pp. 12-13.

42 Le CREA, « Sommes-nous des fils de Thulé ou des fils de Jérusalem ?», Réfléchir & Agir, n° 15, été 2003, p. 16.

43 Jean-Paul Bourre, Le Monde de Warcraft. Ma vie au milieu de 9 millions d’accros, Paris, Scali, 2007.

44 Jean-Paul Bourre, Génération chaos, Paris, Les Belles Lettres, 1998, p. 31

45 Cf. ses textes autobiographiques Jean-Paul Bourre, Guerrier du rêve, op. cit. ; Quand j’étais blouson noir, Paris, Scali, 2007.

46 Guillaume Faye a été journaliste à l’Écho des Savanes, le Figaro Magazine, VSD, chargé de cours à l’université, animateur sur des radios libres comme Bourre (La voix du lézard), puis sera Skyman sur Skyrock. Il a aussi participé à Télématin sur France 2,

47 Guillaume Faye, L’Archéofuturisme, Paris, L’Æncre, 1998, p. 31.

 

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