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28/03/2010

Appel à la solidarité internationale avec les travailleurs en lutte du Mali - Aufruf zur internationalen Solidarität mit dem Kampf der Arbeiter in Mali

La tension monte au Mali

Le film Appel à la solidarité internationale avec les travailleurs en lutte du Mali, réalisé fin janvier 2010 à Bamako par le Collectif des travailleurs licenciés et non licenciés de Huicoma et son comité de soutien, est désormais visionnable en ligne sur Internet*. D’une durée de 20 minutes, il présente les buts et les moyens de la lutte des (ex-)travailleurs de l’Huilerie Cotonnière du Mali contre les conséquences tragiques de la « privatisation » (en réalité pillage organisé par la « bourgeoisie nationale » en intime complicité avec l’État, vendu au plus offrant) de l’une des plus importantes entreprises du Mali (qui, malgré ses précieuses ressources, est déjà l’un des pays les plus déshérités de la planète). Cet Appel à la solidarité internationale est lancé depuis la Bourse du travail de Bamako, occupée jour et nuit depuis le 10 novembre 2009 par plusieurs centaines de travailleurs licenciés ou grévistes, conscients de revendiquer leur droit à la survie contre la logique criminelle du système capitaliste mondialisé, conscients aussi de ne pouvoir compter que sur eux-mêmes, et sur la solidarité des révoltés du monde entier, pour parvenir à terme à « mettre l’homme au centre des préoccupations de l’homme ».

Après plus de quatre mois d’occupation ininterrompue, la Bourse du travail de Bamako est incontestablement devenue le centre d’attention de tous ceux qui se battent au Mali pour – ou contre – un changement social radical, comme en témoigne encore tout récemment la violente dispersion par la police, le 9 mars, d’une « marche des démunis » visant à réaliser la « convergence des luttes » sur le modèle de l’organisation autonome des (ex-)travailleurs de Huicoma. La caste dirigeante a raison de s’inquiéter d’un tel processus, car elle n’a pas grand-chose d’autre à faire valoir, vis-à-vis de ses partenaires et soutiens, que la passivité et la résignation d’une population qu’on voudrait définitivement écrasée par la misère et le désespoir. Et chacun sait de quoi les bourgeois sont capables, pour conserver leur crédit : c’est pourquoi les (ex-)travailleurs du monde entier, et d’abord parmi eux les Maliens de la diaspora, déjà révoltés, en France et ailleurs, contre la surexploitation, contre le harcèlement administratif et policier, contre l’arbitraire judiciaire et carcéral, doivent faire preuve de la plus grande vigilance à propos des événements qui se déroulent en ce moment à Bamako, annonciateurs de troubles plus vastes et plus profonds.

Prolétaires de tous les pays, unissons-nous !


* Ici :

http://tvbruits.org/spip.php?article1400

Ou là :

http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article452

Ou encore là :

http://video.rebellyon.info/spip.php?article40

Pour télécharger le film :

http://juralibertaire.over-blog.com/pages/Appel_a_la_soli...

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23/03/2010

L'Etat est totalitaire par nature

 

 

18:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/03/2010

Management - Le chômage et son cortège de misère

19:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/03/2010

L'habit ne fait pas le moine

 


Augusto Masetti (1964)

14:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/03/2010

Pour rentrer en résistance, comme hier, aujourdhui et demain - Dimanche 16 mai 2010 - Plateau des Glières

 

« Qu’avons-nous fait des idéaux du Conseil National de la Résistance ? »


 

 

« Résister se conjugue-t-il au présent ? »

 

 

 

Walter, retour en résistance

Le nom de  « Walter » et le mot « résistance », Gilles Perret les a toujours associés. Avant même de savoir ce que cela signifiait, Gilles savait que son voisin Walter avait été déporté dans un camp de concentration du nom de Dachau …

Aujourd’hui Walter Bassan a 82 ans. Il vit avec sa femme en Haute-savoie, et mène une vie pour le moins active. D’écoles en manifestations, de discours engagés en témoignages de la guerre, Walter continue son long combat, fait de petites batailles, contre toutes les formes de démagogies, d’injustices et d’oppressions. De même que lorsqu’il avait 18 ans, et qu’il « jouait » comme il dit, à distribuer des tracts anti-fascistes dans les rues commerçantes d’Annecy alors occupée, Walter agit en écoutant son cœur. « Je n’ai pas changé », comme il se plait à rappeler.

Partageant ces mêmes « raisons du cœur », Gilles Perret réalise ici un portrait vivant de cet homme calme et insurgé. Nous sommes invités à les suivre en passant du Plateau des Glières à Dachau, à faire des retours en arrière pour mieux comprendre l’Histoire, à partager leurs inquiétudes face à un monde où l’inégalité et l’injustice gagnent sans cesse du terrain, à poser les questions qui fâchent...

Sans prétention, et avec la même simplicité et constance que Walter, ce documentaire révèle l’actualité, l’importance, et la nécessité, d’une résistance au quotidien.

N’en déplaise à Bernard Accoyer, président de l’Assemblée Nationale, qui met en garde le réalisateur contre toutes tentatives d’amalgames...

 

Un film pour entrer en résistance... comme hier ? - Quimperlé

L'histoire de Walter est un film qui circule sous le manteau ou presque. Un film engagé, militant qui fait le lien entre la Résistance d'hier et la résistance au libéralisme galopant...

« Un film magnifique, une leçon de civisme et de courage. Un élan d'optimisme ». Les mots viennent tout de même de Raymond Aubrac, l'ancien résistant, et qualifient le dernier film du réalisateur Gilles Perret : Walter, retour en résistance (lire ci-dessous).

Un documentaire qui circule cahin-caha dans les salles obscures de France et de Navarre. Poursuivant sa route. Parfois militant et engagé. Le réalisateur a pris lui-même son bâton de pèlerin pour accompagner son film à message. Walter ? On l'appréciera sur grand écran jeudi à la Bobine. Chlorofilm et la ligue des droits de l'homme se sont associés - comme un seul homme - pour projeter ce film.

« La diffusion de Walter est presque souterraine, le film circule quand même grâce au militantisme associatif, explique l'équipe de Chlorofilm. C'est un petit phénomène : en donnant la parole à d'anciens résistants il ose le parallèle entre la résistance des combattants d'hier face à l'oppression et celle du monde capitaliste et politique d'aujourd'hui. Ce film pose la responsabilité du détricotage de ce qui fut acquis jadis notamment des idéaux du conseil national de la Résistance... »

Vives réactions...

Le film est aussi la rencontre réussie entre un jeune réalisateur et une figure de la Résistance. Il interpelle sans verser dans la leçon de morale. Gilles Perret n'en est tout de même pas à son coup d'essai (une dizaine de films à son actif) mais l'histoire de Walter est sans doute celle qui donne un gros coup de pied dans la fourmilière en rapprochant volontairement deux époques. Provoquant au passage de vives réactions d'un côté et de chaleureux encouragements de l'autre. « Ce documentaire se veut une affirmation de l'actualité du programme du conseil national de la Résistance, souligne encore Henri Bouvier (combattant volontaire et déporté de la Résistance), 65 ans après la libération serait-il subversif de rappeler que la finalité de la Résistance était certes la libération du territoire national, mais aussi celle de l'Homme ? »

« Ce film, estime aussi Michèle Daloz de la Ligue des droits de l'homme, nous ramène au socle de valeurs incompressibles sur lequel se sont construits notre système de protection sociale et notre régime de libertés au lendemain de la guerre. Un système mis en oeuvre par des hommes, qui se sont montrés capables d'élever leur pensée jusqu'à l'universel, alors que la France, l'Europe, étaient ruinées ».

Jeudi 18 février, à 20 h 30, diffusion du film suivie d'un échange avec Pierre Cautin, ancien guide au musée de la résistance de Morette (plateau des Glières), Alain Méléard, président du comité départemental du Prix de la résistance et de la déportation, la ligue des droits de l'Homme (section Françoise Bosser Quimperlé, Riec, Concarneau). Pierre WADOUX.(Ouest fRance 16/02/2010)

 

 

"Il n'y a pas de retraites dans ce combat"

 

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FTP - MOI

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13/03/2010

Im Fadenkreuz des Staates - Dans la ligne de mire de l'Etat

 

13:44 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/03/2010

La crise d'Oka - Juillet 1990 - "Même si nous n’approuvons pas leurs méthodes ni l’emploi des armes, nous devons aux Mohawks d’avoir réveillé les Canadiens."

 

Des minorités québécoises qui réclament leurs droits (Le Monde Diplomatique - juillet 1995)

Que faire des « premières nations » ?

Dans la perspective du référendum sur la souveraineté du Québec, les relations entre Blancs et autochtones canadiens - les « premières nations » - sont toujours marquées par des tensions, en particulier dans les grands centres urbains. Les autochtones de la province contestent vigoureusement tout projet de partition du Canada qui se ferait sans leur accord.

Par Philippe Bovet

Jusqu’en juillet 1990, le village d’Oka, situé à 30 kilomètres à l’ouest de Montréal, n’était connu que pour les fromages et les pâtés de son abbaye trappiste. Désireuse d’agrandir son terrain de golf, cette municipalité de 1 800 habitants décida d’exproprier quelques Amérindiens mohawks vivant à la périphérie du village. Pour faire entendre leurs droits, ces derniers bloquèrent la route 344 qui dessert Oka, ainsi que le pont Mercier, une des artères menant au cœur de Montréal, et paralysèrent la vie de la grande cité. Le conflit dura soixante-dix-huit jours et mobilisa plus de 3 000 militaires canadiens. A Oka même, on en arriva à l’affrontement armé, qui fit un mort, un policier.

Même si le projet d’agrandissement du terrain de golf d’Oka a été abandonné, les Mohawks font encore l’objet de la vindicte populaire. Vivant à cheval entre les provinces canadiennes de l’Ontario et du Québec, et l’Etat de New-York, ces Amérindiens sont implantés au cœur d’une des régions les plus riches de l’Amérique du Nord (1). Ils n’hésitent pas à profiter des écarts de taxation pour acheter ici et revendre là. Notamment les cigarettes, achetées aux Etats-Unis et revendues au Canada, presque moitié moins cher que le prix normal, jusqu’à ce que, en février 1994, Ottawa décide une forte baisse de la fiscalité sur le tabac, sapant ainsi les bases économiques de la contrebande.

M. Paul Charest, professeur d’ethnologie à l’université Laval de Québec, commente ainsi la situation : « Jamais un traité signé entre Blancs et Amérindiens n’a été respecté par les Blancs. Certains Mohawks considèrent donc que la frontière entre les Etats-Unis et le Canada est une simple affaire de Blancs et font leur commerce sans s’en soucier. »

Mal connus, les autochtones du Canada sont bien souvent réduits au seul rôle d’assistés sociaux ; souvent traités d’« alcooliques », de « paresseux » et de « profiteurs », vivant au crochet de l’Etat. Les Amérindiens ne paient ni taxes ni impôts ? Faux ! Sur les réserves, les autochtones ne paient ni leur logement ni leur électricité ? Faux ! (2). M. Paul Charest ajoute : « Tant que les Amérindiens ont aidé les Blancs à découvrir le pays, ils ont été des amis. Aujourd’hui, aux portes des métropoles, ils dérangent. On les préfère en bons sauvages vivant de chasse et de pêche dans le Grand Nord. »

« Une vie de dépossessions »

Dans la réserve montagnaise de Betsiamites, à 700 kilomètres au nord de Québec, 2 300 autochtones vivent en bordure du Saint-Laurent. D’un côté, le bouillonnement du fleuve, large d’une trentaine de kilomètres ; de l’autre les mystères d’une forêt - striée de pylônes électriques. « Nous avons vécu une vie de dépossessions, explique Mme Marcelline Kanapé, chef du conseil de bande (3) de Betsiamites, car les barrages, les ravages de l’industrie minière, les pluies acides, les coupes à blanc de l’industrie papetière... ont mis à mal notre culture millénaire. » Malgré cela, la chef du conseil de bande s’étonne que la compagnie nationale d’électricité Hydro-Québec (4) puisse encore avoir l’idée de vouloir freiner la repousse des arbres, sous les lignes à haute tension, en effectuant, par avion, des épandages de produits chimiques. Sur cette réserve, qui s’étend sur 255 kilomètres carrés, on pratique toujours la cueillette et la chasse. Les produits chimiques n’auraient aucun mal à remonter la chaîne alimentaire humaine. Mais que pèsent les réticences de quelques chasseurs-cueilleurs, face aux arguments d’ingénieurs qui ne rêvent que d’exporter du courant électrique vers les Etats-Unis ?

La nationale 138 longe la côte nord du fleuve Saint-Laurent et prend fin à Havre-Saint-Pierre, ville portuaire et minière à 400 kilomètres en aval de Betsiamites. Au-delà, des bouts de routes non reliés entre eux, et entrecoupés de forêts, remontent vers le Labrador. 100 kilomètres ici. 50 kilomètres par là. Un projet, estimé à 2 milliards de dollars canadiens (5), vise à raccorder ces parcelles de macadam entre elles pour relier directement Montréal au Labrador. Les partisans de cette idée relèvent son indéniable intérêt touristique. Rêvant d’un avenir qui ne serait pas qu’automobile, les Innus se sont promis de mettre un tel plan en échec. « Le monde moderne a été complètement occidentalisé, explique Mme Lyla Andrew, chargée des affaires sociales au sein de la communauté innue (6) de Sheshatshit. Un Blanc peut se sentir chez lui dans toutes les capitales du monde. Pas un Innu. Sa patrie, ce sont ses forêts. » Cette population amérindienne proteste régulièrement contre les vols à basse altitude (30 mètres) pratiqués à partir de la base aérienne de Goose Bay par les avions à réaction allemands, britanniques et néerlandais de l’OTAN. Chaque année, près de dix mille sorties aériennes sont effectuées, chaque vol ayant une durée de 60 à 90 minutes. Mme Lyla Andrew ajoute : « Blancs et Innus ne parlent pas de la même chose. L’OTAN ne voit, dans le Labrador, qu’un immense espace à peine peuplé. Evoquer des nuisances à long terme est impossible puisque les Blancs qui viennent travailler sur la base ne restent que quelques années, puis repartent gagner leur vie ailleurs. »

De tels conflits de cohabitation se retrouvent ailleurs au Canada. Néanmoins, ils sont d’autant plus paradoxaux au Québec (7), province reconnue depuis 1969 dans son particularisme culturel et linguistique, que celle-ci admet mal que, sur ses terres, d’autres cultures aient des prétentions similaires. Le Canada est, en fait, constitué de trois groupes de populations : des autochtones, qui vivent sur l’ensemble du territoire ; des francophones, essentiellement installés au Québec ; des non-autochtones et des non-francophones que l’on retrouve dans les autres provinces : « Ce sont les trois drapeaux du vaisseau canadien », explique M. Rémi Savard, anthropologue à l’université de Montréal, qui ajoute : « Si le troisième drapeau aspire à un gouvernement central de plus en plus fort, les deux premiers montrent une insatisfaction séculaire exaspérée devant le peu d’espace politique que leur réservent encore les institutions canadiennes (8). »

Pourquoi le Québec n’a-t-il pas développé une politique des minorités ? Réponse de M. Rémi Savard : « La rencontre, sur ce même territoire, des deux petits drapeaux insatisfaits de la quincaillerie politique du pays, fait que, au lieu de se renforcer par une alliance, ils se perçoivent souvent comme des concurrents. Cette concurrence n’est possible qu’au Québec. Ces difficultés rongent les institutions canadiennes dans leur ensemble. Cette maladie se nomme l’incapacité d’imaginer des structures politiques faisant place au pluralisme. » Et notre auteur d’enfoncer le clou : « Le Québec est devenu la partie la plus à vif d’un pays inapte à concevoir le pluralisme (9). »

En octobre 1993, le mensuel américain National Geographic émettait quelques doutes sur la politique d’Hydro-Québec à l’égard du groupe amérindien Cri : « Tout se passe dans une région si éloignée et si peu peuplée que c’est à peine si Hydro-Québec ressent la nécessité de consulter la population autochtone, persuadé que celle-ci considérera le projet comme un triomphe de la technologie et non comme un danger pour son mode de vie. » La réaction de M. Christos Sirros, alors ministre québécois aux affaires autochtones, fut très claire : « Les Cris doivent cesser de nuire à l’image du Québec (10) ». Deux ans auparavant, l’éditorialiste anglophone Peter Newman avait écrit, à propos de revendications québécoises au sein de la confédération : « Et si l’on compensait financièrement les francophones en leur demandant de renoncer à leur culture québécoise ? Langue, nourriture et loisirs compris (11). » Avec le même plaisir de renverser les points de vue, M. Roméo Saganash, chef des Cris, ironisait récemment : « Le premier ministre du Québec, Jacques Parizeau, s’est rendu en Europe pour promouvoir ses projets. Nous pouvons faire de même (12). »

M. Winston White est un Inuit né sur la Terre de Baffin (Territoires du Nord-Ouest). En âge d’être scolarisé, il fut envoyé en pensionnat à Terre-Neuve, 2 200 kilomètres plus au sud, un trajet effectué en bateau : « Je ne rentrais chez moi qu’en été. J’étais déchiré entre deux cultures, n’appartenant pas à celle des Blancs et ne comprenant plus la mienne. » Aujourd’hui, à cinquante-trois ans, il perfectionne son inuktituk (langue des Inuits). Présentateur de programmes en anglais de Radio Canada Nord, il animera bientôt des émissions dans sa langue maternelle. L’itinéraire professionnel de M. White n’est que le reflet de la création du Nunavut, qui, le 1er avril 1999, deviendra le troisième territoire du Canada (13). A cette date, une superficie de 2 200 000 kilomètres carrés sera détachée des actuels Territoires du Nord-Ouest et administrée par les autochtones. En inuktituk, Nunavut signifie « notre terre » (14).

Refus du séparatisme

Pour la première fois au Canada, une région parlera essentiellement au nom d’un groupe autochtone (15). « Le gouvernement fédéral gagnera ainsi des points sur l’échiquier des relations publiques », estime André Légaré dans une étude consacrée aux Inuits, car « l’échec de précédentes conférences, mais aussi le conflit avec les Amérindiens d’Oka ont persuadé plusieurs dirigeants canadiens qu’ils devaient améliorer leurs relations avec les premières nations (16). » Les discussions menant à la création du Nunavut ont duré dix-huit ans... M. John Amagoalik, l’un des principaux négociateurs inuits, admet que « même si nous n’approuvons pas leurs méthodes ni l’emploi des armes, nous devons aux Mohawks d’avoir réveillé les Canadiens. » A propos de la question québécoise, M. Amagoalik ajoute : « Si la majorité du sud du Québec déclarait unilatéralement l’indépendance sans le consentement des autochtones du nord, il pourrait y avoir des problèmes », rejoignant en cela M. Ghislain Picard, grand chef de l’assemblée des premières nations du Québec et du Labrador : « Les autochtones combattront toute tentative de séparer le Québec du Canada. »

Philippe Bovet.

(1) 60 % de la population canadienne vit le long de l’axe économique du Saint-Laurent, appelé le « corridor », une zone économique allant de Montréal à Toronto et Windsor (le pendant canadien de Detroit). On estime qu’elle génère environ 55 % du produit national brut canadien.
(2) Extrait du magazine Rencontre, trimestriel édité par le secrétariat aux affaires autochtones du Québec. Au printemps 1994, cette publication consacra six pages à un « Vrai ou Faux » sur les Amérindiens, avec huit affirmations tirées des conversations de tous les jours et... huit fausses réponses. (3) Les francophones d’Amérique du Nord désignent, par « bande », une communauté autochtone. (4) Hydro-Québec appartient à 100 % à la province du Québec. Cette société a conçu les barrages de la baie James, l’un des plus importants projets hydroélectriques du monde. (5) Un dollar canadien vaut, en juin 1995, 3,60 francs français. (6) Les Innus, encore appelés Montagnais-Naskapi, sont des Amérindiens vivant au Labrador et au nord Québec ; ne pas confondre avec les Inuits. La communauté de Sheshashit, située à 50 kilomètres au nord de Goose-Bay, compte officiellement 887 membres. (7) Le Canada compte 26,9 millions d’habitants, dont 7,2 millions au Québec. (8) Culture, magazine de la société canadienne d’anthropologie, 1992, vol. XII. (9) Ibid. (10) Le Devoir, Montréal, 3 novembre 1995. (11) Maclean’s, Toronto, 16 septembre 1991. (12) Globe and Mail, Toronto, 3 février 1995. (13) La confédération canadienne est composée de dix provinces et de deux territoires (le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest). (14) Lire Ignacio Ramonet, « Sculpter l’identité inuit », Le Monde diplomatique, juillet 1989. (15) Lire Fulvio Caccia, « Vers la balkanisation tranquille du Canada », Le Monde diplomatique, octobre 1992.

(16) « Projet Nunavut. Bilan des revendications des Inuits des Territoires du Nord-Ouest », Etudes Inuites, vol. 17, n° 2, 1993, université Laval de Québec.


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02/03/2010

Le 25 octobre 2003, des “artistes de rue de droite” se mobilisaient pour “soutenir” le gouvernement.

 

Ce documentaire-court retrace la manifestation parisienne organisée par des groupes d’artistes de spectacle de rue, du collectif Restons Vivants, Fred Tousch (Le Nom du Titre), Le Fourneau, la Fédération des arts de rue, Philippe Nicolle (des 26000 couverts), des intermittents du spectacle.

Encadrés par des CRS et RG qui assistaient à la manifestation la plus drôle et absurde de leur carrière, les artistes ont déambulé du parvis de Notre-Dame à l’Assemblée Nationale.

Les passants, dont certains hommes politiques, ne savaient pas trop comment réagir face à cet étrange cortège, à leurs slogans peu communs. Est-ce une farce ? Est-ce une manifestation de droite, de gauche ? Peu importe. Cet événement les aura certainement marqué.

Diffusé sur Internet pendant la campagne électorale des élections présidentielles de 2007, ce documentaire-court a été relayé par de nombreux médias. Il a suscité des réactions diverses, dues à l’ambiguïté des slogans des “artistes de rue de droite”.

Fiche technique
Durée :
V1: 9 min
V2: 4 min 20
Copyright : 2007
Format :DV CAM
Réalisateur : Arnaud Contreras
Complice / Fixeur : Serge Calka
Montage : Joanie Kneppers
Production : À 360 Productions

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23/02/2010

RUDE BOY - film/documentaire avec The Clash - 1980

09:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/02/2010

Demandez aux Français s'ils préfèrent avoir comme ministre de l'Intérieur Charles Pasqua ou Pierre Joxe, vous serez stupéfait...

retrouver ce média sur www.ina.fr

 

 

De la pression politico-médiatique :

Info via Wiki:

Gilles Boulouque est un magistrat français. Il est le père de Clémence Boulouque, romancière.

Gilles Boulouque fut le magistrat instructeur des attentats de 1986, mettant en cause l'Iran.

Gilles Boulouque s'est suicidé le 13 décembre 1990 sous la pression politico-médiatique.

 

Le juge Boulouque est notamment au cœur de la polémique liée à la libération de Wahid Gordji en novembre 1987. Dans son enquête sur les attentats commis à Paris en 1986 par le réseau de Fouad Ali Saleh, le juge d’instruction veut faire interpeler Wahid Gordji, interprète, considéré comme le n° 2 de l’ambassade d’Iran à Paris. Celui-ci se retranche dans l'ambassade.

Charles Pasqua, ministre de l'intérieur, décide semble-t-il de se servir de Gordji comme monnaie d'échange contre les otages français détenus au Liban. L'Iran fait pression sur le Hezbollah, qui, le 28 novembre 1987, libère Roger Auque et Jean-Louis Normandin. Le lendemain, Gordji est enfin entendu par le juge Boulouque mais il ne tarde pas à prendre l'avion pour Téhéran, libre, le juge n’ayant retenu aucune charge contre lui.

Gilles Boulouque est très affecté par une caricature de Plantu à la une du « Monde », et écœuré par l’exploitation politicienne de cette libération, au point de porter plainte contre deux journalistes de « Libération » et du « Monde » qui mettent en cause son indépendance. Quelques mois plus tard, le magistrat est mortifié par l’attitude de la Chancellerie qui permet son inculpation pour « violation du secret de l’instruction » sur plainte de Fouad Ali Saleh en novembre 1988.

L'affaire Gordji donne lieu à un échange verbal très tendu entre François Mitterrand et Jacques Chirac lors du débat télévisé qui clôt la campagne présidentielle de 1988. Le président de la République accuse son premier ministre de lui avoir dévoilé les soupçons pesant contre Wahid Gordji, ce que Chirac dément.

 

 

LIBERATION D’ANIS NACCACHE

L’extrémiste pro-iranien avait tenté d’assassiner l’ancien premier ministre du Chah. Deux personnes avaient été tuées Sa libération avait été régulièrement exigée par les terroristes qui avaient organisé la vague d’attentats en 1986 à Paris

La nouvelle est tombée vendredi en fin d’après-midi. Un communiqué publié par le ministère de la Justice annonçait : « Anis Naccache, Mehdi Nejad Tabrizzi, Faouzi Mohamed el Satari, Mohamed Jawat Jenab, Salaheddine Mohamed el Kaara, ont bénéficié d’une mesure de grâce après avoir effectué dix ans de réclusion criminelle. Ils ont fait l’objet d’arrêtés d’expulsion du territoire français qui ont été exécutés ce jour ».

Anis Naccache avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité le 10 mars 1982 pour l’attentat manqué, le 18 juillet 1980 à Neuilly, contre l’ancien premier ministre du Chah d’Iran, Chapour Bakhtiar, exilé en France. Pendant les deux premiers mois de 1979, ce dernier avait été l’organisateur de la répression - qui avait fait des centaines de morts - des manifestations populaires contre la monarchie iranienne à la veille de sa chute.

Anis Nakkache, d’origine libanaise et de confession chiite, était le chef d’un commando composé de deux Iraniens, d’un Palestinien et d’un autre Libanais. Trois de ses complices avaient été condamnés à l a réclusion criminelle à perpétuité et le quatrième à 20 ans de prison. L’action terroriste avait coûté la vie à deux personnes dont un policier. Trois gardiens de la paix avaient été blessés, dont un gravement, paralysé à vie.

Anis Naccache s’est envolé de l’aéroport d’Orly vendredi peu avant 17 heures pour Téhéran, en compagnie de ses quatre complices, à bord du Boeing-747 assurant le vol régulier d’Iran Air.

L’Iran et les groupuscules extrémistes se réclamant de Téhéran au Liban ont régulièrement exigé la libération d’Anis Naccache qui, pour eux, n’avait que tenté d’exécuter « un jugement de Dieu ». De son côté, Anis Naccache avait, en février 1989, à la veille d’une visite à Téhéran du ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, demandé aux autorités iraniennes de « rappeler à la France ses engagements », laissant ainsi entendre que sa remise en liberté faisait partie du prix à payer par la France pour la libération des otages détenus au Liban. Pour obtenir sa libération il a observé une longue grève de la faim, du 11 septembre 1989 au 26 janvier 1990.

Devenu, à tort ou à raison, un enjeu politique important, son nom a été régulièrement évoqué à l’occasion des négociations pour la libération des otages français détenus au Liban. Les organisateurs de la vague d’attentats terroristes qu’à connue notre pays en 1986 ont régulièrement réclamé la libération de Naccache.

En septembre 1985, à l’occasion d’une première tentative de négociations pour la libération des otages français, Mohamed Sadek, un représentant des Gardiens de la révolution iraniens avait évoqué, à Paris, l’éventualité d’un échange avec Naccache.

C’est en février 1986 qu’a eu lieu la première vague d’attentats en France. Ces actions terroristes avaient été revendiqués par le « Comité de solidarité avec les prisonniers arabes du Proche-Orient » (CSPPA) qui a exigé la libération de quatre terroristes internés en France, parmi lesquels Anis Naccache. Celui-ci, dans un télégramme à son avocat, avait immédiatement condamné les attentats. En septembre de la même année une nouvelle série d’attentats meurtriers à Paris avait également été revendiqués par le CSPPA. Ces tueries - chacun a en mémoire le carnage de la rue de Rennes - avaient, au total fait 13 morts et 450 blessés.

Anis Naccache qui s’était toujours présenté comme chargé d’une mission précise, l’assassinat de Chapour Bakhtiar, a proposé le 27 septembre de l’an dernier d’indemniser toutes les victimes de l’attentat qu’il avait organisé en 1980. Il n’est pas le seul terroriste libéré avant le terme normal de sa peine - ou avant toute condamnation - par les autorités françaises. Déjà en janvier 1977, par exemple, sous la présidence de Giscard d’Estaing, le Palestinien Abou Daoud, considéré comme le responsable de la prise d’otages aux Jeux olympiques de Munich le 5 septembre 1972 (17 athlètes israéliens tués) était expulsé. En janvier 1983, le Palestinien Hosni Haj Eid Walid, auteur de la prise d’otages à l’ambassade d’Irak, condamné en mars 1980 à huit ans de réclusion, avait été libéré sans conditions et expulsé. En février 1986, Assed Kayed et Husni Hatem avaient également été élargis. Ils étaient les assassins d’Ezzedine Kalak, représentant de l’OLP à Paris, tué le 3 août 1978. Vahid Gordji, un des responsables de l’ambassade d’Iran en France, a été expulsé le 29 novembre 1987. Réfugié depuis le 30 juin dans l’ambassade iranienne, Gordji sera échangé avec Paul Torri, consul de France à Téhéran, après un blocus de cinq mois des ambassades respectives. Deux jours auparavant, étaient libérés deux otages français au Liban, Jean-Louis Normandin et Roger Auque.

C’est à partir de ce moment-là que l’on assista aux premiers signes d’une normalisation des relations franco-iraniennes. La grâce d’Anis Naccache devrait confirmer la « volonté politique » sans laquelle les négociations ne peuvent pas aboutir, ainsi que l’a rappelé à plusieurs reprises le négociateur français, François Scheer, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. En septembre 1989, l’Iran avait accepté de dissocier les discussions sur le contentieux de l’affaire Naccache. Ce faisant, Téhéran libérait la France d’une pression, et facilitait une grâce éventuelle. Les négociations franco-iraniennes portent d’une part sur le remboursement par Paris du reliquat (340 millions de dollars) et des intérêts d’un prêt d’un milliard de dollars octroyé par l’Iran du Chah au Commissariat à l’Energie atomique et d’autre part, sur les compensations que l’Iran doit verser à des sociétés françaises pour contrats rompus unilatéralement. www.humanite.fr

 

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