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01/11/2009

BaBar et le collisionneur PEPII à SLAC ou pourquoi Adlène Hicheur devient la nouvelle bombe de l'antiterrorisme...

vidéo BBC "un peu"embbeded...

 

 

vidéo Bollywood (ne rien boire ou manger en la visionnant si vous ne voulez pas tâcher le clavier ou l'écran en hurlant de rire...)

 

 

Ph. Madelin a posté un article sur son blog :

Le frère d’Adlene Hicheur raconte l’arrestation de son frère

Suite de l’affaire Hicheur, arrêté jeudi à Vienne (Isère) par les policiers de la DCRI (renseignement, contre- espionnage).

Halim, son frère raconte l’arrestation d’Adlene.

Les forces spéciales du ministère de l’intérieur (dont j’apprends l’existence, figurez-vous…) ont encerclé, jeudi dernier à 5h30 du matin, le quartier ou mes parents habitent et ou se trouvaient mes deux frères ainsi que ma mère, ils ont défoncé la porte, passé les menottes à mes frères et lorsqu’ils ont tenté de le faire avec ma mère (qui est agée et diabétique) elle s’est évanouie, puis a été réveillée par un médecin (ou un prétendu médecin), des enquêteurs qui les accompagnaient ont alors interrogé dans des pièces séparées ma mère et mes frères, ils n’ont cessé de répéter une question: pourquoi tout cet argent...

 

 

d'autres s'interrogent encore sur le net:

 

The Curious Case of Adlene Hicheur


By Scott Stewart, Stratfor 21/10/09
Oct 22, 2009 - 10:01:37 AM


On Oct. 8, 2009, French police and agents from the Central Directorate of Interior Intelligence (known by its French acronym, DCRI) arrested French particle physicist Adlene Hicheur and his brother, Halim, who has a Ph.D. in physiology and biomechanics. French authorities arrested the brothers at their family home in Vienne, France, and also seized an assortment of computers and electronic media. After being questioned, Adlene Hicheur was kept in custody and charged on Oct. 12 with criminal association with a terrorist enterprise for allegedly helping al Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM) plan terrorist attacks in France. Halim Hicheur was released and denies that the brothers were involved in any wrongdoing.

Perhaps one of the most intriguing aspects of this case is that Adlene Hicheur, the man the French government has charged with seeking to help AQIM conduct attacks in France, earned a doctorate in particle physics and has worked at the European Organization for Nuclear Research (CERN). In addition to his work at CERN, Hicheur also reportedly worked at the Rutherford Appleton Laboratory (RAL) in Oxfordshire, England, for about a year in 2005 and is believed to have spent six months in 2002 at the Stanford Linear Accelerator Center in California, where he conducted research for his doctorate...la suite

 

Al Qaeda’s Nuclear Scientist? The Case of Adlene Hicheur


October 30, 2009 09:02 AM Age: 2 days
Category: Terrorism Monitor, Global Terrorism Analysis, Home Page, Terrorism, Europe, Featured

Large Hadron Collider, CERN

Amidst much furor, French anti-terrorism judge Christophe Tessier announced that year-old Algerian-French scientist Dr. Adlene Hicheur had been brought up on charges of “association with terrorists” on October 12. Allegedly in contact with al-Qaeda’s North African affiliate, al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM), Dr. Hicheur was arrested with his 25-year old brother (later released) in Vienne, France on October 8 after an 18-month investigation headed by France’s internal security service, the Direction centrale du renseignement intérieur (Central Directorate of Interior Intelligence - DCRI) (Le Monde, October 14).

A scientist involved in the Large Hadron Collider project (also known as the European Organization for Nuclear Research or CERN), Dr. Hicheur’s arrest was met with a wave of speculation in the press that he might be at the center of a nuclear-focused al-Qaeda plot. [1] In an attempt to dampen such speculation, CERN published a press release which admitted that Dr. Hicheur was an employee, but categorically stated: “CERN does not carry out research in the fields of nuclear power or nuclear weaponry.” [2]

 

 

allez Brice, fait pêter les infos...

http://rlv.zcache.com/babbar_khalsa_international_sticker-p217240167691864850qjcl_400.jpg

14:41 | Lien permanent | Commentaires (1) |

14/10/2009

Le film " Déchets : Le cauchemar du nucléaire" visible sur Arte + 7 jusqu'au 20 octobre 2009

Pascal nous signale que le film réalisé par Eric Guéret est visionnable sur Arte + 7 encore pendant quelques jours !!!

lien :  http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=2883866.html

Déchets : Le cauchemar du nucléaire

Un documentaire coup de poing sur l'un des plus grands tabous de notre société : les déchets radioactifs, face cachée du nucléaire.

En pleine prise de conscience des menaces de réchauffement climatique, et tandis que les industriels et certains politiques présentent l'énergie nucléaire comme une énergie propre, maîtrisée et sans impact sur l'environnement et la santé, les auteurs partent en quête d'une vérité qui dérange. Les déchets sont le talon d'Achille du nucléaire, son pire cauchemar. Les populations en ont peur, les scientifiques ne trouvent pas de solution acceptable, les industriels tentent de nous rassurer et les politiques évitent le sujet. Mais qu'en connaissons-nous exactement ? Comment avoir une vision claire d'un domaine couvert depuis toujours par le secret ? Que ce soit en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux États-Unis ou en Russie, cette enquête scientifique et politique aborde le sujet tabou du nucléaire par sa zone la plus sombre. Un documentaire indispensable pour mieux comprendre des choix qui pèsent lourd sur l'avenir de l'humanité.

(France, 2009, 98mn)
ARTE F
Réalisateur: Eric Guéret

20:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Communiqué 5 octobre - La guerre entre le FLN et le MNA...un immense gâchis ?

 

de chez backchich

 

Le MNA ou les tabous de l’histoire d’Algérie

Passé / dimanche 31 août 2008 par Akram Belkaïd

 

Tous les conflits de l’histoire d’Algérie ne sont pas purgés. Notamment celui qui a opposé le MNA et le FLN, aux premières lueurs de la lutte pour l’indépendance.

 

Il y a quelques semaines, j’ai reçu un message d’un fidèle et très lointain lecteur de la présente chronique à propos de l’histoire d’Algérie et de ses thèmes interdits. Evoquant les nombreuses interrogations concernant la période 1945-1963, il se demandait si un appel d’intellectuels pourrait convaincre des acteurs ayant vécu cette époque de s’exprimer pour dire toute la vérité. « La génération concernée nous quitte progressivement, m’a-t-il écrit. Nous sommes à l’extrême limite temporelle où nous pourrions enfin savoir de la bouche des derniers protagonistes tout ce qui s’est réellement passé y compris sur les questions taboues : la crise berbériste, la trahison du MNA, la mort d’Abane Ramdane, le massacre de Melouza, les vraies raisons qui ont débouché sur les événements sanglants du 8 mai 1945, l’asphyxie organisée des maquis, les motivations réelles des officiers musulmans qui ont déserté l’armée française pour rejoindre le FLN (les daf), la paranoïa d’Amirouche, sa mort avec celle de Si Haoues, l’ampleur réelle du massacre des harkis, le rôle des « marsiens » (ceux qui ont pris le maquis après le cessez-le-feu de mars 1962) » Et de citer le cas de l’Indonésie ou de l’Afrique du Sud où des commissions ont su surmonter l’obstacle du nationalisme pour faire la lumière sur des événements douloureux pour ne pas dire honteux.

Parler mais d’abord délier les langues

 

Ma réponse était empreinte de scepticisme. Faire parler les acteurs qui sont encore en vie ? Pourquoi pas mais à condition qu’un déclic majeur puisse délier les langues et faire en sorte que l’on sorte des discours convenus. Pour étayer mon propos, j’ai cité le cas de Lakhdar Belaïd, un camarade journaliste dont j’attendais depuis des années le livre sur le Mouvement national algérien (MNA) de Messali Hadj. Un projet qui butait sur une grande difficulté : la réticence des anciens militants de ce parti à se raconter et à revenir sur un épisode de l’Histoire dont on parle peu et toujours avec grande prudence en Algérie comme en France. Hasard, coïncidence ou signe encourageant, quelques jours après cet échange épistolaire, j’ai reçu les épreuves du livre de Lakhdar Belaïd [1]

 

Cet ouvrage est une enquête sur le père de l’auteur. Un père, aujourd’hui disparu qui n’a jamais accepté de raconter son passé de militant du MNA fidèle jusqu’au bout à Messali Hadj. Un père qui fut acteur, comme tant d’autres membres de son parti, de la bataille fratricide qui opposa, surtout en France, le FLN et le MNA. Une véritable guerre civile dont les générations nées après l’indépendance ne savent pas grand-chose puisque cet épisode sanglant a toujours été enveloppé dans un voile de confusion et de désinformation. C’est bien simple, une majorité d’Algériens qui n’ont pas connu la Guerre de libération sont convaincus que le MNA et les Harkis, c’est Hadj-Moussa et Moussa-Hadj. Quant à Messali Hadj, réhabilité a minima en 1999, nombreux sont ceux qui lui contestent encore le rôle de père du nationalisme algérien et qui persistent à le qualifier de traître à la cause de l’indépendance.

 

Le livre de Lakhdar Belaïd n’est donc pas une enquête sur le MNA. C’est avant tout l’histoire d’un père qui fut emprisonné et condamné durant la Guerre d’Algérie, la justice française l’ayant accusé d’avoir commandité l’assassinat d’un militant du FLN dans la région lilloise. Au fil des pages, on découvre le parcours d’un travailleur immigré en provenance de Kabylie auquel la fédération de France du PPA-MTLD donna, comme à tant d’autres Algériens, une conscience nationaliste et une éducation politique. Restitué non sans mal du fait du mutisme des survivants interrogés par l’auteur, cet itinéraire a pour toile de fond la férocité de la guerre entre le FLN et le MNA, les attentats, les représailles, le jeu trouble de la police française, en somme, tous ces actes sanglants que la presse de l’époque qualifiait souvent de « règlements de compte entre Nord-Africains ».

Le MNA algérie dépassé par un rival plus moderne

 

On réalise en lisant cet ouvrage que nombre de militants du MNA ont été jusqu’au bout de farouches nationalistes et qu’ils ont été partie prenante du combat pour l’indépendance de l’Algérie en organisant notamment des manifestations en France dont certaines furent dispersées dans le sang par les forces de l’ordre. Après 1962, le père de Lakhdar Belaïd s’est par exemple toujours opposé à ce que ses enfants prennent la nationalité française et c’est en Algérie que cet homme a terminé sa vie. On apprend aussi que le MNA s’est attaqué aux harkis comme l’explique un témoin messaliste interrogés par l’auteur.

 

Alors, pourquoi la guerre entre le FLN et le MNA ? L’intérêt du livre de Belaïd est qu’il met en exergue le point de vue du second camp, celui qui malgré son implantation forte en France a finalement été broyé par les commandos de choc du FLN à l’image de la liquidation de la direction de l’USTA (Union syndicale des travailleurs algériens, syndicat messaliste). Et les justifications des messalistes tournent souvent autour de l’attachement obsessionnel à Messali Hadj tandis que le FLN se voit dénié toute légitimité à conduire la Révolution qu’il a pourtant déclenchée.

 

Cinquante ans après cette période, on ne peut s’empêcher de penser que cette guerre entre le FLN et le MNA n’a été qu’un immense gâchis. A qui la faute ? Aux acteurs encore vivant de nous le dire. Pourquoi une telle violence, une telle haine (4.000 morts et 12.000 blessés uniquement en France) ? Le MNA représentait-il vraiment une menace pour l’indépendance ? Le statut de représentant unique, pour ne pas dire absolu, du peuple algérien était-il à ce point indispensable pour le FLN pour qu’il le conduise à liquider d’autres tendances politiques favorables à l’indépendance (messalistes mais aussi communistes) ?

 

La faiblesse politique du MNA ne résidait-elle pas dans le culte, archaïque et d’un autre âge, de Messali Hadj ? Ce dernier avait-il vraiment planifié le début de la guerre d’indépendance pour 1954, se faisant prendre de vitesse par ceux qui allaient créer le FLN ? Ces questions sont posées depuis longtemps. Nous attendons encore les réponses et, finalement, cette idée d’appel d’intellectuels pour que s’expriment enfin les acteurs de cette période est une urgence.

 

 

 

 

 

 

FLN contre MNA: la guerre dans la guerre

 

Par Edgar Morin «L’Affaire Bellounis», publiée en 1998 par un adjoint du chef de guerre messaliste, jette une lumière crue sur les divisions sanglantes du mouvement national algérien

 

5. FLN contre MNA: la guerre dans la guerre

 

Le Nouvel Observateur. – L’extraordinaire, avec «l’affaire Bellounis», est qu’elle ouvre le dossier méconnu d’une lutte acharnée au sein du nationalisme algérien...

Edgar Morin. – Oui. Et dès le début de la guerre d’Algérie. Il y a un conflit entre Messali Hadj, fondateur du nationalisme algérien, et son comité central, qui lui reproche son culte de la personnalité. Un groupe clandestin, le CRUA (Comité révolutionnaire d’Unité et d’Action), futur FLN, décide de réconcilier les uns et les autres... en lançant une insurrection armée, le 1er novembre 1954. Du coup, Messali décide que ses hommes vont prendre le maquis. Et quand le FLN veut absorber ses forces, il refuse. Rapidement, les combattants du FLN attaquent les maquis de Messali et les éliminent. Sauf un, le plus dur, celui que dirige Bellounis. Des officiers français nouent alors des contacts avec Bellounis pour l’utiliser contre ses frères ennemis du FLN. C’est l’année du massacre de Melouza, où des combattants de l’ALN-FLN vont tuer plus de 300 habitants d’un village favorable à Messali. Pris entre deux feux, Bellounis n’a plus le choix. Il est urgent pour lui de conclure un accord de fin des hostilités avec les Français. Il réussit à les bluffer sur l’importance de ses forces, pose ses conditions et réclame des armes et du matériel. Qu’il obtient. En contrepartie, les Français lui demandent de ne plus utiliser le drapeau algérien, de ne pas prélever d’impôt et de ne pas mobiliser. Ce qu’il ne respectera pas.

 

N. O. – Pour Bellounis, cet accord est une trêve armée, en attendant le jour où, une fois liquidé le FLN, il se retournera contre l’«armée colonisatrice»?

E. Morin. – Exactement. D’ailleurs, il écrit à Messali pour lui demander sa caution: «Donnez-moi votre bénédiction... Nous allons libérer l’Algérie!» Sauf que le vieux leader est persuadé – à tort – qu’il y a des accords secrets entre Bellounis et les Français. Il ne les obtient pas et refuse de reconnaître Bellounis.

N. O. – Se bat-il vraiment contre le FLN?

E. Morin. – Pendant toute une année. Son maquis s’étend et ses troupes bien armées, atteignent 8000 hommes! Au point que les Français finissent par s’en inquiéter.

N. O. – Après le 13 mai 1958, les Français lui demandent de se rallier. Il refuse. Le 23 juillet, les commandos du 11e Choc lui tendent un guet-apens...

E. Morin. – ... et Bellounis est tué. Après sa mort, son état-major est très divisé. Les uns pensent qu’il faut rallier le FLN; d’autres, qu’il faut continuer seuls le combat. Une partie du maquis se perd dans la nature...

N. O. – Comment avez-vous rencontré Chems Ed Din – c’est un pseudonyme –, l’auteur du texte que vous avez préfacé (1)?

E. Morin. – Il faisait partie de l’état-major de Bellounis. A sa mort, il décide de se rendre en bus à Alger. Arrêté à un contrôle, il est interrogé par les Services psychologiques, à qui il dit tout. On le libère et il gagne la France où il trouve un emploi… de vendeur au BHV. J’habitais à côté, rue des Blancs-Manteaux, où j’avais caché un temps un fugitif, un parent à lui. Mis en confiance, il vient me voir avec ce manuscrit: il veut témoigner.

 

N. O. – Qu’est-ce qui vous pousse à accepter?

E. Morin. – Le souvenir de la honte. J’étais scandalisé par la campagne de calomnie contre les messalistes, les faisant passer pour des traîtres, des espions, des collabos de la police. Et j’avais en tête la campagne de diffamation menée pendant la guerre contre les trotskistes accusés d’être des agents de Hitler. A l’époque, j’étais communiste et je n’avais rien dit. Et j’avais honte de m’être tu. En 1955, les amis du FLN, Francis Jeanson et André Mandouze, veulent faire passer l’idée que Messali est le Pierre Laval d’Algérie. Il y a même des gens des «Temps modernes» qui affirment que le FLN est l’avant-garde du prolétariat mondial. Il y a quand même eu, à cette époque, une débauche de conneries exprimées!

N. O. – Evidemment, l’affaire Bellounis est présentée comme la «preuve» de la trahison de Messali...

E. Morin. – Pardi! Sauf que je sais, moi, que Bellounis n’a pas la caution de Messali. Que celui-ci est resté un nationaliste. Contre cette hystérie fanatico-sectaire, je suis prêt à défendre son honneur.

N. O. – Pour publier ce texte, vous vous adressez à Jérôme Lindon. Sa réponse?

E. Morin. – «Ce n’est pas le moment!» Combien de fois ai-je entendu cela dans ma vie! J’ai donc gardé le manuscrit.

N. O. – Pourquoi le faire publier en 1998?

E. Morin. – J’ai rencontré une jeune femme d’origine algérienne, une actrice, dont le père était militant messaliste. Elle m’a dit qu’elle avait beaucoup souffert de l’étiquette de «traître» accolée à sa mémoire. Alors j’ai envoyé le manuscrit, un peu comme une bouteille à la mer.

N. O. – Quelle a été la réaction des critiques?

E. Morin. – Nulle. Pas un mot dans la presse. Les gens n’ont pas compris... Ils n’ont pas lu!

N. O. – Aujourd’hui encore, vous ne pouvez pas dire qui est Chems Ed Din?

E. Morin. – Hé non! L’auteur est toujours en Algérie, et cette affaire n’est pas encore purgée. La lutte entre le FLN et le MNA, en France et en Algérie, a fait plus de 10000 morts. Ces frères se sont entre-tués. Rien n’est plus horrible. «L’affaire Bellounis» montre ce qu’on a voulu cacher: la complexité de cette guerre. Il y avait plusieurs voies vers l’indépendance. Reste que la liquidation des messalistes est un des péchés originaux du FLN. Qui nous dit que, parmi les massacres actuels, il n’y pas le souvenir de ces villages messalistes et FLN qui ont tellement souffert de cette féroce guerre entre frères?

 

Propos recueillis par JEAN-PAUL MARI

 

(1) «L’Affaire Bellounis», par Chems Ed Din, préface d’Edgar Morin («Retour sur la guerre d’Algérie»), Editions de l’Aube.

 

Jean-Paul Mari

Le Nouvel Observateur

 

Des couvre-feux à Paris en 1958 et 1961 : Une mesure importée d’Algérie pour mieux lutter contre le FLN ?

Sylvie Thenault
L’historiographie récente relative aux événements d’octobre 1961 à Paris a présenté le système répressif alors en place comme le résultat de l’importation, par Maurice Papon, des mesures qu’il connut précédemment au Maroc et en Algérie. Cet article a pour objet de nuancer cette thèse, en examinant précisément le processus de décision du couvre-feu, qui avait aussi été décidé une première fois, en 1958. Il apparaît alors que la thèse de l’importation néglige deux aspects : le rôle des revendications policières dans ce processus et la traduction concrète du couvre-feu, sur le terrain. Ainsi, le couvrefeu s’inscrit dans le cadre de la gestion des troupes policières par leur hiérarchie et il renforce le repérage et le fichage des migrants de la région parisienne. Recent historiography about autumn 1961’s events in Paris tends to consider this repression as the result of Maurice Papon’s action, who is supposed to have reproduced the methods of counter-insurgency he learned before, in Morocco and Algeria. This article wants to discuss such a thesis because, notably, it neglects the role of the police troops in the decision of pronouncing a curfew. And finally, the reconstitution of the process of decision shows that Maurice Papon’s former experience wasn’t simply reproduced as such.
• 1958-1961, des communiqués aux portées très différentes
• Les « Français musulmans d’Algérie » comme cible
• De la lutte contre le terrorisme à la gestion de la base policière
• Conclusion


« Dans le but de mettre un terme sans délai aux agissements criminels des terroristes, des mesures nouvelles viennent d’être décidées par la préfecture de police. En vue d’en faciliter l’exécution, il est conseillé de la façon la plus pressante aux travailleurs algériens de s’abstenir de circuler la nuit dans les rues de Paris et de la banlieue parisienne, et plus particulièrement de 20h30 à 5h30 du matin. (…)

D’autre part, il a été constaté que les attentats sont la plupart du temps le fait de groupes de trois ou quatre hommes. En conséquence, il est très vivement recommandé aux Français musulmans de circuler isolément, les petits groupes risquant de paraître suspects aux rondes et patrouilles de police. Enfin, le préfet de police a décidé que les débits de boissons tenus et fréquentés par les Français musulmans d’Algérie doivent fermer chaque jour à 19 heures ».

 

 

 

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08/10/2009

Mémoire lourde : archives du 17 octobre 1961

20:58 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/10/2009

Tout ce qui est noir et casqué n'est pas CRS

REPORTAGE SUR LES CRS. - RD du 4 décembre 1986 : place des Invalides, les CRS attendent dans les cars. Ordre de descendre pour affronter les étudiants qui contestent la Loi DEVAQUET : images de la manifestation Un CRS dans un car : on a un peu peur, il faut obéir. La manifestation se poursuit la nuit et François RIGAL perd son oeil victime d'une grenade lancée à tir tendu. - RD 5/12/1986 : voltigeurs dans le Quartier Latin. Ils vont frapper à mort MALEK OUSSEKINE. - Commentaires d'un CRS, un an plus tard : "malade comme il (M OUSSEKINE) était, il aurait pu rester chez lui". - A Lagny sur Marne, la 4ème compagnie de CRS s'entraîne : tir, [gros plan] de la grenade non toxique de gaz lacrymogène. Interview: quand on lance les fusées grenades c'est sur ordre du commandant ; les tirs tendus sont interdits. Les CRS, gardes mobiles et autres forces de police ont les mêmes armes, mais seuls les CRS ont mauvaise réputation, on les rend responsables de toutes les bavures. - Suite des manoeuvres. - Interview de CRS sur l'attente dans les cars : le plus dur c'est d'attendre comme l'année dernière 3 heures devant les manifestants. / attendre 3 heures dans un car n'est pas important, le pire est d'être 3 heures face aux manifestants. - La compagnie boit et joue au flipper. - Entraînement des appelés dont le responsable mâchant son chewing-gum explique qu'il était en stage lors des événements de déc 1986. - Interview de jeunes recrues : j'ai la vocation de CRS / un ex étudiant : j'ai un peu manifesté à Nancy, je veux être dans la police/ autre ex étudiant : pas intéressé par les manifs, j'étais du côté de la police. - En famille, un CRS : lorsque l'ordre de charge est donné on agit dans un cadre légal, peu importe qui est en face. Ses enfants : c'était pas des CRS pour Malik/ on a fait la grève. Le père CRS : ma fille a SUBI la grève de ses professeurs. La fille : on a participé à la contestation. Le fils déguisé en CRS : je veux être CRS, ça se voit pas ?

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06/10/2009

Kazakhstan - Turkménistan les ciments Bouygues et Jacques Merceron-Vicat promètent des bénéfices "en bêton"

http://socio13.files.wordpress.com/2008/12/sarkozy-dassault-bouygues-lagardere.jpg

 

 

05-10-2009 10h51

Total : PLUSIEURS MILLIARDS D’EUROS DE CONTRATS À SE PARTAGER AU KAZAKHSTAN

(investir.fr) Le président français, Nicolas Sarkozy, se rendra demain à Astana, capitale du Kazakhstan, pour concrétiser, par une série de contrats portant sur plusieurs milliards d’euros, l’arrivée des entreprises françaises dans ce pays à forte croissance économique.

Total et GDF Suez devraient ainsi profiter de la visite de Nicolas Sarkozy chez le plus gros producteur d’hydrocarbures d’Asie centrale pour signer une prise de participation dans le champ gazier de Khvalynskoye, en mer Caspienne, pour un montant d’environ un milliard d’euros.

Vinci, à travers un consortium dirigé par sa filiale Spie Capag, va engager des négociations exclusives en vue de la construction d’un oléoduc reliant le champ pétrolier Kashagan et les côtes de la mer Caspienne. Un aboutissement favorable de ces discussions entraînerait la signature d’un contrat de 1,5 à 2 milliards d’euros, dont 1,2 milliard d’euros revenant aux entreprises françaises. L’Elysée précise qu’un tel contrat permettrait de créer ou de préserver plusieurs milliers d’emplois dans le bassin industriel de Dunkerque, chez des entreprises comme ArcelorMittal.

Des contrats dans le domaine de la défense et de l’espace devraient également voir le jour entre ces deux pays liés par un partenariat stratégique depuis juin 2008. EADS, via sa branche Astrium, serait amené à fournir deux satellites d’observation terrestre (un tiré depuis Kourou et le second depuis Baïkonour) et à construire un centre d’intégration pour un montant global de 230 millions d’euros. Eurocopter, autre filiale d’EADS, signera un accord portant sur la construction d’un centre régional d’hélicoptères. Thales fournira par ailleurs 4.500 radios tactiques à l’armée kazakhe. La valeur de ce contrat pilote approche les 100 millions d’euros, pour un programme devant représenter un total de deux milliards d’euros.

Dans le domaine nucléaire, Areva va créer une nouvelle coentreprise avec son partenaire Kazatomprom afin de commercialiser, à terme, 400 à 500 tonnes de combustible pour centrales nucléaires, à destination principalement de la Chine.

Enfin, le groupe Suez Environnement, via sa filiale Degrémont, devrait conclure un accord pour la fourniture d’une usine de traitement des eaux à Astana, pour 150 millions d’euros.

Le titre Thales gagne 2,22%, à 33,50 euros, Total 0,48% à 39,51 euros tandis que l’action EADS cède 0,17%, à 14,46 euros.

DD

(Zonebourse.com) - Encore une fois, Borat a tort de se moquer du Kazakhstan…. Après avoir investi au Sénégal, Vicat, le cimentier familial dirigé par Jacques Merceron-Vicat, vient d’annoncer la conclusion d’un accord avec la société d'investissement Kazkommerts Invest pour créer en commun une société de production et de commercialisation de ciment. Vicat détiendra 60 % de la nouvelle société et son associé Kazakhe, le solde. C'est le dernier épisode du feuilleton : « Vicat mise sur les pays émergents ».

Le projet, qui représente un investissement de 230 millions de dollars (156,2 millions d'euros), prévoit la création d'une nouvelle usine à Mynaral au Kazakhstan. Celle-ci sera construite par une entreprise chinoise et devrait commencer à fonctionner en 2010, pour produire 1,1 million de tonnes de ciment. Premier marché du monde, la Chine consomme environ 40% de la production mondiale de ciment. Ce marché devrait s'accroître annuellement de 5% dans les cinq prochaines années.

Renforcement dans les pays émergents

« Cela faisait plus de trois ans que nous cherchions à nous implanter dans ce pays qui est contraint d'importer massivement du ciment faute de structure de production », souligne Jean-Pierre Souchet, directeur financier de Vicat. « Cette acquisition correspond à notre stratégie de nous développer dans les pays émergents, Egypte, Sénégal, Mali, mais aussi en Malaisie et Inde », indique-t-il.

Pour mémoire, Vicat avait annoncé en décembre dernier 150 millions d’euros d’investissement au Sénégal. 150 millions d’euros, c’est à peu près l’équivalent des 230 millions de dollars annoncés aujourd’hui dans cet Etat l’ex-URSS.

Promesses d’Asie centrale

Le Kazakhstan dispose de richesses (pétrole, gaz et uranium) on ne peut plus convoitées et d’une situation géographique stratégique, entre Russie et Chine.


Poutine le sait bien, qui renouvelle les opérations de « charme » envers ce pays. Les Etats-Unis aussi, puisque que Condoleezza Rice a fait « ses armes » dans le monde pétrolier au sein de l’opérateur américain Chevron en négociant les contrats d’exploitation de cette ancienne république soviétique. Ces activités lui ont d’ailleurs permis de rencontrer Dick Cheney à cette occasion, lorsqu’il présidait aux destinées de Halliburton.

Grâce à ses importantes ressources naturelles (pétrole, uranium, or), le Kazakhstan connaît une forte croissance et des besoins en construction (et donc en ciment et béton), lesquels augmentent de 10 % à 15 % par an.

L’entreprise Vicat, née à Grenoble est quant à elle toujours contrôlée par les héritiers des fondateurs. La famille Merceron-Vicat – dont est issu Louis Vicat, l'inventeur du procédé industriel de la fabrication de ciment – détient 57 % de l'entreprise et est encore aux commandes : Jacques Merceron-Vicat en est le PDG depuis 1984.

Le groupe Bouygues en Asie Centrale
Le 22 octobre 2004

Au Turkménistan, après la mosquée de Gueok-Tepe et le Palais présidentiel, Bouygues Construction a été chargé de construire le Théatre d’arts dramatiques, le Musée des beaux-arts d’Ashkabad, ainsi que la mosquée de Kiptchak. Cette nouvelle mosquée réalisée par le groupe français pour le président à vie du Turkménistan, Niazov, dans son village natal de Kiptchak, doit être inaugurée ce vendredi. Le coût de ce projet remporté par la société française au Turkménistan est de 139 millions de dollars...

Le secteur du Bâtiment-travaux publics est le second domaine dans lequel d’importants contrats ont été signés entre les Républiques d’Asie centrale et la France.

Kazakhstan

Le groupe Bouygues a réalisé plusieurs chantiers dans les ex-républiques de l’Union Soviétique, comme le complexe présidentiel du Kazakhstan. Les ventes françaises au Kazakhstan, d’un niveau élevé (1,2 milliards de francs) sont en grande partie dues à un seul très grand contrat : la construction du palais présidentiel réalisé par la société Bouygues pour un montant de près de 500 millions de francs.

L’Ouzbékistan

Un contrat d’une ampleur identique a été conclu en Ouzbékistan pour la construction d’un hôtel 4 étoiles à Tachkent.

Turkménistan

Le Centre des Congrès et des Beaux-Arts a été construit par la société Bouygues à Ashkabat/ Turkménistan entre 1997 et 1999. De même, au Turkménistan, Bouygues a construit le Théatre d’arts dramatiques et la mosquée de Geoh-Tepe.

Celui qui se fait appeler Turkmanbashi ’le Père des Turkmènes’ dispose d’un palais présidentiel et d’une nouvelle gigantesque mosquée Kiptchak, dans son village natal, dans la banlieue d’Achkhabad dont la construction a coûté quelque 139 millions de dollars au budget national. Bouygues Construction, déjà présent sur de nombreuses constructions au Turkménistan, a construit la mosquée Kiptchak de 17.500 m2, avec des minarets atteignant 90 mètres, dans ce village où en 1940 est né le président Niazov. Elle doit pouvoir accueillir un millier de fidèles.

vendredi 22 octobre 2004
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Martin Bouygues entre le président turkmène Berdymoukhammedov et Sarkozy

Martin Bouygues, PDG du groupe de communication et de BTP du même nom, a été l’un des témoins de mariage de Nicolas Sarkozy et de sa compagne Cécilia. M. Bouygues est le parrain de leur fils Louis.

Le président turkmène Gourbangouly Berdymoukhammedov a félicité lundi Nicolas Sarkozy pour son élection à la tête de l’Etat français et exprimé son "attachement" à la poursuite de la coopération entre la France et ce pays très fermé d’Asie centrale.

Le président turkmène "adresse au président élu ses voeux de bonne santé, de bien être et de succès" au poste de président, selon un communiqué cité par l’agence officielle turkmène.

"J’exprime mon attachement au développement futur (de nos relations) pour le bien des peuples du Turkménistan et de la France", ajoute le leader turkmène, dont le pays entretient de longue date des relations commerciales avec la France.

Le géant français du bâtiment, Bouygues, y honore des contrats pour une valeur totale de un milliards de dollars.

Bouygues a ainsi construit quelques-uns des projets les plus décriés et mégalomaniaques de l’ancien président à vie Saparmourat Niazov, disparu en décembre, notamment le mausolée dans lequel il a été inhumé, et la plus grande mosquée d’Asie centrale, dont les murs sont recouverts de versets du Coran et de citations de Niazov.

Martin Bouygues, PDG du groupe de communication et de BTP du même nom, a été l’un des témoins de mariage de Nicolas Sarkozy et de sa compagne Cécilia. M. Bouygues est le parrain de leur fils Louis.

dimanche 6 mai 2007
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envoyé par rougememoire.


Textes adoptés
Jeudi 17 septembre 2009 - Strasbourg Edition provisoire
Kazakhstan: le cas d'Evgeniy Zhovtis


Résolution du Parlement européen du 17 septembre 2009 sur le cas d'Evgeniy Zhovtis au Kazakhstan

Le Parlement européen ,

—  vu ses résolutions antérieures sur le Kazakhstan et les républiques d'Asie centrale,

—  vu sa résolution du 20 février 2008 sur une stratégie européenne en Asie centrale(1) ,

—  vu la stratégie de l'Union européenne pour un nouveau partenariat avec l'Asie centrale, adoptée par le Conseil européen le 23 juin 2007,

—  vu le document de stratégie régionale pour l'aide à l'Asie centrale de la Commission (2007-2013),

—  vu les conclusions de la dixième réunion du Conseil de coopération UE-Kazakhstan,

—  vu les conclusions de la huitième réunion de la commission de coopération parlementaire UE-Kazakhstan, qui s'est tenue à Bruxelles le 31 mars 2008,

—  vu l'accord de partenariat et de coopération conclu entre la Communauté européenne et le Kazakhstan, qui est entré en vigueur le 1er juillet 1999,

—  vu l'article 122, paragraphe 5, de son règlement,

A.  considérant que les relations et la coopération entre l'UE et la République du Kazakhstan ne cessent de se développer à tous les niveaux et que ce pays joue un rôle crucial pour la stabilité et la sécurité de l'Asie centrale ainsi que pour le développement économique de l'ensemble de la région,

B.  considérant qu'en 2010 le Kazakhstan assumera la présidence de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), que cette fonction accroîtra la visibilité et la responsabilité de ce pays dans le domaine de la démocratie et des droits de l'homme; considérant que l'OSCE a déjà exhorté le Kazakhstan à approfondir les réformes démocratiques avant d'assumer la présidence de l'organisation,

C.  considérant qu'en dépit de cette fonction internationale importante, la situation intérieure du Kazakhstan s'est assombrie au cours des derniers mois à la suite du durcissement des restrictions à l'encontre des médias et d'une série de poursuites judiciaires controversées,

D.  considérant que le 3 septembre 2009, Evgeniy Zhovtis, directeur du Bureau international du Kazakhstan pour les droits de l'homme et l'état de droit et défenseur éminent des droits fondamentaux, a été déclaré coupable d'homicide involontaire pour avoir heurté un piéton et causé sa mort alors qu'il était au volant de sa voiture le 26 juillet 2009, et qu'il a été condamné à quatre ans d'emprisonnement dans un centre de répression,

E.  considérant que le 27 juillet 2009, Evgeniy Zhovtis avait été cité comme témoin dans l'enquête de police diligentée le jour même, qu'en cours d'enquête son statut de témoin a été modifié et qu'il a été déclaré suspect le 28 juillet 2009 mais que, en violation de la loi kazakhe, son avocat n'en a été informé que le 14 août 2009,

F.  considérant que selon le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme de l'OSCE, "les droits d'Evgeniy Zhovtis à un procès équitable, comme le garantissent la constitution kazakhe, les engagements contractés par le pays dans le cadre de l'OSCE et les normes internationales fondamentales, ont peut-être été bafoués par des procédures contestables",

G.  considérant que lors de réunions de l'OSCE, Evgeniy Zhovtis avait exposé en détail les violations des droits de l'homme dans son pays, suscitant des doutes quant à l'opportunité de confier au Kazakhstan la présidence d'une organisation attachée à faire respecter les principes démocratiques,

H.  considérant que de sérieux doutes ont été exprimés dans le passé au sujet des procès menés à l'encontre d'autres défenseurs kazakhs des droits de l'homme, parmi lesquels Ramazan Yesergepov et Sergei Duvanov, et des peines d'emprisonnement prononcées,

I.  considérant qu'en juin 2008 puis à nouveau en mai 2009, dans la perspective de la présidence de l'OSCE que son pays assumera, le ministre kazakh des affaires étrangères, M. Marat Tazhin, a promis d'œuvrer en faveur du renforcement et du respect des droits fondamentaux au Kazakhstan,

J.  considérant que l'article 2 de l'accord de partenariat et de coopération UE-Kazakhstan prévoit que la démocratie, les principes du droit international et les droits de l'homme doivent être respectés,

1.  se garde certes de remettre en cause l'indépendance du système judiciaire, élément-clé de toute démocratie, mais se déclare vivement préoccupé par la façon dont l'enquête concernant cet incident tragique et le procès qui s'en est suivi ont été menés et appelle l'attention sur les allégations selon lesquelles des éléments présentés par l'avocat d'Evgeniy Zhovtis n'ont pas été admis comme preuves au cours du procès;

2.  appelle les autorités kazakhes à réaliser immédiatement une deuxième enquête, complète et impartiale, dans le plein respect des principes de transparence et de l'état de droit, sur les circonstances de l'incident, ainsi qu'à réexaminer la condamnation d'Evgeniy Zhovtis et la sentence prononcée contre lui;

3.  exhorte les autorités kazakhes à faire officiellement toute la lumière sur le cas d'Evgeniy Zhovtis et à accorder à ce dernier les garanties d'une procédure régulière, y compris le droit de recours, conformément au droit kazakh;

4.  rappelle les vives réserves exprimées par des organisations de défense des droits de l'homme, peu convaincues de l'engagement réel du gouvernement kazakh sur la voie du progrès, lors de l'annonce, en 2007, de la décision visant à confier à ce pays la présidence de l'OSCE, et attend des autorités kazakhes qu'elles ne ménagent aucun effort pour améliorer la situation et pour réaliser des progrès tangibles sur la voie de la démocratisation et du respect des droits de l'homme avant d'assumer la présidence de l'OSCE;

5.  invite à cet égard la Commission à renforcer l'aide et la coopération de l'UE avec le Kazakhstan dans ces domaines afin de mieux préparer le gouvernement kazakh à s'acquitter de cette importante fonction internationale;

6.  demande instamment au Conseil de soulever avec fermeté cette affaire avec les autorités kazakhes et, en particulier, d'évoquer le cas d'Evgeniy Zhovtis dans le cadre du dialogue UE-Kazakhstan sur les droits de l'homme, lors de la deuxième série de discussions fixée au 21 octobre 2009 ainsi qu'à l'occasion de la réunion du conseil de coopération UE-Kazakhstan prévue pour la mi-novembre 2009;

7.  demande instamment à la Commission d'intensifier ses projets et ses programmes au Kazakhstan dans le cadre de l'Instrument européen pour la démocratie et les droits de l'homme;

8.  charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, au Secrétaire général des Nations unies, au Représentant spécial de l'UE pour l'Asie centrale, à l'OSCE, au Conseil de l'Europe ainsi qu'au parlement, au gouvernement et au président du Kazakhstan.

(1) JO C 184 E du 6.8.2009, p. 49.

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02/10/2009

Le Mur

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10/09/2009

Ahmad Chah Massoud et Christophe de Ponfilly avaient BHL comme ami récent

 

article du blog russomania :

 

Christophe de Ponfilly, grand réalisateur franco-russe, s’est suicidé

Le 16 mai 2006
Christophe de Ponfilly venait de réaliser son premier film de fiction pour le cinéma, ’L’étoile du soldat’, tourné en Afghanistan et relatant les aventures d’un jeune soldat russe soviétique contraint d’effectuer son service militaire en Afghanistan.

Christophe de Ponfilly (né le 5 janvier 1951 et décédé le 16 mai 2006), était un auteur, réalisateur, producteur et journaliste français. Fils d’un célèbre écrivain franco-russe Raymond de Ponfilly, connu pour son livre ’Guide des Russes en France’.

Il est également le co-fondateur (avec Frédéric Laffont) de l’agence de presse Interscoop et de la société de production Albert Films.

Il a réalisé plus d’une quarantaine de reportages et de documentaires, dont plusieurs sur l’Afghanistan et le commandant Massoud. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages comme Massoud l’Afghan (1998) ou Scoops (2002).

Christophe de Ponfilly venait de réaliser son premier film de fiction pour le cinéma, "L’étoile du soldat", tourné en Afghanistan et relatant les aventures d’un jeune soldat russe soviétique contraint d’effectuer son service militaire en Afghanistan. Il est fait prisonnier et découvre le véritable visage de ceux qu’il est censé combattre. Ce film devrait sortir en France en automne 2006, mais le livre associé au film vient de paraître (Editions Albin Michel).

Auteur des livres :
- « Lettre ouverte à Joseph Kessel sur l’Afghanistan » (document) Editions Bibilophane
- « Massoud, l’Afghan » (document) Arte Editions et Editions du Félin
- « Le clandestin » (document) Éditions Laffont
- « Les gobeurs de lunes » (roman) Éditions Laffont, réédité sous le titre "Scoops" aux Editions du félin
- « Poussières de guerre » (document) Éditions Laffont
- « Vies clandestines » (document) Éditions Florent Massot -

Prix littéraire des DROITS DE L’HOMME 2001
- « Chemins d’orient »
- « Femme en Asie Centrale »
- « Scoops »
- « L’étoile du soldat ».


La pétition "Pour saluer Ponfilly"

Gageons que la disparition de Christophe de Ponfilly sera annoncée par la presse sans que rien ne soit dit des causes de sa mort. Comme si elles étaient nécessairement honteuses. Une bonne vieille tradition, bien respectée, qui parfois tue un homme ou une femme une seconde fois, lorsque sa mort a l’éclat d’un geste ou d’un appel. Alors disons-le puisque cela a son importance : il s’est tiré une balle dans la tête en début de semaine, quelques jours avant que ses confrères du jury du prix Albert Londres, auquel il appartenait de longue date en sa qualité d’ancien lauréat, ne remettent leur prix à Marseille. Il y était attendu ; au lieu de quoi, on y annonca la tragique nouvelle à ses amis. Il a laissé une lettre expliquant son geste. Ceux qui le connaissaient de longue date, et qui donc savaient ses failles et sa fragilité, n’ont pas eu besoin de la lire pour comprendre. Ponfilly ne s’était jamais remis de l’assassinat du commandant Massoud. L’exceptionnelle empathie de l’un pour l’autre avait abouti à une solidarité absolue. Cette disparition l’avait plongé dans une mélancolie dont il n’était jamais sorti ; elle se nourrissait de ses violentes critiques à l’endroit des Occidentaux, coupables, selon lui, de n’avoir pas soutenu Massoud avec les moyens nécessaires quand il le fallait. Celui qu’il avait surnommé "le lion du Panshir" était son ami de longue date. Il avait consacré films, articles et livres (Lettre ouverte à Joseph Kessel sur l’Afghanistan, Poussière afghane, Massoud l’Afghan, Le clandestin, Les gobeurs de lune, Poussières de guerres, Vies clandestines) à défendre sa cause et à louer haut et fort sa personne.

Avec discrétion mais fermeté, il avait mis les choses au point lors de la polémique au cours de laquelle Bernard-Henri Lévy avait abusivement excipé de ses liens privilégiés avec l’âme de la résistance afghane.

Au printemps 2002, Jacques Chirac confie à BHL une mission sur l’Afghanistan. Bernard-Henri Lévy accompagné par Gilles Hertzog, dépose dans le Panchir, une stèle à la mémoire du commandant Massoud, assassiné le 9 septembre 2001 par un commando d’Al-Qaeda. On peut lire sur le marbre : « Au commandant Massoud, au combattant de la liberté, au résistant, à l’ami de la France, l’hommage de ses amis de vingt ans : Bernard-Henri Lévy, Gilles Hertzog. »

Apprenant le dépôt de cette stèle, Christophe de Ponfilly, auteur de plusieurs films sur l’Afghanistan, a réagi immédiatement. Il sait que cette rencontre entre BHL et Massoud, en 1981, est un mensonge. Il le sait car, en 1998, BHL, après avoir visionné son film, Massoud l’Afghan, lui a demandé de l’aider à rencontrer Massoud.

C’est lui, Christophe de Ponfilly, qui l’a mis en relation avec Mehrabodin Masstan, conseiller et interprète du commandant, lequel a lui-même présenté les deux hommes l’un à l’autre. Masstan, aujourd’hui chef de cabinet du frère du commandant Massoud a témoigné que cette histoire de rencontre avec Massoud est une pure invention. En 1981, Bernard-Henri Lévy est resté cantonné à la frontière afghane. Il le rencontre effectivement, en 1998, il ne passe que quarante-huit heures au total avec lui, dont un entretien d’une ou deux heures au maximum. Un peu juste pour se proclamer l’ami de vingt ans de Massoud.

BHL avait déjà évoqué cette rencontre imaginaire de 1981 dans son ouvrage Réflexions sur la guerre, le mal et la fin de l’Histoire (Grasset), qui retraçait son reportage de 1998. A la fin du mois de juin 1981, Bernard-Henri Lévy et Marek Halter annoncent dans la presse leur projet de livrer du matériel aux fins de créer une radio de la résistance en Afghanistan, dans le cadre d’une action du Comité des droits de l’homme, ce qui déclenche aussitôt une réaction de l’agence Tass. BHL et Marek Halter publient ensuite plusieurs comptes rendus de leur voyage. En réalité, lui-même et Marek Halter sont restés à la frontière pakistano-afghane durant une dizaine de jours avec le photographe Alain Guillau. Pour les besoins de la promotion de l’opération, Alain Guillau a accompagné BHL et Marek Halter sur les collines de Peshawar, non loin de la frontière, afin d’y réaliser quelques photos des deux intellectuels-menteurs déguisés en combattants afghans.

Grand reporter, écrivain, documentariste et cinéaste, Christophe de Ponfilly, 55 ans, avait avant tout un regard et une éthique. Vendredi matin, il a raté le rendez-vous de Marseille. Lundi, il devait se rendre dans les studios de la télévision suisse romande à Genève pour y enregistrer l’émission Singulier, à lui consacrée à l’occasion de la parution de son nouveau livre, L’Etoile du soldat, dans lequel il raconte le destin d’un jeune soldat russe libéré par ses amis afghans puis tué par les Pakistanais lors d’une tentative d’évasion de sa prison. Entre temps, il s’est donné la mort, ce qu’on dit généralement quand on le dit, comme si c’était un cadeau.

 

Extraits exclusifs

Massoud, cet ami récent

Par Extraits de BHL, une biographie, de Philippe Cohen aux éditions Fayard
Titres et intertitres de ces extraits sont de la rédaction, publié le 10/01/2005 - mis à jour le 07/01/2005

uand BHL s'invente une amitié militante de vingt ans avec le commandant Massoud

Au printemps 2002, Jacques Chirac confie à BHL une mission sur l'Afghanistan. Cap, donc, sur Kaboul. Sitôt sur place, accompagné de son fidèle compagnon d'armes Gilles Hertzog, Bernard-Henri Lévy dépose à Bazarak, dans le Panchir, une stèle à la mémoire du commandant Massoud, assassiné le 9 septembre 2001 par un commando d'Al-Qaeda. On peut lire sur le marbre: «Au commandant Massoud, au combattant de la liberté, au résistant, à l'ami de la France, l'hommage de ses amis de vingt ans: Bernard-Henri Lévy, Gilles Hertzog.»

Apprenant en août 2002 le dépôt de cette stèle, Christophe de Ponfilly, documentariste, auteur de plusieurs films sur l'Afghanistan, bondit sur sa chaise dans les bureaux d'Interscoop, sa société de production. Il sait bien, lui, que cette rencontre entre BHL et Massoud, en 1981, est pure invention. Il le sait car, en 1998, BHL, après avoir visionné son film, Massoud l'Afghan, dont les images l'avaient sincèrement ému, lui a demandé de l'aider à rencontrer Massoud. C'est lui, Christophe de Ponfilly, qui l'a mis en relation avec Mehrabodin Masstan, conseiller et interprète du commandant, lequel a lui-même présenté les deux hommes l'un à l'autre. «Nous sommes très reconnaissants à Bernard-Henri Lévy de son engagement en faveur de la cause afghane», prévient Masstan, aujourd'hui chef de cabinet du frère du commandant Massoud, qui s'apprêtait, au moment de l'entretien, à rejoindre le gouvernement de Hamid Karzaï. «Mais, poursuit-il, cette histoire de rencontre avec Massoud est une invention. En 1981, Bernard-Henri Lévy est resté cantonné à la frontière afghane. Et, lorsqu'il le rencontre effectivement, en 1998, il ne passe que quarante-huit heures au total avec lui, dont un entretien d'une ou deux heures au maximum.» Un peu juste pour se proclamer l'ami de vingt ans de Massoud.

BHL avait déjà évoqué cette rencontre imaginaire de 1981 dans son ouvrage Réflexions sur la guerre, le mal et la fin de l'Histoire (Grasset), qui retraçait son reportage de 1998: «En deux heures donc, il [Massoud] n'a rien dit. Une phrase de bienvenue sur le tarmac. Une autre pour dire - mais simple courtoisie... - qu'il se rappelle mon premier voyage, il y a dix-huit ans, via Peshawar, à l'époque où, avec Marek Halter, Renzo Rossellini et d'autres, nous avions lancé une campagne pour «des radios libres pour le Panchir».» BHL y est revenu lors de l'émission Vivement dimanche du 11 novembre 2001, à laquelle l'a invité Michel Drucker: «Le commandant Massoud, vous le connaissez depuis longtemps, n'est-ce pas?» lance l'animateur, visiblement informé aux «meilleures sources». Et BHL de prétendre avoir compris dès 1981 que le jeune commandant était «l'incarnation de cet islam modéré» que l'Occident appelait de ses vœux.

A la fin du mois de juin 1981, Bernard-Henri Lévy et Marek Halter annoncent dans la presse leur projet de livrer du matériel aux fins de créer une radio de la résistance en Afghanistan, dans le cadre d'une action du Comité des droits de l'homme, ce qui déclenche aussitôt une réaction de l'agence Tass. BHL et Marek Halter publient ensuite plusieurs comptes rendus de leur voyage, dans lesquels le nom de Massoud n'apparaît jamais, ce qui est logique, Massoud étant tout à fait inconnu hors de son Panchir à ce moment-là. En réalité, lui-même et Marek Halter sont restés à la frontière pakistano-afghane durant une dizaine de jours avec le photographe Alain Guillau. Pour les besoins de la promotion de l'opération, Alain Guillau a accompagné BHL et Marek Halter sur les collines à l'ouest de Peshawar, non loin de la frontière, afin d'y réaliser quelques clichés des deux intellectuels déguisés en combattants afghans. Mais il dément formellement tout contact avec Massoud. Pour le rencontrer, il aurait fallu aux deux hommes franchir les cols de Paprouk, d'Anjuman et de Wana Bana, soit plusieurs dizaines de kilomètres de marche dans la poussière et le froid. Nul doute qu'ils auraient alors fait profiter l'opinion publique de leurs épreuves et de leur témoignage...

C'est d'ailleurs ce que précise Christophe de Ponfilly dans une «Lettre ouverte à Bernard-Henri Lévy», écrite après qu'il a lu son rapport sur l'Afghanistan, en 2002. La lettre de Ponfilly, très dure pour l'auteur dudit rapport, ne sera jamais rendue publique. Trois journaux contactés (Le Monde, Libération, Le Figaro) ayant refusé de la publier, le cinéaste l'envoie à son destinataire. Lequel lui téléphone et, d'après Ponfilly, soulagé de ce qu'aucun organe de presse n'ait jugé bon de publier sa diatribe, lui avoue n'avoir jamais rencontré Massoud en 1981, mais avoir voulu l'évoquer pour la bonne cause...

Reste à savoir quelle est la bonne cause: l'Afghanistan ou la statue de BHL?

 

 

«Caméra au poing», son ultime temoignage

Ponfilly, l'Afghan

Par Camille Tenneson

Alors qu'éclate le conflit soviéto-afghan en 1979, Christophe de Ponfilly se lance dans un autre combat : assurer la couverture médiatique de ce qui deviendra «un point aveugle de l'histoire contemporaine» n'attirant que trop peu l'attention des Occidentaux.

En amateur, il entre «clandestinement en Afghanistan, et tout aussi clandestinement dans le métier de grand reporter». C'est l'objet de la première partie de ce livre, qui retrace aussi bien l'avancée de la situation politique que celle des projets professionnels de l'auteur, au rythme de ses expéditions dans cette terre de violence qu'il chérit pour la «récompense du paysage». Parmi ses compagnons d'aventure, complices idéalistes, il livre un portrait admiratif du commandant Massoud, «ô combien lucide sur l'avenir de son pays et sur le danger représenté par Ben Laden et les milices arabes».

ponfilly-massoud.JPG
©Thomas Coex/AFP
Christophe de Ponfilly avec, en arrière-plan, un portrait du commandant Massoud.

C'est d'ailleurs à ce chef militaire qu'il consacra son premier film au début des années 1980. Suivirent une douzaine de documentaires sur la guerre, toujours «cachée, honteuse». Puis un film de fiction, pour toucher un public plus large, et parce que «le cinéma a certainement un rôle à jouer dans le changement des mentalités». C'est «l'Etoile du soldat», dont il raconte ici le tournage, et qui sortit fin 2006, six mois après le suicide de Ponfilly.

Dans une très belle préface, Atiq Rahimi, qui rencontra le reporter en 1993, s'adresse à son frère Khalil mort au front : «Tu t'es perdu dans le feu de tes illusions politiques, Christophe a été emporté par le vent de ses désillusions éthiques. L'un est mort à la guerre. L'autre, de guerre lasse.» Ce livre posthume est un hommage très humain au peuple afghan. Il réaffirme la force de l'engagement de celui qui a donné sa vie pour que «les caméras super-huit deviennent une arme contre la barbarie».

C.T.

«Caméra au poing», par Christophe de Ponfilly, Arthaud, 144 p., 18 euros

 

 

 

article du blog russie.tv

’L’étoile du soldat’ relance la polémique autour de la mort de Christophe de Ponfilly

Christophe de Ponfilly venait de réaliser son premier film de fiction pour le cinéma, ’L’étoile du soldat’, tourné en Afghanistan. Avec fermeté, il avait mis les choses au point lors de la polémique au cours de laquelle Bernard-Henri Lévy, Gilles Hertzog et Marek Halter avaient menti sur leur liens privilégiés avec l’âme de la résistance afghane.

Christophe de Ponfilly (né le 5 janvier 1951 et décédé le 16 mai 2006), était un auteur, réalisateur, producteur et journaliste français. Fils d’un célèbre écrivain franco-russe Raymond de Ponfilly, connu pour son livre ’Guide des Russes en France’.

Il est également le co-fondateur (avec Frédéric Laffont) de l’agence de presse Interscoop et de la société de production Albert Films.

Il a réalisé plus d’une quarantaine de reportages et de documentaires, dont plusieurs sur l’Afghanistan et le commandant Massoud. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages comme Massoud l’Afghan (1998) ou Scoops (2002).

Christophe de Ponfilly venait de réaliser son premier film de fiction pour le cinéma, "L’étoile du soldat", tourné en Afghanistan et relatant les aventures d’un jeune soldat russe soviétique contraint d’effectuer son service militaire en Afghanistan. Il est fait prisonnier et découvre le véritable visage de ceux qu’il est censé combattre. Ce film devrait sortir en France en automne 2006, mais le livre associé au film vient de paraître (Editions Albin Michel).


La pétition "La vérité sur la mort de Ponfilly"

Gageons que la disparition de Christophe de Ponfilly sera annoncée par la presse sans que rien ne soit dit des causes de sa mort. Comme si elles étaient nécessairement honteuses. Une bonne vieille tradition, bien respectée, qui parfois tue un homme ou une femme une seconde fois, lorsque sa mort a l’éclat d’un geste ou d’un appel. Alors disons-le puisque cela a son importance : il s’est tiré une balle dans la tête en début de semaine, quelques jours avant que ses confrères du jury du prix Albert Londres, auquel il appartenait de longue date en sa qualité d’ancien lauréat, ne remettent leur prix à Marseille.

Il y était attendu ; au lieu de quoi, on y annonca la tragique nouvelle à ses amis. Il a laissé une lettre expliquant son geste. Ceux qui le connaissaient de longue date, et qui donc savaient ses failles et sa fragilité, n’ont pas eu besoin de la lire pour comprendre. Ponfilly ne s’était jamais remis de l’assassinat du commandant Massoud. L’exceptionnelle empathie de l’un pour l’autre avait abouti à une solidarité absolue. Cette disparition l’avait plongé dans une mélancolie dont il n’était jamais sorti ; elle se nourrissait de ses violentes critiques à l’endroit des Occidentaux, coupables, selon lui, de n’avoir pas soutenu Massoud avec les moyens nécessaires quand il le fallait. Celui qu’il avait surnommé "le lion du Panshir" était son ami de longue date. Il avait consacré films, articles et livres (Lettre ouverte à Joseph Kessel sur l’Afghanistan, Poussière afghane, Massoud l’Afghan, Le clandestin, Les gobeurs de lune, Poussières de guerres, Vies clandestines) à défendre sa cause et à louer haut et fort sa personne.

Avec discrétion mais fermeté, il avait mis les choses au point lors de la polémique au cours de laquelle Bernard-Henri Lévy avait abusivement excipé de ses liens privilégiés avec l’âme de la résistance afghane.

Au printemps 2002, Jacques Chirac confie à BHL une mission sur l’Afghanistan. Bernard-Henri Lévy accompagné par Gilles Hertzog, dépose dans le Panchir, une stèle à la mémoire du commandant Massoud, assassiné le 9 septembre 2001 par un commando d’Al-Qaeda. On peut lire sur le marbre : « Au commandant Massoud, au combattant de la liberté, au résistant, à l’ami de la France, l’hommage de ses amis de vingt ans : Bernard-Henri Lévy, Gilles Hertzog. »

Apprenant le dépôt de cette stèle, Christophe de Ponfilly, auteur de plusieurs films sur l’Afghanistan, a réagi immédiatement. Il sait que cette rencontre entre BHL et Massoud, en 1981, est un mensonge. Il le sait car, en 1998, BHL, après avoir visionné son film, Massoud l’Afghan, lui a demandé de l’aider à rencontrer Massoud.

C’est lui, Christophe de Ponfilly, qui l’a mis en relation avec Mehrabodin Masstan, conseiller et interprète du commandant, lequel a lui-même présenté les deux hommes l’un à l’autre. Masstan, aujourd’hui chef de cabinet du frère du commandant Massoud a témoigné que cette histoire de rencontre avec Massoud est une pure invention. En 1981, Bernard-Henri Lévy est resté cantonné à la frontière afghane. Il le rencontre effectivement, en 1998, il ne passe que quarante-huit heures au total avec lui, dont un entretien d’une ou deux heures au maximum. Un peu juste pour se proclamer l’ami de vingt ans de Massoud.

BHL avait déjà évoqué cette rencontre imaginaire de 1981 dans son ouvrage Réflexions sur la guerre, le mal et la fin de l’Histoire (Grasset), qui retraçait son reportage de 1998. A la fin du mois de juin 1981, Bernard-Henri Lévy et Marek Halter annoncent dans la presse leur projet de livrer du matériel aux fins de créer une radio de la résistance en Afghanistan, dans le cadre d’une action du Comité des droits de l’homme, ce qui déclenche aussitôt une réaction de l’agence Tass. BHL et Marek Halter publient ensuite plusieurs comptes rendus de leur voyage. En réalité, lui-même et Marek Halter sont restés à la frontière pakistano-afghane durant une dizaine de jours avec le photographe Alain Guillau. Pour les besoins de la promotion de l’opération, Alain Guillau a accompagné BHL et Marek Halter sur les collines de Peshawar, non loin de la frontière, afin d’y réaliser quelques photos des deux intellectuels-menteurs déguisés en combattants afghans.

Grand reporter, écrivain, documentariste et cinéaste, Christophe de Ponfilly, 55 ans, avait avant tout un regard et une éthique. Vendredi matin, il a raté le rendez-vous de Marseille. Lundi, il devait se rendre dans les studios de la télévision suisse romande à Genève pour y enregistrer l’émission Singulier, à lui consacrée à l’occasion de la parution de son nouveau livre, L’Etoile du soldat, dans lequel il raconte le destin d’un jeune soldat russe libéré par ses amis afghans puis tué par les Pakistanais lors d’une tentative d’évasion de sa prison. Entre temps, il s’est donné la mort, ce qu’on dit généralement quand on le dit, comme si c’était un cadeau.


Auteur des livres :
- « Lettre ouverte à Joseph Kessel sur l’Afghanistan » (document) Editions Bibilophane
- « Massoud, l’Afghan » (document) Arte Editions et Editions du Félin
- « Le clandestin » (document) Éditions Laffont
- « Les gobeurs de lunes » (roman) Éditions Laffont, réédité sous le titre "Scoops" aux Editions du félin
- « Poussières de guerre » (document) Éditions Laffont
- « Vies clandestines » (document) Éditions Florent Massot -

Prix littéraire des DROITS DE L’HOMME 2001
- « Chemins d’orient »
- « Femme en Asie Centrale »
- « Scoops »
- « L’étoile du soldat ».

 

 



http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/autres-conflits/video/I00010694/massoud-parle-francais-pour-exposer-les-atouts-de-la-resistance.fr.html


http://www.ina.fr/fictions-et-animations/feuilletons-et-series/video/CAB89026499/afghanistan-visa-pour-l-ennui.fr.html

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/autres-conflits/video/I00010694/massoud-parle-francais-pour-exposer-les-atouts-de-la-resistance.fr.html


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28/07/2009

Regarde les...ils bougent même plus...salauds de pauvres...

20:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/07/2009

Crash reconstitution numérique La nuit du mensonge

Jeudi 4 juin 2009 | 13h56

Crash de l’Airbus d’Air France: reconstitution numérique

Après la disparition du vol AF 447, les autorités font de la récupération des deux boîtes noires de l'Airbus A330-200 leur priorité. Aujourd’hui les médias se demandent si l’avion a explosé. e-alsace révèle la trajectoire en trois dimensions d’un vol ainsi que l’ensemble des actions de l’équipage sur le tableau de bord. Un dossier vidéo exclusif…


La trajectoire de vol que le site e-alsace révèle est celle du crash du mont Sainte-Odile. Le 20 janvier 1992, un Airbus A 320 d’Air Inter s’écrasait aux portes de Strasbourg. 87 personnes avaient trouvé la mort, neuf personnes avaient survécu. Mauvaise trajectoire, descente trop rapide, erreur de langage de la tour de contrôle, peut-être une défaillance technique, de nombreux éléments avaient conduits à la catastrophe. A l’aide de tous les paramètres connus, les dernières minutes du vol avec l’ensemble des actions de l’équipage, les conversations de l'équipage, les paroles du contrôleur aérien, et la visualisation complète des indications du tableau de bord ont été restituées en images de synthèse grâce aux technologies numériques. Ces éléments figurent dans le dossier judiciaire de la catastrophe.

Ce travail a été mené par une entreprise TIC alsacienne, la société CEFA Aviation, basée à Raedersheim dans le Haut-Rhin. C’était alors la première grosse reconstitution d’une trajectoire d’un crash réalisé par CEFA aviation. Jean Belotti, expert aéronautique, et Francis Guthleben, écrivain, auteur notamment du livre « La nuit du mensonge », s’étaient rendus ensemble à Saint-Louis dans le Haut-Rhin afin d’évaluer le travail d’un informaticien alors presque inconnu et aux allures de « géo trouvetout », Dominique Mineo. Celui-ci affirmait alors qu’il pouvait reconstituer en 3 D la trajectoire des vols à partir des paramètres enregistrés. Ce qui aujourd’hui n’a plus rien d’étonnant, apparaissait alors comme de la science fiction, ou presque.

Pilote militaire de formation, Dominique Mineo travaillait d’abord à la sécurité pour la compagnie suisse CrossAir. C'est dans ce cadre que l'idée d'un outil de simulation évoluée avait pris corps dès 1998. avant la naissance de Cefa Aviation en août 2000.

Une référence

A la suite du déplacement de Jean Belotti et Francis Guthleben à Saint-Louis et malgré une certaine méfiance, Jean Belotti avait suggéré au juge d’instruction François Guichard chargé de l'enquête sur le crash du mont Sainte-Odile de confier une mission à Dominique Minéo. Le choix fut payant.

Depuis la société CEFA Aviation est devenue une référence. Avec son logiciel d'analyse des vols exploitant les boîtes noires des avions. Le logiciel mis au point par CEFA Aviation exploite simultanément et de façon synchronisée l’ensemble des paramètres enregistrés dans les boîtes noires. Il permet, entre autres une vue panoramique du cockpit sur un à trois écrans, une modélisation des instruments de bord,  un affichage de tous les paramètres de vol, une version spécifique pour chaque avion,  une vue 3D de l'avion et de sa trajectoire, une visualisation interactive du vol en temps réel. La reconstitution de l’environnement est effectuée à partir de données satellites, pour une plus grande précision.

Déjà au service d'Air France

Depuis août 2000, Cefa Aviation est reconnue pour être une des sociétés leaders dans l'analyse des données de vol. Elle a développé l'un des logiciels de visualisation les plus avancés et a ainsi pu aider les compagnies aériennes, notamment, en améliorant la sécurité des vols et l'entraînement des pilotes. La société a développé une gamme de logiciels pour différents types d’avions. Ces logiciels permettent également d’analyser les défaillances techniques d’un appareil, ainsi que les actions inappropriées de l’équipage. En effet, le simulateur de vol permet de visualiser les paramètres de vol sous la forme d’un cockpit virtuel fidèlement reconstitué.

CEFA Aviation, avec ses cinq salariés, compte actuellement une quarantaine de compagnies d’aviation et travaille régulièrement avec le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA). La société tente maintenant de conquérir le marché asiatique. Dominique Mineo, président de CEFA Aviation est d’ailleurs ces jours-ci en Asie pour cela.

Air France fait partie des clients de CEFA Aviation. Au sein de la société CEFA Aviation, on affirmait hier que lorsque les boîtes noires du vol AF 447 auront été récupérées, elle pourrait apporter son concours pour tenter de reconstituer le vol tragique Rio-Paris qui a fait 228 victimes, comme elle l’a fait pour le crash du Mont Sainte-Odile. Air France pour sa part diffuse des communiqués réguliers sur la catastrophe du vol Rio-Paris

Une aide précieuse pour comprendre

Les technologies numériques sont donc mises au service de la compréhension de catastrophe aérienne et de la sécurité aérienne.

Le 15 janvier 2009, un avion du même type que celui qui s’est écrasé au mont Sainte-Odile, un Airbus A 320, a amerri dans l’Hudson River à New York, sans faire la moindre victime parmi les 155 personnes à bord. Là aussi, les technologies numériques ont été mises à contribution pour reconstituer le vol.


Hudson reconstitution accident airbus
envoyé par parisiensssssssssss. - L'info internationale vidéo.

Le numérique a aussi été mis a contribution après les attentats du 11 septembre 2001. Des informaticiens de l’université de Purdue ont patiemment reconstitué l’impact des avions sur les tours du World Trade Center. But: mieux comprendre les minutes qui ont suivi l’impact.

 

 

 

"La Nuit du Mensonge" :

de Stucki et Guthleben, avec leur trés aimable autorisation.

 

Loi Fauchon

La loi n°2000-647 du 10/07/2000 tendant à préciser la définition des délits non intentionnels, dite "loi Fauchon" du nom de son initiateur, a été publiée au JO.RF. Elle modifie de ce fait le Code Pénal.

Désormais, on distingue entre ceux qui sont directement à l'origine du dommage (lampistes) de ceux dont le lien de causalité entre leur faute et le dommage (blessures ou mort d'êtres humains) n'est qu'indirect (décideurs). Ainsi ceux qui ne sont pas directement à l'origine du dommage mais qui par leurs fautes ou négligences ont contribué à créer la situation qui a occasionné le dommage (décideurs publics ou privés, prétendus "responsables", mais qui ne se veulent pas "coupables") sont sensés se voir apprécier leur responsabilité dans des conditions plus restrictives. L'association ECHO et d'autres associations de victimes se sont émues dés l'origine de cet état de droit. Sous le prétexte avoué, n'en déplaise à M. Fauchon qui prétend aujourd'hui le contraire, de protéger prétendument des "maires", cette loi d'origine sénatoriale a procédé à une réforme, non pas limitée à certains décideurs de droit public mais globale de la responsabilité pénale en matière de délits non intentionnels.

On lira l'excellent ouvrage sur la loi "Fauchon" de M. Guillaume Perrault : "Ni coupables ni responsables", Albin Michel, 2004.

La justice a su, notamment dans le procès du Mont Blanc, retenir dans le cadre d'un accident collectif, la responsabilité de personnes que le manque de conscience professionnelle, voire humaine, poussait à se défausser sur d'autres. Gageons que le Tribunal de Colmar dans sa grande sagesse saura lui aussi dans le cas de la catastrophe du Mont Sainte Odile faire une telle oeuvre de justice, ce qui quatorze années après la mort de 87 personnes, serait un minimum souhaitable.

 

Les Secours

Ils ont été conduits de façon scandaleuse. Plus de 4 heures 30 ont été nécessaires pour repérer le lieu du sinistre, aux portes de la capitale de l'Europe ! et par deux habitants de la région et deux journalistes de TF1 ! Et il est clair que si l'organisation de la recherche de l'épave avait été conduite de manière appropriée, et sans re-écrire l'histoire, la découverte du lieu du crash aurait été beaucoup plus rapide qu 4h30. Pour M. le Juge d'Instruction Guichard, se basant sur des expertises, certaines victimes décédées ultérieurement auraient pu peut être survivre si les secours étaient arrivés moins de 2 heures après l'accident. Or, entre l'heure de l'accident et les premiers "soins" extrêmement succincts et peu appropriés délivrés aux blessés, certains d'entre eux ont survécu et d'autres non, et il s'est écoulé plus de 5 heures. Comment dès lors peut on admettre, dans la plage de gravité des blessures, une césure de 3 heures pendant laquelle rien n'aurait changé pour le devenir de blessés décédés ultérieurement? Le simple bon sens et les lois de la statistique l'infirment. Quant à la qualité des secours, nous n'évoquerons que le communiqué de M. le Professeur L. Lareng, Président du Syndicat national de l'Aide Médicale Urgente : SAMU. Dans ce communiqué, le premier et l'unique du genre dans les annales du SAMU, il s'insurge sur l'absence de participation des SAMU aux secours sur le terrain qui en ont été empêchés.

L'ordonnance de renvoi est prolixe sur le sujet : plus de 80 pages qui constituent la totalité du titre IV « Recherches et secours » ; il en est aussi du rapport de la Commission Administrative : pages 276 à 284, avec recommandations pages 321 à 324. Et on lira avec stupéfaction l'excellent livre en totalité consacré à l'accident, hélas épuisé mais scanné et disponible ici, de Stucki J.P. et Guthleben F. : "La nuit du mensonge", Albin Michel, 1993 : Tables des Matières - Le Livre.

Et le juge d'instruction, fort des 2 heures précisées, a considéré qu'aucune faute ne peut être retenue, et malgré des appels de parties civiles, le procès ne devrait pas aborder cette question : il n'y a pas de responsable, et a fortiori de coupable. Cette décision est extrêmement mal vécue par les proches des victimes qui la considèrent déni de justice.

Afin que ce scandale des secours lors de l'accident du Mont Sainte Odile puisse au moins servir, l'association ECHO a décidé, en janvier 2006, d'aborder cette question. Pour ce faire, elle a convié des responsables à une table ronde lors de son Assemblée Générale 2006, sur les questions relatives à la survie et à l'organisation des secours tirées des recommandations de la Commission Administrative ayant été retenues. Peine perdue, personne !, aucun des invités : autorités administratives ministérielles, régionales ou locales, préfecture, gendarmes, sécurité civile, etc. n'a daigné faire l'effort de répondre à cette invitation pourtant formulée des mois à l'avance, sans doute par simple manque de courage vis-à-vis des familles de victimes, ce qui a donné lieu à un communiqué de presse et à des articles dans les journaux :

Pourtant personne n’aurait pu empêcher les familles de victimes et les rescapés d’évoquer ce problème crucial lorsqu’elles ont eu la parole et les dénégations du procureur n’ont convaincu personne d’autant que plusieurs prévenus, parmi lesquels M. Rantet, ont affirmé de façon péremptoire qu’ils savaient où se trouvaient l’avion dans les minutes qui ont suivi le crash. Les membres d’ECHO sont totalement solidaires des familles de victimes ayant survécu à l’accident et étant décédées en attendant les secours et qui ne pourront trouver la paix que lorsque des explications approfondies leurs auront été fournies ainsi que l’assurance qu’en pareil cas, les choses seraient organisées différemment.

23:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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