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02/06/2010

"Ote ta moustache, on t'a reconnu... Bourrique!"

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Guy Debord, le fondateur de l'Internationale Situationniste a laissé derrière lui une critique du livre de Quadruppani et de son préfacier Perrault, sous la forme d'une lettre à Jean-François Martos datée du 24 février 1990.

On peut y lire:

"J'avais lu Quadruppani. C'est évidemment un désinformateur, et peut-être 'version b'. Au moins à la frontière? C'est-à-dire manipulé par ses dangereuses fréquentations, policières, ou repenties, et aussi son préfacier"... il terminait ainsi le paragraphe consacré à celui qui se réclame de son message: "Ote ta moustache, on t'a reconnu... Bourrique!"

20:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/05/2010

Con D'Dogme


Nombre d'entre nous avons la fâcheuse tendance à refuser de faire confiance à notre intuition, ou plus précisément, à notre sens de la déduction, en ce qui concerne les vérités établies. Par exemple, depuis plus de trente ans, nous nous laissons berner par une théorie officialisée selon laquelle le Syndrome d'Immuno Déficience Acquise serait un virus. Ce qui n'est pas le cas. Non. Le SIDA n'est pas un virus. Et non, s'équiper de préservatifs ou faire vœu d'abstinence ne nous en protégera pas plus que de nous adonner exclusivement à l'onanisme. Il suffirait, pour s'en rendre compte par soi-même, d'écouter sa conscience. Si le SIDA était un virus, il y aurait eut, depuis le temps, une hécatombe. Les 35000 morts en France depuis 1978 n'ont pas l'envergure d'une hécatombe. Adultère, prostitution, jeunesse insouciante, échangisme et autres mœurs dont Benoît XVI rêve tous les soirs font passer ce chiffre pour ridicule. Nous ne pouvons nous mentir. Nous même, citoyens lambdas, savons que nous n'avons pas toujours été assidus en terme de protection, nous fiant souvent à notre instinct – état de rut, ndt - avant de vérifier ou non si c'était une bonne idée avec un test du SIDA. Mais puisque décidément, nous n'arrivons pas à réfléchir par nous-même, blâmés par le voisin cathodique extrémiste, qui nous reproche de nous prendre pour Einstein car nous nous targuons de nous fier à notre intuition, écoutons ce que dit la science.

Commençons par la plus grande incohérence de cette idée populaire selon laquelle le SIDA est un virus. Jamais aucune cellule virale pouvant être considérée comme la cause du SIDA n'a été isolée. Un comble pour un virus! Ces trois lettres qui nous font peur quand elles se suivent, V, I, H, ne représentent tout simplement rien, sinon une mauvaise farce destinée à faire croire à des gens que s'ils sont malades, c'est de leur faute, ils n'ont pas assez été prudent. L' immunodéficience acquise, connue depuis longtemps, est causée par la malnutrition et l'usage de substances dangereuses pour le système immunitaire. Depuis les années 80, bizarrement, on l'appelle SIDA, et on lui associe un virus imaginaire. Parce qu'on ne propage pas de fausse idée en lésinant sur les moyens, on associe, bien entendu, un dépistage à ce virus. Ce même dépistage est une insulte à la dignité humaine. Apparemment, pour ne pas être considéré comme infecté, il suffit d'emménager dans le pays étranger adéquat. Le test Western Blot, censé confirmer la séropositivité en détectant une ou plusieurs des dix protéines propres au SIDA, est interprété différemment selon les pays. La détection de deux de ces protéines rends un africain sidéen, alors que dans le même cas le patient anglais est déclaré séronégatif. Pour terminer ce paragraphe, liste loin d'être exhaustive des mensonges sur le SIDA, allons-y gaiement. Étrangement, si l'on en croit les statistiques, le SIDA serait quasi-exclusivement une affaire de mâle. Plus de 95% de la population séropositive est masculine (!).

Rappelons-nous qu'il y a la science façon E=M6, Arte, Wikipedia et Sciences & Vie, art de la manipulation des chiffres par mensonge et omission pour créer la conjecture en parfaite harmonie avec quelconque projet des autorités, qui n'aurait pas été accepté par le peuple sans cet appui providentiel de « l'élite scientifique ». Puis il y a l'autre science, prudente, douteuse, se basant sur des faits, qui ne plaît pas aux détenteurs du Pouvoir, parce qu'elle ne convient pas à la Loi du Marché. Le SIDA, encore un assemblage de lettres ne voulant pas dire grand chose et beaucoup en même temps, est le Mal de notre siècle. Pas pour tout le monde. Les industriels pharmaceutiques en profitent pour écouler leur traitements dont l'efficacité reste à prouver, quand ils ne sont pas toxiques. La lutte contre ce pseudo virus rassemble des fonds dont nous ne pouvons évidemment pas contrôler l'utilisation. Les eugénistes de tout poil, largement présents dans les hautes sphères étatiques y ont vu un bon outil parmi d'autres pour « maîtriser la fécondité ». Et quel meilleur moyen pour propager cette fausse idée d'un fléau sexuellement transmissible que de demander son avis au Vatican, qui s'en donne à cœur joie, relayé par tous les médias.

Soyons curieux, remettons nous en question, et posons les .Croyons en notre intuition, en notre sens de la déduction. Le mien me dit que je dois me protéger du virus le plus insidieux, le plus dangereux et le plus contagieux depuis que la conscience est : la connerie.


A lire : LES DIX PLUS GROS MENSONGES SUR LE SIDA, de Etienne De Hasrven et Jean-Claude Roussez, éditions Dangles.


Un petit lien en plus donnant sur un aperçu du livre cité ci-dessus :
http://www.alterinfo.net/Les-10-plus-gr ... a8262.html

Article paru sur la Gazette Des Insoumis > www.lesinsoumis.org

Piqué au tas méchament sans rien demander chez LE REVEIL

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29/05/2010

Le système de l’étalon dollar - sur la voie de l’élimination définitive de l’obstacle de l’or

Après sa conférence de presse du 4 février 1965, le Général de Gaulle avait recueilli sarcasmes ou indifférence. Et son successeur, Georges Pompidou, oublia ses avertissements, lorsqu’il accepta, en décembre 1971, que le dollar fût détaché de l’or et servît néanmoins de monnaie de réserve internationale. Le successeur de Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, accepta que fût définitivement scellée la domination du dollar en signant,en 1976, les Accords de la Jamaïque, qui démonétisaient l’or.

 

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09:55 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/05/2010

Des vigiles dans les foyers PJJ

NT Communiqué :Des vigiles dans les foyers PJJ du 93 lundi 17 mai 2010

SECTION CNT PJJ 93 mail : section.cnt.pjj-93@cnt-f.org Tél : 06 28 33 42 43

Communiqué

Des vigiles comme solution éducative à la protection judiciaire de la jeunesse de Seine-Saint-Denis

La protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) semble apprécier les duos contre nature. Après avoir imposé les matons comme collègues aux éducateurs dans les quartiers mineurs puis dans les établissements pénitentiaires pour mineurs, voilà que la PJJ de Seine-Saint-Denis va expérimenter les vigiles dans les foyers d’hébergement.

En novembre dernier, Francis Monge, directeur territorial de la PJJ de Seine-Saint-Denis avait émis l’idée d’introduire des vigiles dans les foyers du département pour répondre aux situations de violences et au désarroi des équipes. Lundi 11mai 2010, date du dernier collège de direction, ce même directeur a annoncé aux directeurs et chefs de services sa décision d’expérimenter la mise en place de vigiles au foyer d’hébergement de Pantin dès la rentrée de septembre 2010. Il faut également préciser que cette information a été annoncée aux directeurs alors que l’équipe éducative n’était même pas informée de cette décision.

Si nous ne pouvons pas nier les difficultés que rencontrent les foyers d’hébergement de la protection judiciaire de la jeunesse, il faut aussi rappeler que cette casse des hébergements est organisée depuis plusieurs années par l’administration, avec notamment le recrutement de personnels peu formés qui débutent souvent dans les conditions les pires. Et c’est effectivement en mettant des personnes dans les pires conditions de travail que l’administration peut ensuite imposer sans résistance des solutions sécuritaires comme les centre fermés.

C’est exactement la même chose lorsqu’on répond à des difficultés sociales et économiques dans des quartiers en difficulté, en mettant des renforts de police pour « rassurer » la population. L’Etat peut même se targuer de ne répondre qu’aux demandes des citoyens qui veulent vivre tranquilles. Par ailleurs, on peut constater que l’argument de la révision générale des politiques publiques visant à réduire de manière drastique le nombre de professionnels de la PJJ ( et ailleurs) ne semble pas s’appliquer dans tous les cas. Il n’y aurait plus d’argent pour maintenir des postes éducatifs ( ainsi que les personnels administratifs et les psychologues), mais il y en aurait pour recruter des vigiles, tout comme les équipes mobiles de sécurité dans les établissements scolaires.

Une fois de plus, les idées progressistes de ce directeur territorial (il n’est malheureusement pas le seul) mettent de côté toute la réflexion sur les pratiques pédagogiques. Cela évite de se poser les réelles questions concernant le mal-être des équipes et des jeunes. De plus, la solution viriliste et répressive imposée à ce foyer fera certainement de nouvelles victimes du côté des adolescents.

Paris le 14 Mai 2010

 

Déclaration de la section CNT PJJ 93

Des vigiles dans les foyers ! Et pourquoi pas des foyers dans les commissariats ?

Lors du dernier collège de direction de la protection judiciaire de la jeunesse de Seine Saint-Denis (lundi 23 novembre 2009), le directeur départemental a informé les directeurs de service de son intention de placer des vigiles dans les structures d’hébergements qui rencontrent des difficultés.
Personne ne pourra nier l’existence de ces difficultés : les postes ne sont pas remplacés, il y a de plus en plus de personnels précaires et les moyens sont mis en priorité vers les structures d’enfermement. Il n’y aurait donc pas de moyens pour maintenir les personnels en nombre suffisant pour un bon fonctionnement par contre, la direction départementale trouverait des budgets pour financer des vigiles. Pour quel projet éducatif ?
Sans parler du discrédit porté sur les équipes qui prennent en charge les adolescents. Il a aussi annoncé son intention de financer des séjours de rupture dans les Pyrénées Atlantiques pour les jeunes posant des problèmes dans les structures d’hébergement.
Le soleil du Sud Ouest taperait-il si fort au point qu’il modifierait le comportement des adolescents ? Nous pouvons nous interroger sur le projet porté pour le département de Seine-Saint-Denis. Car en effet, cette annonce vient s’ajouter à celle de la disparition des services d’insertion au profit de « plateaux techniques d’offre » d’activités, la disparition d’Espace Vie Adolescence, qui mettra un terme à la prise en charge anonyme de jeunes filles en difficulté. Un anonymat qui est aussi un moyen de protection.
La mutualisation des moyens et le respect des dernières circulaires (notamment pour l’insertion) ne ne sont qu’un prétexte pour justifier de telles orientations qui pourraient balayer en quelques mois la richesse de projets portés depuis des années sur ce département. Si nous voulons préserver la qualité d’un travail d’accompagnement au profit des jeunes pris en charge, il est temps d’arrêter le dialogue social et de passer à l’action !

Le 29 novembre 2009

 

 

10:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/05/2010

Le rassemblement « Paroles de Résistances » prend de l’ampleur les 15 et 16 mai 2010 !

 

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Ainsi Nicolas Sarkozy s’est rendu le jeudi 8 avril au Plateau des Glières à une date qui n’a aucune signification historique. En venant quand bon lui semble, il ne sert pas la résistance, il se sert de la résistance pour exister médiatiquement. Sinon comment expliquer qu’il ne vienne jamais lors des commémorations officielles de la bataille des Glières le 28 mars ?

· Au moment où lui et son gouvernement ont décidé de poursuivre une politique d’inégalités fiscales, de destruction des services publics, de remise en cause des retraites par répartitions, · Au moment où la presse n’a jamais été tant liée aux « forces d’argent » et que Nicolas Sarkozy s’apprête à nommer lui-même le président de France Télévision, · Au moment où on agite l’identité nationale alors que la résistance dans les maquis était cosmopolite, · Au moment où la justice est de moins en moins indépendante du pouvoir, Force est de constater que l’ensemble de cette politique tourne le dos au programme du Conseil National de la Résistance. Un programme qui fut signé à l’époque par l’ensemble des mouvements de la résistance allant des gaullistes aux communistes et qui, tout entier, était tourné autour du « vivre ensemble ».

Pour nous, comme pour nos illustres parrains, Raymond Aubrac et Stéphane Hessel, la résistance n’appartient pas au passé ! Il y a, au contraire, urgence de rendre possible la création d’un programme du CNR du XXIème siècle, aussi beau et ambitieux, que celui de 1944, visant à reprendre en commun notre avenir.

C’est pourquoi nous appelons à notre quatrième rassemblement :

« PAROLES DE RESISTANCES 2010 »

Le rassemblement pique-nique citoyen aura lieu le dimanche 16 mai au Plateau des Glières à 10h30 autour de grandes figures de la Résistance comme Odette Nilès (résistante, internée, ex petite amie de Guy Moquet, pdt de l’Amicale de Chateaubriant), Léon Landini (résistant, leader FTP-MOI), Stéphane Hessel (sous réserve), Walter Bassan (résistant, déporté au camp de Dachau) et d’acteurs de résistances plus actuelles dans les domaines de la justice, de la presse, de la santé et des services publics. Cet événement sera placé sous le signe de la plus grande dignité qu’impose ce lieu, sans bannière ni slogan.

Le samedi 15 mai sera consacré aux débats et projections de film autour du CNR au village de Thorens-Glières. Programme complet sur le site www.citoyens-resistants.fr.

L’association CRHA est parrainée par MM. Stéphane Hessel, Raymond Aubrac, John Berger. Elle appelle les citoyens, les élus et les gouvernants à agir selon les principes du Conseil National de la Résistance qui a défini des règles de vie commune basées sur la solidarité, l’entraide et la réussite de tous. Sur ces bases ont notamment été créée la sécurité sociale, généralisées les retraites par répartition et consacrée la liberté de la presse.

Contact : « Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui » citoyen.2008@yahoo.fr ou 06 80 22 70 98

 

Programme des 15 et 16 mai 2010

 

Samedi 15 mai :

- 15H30-17H30 : salle polyvalente de Thorens Glières

Forum sur la démolition du programme du Conseil National de la Résistance et des services publics : à la salle Tom Morel, au centre de la commune de Thorens-Glières (au pied du plateau).
Avec la participation des contributeurs à la rédaction du livre "Les Jours Heureux" (éd. La Découverte) : Jean-Luc Porquet (journaliste au Canard Enchainé), François Ruffin ( journaliste à Là Bas si j’y suis et Fakir), Martine Orange (journaliste à Médiapart) et Olivier Vallade (historien).

- Stands de la salle Tom Morel : CRHA, Réseau des enseignants du primaire en résistance pédagogique, avec Alain Refalo, Appels des Appels, Fakir, RESF, FSD74, Libreinfo74.fr, ADEP.
- Buvette et restauration rapide avec produits locaux

- 18 h : projection au cinéma Le Parnal à Thorens Glières du film : "les réquisitions de Marseille" en présence de Robert Mencherini historien.

En 1944, pour suivre les directives du CNR, 10 grosses entreprises marseillaises dont les patrons ayant collaboré étaient soit en fuite, soit en prison, sont mises en auto gestion. C’est Raymond Aubrac, alors commissaire de la république, qui coordonne cette opération. Ainsi, avec 15 000 salariés, il s’agit de la plus impressionnante expérience sociale française depuis la deuxième guerre mondiale

- 20h30 : deuxième projection du film "Les réquisitions de Marseille" toujours au cinéma Le parnal à Thorens Glières en présence de Robert Mencherini , historien.

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Dimanche 16 mai, au Plateau des Glières

Rendez-vous à 10h30 pour le rassemblement pique-nique citoyen "Paroles de Résistances 2010"

autour des personnalités suivantes :

  • pour les résistants plus anciens
    - Odette Nilès (Arrêtée puis transférée au camp de Chateaubriand où elle devient "la petite amie" de Guy Moquet voir le lien
    - Léon Landini, résistant, leader FTP-MOI
    - Walter Bassan résistant, déporté au camp de Dachau
    - Stéphane Hessel, ( Sous réserve ) Ambassadeur de France, ancien résistant, ancien déporté, co-rédacteur de la charte universelle des droits de l’homme.
    - DERNIERE MINUTE : Raymond Aubrac, Ancien Résistant, ex commissaire de la république, parrain de l’association CRHA, ne pourra malheureusement pas être des nôtres les 15 et 16 mai. Il est invité à participer aux cérémonies du 35 anniversaire de réunification du Vietnam ( 30 Avril 1975). Un message de sa part sera lu lors de la manifestation. Philippe Dechartre, Ancien résistant et ministre gaulliste sous Pompidou, apporte son soutien au rassemblement
  • Pour les résistants d’aujourd’hui :
    - Dominique Liot (Agent EDF, membre des Robin des Bois, passé en procès pour avoir remis le courant aux foyers dans la difficulté). 
    - François Ruffin (journaliste, plusieurs fois en procès dans l’exercice de son métier interviendra sur l’état de la presse et son indépendance aujourd’hui).
    - Le docteur Poupardin (convoqué par la CPAM pour avoir prescrit pour ses patients en Affection de Longue Durée (ALD) des médicaments remboursés à 100%. C’est pour lui, une façon de s’opposer au morcellement comptable des malades et aux attaques qui sont faites à l’accessibilité aux soins par tous.
    - Serge Portelli magistrat et vice-président du Tribunal de Paris, il nous parlera de la reprise en main de la justice par le pouvoir.

Pensez à lire notre charte citoyenne et à prendre votre pique-nique...

21:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Têtes Raides " Notre besoin de consolation est impossible à rassasier " - " Vârt behov av tröst "

d'après  Stig DAGERMAN (1952)

Notre besoin de consolation, le texte ACTES SUD, 1981

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11/04/2010

Pensée et langage - Lev Vygotski (1896-1934)

Le développement de l'enfant ne procède pas de l'individuel vers le social, mais du social vers l'individuel. Telle est l'une des thèses développées par Vygotski et qui, soixante ans après, sert de fondement à de multiples recherches contemporaines.

Quels rapports la pensée et le langage entretiennent-ils? C'est à cette interrogation majeure que le psychologue russe Lev Vygotski s'est efforcé de répondre dans son ouvrage, Pensée et Langage, paru en 1934 à Moscou. Fruit d'une dizaine d'années de recherches que Vygotski a menées avec son équipe, ce livre qui vient d'être réédité en français (1) est aujourd'hui considéré par certains comme l'un des plus importants ouvrages de psychologie du siècle, après avoir été longtemps ignoré (voir encadré p. 43).

Pensée et Langage est un gros ouvrage de plus de 500 pages, divisé en 7 chapitres de longueur très inégale. Les thèses qu'il développe sont particulièrement novatrices et ont profondément modifié le regard porté sur le développement de l'intelligence enfantine. On peut néanmoins regretter l'absence d'une structure d'ensemble claire, ce qui fait par exemple qu'un même thème peut être traité dans deux parties éloignées de l'ouvrage.

Vers le langage intérieur

Selon Vygotski, la psychologie scientifique a hésité jusqu'à présent entre deux positions extrêmes au sujet des liens entre la pensée et le langage : soit la fusion, soit la complète dissociation. Deux thèses fausses selon l'auteur, qui estime qu'on peut représenter le rapport entre pensée et langage par deux cercles qui se chevauchent. La zone de superposition constitue la «pensée verbale». Mais une part importante de la pensée («la pensée technique et instrumentale») n'a pas de rapport direct avec le langage. Inversement, certains aspects du langage n'ont pas de lien avec la pensée, par exemple lorsqu'une personne se récite un poème appris par coeur.

Mais ce qui intéresse surtout Vygotski, c'est la manière dont pensée et langage se développent chez l'être humain, en particulier au cours de l'enfance.

Jean Piaget et Vygotski ont deux interprétations radicalement différentes de cette évolution. Pour Piaget, le développement de l'enfant s'effectue de l'individuel au social, tandis que Vygotski pense au contraire qu'il procède du social vers l'individuel.

Jacques Lecomte - Sciences Humaines

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19/03/2010

Rosenthal et Jacobson (1968): L'effet Pygmalion : je pense, donc tu es

 

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La photo ci dessus ne fait pas partie de l'article original

 

Méfions nous de nos stéréotypes, de nos croyances : leur simple présence est un risque de distorsion de nos perceptions, de telle sorte que ce qu'autrui va voir en nous, va nous conditionner à le devenir... Un effet désormais bien connu, aussi intuitivement que dans le cadre théorique, depuis cette expérience de Rosenthal et Jacobson.

1. Il s'agit de passer inaperçu

Dans leur expérimentation, ils essayaient de démontrer que des sujets ayant une attente vis-à-vis du comportement, de la façon d'être d'autres sujets, entraîneraient chez ces derniers les comportements attendus. Les auteurs ne pouvaient cependant observer que des aspects jugés à l’avance positifs, car les effets négatifs se montrent moins dans les expériences pour cause de consensus social, de "gène"... Ainsi, le racisme étant dans nos cultures plutôt jugé négativement, et donc socialement indésirable, des sujets montreront moins leurs attitudes racistes, en les cachant comme ils le peuvent. Pour une situation expérimentale, il y'a évidemment là un biais difficile à contourner (ce serait cependant possible grâce à l'analyse de discours, par exemple). il était donc nécessaire d'envisager l'expérience et la valeur de ce qu'on allait mesurer, sous l'angle du politiquement correct, plutôt que de risquer de fausser l'expérience en observant une variable biaisée.

Pour de nombreuses expériences de psychologie, une affabulation sur le but de l’étude est souvent nécessaire pour que les sujets répondent naturellement. Ce prétexte choisi par les auteurs était simple : ils faisaient passer un test aux élèves d'une classe, prétextant que les résultats de celui-ci révèleraient les enfants dont le potentiel d'apprentissage est important. Le vrai but était tout autre, l'étude s’effectuant sur les enseignants et non sur les élèves, tout au long de l'année.

2. Il fallait s'y attendre...

En début d’année, les auteurs annoncèrent la liste des élèves retenus comme étant précoces, aux professeurs, à la suite d'un pré-test de performance banal assigné à tous les enfants (ces élèves étaient en fait pris au hasard, certains bons, d’autres moyens ou mauvais). Ce faisant, Rosenthal et Jacobson créaient chez les professeurs une « attente » concernant les futurs progrès des élèves : soit une « attente positive », soit, « pas d’attente ». Les auteurs partaient de l'hypothèse suivante : en indiquant au professeur qu'un élève est précoce et peut réaliser d'énormes progrès durant l'année (que ce soit vrai ou non), on va développer chez ce professeur un état mental positif (de l'espoir ?) visant cet élève : une certaine forme de préjugé basée sur une connaissance censée être valide (le résultat au test : les résultats, et le test, étaient valides, mais de faux résultats étaient donnés aux professeurs!)

Au début du 3ème trimestre, les auteurs faisaient passer de nouveau le test de performance aux enfants (post-test) puis mesuraient la différence de performance entre pré et post-test. Ce faisant, les auteurs se donnaient les moyens d'étudier les effets de l’attente positive du professeur sur un élève, quel que soit son niveau réel... ils constatèrent d'ailleurs :

  • Que tous les élèves présentés comme précoces avaient progressé significativement, qu'ils aient eu un mauvais résultat, ou un bon, au premier test!
  • Des relations préférentielles entre ces élèves et les enseignants
  • Des systèmes de communication dans lesquels ces enfants désignés ont eu un rôle plus important que les élèves non désignés comme précoces (ces systèmes par exemple, garder la classe, gérer les activités, etc... se mettaient en place le long de l'année, comme dans toute classe)
  • Une homogénéisation des résultats de ces élèves : lorsque les élèves censés être précoces faisaient des erreurs, celles-ci étaient minorées par les enseignants!

Les dieux sont-ils joueurs?

 

Selon Rosenthal et Jacobson, l’explication est simple : les attentes portées sur les élèves constituent des stéréotypes, des préjugés, quant aux possibilités mentales ou aux caractéristiques des élèves (peu observables à l'oeil nu) et les enseignants s’y raccrochent, comme on se raccrochent finalement à n'importe quel stéréotype. Quoi qu'on en dise, les professeurs sont aussi hommes comme d'autres : tandis qu'ils délaissent modérémment les élèves qu'ils jugent peu performants, ils s'occupent un peu mieux des élèves jugés plus performants, ce qui en retour, les rend effectivement plus performants...

à part : Cette situation ne s'applique pas qu'aux professeurs. De nombreux comportements totalement niés par leurs auteurs ont pu être mis en évidence : par exemple, une étude montrait que dans un supermarché, les mères ayant à charge au moins deux enfants surveillaient plus étroitement celui des deux qui était plus beau que leur frère ou soeur au physique un peu moins attirant (référence à venir, je ne les aies pas sur moi :/)

Dans une certaine mesure, le résultat peut s'exprimer ainsi : en pensant que quelqu'un possède une caractéristique, nous changeons notre propre attitude vis-à-vis de cette personne, et l'influençons de telle sorte qu'il va effectivement acquérir cette caractériqtique ou l'exprimer de plus flagrante façon. Ainsi en était-t-il de la statue créée par Pygmalion, une statue si belle son créateur en tomba amoureux, et voulait tellement la voir transformée en femme réelle, que cette statue le devint par la grâce d'Aphrodite.

Des profs, ok... mais qu'est-ce que ça peut bien nous faire?

Nous pourrions en faire très vite plusieurs parallèles... Par exemple, telle communauté pourrait avoir la réputation de voler son prochain, ou d'être agressif envers autrui. Cette seule réputation suffit par feedback-pygmalion à s'auto-entretenir. En face d'une personne jugée d'emblée agressive ou voleuse, nous avons bien évidemment tendance à nous méfier et surveiller, à interprêter chaque geste à travers le filtre de nos croyances. A cet égard, l'expérience de Duncan le rèvèle bien... Posons-nous dès lors la question. Et si on nous surveille, nous, comment réagissons-nous? Comment nous comportons-nous lorsque l'on perçoit chez un interlocuteur une attitude méfiante et soupçonneuse? bien entendu, nous n'irions surement pas jusqu'à voler, pour la plupart d'entre nous, juste pour ce qui s'apparenterait à un "délit de sale gueule". Mais les attitudes mesquines font parfois bien plus mal qu'un geste franc... et nous y répondons régulièrement nous même avec une certaine hostilité ou indifférence. Dans les deux cas, les rapports sociaux en pâtissent.

En aparté : ce genre de boucle comportementale "autoréalisante" : (par exemple, préjuger de l'agressivité de quelqu'un -> réagir donc avec méfiance voire hostilité -> ce qui entraîne en retour une certaine hostilité de l'interlocuteur -> ce qui "prouve" que l'on avait raison de croire que l'interlocuteur fut agressif) n'est pas rare, et ne se différencie pas d'autres boucles comportementales que l'on a pourtant facilité à repérer ou deviner. Un des exemples extrèmes de cette forme de boucle est celui de la paranoïa. Ceux qui auront eu affaire à cette pathologie, de l'extérieur, y reconnaitront certainement la boucle classique : le paranoïaque se méfie de tout le monde, est soupçonneux envers tout le monde, particulièrement son conjoint -> bien qu'au début, celui-ci fasse généralement des efforts, il est quasi-impossible sur le long terme de tenir une position proche et bienveillante : le conjoint finit par ne plus prévenir et expliquer tout ce qu'il fait, commence lui-même à cacher, avec raison, de potentielles sources de disputes --> très régulièrement, cela fini par se savoir et la situation éclate. Le paranoïaque manque d'introspection et ne saisit pas forcément sa responsabilité, peut etre est-ce plus facile de penser "j'avais finalement raison de me méfier, j'ai toujours eu raison..."

article de Stéphane Debrosses - 21/12/2007

21:47 | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/03/2010

Le Consentement

100 questions sur les interactions sexuelles (Infokiosques - publié le 15 avril 2009 par Anonyme)


  • As-tu déjà parlé de consentement avec ton/ta partenaire ou avec des ami-e-s ?
  • T’arrive-t-il de te sentir obligé-e d’avoir une relation sexuelle ?
  • As-tu déjà essayé de demander à une personne ce qu’elle ressentait ?
  • Que penserais-tu de ta/ton partenaire s’ille décidait de ne pas avoir de relations sexuelles pendant une semaine, un mois, un an ?
  • Parles-tu de sexe et/ou de consentement lorsque tu n’es pas au lit ?

 

Le but de ces questions est d’élaborer une réflexion sur les interactions sexuelles et la notion de consentement. Nous vous invitons à vous les poser réellement et profondément, en prenant le temps et sans être sur la défensive, afin qu’elles puissent réellement enclencher des processus de réflexion qui seront bénéfiques tant pour vous que pour vos partenaires et le milieu dans lequel vous évoluez.

QUI NE DIT PAS OUI, NE CONSENT PAS !

- lire la brochure

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le_consentement-24p-A6-cahier-recto

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le_consentement-24p-A6-cahier-verso

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le_consentement-24p-A6-fil


- la commander chez Des Infokiosques nancéens (Nancy) ou bien chez Les Farfadettes (Nancy)

13:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/02/2010

Surveillez l'attitude de vos enfants lorsqu' ils écrivent

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22:02 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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