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13/12/2011

Procès d'Alex : 6 mois de prison ferme

Alexandre Glardon, 44 ans, président des Enfants de Don Quichotte Strasbourg a écopé ce matin d’une peine de six mois ferme de prison pour outrage et rébellion. Le tribunal correctionnel de Strasbourg n’a pas demandé le mandat de dépôt et le prévenu est sorti libre de l’audience pour rejoindre son comité de soutien d’une vingtaine de personnes qui l’attendait sur le parvis du palais de justice.

Le 29 mai dernier, place Kléber à Strasbourg, Alexandre Glardon avait copieusement insulté quatre policiers, ce qu’il a reconnu à l’audience le 8 novembre dernier, plaidant l’impulsivité. En revanche, il a nié s’être enfui après et avoir résisté à son interpellation, parlant « d’acharnement policier » contre lui. Le tribunal correctionnel n’a pas été sensible à ses arguments.

Interrogé pour savoir s’il ferait appel de cette condamnation, le président des Don Quichotte a indiqué qu’il voulait se donner le temps de la réflexion. « Ma peine est aménageable, a-t-il ajouté et je ne sais pas encore ce que je vais demander. Je ne souhaite pas être obligé de rester chez mois pendant six mois, muni d’un bracelet électronique, et avec une autorisation de sortie d’une heure et demie par jour. Il y a aussi les TIG mais je dois travailler car je n’ai aucun revenu. Ma préférence va vers un régime de semi-liberté : libre la journée et passer les nuits en prison. »

Alexandre Glardon a également été condamné à verser 300 euros de dommage et intérêts à chacun des quatre policiers qu’il a outragés.

 

piqué au tas sur lalsace.fr

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08/12/2011

Grève de la faim d'Alexandre Glardon et appel à rassemblement

via legalteamstrasbourg

En grève de la faim depuis début octobre, Alexandre Glardon, président des enfants de Don Quichotte, a décidé d'y mettre fin. En effet, devant l'absence de réponses, le manque d'intérêt des élus des différentes assemblées (assemblée nationale, Sénat, parlement européen) face à sa démarche, il a préféré se donner les moyens de reprendre rapidement ses activités, notamment distribuer de la nourriture pour les plus démunis, s'occuper de son terrain du Neuhof et des animaux qui s'y trouvent.


Il souhaite remercier toutes les personnes ayant soutenu sa démarche, en venant lui rendre visite sous sa tente, en jeunant à ses côtés ou en étant présent devant le tribunal le 08 novembre dernier.

 

La lutte ne s'arrête pas ici pour autant, puisque le jugement a été mis en délibéré jusqu'au 13 décembre, que ses demandes restent les mêmes et qu'il risque jusqu'à deux ans de prison ferme.

 

Nous appelons donc à un rassemblement de soutien le mardi 13 décembre 2011 à partir de 8h30 devant le tribunal de grande instance de Strasbourg, quai Finkmatt.

 

La solidarité est une arme!

 

 

La Legal Team de Strasbourg

 

https://mensch.coop/legalteamstrasbourg

 

legalteam-strasbourg[at]effraie.org

 

 

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05/12/2011

Paris : dates de procès suite à une instruction antiterroriste (fumigènes, vierzon, dépanneuse, sncf)

Après plus de trois ans d’enquête, le juge Brunaud a clos son instruction à la fin du mois d’août 2011 et a décidé de renvoyer six camarades devant le tribunal correctionnel antiterroriste. La date définitive du procès sera fixée lors de l’audiencement le 13 février prochain au TGI de Paris. Des dates ont déjà été réservées, le procès devrait donc probablement se dérouler durant cinq après-midi les 14, 15, 16, 21 et 22 mai 2012 devant la 10ème chambre du Tribunal correctionnel de Paris.

Quatre affaires ont été jointes durant cette instruction et seront jugées ensemble sous le prétexte d’une même association de malfaiteurs dans un but terroriste :
L’arrestation de trois camarades avec un fumigène et des clous tordus en janvier 2008 peu avant une manifestation se rendant au centre de rétention de Vincennes
L’arrestation de deux camarades au péage de Vierzon quelques jours plus tard
L’accusation de tentative d’incendie d’une dépanneuse de la police nationale en mai 2007 au moment de l’élection de Sarkozy, sur la base de relevés ADN
L’accusation de tentative d’incendie d’une armoire électrique de la SNCF en mars 2006, au moment de la lutte contre le CPE, également sur la base de relevés ADN

Six camarades – Ivan, Bruno, Damien, Frank (Farid), Inès (Isa), Javier (Juan) – seront jugés, ils ont déjà fait de cinq à treize mois de détention provisoire. Ils sont toujours sous contrôle judiciaire depuis leur sortie de prison. Ce contrôle leur interdit de rentrer en contact entre eux pour la plupart et de sortir du territoire français sans autorisation. Ils doivent également pointer une fois par mois au commissariat ou au tribunal et être suivis par un contrôleur judiciaire (tous les mois ou tous les trois mois) pour notamment justifier de leurs activités professionnelles. Les critères du contrôle judiciaire évoluent suite aux demandes répétées des mis en examen.

Les six camarades sont accusés de :
Participation à un groupement formé en vue de la préparation d’actes de terrorisme (pour les six)
Fabrication d’engins explosif ou incendiaire (pour trois)
Tentative (ou complicité de tentative) de dégradation ou de destruction d’un bien appartenant à autrui (pour trois)
Détention et transport de produits incendiaires ou explosifs (pour quatre)
Refus de se soumettre au prélèvement ADN (pour trois)
Refus de soumettre aux prises d’empreintes digitales (pour trois)

A noter que les cinq derniers délits sont tous « en lien avec une entreprise terroriste ». Ce ne sont pas ici les termes tout à fait exacts de la justice, les motifs du renvoi de le tribunal correctionnel font dix pages, nous essaierons de les transmettre plus en détail dans les semaines qui viennent.

Pour rappel, l’ensemble de ces affaires et des actions de solidarité qu’elles ont suscitées est détaillé sur le site de « Mauvaises Intentions » :

http://infokiosques.net/mauvaises_i…

Contact : solidaritesinculpes@riseup.net

via indylille

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23/11/2011

Denis Robert : « La fiction est le meilleur chemin pour dire le réel »

Après dix ans de procès, le journaliste Denis Robert est enfin « blanchi ». Posément, sans rancune envers ses anciens détracteurs, il tente de convaincre les politiques de l’urgence à agir contre les dérives du système bancaire.

Regards.fr : Après avoir été blanchi en février par la cour de Cassation, la cour d’appel de Lyon fixera le 29 novembre les préjudices engendrés par Clearstream à votre encontre. Vous êtes soulagé ?

Denis Robert : J’ai gagné sur le plan judiciaire, mais je n’ai pas gagné politiquement, ni médiatiquement. Le scandale Clearstream n’a pas encore véritablement explosé. À quoi sert un journaliste si ce qu’il écrit n’a pas de résonance effective dans le réel ?

Regards.fr : Pourquoi ce silence, selon vous ?

Denis Robert : Il est relatif. Mais l’absence de prise en compte de ce que révèle mon enquête tient à son contenu. Ce que je montre est insupportable pour les banquiers car ça touche le cœur de leur bizness et celui de leurs plus gros clients. Le lobby bancaire est plus puissant que je ne l’imaginais. Ils ont mis en place une sorte de cordon de sécurité autour de mon travail. Dix années de plaintes à répétition et de calomnies. La décision de la cour de cassation réamorce l’histoire. Je vais à Bruxelles dans les jours qui viennent pour rencontrer des eurodéputés. Je suis sollicité par des candidats à la présidentielle. Je ne suis pas pressé. Le temps joue pour moi.

Regards.fr : Les politiques ne s’emparent pas de cette question ?

Denis Robert : C’est un débat qui commence enfin à agiter la gauche. Les candidats à la Primaire socialiste ont parlé de régulation du capitalisme ou de lutte contre les paradis fiscaux mais sans entrer concrètement dans le vif du sujet. Arnaud Montebourg ou Jean-Luc Mélenchon ont tenu les propos les plus offensifs, mais on reste encore trop à la surface des choses. Prenons l’exemple des paradis fiscaux. Nicolas Sarkozy avait promis leur disparition. Quelle blague ! Là, les candidats disent tous : « Il faut lutter contre les paradis fiscaux. » J’ai même entendu : «  Il faut interdire les paradis fiscaux. » C’est juridiquement impossible. C’est comme se saisir d’une savonnette avec un gant de boxe. Les paradis fiscaux sont des leurres. Il est par contre possible de surveiller, voire de stopper les pompes qui alimentent ces paradis fiscaux. On sait que les virements se font pour l’essentiel grâce à une société de routing financier, Swift et grâce aux réseaux informatiques des deux chambres de compensation Euroclear et Clearstream. Il faut contrôler ces structures…

Regards.fr : C’est ce que vous avez indiqué à François Hollande dans la note que vous lui avez donnée ?

Denis Robert : Oui, entre autres. On m’a demandé d’écrire une note. Je l’ai fait bien volontiers. On a trop tendance à considérer l’univers de la finance comme impénétrable ou trop compliqué. Ça ne l’est pas. C’est possible, c’est politique.

Regards.fr : Depuis l’appel de Genève lancé en 1996, c’est un de vos combats moteur ?

Denis Robert : J’ai affiné mes connaissances. En 1996, je n’imaginais pas que l’information financière était autant centralisée. Je ne connaissais pas les chambres de compensation. Je ne savais pas leur importance dans l’organisation du commerce interbancaire. Le juge Garzon, comme les six autres magistrats signataires de l’appel, s’avouait impuissant face aux moyens techniques et à la rapidité des prédateurs financiers. Les fonctionnements judiciaires étaient tellement lourds que les criminels gagnaient toujours. Malheureusement, d’un point de vue judiciaire, la situation n’a pas évolué. Les juges restent toujours cadenassés dans leurs frontières. Par contre, la perception que l’on a de la circulation des valeurs a changé. Il est inutile d’aller chercher des dépositaires dans des paradis fiscaux. Ils sont protégés par ces législations de papier. Le seul moment où les prédateurs financiers sont vulnérables, c’est pendant le temps du transfert de fonds. Et ce temps est électronique. C’est un jeu d’écriture qui s’opère à l’intérieur des chambres de compensation. C’est là qu’il faut taper.

Regards.fr : Vous faites de la pédagogie car souvent le vocabulaire financier est ardu ?

Denis Robert : Quand j’écris, je pense souvent à mon père ou à mes copains qui n’y connaissent rien. Je fais de gros efforts d’écriture et de simplification. Je n’ai pas peur d’être parfois naïf, ou de répéter plusieurs fois la même question quand je ne comprends pas. Cette méthode m’a permis de découvrir le fonctionnement de Clearstream. Au début, son PDG et son staff se sont moqués de mes questions. Ce sont ces questions et leurs réponses qui ont pourtant provoqué leur perte. Aussi puissants qu’ils pouvaient être, ils ont été virés comme des larbins trois mois après la sortie de mon premier livre Révélation$.

Regards.fr : Vous ne lâchez donc pas le morceau ?

Denis Robert : J’aimerais que d’autres prennent le relais. Je sais que des films et des articles sont en préparation en France et à l’étranger. Je suis content de ne pas y participer. Il faudrait maintenant une commission d’enquête et un véritable audit sur Clearstream mais aussi sur Euroclear et Swift. J’ai encore cette ultime étape à franchir.

Regards.fr : Vous avez d’autres projets ?

Denis Robert : Oui, mais j’ai un peu de difficulté à m’y remettre. Je n’ai pas peint une seule toile depuis presque un an. Mon prochain livre – un récit qui n’a pas grand-chose à voir avec la finance- est en rade. J’ai plusieurs films en fabrication. Une série documentaire sur le journalisme est en cours montage. Je prépare un film hommage sur un vieux journaliste qui m’a beaucoup inspiré à mes débuts, Cavanna… J’ai aussi envie de réaliser un film sur des ouvriers qui ont occupé une usine il y a trente ans. Il est important de témoigner de la classe ouvrière. De le faire sans nostalgie. J’ai aussi le dernier tome de ma BD L’ Affaire des affaires qui sort fin novembre. Et une autre BD adaptée de mon dernier roman Dunk est en cours d’écriture.

Regards.fr : Depuis quelques années, vous vous tournez vers la peinture, le théâtre, la BD. Vous êtes fâché avec le réel ?

Denis Robert : Tout a toujours tourné autour de la même question  : « Comment une société aussi riche peut produire autant de pauvreté ? » Mes toiles ou mes BD parlent de ça. La pièce de théâtre que je suis en train de monter au théâtre du Rond-Point aussi. Hunter Thomson disait que la fiction était le meilleur chemin pour dire le réel. C’est assez juste. La saga Clearstream, c’était un combat à mains nues avec le réel. Un affrontement long, excitant mais fatigant. Je suis allé au bout de cette histoire. La cour de cassation a mis un point final à mon travail de journaliste. J’ai maintenant envie de passer à autre chose.

Regards.fr : Vous avez un auteur fétiche ?

Denis Robert : Plusieurs. Mais celui qui m’a amené au journalisme disons littéraire, c’est Truman Capote. La lecture de De Sang-froid a été déterminante. J’ai eu envie de faire comme Truman Capote au début. Je n’y suis pas encore parvenu. Mais sans lui, je serais sûrement resté dans un journal où c’était finalement très confortable.

Regards.fr : Et la peinture ? Quel a été le déclic ?

Denis Robert : Quand on a interdit mon livre Clearstream, l’enquête en 2006, qu’on l’a retiré des rayons, j’ai pris un coup au moral. Le hasard et Facebook m’ont fait croiser la route d’une galerie parisienne. La galerie W. Je me suis dit que là, les policiers ou les censeurs ne viendraient pas m’emmerder. C’est comme ça que ça a commencé. Et ça ne s’est plus arrêté.

Regards.fr : L’enquête, les journaux vous manquent ?

Denis Robert : Parfois. Récemment, il y a eu une page sur moi dans Le Monde avec ce titre : « Le marginal de l’info ». Cette marginalité n’a jamais été un choix de ma part. Le système médiatique et ses influences m’ont mis à l’écart. L’information que j’ai produite n’est plus marginale aujourd’hui.

Regards.fr : Vous êtes conscient d’être devenu une sorte d’emblème, pour tous ceux qui se battent contre les dérives du système, les « indignés » ?

Denis Robert : Pas vraiment, même si je suis souvent sollicité. Je me sens plus utile à écrire, à faire des films qu’à m’engager sur le terrain politique. Au fond, j’ai du mal à y croire. On est dans un pays avec des élections, différents partis, une démocratie qui fonctionne pas trop mal… On n’est pas encore dans un climat insurrectionnel. Ça peut venir assez vite.

Regards.fr : Pour qui allez-vous voter à la Présidentielle ?

Denis Robert : Pour celui ou celle qui réglera le problème des dérives du capitalisme financier. À la gauche de la gauche au premier tour. Et au second tour, sans aucun état d’âme, pour le candidat socialiste qui sera qualifié. S’il l’est… Si ce n’est pas le cas, ça va devenir très compliqué.

Regards.fr : Tous ces gens qui vous font des risettes aujourd’hui après vous avoir lâché pendant les plus dures années, ça vous énerve ?

Denis Robert : Non, pas du tout. Je n’ai de rancoeur pour personne.

piqué au tas sur regards.fr

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22/11/2011

Ouvrier mort à Cinélac: deux chefs condamnés

«Il me manque la moitié de moi-même» confiait la veuve de R. au lendemain de sa mort. Cet ouvrier, un Bâlois de 35 ans, est tombé de huit mètres en installant une tribune à Cinélac le 19 juin 2007. Selon nos renseignements, le chef de projet et le chef d’équipe de la société en charge des constructions temporaires de la manifestation du Port-Noir ont été récemment condamnés à six mois de prison avec sursis pour homicide par négligence.

Cette sanction, prononcée le 7 novembre, intervient plus de quatre ans après le drame. Comme le prévoit la loi, un magistrat peut émettre une telle ordonnance pénale pour des peines «modestes» sans recourir pour cela à un procès public.

Sans harnais

A l’époque des faits, l’Office cantonal de l’inspection et des relations du travail (Ocirt) dénonce: la victime n’avait pas de harnais et aucun filet de récupération n’a été placé au sol. R. a perdu l’équilibre en voulant installer un chevron dans une entaille et a chuté d’environ huit mètres. Hospitalisé, il a succombé à ses blessures. A la suite de l’accident, l’Etat avait demandé à l’entreprise de renforcer la sécurité du chantier notamment en matière de port de casques et de harnais, confirme Palmolino Esposito, administrateur et président de Cinélac: «Mais nous n’étions pas directement mis en cause.»

En effet, les ordonnances pénales de la procureure Laurence Piquerez ne mettent pas en cause Cinélac. Elles se focalisent sur deux responsables de l’entreprise de montage et de démontage, défendus par Mes Grégoire Mangeat et Arun Chandrasekharan. Lors de son audition, le chef de projet, âgé de 41 ans, a expliqué que «les ouvriers n’étaient pas contrôlés à chaque moment et qu’ils travaillaient de manière indépendante».

Le responsable ajoute que le jour du drame, la victime s’était attelée «à une autre tâche que celle qu’il s’était vu confier.» Entendu par la justice, un fonctionnaire du service de l’inspection des chantiers a conclu, pour sa part, que l’accident était dû à «un manque d’organisation ou de coordination».

«Il aurait dû le corriger»

L’autre prévenu, un chef d’équipe de montage âgé de 36 ans, a expliqué ne pas avoir vu ce que faisait effectivement la victime ce jour-là. Mais pour la procureure, il aurait dû voir, comme l’autre prévenu condamné, que R. travaillait «de façon non conforme et il aurait dû le corriger.» Au-delà de sa peine de prison avec sursis, le chef d’équipe écope d’une amende de 5000 francs. Son collègue est condamné, quant à lui, à s’acquitter de 6500 francs. Dans ses deux ordonnances, la procureure conclut: «On peut affirmer avec une vraisemblance confinant à la certitude que le résultat dommageable ne se serait pas produit» si les prévenus avaient adopté «un comportement conforme aux règles de prudence».

Contacté hier, Me Mangeat confirme que les deux hommes ont recouru la semaine dernière contre leurs ordonnances pénales. Ils seront donc jugés, l’année prochaine, lors d’un procès public devant le Tribunal de police. Avocats de la veuve, Mes Robert Assaël et Laura Santonino expliquent que leur cliente «est soulagée qu’une autorité ait dit que cette mort ne relève pas de la fatalité mais de la violation crasse de normes de sécurité. La veuve de R. aurait préféré que l’entreprise reconnaisse d’emblée ses responsabilités qu’elle a toujours fuies. Notre cliente a l’espoir que ce drame servira à augmenter la prudence des entreprises en matière de sécurité.»

Fedele Mendicino | 22.11.2011 | 00:00

 

piqué au tas sur tdg.ch

16:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

PERMANENCES JURIDIQUES

Face à la police, la justice et la prison

 

PERMANENCES JURIDIQUES

Tous les 1ers et 3e jeudis du mois

 

De 17h à 19h30 (gratuit)

 

"LA GUEULE NOIRE"

 

16 RUE DU MONT (QUARTIER BELLEVUE)

 

42100 SAINT-ETIENNE

 

permjuridiques(at)riseup.net

 

Pour les urgences : 06-75-90-82-23/ Renseignements : 04-27-77-28-83


via lenumerozero

15:55 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/11/2011

Le Mouvement des Indignés se radicalise à Strasbourg et ailleurs...

Venues d'on ne sais où, une centaine de personnes ont convergé au centre de Strasbourg pour se retrouver ce 11 novembre 2011 à 11h00 place Kléber.

Une manifestation semblait prendre forme, et ô surprise, sans avoir été déclarée, grâce à l'appel du Mouvement des Indignés de Strasbourg, lancé principalement sur la toile et via les réseaux clandestins dématérialisés.[Tu noteras que l'appel est publié le 10.11.11 sur le site strasbourgdemocratiereelle.wordpress et depuis le 3.11.11 sur le site occuponstrasbourg.wordpress]

piqué au tas sur activeast.free.fr

CertainEs sont venus en curieux, d'autres, manifestement plus déterminéEs, avaient préparé leur coup et confectionné des écritaux : « stop thinking £ $ €, start thinking human », « Terrorisme économique ». Les plus radicaux scandaient des incantations destinées à faire trembler le pouvoir en place.

 

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Exemple de slogan et incantation brandit par quelques participants (photo G.D-A.)


La démocratie issue des urnes a promptement réagit en envoyant illico presto un grand nombre de force de l'ordre citoyenne, mixte et hétéroclite : police municipale, CRS, flics en civil ...

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Positionnement tactique dit "de la tenaille" par la CRS des groupes 2A - 2B ainsi que des policiers attendant les consignes (photo G.D-A.)

 

Les fonctionnaires chargés du maintien de l'ordre républicain, dans la clairvoyance qu'on leur connaît, ont compris qu'un tel alignement de personne en ce 11/11/11 ne pouvait signifier que la survenue d'un évènement extra-ordinaire risquant de faire vaciller la nation dans le chaos.

Conscient d'assurer la mission qui leur incombe, afin d'assurer la sécurité des personnes, des biens et des institutions, ils ont promptement réagit en interpellant les personnes potentiellement les plus dangereuses : celles qui avaient choisi de dissimuler leur visage derrière un masque.

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Il a fallut toute la perspicacité des observateurs pour distinguer les élements perturbateurs, fauteur de trouble (troubelmakers), etc... (photo G.D-A.)

 

Ces interpellations ont permis, grâce à ce contrôle d'identité exerçé dans le respect de la loi, de faire d'une pierre deux coups :

  • renseigner les mise à jour des fichiers
  • maîtriser les flux migratoires et lutter contre l'immigration illégale


Une journaliste de l'Alsace, G.D.A., qui par hasard se trouvait aussi place Kléber, n'a pas hésité à plonger dans cette marée humaine pour rencontrer ces fameux Indignés. C'est grâce à elle qu'on apprend comment un jeune père, employé du tertiaire, est venu soutenir cette action :

« J’ai eu connaissance de cette manifestation par mail, explique-t-il. Je me reconnais tout à fait dans ce mouvement de protestation qui n’arrive pas par hasard maintenant. » Interrogé sur la difficulté qu’a le mouvement à s’imposer en France contrairement à l’Espagne ou aux États-Unis, il avance : « la France a sa propre dynamique de la protestation et il y a aussi les échéances électorales. A mon humble avis, si ça ne prend pas en France, c’est un peu culturel. Mais peut-être aussi qu’on sera à la remorque de ce mouvement au lieu d’être à l’avant-garde. »
En regardant ses enfants, il estime que « lorsqu’ils seront grands ce sera la guerre. C’est quelque chose qui est pressenti depuis plusieurs décennies. » Quant à la surenchère actuelle dans la politique de rigueur, il y voit « le caractère dogmatique de la théorie ultralibérale qui s’obstine dans son erreur » Toutefois, il s’interroge sur les moyens d’action. « L’action violente ne mène nulle part. Il faut imaginer d’autre moyens ». Il est rejoint en cela par Nicolas, 31 ans, qui a un master de droit international. « La mobilisation des jeunes est difficile en France car ils sont très peu politisés. Et ceux qui le sont, comme l’a montré une étude récente du Credoc, vote à droite ou à l’extrême droite. Il faut repolitiser les jeunes, leur réapprendre la politique à travers des débat comme ceux autour du vote blanc par exemple. »

 Photos piquées au tas dans l'artilce de Genevieve DAUNE-ANGLARD


http://soirmag.lesoir.be/sites/default/files/1847373563_ID2918720_9_teissier_124757_01M1QT_0.JPG

“Une année géniale pour DSK en 2011”

Alexis, Indigné du 11.11.11, se reconnaît tout à fait dans ce mouvement qui n'arrive pas par hasard maintenant. Il observe que la difficulté de mobilisation des citoyens en France, concernant le mouvement des Indignés, semblerait être d'ordre culturelle. Il est pour l'abandon de l'action violente, avis que valide également Nicolas, prennant appui sur les études d'un institut de sondage. Nicolas propose une repolitisation des jeunes autour d'une mobilisation du vote blanc pour éviter les apports de voies vers les partis politiques de droites...

Difficulté peut-être aussi à mobiliser en ce 11.11.11 car beaucoup d'appels étaient lançés sur internet:

...des illuminés appellent d’ailleurs à la prière ou la méditation et sur Facebook, plusieurs pages ont été créées. Il y a l’alarmiste, baptisée « le 11/11/11 le temps s’arrêtera définitivement », la communautaire « Mettez tous votre réveil de téléphone à 11 h 11 et puis l’ésotérique « Faites un vœu le 11/11/11 à 11 h 11 »...

Dans ce confusionnisme politique ambiant, on pourrait faire remarquer aux Indignés d'avoir choisit cette date du 11 novembre, brouillant encore un peu plus les pistes et empếchant ainsi une réelle ambition de positionnement politique. Ou alors un choix délibéré pour leur permettre de garder une neutralité apolitique...

C'est un peu le même constat que fait Eva JOLY, candidate Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle, alors qu'elle venait fleurir la tombe des mutins de 1917 devant le Mur de la Paix à Paris: 

"Ils font leur mouvement d'indignés, qui est très sympathique et qui est très important, comme on le voit aux États-Unis, mais là il me semble qu'ils n'ont pas compris les enjeux, sans doute par culture politique"

Contrairement à Paris, les Indignés Stéphanois n’ont pas voulu perturber la commémoration. Ils ont précisé qu’ils n’étaient pas :

"contre cette commémoration mais contre les violences policières"

Ce qui n'a pas empéché les forces de police de continuer à lutter contre la criminalité organisée, la grande délinquance et la drogue et de protéger le pays contre la menace extérieure et le terrorisme en encadrant fermement la "flash-mob" :

 

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Les fonctionnaires informent que, la manifestation n'ayant pas été déclarée en préfecture de la Loire, les contrevenants sont passible, selon l'article 431-9 du code pénal, à 6 MOIS D'EMPRISONNEMENT ET 7 500 EUROS D'AMENDE pour :
- Participation à l'organisation d'une manifestation non déclarée ou interdite.
- Organisation d'une manifestation non déclarée.

 

Où en êtes-vous politiquement ?

Encore et toujours à se poser la question Que faire ?

"...La lutte intérieure donne au parti la force et la vitalité : la preuve la plus grande de la faiblesse du parti, c'est son amorphisme et l'absence de frontières nettement délimitées; le parti se renforce en s'épurant..."
(Extrait d'une lettre de Lassalle à Marx, 24 juin 1852.)

Allez-vous discuter d' ENGELS et L'IMPORTANCE DE LA LUTTE THEORIQUE ?

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11/11/2011

Tarnac : une enquête sur les enquêteurs

Selon l'un des avocats de la défense du groupe de Tarnac, une instruction criminelle a été ouverte pour faux et usage de faux. Elle concerne un PV rédigé par les enquêteurs.

L'un des avocats de la défense du groupe de Tarnac a annoncé qu'une instruction criminelle avait été ouverte mercredi pour faux et usages de faux en écriture publique.

Cette instruction ouverte auprès du TGI de Nanterre s'intéresse à un PV rédigé par les enquêteurs en novembre 2008. Un juge d'instruction est chargé d'éclairer les zones d'ombres autour de ce PV, le D104.

Incohérences dans un PV

Les avocats de la défense avaient relevé des incohérences dans ce procès verbal. Celui-ci détaille la filature de Julien Coupat et Yldune Lévy, que des policiers disent avoir menée dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008. C'est cette nuit-là que le sabotage d'un caténaire sur une ligne SNCF aurait été réalisé.

Or, le PV présentait des incohérences, notamment sur la question des horaires et des distances parcourues cette nuit-là par les enquêteurs en suivant Julian Coupat et sa compagne, principaux accusés. Par exemple, la voiture des suspects aurait dû, à un moment donné, accomplir un trajet de 27 km sur des routes de campagne à la moyenne fulgurante de 160 km/h !

Une plainte avait été déposée en 2010 par les avocats.

Rappel des faits :
le 11 novembre 2008, plusieurs membres d'une communauté basée à Tarnac (Corrèze) avaient été arrêtés dans le cadre d'une enquête sur des sabotages commis sur le réseau ferré français. Plusieurs personnes - dont Julien Coupat - ont été mis en examen pour association de malfaiteurs, destructions et dégradations en relation avec une entreprise terroriste.

 

piqué au tas sur Ma Montagne.fr - 11/11/2011

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10/11/2011

Secret défense : la législation censurée

Le Conseil constitutionnel avait été saisi par les familles de victimes de l'attentat de Karachi en 2002.

Le Conseil constitutionnel a tranché. Il censuré jeudi les règles relatives aux lieux classifiés secret défense, mais a jugé conformes à la Constitution les dispositions encadrant la classification des documents. Le Conseil était saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par les familles de victimes de l'attentat de Karachi de mai 2002.

Les Sages ont relevé que la classification d'un lieu secret défense empêche l'autorité judiciaire d'accéder à ce lieu et que l'accès à d'éventuelles preuves est inaccessible tant qu'une autorisation administrative ne lui a pas été délivrée, ce qui est contraire à la Constitution.

Une vingtaine de lieux classés secret défense

Après demande de déclassification d'un lieu par un magistrat et avis du président de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN), le ministère concerné est libre d'autoriser ou non une perquisition.

La loi du 29 juillet 2009 a étendu le secret défense, qui concernait auparavant des documents, aux locaux les abritant. Par un décret non publié au Journal officiel, Matignon a classé "secret défense" une vingtaine de lieux, notamment les services de renseignement et de contre-espionnage.

Le gouvernement a jusqu’au 1er décembre pour réagir

Le Conseil constitutionnel a fixé la déclaration d'inconstitutionnalité de cette disposition au 1er décembre, "afin de permettre au gouvernement de tirer les conséquences" de cette décision, selon un communiqué.

Du côté des familles des victimes de l'attentat de Karachi, l'heure est au soulagement. "C'est une avancée très importante. Les familles de victimes se réjouissent que le Conseil constitutionnel ait jugé contraire à la Constitution un certain nombre de dispositions", a déclaré leur avocat, Me Olivier Morice.

Le Conseil a en revanche jugé conforme à la Constitution les dispositions concernant les documents classés secret défense, en particulier en raison des "garanties d'indépendance conférées" à la CCSDN et des conditions et procédures de déclassification des documents.

 

Voir la décision du Conseil constitutionnel

piqué au tas sur europe1.fr - 10/11/2011

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09/11/2011

Procès du journal la brique - Le 16/11/2011 à 13h30 TGI de Lille

Le journal La Brique est en procès face un journaliste de La Voix du Nord pour un article paru dans son numéro 25. Ce procès n’est pas simplement celui d’un journal indépendant contre un journaliste de presse quotidienne régionale ; au cœur du débat judiciaire il y a la racialisation des faits sociaux et la liberté de la presse.

Plus que jamais la critique sociale est un sport de combat ! Alors venez nous soutenir devant le TGI ou assister à l’audience publique. Rendez-vous mercredi 16 novembre à 13h30, devant le tribunal de Lille avenue du peuple Belge.

via http://lille.indymedia.org/

08:14 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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