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08/11/2011

Jugement d'Alex en délibéré au 13 décembre 2011

Strasbourg / Outrages et rébellion Le président des Don Quichotte jugé

Des banderoles de soutien ont été installées par les sympathisants du prévenu sur le parvis du tribunal. (Photo DNA - Marc Rollmann)

Des banderoles de soutien ont été installées par les sympathisants du prévenu sur le parvis du tribunal. (Photo DNA - Marc Rollmann)

Alexandre Glardon a comparu ce matin devant le tribunal correctionnel de Strasbourg pour avoir insulté des policiers, le 29 mai au soir place Kléber à Strasbourg, et avoir résisté à son interpellation.

Durant plus d’une heure et demie, le président des Enfants de Don Quichotte de Strasbourg a expliqué au juge qu’il entretenait des rapports compliqués avec les forces de l’ordre « depuis décembre 2007 ». A la barre, il a reconnu avoir proféré des outrages : « Je m’adressais à la fonction de policier, à l’image de la police », a-t-il indiqué. Le prévenu de 44 ans, qui mène une grève de la faim depuis un mois, a en revanche nié avoir tenté d’échapper aux policiers et s’être rebellé.

Le substitut Morgane Robitaillie a réfuté l’existence d’une cabale à l’encontre d’Alexandre Glardon. Etant donné la gravité des faits et ses antécédents judiciaires – le quadragénaire a déjà été condamné à six reprises –, la représentante du parquet a réclamé à son encontre six mois de prison ferme.

Me Hervé Begeot, pour la défense, a quant à lui demandé l’ouverture d’une information judiciaire afin de « faire toute la lumière » sur un dossier essentiellement basé sur les déclarations des policiers.

Le jugement a été mis en délibéré au 13 décembre.

Pendant toute la matinée, un comité de soutien à Alexandre Glardon, composé d’une cinquantaine de personnes, a manifesté sur le parvis du palais de justice. Une trentaine de CRS ont été mobilisés pour encadrer les manifestants. Aucun incident n’est à déplorer.

par Antoine Bonin, publié le 08/11/2011 à 14:05 

 

piqué au tas sur dna.fr - 08/11/2011

Aucun incident n’est à déplorer !!! gnin gnin gni

18:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/11/2011

Procès d’Alexandre GLARDON le 8 nov. 2011 : Appel à rassemblement de soutien devant le Tribunal (TGI - Strasbourg)

Ce mardi 8 novembre à partir de 8h30 aura lieu un nouveau procès contre Alexandre GLARDON président des Enfants
de Don Quichotte.


Arrêté le 29 mai 2011 suite à des provocations policières, il sera jugé pour « outrages et rébellion » et risque de la prison ferme. Le contexte de son arrestation interpelle : il se rend ce dimanche 29 mai sur la place Kleber de Strasbourg pour récupérer un porcelet, prénommé Porki, qui doit servir lors d’une déambulation de théâtre de rue. (Alex. possède un terrain avec des animaux). A peine arrivé, des flics en vélo le reconnaissent et l’invectivent. Il craque, car c’est une énième provocation à son encontre de la part des forces répressives. Il sera blessé lors de son interpellation et fera sa garde à vue à l’hôpital.


Depuis qu’il est devenu, en 2007, président des Enfants de Don Quichotte (association qui se bat pour aider les personnes à la rue), il subit un véritable acharnement répressif.


Alex témoigne de manière complète, avec d’autres "anecdotes", à l’adresse suivante :


https://mensch.coop/legalteamstrasbourg

12:55 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/11/2011

10 questions à Laurent Mucchielli

Mon huitième invité est Laurent Muchielli, sociologue, directeur de recherches au CNRS, membre du Laboratoire Méditerranéen de Sociologie(LAMES, UMR 6127 du CNRS et l’Université de Provence). Ses thèmes de recherche portent sur les délinquances, les institutions pénales (police, justice) et les politiques locales de sécurité et de prévention. Il anime un site Internet spécialisé Délinquance, justice et autres questions de société.

Valéry Rasplus : Vos travaux portent essentiellement sur les phénomènes de délinquance, les politiques de sécurité, le droit et les institutions pénales. A partir de quel moment et pourquoi cette orientation thématique est venue dans votre parcours de sociologue ?

Laurent Muchielli : C’est difficile à dire avec certitude, c’est comme souvent un mélange de dispositions personnelles anciennes et de rencontres ou de hasards dans les relations sociales. Même si elles ne sont évidemment pas les seules, ces questions m’intéressaient depuis longtemps, au moins depuis mes premières années d’études à l’université. Ensuite, mon sujet de thèse m’y a ramené. Je travaillais alors sur l’histoire des sciences sociales au tournant du 19ème et du 20ème siècles et il se trouve que la question du crime était déjà centrale à l’époque dans le débat public et dans le débat scientifique. J’ai ainsi organisé en 1994 mon premier colloque sur l’histoire des sciences du crime et j’ai publié dans la foulée mon premier livre (collectif) sur ce sujet. A cette occasion, j’ai rencontré les gens du CESDIP (Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions sociales), le grand laboratoire français sur les questions pénales et nous avons bien accroché. Lorsque j’ai passé le concours d’entrée au CNRS j’ai donc fait un projet qui prolongeait cette histoire des sciences du crime et j’ai demandé à être affecté au CESDIP. Et j’ai réussi le concours... J’ai ainsi passé plus de 12 ans dans ce laboratoire francilien, avant de revenir dans ma région d’origine.

 

Valéry Rasplus : Comment analysez-vous ce que l’on nomme « normes »,  « déviances », « délinquance » et « insécurité » ?

Laurent Muchielli : En quelques mots, la base du travail de sociologue dans notre domaine consiste à définir le crime ou la délinquance comme résultant de trois choses : 1) l’existence de normes disant ce qui est crime et ce qui ne l’est pas, 2) l’existence de personnes transgressant ces normes (devenant donc délinquantes), 3) l’existence d’une « réaction sociale » à ces transgressions.

En langage concret et simple, pour qu’il y ait crime, il faut : 1) qu’il y ait un interdit (et cela ouvre de grands horizons d’études historiques et sociologiques car la production des interdits ne cesse d’évoluer), 2) qu’il y ait un ou plusieurs transgresseurs (et c’est un autre champ d’études, plutôt sociologiques et psychologiques), 3) que quelqu’un s’en aperçoive et qu’il se passe quelque chose ensuite (sinon le crime commis n’existe pas socialement).


Quant à l’« insécurité » c’est tout à fait autre chose. Ce n’est pas un concept scientifique et ce n’est pas un ensemble de choses identifiables. C’est en réalité une notion de type politique et médiatique, qui ne réfère pas à des comportements précis mais à des peurs. Du point de vue scientifique, nous pouvons en revanche parler du « sentiment d’insécurité » et l’étudier en tant que tel par des questionnaires et des entretiens. On y découvre alors que le premier facteur du sentiment d »insécurité n’est pas le fait d’avoir été victime de quelque chose. Le premier facteur est l’âge : les personnes âgées ont plus peur, même s’il ne leur est rien arrivé. Il ne s’agit donc pas en réalité d’une insécurité mais bien plutôt d’une vulnérabilité, ce qui est très différent. Et c’est valable aussi pour les autres facteurs : le sexe des personnes interrogées, leur précarité socioéconomique, le niveau de dégradations apparentes de leur quartier, le degré d’anonymat...

 

Valéry Rasplus : Faîtes-vous une différence entre la sociologie de la délinquance et la criminologie ?

laurent mucchielli,sociologie,délinquance,déviance,criminologie,sécurité,statistiques,valéry rasplusLaurent Muchielli : Ce n’est pas moi qui fait une différence, ce sont nos institutions. En France, la sociologie est une discipline scientifique enseignée à l’université, on peut passer un doctorat en sociologie et être recruté comme enseignant en sociologie ou chercheur au CNRS en sociologie. Même chose en droit, en psychologie, en science politique, etcetera. Mais rien de tel avec la criminologie qui n’existe pas comme discipline scientifique. Dès lors c’est un peu comme « psychologue » il y a une vingtaine d’années avant que la profession ne soit mieux réglementée, n’importe qui peut s’autoproclamer aujourd’hui « criminologue », ça ne veut rien dire et surtout ça n’est la garantie d’aucune formation ni d’aucune compétence. Dans d’autres pays, la situation est tout à fait différente. Mais selon les pays, le contenu de ce qui est appelé Criminologie est assez variable. Dans certains c’est une dominante juridique (beaucoup de droit pénal), dans d’autres c’est une dominante psychologique et enfin dans les pays anglo-saxons c’est le plus souvent une dominante sociologique.

 

Valéry Rasplus : En quoi votre approche diffère de criminologues comme Alain Bauer ou Xavier Raufer ?

Laurent Muchielli : Ce n’est pas simplement mon « approche » qui diffère, c’est l’ensemble de mon métier qui n’a rien à voir. Encore une fois, il ne peut pas y avoir de « criminologues » en France puisqu’aucune instance universitaire et scientifique ne délivre ce titre. Les personnes qui s’accaparent ce titre sont en réalité des personnes extérieures au monde universitaire et scientifique, qui recherchent la légitimité que donne un titre et s’emparent donc de cette étiquette qui est en quelque sorte libre de droits...

Alain Bauer et Xavier Raufer en sont les deux exemples les plus connus. Le premier est en réalité à l’origine un entrepreneur de sécurité privée qui a beaucoup investi le marché du conseil et du diagnostic local de sécurité. Le second est un ancien militant d’extrême droite reconverti dans l’analyse du terrorisme d’extrême gauche puis du terrorisme islamiste. Leur stratégie de légitimation universitaire est très forte car ils ont trouvé des alliés, en particulier des éditeurs. La plupart de leurs livres sont en effet édités aux Presses Universitaires de France et désormais aussi aux éditions du CNRS, ce qui est un comble ! Pour Xavier Raufer, je crois que personne n’est dupe. Le cas d’Alain Bauer est plus complexe. Il a du pouvoir, il est proche du Président de la République, il dirige l’Observatoire national de la délinquance et il a désormais aussi un titre de type universitaire qui peut faire illusion. En effet, par décret du 25 mars 2009, Nicolas Sarkozy l’a directement nommé titulaire d’une « chaire de criminologie appliquée » au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM). Un fait du prince.

 

Valéry Rasplus : L’interprétation et les résultats d’enquêtes statistiques portent souvent à polémique. Comment doit-on lire et interpréter les résultats statistiques liés à « l’insécurité » et aux « violences » ?

Laurent Muchielli : Les questions de sécurité sont parmi les plus importantes dans les discours politiques et les rhétoriques électorales en France. Dans ces débats, que répercutent fortement les médias, les statistiques servent généralement d’arguments d’autorité. Elles sont convoquées pour prouver le bien fondé de l’action d’un gouvernement, ou son échec selon ses opposants. Cela donne des « batailles de chiffres » auxquelles le citoyen ne comprend pas grand-chose, qui n’éclairent guère le débat public et surtout permettent rarement d’évaluer correctement tant l’état des problèmes que l’efficacité des politiques publiques.


Pour interpréter correctement les choses, il faut au moins respecter ce que j’appellerais trois « règles d’or » de l’analyse statistique en sciences humaines : 1) on ne peut rien dire d'un chiffre si l'on ignore comment il a été fabriqué ; 2) un seul chiffre ne saurait permettre de décrire ni mesurer un phénomène social complexe ; 3) les chiffres ne « parlent pas d'eux-mêmes », c'est nous qui les faisons parler. En l’occurrence, le débat public est totalement biaisé par la naïveté avec laquelle les responsables politiques et les journalistes font semblant de croire que les statistiques de la police permettent de connaître les « chiffres de la délinquance ». En réalité, les statistiques de police mesurent les procédures faites par les policiers et les gendarmes. C’est un comptage d’actes administratifs. C’est bien entendu lié directement à l’activité délinquante mais ça n’en est pas un baromètre précis, a fortiori lorsque le pouvoir politique vient truquer tout le système en obligeant les policiers et les gendarmes à produire les « bons chiffres » c’est-à-dire ceux qui sont conformes à la demande du ministre...

 

Valéry Rasplus : Quelle est la part de la délinquance dans les « cités » par rapport à celle que l’on trouve dans d’autres espaces sociaux ? Et de quelle nature est-elle ?

laurent mucchielli,sociologie,délinquance,déviance,criminologie,sécurité,statistiques,valéry rasplusLaurent Muchielli : Il n’y a pas une délinquance mais des délinquances. Dans les quartiers ghettoïsés, on trouve concentrés certains types de délinquance particuliers : les diverses infractions commises par les bandes de jeunes délinquants, les violences envers les institutions, les incendies de véhicules, les trafics de drogue. Cela s’explique de nombreux facteurs, en particulier l’ampleur du chômage qui fragilise le lien global avec le reste de la société, l’ampleur de l’échec scolaire qui précipite vers la délinquance de nombreux jeunes, l’ampleur des discriminations qui sont dénoncées moralement mais qui demeurent quotidiennes dans la réalité et qui fragilisent elles aussi le lien global avec le reste de la société, le manque de ressources des familles pour faire face aux difficultés de leurs enfants, et d’autres facteurs encore. Mais tout cela ne signifie pas que la délinquance est une spécificité de ces quartiers.

D’abord, il existe à l’autre opposé de l’échelle sociale une délinquance des puissants, une délinquance des élites qui est également forte et qui est autrement plus impunie. L’écroulement du contentieux de la délinquance économique et financière (et de la corruption) ces dernières années est l’indice d’un « deux poids, deux mesures » vertigineux en matière de lutte contre la délinquance. Ensuite, il existe des problèmes intrafamiliaux dans tous les milieux sociaux. Or c’est là, au sein de la famille, que se trament certaines des plus grandes violences psychologiques, physiques et sexuelles. 

 

Valéry Rasplus : Existe-t-il des populations plus « criminogènes » que d’autres et selon quels critères ?

Laurent Muchielli : Non. Il existe des facteurs criminogènes si l’on veut, c’est-à-dire des facteurs habituels de délinquance (par exemple les violences intrafamiliales ou l’échec scolaire), ou encore des situations et des contextes criminogènes au sens où certains maximisent les risques quand d’autres les minimisent, mais il n’existe en aucun cas des « populations criminogènes » au sens où certains groupes de population auraient en soi et de manière générale une propension plus grande à commettre des infractions. Ceci est typiquement une représentation de sens commun ou bien un préjugé de type raciste.

 

Valéry Rasplus : Pourrait-il exister des politiques de substitution à l’enfermement carcéral ? 

Laurent Muchielli : Mais il en existe déjà ! Il existe de nombreux types de centres d’accueil plus ou moins fermés pour les jeunes délinquants. Il existe aussi des formes de prises en charge médicales pour les malades mentaux. Il existe par ailleurs toute une batterie de peines de substitution ou d’alternatives à l’emprisonnement. Le problème est que, pour être efficaces, ces alternatives supposent la collaboration des collectivités territoriales voire de la société civile. Une peine de réparation ou de travail d’intérêt général, par exemple, suppose de trouver un lieu d’accueil pour effectuer la mesure, un encadrement technique et éducatif minimal, un peu  de suivi et un peu d’évaluation à la fin. C’est un peu plus compliqué à organiser que d’expédier les gens en prison pour de courtes peines (ce qui est la majorité des peines de prison). Et pourtant toutes les études montrent que ce serait mieux du point de vue de la lutte contre la récidive.

 

Valéry Rasplus : Pensez-vous que nous soyons dans un monde gouverné par un « totalitarisme de la sécurité » ?

Laurent Muchielli : Non, pas encore, mais il existe une tendance assez évidente ! J’ai écrit un livre entier à ce sujet, avec d’autres collègues, en 2008, que j’ai appelé « La frénésie sécuritaire ».


Nous ne sommes pas encore sous le règne de « big brother » mais, tout de même, nous n’avons jamais été aussi bombardés de lois, de circulaires et de règlements divers édictant des interdits et des formatages en tous sens, nous n’avons jamais été aussi « fichés » et « tracés » de multiples manières (fichiers de police, fichiers de santé, fichiers sociaux, puces électroniques en tous genres, etc.), nous sommes de plus en plus vidéo-surveillés et bientôt de plus en plus surveillés sur Internet, on nous promet partout la « tolérance zéro »...


Par ailleurs, certains nous entretiennent presque quotidiennement dans la peur de l’« insécurité » de façon active (certains politiques) ou passives (les médias, leur traitement des faits divers, leurs pseudo-reportages incessants sur le crime, les policiers, etc.). Dès lors, cette prétendue « insécurité » légitimant les concessions croissantes que nous faisons à la sécurité au détriment de nos libertés, il est clair qu’il y a là une pente et une escalade potentiellement dangereuse et qu’il faut que nous restions bien éveillés.

 

Valéry Rasplus : Quelles sont pour vous les questions les plus importantes, dans votre domaine, qu’il reste à traiter dans les années à venir ?

Laurent Muchielli : La question est vaste, je ne prendrais que les trois premiers points qui me viennent à l’esprit mais il y en a certainement d’autres.


Premièrement, nous (chercheurs, universitaires) ne travaillons pas assez sur les délinquances en cols blancs. Pour schématiser, 99 % des travaux de recherches sont concentrés sur le public judiciarisé c’est-à-dire essentiellement les pauvres. Nous succombons ainsi à notre tour au tropisme général et aux mécanismes sociopolitiques fabriquant cette très forte inégalité.


Deuxièmement, nous ne travaillons pas assez sur l’évaluation des dispositifs de traitement de la délinquance à tous les niveaux. C’est comme si nous nous interdisions d’avoir un avis sur l’action des professionnels, sur la performance des dispositifs, comme si l’évaluation des politiques publiques était un objet moins noble ou moins intéressant. Il faut dire que l’Etat n’y pousse guère,  la culture de l’évaluation scientifique indépendante est faible en France dans les institutions publiques.


Troisièmement, nous ne travaillons pas assez localement avec les collectivités territoriales qui sont largement désarmées face aux questions de délinquance, tant dans le diagnostic des problèmes que dans l’accompagnement et l’évaluation des politiques publiques. Or il y a là aussi de gros besoins et il serait important que le monde universitaire et scientifique, dans sa logique de service public, s’investisse dans un champ actuellement occupé uniquement par les entreprises privées de sécurité. C’est pourquoi, pour ma part, je viens de lancer à Aix-en-Provence un programme de recherches à l’échelle locale, que j’ai baptisé Observatoire régional de la délinquance et des contextes sociaux (ORDCS), dans le but notamment d’offrir aux collectivités territoriales une aide scientifique au diagnostic et à l’évaluation.

Propos recueillis par Valéry Rasplus

 

piqué au tas sur valery-rasplus.blogs - 1/11/2011

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29/10/2011

STIC CANONGE

Après les empreintes, va-t-on ficher les visages ?

Un Livre blanc rendu public ce mercredi propose de créer une base nationale de photographies. L'objectif: accélérer la résolution des enquêtes judiciaires disposant d'indices issus de la vidéoprotection. 

Les braqueurs de banques seront-ils bientôt scientifiquement confondus par leur image captée par une caméra? C'est l'idée du "fichier visage" proposé dans un Livre blanc rendu public ce mercredi. 

Cette "base nationale de photographies" serait donc un troisième grand fichier technique à disposition des enquêteurs avec ceux des empreintes génétiques (FNAEG) et digitales (FNAED). 

Après l'empreinte ou la goutte de sang laissée sur les lieux de leurs méfaits, les braqueurs vont-ils être confondus par leur image ?

Un des buts affichés par les auteurs du Livre Blanc serait d'"accélérer la résolution des enquêtes judiciaires disposant d'indices tirés de la vidéoprotection" et de "développer le recours aux logiciels de reconnaissance automatisée par l'image". 

"Grâce à l'évolution rapide des algorithmes de rapprochement, il est souhaitable de rendre les techniques d'identification encore plus précises et réactives, notamment en situation de mobilité, en développant les nouvelles biométries, en particulier au niveau du visage", explique le document. 

Un système de rapprochement des photographies

De la sorte, "le système de traitement des procédures judiciaires (TPJ) serait ainsi complété par un outil de rapprochement des photographies, notamment dans le système Canonge".  

Ce dernier, légalisé par la loi du 12 décembre 2005, permet aux services de police judiciaire de classer par caractéristiques les personnes ayant déjà été interpellées.  

"D'importantes retombées pratiques en sont attendues", estiment les rédacteurs du livre blanc, notant qu'il sera "également possible de travailler sur d'autres particularités morphologiques et physiques, tels les tatouages". "A l'inverse, ajoutent-ils, cette évolution limitera l'emploi, voire permettra de l'abandonner à terme, des caractéristiques descriptives des personnes utiles aux enquêtes, mais de plus en plus archaïques et en décalage avec la réalité sociale". 

Cette proposition fait suite "au livre blanc sur la Défense", relève Alain Bauer, président de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), co-président du comité de pilotage de celui sur la sécurité publique avec le préfet de police Michel Gaudin. 

Ce "fichier image", ajoute Alain Bauer, permet de "sortir de l'ethno-racial du Canonge et revient à une anthropométrie dynamique moderne", souligne-t-il. Ce serait une sorte de "Bertillon 2.0", conclut-il en allusion à Alphonse Bertillon, le criminologue de l'avant Première guerre mondiale, père de l'anthropométrie judiciaire française.  

Avec

 

piqué au tas sur l'express.fr - 26/10/2011

 

09:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/10/2011

DJ Nelson VS gardien de prison sympathisant du Bloc Identitaire...Guerre des stickers à Neudorf


Tu ne le sais peut-être pas encore, mais une guerre invisible aux yeux des "citoyens" lambda, une guerre sourdoie au quartier du Neudorf à Strasbourg.

Cette guerre vient d'éclater au grand jour grâce aux lumières apportées par un encart sur la couverture du quotidien gratuit radical 20 minutes Strasbourg suivit d'un article dans les pages "grand Strasbourg" [il y aurait donc, à priori, un petit Strasbourg] article bizarrement intitulé : "DJ Nelson tapé, un gardien de prison suspect".

Alors que les journaux de la presse capitaliste de l'armement et du béton te promène depuis 6 mois de G 8 en G 20, dans tout les printemps arabes, des voitures brûlant dans les suburbs de Londres jusque sous le soleil Grec des rues d'Athènes, des primaires à n'en plus finir, des sordides histoires de chambre d'hôtel de New-York à Lille, tu viens seulement d'apprendre maintenant qu'un conflit de basse intensité est en train de se jouer dans "un quartier du côté de chez toi"...

"Il passait de poteau en poteau coupant mes autocollants", rapporte DJ Nelson.

Je ne sais pas si tous les lecteurs connaissent DJ Nelson ?

Il est tout juste champion du monde DMC 2011 dans la catégorie « Battle for World Supremacy », rien que ça... le Mozart du scratch... 


"Ses influences, d'abord nourries par celles de son père et de sa sœur, naviguent du rap pur et dur à la pop. « Je suis fan de Michael Jackson, mais j'aime aussi Prince, Rage against the machine... » qu'il sample parfois pour ses soirées. La dernière en date l'a conduit, vendredi dernier, à Doha au Qatar. « C'était la quatrième fois que j'y jouait », s'enthousiasme le jeune entrepreneur « qui vit de sa passion depuis deux ans ». S'il s'est déjà produit, notamment, au Brésil et en Angleterre, il regrette « que rares soient les organisateurs alsaciens de soirées à faire appel » à lui. « A cause de mon palmarès, ils ont peut-être peur que je demande de gros cachets », s'interroge Amédomé, qui préfère rester discret sur le montant de ses prestations. Pour l'heure, les Strasbourgeois se contenteront donc d'écouter l'émission « Streetbeats » qu'il anime depuis 1998, chaque samedi de 14 h à 16 h, sur RBS 91,9 FM. Ou d'assister aux formations qu'il donne aux plus jeunes dans les quartiers dits sensibles de la ville."interview du 20/10/2011.


Métapolitique des stickers ou la guerre des poteaux

Mais qu'est ce que la métapolitique, vas-tu me demander ??? Tu en as déjà entendu parler dans un précédant article pourtant :

Et bien cousin, comme nous le pésentait la revue Quartier Libre :

"La métapolitique est une conception idéologique et une pratique politique qui vise à s'inscrire dans les rapports de force sociaux et économiques en déployant des concepts au niveau culturel pour influencer la sphère politique et y faire progresser ses idées."

Mouais, je sens que tu restes quelque peu  imperméable au concept... essayons avec une autre phrase de l'article :

"Antonio Gramsci [...] est considéré comme le fondateur de la théorie du « métapolitique » (bien que le terme ne se trouve pas dans son oeuvre). Gramsci envisageait un dépassement des cadres traditionnels de l'action politique marxiste en insistant sur l'importance d'une prise de « pouvoir culturel », qui serait le préalable nécessaire et efficace à la prise du pouvoir politique."

Là, ça te parle un peu plus ?

Le "« pouvoir culturel », qui serait le préalable nécessaire et efficace à la prise du pouvoir politique."

Tu comprends maintenant pourquoi Nicolas Sarkozy s'est entouré de Johnny et de Sardou pendant sa campagne de 2007 ?

Tu comprends aussi maintenant pourquoi il s'est marié et a fait un enfant à une chanteuse ?

Oui, je sais, ce n'est pas crédible dit comme ça... ça fait même carrément conspi... hein ?

Et c'est ce que tu trouveras également inscrit un peu plus loin dans l'article de Quartier Libre :

« depuis 2002, j’ai donc engagé un combat pour la maîtrise du débat d’idées […] Au fond, j’ai fait mienne l’analyse de Gramsci : le pouvoir se gagne par les idées » Nicolas Sarkozy - Entretien au Figaro, 2007 

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Que c'est-il donc alors passé ce mardi après-midi 25 octobre 2011 ?

Je te poste l'article des DNA, c'est plus simple pour te faire une idée (également un pdf) :

Mardi en milieu d'après-midi, DJ Nelson, alias Amédomé Amouzou, papote devant les studios Les sons d'la rue à Neudorf avec deux jeunes rappeurs qui sont en train d'enregistrer un morceau. Soudainement, le petit groupe voit surgir un homme, une lame à la main, à l'angle de la rue de Rhinau et de la rue de Grossau (DNA d'hier). « Il passait de poteau en poteau coupant mes autocollants (*), rapporte DJ Nelson.

L'homme, âgé de 40 ans, et le groupe de musiciens se dirigent d'un pas décidé l'un vers l'autre. « Il avait sa serpette dans la main gauche », confie le DJ strasbourgeois.

Amin, l'un des jeunes rappeurs, et le quadragénaire se retrouvent face à face. L'homme l'invective, tout « en brandissant sa lame ».

Amin tente de le désarmer en lui donnant un coup de pied dans le bras. La tentative échoue et le quadragénaire lui porte un coup avec son arme blanche à la tête qui l'entaille sur quinze centimètres. « Il a ensuite agrippé Amin et tous les deux sont tombés. Là, le gars a essayé de lui porter plusieurs coups au niveau du cou. Il suffit de voir ce qui reste de la veste d'Amin pour se rendre compte de son acharnement », témoigne DJ Nelson.

Une serpette pour décoller des autocollants de hip-hop «qui polluent son quartier»

« A ce moment, je me suis dit : "je ne peux pas laisser ce jeune mourir", poursuit le champion du monde DMC 2011. J'ai tapé l'homme avec mon pied au niveau de son côté gauche pour qu'il lâche enfin son arme. Mais rien n'y a fait. J'ai alors cherché dans mon sac un rouleau à pâtisserie, que je venais d'emprunter à ma copine pour faire une pizza. Et je l'ai utilisé pour taper sur la main de l'agresseur.

La manoeuvre réussit et le jeune rappeur parvient à s'extirper de l'emprise du plus âgé, après avoir été une nouvelle fois atteint par la lame au doigt.

Les musiciens reculent aussitôt pour se mettre à l'abri dans les studios.

« Le gars a ramassé mon sac à dos et s'est mis à courir vers nous avec son couteau. Il a encore donné un coup dans la porte, puis est parti. »

Le surveillant de prison s'est ensuite rendu au commissariat pour déposer plainte, assurant avoir été agressé par une bande de jeunes et avoir été obligé de faire usage d'un couteau pour se défendre. Des témoins extérieurs ont mis à mal sa version, confirmant les déclarations du DJ et de ses copains musiciens.

Lors de sa garde à vue, le surveillant de prison - bien noté par sa hiérarchie et jusque-là sans histoire - a avoué avoir été dépassé par les événements. Il se souvient avoir fait des moulinets avec le bras pour se protéger.

Il raconte être sorti avec une serpette pour décoller les autocollants relatifs au hip-hop, qui selon lui « polluent son quartier ». Il a apposé ces propres autocollants, achetés sur internet auprès du site d'un bloc identitaire. Un certain nombre d'adhésifs ont été découverts à son domicile.

L'homme se présente comme un militant du Front national, mais exclut être raciste. Le parquet de Strasbourg a demandé hier son placement en détention provisoire.

« Tout ça pour des autocollants, c'est ridicule », glisse en conclusion DJ Nelson.

 

Télecharger la version PDF

Une serpette pour décoller des autocollants de hip-hop «qui polluent son quartier»

Est-ce si ridicule que ça ? Pas certain Nelson... car si pour toi qui fait la promotion de ton émission musicale, celà peu paraître ridicule, pour le gardien de prison, les idées ultra-nationalistes imprimées sur ses stickers "non polluant" sont bien affirmées, sous couvert d'Anti-Otan, d'anti-américanisme, d'arrêt de la guerre en Afghanistan... car c'est partir de là-bas où les "forces de la coalision" se font botter le cul depuis des années pour mieux commencer une guerre de pacification ici.

Petit florilège des slogans :

  • * C'est dans nos banlieues qu'on a besoin d'eux... Exigeons le retour de nos soldats d'Afghanistan !

  • * Pas un mort de plus pour une guerre américaine... Exigeons le retour de nos soldats d'Afghanistan !

  • * C'est chez nous que la burqa s'installe... Exigeons le retrait de nos soldats d'Afghanistan !

  • * C'est dans nos quartiers qu'il faut combattre l'islamisme... Exigeons le retour de nos soldats d'Afghanistan!

 

identitaire_stickers.png


Ô surprise, c'est bien sur le site bloc identitaire que tu trouves une page : Autocollants - Série 2011 Prix TTC : 11,00 € les 200 tagé sous "materiel militant" avec "4 nouveaux modèles disponibles"...

Tu trouveras aussi cet article qui explique que  "depuis sa fondation, le Bloc Identitaire a prouvé qu'il n'était pas un mouvement comme les autres, démontrant campagne après campagne sa capacité à investir de nouvelles voies d'action et de propagande."

On voit où cette propagande a mené Anders Breivik, notre Norvégien aux cheveux blonds et aux yeux bleus...

et bravo à DJ Nelson d'avoir eû le courage et l'abnégation pour tirer son ami des bras du salopard qui voulait l'égorger.

probe

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27/10/2011

Une "retenue judiciaire" sans avocat pour les petits délits

http://carnikg.free.fr/cdd59/images/40_img_ane.jpg

Je n'ai rien à déclarer *

Le Livre blanc sur la sécurité publique remis au ministre de l'intérieur, mercredi 26 octobre, revient sur la modification du régime de la garde à vue en vigueur depuis avril : droit à garder le silence et présence de l'avocat obligatoire. Les auteurs reconnaissent qu'il n'est pas question de revenir sur la réforme, mais ils identifient deux inconvénients majeurs : "des stratégies d'obstruction dans la manifestation de la vérité" et un alourdissement de la charge procédurale.

Tout d'abord, il est donc "souhaitable de réfléchir aux conditions d'introduction en droit français d'un délit d' 'entrave à l'enquête judiciaire' pour réprimer l'attitude d'un gardé à vue qui, interrogé par les enquêteurs, mentirait pour [les] tromper alors même qu'il a connaissance de faits qui, sans l'impliquer personnellement, seraient de nature à favoriser l'élucidation de l'affaire, à recueillir des preuves ou à appréhender le ou les auteurs ou complices".

Deuxième proposition importante, la création d'une "retenue judiciaire" d'une durée limitée à quatre heures pour certains délits, "par exemple ceux punis d'une peine inférieure ou égale à trois ans comme le vol à l'étalage, l'usage simple de stupéfiants ou encore le port prohibé d'un couteau ou d'une arme par destination". Jusqu'ici, toute rétention implique un placement en garde à vue, avec les protections qui lui sont liées. "Cette mesure ne pourrait être décidée qu'en cas de renoncement volontaire de la personne retenue à la présence d'un avocat et ce, dès le début de la retenue", précise le texte.

La proposition trouve l'oreille du ministre de l'intérieur, Claude Guéant : "Je trouve que c'est intelligent. Cela correspond à certains types de délinquance. Il faudrait que la retenue judiciaire s'accompagne d'un formalisme réduit." Lors de la discussion de la loi sur la garde à vue, au début de l'année, la possibilité d'une "audition libre", sans avocat ni garantie particulière, avait été envisagée, puis repoussée, car considérée comme trop peu protectrice.

Enfin, les auteurs défendent également "l'extension des dispositions dérogatoires existantes en matière de lutte contre la criminalité organisée à d'autres infractions très graves, essentiellement l'homicide volontaire ou l'enlèvement de personnes". Ces mesures permettent de retarder la présence de l'avocat jusqu'à la 48e heure de garde à vue.
Laurent Borrendon

piqué au tas sur lemonde.fr - 26/10/2011

*[la photo ne fait pas partie de l'article]

19:59 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/10/2011

Vice de forme

ACTUALITéS BRûLANTES

Coucou!
Ces derniers temps, nous essayions de pousser les autruches de la ville de Strasbourg à se positionner dans notre affaire, plutôt que de laisser la préfecture nous expulser manu militari en laissant bien soigneusement leurs têtes dans le sable. Nous n'avons pas trop réussi car ces volatiles non volants sont en ce moment totalement obnubilés par les tribulations électorales de leurs poulains respectifs. Point d'engagement de leur part donc. Par contre, nous avons reçu un petit courrier de la préfecture nous annonçant que pour cause d'un vice de forme (que nous n'avons pas totalement saisi), nous bénéficions aujourd'hui d'un délai de cinq mois avant toute possibilité d'expulsion. Chouette! Nous avons donc un certain temps devant nous pour tenter de leur faire sortir la tête du sable!

A suivre, à bientôt!

mercredi 26 octobre 2011

14:55 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Pétition de soutien au président des Enfants de Don Quichotte

Pétition en soutien d'une grève de la faim pour dénoncer la répression policière

Le mardi 8 novembre 2011, à 8h30, aura lieu un nouveau procès contre Alexandre Glardon, président des Enfants de Don Quichotte à Strasbourg.
Ce procès est le point culminant d'une cabale qui s'exerce depuis plusieurs années à l'encontre de son investissement dans les luttes pour la reconnaissance de la dignité humaine. Alex s'attend donc à une peine lourde (plusieurs années de prison ferme ?) car ce procès sera avant tout un procès politique.
Il entame dès maintenant une grève de la faim sans limite, pour dénoncer la répression et les abus dont il est victime.


Il demande :

- une commission d'enquête parlementaire sur les agissements de la police, de la justice, des services sociaux.


- un statu quo de la politique sécuritaire (arrêt des expulsions sous toutes leurs formes, des pratiques
discriminantes...) jusqu'au résultat des prochaines élections présidentielles.


- une reconnaissance de sa plainte pour violences policières.


- la fin de l'acharnement répressif contre lui, sa famille, son investissement militant.


- la relaxe lors de son procès du 8 novembre prochain.


Pour argumenter ses revendications, il témoignera exhaustivement de ce que lui et sa famille ont subi dans un texte qui sera publié progressivement sur le site Internet suivant :

https://mensch.coop/legalteamstrasbourg


Si vous voulez soutenir Alex dans sa démarche, n'hésitez pas à signer et à faire circuler cette pétition jointe en pdf et passer le voir au 12 rue du général Ducrot à Strabourg.

 

 

Pétition

11:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/10/2011

La justice ordonne le blocage de tout CopWatch, non son filtrage

Mise à jour vendredi 14 octobre 2011, 17h16. Le tribunal a finalement décidé du blocage complet de Copwatch indique à l'instant @romiglups sur Twitter. Les arguments avancés sur l'impossibilité de filtrer individuellement les 11 URL ont pu jouer en la faveur de ce choix. On ne connait pas encore la technique à appliquer. Dans des affaires similaires, on laisse aux FAI le choix de la technologie avec pour l'obligation de résultat de blocage. Bien entendu, les éditeurs de Copwatch pourront toujours contre-attaquer la mesure en démontrant son défaut de proportionnalité, mais ils devront alors sortir du bois...  En attendant, une pluie de sites miroirs est déjà disponible.

Autre nouvelle importante, les FAI seront indemnisés pour ce blocage. Alors que ces mêmes intermédiaires techniques ne sont toujours pas remboursés des frais engagés pour les missions pénales de la Hadopi.


copwatch filtrage

Première diffusion jeudi 13 octobre
Titre initial :
Filtrage de CopWatch : quand la place Beauvau s’échine
C’est vendredi, 17h, que le juge des référés dira s’il faut ou non interdire l’accès au site Copwatch. L’assignation délivrée par le ministère de l’Intérieur a sollicité des FAI le filtrage de 11 URL du site.

copwatch filtrage blocage

Mercredi, la défense a fait valoir que cette demande n’était ni faisable ni efficace, et pas seulement pour cause de défaut de proportionnalité.

Ce contrôle de proportionnalité
avait déjà été sacralisé par la décision Hadopi 1. Le Conseil constitutionnel avait autorisé des mesures attentatoires à la liberté de communication (ou d’expression) à condition qu’elles soient « strictement nécessaires à la préservation des droits en cause ». En clair, on n'écrase pas un insecte à l'arme nucléaire. Ce filtre s’était aussi retrouvé dans les conclusions de l’avocat général de la CJUE en préparation du futur arrêt SABAM-Scarlet encadrant le filtrage.

Devant le TGI, les FAI ont aussi rappelé une autre réalité touchant cette fois à l’indépendance technologique. Pour permettre une telle granulosité dans le filtrage de ces 11 liens, il n’y avait pas foule parmi les prestataires techniques. Du Deep Packet Inspection à vaste échelle… et qui fonctionne, compte tenu de la position exprimée par l'avocat du ministre de l'Intérieur qui exige une obligation de résultat ? Seul du matériel développé et utilisé en Chine permettrait de se diriger vers un tel résultat, dans la mesure où les technologies occidentales semblent avoir démontré leurs limites lors du printemps Arabe, puisqu'elles ont grandement contribué à faire tomber Internet au niveau local…

On devine immédiatement la problématique en terme d’indépendance stratégique. « Il nous faudrait du coup une autorisation d’acquérir ce matériel de la part de Matignon » puisque les autorisations actuellement délivrées ne concernent pas ce type d'équipements. Voilà ce que ce nous assure l’un de ces FAI après l’audience, peu enthousiaste face à ces solutions issues de firmes fortement dépendantes et aux connexions établies avec le pouvoir central chinois. « L’avocat de la Place Beauvau s’est-il intéressé de savoir ce que pense le contre-espionnage sur ces technologies ? »

Si le filtrage n’est pas possible, le Parquet a fait savoir que le blocage complet de Copwatch pourrait être une voie de secours. Mais cette voie aura aussi le pénible inconvénient - pour ses partisans - de rendre la proportionnalité plus délicate. Tous les contenus sur Copwatch ne sont pas infamants ou attentatoires aux données personnelles. D'ailleurs, ces deux branches respectives du droit comprennent déjà des mesures pour traiter les éventuelles infractions.

Enfin, on ajoutera que le bureau où a été enregistré le domaine Copwatch n’a fait l’objet d’aucune convocation. Officiellement, le ministère de l’Intérieur a prétexté qu’il lui était impossible de déterminer ce bureau. « Voilà un étrange argument, s’interroge notre contact, la Place Beauvau sait pourtant mettre les moyens lorsqu’il s’agit de déterminer les contacts parmi la presse d'un membre d'un cabinet ministériel.
Rédigée par Marc Rees le vendredi 14 octobre 2011 à 17h16 (14286 lectures)
via pcimpact

09:37 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/10/2011

Journée portes ouvertes au centre fermé 127 bis de Steenokkerzeel

Journée«portes ouvertes» au 127bisDimanche16 octobre à 17h au centre fermé de Steenokkerzeel
> Départ à 15h30 à vélo du rond-pointSchuman
> Départ à 16h40 en train de la Gare Centrale deBruxelles
> RDV à 17h à la gare de Nossegem

Les centres fermés de Belgique et d'Europe sont des zones de non-droit,
inaccessibles aux citoyens comme aux médias. Nous souhaitons ouvrir une
brèche afin que chacun puisse se rendre compte d'une réalité dissimulée
derrière des murs et des grilles 1
. Les pays européens appliquent une tolérance zéro face aux migrants et
de nouvelles frontières vont être érigées aux frontières de l'Europe.
Frontex l'agence européenne pour la surveillance des frontières
extérieures, est, à la fois un service de renseignement, une unité de
recherche visant à moderniser nos frontières et un office de déportation
coordonnant le rapatriement d' « illégaux » depuis plusieurs pays de
l'UE. Frontex va voir son budget augmenté malgré les nombreuses dérives
constatées par les ONG 2
En attendant, le bassin méditerranéen est en train de se transformer en
charnier, avec déjà plus de deux-mille morts par noyade en 2011 3
. La Belgique ne manque pas de zèle dans l'application des nouvelles
normes européennes en matière d'immigration. Les demandes d'asile vont
être « simplifiés » et certains recours supprimés. La dernière campagne
de régularisation a laissé des milliers de personnes sans réponse après 2
ans de procédure 4
. Pour survivre, ces personnes se trouvent à la merci des patrons
véreux et des « marchands de sommeil ». Des familles Rom avec de
nombreux enfants (pourtant citoyens européens) sont laissées pour compte
au nom de législations brumeuses 5
. Des candidats à l'exil vers l'Angleterre sont pourchassés comme des
animaux (Oostende,Zeebrugge, ...) par les « forces de l'ordre » au
service de leurs bourgmestres 6
. Un nouveau centre très « sécurisé » s'ouvre à Steenokkerzeel_. Il
détiendra les demandeurs d'asile déboutés avant leur expulsion ; une
aile sera dédiée aux anciens détenus et à ceux qui ne se tiennent pas
tranquilles dans les centres « classiques ». Les familles «
récalcitrantes » vont à nouveau être enfermées dans des pavillons
préfabriqués au sein même de ce centre fermé 7
. Les expulsions vont bon train ! Rien d'étonnant puisque c'est au
nombre de renvois que les ministres en charge sont félicités, tout «
humanistes » qu'ils soient. La liste des horreurs appliquées par le
monde politique au nom de notre économie et de notre sécurité est bien
trop longue pour être reprise ici. Face à ce système de répression
systématique de « celui qui vient d'ailleurs », face à la
criminalisation des sans-papiers et de leurs soutiens 8 , nous ne pouvons que réagir et exiger :
*LA DESTRUCTION DES CENTRES FERMÉS* *L'ARRÊT IMMÉDIAT DES EXPULSIONS*
*LA LIBERTÉ DE CIRCULATION ET * *D'INSTALLATION POUR TOUS* des individus
« Opendeurdag » in het gesloten centrum 127bis


1 http://gettingthevoiceout.wordpress.com// 2 http://spbelgique.wordpress.com// 3 http://www.migreurop.org/article1776.html/ 4 http://spbelgique.wordpress.com//

5 http://www.cire.be/ressources/presse/20110919.html ;

http://www.liguedh.be/toutes-les-activites-de-la-ligue/12... 6 http://www.demorgen.be/dm/nl/989/Binnenland/article/detai... 7 http://www.demorgen.be/dm/nl/989/Binnenland/article/detai... 8 http://bxl.indymedia.org/articles/2909/

 

Pièces Jointes

Report tract Fr Nl

Report affiche FR

Report affiche NL

Report ENGL

 

via courriel et indybxl

08:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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