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24/05/2011

Gaza - Jamal Al-Dura - Affaire Enderlin : Clément Weill-Raynal coupable de diffamation publique

piqué au tas sur /teleobs.nouvelobs.com - 23/05/2011

Affaire Enderlin: un journaliste de France 3 condamné pour diffamation

Reportage du 30 septembre 2000 sur France 2

Reportage du 30 septembre 2000 sur France 2

Clément Weill-Raynal, journaliste de France 3, a été reconnu coupable, le 29 avril, par la 17ème chambre correctionnelle de Paris de diffamation publique envers Jamal Al-Dura, le père de Mohamed Al-Dura, l’enfant décédé le 30 septembre 2000 lors d’un échange de tirs entre soldats israéliens et militants palestiniens au carrefour de Netzarim, dans la bande de Gaza.

Le journaliste avait mis en doute, dans un article publié le 4 septembre 2008 dans le journal Actualité juive et signé sous le pseudo de Daniel Vavinski, la réalité des blessures reçues par le père Jamal Al-Dura.

Cette affaire s’inscrit dans celle du reportage de Charles Enderlin, correspondant de France 2 qui avit tourné dans la bande de Gaza le 30 septembre 2000, dans les premiers jours de la deuxième Intifada, des images d’enfant, victime de tirs. Ces images avaient donné lieu à une controverse sur l’origine des tirs ayant provoqué sa mort et sur une éventuelle mise en scène.

Depuis des années, Clément Weill-Raynal remet en cause le travail de ses confrères qu’il accuse d’être pro-palestiniens, explique le syndicat SNJ-CGT de France Télévisions dans un communiqué.

Le syndicat SNJ-CGT s’insurge: “Il n’est pas acceptable que, pour des raisons idéologiques, un journaliste ne respecte pas le travail de ses confrères, et ne respecte pas non plus la charte des journalistes”.

Les élus CGT demandent donc, dans leur communiqué, à la direction de France 3 de prendre ses responsabilité vis à vis du journaliste condamné.

 

piqué au tas sur millebabords - 23/05/2011

communiqué du 23 mai 2011
SNJ-CGT

Un journaliste de la rédaction nationale France3 condamné

pour diffamation publique envers le père de l’enfant décédé le 30 septembre 2000 lors d’un échange de tirs entre soldat israéliens et militants palestiniens

Le 29 avril, la 17ème chambre correctionnelle de Paris a reconnu Clément Weill-Raynal coupable de diffamation publique envers Jamal Al-Dura, le père de Mohamed Al-Dura, l’enfant décédé le 30 septembre 2000 lors d’un échange de tirs entre soldat israéliens et militants palestiniens au carrefour de Netzarim dans la bande de Gaza.

La décision très détaillée du tribunal est accablante pour le spécialiste judiciaire de notre rédaction. Elle concerne un article paru le 4 septembre 2008 dans le journal «  Actualité juive », signé par Clément Weill-Raynal sous le pseudo de Daniel Vavinski, et qui met en doute la réalité des blessures reçues par le père Al-Dura. Cet épisode s’inscrit dans une campagne menée contre notre confrère Charles Enderlin, correspondant de France 2 à Jérusalem et son JRI, accusés d’avoir « mis en scène » la mort de l’enfant.

Au-delà de cette affaire, rappelons que, depuis des années, Clément Weill-Raynal remet en cause le travail de ses confrères qu’il accuse d’être pro-palestiniens. En janvier dernier encore, il accusait sur son blog le correspondant de Radio-France à Jérusalem, entraînant une descente à Radio-France de nervis de la Ligue de Défense Juive. Enfin, le JRI qui avait osé informer notre rédaction de l’action en justice contre CWR a été pris à parti par celui-ci.

Lors de plusieurs réunions des délégués du personnel, les élus CGT ont demandé à la direction si Clément Weill Raynal avait obtenu les autorisations nécessaires pour travailler pour des revues ou des radios communautaires. La direction n’a jamais voulu répondre précisément à cette question. De même, à l’époque, Paul Nahon avait affirmé aux DP que Clément Weill-Raynal avait nié signer ses articles sous le pseudo de Daniel Vavinski.

Il n’est pas acceptable que, pour des raisons idéologiques, un journaliste ne respecte pas le travail de ses confrères, et ne respecte pas non plus la charte des journalistes de juillet 1918 révisée en 1938 qui dit entre autre : « Un journaliste digne de ce nom tient la calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles. ».

La direction a toujours affirmé qu’elle prendrait ses responsabilités si Clément Weill- Raynal était condamné. C’est ce que les élus CGT demandent aujourd’hui.

Paris le 19 mai 2011

12:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Des avocats s'attaquent aux contrôles au faciès

piqué au tas sur lefigaro.fr - 24/05/2011

Ils vont déposer durant deux semaines des questions prioritaires de constitutionnalité pour dénoncer le caractère trop large du texte qui définit les contrôles d'identité.

L'initiative est spectaculaire. Une cinquantaine d'avocats vont déposer à partir de ce lundi des questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) sur les contrôles d'identité, devant les juridictions de plusieurs villes françaises (Paris, Lyon, Marseille, Lille, Nanterre, Versailles ou Créteil). L'information a été révélée par France Bleu 107.1 (antenne parisienne du groupe Radio France).

Concrètement, pendant deux semaines, ces avocats, dont certains, écrit lundi Le Monde , sont membres du Syndicat des avocats de France (SAF, proche de la gauche), vont déposer une QPC pour chaque dossier traité par la justice dans lequel il a été fait état d'un contrôle d'identité. Créée par une loi de 2008, la QPC permet depuis l'an dernier à tout justiciable de contester devant un tribunal ou une cour la conformité d'une loi avec la Constitution.

Selon Me William Bourdon, un avocat parisien, militant des droits de l'homme, qui coordonne cette action, les dispositions du code pénal qui définissent le contrôle d'indentité, en l'occurence l'article 78-2 du code de procédure pénale, laissent la voie à l'arbitraire. «Des milliers de contrôles d'identité sont effectués chaque jour en France» sur la base de cet article, rappelle son cabinet. Un article «extrêmement large» et qui ne contient «aucun moyen pour que le juge puisse vérifier le motif du contrôle d'identité».

Soutenus par une ONG américaine

Les QPC sur les contrôles d'identité visent également à attirer l'attention sur les «contrôles au faciès». Des contrôles d'identité visant des citoyens en fonction de leur couleur de peau que le code du code de procédure pénale favoriserait.

Ces avocats sont soutenus par Open societyjustice initiative, une branche de l'ONG américaine Open society foundations, financée par le milliardaire Georges Soros. Cette organisation qui défend les droits de l'homme par les moyens judiciaires à travers le monde, est d'ailleurs à l'origine d'un rapport publié en 2009 et portant sur les contrôles d'identité à Paris. L'étude montrait que dans certains lieux de la capitale, le risque d'être contrôlé était multiplié par six ou sept pour ceux qui sont d'origine maghrébine ou africaine. Elle précisait aussi que les contrôles d'identité avaient été «des éléments déterminants» à l'origine du déclenchement d'émeutes urbaines majeures au Royaume-Uni, aux États-Unis et en France».

Interrogé par lefigaro.fr, Guillaume Drago, professeur de droit à l'université Paris 2*, rappelle que malgré le dépôt - «médiatique» - de QPC multiples, une seule juridiction va traiter la question. Les autres juridictions sursoient à statuer. Par ailleurs, il précise que lors du dépôt d'une QPC, la justice vérifie si la question a déjà été traitée par le Conseil constitutionnel. Or celui-ci, dans une décision datant de 1993, s'est prononcé sur des dispositions qui pourraient être comparables. Dans sa décision, il estimait que «la pratique de contrôles d'identité généralisés et discrétionnaires serait incompatible avec le respect de la liberté individuelle». Le Conseil rappellait aussi que lorsque le contrôle n'est pas lié au comportement de la personne, il revient à l'autorité concernée de justifier les raisons de celui-ci.

«Nous ne sommes pas parfaits, explique dans les colonnes du Monde Marc Baudet, commissaire divisionnaire à l'Inspection générale de la police nationale, mais on essaie de s'améliorer». La législation française interdisant les statistiques ethniques, il estime impossible de quantifier le phénomène des contrôles au faciès.

* Il est aussi directeur du centre d'études politiques et constitutionnelles de Paris 2.


12:07 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/05/2011

Loïc Garnier et Bernard Squarcini entre les loups solitaires et le gardien de chèvres...

 

Menace terroriste. Aqmi peut passer à l'offensive en France

Aqmi, les «filières afghanes» et les terroristes en herbe sur internet: voici les trois menaces qui inquiètent particulièrement la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Son patron, Bernard Squarcini, répond aux questions du Télégramme.

Après la mort de ben Laden, al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) vous inquiète-t-il particulièrement?
Ce groupe dispose, grâce aux rançons versées pour libérer les nombreux otages étrangers enlevés au Mali, au Niger, en Algérie, et aux divers trafics locaux, d'un trésor de guerre. Aqmi a donc pu acheter des équipements dernier cri: armes, GPS, matériel de communication cryptée et de vision nocturne, véhicules... Ils ont également recruté de nouveaux combattants et ont désormais clairement les moyens de passer à la vitesse supérieure. Les cibles potentielles sont nos ressortissants et l'ensemble des intérêts français à l'étranger. Nous avons évidemment renforcé nos dispositifs de sécurité sur les sites concernés. Mais la politique française reste de ne pas verser de rançon.

Aqmi a-t-il les moyens de passer à l'offensive en France?
La DCRI reste très vigilante avec les contacts que cette mouvance peut entretenir en France. Les réseaux de soutien logistique n'ont jamais cessé. On sait par exemple qu'Aqmi se fait envoyer du matériel - GPS, faux papiers, médicaments... Par ailleurs, plusieurs affaires récentes réalisées par la DCRI ont montré qu'Aqmi n'était pas dénué de toute intention malveillante sur le territoire.

On évoque régulièrement les «filières afghanes». Combien de résidents français sont partis faire le djihad à l'étranger?
On estime qu'ils sont au moins une vingtaine. Souvent, ce ne sont pas des trajets directs. Les intéressés transitent par plusieurs pays étapes et utilisent de faux papiers. Certains sont morts sur zone. D'autres y sont encore. Le danger, pour nous, survient lorsqu'ils reviennent sur le territoire. C'est là que la DCRI les interpelle rapidement. Ce phénomène de filières concerne aussi d'autres pays européens, principalement l'Allemagne.

Vous dites cependant que ces Français ne sont pas forcément, en Afghanistan, très prisés...
Oui, ils ne sont pas les mieux vus. Visiblement, ils ne s'adaptent pas toujours bien à la rude vie qui les attend...

On parle de ces filières depuis plus d'une dizaine d'années maintenant. Rien ne change?
En effet, après l'Irak, il y a un regain d'intérêt pour les zones tribales du nord Waziristan (au nord-ouest du Pakistan, NDLR) et, pour certains Européens, pour la Somalie. Par ailleurs, le Yémen continue à attirer pour ses écoles coraniques. Aqpa (alQaïda dans la péninsule arabique) nous inquiète aussi. Cette organisation a une force médiatique et ses experts en explosifs sont ingénieux. Face à cela, les services de renseignement occidentaux coopèrent étroitement. Les Allemands ont arrêté trois suspects à Düsseldorf, à la fin du mois d'avril. Ils préparaient depuis plusieurs mois un attentat, sans que la cible n'ait encore été désignée. Il y a deux semaines, nous avons interpellé, en région parisienne, sept personnes suspectées de vouloir se rendre en zone pakistano-afghane. Leur leader, un Indien, avait structuré cette filière et déjà envoyé deux djihadistes au Pakistan qui ont été arrêtés à leur arrivée, à Lahore.

Quelle autre menace vous inquiète ? 
"L'autre menace loups solitaires qui s'autoradicalisent sur Internet et qui ont l'intention de passer à l'acte sans être affiliés à aucune organisation. Cela semble être le cas du responsable présumé de l'attentat de Marrakech (17 morts dont 8 Français, le 28 avril dernier) et c'est une tendance qui se confirme aussi de manière générale en Europe. Il est très difficile de détecter et suivre toutes ces personnes. C'est la menace que nous craignons le plus. Face à elle, la coopération entre services franco-français et avec les services étrangers est capitale. Nos dispositifs de veille sont complémentaires et nous permettent d'être très réactifs. Mais personne n'est à l'abri."

  • Propos recueillis par Hervé Chambonnière

piqué au tas sur Letélégramme.fr - 21/05/2011

Procès Colonna : rebondissement et incident

Publié le 21/05/2011, 08h57

(Laetitia Pietri - Alta Frequenza) - Procès Colonna.  Hier (vendredi), ce sont les femmes des membres du commando qui ont commencé à témoigner à la barre. Corinne Cau, ancienne épouse de Martin Ottaviani a ouvert le bal. Et rebondissement, cette dernière a déclaré que les aveux de son ex-mari avaient été réalisés en sa présence. « Les policiers m’ont conduit dans le bureau où mon mari était interrogé. Il voulait avouer en ma présence » , a t-elle déclaré pour la première fois dans ce dossier. Une déclaration qui pourrait ainsi conforter la thèse de la défense, selon laquelle les gardes-à-vue des membres du commando n’ont pas été étanches et que le nom d’Yvan Colonna n’est pas apparu de manière spontanée. Corinne Cau, rappelons-le, avait fourni un alibi à Martin Ottaviani en 1999 alors qu’ils étaient, tous deux, placés en garde-à-vue. Elle s’était ensuite rétractée deux jours plus tard. Parallèlement, ce matin, un incident a eu lieu lors du procès. Un témoin qui n’a pas encore déposé a été repéré dans l’assistance par l'un des avocats d'Yvan Colonna. Or, il est formellement interdit aux témoins de suivre le déroulement du procès avant leur témoignage. Cela peut d’ailleurs être un motif  de cassation d’un procès. Jacques Follorou, le journaliste du Monde a du quitter la salle tandis que l’audience a été interrompue.

piqué au tas sur www.alta-frequenza.com - 21/05/2011

 

« Tous les services sont mobilisés »

« Des gens qui avaient des velléités » d'attentats en France ont été arrêtés.

« Des gens qui avaient des velléités » d'attentats en France ont été arrêtés. S. ORTOLA / 20 MINUTES

Loïc Garnier

« 20 Minutes » a rencontré le patron de l'unité de coordination de la lutte antiterroriste

A la tête de l'unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat), Loïc Garnier est l'un des hommes les plus informées des menaces terroristes. Il détaille l'organisation des services.

Comment définiriez-vous l'état de la menace terroriste ?
La menace est toujours élevée. Les actions d'Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) sont très inquiétantes. N'oublions pas qu'ils détiennent cinq otages français. Leurs éléments les plus virulents sont dans une sorte d'émulation. Ils sont susceptibles de menacer tous nos intérêts à l'étranger et on travaille à ce qu'ils n'agissent pas sur notre territoire.

Le message d'Oussama ben Laden vous a-t-il étonné ?
Non. Notre politique domestique a eu des retentissements sur la scène internationale avec notre présence en Afghanistan et la loi sur la burqa. Ce message a vocation à mobiliser Al-Qaida en interne et en l'occurrence, Aqmi.
Peut-il radicaliser des éléments présents sur notre sol ?
On ne peut pas l'exclure. Ces Lone Wolves [loups solitaires] font partie du danger. Mais ils ne sont jamais totalement isolés. Un terroriste parle toujours à quelqu'un. Notre mission est aussi de surveiller les gens qui vont vers les zones de djihad. Surtout quand ils en reviennent, car ils ont pu bénéficier d'un entraînement sur place.

Depuis le début de l'année, des attentats terroristes ont-ils été déjoués en France ?
On a arrêté des gens qui avaient des velléités. Mais en matière de terrorisme, on ne peut pas s'arrêter aux chiffres. Une personne mal intentionnée peut causer beaucoup plus de dégâts que quinze moyennement entraînées.

Les effectifs de l'antiterrorisme ont-ils augmenté depuis cet été ?
Non. Mais tous les services sont mobilisés. Les acteurs majeurs sont bien sûr les services de renseignements qui font de l'infiltration, de l'écoute (DCRI, DGSE, etc.), mais la prise d'information concerne tout le monde : les policiers, les gendarmes et même chaque citoyen.

Les services se parlent-ils davantage ?
Ils se sont rapprochés. La fusion des RG et de la DST a fait du bien et c'est aussi une question d'hommes qui s'entendent bien.

Propos recueillis par Matthieu Goar

piqué au tas sur www.20minutes.fr - 09/11/2010

"Il n'y a pas de nouvelle menace terroriste en France"

Par Angelina Guiboud

La mort de Ben Laden va-t-elle engendrer des représailles en France -cible depuis 2010 d'Al-Qaïda? Les mesures de sécurité vont-elles être renforcées? Les réponses de Loïc Garnier, chef de l'unité de coordination de la lutte anti-terroriste.

"Les menaces sont partout et on peut craindre effectivement que la France soit l'objet, comme les Etats-Unis, comme d'autres pays amis, de représailles et d'une volonté de vengeance." C'est en ces termes que le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant a répondu aux craintes engendrées par la mort d'Oussama Ben Laden. Le chef de l'unité de coordination de la lutte anti-terroriste, Loïc Garnier confirme le renforcement des mesures de précautions.

Trois jours après la mort de Ben Laden, chef d'Al-Qaïda, quelles sont les nouvelles menaces qui pèsent sur la France?

Les menaces qui pèsent sur la France sont beaucoup plus fortes en dehors du territoire, avec des organisations telles qu'Aqmi qui mènent des actions contre nos intérêts. Sur notre territoire, - même si l'on peut craindre quelques esprits échauffés qui voudront venger Ben Laden- il n'y a pas de nouvelle menace ni d'augmentation des risques d'attentats. Cependant, la situation reste tendue, fragile. Tous nos services -forces de l'ordre- restent mobilisés et la vigilance est accrue.

Le plan vigipirate a-t-il été renforcé?

Le plan vigipirate est constitué d'une série de mesures qui s'adaptent selon les événements. La mort de Ben Laden a enclenché un ajustement de ces mesures principalement dans le secteur aérien. Nous procédons par ailleurs à une sensibilisation de nos effectifs et nous leur demandons de redoubler d'attention.

Quels sont les risques pour les otages actuels (en Afghanistan, au Niger)?

Je ne souhaite pas évoquer les otages pour des raisons de sécurité.

Quelles sont les actions menées à l'étranger?

La menace étant permanente, nous allons opérer à un renforcement dans la coopération entre les pays alliés.

piqué au tas sur l'express.com - 04/05/2011

 

 

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20/05/2011

Affaire de Cognin : « C’est la montagne qui accouche d’une toute petite souris »

COGNIN, 2 ANS APRÈS Le 30 avril 2009, l’explosion fait un mort et un blessé grave

La Savoie, nid de subversion. C’est l’impression que donnent les premiers jours de mai 2009. Les policiers de l’antiterrorisme sillonnent Chambéry en convois rapides de monospaces noirs et les gendarmes mobiles investissent sans ménagement les squats de l’agglomération. Dans la nuit du 30 avril au 1 er mai, au fin fond d’une usine désaffectée de Cognin, Z, une Ardéchoise de 23 ans, est morte dans une explosion. Son copain, M, un Haut-Savoyard de 25 ans venu de Genève, a été gravement blessé au visage et au bras. Les deux jeunes gens essayaient de fabriquer une bombe. Ils étaient squatters et partageaient, avec d’autres, une vie marginale “alternative”. L’air du temps n’est pas favorable à la bohême. Le pays est encore sous le coup des sabotages SNCF et de l’affaire dite “de Tarnac”. Ces groupes hétérogènes et informels constitués de doux étudiants, de militants d’ultra-gauche ou anarchistes, d’agitateurs plus durs aussi, sont dans l’œil du cyclone et sous la surveillance étroite de l’État. Très naturellement, donc, dans ce contexte, la direction de l’enquête sur l’explosion de Cognin a été prise, en moins de douze heures, par le parquet et le pôle d’instruction antiterroristes de Paris. Dans les jours et les semaines qui suivent, les Savoyards Raphaël Serres, Joris Allibert passent entre les mains des policiers spécialisés de la Sdat (sous-direction antiterroriste de la police judiciaire) puis, en détention. Suivra le Nantais William Vallet puis, le Chambérien T, interpellé en Hongrie et extradé. Les quatre, âgés de 20 à 25 ans, qui partageaient le squat avec le couple, et M seront mis en examen principalement pour “association de malfaiteurs en vue de la préparation d’une entreprise terroriste”. Poursuite criminelle qui les exposait aux assises. Assez vite, l’histoire ne ressemble plus du tout à une affaire d’État. Quelques jours, quelques semaines de détention provisoire et, ils seront tous libérés puis placés sous un contrôle judiciaire très strict. L’histoire ne ressemble vraiment plus à un complot contre l’ordre établi. Suit alors un calme plat. Jusqu’en juillet dernier, lorsque l’antiterrorisme se dessaisit du dossier et le renvoie entre les mains de la justice chambérienne. C’est officiel : ces jeunes gens ne préparaient pas d’attentat, ils n’appartenaient à aucune organisation terroriste. Tous ont été entendus par la juge d’instruction Céline Chastel, à Chambéry, il y a quelques semaines. « Des auditions de pure forme » affirme l’avocat de M, M e Bernard Ripert. Dans la foulée, le contrôle judiciaire a été allégé pour son client, levé pour les autres, le 22 mars. À ce jour, le dossier est au règlement. « Il est sur mon bureau et j’ai commencé à le lire pour prendre mes réquisitions » confirme le procureur de la République, Jean-Pierre Valensi. Cela veut dire : décision du juge d’instruction d’ici deux mois et procès en correctionnelle à la fin de l’année ou début 2012. Car il y aura procès. En correctionnelle sur des incrimnations plus “légères”. Au moins pour M qui reconnaît avoir manipulé des produits explosifs, ce qui est interdit. « C’était pour faire une expérience » rebondit Me Ripert. « Comme il n’y a plus de terroriste, la justice a voulu s’en fabriquer et on les a mis en détention parce qu’une affaire où les gens sont libres n’est pas une affaire grave ». Les autres espèrent un non-lieu puisqu’ils restent en cause seulement pour avoir détruit des documents et des pièces à conviction. « L’entreprise terroriste n’existant plus, il faudra apporter la preuve que les tracts étaient en lien avec la détention de produits explosifs reprochée à M pour les renvoyer devant le tribunal » fait valoir M e Sarah-Emmanuelle Pozzallo, l’avocate des trois Chambériens. Deux ans sont passés. M n’a pas perdu la vue comme le laissait craindre le premier pronostic. Sa vision a beaucoup baissé et elle s’est stabilisée. Il est lourdement handicapé de la main et attend de nouvelles opérations. Il a tenté de reprendre des études, il n’a pas tenu et il a remis sur la route. Avec l’autorisation du juge, Joris Allibert a pu se former à Lyon comme aide médico-psychologique. T est étudiant en histoire et Raphaël Serres travaille comme projectionniste de cinéma. « Ils ne vivent plus de la même manière mais, ils restent fidèles à leurs idées » rapporte leur avocate. L’usine a été démolie. Les squats de Chambéry, notamment celui des “Pilots”, ont été dissous. Deux ans après, jour pour jour, voilà comment se termine en toute discrétion, “l’affaire terroriste de Cognin”. M e Pozzallo conclut. « C’est la montagne qui accouche d’une toute petite souris ».

piqué au tas sur le Daubé du 30/04/2011

 

 

09:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/05/2011

Version actualisée du guide juridique pour les manifestantEs

"Voici une version actualisée du guide juridique pour les manifestantEs. Des modifications seront malheureusement à effectuer dès juin en raison notamment de la loi sur la garde à vue et celle sur l'immigration. A diffuser largement."

Guide juridique A4 mai 2011

Guide juridique A5 mai 2011

Pense bête juridique mai 2011

Legal Team Strasbourg

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17/05/2011

Optique 2012 : Prison, un nouveau record en France !

JUSTICE - Depuis l'affaire Laetitia, des consignes ont été données pour que les peines soient exécutées...

C'est un record dont l’administration pénitentiaire se serait bien passée. La France compte officiellement le nombre le plus important de détenus qu’elle n’a jamais compté. Au 1er mai, 64.584 personnes étaient incarcérées dans les prisons françaises, a annoncé mardi l’administration pénitentiaire. Le précédent record - 64.250 détenus - datait de juillet 2008. Entre-temps, la France a découvert le visage de Laetitia Perrais, une jeune fille de 18 ans, sauvagement assassinée à Pornic. Elle a aussi découvert que Tony Meilhon, le principal suspect, était justement recherché par la police au moment des faits. «Des consignes ont été passées pour que les peines soient vraiment exécutées. Que les individus comme Tony Meilhon ne soient plus en liberté, assure une source à l’administration pénitentiaire. C’est clairement ce qui explique la hausse du nombre de détenus.»

Des juges plus «frileux»

Et aucune Direction interrégionale des services pénitentiaires n’y échappe. Celle de Lille compte 6,6% de détenus supplémentaires depuis janvier. Celle de Bordeaux, 9,5%, par exemple (voir notre infographie). Quant à Paris, le taux d’occupation des prisons est de 139%. «Les juges d’application des peines sont aussi plus frileux à prendre des décisions de libération conditionnelle, explique, de son côté, Christophe Marques, secrétaire général FO-Pénitentiaire. Dans les tribunaux, il y a évidemment une vague propice à condamner depuis l’affaire de Pornic.» Plus inquiétant, tous les indicateurs sont à la hausse. Notamment celui du nombre de prévenus en attente de jugement. Au 1er mai, 16.882 personnes étaient ainsi emprisonnées sans avoir été jugées. Soit une hausse de 7,5 % en quatre mois à peine. «Les conditions de détention n’en sont que plus mauvaises, avoue Jean-Michel Dejenne, premier secrétaire du Syndicat national des directeurs pénitentiaires. Et ça ne va pas aller en s’améliorant vu qu’il y a beaucoup plus d’entrées que de sorties…»

Vincent Vantighem

piqué au tas sur /www.20minutes.fr - 17/05/2011

http://2.bp.blogspot.com/_kfVbz6Hpqh0/TM7p7Mp5izI/AAAAAAAAAEE/MWYHeSUdZlM/s1600/plan+projet+de+prison+par+nicolas+Ledoux+creisson.jpg

 

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13/05/2011

Treize défenseurs des animaux [VgT (Verein gegen Tierfabriken)] accusés d'association de malfaiteurs pour des sabotages présumés ont été relaxés

 

 Martin Balluch

 

Autriche: d'énergiques défenseurs des animaux blanchis

Vienne | Treize défenseurs des animaux accusés d'association de malfaiteurs pour des sabotages présumés ont été relaxés lundi par le Tribunal autrichien de Wiener Neustadt (est). Ce verdict inflige une gifle cinglante à la police et à l'accusation, au terme d'un procès de quatorze mois.

Treize défenseurs des animaux accusés d'association de malfaiteurs pour des sabotages présumés ont été relaxés lundi par le Tribunal autrichien de Wiener Neustadt (est). Ce verdict inflige une gifle cinglante à la police et à l'accusation, au terme d'un procès de quatorze mois.

Les militants étaient accusés d'avoir bâti une organisation criminelle pour mener des actions coup de poing notamment contre des élevages d'animaux ou des chaînes de vêtements. Le parquet avait employé le paragraphe 278a du code pénal, réservé aux activités mafieuses, pour envoyer les activistes devant la justice.

Dix des militants avaient été arrêtés en mai 2008 et effectué plusieurs mois de détention provisoire avant d'être relâchés.

La police enquêtait depuis plusieurs années sur les activités des groupes de défense des animaux, dont sont issus les prévenus. Pendant plus d'un an elle avait réussi à infiltrer une informatrice parmi eux.

Mais lors du procès, il s'est avéré qu'elle avait agi largement hors de tout cadre juridique - et joué le rôle d'un agent provocateur pour étayer la thèse policière mais sans parvenir à rassembler des éléments à charge.

Le principal accusé, Martin Balluch, le président de l'organisation de défense des animaux VGT, a annoncé son intention de porter plainte contre la police.

Cette affaire, très suivie en Autriche, pourrait conduire à la réforme du paragraphe 278a. Plusieurs partis s'y sont montrés favorables, dont les écologistes, le parti social-démocrate SPÖ du Chancelier Werner Faymann et l'extrême droite du BZÖ.

piqué au tas sur www.tdg.ch

Balluch-Anwalt will 70.000 Euro pro Mandanten

Traxler rechnet mit Gang vor EuGH - Berufung zögert Entscheidung Monate bis Jahre hinaus

Wien - Die vom Vorwurf der kriminellen Organisation freigesprochenen Tierschützer und ihre Anwälte wollen eine finanzielle Entschädigung für das Verfahren. Je nachdem, wie schwer jeder einzelne der 13 Angeklagten betroffen sei, variiere auch der geforderte Betrag, sagte Anwalt Stefan Traxler, der mehrere Beschuldigte, darunter Martin Balluch, Obmann des VgT (Verein gegen Tierfabriken) vertritt. Pro Kopf könne man von etwa 60.000 bis 70.000 Euro ausgehen, schätzte er. (derstandard.at)

[Excellent ! le montant réclamé sera d'environ 60.000 à 70.000 euros ! Yes !]

 

Alle Tierschützer freigesprochen

Aktivisten stürmten den Verhandlungssaal. Die Richterin wies sämtliche Anklagepunkte zurück. Ministerin Karl will nun evaluieren.

Am Schluss sagte Richterin Sonja Arleth: "Da ist nichts und da war nichts." Zu dieser Erkenntnis zu kommen dauerte dreieinhalb Jahre, in denen Tierschützer von Polizisten mit vorgehaltener Waffe nachts aus ihren Betten geholt, belauscht, bespitzelt, drei Monate in U-Haft gesteckt und 95 Verhandlungstage als eine Art Mafiosi vor Gericht gestellt wurden.

Ehe die Wiener Neustädter Richterin am Montag um 9 Uhr die für den Tierschutz und für alle NGOs erlösenden 13 Freisprüche verkünden konnte, musste sie sich noch mit Konfetti bestreuen lassen. "Unangenehm" sei das, ließ sie die Zuhörer wissen. Wobei es für Richter schlimmere Kundgebungen geben mag. Prompt meldete sich gleich ein Angeklagter zu Wort, um zu relativieren: "105 Tage in U-Haft, das ist unangenehm!"

Sympathisanten der Angeklagten hatten die Tür zum Verhandlungssaal aufgerissen, als die Richterin eben zur Urteilsverkündung ansetzen wollte, und die bunten Papierschnipsel in die Luft geworfen. Sie brüllten: "Wir sind alle Paragraf 278 a!" Das ist der umstrittene sogenannte Mafiaparagraf, jener Tatbestand, der die Bildung oder Beteiligung an einer kriminellen Organisation unter Strafe stellt. Alle 13 Tierrechtsaktivisten waren nach diesem Paragrafen angeklagt. Am Nachmittag nach den Freisprüchen wollten die Angeklagten mit ihren Verteidigern zur neuen Justizministerin Beatrix Karl pilgern, um ihre Kritik an der Auslegung des Paragrafen 278 a zu bekunden. Die Ministerin kündigte einen Tag später auch an, den Paragrafen sowie den gesamten Prozess evaluieren zu wollen.

Hätte der Ankläger nicht so hoch gegriffen und sich auf einzelne Fakten konzentriert, hätte er lieber Indizien für aus dem Ruder gelaufene Protestaktionen bei Schweinemastbetrieben oder Pelzhändlern gesammelt, dann wäre ihm vielleicht die Erreichung des einen oder anderen Schuldspruches wegen Sachbeschädigung oder Nötigung gelungen. So aber musste er sich von der Richterin sagen lassen, für diesen Fall hätte auch ein Verwaltungsstrafverfahren ausgereicht. Es liege hier gar keine kriminelle Organisation vor. Dazu hätten die angeklagten Tierschützer viel zu "basisdemokratisch" agiert. Mit anderen - hier nicht angeklagten - gewaltbereiteren Aktivisten zu sympathisieren, sei nicht strafbar.


Lug und Trug

toershcützetierschützer Partystimmung vor dem Landesgericht Wiener Neustadt nach FreisprüchenNach Ansicht des Hauptangeklagten Martin Balluch, des Obmannes des Vereins gegen Tierfabriken (VgT), wäre das schon vor dreieinhalb Jahren herausgekommen. Wenn die Polizei nicht diesen Prozess erzwungen hätte, "der nie stattfinden hätte dürfen". Das ganze Verfahren basiere auf "Lug und Trug".

Hinterher könne man "leicht klugscheißen", konterte Richterin Arleth überraschend unverblümt. Doch sie gestand freimütig ein, dass "die Unzulänglichkeiten bei den Ermittlungen" von den Angeklagten im Prozess gut herausgearbeitet worden sind. Und sie zeigte Verständnis für die "Rundumschläge" der Angeklagten, die es "dem leidgeprüften Gericht" nicht leicht gemacht hätten. "Aber wenn so ein massiver Apparat auffährt", könne man die Furcht der Angeklagten vor Verurteilung nachvollziehen, sagte die Richterin und sparte damit auch nicht mit (Selbst-)Kritik an der Justiz.

Für die in der Anklage aufgelisteten und dort als kriminell bewerteten Aktionen wie etwa Buttersäureattentate vermisste Arleth die Beweise. Die als Indiz herangezogene und mit Handy-Überwachungen dokumentierte Vernetzung der Aktivisten bezeichnete die Richterin als Ausdruck einer legitimen Protestkultur.


Richterin übte heftige Kritik an der Polizei

juerg christandl Richterin ArlethNach Verkündung der Freisprüche ließ Richterin Sonja Arleth mit harscher Kritik an der Polizei aufhorchen. Vor allem der oberste Terrorismusbekämpfer in Wien, Erich Zwettler, bekam sein Fett ab. Er war Leiter der 35 Mann starken "Soko Pelz", die gegen die Tierschützer ermittelte und am Staatsanwalt vorbei eine verdeckte Ermittlerin einsetzte. Dass er das als Zeuge bestritt, bezeichnete die Richterin als "schlichte Schutzbehauptung".
Auch dass bei der Handy-Überwachung nicht zustande gekommene Telefonate mitgezählt wurden und suggerieren sollten, es stecke eine groß angelegte (kriminelle) Organisation dahinter, missfiel der Richterin.

Mit dem nicht genehmigten Einsatz der Undercover-Agentin (die sich in einen Angeklagten verliebte) schoss sich die Polizei übrigens ein Eigentor: "Danielle Durand" (so der Deckname) förderte nur Entlastendes zutage. Staatsanwalt Wolfgang Handler gab zu alledem keine Erklärung ab, die Freisprüche sind damit noch nicht rechtskräftig. Die Tierschützer feierten trotzdem.

piqué au tas sur kurier.at

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12/05/2011

Haro sur les motos

(les photos n'illustrent pas l'article original)

Tribune. Le gouvernement prépare un plan visant à freiner le nombre des deux roues motorisés. Les chiffres de la Prévention routière montrent pourtant que scootéristes et motards ne sont pas plus dangereux que les autres usagers de la route.

Après avoir largement communiqué autour de la mortalité sur les routes, oubliant opportunément que si le nombre des tués dans des accidents routiers a augmenté, le nombre des accidents a diminué, le gouvernement prépare pour cet été une vague de mesures bien plus sévères contre les deux roues motorisés. D’après certains conseillers gouvernementaux, ces décisions en préparation passeront plus facilement que les mesurettes destinées aux automobilistes, puisque les cyclomoteurs, les scooters et les motos conservent une connotation « jeunes » dans l’opinion. Ce qui est faux puisque lorsque l’on examine les statistiques de la Prévention routière, on constate que la proportion de conducteurs de deux roues à moteur tués sur la route et en ville est la même (autour de 25 %) de 15 à 45 ans. Mais, la démagogie étant à la mode en Sarkozie, haro sur les deux roues qui narguent les bagnoles...

- Rapidement, le permis de conduire sera obligatoire à partir de 125 cm3, décision qui remplacera les sept heures de formation, pratique et théorique, déjà obligatoires –et au prix fort- pour les conducteurs qui ne peuvent pas prouver, par le biais de leur assureur, qu’ils conduisent un tel véhicule depuis au moins cinq ans. Dans les cinq années, sauf embouteillage dans les auto-écoles, tous les possesseurs de deux roues motorisés devront posséder et donc passer un permis qui leur coûtera plusieurs centaines d’euros. Lequel comporterait, paraît-il, une « évaluation psychologique ».

- Le contrôle technique des deux roues serait obligatoire, tous les deux ans.

- En ville et sur les routes, les deux roues devront suivre les mêmes règles que les automobiles, ce qui implique l’interdiction (sanctionnée) des dépassements de voitures à l’arrêt (dans un embouteillage ou stoppées par une feu tricolore) ou en train de rouler. La philosophie de cette mesure est claire : calmer les automobilistes qui supporteraient de plus en plus mal que circuler en deux roues offre une garantie de circulation plus rapide. Décision qui gomme une autre réalité : 65 % des accidents mortels de deux roues (toujours selon les chiffres de la Prévention routière) se produisent en rase campagne.

- Les assureurs, qui pratiquent déjà souvent des tarifs prohibitifs pour les 1,5 millions de deux roues de 125 cm 3 et plus [1], seront priés de prélever une taxe spéciale qui sera reversée à la sécurité sociale.

Ces mesures en préparation complètent celles qui viennent d’être prises : une plaque d’immatriculation plus grande pour qu’elle soit lue plus facilement pas les radars et les policiers et le port obligatoire d’un gilet réfléchissant. Alors que 70 % des accidents surviennent de jour !

Des décisions d’autant moins compréhensibles que de 2009 à 2010, le nombre des motards tués est passé de 1144 à 941 et qu’un accident mortel sur cinq, comme pour les automobiles, est lié à un niveau d’imprégnation alcoolique dépassant les limites légales, limites qui n’ont pas été modifiées. Et que dans trois accidents sur quatre, révèle la Prévention routière, ce n’est pas le conducteur du deux roues qui est responsable.

Ces mesures démagogiques, et quelques autres à l’étude, visent à brider l’expansion des deux roues qui « énervent » les automobilistes circulant en ville, là où s’organise la cohabitation qui fait de plus en plus clairement apparaître la supériorité du deux roues en circulation urbaine. Alors que pour réduire le nombre des accidents et donc des morts, il serait largement plus efficace d’éliminer les pièges qui jalonnent de plus en plus souvent les rues des villes : plots, bandes blanches glissantes, trous trop hâtivement rebouchés, traces de travaux ou dégradation de la chaussée. C’est sur ces imperfections grandissantes des rues qui n’affectent pas la stabilité des voitures que les adeptes des deux roues se « viandent » trop souvent...

Claude-Marie Vadrot est adepte du scooter depuis 1975 et actuellement au guidon d’un scooter à trois roues hybride.

Notes

[1] Il y a 5,9 millions de ces véhicules en Italie et 3,7 en Allemagne.

conseiller_de_l'Empire.jpg

piqué au tas chez Politis.fr - 12/05/2011

20:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/05/2011

contrat opérationnel 10 000 hommes - Préfet de zone de défense - Plan Vigipirate

Elargissement des pouvoirs des préfets de zone de défense

Par A. l'AFP

Publié le 12/03/2010

 

Le décret du 4 mars 2010, relatif à la loi du 29 juillet 2009 sur la programmation militaire pour les années 2009-2014, élargit les pouvoirs des préfets de zone de défense, indique PPrama la lettre hebdomadaire de la préfecture de police (PP).

Prenant le titre de préfet de zone de défense et de sécurité, ces derniers interviennent dorénavant dans les matières relevant de la sécurité intérieure, de la sécurité civile et de la sécurité économique concourant à la défense et à la sécurité nationale.

L’objectif est de renforcer leurs pouvoirs en matière de gestion de crise. Ils pourront ainsi procéder à des réquisitions de biens et de services et prendre des décisions de police administrative.

Pour la zone de défense et de sécurité de Paris, le préfet de police, qui est préfet de zone, dispose d’un secrétariat général de zone de défense et de sécurité placé sous la direction d’un préfet.

Ce dernier a pour mission de préparer et de mettre en oeuvre les mesures de sécurité nationale relevant de la sécurité civile, de la sécurité économique, de la sécurité des secteurs et installations d’importance vitale, d’organiser la veille opérationnelle et des exercices de simulation de crise.

Le CRICR placé sous l’autorité du préfet de police

Pour les autres domaines concourant à la sécurité nationale, comme la répartition des moyens des forces mobiles de sécurité ou la coordination des mesures de police administrative, la mission est confiée aux directions et services de la PP.

piqué au tas sur www.lagazettedescommunes.com

Opération banlieues, de Hacène BELMESSOUS

Sous titré de façon plus explicite Comment l'Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises, le livre de Hacène BELMESSOUS, déjà auteur de Mixité sociale : une imposture et de Le monde selon Disney, constitue une étude de journaliste d'investigation sur les processus en cours dans la politique urbaine. Polémique, dénonçant la préparation discrète d'une guerre totale aux cités, "chaudrons sociaux dont le "traitement" ne relèverait plus que l'éradication ou de la force armée, cette enquête qui couvre une période très récente, s'attache surtout aux modifications de la politique de la ville décidée sous l'ère Sarkozy (en tant que ministre de l'Intérieur, puis Président de la République). Partie incidemment de l'activité d'une commission d'une ville du sud de la France en charge de la rénovation d'un quartier HLM, cette enquête explore à la fois les nouvelles missions confiées aux forces de l'ordre (Police et Gendarmerie), certains dessous de la rénovation urbaine et les développements de la video-surveillance.

"Qu'ai-je découvert dans la masse des faits et des témoignages recueillis?" s'interroge l'auteur en Introduction à son livre. "Que, depuis 2002, une guerre de conquête de ces cités se prépare en aval de ces trompe-l'oeil que sont ces nouvelles formes urbaines. Au ministère de l'Intérieur, au ministère de la Défense, à Saint-Astier (siège du Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie, CNEFG) et à Sissonne (champ de manoeuvres du Centre d'entraînement aux actions en zone urbaine de l'armée de terre), j'ai pu observer les stratégies et les dispositifs opérationnels de cette guerre en marche. Pour mieux les comprendre, j'ai questionné ces gens du "terrain" mis sur pied de guerre par les plus hauts responsables politiques. Leur pronostic? Rien n'interdit, dans le climat de tension permanente entretenu depuis plusieurs années (militarisation de la police, instauration d'un état d'exception dans certains quartiers, désignation d'un ennemi intérieur, etc), de penser que, demain, Nicolas Sarkozy envoie l'armée dans les banlieues. Pronostic baroque? Ceux qui l'ont émis ne sont ni des plaisantins ni des "gauchistes". Ces hommes et ces femmes prennent au contraire très au sérieux les défis du maintien de l'ordre, mais ils s'inquiètent de l'orientation désormais donnée à leurs missions par le plus haut sommet de l'Etat. Chaque jour, ils reçoivent les secousses du dogme sécuritaire sarkozyste et ils considèrent que les choses sont allées trop loin, qu'on est entré dans un cycle infernal qui pourrait mener au pire. Aucun d'eux ne s'est confié à moi incognito, malgré le prix qu'ils pourraient payer en critiquant la stratégie du pouvoir. car ils ne sont pas naïfs : ils savent qu'en "Sarkozye" tout point de vue contraire à la vision du chef peut vitrifier son auteur, tant ledit chef n'hésite pas à exercer son droit de vie et de mort sur les carrières des agents de l'Etat. un autre fait conforte cette hypothèse inquiétante : la modification en profondeur du Livre blanc sur la défense, devenu en 2008 le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. En fusionnant ces deux notions jusqu'alors distinctes au nom de la lutte contre la menace terroriste - qu'il associe dans une relation constante aux banlieues populaires -, ce document programmatique s'est ouvert un vaste champ de possibilités stratégiques. "Depuis l'adoption du nouveau Livre blanc, on a écrit noir sur blanc l'instauration d'un "contrat 10 000 hommes"", m'a confié en juin 2010 le lieutenant-colonel Didier Wioland, officier de gendarmerie et conseiller pour la sécurité intérieure et les questions de terrorisme à la Délégation aux affaires stratégiques (DAS) du ministère de la Défense, qui fut chargé du projet Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale". "C'est-à-dire que les armées doivent pouvoir, à la demande de l'autorité politique, lorsque des situations graves frappent le territoire national, mettre à disposition cet effectif, essentiellement des forces terrestres. Maintenant, il faut réfléchir à l'emploi le plus juste de ces 10 000 hommes pour passer d'une logique de prestataires à celle de véritables partenaires participant à la prise de décision le plus en amont possible. Ce contingent de 10 000 hommes est actuellement à même d'être formé sur le territoire national, prêt à intervenir en cas de crise de grande ampleur. Ils sont dans des configurations opérationnelles de réversibilité, prêts à agir selon des délais gradués. ce lange "crypté" mérite attention : en 2010, 10 000 soldats sont prêts à intervenir face à une "situation grave" survenant sur le territoire national. présenté de façon aussi vague, ce lieu est infigurable sur une carte d'état-major, mais il semble facilement localisable si l'on se souvient que, depuis l'automne 2005, un seul territoire absorbe l'attention de Nicolas Sarkozy : les "quartiers sensibles". Puisque cette évolution sécuritaro-militaire s'amorce inexorablement, j'évoquerai d'abord ce que serait ce "scénario de l'inacceptable" : une "opération banlieues" définie par un président soucieux de nettoyer de fond en comble cet "empire du mal" français. Et je restituerai dans les chapitres suivants les résultats de mon enquête : la façon dont, au sein de l'armée, de la gendarmerie et de la police, ont été vécus avec des réticences croissantes les emballements sécuritaires de l'Etat dans les années 2000 ; puis les discrètes et "perverses" évolutions des "politiques de la ville", conduites tant au niveau local que national, qui ont accompagné cette inquiétante dérive vers la préparation d'une guerre totale contre les "territoires perdus de la République", hypothèse du pire soigneusement préparée au cas où échoueraient les tentatives d'éradication pure et simple de ces quartiers qu'entreprennent certains élus locaux, de droite comme de gauche."

 

Les faits que rapporte Hacène BLEMESSOUS, qui ont amené à plusieurs reprises des syndicats de police et de la magistrature à s'inquiéter ouvertement de certaines dérives, sont bien vérifiables malheureusement. Ce qu'il manque bien entendu, au-delà des faits saillants qu'il rapporte, c'est une enquête d'ensemble sur les réactions des autorités locales face aux demandes par le pouvoir central d'établissement de plans banlieues de toute sorte (allant jusqu'à légaliser des "comités de voisinages" d'immeubles). Les effets d'annonce sont si nombreux du côté de la Présidence de la République, les coupes sombres dans les budgets de l'armée, de la police et de la gendarmerie sont en même temps si fortes, qu'il convient de s'interroger, au-delà des discours, sur l'effectivité de la préparation qu'il dénonce. Outre le fait que même 10 000 hommes armés, ce qui semble impressionnant, vu notamment la technologie dont ils seraient dotés, ne suffiront probablement pas à couvrir plusieurs émeutes urbaines simultanées, il faudrait connaître l'état de connaissance réelle que possède les décideurs sur la situation dans les quartiers, depuis la fin d'une police de proximité, qui était aussi une police du renseignement.

Toujours est-il que ce livre est à prendre très au sérieux, dans une époque où ces préoccupations sécuritaires sont partagées par de nombreux autorités étatiques. Le phénomène décrit n'est pas propre à la France. Il faut se souvenir par ailleurs des émeutes des années 1960 aux Etats-Unis pour savoir que les situations sociales qui dégénèrent ne se règlent pas par des mesures politico-militaires. A la fin de son livre, le journaliste évoque toutes les résistances, hors système, qui se développent dans de nombreux quartiers et qui sont autant d'indices que sans doute le "scénario de l'inacceptable" n'aura heureusement pas lieu. Ces résistances se multiplient au fur et à mesure de l'accumulation de lois sécuritaires, dont de plus en plus de gens voient le caractère fallacieux (fausses du point de vue de leur objectif affiché et tendancieuses car toujours orientées vers les mêmes populations) et inefficace (car ne pouvant s'attaquant aux causes d'insécurité).

Hacène BELMESSOUS, opération banlieues, Comment l'Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises, La Découverte, Collection Cahiers libres, 2010, 205 pages.

En matière de circulation et d’information routières en Ile-de-France, le CRICR de Créteil est placé sous l’autorité du préfet de police. Enfin le secrétariat général pour l’administration de la Police de Versailles (Yvelines), compétent dans les départements de la grande couronne, est également placé sous son autorité.

 

piqué chez www.leconflit.com

 

mesures_graduées.jpg

 

 

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30/04/2011

Aux correspondantEs du Jura Libertaire

Le 14 avril dernier, Le Jura Libertaire publiait un courriel reçu, relatant l’inscription de slogans de solidarité sur la façade du vice-consulat d’Italie à Bordeaux :

 

 

Mercredi 27 avril, deux personnes au moins ont été auditionnées en Périgord — sur la base de l’adresse IP de publication sur over-blog —, lors d’une perquisition de flics de Bordeaux.

 

Deux PC ont été saisis.

 

Le Jura Libertaire en Dordogne et ailleurs - 28, 29 avril 2011.

 

Nouvelle adresse courriel du Jura Libertaire

09:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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