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22/02/2011

L’investigation est un sport de combat : enquête sur le journalisme sportif

Quoi qu’en ait dit le baron Pierre de Coubertin, le sport n’est plus une affaire d’amateurs. Devenu spectacle professionnel, ses écarts (tricherie, dopage, violence, corruption, etc.) sont d’autant plus saillants, et ses ramifications tentaculaires. Pour le journaliste sportif, le subtil équilibre entre contact et distance, entre l’enquête et le commentaire, est difficile à trouver. Cela tombe bien : la définition de son rôle social est en jeu. Enquête.

À la surprise générale, la Fifa (Fédération Internationale de Football Association) attribue début décembre l’organisation de la coupe du monde de football à la Russie en 2018 et au Qatar en 2022. « Nous avons ouvert de nouveaux marchés de développement du football (...) Ce n’est pas pour l’argent, c’est une folie de prétendre cela » [1], explique sans craindre la contradiction Sepp Blatter, président de la fédération internationale dont le fonctionnement du comité exécutif est entouré de soupçons de corruption.

De ces suspicions, le journal L’Équipe se borne à reprendre quelques dépêches d’agence. Et se contente pour tout commentaire de reproduire la parole officielle de Blatter. Au sein du journal, certains reconnaissent que c’est dommage. « On est mauvais sur la Fifa comme on est mauvais sur le CIO », s’énerve Damien Ressiot, chargé de l’antidopage à L’Équipe.

Cet épisode illustre les rapports délicats que le journalisme entretient avec le sport. Envahi par l’argent des sponsors et les contrats d’exclusivité, lié par essence à la presse qui a créé maintes compétitions et continue d’en régenter, le sport professionnel serait réfractaire à l’information indépendante, et le journaliste sportif serait suspecté de compromissions et de collusion avec la matière qu’il traite. Parce qu’il faut promouvoir et entretenir le spectacle, le sport s’accommoderait mal du travail d’enquête journalistique.

la suite sur ACRIMED

12:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/02/2011

Evasion de Steenokkerzeel !

Un résident du centre 127 bis à Steenokkerzeel, un demandeur d’asile de nationalité algérienne, s’est échappé lors de la manifestation et des troubles de dimanche, a indiqué lundi Freddy Roosemont, directeur de l’Office des Etrangers.

L’homme a reçu l’aide de manifestants, selon le directeur, qui attribue une partie de la responsabilité des incidents aux protestataires.

“Différents témoins ont vu comment ce résident a été aidé par des manifestants pour passer la clôture”, affirme Freddy Roosemont. “Il est signalé et la police le recherche mais pour l’instant sans résultat.” D’après le directeur de l’Office des Etrangers, la manifestation est à l’origine de l’incendie et des troubles dans le centre même.

“Ces manifestants ont le droit absolu de manifester contre l’existence de ce centre mais pas avec la manière qui a été utilisée ce dimanche. Il y a une différence entre prononcer des slogans calmement et s’agripper à la clôture et hisser des résidents.”

Les dégâts dans deux ailes sont considérables. Dans une chambre, le feu a été bouté mais il y a également eu du vandalisme: les sanitaires sont en grande partie détruits, tout comme l’éclairage et une série de fenêtres. Les coûts pour les travaux de réparation ne sont pas encore connus, selon le directeur qui n’exclut pas de se constituer partie civile si les auteurs sont poursuivis pénalement.

piqué au tas sur www.sudpresse.be - 21/02/2011

 

The power of solidarity in front of the detention centre 127Bis in
Brussels

today at 16h30 there was a solidarity action from voices without
borders in front of the detention centre 127 Bis in Brussels.  The
action was planned because of a hungerstrike from detained migrants.?
The hungerstrike started when detained migrants heard about the
mistreatment of a 18year old egyptian migrant.  He was tied up and
beaten by the guards of the centre.

When we arrived in front of the detention centre, we held up banners,
saying 'human rights in danger', and a banner with a telephone number
which the detained migrants could call.  There was a lot of interaction
with the people inside, they were clearly in a resistant mood.  After
some time, a fire broke out in a cell of the centre, and people were led
into the court of the centre while the fire was raging in the cell.
Pretty soon we saw guard pushing migrants, preventing them to go op a
stair outside of the detention centre.

Then a miraculous thing happened: a migrant jumped the 6 m high fence,
jumped another fence, and dissapeared in mid air....

activists immediatly showed solidarity  and stayed close to the centre
in support of those in revolt.

No borders, No nations,

18:58 | Lien permanent | Commentaires (0) |

La SDAT tends les tubes pour se faire battre...

make_my_day.jpg

extrait articel nouvel-obs :

- Il y a un an, les plongeurs de la Brigade fluviale retrouvaient des tuyaux en plastique dans la Marne, sur la commune de Trilport (77), à l'endroit même où le militant d'ultragauche Julien Coupat et sa compagne Yldune Lévy avaient fait une halte la nuit du sabotage. En tout, cinq barres en PVC avaient été récupérées dans l'eau. Deux d'entre elles, de deux mètres de long chacune, avaient été emboitées l'une dans l'autre à l'aide d'un manchon recouvert de scotch noir...

- Le ticket de caisse Bricorama est émis à 14h20. Il comporte cinq éléments : deux tubes en plastique, servant en plomberie à l'évacuation des eaux, un manchon pour les relier et deux autres articles soldés à 2,50 euros, non-identifiés par des codes-barres. Interrogé par les enquêteurs, le directeur du magasin a trouvé cette note inhabituelle : habituellement, lorsque l'on achète ce type de tuyaux, a-t-il expliqué, on s'équipe aussi d'autres accessoires de plomberie comme des coudes plutôt que des manchons.

donc 5 = 2

 

pause-repas-entre_12h00_et_14h50.jpg

- Les enquêteurs, qui n'avaient pas le véhicule dans leur champ de vision, sont persuadés que la Mercedes y est entrée, brouillant ainsi les ondes de la balise GPS. Julien Coupat disparaît donc des radars de la police de 12h à 14h50, heure où son véhicule refait surface, toujours Porte de Châtillon, et met le cap vers la Seine-et-Marne.

 

Et un pti’ cigare pour digérer...

 

 

11:13 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/02/2011

Appel à mobilisation pour le prochain procès le 09 mars 2011 à Nancy

- Suite procès contre-sommet otan 2009, la répression n'en finit pas:
appel à mobilisation pour le prochain procès le 09 mars 2011, 13h30, à la Cours d'Appel de Nancy.


- Following trial cons-nato summit 2009, the repression did not end:
call for mobilization for the next process March 9, 2011, 13:30, at the Courts of Appeal of Nancy.

 

- Nach Prüfung Wider-NATO-Gipfel 2009 hat die Repression nicht zu Ende:
Aufruf zur Mobilisierung für den nächsten Prozess 9. März 2011, 13:30 Uhr, an der Berufungsgerichte von Nancy.

09:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/02/2011

« Dix ans et toutes mes dents » (par Denis Robert)

Le jeudi 3 février 2011, Denis Robert a été blanchi par la Cour de cassation de sa condamnation pour deux de ses livres (Révélation$ et La Boîte noire) et un documentaire (Les Dissimulateurs), diffusé sur Canal Plus. Une victoire, gagnée contre Claerstream, mais aussi contre ceux qui, à l’instar de Philippe Val et d’Edwy Plenel, avaient tenté de discréditer son travail ou multiplié les soupçons, à l’instar de la presse bien pensante. Nous y reviendrons.

Sans dissimuler notre plaisir, nous publions, avec l’autorisation de l’auteur, le texte que Denis Robert a adressé à ses amis. (Acrimed)

Dix ans et toutes mes dents

Note pour mes amis et les amis de mes amis qui ont la mémoire embrouillée et me demandent des détails sur les jugements de la cour de cassation qui viennent de tomber. D’abord vous dire qu’ils mettent un terme une longue bataille judiciaire et qu’ils m’enchantent.

Depuis dix années que Révélation$ est sorti (28 février 2001), de nombreuses plaintes ont été déposées contre mon éditeur, les chaînes qui ont diffusé mes films, de nombreux journaux et contre moi. Une soixantaine en tout, dans plusieurs pays, en comptant les procédures pénales et les constitutions de partie civile.

Parmi ces plaintes, une dizaine émanait de la Banque Générale de Luxembourg et une vingtaine a été lancée par la Menatep une banque russe liée à la mafia. Je peux dire que globalement j’ai gagné tous ces procès.

La Chambre de Compensation luxembourgeoise Clearstream a diligenté une grande partie des autres procédures. Leur stratégie a été essentiellement basée sur la calomnie, une extrême mauvaise foi, le harcèlement, l’acharnement et l’intimidation.

Cette stratégie, loin du droit, échoue lamentablement aujourd’hui, pour laisser place à la justice et au journalisme. Une victoire sans tambour, ni trompette. Une victoire gravée dans le marbre. Un souvenir de victoire bientôt. Peu importe. Cette décision ouvre d’intéressantes perspectives. Clearstream ne pourra plus faire comme avant…

Une vingtaine de plaintes ont été déposées par la multinationale en France, en Belgique, au Luxembourg, occasionnant des centaines de visites d’huissiers à mes domiciles. Passé les limites, je ne compte plus.

J’ai perdu quelques procès (en particulier pour des interviews à des journaux, je pense à Sud Ouest ou VSD). J’en ai gagné (Nouvel Obs, le Point, « Tout le monde en parle » sur France 2). J’aurais pu et j’aurais dû, si j’avais eu les moyens financiers, aller systématiquement pour toutes ces procédures jusqu’à la Cour de Cassation. Je ne l’ai fait que pour trois d’entre elles. Les plus importantes à mes yeux, puisque ces procédures concernaient les deux livres originels « Révélation$ », « La Boîte Noire » et « Les dissimulateurs », mon premier documentaire sur l’affaire.

Passons sur « Clearstream l’enquête » qui a occasionné une condamnation symbolique (mais onéreuse en frais de procédure) à Luxembourg, pour nous intéresser au reste…

Pour « Révélation$ » et « Les dissimulateurs » (mon premier documentaire diffusé en février 2001), j’ai été condamné en diffamation à hauteur d’un euro symbolique de dommages et intérêts en mars 2004, puis (en appel) à 1500 euros en octobre 2008, sans compter les frais de procédure.

Pour « La Boîte Noire » (sorti en octobre 2002), Clearstream a été déboutée et condamnée à me verser 3 500 euros de dommages et intérêts en première instance. Devant la Cour d’Appel (Paris, octobre 2008), j’ai été condamné à 1500 euros, sans compter les frais de procédures et de publication des décisions.

Je me suis pourvu en cassation. J’ai pris cette décision contre l’avis de nombreuses personnes, dont mon éditeur, Les Arènes et la chaîne Canal + qui ont refusé de poursuivre les procédures. Je ne les accable pas. De leur place, il leur était sans doute difficile d’aller au bout de la bataille à mes côtés. Certains auraient lâché avant.

Dans les jours qui ont suivi les décisions de la Cour d’appel, Clearstream a acheté une page dans le Monde pour proposer une transaction qui consistait à accepter ces condamnations contre la non-exécution des arrêts. En gros, le non paiement des sommes auxquelles j’étais condamné.

Il était impensable d’accepter un tel compromis, de renier mon travail, mon enquête. Il était indispensable sur les principes qui fondent ce que doit être le journalisme, de me battre jusqu’au bout pour obtenir une décision reconnaissant le droit. J’étais prêt à aller jusqu’à la Cour Européenne des Droits de L’homme s’il le fallait.

Je savais ce que j’avais vu et fait. J’avais intégré les enjeux de cette bataille. Un système financier sain au départ a été dévoyé, ouvrant d’incroyables possibilités de dissimulation. Mon enquête était, est, restera fondée. Mes écrits reposent sur des documents, des courriers, des listings, des microfiches, des témoignages filmés. Des éléments suffisamment probants qui ont permis de mettre à jour des comptes non publiés produisant de l’opacité, un système d’effacement de traces de transactions, la probabilité très forte d’une double comptabilité, des liens présumés entre Clearstream et l’Eglise de scientologie, l’hébergement de banques mafieuses, l’utilisation de Clearstream pour la mise en œuvre d’opérations occultes, l’absence totale de transparence et de contrôle, la complicité des auditeurs, le licenciement du personnel qui refusait de procéder à des manipulations comptables et de publier des bilans de fait maquillés… Mon enquête et la simple lecture de mes documents montraient, montrent que cette firme abritait plus de 6000 comptes ouverts dans des paradis fiscaux. Parmi ces comptes, des sociétés off shore, mais aussi des filiales de banques respectables. J’ai révélé que des multinationales pétrolières, agroalimentaires ou industrielles avaient également ouvert des comptes discrets à Clearstream. J’en passe et des dizaines.

Au delà du coup de projecteur sur cette firme, l’ensemble de ce travail explicitait les dérives inquiétantes du système financier international et révélait les contours d’une finance véritablement parallèle.

J’en savais beaucoup et je ne voulais pas me taire. Je restais persuadé que les juges de la Cour d’Appel ne m’avaient pas jugé comme il le fallait au vu des éléments du dossier.

L’appui de mes amis du comité et des mille huit cent quatre vingt six personnes ayant soutenu ce qui devenait un combat de longue haleine ont été déterminants.

Canal plus et mon éditeur ont été condamnés à mes côtés, mais Clearstream s’est retournée systématiquement vers moi. Le but n’était pas tant l’argent que la volonté de m’étouffer financièrement, de m’empêcher de poursuivre mes recherches et de me défendre.

Le moment de bascule a été l’affaire pénale dite « Clearteam 2 ». Celle mettant en cause Dominique de Villepin.

Clearstream s’est constituée partie civile dans cette procédure concernant les listings truqués. J’ai été mis en examen pour vol et recel en fin d’année 2006. Dès lors sans que je m’en rende compte, la suspicion a changé de camp. Les communicants de la firme et leurs avocats ont habilement utilisé cette seconde procédure pour influencer les juridictions dans les procès qui m’étaient faits.

Clearstream me présentait comme le pivot de cette nouvelle affaire qui n’avait aucun lien avec les litiges nous concernant. Tenter de ridiculiser mon travail ne suffisait plus, il fallait pratiquer l’amalgame et la confusion.

Combien de fois ai-je entendu les avocats de la firme ou des journalistes malveillants se moquer de « mes erreurs », m’appeler le « falsificateur » ou le « conspirationniste ». Tout cela a joué. Comme ont dû jouer les articles fielleux écrits par des procureurs à moustaches, des éditorialistes à deux balles, des concierges du net. Je sais, je ne devrais pas. Mais bon. Je pense aussi à certains politiques qui m’avaient épaulé et qui soudainement ont baissé les yeux.

J’ai arrêté mon blog. J’ai arrêté le contact frontal. Je suis resté zen. J’ai attendu que ça passe. J’ai été relaxé en janvier 2010. Cette décision pénale est définitive.

Pour le reste, j’ai attendu que des magistrats jugent, tranquillement. Loin du tumulte. C’est ce qui vient de se passer.

La Cour de cassation est la plus haute instance judiciaire française. Le dernier recours avant la Cour européenne des droits de l’homme. Je l’avais envisagé.

Chacun des trois arrêts qui me libère aujourd’hui et accable Clearstream est rédigé dans des termes clairs, précis et sans ambiguïté. La Cour de Cassation « autorise » les propos et les imputations contenues dans mes deux livres et mon documentaire.

La Première Chambre Civile de la Cour de Cassation, se fondant sur l’article 10 de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, a rendu trois arrêts qui sonnent le glas à mes ennuis et ouvrent des brèches importantes chez ceux qui m’attaquaient.

C’est fondamental. Ça fera jurisprudence.

Les arguments retenus par la Cour de Cassation sont intégralement ceux développés par mes défenseurs Michel Zaoui, Bénédicte Litzler au cours des dix années de procédure. Ces arguments ont été plaidés par Denis Carbonnier à la Cour de Cassation. Il s’agit d’une reconnaissance de la qualité de leur travail et du mien.

La Cour de Cassation a annulé mes trois condamnations du 16 octobre 2008 pour diffamation. Elle a explicitement reconnu « l’intérêt général du sujet » et le « sérieux de mon enquête ».

Tout le monde peut maintenant citer partout ce que j’avais écrit.

Dix ans pour mesurer l’aveuglement du dirigeant de Clearstream qui a porté plainte à l’origine contre moi. Ses successeurs n’ont pas démontré plus de clairvoyance puisqu’ils ont régulièrement relayé et encouragé ces plaintes.

Je ne sais pas ce que deviendront les informations contenus dans mes livres et mes films. Je ne sais pas ce que les Allemands qui ont racheté Clearstream en 2002 (suite à mon enquête) et qui ont forcément constaté ces dérives ont fait. La justice luxembourgeoise étant peu équipée pour traiter ces sujets et la justice européenne encore défaillante, je crains que le combat pour mettre un peu de rationalité et de contrôle dans cette banque des banques soit encore long. Pourtant ici plus qu’ailleurs, la question de la régulation du capitalisme se pose. Je rappellerai ce chiffre : Clearstream a annoncé en 2010 plus de dix trillions d’euros de valeurs enregistrées dans ses comptes. Dix mille milliards d’euros.

Pour revenir aux arrêts de la Cour de Cassation, toutes les demandes de Clearstream à mon encontre sont définitivement rejetées. Ils sont condamnés à me verser la somme de 9 000 euros au titre des frais de procédure et à me rembourser le montant de mes précédentes condamnations aujourd’hui annulées.

En ce qui concerne le préjudice financier et moral subi par moi pendant ces années, les trois affaires sont renvoyées devant la Cour d’Appel de Lyon. Je vais demander réparation aux dirigeants de la firme.

Par leur harcèlement, leur entêtement, leurs mensonges, leur acharnement judiciaire, Clearstream et ses communicants sont responsables de dix années à bien des égards perdues.

La crise financière étant passée par là, on voit bien les raisons politiques et financières qui les ont amenés –par tous les moyens- à me faire taire. Ils n’y sont pas parvenus. Au final, toute mon enquête est entièrement validée. Les arrêts sont définitifs et sans recours pour Clearstream.

Merci du fond du cœur à tous ceux qui m’ont soutenu. Et vous êtes nombreux. Je ne me suis jamais senti seul ou angoissé pendant ces années. Et ça je vous le dois.

Denis Robert, Chatel, le 7 février 2011


Note d’Acrimed – Lire ici même « Affaire Clearstream : Le Monde lave plus blanc », août 2008, et « Denis Robert gracié par Clearstream ? Le condamné refuse », novembre 2008.

piqué chez Acrimed - 10/02/2011

11:38 | Lien permanent | Commentaires (3) |

28/01/2011

EUROPOL - rapport TE-SAT 2010 - Cognin et Poitiers : la fabrique de toto

SmellsLikeBullshit.jpg

COGNIN cité dans le rapport TE-SAT 2010

 

page 34 :

- In France, one left-wing activist was killed and another one severely injured while handling sodium chlorate to manufacture an IED in a disused factory. A total of four people were arrested during the investigation.

 

Totalement faux

 

Relire:

Cognin - Tarnac ou comment justifier la pérennité de la section antiterroriste ?

 

JUSTICE/SAVOIE
L'explosion mortelle de Cognin n'était pas une affaire de terrorisme

chambéry

L'explosion mortelle de Cognin n'est pas le résultat d'une erreur de manipulation d'apprentis terroristes.
Ce sont des experts qui le disent. Quatorze mois après avoir été saisi de l'enquête, le juge d'instruction du pôle antiterroriste de Paris vient, avec un avis favorable du parquet, de renvoyer l'affaire à Chambéry, en se déclarant "incompétent" par ordonnance, il y a quelques jours.
Il appartient maintenant au procureur général, ici, de désigner un nouveau juge d'instruction. Pour rechercher dans le registre du droit commun, entre la manipulation de produits explosifs et les causes de l'accident, si des infractions peuvent être reprochées aux jeunes mis en cause.

 

page 35 :

- Most actions by anarchist extremists are unprepared, impulsive acts committed by small groups. However, violent incidents in the French city of Poitiers on 10 October 2009 [surlignage Probe] showed that these groups are also capable of leading quick and violent actions of street rioting, thereby targeting the law enforcement authority and properties representing governmental and economical power. Similar tactics were observed in Belgium in two attacks against business interests. The French and Belgian cases appear to contradict the generally acknowledged impulsive nature of anarchist activities, in that they appear to have been well prepared in advance and organised down to the minutest details of their execution.

10:07 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/01/2011

Caen - Prison avec sursis pour les anti Castor

Ils avaient tenté de bloquer un train chargé de déchets radioactifs qui partait pour l’Allemagne : sept militants - six Français et un Allemand - ont été condamnés par le tribunal de grande instance de Caen à un mois de prison avec sursis et 1.000 à 1.500 euros d’amende. Ils devront en outre payer solidairement 20.500 euros de dommages et intérêts à la SNCF et, individuellement, 1 euro symbolique au groupe nucléaire Areva.


Le parcours fut épique. Parsemé d’embûches, dressées par des militants anti-nucléaire. Des militants vigoureusement opposés au passage de ce train, chargé de déchets radioactifs...
Le convoi était parti le 5 novembre de la Hague, dans la Manche. Il avait mis trois jours pour arriver à destination, en Allemagne (voir nos articles).

La justice française s’en est mêlée, le mois dernier. Sept personnes ont comparu devant le tribunal de grande instance de Caen, pour avoir retardé le convoi pendant plus de trois heures dans la région. Certains s’étaient enchaînés aux voies.
A l’audience, les prévenus - six Français et un Allemand - avaient plaidé la désobéissance civile.

Le TGI n’en a pas tenu compte. Il les a condamné aujourd’hui à un mois de prison avec sursis, et 1.000 à 1.500 euros d’amende. Ils devront en outre payer solidairement 20.500 euros de dommages et intérêts à la SNCF et, individuellement, 1 euro symbolique au groupe nucléaire Areva.
Ils encouraient jusqu’à 3.750 euros d’amende, et six mois de prison.

Leur avocat s’est dit très déçu, et n’a pas exclu de faire appel du jugement.

piqué au tas sur france-info.fr - 26/01/2011

 

 

19:47 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/01/2011

Clearstream : Bernard Squarcini [ex Squale], devrait [au présent du conditionnel] se désister de l'action qu'il a engagée contre Dominique de Villepin [futur président]

Procès Clearstream: le chef de la DCRI devrait se désister contre Villepin

PARIS - Le patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, devrait se désister de l'action qu'il a engagée contre Dominique de Villepin, au procès en appel de l'affaire Clearstream en mai, a-t-on appris vendredi auprès de son avocat.

"M. Squarcini envisage de se désister de sa constitution de partie civile contre M. de Villepin", a déclaré à l'AFP Me Patrick Maisonneuve, tout en précisant que son client maintenait son action contre l'ancien responsable d'EADS Jean-Louis Gergorin et le mathématicien Imad Lahoud.
Un tel désistement devrait être acté à l'audience, programmée du 2 au 26 mai. Me Maisonneuve n'a pas souhaité donner les motivations de son client.
Le nom de Bernard Squarcini avait été ajouté sur des listings de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream, suggérant qu'il détenait des comptes occultes à l'étranger. Comme une quarantaine d'autres victimes, le haut fonctionnaire s'était constitué partie civile.
Le 28 janvier 2010, le tribunal correctionnel de Paris a relaxé l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, poursuivi pour complicité de dénonciation calomnieuse. En revanche, il a condamné Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin, considérés comme les principaux auteurs du complot, à respectivement à 18 et 15 mois de prison ferme, ainsi qu'à une amende de 40.000 euros.
Le parquet avait fait appel de la relaxe de M. de Villepin.
Révélée à l'été 2004, l'affaire Clearstream est une vaste histoire de manipulation où des listings de Clearstream ont été falsifiés. Des noms de personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy, y ont été ajoutés, afin de faire croire qu'ils détenaient des comptes occultes à l'étranger.
Scandalisé par de telles accusations, Nicolas Sarkozy s'était constitué partie civile le 31 janvier 2006. Il est depuis convaincu que Dominique de Villepin était au coeur de ce complot, fomenté selon lui pour lui barrer la route de l'Elysée. Dominique de Villepin, lui, assure s'être fait abuser par Jean-Louis Gergorin. Il n'a toutefois pas fait appel.

piqué au tas sur L'Express.fr - 15/01/2011

09:47 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/01/2011

Quelques précisions sur l’arrestation de Bruno

http://nantes.indymedia.org/article/22689

Nous publions quelques nouvelles informations concernant l'arrestation de Bruno à la suite du texte publié il y a deux semaines.

Nous publions quelques nouvelles informations concernant l'arrestation de Bruno à la suite du texte publié il y a deux semaines.

"Lundi 20 décembre 2010, Bruno a été arrêté à Paris.

Il est mis en examen dans l’"affaire des fumigènes" depuis janvier 2008 sous enquête antiterroriste, accusé de « transport et détention de produits incendiaires ou explosifs », en l’occurrence des fumigènes, alors qu’il allait à une manifestation devant le Centre de Rétention de Vincennes (voir Mauvaises Intentions).

Il avait été incarcéré pendant 4 mois et demi début 2008, puis avait choisi de se soustraire à son contrôle judiciaire depuis juillet 2008. Il était donc sous mandat d’arrêt.

Alors que l’instruction devait être close en cette fin 2010, il a été incarcéré ce mardi 21 décembre à la prison de Fresnes."

Bruno a été arrêté à Paris dans le métro suite à un contrôle d'identité, un de ces contrôles quotidiens de la police pour faire le tri entre ceux qui ont leurs papiers et ceux qui n'en ont pas.

Depuis les arrestations de janvier 2008, nous avons toujours tenté de parler de la répression au sein des luttes, et non de la penser comme un moment séparé. Et cela parce que la chaine répressive poursuit toujours le même objectif : arrêter par tous les moyens des actes d'insoumission, qu'ils soient individuels ou collectifs.

Pendant les trois dernières années, des actions de solidarités ont eu lieu dans différentes villes de France et d'ailleurs. Cette solidarité nous semble d'autant plus forte lorsqu'elle s'exprime non seulement avec des camarades de lutte, mais aussi et surtout avec les actes qui leur sont reprochés. N'oublions pas que face à la répression, l'expression de la solidarité n'appartient à personne et qu'elle peut être reliée de pleins de manières différentes à d'autres luttes pour tenter d'éviter les impasses des combats strictement antirépressifs.

Voici son numéro d'écrou à la prison de Fresnes si certains souhaitent lui écrire. Evidemment tous les courriers sont lus à la fois par le juge d'instruction et par les services pénitentiaires de Fresnes. Il faut donc faire attention au contenu des lettres.

BRUNO LAKMECHE

Numéro d'écrou 953738 – Division 3


Maison d'Arrêt de Fresnes


Allée des Thuyas


94261 Fresnes Cedex


Liberté pour tous !

La solidarité est une arme !

Des textes et analyses liés à cette affaire dans le dossier « Mauvaises Intentions » :
http://infokiosques.net/spip.php?article597

Liens:: http://infokiosques.net/spip.php?article597

 

08:56 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/01/2011

Tarnac: la défense obtient une reconstitution

"On ne peut que relever la coïncidence entre l'organisation de cette reconstitution et l'émission de France Inter"

 

PARIS (AP) — Une reconstitution des dégradations commises contre une ligne TGV en Seine-et-Marne dans l'affaire dite de Tarnac se déroulera le 14 janvier, a-t-on appris vendredi de sources judiciaires.

Julien Coupat, présenté par les enquêteurs comme le responsable d'un groupe anarcho-autonome et sa compagne Yldune Lévy sont soupçonnés d'avoir dégradé une ligne TGV à Dhuisy en Seine-et-Marne dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008. Le couple, qui a fait l'objet d'une filature a été aperçu par les enquêteurs à proximité de la ligne dégradée. Leur défense conteste le procès-verbal des enquêteurs sur lequel s'appuie leur mise en examen.

Leurs avocats ont relevé de nombreuses incohérences laissant planer un doute sur la présence sur les lieux des policiers qui l'ont rédigé. La reconstitution doit se dérouler dans la nuit du 13 au 14 janvier à 2 heures du matin, a-t-on précisé de sources judiciaires.

Interrogé lundi sur l'affaire lors de l'émission "Comme on nous parle" sur France Inter, Me Jérémie Assous, l'un des avocats des dix de Tarnac, s'était plaint des refus successifs d'organiser un tel acte procédural.

"On ne peut que relever la coïncidence entre l'organisation de cette reconstitution et l'émission de France Inter", a-t-il déclaré vendredi à l'Associated Press.

La qualification terroriste de ce dossier est contestée depuis le début par la défense. Elle a été retenue par l'accusation, qui estime que la violence de ce groupe avait pour but de déstabiliser l'Etat.

Le 22 octobre, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a rejeté les demandes d'annulation soulevées par la défense qui, depuis, a formé un pourvoi en cassation.

Dix personnes sont mises en examen depuis novembre 2008 pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" dans l'enquête sur des actes de malveillance contre les lignes TGV en 2008. Julien Coupat est également poursuivi pour "direction d'une structure à vocation terroriste". AP

pas/nc/ll

piqué au tas sur tempsreel.nouvelobs.com - 07/01/2011

 

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10:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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