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01/03/2010

Rappel de barèmes - Conseils en manifs



Éviter de venir seul.e. Former des petits groupes de 2 ou 3 (des gens
qui se connaissent et qui ne se lâchent jamais pendant la manif).

Éviter d’amener agenda, carnet d’adresses, tracts ou autres papiers
compromettants. De l’eau, de la bouffe, un foulard et des habits de
rechange peuvent être utiles, ainsi que du sérum physiologique.

Avoir des chaussures adaptées (lacets noués) et éviter de porter des
vêtements trop amples : ça gène pour courir, et ça donne des prisespour
vous attraper. Noter (sur le bras par exemple) le nom ou le numéro d’un
avocat, à prévenir en cas de garde à vue. Rester au taquet, mobile et
attentif.ve à l’«environnement », c’est-à-dire aux flics.

Plus on anticipe moins on stresse. Par exemple si on les voit commencer
à charger ou à tirer des lacrymos, on peut s’y préparer. Ils se donnent
souvent des signaux avant de nous attaquer : il faut capter ces signes
pour réagir. On est souvent confrontés à 2 types de keufs : les CRS (ou
Gardes Mobiles) et la BAC.

Les premiers c’est le troupeau : lourdement armés, ils bloquent les
accès, balancent lacrymos et grenades assourdissantes, mais peuvent
aussi faire des arrestations.

Attention aux "civils" et a ceux-celles qui s'habillent en manifestants

Surveiller la BAC. Eux c’est la petite meute très rapide, et très
dangereuse. En civil (parfois avec un brassard orange) elle rôde,
toujours prête à bondir. Ils sont sur les bords de manifs, ou cachés
dans une ruelle. (Ils peuvent aussi surgir en voiture banalisée.) Ils
sont assez repérables (cheveux courts, toujours en baskets), mais
attention ils peuvent se masquer le visage et se faire passer pour des
émeutiers, jusqu’au moment où… ils vous arrêtent. Ils ont souventdes
gros habits gonflés (même en été) ou un sac à dos : dedans, ils cachent
leurs armes favorites : Flash-ball, Tazer, Gazeuse, Tonfa, et biensûr,
révolver.

Leur technique c’est la rapidité : ils se jettent en courant sur
quelqu’un qui a été repéré. Contre ça, il faut surveiller leurs
déplacements. S’ils courent, c’est qu’ils vont attaquer l’un ou l’une
d’entre nous. Dans ce cas, si vous n’êtes pas seul et si vous en avezla
force, vous pouvez tenter, de les gêner (en se mettant sur leur passage
pour les ralentir, en criant l’alerte, en tenant la personne qu’ils
essaient d’arrêter...)

Après, ça se joue collectivement : 10 personnes qui se tiennent
solidement ne se font pas enlever comme ça. Dans tous les cas, le groupe
et la solidarité nous protègent. En cas de gazage. Faut d’abord éviter
les tirs. Ils sont souvent très localisés, il suffit de se décaler de
quelques mètres sur le côté (pas la peine de remonter toute la manif en
courant et d’affoler tout le monde).

Ensuite on peut tenter de couvrir les pastilles noires qui propagent le
gaz (avec une poubelle), de les arroser d’eau, de les écraser (avec de
bonnes chaussures) ou de les renvoyer (au pied ou avec des gants en
cuir). Contre le gaz, respirer au travers d’un tissu imbibé d’eau. On
peut aussi mettre du citron (mais certains disent que c’est nocif), du
coca ou du Mallox (produit pour l’estomac, dispo en pharmacie). Les
lacrymos collent à la peau et aux tissus, donc éviter de se toucher les
yeux et les lèvres avec des mains ou des vêtements contaminés. Il faut
se rincer la peau avec de l’eau. Pour les yeux, utiliser du sérum
physiologique.

Ne pas se faire repérer. Les flics essaient de cibler les plus révoltés.
Pour ça ils peuvent utiliser la vidéo-surveillance de la ville et du
métro. Ensuite ils filment et prennent eux-mêmes des photos. Enfin ils
s’infiltrent : les célèbres RG devenu depuis la Dcri.

On peut essayer de les repérer en début ou en fin de manif, quand ils
discutent avec les autres keufs. Une fois repéré.e.s, faire tourner le
mot pour les griller. Comme il en reste toujours et qu’ils tendent
l’oreille, utiliser des pseudos pour s’appeler, donner un nom de code
pour son groupe, à crier pour se retrouver si on se perd (dans le gaz
par exemple). Contre le repérage, se masquer le visage. Même si « on n’a
rien fait », le seul fait de participer et d’être pris en photo dans une
manif "violente" pourra jouer contre vous. Se masquer libère une marge
d’action, c’est pour ça que le pouvoir a sorti une loi « anti-cagoule »,
qui n’a pas encore eu d’application réelle. Toujours contre le repérage,
il faut changer d’apparence, se changer.

Lutter contre la peur. La première arme de la police c’est la peur.
Sirènes, fusées, grenades assourdissantes et intimidations orales sont
avant tout des techniques de dissuasion. Rester le plus calme possible,
même lors de mouvements de foule. Éviter de crier ou de courir
inutilement (ça augmente le stress des autres). La peur est naturelle
mais on peut apprendre à la canaliser. Un des meilleurs moyens est de
rester avec sa bande : avec mes potes, je me sens en sécurité.

Une charge de police dépasse rarement 60m, il est donc inutile de courir
plus loin, il vaut mieux rester groupé.es et éviter de laisser des
personnes isolées. On l’a dit, pour la BAC, l’individu isolé est un
gibier, seul un groupe soudé est efficace. En cas d’arrestation,
demander à la personne de crier son nom et son adresse puis donner ces
infos aux gens qui s’organisent contre la répression. Ça peut aider à
trouver un bon avocat, et l’ami.e arrêté.e ou ses proches se sentiront
moins seuls.

Si on est arrêté.e, crier son nom aux témoins, et tenter de rester calme
en toutes circonstances. Gardons notre rage pour après la sortie car
l’outrage et rébellion est l’arme judiciaire par excellence pour charger
un dossier. Une fois dans leurs griffes, faire le mort, garder son
calme, et attendre que les amis ou l’avocat se bougent.

En Gard’av. La durée maximale d’un contrôle d’identité est de 4h ; une
garde à vue peut durer 24h, prolongeable jusqu’à 48h, et 96h si vous
êtes un dangereux terroriste ou un gros trafiquant. Insister pour
rencontrer un avocat, demander à voir un médecin. Si cette demande (qui
doit être écrite quelque part) n’est pas satisfaite, c’est un vice de
procédure que vous pourrez utiliser pour annuler les poursuites contre
vous. Et puis ça fait une occaz pour sortir de la cellule ; causer à
quelqu’un, ça fait du bien. Si vous avez des bleus ou blessures, faites
les noter précisément par le médecin, c’est important pour votre défense.

Porter plainte contre les représentants de l’ordre (pour coups et
blessures) pourra, parfois, aider à s’en sortir. L’interrogatoire.
Malgré toutes les pressions des flics (« si tu coopères pas tu vas
rester en taule ! » ; « on a des photos qui prouvent que... » ; « tes
potes nous ont déjà dit que… »), ne JAMAIS croire les flics, mêmele
gentil qui veut vous aider. En garde à vue, on n’a jamais rien à se
reprocher ou à avouer, on est toujours innocent.e, on était qu’un.e
simple manifestant.e parmi d’autres. Même si ça les énerve on a le droit
de garder un silence complet et de ne rien signer. Répéter les mêmes
phrases pour pas se faire avoir. Du genre : « Je parlerai pas tant que
j’aurais pas vu un avocat ». Puis : « Mon avocat m’a dit de ne riendire. »

Si tout le monde se tait, ils auront l’habitude et nous laisserons
tranquilles. (Inutile de discuter politique avec les policiers, c’est
souvent perdre de l’énergie ou se faire piéger par des discussions
apparemment anodines.) Attention, les flics manipulent souvent les PV
(procès-verbaux), il faut bien les relire avant de les signer. Ne pas
hésiter à demander de modifier certains passages de sa déposition.

Le fichage génétique (ADN) est souvent exigé lors de la garde à vue.
Refuser de donner son ADN constitue un délit (passible d’amende et de
prison) mais dans les faits les poursuites ne sont pas systématiques, et
les condamnations sont souvent légères (pas de prison ferme) quand le
prévenu invoque un refus politique du fichage génétique et quand il est
soutenu par des associations, des collectifs. Ils vont vous dire que
c’est dans votre intérêt, que le juge vous trouvera plus sympathique si
vous faites pas de manières avec ça, et qu’ils détruiront le prélèvement
si vous êtes innocent, etc. Ne les écoutez pas, ils mentent purement et
simplement. C’est beaucoup moins risqué de refuser, que d’être fiché ADN
à vie… Et on s’organisera ensemble pour payer les amendes.

La comparution immédiate est faite pour nous juger vite et mal. Il vaut
mieux demander son report pour préparer une défense solide (et changer
d’avocat si le commis d’office est mauvais). Attention, demander un
report de jugement peut déclencher une détention préventive, la prison
en attendant votre procès. Plus on a de garanties de représentation
(études, travail, domicile, témoignage de moralité qui disent que vous
êtes quelqu’un de « bien », etc.), plus on a de chances d’être laissé.e
libre jusqu’à la date du procès.

Après. Eviter de rentrer seul de manif, prendre un moment pour en
discuter ensemble… et revenir plus forts à la prochaine !

Des manifestant-es volontaires

18:02 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/02/2010

Sévices civiques

article pris chez "Lisez la Pie bavarde"

Le parlement adopte le service civique: la grande avancée sociale à 5,62€ net de l’heure

extrait d’un article de libération du jour:

Le service civique sur les rails

Les députés ont adopté ce jeudi à la quasi-unanimité la proposition de loi créant le service civique volontaire, grand chantier du Haut commissaire aux Solidarités actives et à la Jeunesse, Martin Hirsch. [...]

L’idée est de pousser les jeunes à s’investir dans des «missions utiles à la société» dans des associations, des ONG, des fondations (sauf les fondations d’entreprises), les collectivités locales ou l’Etat. Tout ce qui revêt «un caractère philanthropique, éducatif, environnemental, scientifique, social, humanitaire, sportif, familial ou culturel» ou qui «participe à la prise de conscience de la citoyenneté européenne.» Exemple: donner un coup de main dans une maison de retraite [...]

En échange, les jeunes reçoivent de l’Etat 540 euros pas mois (100 euros de plus s’ils sont peu diplômés).[...]

Entre 6 et 24 mois. Il faut consacrer au moins 24 heures par semaine à son activité «volontaire». La possibilité de mener de front le service civique et des études ou un emploi a été supprimée en commission. [...]

Ça commence quand?
«Tout de suite, très vite», presse Martin Hirsch. [...]

source www.liberation.fr.

Bon, alors là, mon premier réflexe, sortir la calculette:

smic mensuel net: 1055,42€,  heures par mois (base 35h): 35 * 4 semaines

service civique mensuel net: 540€, heures par mois (base 24h): 24 * 4 semaines

ce qui nous donne => 1055,42 / (35*4) = 7,538714286 soit environ 7,54€ net de l’heure pour le smic

et …

540/(24*4)= 5,625€ de l’heure pour le service civique.

C.Q.F.D.

Bon courage pour les futurs volontaires désignés d’office!!!

devinette: Le travail est service et n’a pas que civile

25 février 2010

 

Le pluche de Probe :

Cliquer ici pour télécharger le texte

Les relations entre la personne volontaire et la personne morale agréée

(Intitulé nouveau)
« Art. L. 120-6. – Le contrat de service civique, conclu par écrit,
organise une collaboration exclusive de tout lien de subordination entre
l’un des organismes ou l’une des personnes morales agréées mentionnées
au II de l’article L. 120-1 A et la personne volontaire.
« Le contrat de service civique ne relève pas des dispositions du code
du travail.

 

08:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/02/2010

"On s'acharne sur Cipriani et Rouillan"

Me Jean-Louis Chalanset

Le parquet s'est une nouvelle fois opposé, mercredi, à ce que Georges Cipriani, un membre d'Action directe emprisonné depuis 23 ans, bénéficie d'un régime de semi-liberté. Son avocat, Me Jean-Louis Chalanset, dit sa colère.

Le tribunal d'application des peines (Tap) de Paris a accordé, mercredi, un régime de semi-liberté à Georges Cipriani, 59 ans, l'un des deux derniers anciens d'Action directe encore en prison. Mais l'appel aussitôt formulé par le parquet de Paris suspend cette mesure. Détenu depuis 1987, Cipriani, comme Jean-Marc Rouillan, Nathalie Menigon et Joëlle Aubron - le "noyau dur" du groupe terroriste d'extrême-gauche des années 1980 - a été condamné à deux reprises à la réclusion criminelle à perpétuité pour les assassinats de René Audran, inspecteur général de l'armement, en 1985, et de Georges Besse, PDG de Renault, en 1986.

Jean-Louis Chalanset, l'avocat de Cipriani et de Rouillan - à 57 ans, ce dernier a été remis en détention en 2008 pour avoir enfreint, dans une interview à L'Express, l'interdiction d'évoquer les faits incriminés - dénonce "l'acharnement judiciaire" qui, selon lui, frappe les anciens membres d'Action directe.

Comment réagissez-vous à cet appel du parquet?

Je m'y attendais, malheureusement. L'année dernière, il avait bénéficié d'une mesure identique et le parquet avait également fait appel. Il opposait à Cipriani le fait de ne pas avoir indemnisé les victimes, de ne pas présenter un "projet professionnel" suffisant - il devait travailler 24 heures par semaine dans une association caritative - et d'être "manipulable" parce que trop fragile psychologiquement. Cette fois, il avait la possibilité de travailler une trentaine d'heures pour la banque alimentaire et le Secours populaire. Il devait indemniser les victimes, même si, compte tenu de son petit salaire, il s'agit évidemment d'une mesure symbolique. Mais là, encore, on lui dit non. C'est la quatrième fois, depuis 2005, qu'on lui refuse cette mesure de semi-liberté. Le parquet fait preuve d'acharnement.

En quoi?

Georges Cipriani a près de 60 ans. Il est détenu depuis plus de 23 années, c'est à dire qu'il a purgé cinq ans de plus que la peine incompressible qui avait été prononcée. Il me paraît évident qu'il n'y a aucun risque de récidive. C'est un homme malade [il a séjourné en hôpital psychiatrique - NDLR] même si l'administration ne prend pas en compte les affections psychiatriques. En fait, cela va au-delà de l'acharnement: nous sommes face à une volonté d'anéantissement de la personne. C'est une forme de vengeance d'Etat à l'encontre des anciens d'Action directe. Quel que soit le regard que l'on porte sur leur passé, il faut bien constater que la France est le dernier pays à détenir des activistes pour des faits remontant aux années 1980. En Italie et en Allemagne, les personnes emprisonnées à cette période, pour des faits plus graves encore, ont été relâchées.

Où en est Jean-Marc Rouillan, le fondateur d'Action directe?

Depuis mai 2009, il sait qu'il est atteint d'une maladie dégénérative rare [le syndrome d'Erdheim Chester, une maladie qui calcifie certains organes - NDLR]. En France, il n'y a qu'un spécialiste pour ce type d'affection, à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière (XIIIe arrondissement de Paris). Actuellement, Jean-Marc Rouillan se trouve à la prison de Fresnes pour six semaines, mais d'ordinaire il est détenu près de Toulouse. A ce jour, il n'a toujours pas été examiné par ce spécialiste, qui est pourtant prêt à le recevoir! Il n'a aucun traitement adapté. En décembre dernier, nous avons déposé une plainte pour non-assitance à personne en danger. En octobre, j'ai également déposé une nouvelle demande de libération conditionnelle.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/on-s-acharne-sur-cipriani-et-rouillan_851288.html

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03/02/2010

lutte contre les violences de groupes: 3.750 euros d'amende- le fait d'occuper "en réunion" les halls d'immeubles...

L'Assemblée nationale vient d'adopter en nouvelle lecture la proposition de loi UMP qui vise à renforcer la lutte contre les violences de groupe et qui institue notamment un délit d'intrusion dans un établissement scolaire.

Le texte, adopté dans la nuit de mercredi à jeudi, prévoit aussi de sanctionner -deux mois de prison, 3.750 euros d'amende- le fait d'occuper "en réunion" les halls d'immeubles "en empêchant délibérément l'accès ou la libre-circulation des personnes".

Les députés PS ont voté contre, déplorant que leurs propositions n'aient pas été retenues (police de quartiers, contrat de sécurité scolaire, sanction précoce contre les primo-délinquants...).

"A chaque fois, l?UMP a voté contre, alors que ces propositions étaient inspirées par le bon sens, demandées par des élus locaux de toutes sensibilités politiques", a déploré la députée PS spécialiste des questions de sécurité, Delphine Batho.

Concernant l'épineuse question des halls d'immeuble occupés, le PS avait même fait adopter, avec le soutien du Nouveau centre, un amendement selon lequel "le fait d'occuper en réunion et de façon abusive les espaces communs d?un immeuble collectif d?habitation constitue un trouble de voisinage puni d?une contravention de cinquième classe".

Le gouvernement, représenté par le secrétaire d'Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel, est revenu sur cette disposition en demandant une seconde délibération. "La contravention est le plus souvent sanctionnée par une amende qui n?est dissuasive qu?à condition d?être payée. On mesure les difficultés auxquelles nous serions confrontés", a déclaré M. Bockel.

Député NC, Nicolas Perruchot a "regretté la position du gouvernement".

Le texte doit maintenant repartir au Sénat où l'exécutif souhaite un vote conforme (sans changement) valant adoption définitive.

Copyright © 2010 AFP.

 

Sénat - 2e lecture
(Dossier en ligne sur le site du Sénat)
Proposition de loi , adoptée avec modifications par l'Assemblée nationale en deuxième lecture, renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d'une mission de service public, n° 236, déposée le 28 janvier 2010
et renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du règlement et d'administration générale

Article 1er
Création d'une nouvelle incrimination (punie de 3 ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende) réprimant de façon spécifique la participation à une bande ayant l'intention de commettre des violences.

Article 2
Extension du délit de participation délictueuse à un attroupement en étant porteur d'une arme (3 à 5 ans de prison et 45 000 à 75 000 euros d'amende) à la personne qui, sans être elle-même porteuse d'une arme, participe volontairement à un attroupement où une ou plusieurs personnes portent des armes de manière apparente.

Article 3
Instauration d'une circonstance aggravante nouvelle lorsque certaines violences sont commises par des personnes dissimulant volontairement leur visage (par exemple à l'aide de cagoules) afin d'éviter d'être identifiées.

Article 4
Modalités selon lesquelles les arrestations lors des opérations de maintien de l'ordre peuvent faire l'objet d'un enregistrement audiovisuel par les services de police judiciaire. La diffusion de ces enregistrements fait l'objet d'une nouvelle incrimination (1 an de prison et 15 000 euros d'amende).

Article 5
Instauration d'une circonstance aggravante lorsque des atteintes aux personnes sont commises ' en raison de leurs fonctions ' sur les enseignants ou les personnels travaillant dans les établissements d'enseignement scolaire. Protection spécifique de leurs proches.

Article 6
Instauration d'une circonstance aggravante lorsque des vols et des extorsions sont commis dans les écoles ou à proximité.

Article 7
Création d'une nouvelle incrimination réprimant de façon spécifique les intrusions dans un établissement scolaire (1 an de prison et 7 500 euros d'amende). Aggravation de la peine lorsque le délit est commis en réunion (3 ans de prison et 45 000 euros d'amende), par une personne porteuse d'une arme (5 ans de prison et 75 000 euros d'amende) et ou par plusieurs personnes dont l'une au moins est porteuse d'une arme (7 ans de prison et 100 000 euros d'amende). Instauration de peines complémentaires (travail d'intérêt général, interdiction des droits civiques, confiscation et interdiction de port d'arme, interdiction de séjour ou du territoire français).

Principaux amendements des commissions


TRAVAUX DE LA COMMISSION DES LOIS

Adoption de la proposition de loi le 10 juin 2009.
Rapport n°1734 de M. Christian Estrosi.

Principales modifications apportées par la commission :

Article 4
Caractère facultatif du versement au dossier des enregistrements audiovisuels d'opérations de maintien de l'ordre (modification introduite dans le texte à l'initiative du Rapporteur).

Article 4 bis (nouveau)
Possibilité de raccordement des forces de l'ordre aux systèmes de vidéosurveillance des bailleurs (article introduit à l'initiative du Rapporteur).

Article 4 ter (nouveau)
Modification de la définition du délit d'attroupement dans les halls d'immeuble (article introduit à l'initiative de M. Philippe Goujon, UMP, Paris).

Article 4 quater (nouveau)
Instauration d'une peine complémentaire (travail d'intérêt général) pour occupation abusive de halls d'immeubles (article introduit à l'initiative du Rapporteur).

Article 4 quinquies (nouveau)
Création d'une nouvelle incrimination réprimant la « vente forcée » dans les lieux publics (6 mois de prison et 3 750 euros d'amende) (article introduit à l'initiative du Rapporteur).

Article 7
Création d'une nouvelle incrimination réprimant de façon spécifique l'introduction d'une arme, sans motif légitime, dans un établissement scolaire par une personne habilité ou autorisée à y pénétrer (5 ans de prison et 75 000 euros d'amende). Instauration de peines complémentaires (travail d'intérêt général, interdiction des droits civiques, confiscation et interdiction de port d'arme) (modification introduite dans le texte à l'initiative du Rapporteur).

Texte de la commission venant en discussion en séance publique

Voir le compte rendu n° 55 de la commission.


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02/02/2010

Procès de l’incendie du centre de rétention de Vincennes... la comédie continue lundi au TGI de Paris

Le procès s’est poursuivi lundi 1er février sans les prévenus et sans les avocats de la défense et reprendra demain, mardi 2 février à 14h00, 16ème chambre.

Lundi 1er février 2010

Les avocats de la défense ont claqué la porte aujourd’hui du procès sur l’incendie en 2008 du centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, en dénonçant des conditions "profondément inéquitables" de son organisation.

Ce procès devait initialement durer trois jours et se terminer mercredi dernier mais, avec les différentes suspensions d’audience qui ont émaillé les débats, il n’a pas encore pu vraiment débuter.

Le tribunal doit visionner une trentaine d’heures de vidéosurveillance, le principal élément à charge dans ce dossier.

A la reprise des débats, suspendus mercredi dernier après trois journées très agitées et émaillées d’incidents, les avocats ont demandé à la présidente de la 16e chambre correctionnelle, Nathalie Dutartre, de reporter le procès.

Mais après cinq minutes de suspension, Mme Dutartre a décidé que cet "incident" serait "joint au fond" (tranché à l’issue des audiences), et que les débats pouvaient donc se poursuivre, avec la projection vidéo. "Sans nous", ont alors lancé les six avocats de la défense, en quittant la salle.

L’audience a été levée à 19h30 et reprendra demain, mardi 2 février à 14h00, 16ème chambre.

Les avocats de la défense ne comptent pas en rester là, ils organisent une conférence de presse le mardi 2 février 2010 à 11H30 au siège de la Ligue des Droits de l’Homme, 138 rue Marcadet, Paris 18.


08:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/01/2010

C'est la presse à papa qui nous informe que: pas de nouvelle audition de J.H. Bourgeois dans "l'affaire de Tarnac"...

AFP
27/01/2010 | Mise à jour : 18:23 (le Figaro)


Le juge chargé de l'enquête sur les dégradations de lignes TGV en 2008 a refusé une nouvelle audition du jeune agriculteur, dont le témoignage sous X avait été considéré comme un élément à charge, et que les avocats du groupe de Tarnac réclamaient, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Les avocats des dix de Tarnac affirmaient que Jean-Hugues Bourgeois avait subi des pressions policières pour accuser Julien Coupat et ses proches des sabotages de ligne TGV en novembre 2008 lors de son témoignage sous anonymat le 14 novembre 2008. Le 25 novembre 2009, Libération révélait que ce témoin avait à nouveau déposé un mois plus tard, cette fois sous sa réelle identité, et que son témoignage allait "radicalement à l'encontre des propos" tenus alors qu'il était témoin anonyme.

Le même jour, les avocats de Julien Coupat et ses proches demandaient au juge d'instruction Thierry Fragnoli d'entendre M. Bourgeois en leur présence et en présence des officiers de police judiciaire l'ayant entendu le 14 novembre 2008, laissant entendre qu'ils l'auraient entendu un jour plus tôt et avaient exercé des pressions sur lui.

L'identité de M. Bourgeois ayant été révélée par la presse, celui-ci avait demandé son audition comme témoin ordinaire et avait été entendu le 26 novembre 2009 par le juge d'instruction.

 

Dormez tranquilles, la justice à papa veille...

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00:04 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/01/2010

Relaxe pour Denis Robert

Le Comité de Soutien à Denis Robert
http://lesoutien.blogspot.com
se réjouit du jugement
rendu par le tribunal,
remercie les donateurs
qui ont permis à Denis
d’assurer financièrement sa défense
ainsi que les journalistes
qui nous ont rejoints
pour le soutenir sur ce blog.
http://jesoutiens.blogspot.com/
et reste présent auprès de Denis
pour les procédures en cours et à venir.





Nous vous faisons suivre
ce texte de Denis Robert
écrit à la suite de ce jugement.


J’avais pensé envoyer ce texte:

“La justice a été rendue. Après plusieurs années d'épreuves, mon innocence a été reconnue.

Je pense à cet instant à ma famille qui a connu jour après jour la rumeur et la suspicion.

Je salue le courage du tribunal qui a su faire triompher la justice et le droit sur la politique.

Je suis fier d'être le citoyen d'un pays, la France, où l'esprit d'indépendance reste vivant.

Je n'ai aucune rancœur. Aucune rancune. Je veux tourner la page.

J'ai été blessé par l'image que l'on a voulu donner de la politique
(journalisme),

de l'engagement qui a été le mien, pendant 30 ans.

Et c'est vers l'avenir que je veux me tourner...”

Mais c’est déjà fait, c’est de Dominique de Villepin




Me concernant...

Je suis satisfait.

Heureux pour les centaines de milliers de personnes
qui se sont inquiétées de voir qu’un
journaliste pouvait être poursuivi en France
pour avoir fait son travail.

Ce jugement crée une jurisprudence.
Il dit que les journalistes sont maintenant protégés
par des principes supérieurs qui sont ceux de la liberté d’informer,
la liberté de la presse et la liberté d’expression.
Je rappelle que c’est moi qui aie apporté la preuve
que les fichiers à l’origine de ce scandale étaient des faux
et la démonstration qu’il s’agissait de listings Clearstream manipulés.
Cela a totalement disculpé Clearstream qui – en remerciement -
a porté plainte pour « recel de vol».

Si j’ai été sur le banc des accusés
c’est surtout par la volonté d’une entreprise et de ses dirigeants.

En même temps, je n’ai jamais été autant sollicité,
notamment par des acteurs internationaux
de la vie économique, sociale et politique.
Les demandes viennent de partout, de France mais aussi d’Espagne, d’Allemagne,
des USA, d’Italie. Ils s’intéressent à l’affaire Clearstream, la vraie,
celle d’une multinationale sur laquelle j’ai enquêté depuis 1999.

L’Affaire Clearstream (la 2) aurait pu s’appeler l’affaire Villepin/Sarkozy
ou l’affaire des faux fichiers.
Cela aurait été plus simple pour moi. Mais bon.

Merci à mes copains du comité, merci à vous tous
qui êtes avec moi depuis trois années maintenant.
Ça valait la peine. Ça vaut le coup.

Denis Robert

22:09 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Manifestations pour la libération de Georges Cipriani et de Jean-Marc Rouillan, samedi 20 février

- Samedi 20 février, à 13h30, devant la prison de Fresnes, avenue de la Liberté. Depuis Paris : bus 187, Porte d’Orléans, station Maison d’arrêt ou RER B, direction Robinson, station Arcueil-Cachan, puis bus 187.
- Samedi 20 février, à 11 heures, devant la préfecture, place Saint-Etienne, à Toulouse.

Il y a deux ans, Jean-Marc Rouillan avait pu obtenir un régime de semi-liberté, dernière étape avant la liberté conditionnelle. C’était sans compter sur le délire médiatico-politique qui a suivi une interview accordée à L’Express. Retour à la case prison. Depuis, on sait que Jean-Marc Rouillan souffre d’une maladie rare et évolutive. Scandaleusement sans soins, à la prison des Baumettes, puis au centre de détention de Muret depuis le 27 octobre, Jean-Marc Rouillan est la proie d’une justice antiterroriste revancharde. Le militant, devenu écrivain et éditeur chez Agone à Marseille, a déposé une nouvelle demande de libération. Elle pourrait être examinée après un passage au centre national d’observation (CNO) de Fresnes. Des « experts » psychologues et psychiatres examineront la « dangerosité » du militant révolutionnaire alors que c’est d’un expert du syndrome de Chester-Erdheim dont Jean-Marc Rouillan a besoin de toute urgence.

Pour sa part, Georges Cipriani n’a jamais pu bénéficier d’un seul jour de liberté depuis vingt-trois ans. En avril 2009, un jugement lui avait accordé un régime de semi-liberté. Le parquet avait fait appel et des juges ont osé dire que son dossier, accepté en première instance, n’était pas recevable après vingt-deux mois de procédure ! Incarcéré dans la prison d’Ensisheim, Georges Cipriani a déposé une nouvelle demande de libération conditionnelle. Elle devrait être examinée le 5 février.

Georges Cipriani et Jean-Marc Rouillan subissent un intolérable chantage au reniement, voire au repentir, deux notions étrangères au droit français. Georges Cipriani et Jean-Marc Rouillan, qui ont terminé leur peine de sûreté en 2005, doivent être rapidement libérés.

 

Plus d’informations sur le site de Ne laissons pas faire !, et sur le blog de soutien aux militants d’Action directe emprisonnés.

Paco

08:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/01/2010

procès des inculpés de l'incendie de Vincennes

 

compte rendu de la 1ere journée du procès des
inculpés de l'incendie de Vincennes

Aujourd'hui lundi 25 janvier a débuté le procès des dix sans-papiers accusés d'avoir participé à la révolte collective qui en juin 2008 a abouti à la destruction du centre de rétention de Vincennes.

En réalité ce procès n'a pas vraiment commencé et demain nous saurons si la juge madame Dutartre peut continuer à présider les audiences à venir et si Nadir Autmani, en détention depuis 8 mois, sera remis en liberté.

Voici un compte rendu succinct de ce qu'il s'est passé au tribunal aujourd'hui.
Avant même l'ouverture du procès, nous avons appris que l'un des prévenus avait été arrêté dans une rafle dans le secteur de la gare du nord et était placé en garde à vue. N'étant pas présent au début de la séance, l'audience a été suspendue jusqu'à ce qu'il soit libéré. A 15h30, le prévenu arrive et les audiences reprennent
dans le brouhaha, les slogans à l'extérieur faisant écho à l'agitation à l'intérieur. Il y a encore des places dans la salle, alors que 200 personnes attendent devant exprimant de diverses façons leur solidarité avec les inculpés.
Parallèlement des gens vont protester auprès du batonnier et de la présidence du tribunal. Alors que les avocats soulèvent le problème de la publicité des débats, l'épouse d'un des prévenus reconnait la juge : c'est celle là même qui a fait incarcérer son mari en 2005 et qui l'a mise elle sous contrôle judiciaire. Elle commence a interpeler la juge qui dément et demande aux gendarmes de la faire sortir. Deux gendarmes s'approchent mais n'insistent pas devant son refus. La juge persiste à nier, lançant aux avocats : "vous préferez croire en vos clients plutôt qu'en le tribunal". Mauvaise foi ou démonstration d'une justice d'abattage qui envoie chaque jour des centaines de gens croupir en prison?
Mal à l'aise, la juge accorde tout de même 15 minutes de suspension. Pendant ce temps, des avocats vont chercher des documents attestant de cette affaire.
A la reprise d'audience, la juge décide d'abord de lire les chefs d'inculpation de chacun des prévenus:
- violences sur dépositaires de l'autorité
publique n'ayant pas entrainé d'ITT supérieure à
8 jours.
- destruction par incendie des bâtiments du centre de rétention de
Vincennes.
- destruction de biens destinés à l'utilité ou à la décoration publique.

3 des 5 policiers plaignants, Patrice Beaufort,Nicolas Carlot, Jérôme Dupuy, Jonathan Faure,Sandrine Schenk, Corinne Tamas sont présents.

Les avocats apportent la preuve de ce que disait l'épouse de D et demandent à la juge qu'elle se désaisisse de l'affaire. Déstabilisée, Madame Dutartre suspend l'audience jusqu'à demain mardi 13h30.

Les enjeux de l'audience de demain sont le report
du procès et surtout, si ce report est accepté,
la remise en liberté de Nadir Autmani.

Soyons nombreux pour que ce procès n'ait pas lieu et que Nadir soit libéré.

Fermeture des centres de rétention!
Liberté de circulation et d'installation pour tous!

 

Deuxième journée du procès toujours pas commencé des inculpés de Vincennes !

La juge Dutartre ayant refusé de se dessaisir elle-même (rappelons qu’elle a déjà été juge dinstruction dans une affaire dun des inculpés et quelle lavait déjà envoyé en prison), les avocats ont alors fait une demande officielle de récusation auprès du président du tribunal.


L
audience a donc encore une fois été suspendue, en attendant la réponse, et reprendra demain à 13h30.

Encore une fois de nombreuses personnes étaient venues en solidarité et comme hier la plupart n
a pas pu rentrer. À la fin de laudience, les personnes solidaires qui criaient «liberté avec ou sans papiers» ont été très rapidement et violemment poussées vers lextérieur. Une personne a été arrêtée.

Soyons nombreux demain à 13h30 pour que Nadir Autmani, encore incarcéré, soit libéré et pour exiger la relaxe de tous les inculpés.


Fermeture des centres de rétention !
Liberté de circulation et dinstallation pour tous !


Infozone, 26 janvier 2010
Liste d’information pour la France sauvage.

pour aller plus loin :
- 4 pages "brulons les frontières" sur les enjeux de cette lutte : http://nantes.indymedia.org/article/19229
- affiches à télécharger http://nantes.indymedia.org/article/19227
- "à chacun le sien..." Recension de vautours qui se font du fric avec la machine à expulser : http://nantes.indymedia.org/attachments/nov2009/vautours....
- la brochure : "soutien aux sans-papiers"

à noter dans vos agendas la manifestation de soutien aux sans papiers à Nantes le 6 février. "tract et affiche"

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19:42 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/01/2010

Police politique, officines privées, barbouzes, qui manipule qui de "Solidarité et défense des libertés à Mouvement Initiative et Liberté"...Pourquoi la tuerie d'Auriol ?

Comme documentaire vidéo, je n'ai trouvé que celui-çi, de l'émission "Faites entrer l'accusé"...Hondelatte débute par: "Pourquoi...on ne le saura jamais"...

A Auriol, la famille de Jacques Massié - chef du SAC, l'opaque Service d'Action Civique - a disparu ; dans sa maison les forces de l'ordre découvrent les traces d'un massacre. Trois membres du SAC et l'instituteur Jean-Bruno Finochietti sont inculpés pour homicide volontaire. Alors que seul le corps de Jacques Massié a été retrouvé près de Nans les Pins -, les gendarmes continuent les fouilles pour retrouver les cinq autres victimes de la tuerie.

Le 19 juillet 1981, à Auriol, un maçon remarque une épaisse fumée qui s'élève de la villa de Jacques Massié, inspecteur de police et militant RPR. Les gendarmes découvrent sur place de nombreuses traces de sang et constatent la disparition de six personnes : Jacques Massié, son épouse Marie-Dominique, leur fils Alexandre âgé de sept ans, ses beaux-parents Jules et Emmanuelle Jacquèmes, et son beau-frère Georges Ferrarini. C'est Jacques Massié qui était visé, en tant que responsable régional du SAC, Service d'Action Civique, service d'ordre d'origine gaulliste, créé en 1960 et qui a fait parler de lui, dans la région, à diverses reprises pour ses accointances avec le "milieu".

Les conditions de ce massacre sont connues lorsque trois militants du SAC sont interpellés (un instituteur, un patron d'entreprise de peinture et un ancien légionnaire converti en commercial). Ils nient leur implication, mais la police retrouve les empreintes de l'instituteur, qui finit par avouer l'assassinat des six personnes. Le même jour, le corps de Massié, tué à l'arme blanche, est retrouvé au col du Petit-Galibier, dans le Var ; le 30 juillet, les cinq autres cadavres sont découverts au fond d'un puits de mine désaffectée au Luc (Var). Le commando était constitué de cinq membres du SAC. Le commanditaire serait Jean-Joseph Maria, adjoint de Massié dans cette police parallèle, désireux de se débarrasser d'un chef trop encombrant qui menaçait de communiquer des documents compromettants. Maria sera condamné à la perpétuité ; Pierre Debizet, patron national du SAC sera inculpé d'homicide volontaire et de séquestration. Incarcéré six semaines, il bénéficiera d'un non-lieu en 1984. Ce massacre révèle un noyautage de la police marseillaise par les "barbouzes" et conduit à la nomination d'une commission parlementaire, dont l'enquête aboutira à la dissolution du SAC le 3 août 1982.

Bibliographie :

François Audigier, Histoire du SAC, Paris, Stock, 2003.

Marina Massié, Tuerie d'Auriol, la vie d'une rescapée, France Europe éditions, 2006.

Alex Panzani, La tuerie d'Auriol, éd. J'ai lu, Crimes et enquêtes, 2001.

 

Le MIL a plus d’un tour dans son SAC

 

Paru dans le revue Reflexes - Numéro 49 - Mai 1996

En juillet 1981, la tuerie d’Auriol (meutre de l’inspecteur Massié et massacre de sa famille) fait ressurgir sous les feux de l’actualité un sigle qui avait connu son heure de gloire durant les années 1960-1970, celui du Service d’Action Civique (SAC). Ce mouvement est issu en 1958 du Service d’ordre du Rassemblement du Peuple français, lointain ancêtre du RPR. Le SAC se veut alors une sorte de garde prétorienne, exclusivement rattachée à la personne du Général De Gaulle, en dehors de tout parti politique. Il bénéficie ainsi d’une sorte de label officiel qui lui permettra d’avoir grandes et petites entrées dans l’appareil d’État ainsi que de la complicité active et passive une partie de la hierarchie policière. Cette proximité du pouvoir expliquant également l’attrait que le SAC va provoquer chez des truands en mal d’impunité. Mais les événements de mai 1968 vont faire vaciller le pouvoir, l’onde de choc finissant même par déboulonner le Général de Gaulle en 1969. Dès lors le SAC va se tranformer.

 

Il deviendra tout d’abord un prestataire de servics auprès du mouvement gaulliste (UDR puis RPR), et d’un certain patronat de choc (Peugeot, Citroen...). Combattant par tous les moyens les partis et organisations de gauche, revendiquant hautement un anti-communisme viscéral et primaire, ne cachant pas son gpût pour l’ordre, le SAC va alors intégrer tout naturellement des militants d’extrême droite avant de soutenir certaines de ses initaitives (notamment celles du Parti des Forces Nouvelles). Ayant pressentis la victoire de la gauche en 1981, le SAC s’étais préparé à jouer un rôle de fer de lance de la nouvelle opposition. Mais la tuerie d’Auriol, puis la constitution d’une commission d’enquête sur ses activités et enfin sa dissolution en août 1982 briseront son élan. Mais le SAC n’est pas mort pour autant. Tout a été préparé un peu avant cette période pour que soient installés de nouvelles structures à mettre à la disposition de ses anciens et nouveaux militants pour continuer sous des formes renouvelées le combatcontre la gauche en particulier et la subversion en général. Certains de ses initiateurs, adhérents et sympathisants se retrouveront même aujourd’hui dans le couloirs du nouveau puvoir, dans des ministères, à l’Assemblée nationale.

LA FIN DU SERVICE D’ACTION CIVIQUE

Qès le début 1981, Pierre Debizet le secrétaire général du SAC, envisage la victoire de mittérand à la présidentielle et ses conséquences, il décide donc de mettre à l’abri le fichier du SAC pour éviter qu’il ne tombe aux mains des "socialos-marxistes". Mais il n’aura pas le temps d’envisager la suite car il est interpellé puis incarcéré dans le cadre de la tuerie d’Auriol, tandis que plusieurs autres dirigeants de l’organisation sont interpellés, stopant par la même toute tentative de réorganisation du SAC. Sa culpabilité n’ayant pu être prouvé, Debizet après quelques semaines de prison est libéré en septembre 1981 et se remet au travail. C’est ainsi que dans un interview au Journal du Dimanche il annonce "Avec mes homes, avec mon organisation transformée, modernisée, nous nous mettons à la disposition de la nouvelle opposition, surtout celle qui sert le plus les idées gaullistes". Au niveau interne dans une lettre envoyée aux responsables départementaux du SAC date du 21 octobre 1981, il écrit "D’ici quelques semaines lorsque nous verrons plus clair je vous communiquerai le sprojets auquels nous réflechissons en ce moment tendant à faire du SAC une organisatiion mieux adaptée et donc plus efficace pour répondre à la situation politique actuelle".

Le SAC vit alors une période de flottement entre la perspective d’une interdiction et la réorganisation nécessaire à sa survie. Mais le sort du SAC n’interesse pas que ses militants, certains au sein du RPR sont tentés de le récupérer à leur profit, celui-ci ayant toujours fonctionné comme une organisation autonome vis-à-vis du mouvement gaulliste. C’est le cas de Charles Pasqua, bien évidemment qui ferait ainsi d’une pierre deux coups :
- régler certains comptes avec Debizet. En 1969 Pasqua démissione du SAC suite à le nomination de Debizet à la tête de celui-ci.
- grâce à sçon aura d’ancien dirigeant du SAC, il s’est construit un réseau sur et dévoué sur lequel il peut compter.

C’est aini qu’en compagnie de Paul d’Ornano, il lance le 7 décembre 1991un mouvement intitulé Solidarité et défense des libertés qu’il se définit comme "un centre de rassemblement ferme et résolu" ouvert à tous ceux "qui refusent le socialisme et veeulent agir". Il y a là en vitrine Alain Juppé, Jacques Toubon, Yvon Bourges et Jacques Médecin pour le RPR, Alice Saunier Seité et Jacques Dominati pour l’UDF. On y remarque aussi la présence de François Bachelot qui deviendra en 1986 député du Front national et Pierre Lagaillarde ancien député d’Alger et hérault de l’Algérie française. Côté encadrement on retrouve Gérard Ecorcheville un ancien d’Ordre Nouveau et du Parti des Forces Nouvelles que Pasqua à récupérer dans son équipe, avec son beau frère Alain Robert. Sur le terrain ce mouvement réactive de vielles amitiés. A Marseille par exemple c’est en février 1982 qu’est créée une section de Solidarité et défense des libertés. Pasqua viendra en personnes inaugurer les locaux. Le président est Paul Gaillet, ancien secrétaire fédéral du SAC, le vice-président est Jean Roussel, futur député du Front national en 1986, le secrétaire est Joseph Nicolaï ancien commandant principal de la police de Marseille et membre du SAC. On trouve comme membres :
- Gilbert Chabillat, ancien responsable du SAC de 1970 à 1975 (date de son exclusion) et qui s’est reconverti depuis dans le devillièrisme.
- Humbert Giaconelli, un ancien policier membre du SAC,
- Henri Neurmond, un autre ancien policier, membre lui aussi du SAC,
- Me Henri Ruggieri, membre lui du RPR et du SAC.

On trouve aussi et surtout Gérard Kappé responsabe du SAC marseillais de 1967 à 1969, connu pour avoir préparé à Marseille en mai 1968, "l’opération stade" consistant à l’arrestation et au regroupement de diverses personnalités et syndicalistes de gauche dans des stades de foot, préfigurant ainsi ceux du Chili de 1973. Viré du SAC en 1969, il créait une fédération sud-est du SAC , mouvement dissident du SAC national. A la même époque d’autrers SAC dissidents se constitueront à l’instigation de Charles Pasqua qui venait d’en démissionné.

Sur le terrain Solidarité et défense des libertés ressemble beaucoup à un SAC bis. Ce qui explique le peu d’empressement du RPR et de l’UDF à soutenir cette initiative de Pasqua. Solidarité et Liberté sera bien éphémère, sa seule manifestation officielle aura lieu en mai 1982 à la suite de l’attentat de la rue Marboeuf.La manifestation tournera très vite à la manifestation anti-Mittérand d’autant qu’on y remarqura de nombreux militants du Parti des Forces Nouvelles et du Centre National des Indépendants et Paysans. Peu après Solidarité et défense des liberté se dissoudra, marquant par la même l’échec de la tentative de récupération du SAC par Pasqua. Entre temps le SAC avait réagit , c’est ainsi que le 16 décembre 1981 ont été déposés le sstatuts d’une nouvelle associations intitulée "Mouvement Initiative et Liberté" (MIL). Cette association a pour objet de "défendre et de promouvoir une organisation de la société française fondée sur l’initiative personnelle des citoyens et inspirée par les valeurs civiques, culturelles, morales et spirituelles de la civilisation française, de façon à réaliser les conditions de développement de la véritable liberté". Elle "affirme son attachement actif aux libertés essentielles parmi lesquelles la liberté d’entreprise, moteur du progès économique et social et facteurs d’épanouissement humain, la liberté effective de l’enseignement, condition du respect, des consciences et des croyances". Elle a pour président Jacques Rougeot, comme secrétaire général Bernard Furth et comme trésorier Jean Louis Goursalas, et enfin elle est alors omicilé 8 rue de Musset dans le XVIe arrondissement de Paris. Le nom du président et l’adrese seront certainement familiers aux étudiants, en effet puisque correspondants à celle de l’UNI (l’Union Nationale Interuniversitaire) dot Jacques Rougeot, professeur de lettres est le président national.

L’UNI a été créé à l’initiative du SAC après les événements de mai 1968 pour "regrouper tous ceux qui entendent soustraire l’Éducation Nationale à l’emprise communiste et gauchiste, et défendre la liberté en luttant contre toute les formes de subversion". Depuis cette 2poque l’UNI est toujours demeurée étroitement associé au SAC. La parenté idéologique et l’interpénétration des deux organisations conduisirent au fil des années l’UNI et le SAC a de nombreux actions communes. Le SAC n’a de cesse d’apporter en effet à l’UNI un soutien actif aux opérations dont elle avait décidé le lancement. La double appartenance de membres de l’UNI au SAC facilitant un tel état de chose.

Logique retour des choses donc de voir l’UNI apporter à son tour son soutien à la nouvelle version du SAC en lui fournissant sa logistique : adresse, responsable, matériel.

INSTALLATION DU MIL DANS LES LOCAUX DE L’UNI

Tout comme le SAC première manière (1958 à 1969) le MIL met un point d’honneur à être le garnat de l’héritage gaulliste. On y trouve par exemplele gendre du Général de Gaulle, le général Alain de Boissieu, mais se détache une figure : Jacques Foccart. Cet ancien résistant est appelé en 1958 au poste de conseiller technique à Matignon chargé des affaires africaines. Il est chargé à la fois d’appliquer la politique africaine du Général de Gaulle, élément essentiel de sa politique étrangère, et en second lieu contrôler le sservices spéciaux et plus spécialement le SDECE. C’est ainsi que pendant près de 35 ans il va tisser des réseaux d’influences avec de nombreux chefs d’état africain, mélant affaires, espionnage et politique. Très proche de De Gaulle, il est considéré par beaucoups de gaullistes comme la voix du Général. C’est dire l’influence qu’il a exercé et exerce encore. Membre honoraire du SAC, il en est même pour beaucoup (comme Pasqua) le père spirituel voire l’inspirateur. C’est lui rappelera par exemple Pierre Debizet à la tête du SAC en 1969 ce qui entrainera le départ de certains de ses dirigeants tel Pasqua. Il restera toujours très actif et influent puisqu’il continuera sa carrière sous Pompidou jusqu’en 1974. Lui succèdera sous Giscard un de ses éèves, dont il guidera les pas à travers les marigots de la politique africaine de la France. Politique qui a toujours constitué à la pratique d’un clientélisme à la petite semaine aux bénéfices de pouvoirs autoritaires peu regardant sur les moyens de garder le pouvoir. Une politique qui n’a guère évolué sous Mittérand, ce dernier renforçant le caractère personnel et réservé de ce domaine de la politique étrangère. Il en confiera la direction à son fils Jean Christophe, surnommé dans les palais africains "Papa m’a dit". A son retour comme premier ministre en 1986, Chirac appelera à ses côtés Jacques Foccart comme conseiller personnel pour l’Afrique. Si aujourd’hui en tant que président, il a nommé Michel Dupuch au 2 de la rue de l’Élysée, l’adresse de la cellule africaine de la présidence, il n’a pas oublié Foccart qui a hérité du 14 rue de l’Élysée. Foccard ne reste pas loin du pouvoir. D’autant plus que c’est un de ses anciens protégés qui a été nommé ministre de la coopération en la personne de Jacques Godfrain - qui extraordinaire coïncidence fut membre du SAC de 1968 à 1978, y occupant le sfonctions de trésorier.

Autre coïncidence, Foccart n’est pas tout seul au 14 rue de l’Élysée, il y est secondé par Fernand Wibaux qui fut ambassadeur au Tchad durant plusieurs années et un très proche conseiller diplomatique de Chirac de 1986 à 1988. Sonnom sera même évoqué comme possible chef de la DGSE en 1987 suite à l’affaire Greenpeace. Un Wibaux que l’on retrouve au comité d’honneur en compagnie d’autres gaulliste historiques comme Roger Galley ancien ministre de De Gaulle en 1968 ou encore Pierre Mesmer, premier ministre de Pompidou. Du côté héritage de la Résistance citons les deux noms : Pierre Closterman, ancien pilote de l’escadrille Franco Russe Normandie Niemen. Son attachement aux valeurs du gaullisme ne l’a pas empêché de donner une interview au journal d’extrême droite Le Choc du mois dans lequel il disait tout le bien qu’il pensait de Jean Marie Le Pen. Autre figure Michel Carage un ancien de la France libre.

Au début de l’année 1981 le SAC participe directement à la création d’un comité de soutien à un certain commandant Pierre Bertolini. Cet illustre inconnu était accessoirement commandant des pompiers de la protection civile en Corse mais surtout connu pour être le principal dirigeant de l’organisation anti-indépendantiste Francia (Front d’Action Nouvelle Contre l’Indépendance et l’Autonomie). A l’actif de cette organisation, plusieurs attentats commis contre des biens appartenant à des militants nationalistes corses. Début janvier 1981, Bertolini et certain de ses militants sont interceptés par des autonomistes à Bastelica alors qu’ils préparaient une nouvelle action. A cette occasion on découvre sur Bertolini et un de ses complices une carte de membre du SAC. Inculpé pour différents attentats, Bertolini sera traduit devant la justice et condamné. Le SAC ne l’oubliera pas et soutiendra d’un comité de soutien, invitant ses membres à adhérer et à le soutenir financièrement. A la tête de ce comité on trouvait alors, Michel Carage.

L’IDÉOLOGIE DU MIL

Là aussi on retrouve beaucoup d’analogie avec le défunt SAC : le MIL se veut aussi à part, il n’est pas un parti politique, partis dont il se méfie ceux-ci étant "tributaires d’intérêts particuliers, d’échéances électorales...tentés par des compromissions ou des louvoiements de circonstance". Il "entend faire sentir son poids dans la vie nationale en s’efforçant d’infléchir dans le sens des principes qu’il défend les décisions pris aux divers échelons". C’est ainsi que "s’il ne lui appartient évidemment pas de formuler un code morale à usage individuel et privé... il lui incombe de lui dire clairement à quelles valeurs civiques il se réfère". Tout d’abord dans la primauté de la personne " entre le principe personnel et le principe collectiviste il existe une incompatibilité de nature. Il faut donc choisir. Tout système qui se présente comme le mélange des deux, par exemple sur le modèle social-démocrate aboutit finalement à imposer en douceur la primauté du collectif". Autres valeurs défendre par le MIL "La libre entreprise et l’initiative personelle", la famille "elle est globalement une nécessité absolue" et la Nation. Mais attention "la société française est menacée par des dangers variés, parfois subtiles qui visent à détruire les valeurs civiques sur lesquelles elle repose". Le premier de ces dangers est la perte d’identité. Pour le MIl "il ne fait pas de doute que l’immigration sous sa forme actuelle constitue une menace mortelle pour l’identité nationale parcequ’elle présente des caractéristiques nouvelles et dangereuses. Les immigrés sont beaucoup trop nombreux : au point de vue numérique le seuil de tolérance est déjà nettement dépassé". "elle créé toutes les conditions d’affrontements violents qui ne marqueraient pas de transformer des réactions des réactions de défenses naturelles en réaction qui cette fois seraient effectivement racistes". Face à ce danger le mIL préconise de "prendre des mesures sévères contre l’immigration clandestine mais aussi de limiter de façon beaucoup plus rigoureuse les conditions d’accueil". Autre menace cette fois extérieure "l’Europe fédérale et supranationale" qui mettait en danger la souveraineté nationale. La France serait aussi l’objet d’une tentative de dissolution à l’échelle mondiale "cette tentative procède d’une conception d’ensemble selon laquelle pour assurer le bien de l’humanité et garntir la paix perpétuelle et la prospérité économique il faut que le Monde soit dirigé en fait de façon fort occulte, par une sorte de gouvernement des sages. Au service de cette conception mondialiste sont mis des moyens d’action d’une ampleur impressionante. Quelques organisations dont la plus connue est la Trilatérale... des entreprises multinationales" pour qui "une France forte , autonome et rayonnante est particulièrement génante, donc particulièrement visée".

LES MENACES

Bien évidemment le MIL a pris en compte le déclin politique de son ennemie le plus ancien... le communisme. Un résultat "qui est pour lui une victoire à laquelle nous avons contribué en participannt très vigoureusement au combat". Toutefois on remarque que "ses courroies de transmissions traditionnelles" ont beaucoup mieux préservé leur puissance "la CGT demeure la première force syndicale, elle possède encore une capacité de mobilisation non égligeable et dispose même d’une force physique toujours redoutable. Elle conserve des leviers d’action dans des secteurs névralgiques de l’économie française ; energie (EDF), transport (SNCF) etc." A cet ennemi traditionnel sont venus s’ajouter :
- "l’écologisme utilisé sous sa forme naïve ou sectaire, comme une entrave à l’esprit d’initiative et au développement de certaines idées".
- "L’antiracisme qui prétend faire appel aux bons sentiments (et qui) exploite pour devenir un instrument de désagrégation qui aboutit à détruire la nation".
- "Le tiers mondisme mélange confus et pervers de sentimentalisme et de politique mondialiste... il vise à culpabiliser l’Occident et les pays développés présentés comme des exploiteurs cyniques des pays pauvres. En France la mauvaise conscience qui en résulte et qui est systématiquement cultivée empêche de regarder en face les dangers de l’immigration et de prendre des mesures nécessaires pour les combattre".

Enfin plus insidieux encore "On voit se développer depuis longtemps une entreprise systématique de prise en main (par la gauche) des structures de toutes sortes, que ce soit dans le domaine de l’enseignement et des médias, mais aussi de la justice, de la police, des entreprises, des églises etc". "Ainsi une organisation comme le syndiact de la magistrature qui a profité du pouvoir de la gauche pour mettre la main sur l’appareil judiciaire ne se cache pas de promouvoir une justice inspirée de considérations idéologiques et politiques rendant la société responsable de la pluspart des crimes et délits, il prone l’indulgence à leur sujet et se propose, à l’inverse d’alourdir la répression contre la délinquance en col blancs. C’est bien un nouveau droit, une nouvelle morale sociale que ces juges rouges ou roses veulent faire valoir". Voilà des considérations qui ont du aller droit au coeur de Robert Pandraud membre d’honneur du MIL, mis en examen dans une affaire de fausses factures destinès au financement du RPR.

Heureusement face à l’Anti-France se dresse le MIL, ni parti politique, ni syndicat, ni club de pensée, le MIL se veut un mouvement de réflexion et d’action, mais attention une action qui se détermine par rapport aux principes cités plus haut, "principes (qui) servent surtout de boussole pour indiquer le sens de l’action qui sans cela risquerait de dégénérer en activisme". On a tiré les leçons du SAC. Politiquement le MIL s’est "résolument situé à droite et s’emploie à favoriser l’union des partis de droite". Cela consiste par exemple à répandre reprendre des mots d’ordre ou des campagnes du Front national" comme par exemple La France "aimez la ou quitter la". Sur le terrain le MIL est organisé en trois type de structures : 1) Territoriale : région, département, ville. 2) Militante : collage, tractage etc. 3) Socio-professionnel entreprises, profession, grands corps...

Quand au recrutement il est très encadré. En effet le MIl ne vise pas a être une organisation de masse mais une organisation qui cherche à recruter des gens sûrs. C’est ainsi que pour adhérer il faut être parrainé. Puis les adhérents se divent en deux ; ceux qui veulent adhérer pour les idées et ceux qui veulent être plus actif. A ces derniers on propose un questionnaire plus complet, sur le type d’activité souhaité, sur leur engagement actuel, leur passé politique. Bref un questionnaire qui rapelle furieusement celui du défunt SAC là encore...

http://nopasaran.samizdat.net/article.php3?id_article=490

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