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03/04/2012

Répression à Reims, solidarité partout Appel à soutien pour un inculpé

Lors du mouvement contre la réforme des retraites, la répression a frappé plusieurs individu-e-s, ici et ailleurs, et l’état continue à exercer sa pression au travers des procès menés contre ces personnes.

A Reims, suite au blocage de divers lycées, fut menée une semaine de manifestations sauvages qui rassemblèrent plus de 5000 personnes.  C’est après avoir quitté l’un de ces rassemblements qu’Antonin fut interpelé et arrêté. Si durant cette période, les contrôles d’identité ont été principalement ciblés sur des personnes jeunes, pour Antonin, c’est son activité au sein des mouvements politiques qui prime ce jour-là.

A l’issu de sa garde à vue, il sera jugé pour détention d’arme de 6ème catégorie (un lance-pierre artisanal) et détention de matériaux inflammables avec intention de s’en servir (25cl de pétrole désaromatisé – un combustible pour les lampes à pétrole mais aussi pour le jonglage (avec les bolas) – et une canette ramassée par les chiens de garde dans une poubelle lors de son interpellation dans la rue afin de simuler la volonté de réaliser un cocktail incendiaire. En plus de cela, le lieu où s’est déroulée l’arrestation diffère selon les parties : pour l’accusation, elle est située sur le trajet de la manifestation ; pour Antonin, elle se déroule en marge, à plus de 300 mètres et à l’opposé du rassemblement.

En première instance, après un refus de comparution immédiate, Antonin a été condamné à 3 mois de sursis avec 3 ans de mise à l’épreuve (durant cette période, aucun délit ne doit être commis, sinon, c’est 3 mois de taule garantis), 400€ d’amende pour refus de fichage A.D.N et un stage de citoyenneté…

Il a fait appel de ce jugement et un nouveau procès en appel aura lieu le 4 avril 2012 à Reims.

Les frais de procédure sont comme toujours conséquents et sont une surenchère à la répression menée contre les individu-e-s. C’est pourquoi tout soutien financier est le bienvenu. Des caisses circulent déjà (au Patio, Campus de l’Esplanade ; à l’infokiosque, Molodoi) mais les dons peuvent également être adressés à la Legal Team et déposés dans nos locaux (Eutopic, 32 bd de Lyon à Strasbourg).

 

N’hésitons pas à faire tourner cet appel,

La solidarité est une arme !

 

 

La Legal Team de Strasbourg

 

09:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

31/03/2012

Justice de classe pour Adlène Hicheur

Six ans de prison ferme ont été requis vendredi contre Adlène Hicheur, le physicien franco-algérien incarcéré depuis 2 ans et demi sur des soupçons de terrorisme. Décision le 4 mai.

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08:13 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/03/2012

France : Remise en question de la constitutionnalité du fichage ADN

La troisième audience du procès de Xavier Renou pour refus de prélèvement ADN fut la plus courte de toutes. La juge de Senlis a reconnu le caractère pertinent des 4 Questions Prioritaires de Constitutionnalité déposées par le porte-parole du collectif des Désobéissants. Elles seront donc toutes transmises à la Cour de Cassation, afin que celle-ci les transmette à son tour au Conseil Constitutionnel. Là, une audience publique et contradictoire devra être organisée, où sera débattu pour la première fois le fichage génétique des militants, et, au-delà, de l’ensemble de la population.
Aux précédences audiences du procès de la désobéissance civile contre les prélèvements d’ADN, à Senlis, près de Paris, la généticienne Catherine Bourgain (INSERM) avait apporté la preuve du caractère « codant » des segments d’ADN prélevés par la police. Des travaux de recherche récents montrent en effet que le Fichier des Empreintes Génétiques (FNAEG) permet ainsi de connaître les origines géographiques (donc avec une forte probabilité la couleur de peau) et diverses caractéristiques intimes (comme les prédispositions à certaines maladies). Le gouvernement avait pourtant prétendu le contraire. Le rapporteur de la loi de Sécurité intérieure, avait affirmé en 2003 aux députés réunis pour voter cette loi : « Si à partir d’une empreinte génétique inscrite dans le Fnaeg, vous essayez d’obtenir la moindre information sur la personne – état de santé, métabolisme, couleur des cheveux, des yeux, de la peau, etc. – vous ne le pourrez pas, parce que ces empreintes sont non codantes. C’est totalement impossible. »
30.000 Français entrent chaque mois dans le FNAEG. Depuis 2003, plus de 2 millions de Français ont fait l’objet d’un prélèvement ADN, en garde-à-vue (donc alors qu’elles étaient encore présumées innocentes) ou après une condamnation, même bénigne ou strictement politique (de désobéissance civile).

via secours rouge

17:10 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Après Toulouse, une question s’impose : ET TARNAC DANS TOUT ÇA ?

Le hasard a fait que j’ai terminé la lecture du livre de David Dufresne, Tarnac Magasin général (Calmann-Lévy), quelques jours avant l’assassinat de militaires français et l’attentat terroriste contre une école privée juive [1].

À l’écoute des informations peu à peu distillées par la presse sur le passé de Mohamed Merah, notamment le fait qu’il a été pendant un temps surveillé et même interrogé par la DCRI, à l’écoute des critiques - y compris guidées par d’immédiats et transparents intérêts politiciens - adressées à cet organisme, issu en 2008 de la fusion entre les Renseignements généraux et la DST, le rapprochement avec l’affaire dite « de Tarnac » s’impose à l’esprit.

Pas « dangereux », Merah, de retour d’Afghanistan et du Pakistan. Mais signalés « dangereux », Julien Coupat et Yildune Levy pour avoir franchi sans passer par un poste de douane la frontière entre le Canada et les USA.

Pas de « moyens » pour détecter l’achat par Merah d’un arsenal de guerre. Des moyens énormes, en hommes (et en femmes), en matériels, et en temps, pour trouver... rien du tout à la ferme du Goutailloux. Rappelons que l’opération façon western à grand spectacle de Tarnac débouchera sur des gardes à vue, des inculpations et des emprisonnements, le tout sous le régime « antiterroriste ».

Certes, et le livre de Dufresne le rappelle dans le détail, l’affaire judiciaire « de Tarnac » intervient comme apothéose d’une farce bâclée, dans laquelle jouent des rôles non négligeables tel gougnafier, marchand de peur, spécialiste autoproclamé de la terreur, et telle godiche politicarde persuadée de laisser son nom sur le livre d’or de la pensée policière.

Pourtant, rien de semblable n’aurait été possible sans l’existence d’un arsenal législatif dit « antiterroriste » - moyen de ce que j’ai désigné comme système de terrorisation démocratique - patiemment fabriqué depuis 1986 (au moins) et dopé, au niveau européen, par les attentats du 11 septembre 2001 [2].

Or force est de constater que de la farce honteuse de Tarnac et des drames de Toulouse, l’« antiterrorisme » a permis la première et s’est montré incapable de prévenir les seconds.

On ne s’étonnera donc pas que M. Sarkozy ait conclu son communiqué de victoire, après la mort de Mohamed Merah, en annonçant... que l’arsenal législatif « antiterroriste » serait, pour la énième fois depuis vingt-cinq [ans], alourdi et renforcé.

Sur le rapprochement entre Tarnac et le cas d’Adlène Hicheur, détenu, et dont le procès aura lieu le 30 mars 2012, on peut trouver l’écho d’une conférence de presse commune des inculpés de Tarnac et des proches d’Hicheur dans cet article de presse.

[1] Il n’aura pas échappé à la sagacité de mon lectorat que je n’évoque pas dans les mêmes termes un acte de guerre - tuer des soldats, même de dos et même hors « théâtre d’opération » comme disent les militaires avec tant de poésie - et le fait de mitrailler des gamins à l’entrée d’une école. Cela ne signifie pas pour autant que j’approuve l’acte de guerre, tant je suis persuadé qu’il est préférable - autant que faire se peut - de laisser une chance aux individus. Beaucoup de jeunes soldats français reviennent d’opération plus que dubitatifs sur les justifications et l’efficacité de la politique militaire française. Les descendre comme des pipes à la foire ne fait que renforcer un esprit de corps militaire et nationaliste.

[2] J’ai au moins un reproche à faire à David Dufresne : pourquoi, dans un gros livre de 486 pages, ne pas consacrer dix lignes à la définition légale, précise, actuelle, de ce qui peut être qualifié « terroriste » ? Le lecteur peut (mais doit) la déduire de plusieurs passages du livre. Or tous les débats autour de mon livre m’ont convaincu que la plupart des gens ignorent l’état actuel du droit français (et européen). Ce fut d’ailleurs, pour une bonne part, le ressort de l’indignation suscitée par l’emprisonnement prolongé de Julien Coupat et la qualification des fait qui lui sont reprochés.

 

 

via http://claudeguillon.internetdown.org

m'sieur Guillon a changé d'attitude depuis Coucou papa !

07:33 | Lien permanent | Commentaires (1) |

19/03/2012

L'affaire de Tarnac : «La fabrication d'une menace» - tchat avec David Dufresne

TCHATLe journaliste David Dufresne a rencontré tous les protagonistes de l'affaire de Tarnac. Son livre «Tarnac, magasin général» est un récit personnel nourri des PV de police. Il a répondu à vos questions.

à lire ici : http://www.liberation.fr/c/1201605-c

 

18:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/03/2012

Justice et vérité pour Wissam

Plus de 300 personnes ont manifesté samedi à Clermont-Ferrand en souvenir de Wissam El-Yamni,  après son interpellation la nuit de la Saint-Sylvestre, la foule se couchant à terre sur la place de Jaude, en plein centre-ville, pour simuler la mort dans un "die-in".
La  a duré un peu plus d'une heure en présence du père et de la mère de Wissam El-Yamni. Son frère Farid a dit à l'AFP que la manifestation visait à "dénoncer les violences policières illégitimes". 
 

"On a l'impression que cela arrangerait tout le monde que ces (deux) policiers (chargés du transfert de Wissam au commissariat) s'en sortent. On demande l'égalité devant la ", a-t-il ajouté.
Fin janvier, le parquet avait annoncé que l'autopsie de Wissam El-Yamni excluait une mort traumatique due à des coups des policiers. Le procureur avait néanmoins envisagé la piste d'une mort consécutive à une "compression des artères carotides internes" lors du transport en voiture de police.
"Nous n'avons toujours pas de policiers mis en examen. On voudrait que ces mises en examen interviennent rapidement", a déclaré Me Jean-Louis Borie, avocat de la femme de Wissam El-Yamni.
Devant les manifestants, Me Borie a souligné que la justice mettait du temps avant de passer et que les instructions prennent parfois un an ou deux. "Il faut faire confiance à la justice, mais celle-ci doit se montrer digne de cette confiance", a-t-il ajouté.
Me Jean-François Canis, avocat du frère et de la soeur de Wissam El-Yamni, a pour sa part estimé qu'il était "inadmissible que Wissam soit mort comme cela".
La mère de Wissam El-Yamni a pleuré pendant la manifestation, soutenue par une proche.
"Voilà plus de deux mois et demi que notre frère est parti dans des conditions inacceptables. On veut que Wissam soit le dernier" à être victime de brutalités policières, a expliqué devant la foule Mounir Moulid, l'un des organisateurs de la manifestation.
Me Borie a assuré à l'AFP que le médecin légiste avait fait son autopsie sans le rapport médical du CHU de Clermont-Ferrand. Il devrait y avoir un rapport d'autopsie définitif jeudi prochain, a indiqué l'avocat.
Wissam El-Yamni, chauffeur routier, est mort neuf jours après être tombé dans le coma à la suite d'un malaise cardiaque lors de son interpellation. L'affaire a provoqué plusieurs nuits de tension dans les rues de Clermont-Ferrand et une forte colère contre la police.
Une information judiciaire pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l'autorité publique" a été ouverte. Deux policiers, actuellement en congés, sont visés dans cette affaire.

piqué au tas sur leparisien.fr - 17/03/2012

08:48 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Les confessions de THIERRY FRAGNOLI, juge anti-terroriste...

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Orphelin à 13 ans de son père routier, Thierry Fragnoli a été élevé par sa mère employée de la ville de Paris et fit des petits boulots (barman, archiviste, aide-soignant, animateur) 


Le 11 novembre 2010 (le choix de la parution de l'article ne trompe personne), il y a donc maintenant plus de deux ans, le juge Thierry Fragnoli se livrait dans un " premier entretien de la série nommé « Parole aux magistrats »" sur le blog "objectif.magistrat.free.fr".

Dans ce petit exercice de style d'autocongratulation et d'autopromition est dressé un portrait très flateur du conmbattant de l'antiterrorisme international :

 

Quel a été votre parcours jusqu’à maintenant ?

Après avoir été juge des enfants à Meaux, j’ai été pendant 3 ans substitut du procureur chargé des mineurs à Créteil ( il y avait une certaine continuité). Puis juge d’instruction à Créteil pendant 3 ans. Et depuis 5 ans je suis juge d’instruction anti-terroriste à Paris.

Autant on peut comprendre la notion de "certaine continuité" au fait de passer substitut du proc. chargé des mineurs, autant on peut avoir un peu de mal à se faire une opinion sur les choix qui on porté à sa validation au poste de juge d'instruction anti-terroriste par le CSM (Conseil supérieur de la magistrature) en 2005... 

Un peu plus loin dans son interview, le juge Fragonli se laisse à quelques confidences, et non des moindres, concernant son rapport au droit :

Quel est votre rapport quotidien au droit ?

Paradoxalement on fait assez peu de droit : quand on doit déterminer qui a posé la bombe, quelle était sa composition et pourquoi elle a été posée, on est loin du droit ! Quand on interroge un témoin, ce n’est pas du droit, c’est aussi du fait. Globalement au pénal on fait moins de droit qu’au civil. Mais évidement parfois il y a des points de droit qui se posent, par exemple avec l’article 421-1  du Code pénal : qu’est-ce que l’intimidation ou la terreur ? La définition de cet article est assez floue, et on peut penser que le législateur a voulu laisser à l’autorité judiciaire le soin d’apprécier  au cas par cas ce qui relevait ou pas du terrorisme, et c’est d’ailleurs ce que l’on nous reproche beaucoup .

tubes_PVC.jpg

Fragnoli exultant lorsqu’il a appris que des tubes en PVC ayant pu servir de perches pour poser les crochets sur les caténaires avaient été retrouvés au fond de la Marne.


C'est certainement de ce "soin d'apprécier" que le juge Fragnoli semble manquer cruellement dans l'affaire de Tarnac (qu'il n'évoque à aucun moment dans l'article).

Ce qu'il dénoce, par contre, c'est une certaine inégalité de traitement dont peut souffrir le juge d'instruction face aux avocats de la défense dans leurs rapports avec la presse.

Qu’est-ce qui est le plus dur ?

C’est l’aspect médiatique de certains dossiers. Les avocats ne sont pas soumis au secret de l’instruction donc ils en profitent pour communiquer des éléments du dossier qui vont dans leur sens alors que le juge, lui, est dans l’incapacité de répondre, de montrer que l’affaire est plus complexe qu’elle n’y paraît. C’est parfois peut être un peu frustrant mais c’est la règle et il faut l’accepter.

Etonnant quand on sait maintenant que ce même juge a envoyé un courriel à ses "amis de la presse libre" :

 via UHD

Mais peut-être va-t-il invoquer :

L’article 11 du Code de procédure pénale prévoit que le parquet a la possibilité de communiquer afin d’éviter la propagation d’informations parcellaires ou inexactes notamment, mais l’expérience montre que le parquet est assez prudent dans l’application de ce texte, peut être parce que les dossiers instruits à l’anti- terrorisme sont des dossiers médiatiquement  sensibles .

Toujours ce même juge qui, encore un an auparavant (2009), c'était déjà illustré lors d'un droit de réponse 

dans un article de karl Laske :

 

Droit de réponse du juge Thierry Fragnoli :

Dans l’un de vos articles de votre édition datée du 2 novembre sur le dossier dit "Tarnac" en cours d’instruction à mon cabinet, vous écrivez, à propos des modifications des mesures de contrôle judiciaire que j’ai refusées : «Il a refusé l’autorisation à Mathieu et Aria de résider provisoirement sur Paris, où leur jeune fils devait subir une greffe de moelle osseuse, les obligeant à repousser la greffe pour qu’elle puisse se dérouler à Rouen, où ils résident.» Sans m’exprimer publiquement sur le fond de ce dossier, étant tenu au secret de l’instruction, je constate, qu’une fois encore, une information tronquée tente de me discréditer personnellement quant au manque d’humanité dont j’aurais fait preuve.

A propos de cet enfant, et de ses problèmes de santé que j’ai toujours pris en considération, j’ai eu à de nombreuses reprises le père au téléphone au cours du mois d’août dernier, avec qui nous avons discuté de son séjour sur Paris compte tenu de la demande qu’il me formulait de résider chez deux des mis en examen du même dossier résidant sur Paris. Je dois vous préciser qu’il est assez inhabituel qu’un magistrat instructeur prenne aussi directement au téléphone un mis en examen.

Compte tenu des interdictions de communiquer entre eux auxquelles étaient soumis les mis en examen du dossier, et que je souhaitais maintenir, il a été trouvé, à l’initiative d’ailleurs du procureur de la République, une solution d’hébergement sur Paris, aux frais de la justice, qu’était chargée de mettre en œuvre une association de contrôle judiciaire désignée à cet effet par une ordonnance spécifique de ma part.

Réponse de Karl Laske : Soyons donc exhaustifs. La solution d’hébergement trouvée par l’association en question - une chambre de 9 m2 dans un centre de réinsertion - ne l’a été que le 10 septembre. Or c’est par un courrier du 9 juillet, lettre de l’hôpital Necker à l’appui, que Mathieu et Aria ont annoncé au juge que leur fils était atteint d’une maladie rare et grave, nécessitant une greffe de moelle osseuse et une chimio. Le 17 août, les parents indiquaient encore, dans une nouvelle lettre au magistrat, n’avoir obtenu aucune réponse des deux associations désignées, et rappelaient le caractère d’urgence du traitement. Le 1er septembre, sans nouvelles, ils engageaient le processus de la greffe au CHU de Rouen. Avec deux mois de retard, dans un établissement qu’ils n’avaient initialement pas choisi, comme nous l’avons écrit. En novembre 2008, Mathieu et Aria, qui, la nuit des sabotages des lignes TGV fêtaient les 30 ans d’un ami, avaient déjà subi quatre-vingt-seize heures de garde à vue, sans avoir pu entrer en contact avec leur fils.

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Submergé par «le tsunami médiatique» comme il dit, le juge Fragnoli prend des coups redoublés


Commentaires de certaines illustrations via article de PATRICIA TOURANCHEAU - Fragnoli, la justice façon «Kill Bill».

Pour aller plus loin :

http://www.liberation.fr/societe/01012396324-fragnoli-la-...

http://www.liberation.fr/societe/0101603995-droit-de-repo...

http://ultrahumandignity.blogspot.fr/

 

Probe

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17/03/2012

La bande à Bauer obtient sa section "criminologie"...

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La criminologie : Nouvelle discipline universitaire en France

Jeudi (15/03/2012], le ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche a officiellement crée une section de « criminologie » au sein du Conseil National des Universités (CNU). La décision, publiée au Journal Officiel, fait suite à l'arrêté du 13 février 2012 qui « consacre l'aboutissement d'un long processus en plusieurs étapes, processus qui a débuté en 2008 ».

La criminologie constitue une discipline scientifique qui aborde le phénomène criminel, ainsi que les réponses que la société lui apporte ou pourrait lui apporter. Elle fait appel à des connaissances et des compétences spécifiques dans des domaines complémentaires tels que les sciences de la société, la philosophie, la médecine ou encore le droit. L'objectif de cette section universitaire consacrée à la criminologie serait donc de permettre la fédération des formations, des recherches et des enseignants-chercheurs.

Cette nouvelle discipline universitaire s'inscrit dans un processus de longue date. Après la remise d'un rapport au ministère en 2010 et suite à une consultation publique sur le site internet du ministère, il est apparu qu'il existe une demande de formation ad hoc en ce domaine, non seulement de la part des étudiants en formation initiale, obligés de s'expatrier s'ils veulent suivre un cursus complet, mais aussi des professionnels des champs concernés desquels sont exigées des connaissances plus pointues.

Les critiques du monde universitaire

La majorité des enseignants en science et en droit (la criminologie était jusqu'à présent une spécialisation) refusent de voir en cette matière une science à part entière. Dans un communiqué publié par le Snesup-FSU, le principal syndicat de l'enseignement supérieur parle d'un « oukase gouvernemental (...) pris en dépit d’une très large opposition des communautés scientifiques concernées en s'appuyant sur une pseudo-consultation publique dont les résultats n'ont cependant jamais été publiés. Cette décision impacte la composition et le fonctionnement de quinze sections du CNU sans que cette instance n'ait été consultée de quelque façon ». Le Snesup s'élève par ailleurs « avec force contre le coup de force du ministère » et demande « que soient abrogés ces deux arrêtés ».

Une dimension politique

La politique en effet eu un rôle à jouer dans cette décision. A l'origine du projet, Alain Bauer, ancien grand maître du Grand Orient de 2000 à 2003 qui s'est depuis rapproché de Nicolas Sarkozy. Devenu son conseiller sur les questions de sécurité et président de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), Alain Bauer a pesé de tout son poids pour la création de cette filière. La communauté universitaire redoute que, sous son influence, le comportement criminel ne soit analysé sous un angle trop statistique et sécuritaire. Elle lui reproche également son manque de crédibilité dans le domaine.

Par Damien Helene

piqué au tas sur francesoir.fr - 16/03/2012

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Les partenaires en crime de l’influent Alain Bauer

Le conseiller de Nicolas Sarkozy a fait plier le monde universitaire en imposant la « criminologie » comme nouvelle filière autonome, avec le soutien de réseaux très à droite.

Il faut reconnaître à Alain Bauer une réelle dextérité politique. Il est passé de gauche à droite dans les années 1990, a surfé sur la vague sarkozyste dans les années 2000. D’un coup de pouce du président, il s’est fait catapulter à la tête de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), puis professeur de « criminologie appliquée » au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam). À cinquante ans, le CV de ce franc-maçon multicartes, conseiller officieux du président, est complètement délirant. Il serait même consultant auprès de la police de New York.

Aujourd’hui, Alain Bauer fait plier l’université française en imposant la « criminologie » comme nouvelle discipline universitaire autonome. Autour de lui, une fine équipe. Avec, en tête, Xavier Raufer et Yves Roucaute. Le premier est un de ces ex de l’extrême droite, passé d’Ordre nouveau au commerce de la peur et à « l’analyse des nouvelles menaces ». Le second, ferme partisan de l’intervention en Irak, était le porte-plume de Claude Guéant, pour son fameux discours sur les « civilisations qui ne se valent pas ».

Au second cercle des soutiens d’Alain Bauer, on trouve aussi deux universitaires qui servent de caution. Car, tout de même, c’est de recherche que l’on parle. Christian Vallar, professeur de droit à l’université de Nice et pilier de la droite dure, façon Club de l’horloge, a été chargé d’une « consultation de la communauté scientifique ». Et Loïc Villerbu, professeur de psychopathologie à la retraite, d’une étude de faisabilité. L’ensemble du monde universitaire s’est soulevé contre cette manœuvre. « C’est une OPA sur le monde de la recherche ! » s’indigne Laurent Mucchielli, sociologue au CNRS. Pour ce spécialiste de la délinquance, l’opération relève d’une vaste imposture intellectuelle : « Alain Bauer n’a pas fait de thèse, n’a pas de doctorat. On est dans le charlatanisme et l’escroquerie. »

Le Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales (Cesdip) est l’équivalent français des instituts de criminologie anglo-saxons. « C’est nous les criminologues. Aucun d’entre eux n’a jamais publié dans les revues internationales, comme Criminology ou The European Journal of Criminology », rappelle Fabien Jobard, chercheur au Cesdip.

Un « Risque social »

Selon la communauté universitaire, la criminologie est un champ d’étude interdisciplinaire. « On ne peut pas fondre dans la même discipline des sciences qui relèvent à la fois du psychisme et du social, qui vont de la psychopathologie aux relations internationales », estime Fabien Jobard, chercheur au Cesdip. Selon lui, un « risque social » existera lorsque 
ces nouveaux criminologues seront chargés par des juges d’expertiser des criminels.

Mehdi FIkri

piqué au tas sur humanite.fr - 15/03/2012

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« Alain Bauer n’a pas fait de thèse, n’a pas de doctorat. On est dans le charlatanisme et l’escroquerie. »

08:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/03/2012

Fragnolerie !

Quand le juge de Tarnac interloque

 

Selon nos informations, Thierry Fragnoli fait l’objet d’une requête en récusation après un invraisemblable mail à des journalistes.

Par PATRICIA TOURANCHEAU

Les frasques du juge antiterroriste Thierry Fragnoli, qui instruit à la hussarde le dossier dit de Tarnac, vont-elles entraîner son dessaisissement ? Libération a appris que les avocats de Julien Coupat, mis en examen pour «organisation d’une association de malfaiteurs terroristes», déposent aujourd’hui une «requête en récusation», auprès du premier président de la cour d’appel de Paris, contre Thierry Fragnoli. Des «propos subjectifs» qu’il a tenus à des journalistes trahiraient un «parti pris...

 

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14/03/2012

Mark Kennedy: la taupe de Tarnac

article complet ici

Au bon endroit, au bon moment. Pendant l'été 2008, trois mois avant leur arrestation, les habitants de Tarnac voient débarquer dans leur ferme deux visiteurs. Mark Stone et son copain américain, celui qui l'accompagnait à New York. Une visite amicale, tourisme militant. "L'été, à Tarnac, il y a toujours plein de gens qui passent", raconte un résident de la ferme du Goutailloux, transformée en lieu de rendez-vous et d'habitation collective.

"Les visiteurs vont et viennent, deux jours ou deux semaines. Ils dorment sous la tente ou chez des gens. S'il y a des travaux à faire, les volontaires participent, les autres se baignent, lisent, cuisinent, se promènent, regardent des films. Stone est passé par là comme des centaines de personnes depuis des années. Je n'ai aucun souvenir de lui sinon qu'il était là. Ce n'était pas un pote et il ne nous collait pas aux basques."

"Une fois de plus, Stone est parmi nous et un renseignement parvient à la police"

Fin juillet. Mark Stone campe à Tarnac. A Paris, un policier antiterroriste rédige ce procès-verbal :

"Ce jour, sommes avisés par une source désirant garder l'anonymat qu'un membre important de la mouvance anarcho-autonome d'origine italienne et agissant au niveau européen est susceptible de se rendre, le 30 juillet 2008 en milieu d'après-midi, à la gare de Limoges (Haute-Vienne), en provenance de Paris, afin d'y être pris en charge dans le but de rencontrer le nommé Julien Coupat."

Cet Italien, que la police considère comme un "membre important de la mouvance", se nomme Marcello Tari, c'est un chercheur indépendant, auteur d'un livre sur le mouvement autonome italien des années 70 édité en France.

Notre témoin de Tarnac ne croit pas à une coïncidence : "Une fois de plus, alors que Stone est parmi nous, un renseignement parvient à la police. Les autres militants qui passaient à la ferme n'ont pas attiré l'attention du dénonciateur mais Marcello Tari, si. Tari était présent au même G8 que Stone, qui l'a peut-être repéré à ce moment-là : comme Stone, Tari est un peu plus vieux que la moyenne."

Quels furent les liens entre Mark Stone et la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur, issue de la fusion entre les RG et la DST) ? En février 2011, L'Express apporte une nouvelle information sur les activités de Stone en France. Dans un court article, le magazine avance qu'il a informé des policiers français sur Tarnac : "C'est en partie grâce à lui que la DCRI a pu reconstituer les déplacements à l'étranger de Coupat." Sans rien dire de plus.

Un mois plus tôt, dans le quotidien anglais The Daily Mail, Stone avait délivré un indice : "Je ne serais jamais allé à l'étranger sans l'accord de mes supérieurs et de la police locale."

Ses explications concordent avec celles du rapport d'inspection de la police anglaise, rendu public en février 2012. Selon ce rapport, "Mark Kennedy a visité ou servi dans onze pays, à plus de quarante occasions, dont quatorze visites en Ecosse. La National Public Order Intelligence Unit (responsable de Stone - ndlr) concluait des accords avec les pays hôtes pour les déplacements de Mark Kennedy à l'étranger."

Quelques jours après la remise du rapport, le Home Office (équivalent du ministère de l'Intérieur) développe : "Tous les déplacements de Mark Kennedy étaient autorisés par le Royaume-Uni, avec l'accord des Etats concernés et un soutien du pays hôte. (...) L'autorisation de déplacement était négociée et facilitée par le réseau approprié d'officiers de liaison." Accord du pays hôte, c'est-à-dire de la France et de ses autorités. Mais il sera difficile d'en savoir plus.

A Scotland Yard, à Londres, on ne veut rien nous dire : "Nous ne communiquons pas sur les policiers infiltrés, qu'ils soient toujours en mission ou pas." A Paris, la DCRI a refusé de répondre à nos questions. Quand nous contactons Stone, en septembre 2011, il se dit prêt à témoigner : "Vous rencontrer et discuter de votre article pourrait m'intéresser", nous répond-il par mail. Mais au final, il ne donne jamais suite.

"Un policier infiltré étranger, c'est plus sûr qu'un indic"

Un lieutenant de police, qui veut rester anonyme, revient sur la collaboration entre Mark Stone et la DCRI. Il nous explique qu'un officier français, chargé des mouvements altermondialistes et des contre-sommets à la Section contestation et violences des RG, gérait les infos fournies par Stone.

Début 2007, précise notre source, l'officier montre à ses collègues la photo d'un homme posant devant une tente et le décrit comme un policier anglais infiltré avec qui il travaille. Ses collègues sont heureux de l'apprendre : "Un policier infiltré étranger représente une source de grande qualité, explique le lieutenant. C'est plus sûr qu'un indic : il ne craint pas de trahir ses copains, il s'oriente où on le lui demande." Selon le policier, Mark Stone pouvait informer les Français de deux façons.

"Soit il avait un officier traitant à la Section traitement du renseignement qui le rencontrait et faisait passer ses infos à la Section contestation et violences ; soit il envoyait ses rapports à sa hiérarchie en Angleterre, qui transmettait tout renseignement utile à la France par le biais de la Division des relations internationales des RG."

Stone aurait aussi renseigné la DST (Direction de la surveillance du territoire). Cette fois, l'homme qui nous l'affirme est un haut fonctionnaire du ministère de l'Intérieur de l'époque. Il suivait de près le dossier de Tarnac.

"Un policier de la DST m'a révélé que Mark Stone les informait. Selon lui, les services secrets anglais ont prévenu la DST que leur agent travaillait sur le territoire français. Par politesse, ils ont proposé à la DST de bénéficier de ses informations. Un officier traitant français, de la Sous-direction du contre-terrorisme, lui a été affecté et le débriefait régulièrement."

De quoi parlait Stone à son officier français ? "Selon mon contact à la DST, Stone était considéré comme un très bon spécialiste de l'ultragauche européenne. Les services français voient cette mouvance comme une nouvelle menace terroriste depuis 2005 environ. En matière de terrorisme, aucun renseignement n'est anodin."

A l'époque, la moindre info sur les voyages à l'étranger des militants de Tarnac peut renforcer le soupçon d'une conspiration extrémiste et violente. "En 2008, la DCRI avait besoin d'un acte fondateur pour prouver son efficacité dans la lutte antiterroriste. Alain Bauer et Michèle Alliot-Marie avaient souscrit à la possibilité d'un attentat d'extrême gauche sur le sol français. Tarnac leur a fourni l'occasion qu'ils cherchaient pour frapper un grand coup."

"Une violation grave de la notion de procès équitable"

Pour l'un des avocats du groupe de Tarnac, William Bourdon, la contribution de Mark Stone à l'enquête française pose problème.

"Si c'est avéré, c'est aussi grave que les écoutes téléphoniques effectuées à Tarnac avant toute procédure judiciaire. La façon dont la police obtient ses preuves doit être encadrée. On dévoie la notion de terrorisme pour obtenir des preuves que l'on ne pourrait jamais utiliser dans d'autres affaires. Les services de renseignement possèdent probablement un dossier bien plus épais que le dossier judiciaire. Mais il n'a pas été dévoilé aux avocats de la défense. C'est une violation grave de la notion de procès équitable."

En 2010, après les mises en examen dans l'affaire de la SNCF, Stone continue de fréquenter les proches de la bande de Tarnac. Il passe plusieurs jours en Allemagne chez une militante antinucléaire soupçonnée d'avoir commis des sabotages sur des voies de chemin de fer dans son pays plusieurs années auparavant. Elle connaît Julien Coupat. Le juge d'instruction, Thierry Fragnoli, s'est déjà intéressé aux liens du groupe de Tarnac avec des militants allemands.

Fin 2010, Stone envoie un mail à l'anarchiste américain qui l'avait mis en contact avec les Français. D'après un mis en examen de Tarnac, Stone questionnait son ami sur les projets des Français pour le G8 de Deauville prévu en mai 2011. L'Américain, qui aujourd'hui ne veut plus entendre parler de cette histoire, n'a jamais eu le temps de lui répondre : Mark Stone a été démasqué quelques jours plus tard.

Dans les autres pays européens où Stone a travaillé, l'affaire a fait scandale. En Angleterre, son rôle d'agent provocateur, établi par la justice, a fait annuler deux procès d'activistes. La police anglaise a subi huit enquêtes différentes au sujet de Stone/Kennedy, entraînant des réformes dans l'organisation des services.

Le sujet est d'autant plus sensible qu'il a été reproché au policier d'avoir entretenu des relations sexuelles et amoureuses avec certaines militantes à l'insu de ses supérieurs. "Quelque chose a très mal tourné", a déclaré le ministre de l'Intérieur britannique. Sans oublier que l'affaire Kennedy, en éveillant la méfiance des activistes et des journalistes, a permis à ceux-ci de démasquer huit autres policiers infiltrés dans les milieux d'extrême gauche.

Allemagne, Irlande, Islande 

En Allemagne, où Stone a habité de longues périodes chez des militants anarchistes et antifascistes, la gauche parlementaire a mitraillé le gouvernement de questions. Savait-il ? Stone a-t-il enfreint la loi ? La police cautionnait-elle ? Le gouvernement refuse de répondre aux parlementaires.

Le 26 janvier 2011, le quotidien britannique The Guardian révèle, sans être démenti, le contenu d'une réunion à huis clos au Bundestag. Le chef de la police fédérale, Jörg Zierke, affirme que Stone a été invité en Allemagne pour infiltrer le mouvement antifasciste. Il a ainsi travaillé sous contrat pour trois länder, lors de cinq visites entre 2004 et 2009. L'agent anglais a commis au moins deux délits, dont un incendie volontaire, mais les poursuites ont été abandonnées. "La police ne peut s'attaquer aux réseaux internationaux organisés et conspiratifs qu'en agissant de manière internationale et conspirative", justifie le chef de la police allemande.

En Irlande, un responsable travailliste a demandé cinq fois au ministre de la Justice de clarifier les activités de l'agent sur le territoire. Stone est soupçonné de s'être attaqué, avec d'autres militants, à des policiers irlandais pendant un sommet de l'UE à Dublin.

En Islande enfin, le ministre de l'Intérieur a ouvert une enquête. Stone aurait mis en relation des militants et leur aurait enseigné des techniques de résistance non violente et de blocage des routes. Partout, l'affaire déclenche des débats parlementaires, remet en cause des enquêtes policières ou provoque de nouveaux procès. Sauf en France. Pourtant, en 2009, Stone s'est rendu à Strasbourg dans trois réunions préparatoires du contre-sommet de l'Otan. Nul ne se demande si là-bas, comme dans d'autres villes d'Europe, l'infiltré anglais a encouragé des violences. [ben non, nul ne se demande]

Camille Polloni

*le prénom a été modifié

 

piqué au tas sur http://www.lesinrocks.com - 13/03/2012

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