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26/03/2012

En 2003, à Toulouse, les policiers ne sont pas là pour jouer au foot...


Sarkozy tance le chef de la police toulousaine par rue89

C'était le 3 février 2003, dans une salle du commissariat de Bellefontaine. Sarkozy exécute en direct, sous l'œil des caméras, le directeur de la police et, avec lui, la police de proximité, par un cinglant : « Les policiers ne sont pas là pour jouer au foot ». Le sort de Jean-Pierre Havrin est scellé. C'est par cette scène, relatée par le menu, que débute le livre.

À l'époque, la sortie du ministre de l'Intérieur avait été ressentie comme une profonde injustice. Quelques jours plus tôt, le « Figaro » avait décerné un « bonnet d'âne » à la Ville rose en raison de son très faible taux d'élucidation de 13 %. Jean-Pierre Havrin, qui avait senti venir le coup, défendait, lui, un bilan de la délinquance à la baisse à ce moment-là. Il estimait que la police de proximité portait ses fruits. Surtout, a-t-il révélé par la suite, le ministère de l'Intérieur lui avait dit de préparer une visite consacrée à la prévention. Il s'est donc senti piégé.

 

piqué au tas sur ladepeche.fr - 24/09/2010

 

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16/03/2012

Conspis hors de nos vi[ll]es chez No Blogs - Les censeurs identifiés

 

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08/03/2012

Un “Freak” aux Assises identitaires

Par Stéphane François

Les Assises de l’identité auront lieu le 10 mars 2012 sur le thème de la France en danger. Parmi les invités, une personne sort du lot : Jean-Paul Bourre. Il devait y participer, mais a annulé sa participation, en soutien avec l’ostracisme de Philippe Vardon, ce dernier étant en désaccord avec les nouvelles orientations du Bloc identitaire à l’origine de la manifestation. Jean-Paul Bourre est un personnage intéressant. Il s’agit d’une figure atypique de l’extrême droite : il est tout à la fois un occultiste, un ancien « blouson noir », un acteur des contre-cultures, un journaliste rock, un animateur radio, un écrivain (poète, essayiste et romancier) et un compagnon de route de l’extrême droite de très longue date. Cet étrange personnage est surtout connu auprès du grand public pour être le biographe du chanteur américain Michaël Jackson auquel il a consacré, en 1997, un essai, Michael Jackson. Fabrication d’un monstre1. De fait, il est un journaliste musical réputé qui a consacré des biographies à David Bowie, Bob Dylan, John Lennon, etc.2. Retour sur un personnage iconoclaste.

Dès le début des années 1970, il s’engagea dans le combat occidentaliste. Il fut ainsi présenté dans la presse d’extrême droite comme le « barde des arvernes » chantant les louanges de la civilisation blanche. En effet, il défendait dans ses chansons l’Occident, les traditions européennes, notamment nordiques, et prônait une pensée prométhéenne et anti-égalitaire3. À la fin de cette décennie, changeant de registre, il se présenta comme un mage luciférien. Il écrivit d’ailleurs plusieurs ouvrages sur ce sujet, le plus connu étant Les sectes lucifériennes aujourd’hui4. Il développait dans ce texte une vision inégalitaire du monde. Il définissait aussi la magie comme une quête de puissance : « Le luciféranisme n’est pas cette magie diabolique à laquelle les Églises opposent sans cesse le principe du Bien. Ce fut une science authentique de la reconquête des pouvoirs perdus, un véritable savoir permettant à l’homme de transgresser les lois du temps afin de devenir l’‘‘égal des dieux’’.

Selon l’enseignement luciférien, toute forme est divinité. Certaines ont chuté, ce qui explique la nature morcelée de l’homme qui ne se souvient plus de ses origines. Il existe pourtant un enseignement destiné à réveiller la mémoire humaine pour lui rappeler sa nature glorieuse. Cette science fut dite ‘‘luciférienne’’ parce que ses propagateurs s’incarnèrent, selon la tradition kabbalistique, pour apporter le ‘‘feu’’ du Savoir aux hommes. Ils furent les ‘‘porteurs de lumière’’ (conformément à l’étymologie latine du mot ‘‘Lucifer’’, formé de lux : lumière, et de ferre : porter). […] En cela, Lucifer est vu comme un dieu civilisateur, même si, comme pour le Zarathoustra de Nietzsche, sa bonté paraît terrible aux yeux des hommes qui expliquent le monde à partir de valeurs différentes. La science luciférienne remonte à la nuit des temps, elle existait avant même que n’apparaissent les notions de Bien et de Mal […]5 ». Cette vision prométhéiste et nietzschéenne, si elle choquait l’extrême droite catholique, était en parfaite résonnance avec les discours néopaïens inégalitaires et prométhéistes de la Nouvelle Droite, voire avec l’éloge de la puissance de certains milieux révolutionnaires-conservateurs comme Guillaume Faye. De fait, Jean-Paul Bourre souhaitait, à cette époque, réhabiliter le paganisme, dans sa forme magique.

Dans les années 1980, Jean-Paul Bourre devint un journaliste, à la fois dans le magazine musical Rock and Folk et dans le magazine consacré à l’occultisme L’Autre Monde, dont il assuma la fonction de rédacteur en chef. Durant cette même décennie, il retourna dans le giron du christianisme, tendance catholique-traditionaliste. Ainsi, il publia en 1989 un ouvrage à la thématique ouvertement contre-révolutionnaire, Les Chouans et la Guerre sainte6, dont le titre de couverture est légèrement différent : Les Chouans, au nom du Christ-Roi. Il renia aussi ses livres de la période luciférienne, en particulier Le Sang, la mort et le diable7, des livres qu’il renie toujours d’ailleurs. En outre, il fit le pèlerinage de Chartres : « Je me suis inscrit pour le pèlerinage traditionaliste de Chartres organisé par “Chrétienté Solidarité”, l’un des bras militants du Front national. Je m’en foutais. Je voulais des moines tonsurés et des prêtres en soutane. J’ai cousu un cœur chouan sur la manche de ma chemise bleue, sac au dos, et nous partons de N.-D. de Paris jusqu’à N.-D. de Chartres, plus de cent bornes, à pied, rythmées par les chants et les prières.8 » Il défendit aussi, au propre, les chrétiens libanais en allant rejoindre en 1989 le général Aoun : « Je voulais en être, surtout ne pas manquer ça. […] Et puis l’on m’avait dit que certains miliciens des Forces libanaises avaient collé l’image de la Sainte Vierge sur la crosse de leur kalach, Notre Dame du Liban, pure douce, prompte au pardon.9 » Il retranscrivit son expérience au travers d’un livre-hommage à Michel Aoun, Génération Aoun, vivre libre au Liban10. En 1996, il proposait, dans un article publié dans le magazine identitaire-racialiste Réfléchir & Agir, la création d’un nouvel ordre templier11

À ce sujet, un ouvrage proposant une thématique similaire était annoncé en 1990 : Saint Bernard de Clairvaux. La France chrétienne et combattante. Toutefois, il resta un chrétien fort peu orthodoxe : il souhaitait tenir compte des apports du paganisme, en particulier du celtisme et de la tradition indo-européenne, dans le christianisme12 car il était convaincu du rôle déterminant des « celto-nordiques », c’est-à-dire des Indo-Européens, dans l’élaboration de la Bible : il publia plusieurs ouvrages sur cette thématique comme Les Celtes dans la Bible13 ou La Quête du Graal (sous-titre : Du paganisme indo-européen à la chevalerie chrétienne14). Dans Les Celtes dans la Bible, il postule l’idée selon laquelle les Indo-Européens, et plus particulièrement les Celtes, sont à l’origine de la Bible : « Qui oserait reconnaître, aujourd’hui, l’importance des Celtes, dans la révélation du livre sacrée ? … Il lui faudrait d’abord vaincre 2 000 ans de tabous, d’obscurantisme, et retrouver la piste ancienne, effacée, reniée et finalement oubliée par les hommes. Pourtant, l’histoire des civilisations prouve la présence des Celtes, sur les terre de la Bible, 3 000 ans avant J.-C., derrière tous les grands faits bibliques, les extases, les fulgurances, dans le brasier du Sinaï –et tous ces noms, qui apparaissent sur la carte, dans les déserts rouge d’Égypte et de Palestine, lieux saints, villes fortifiées, ou camps nomades, tous d’origine sanskrite, indo-européenne.15 »

En fait, il défendait (défend ?) une conception celtisante/nordiciste du christianisme positif, qui fait du Christ un Indo-Européen (une idée que nous retrouvions chez Jean Mabire et les auteurs folkistes/identitaires français), influencée par les thèses völkisch, comme le montre ses textes. Comme beaucoup d’ésotérisme d’extrême droite, il soutenait l’origine nordique de la « Tradition primordiale »16, à l’instar d’un Evola – qu’il cite d’ailleurs17, et fait une analogie entre le Christ et Odin ; la référence à l’Herborée y est omniprésente : il fait de Noé un Hyperboréen18. De fait, il s’inscrivait alors dans une longue tradition d’auteurs et/ou d’occultistes d’extrême droite qui soutinrent la très raciste théorie d’un Christ « aryen »19. Ces thèses postulent l’idée selon laquelle le Christ, Galiléen, descendrait de l’un des « Peuples de la mer » qui auraient dévasté la Méditerranée aux XIIIe et XIIe siècles avant notre ère, les Hyksos aux origines indo-européennes. Ce type de discours est un héritage direct de la culture ésotérico-raciste völkisch du début du XXe siècle. Cette thématique a, entre autre, été développée par l’écrivain d’extrême droite Jean Mabire, dans Thulé. Le soleil retrouvé des Hyperboréens20, dont Bourre cita les thèses21. Ce dernier reprit aussi les thèses d’un auteur fort apprécié de l’extrême droite, l’Allemand Jürgen Spanuth, qui fit des « Peuples de la mer » des descendants d’Atlantes.

Se considérant toujours comme un compagnon de route du nationalisme, il participa, durant la décennie 1990, aux publications d’extrême droite, faisant paraître plusieurs livres chez deux éditeurs importants de cette nébuleuse, Dualpha et Pardès. Il écrivit, entre autre, des articles dans la revue révolutionnaire-conservatrice Dualpha dirigée par Philippe Randa et a publié/réédité plusieurs ouvrages aux éditions du même nom, fondée par le même Randa, dont Les Chouans et la Guerre sainte et Les Lansquenets, un combat pour l’empire22, et aux éditions associées Déterna, une étude sur le Graal et l’Ordre noire23, un thème très classique dans une certaine littérature de l’extrême droite plus ou moins néonazie24. De fait, Déterna est spécialisée dans la réédition de textes nazis ou néonazis : cette maison édite, ou a édité, en effet, des nazis comme Otto Skorzeny25, Alfred Rosenberg26, Joseph Goebbels27 ou Adolf Hitler28, des collaborateurs comme Marcel Déat29, des antisémites conspirationnistes comme Coston30 ou des militants néonazis, des partisans du « socialisme européen » cher à Déat comme Jean Mabire31… Bourre publia aussi aux Éditions Pardès, un éditeur « traditionaliste-révolutionnaire », c’est-à-dire de la mouvance contre-révolutionnaire et ésotérisante de l’extrême droite32, deux ouvrages qui renouèrent avec ses thématiques des années 1970 : le « B.A.-BA » de l’Envoûtement et, dans la même collection, le « B.A.-BA » du Satanisme33. Toutefois, il s’éloigna de l’extrême droite durant une courte période de cette décennie. Pour concrétiser cette évolution, il publia un livre intitulé Les Profanateurs34, qui laissa un goût amer à ses anciens amis. D’ailleurs, il traita les néo-droitiers de « clowns du cirque Pauwels »35. Vu comme un opportuniste cupide, il se fit de profondes inimitiés dans la mouvance radicale de droite, en particulier chez les nationalistes-révolutionnaires.

Animateur à la radio FM Ici et Maintenant depuis 1982, il invita au début des années 1990 des gudards à participer à son émission, afin qu’ils puissent expliquer l’engagement de certains de leurs camarades auprès des nationalistes croates lors de la première guerre de Yougoslavie. Des anciens gudards revinrent sur cette émission : « Pendant près de trois heures, les quatre gudards présents peuvent discuter librement avec les auditeurs. Ce manque de censure faillit coûter sa place à l’animateur et un juge d’instruction chercha désespérément à savoir qui se cachait derrière les prénoms des intervenants, sûrement pour les féliciter.36 » À la suite de cette émission, il partit lui aussi dans ce pays, et tira de cette expérience, de nouveau, un récit : Croatia37. « Partir en Croatie, écrivait-il, où la guerre vient d’éclater, écrire un livre là-bas, même sans contrat, sans éditeur. M’approcher de ces sources ténébreuses qui me hantent et font de l’ombre dans les moments de bonheur – lourdes inclinaisons, venues sans doute de la lointaine enfance, ou d’une autre vie.38 »

C’est sur cette même radio qu’il développa sa vision de l’immigration, qui est très proche de celle d’un Jean Raspail et de son camp des saints39 ou du Guillaume Faye de la Colonisation de l’Europe40 : une immigration-invasion qui va bouleverser le socle ethnique et civilisationnel de l’Europe. Ce sont ces positions, tenues à l’antenne de son émission radio le 27 octobre 2011, qui provoquèrent la suspension de son émission par le CSA le 24 janvier 2012 : il y parla du « génocide des Français de souche ». D’ailleurs, on retrouva sa signature dans Réfléchir & Agir, un magazine peu connu pour ses propos modérés sur l’immigration, le racisme ou l’antisémitisme41. Ainsi, cette revue affirmait en 2003 que « L’Europe doit choisir sa destinée. Elle doit affirmer clairement à quel héritage elle souhaite être rattachée : soit l’héritage judéo-chrétien dont elle crève aujourd’hui, soit l’héritage indo-européen païen qui lui redonnerait le goût de la volonté de puissance… »42. Comme Réfléchir & Agir, il considère que le paganisme enraciné, défenseur des particularismes, est une arme contre les ravages de la mondialisation. En ce sens, il très proche des positions identitaires et des partisans du « Choc des civilisations » et de la guerre ethnique.

En effet, les différents groupuscules identitaires refusent le métissage, vu comme un ethnocide, et l’immigration, perçue comme une colonisation de l’Europe, avec des slogans explicites comme « pas de kärcher, mais des charters ». Ils refusent aussi l’« ethnomasochisme », c’est-à-dire une culpabilisation permanente des peuples européens vis-à-vis de l’immigration non européenne, et une xénophilie naïve. Néanmoins, leurs principales cibles restent l’islam et l’islamisme. En outre, ces groupuscules défendent une sorte de « socialisme ethniciste », qui peut se résumer de la façon suivante : aider « les nôtres », au sens racial de l’expression, avant « les autres », c’est-à-dire les étrangers. Cette peur du mélange ethnique, se retrouve au niveau géopolitique. Outre le fait que ce courant est favorable à des États fédéralistes, faisant la part belle aux régionalismes enracinés, et qui s’inséreraient dans une Europe des nations, les Identitaires défendent l’idée d’une Europe ethniquement homogène. Fort logiquement, la mouvance identitaire refuse la mondialisation, destructrice d’identité. À l’instar des dernières sorties de Jean-Paul Bourre, les associations identitaires qui l’invitent le 10 mars ont fait leur cheval de bataille la préservation des Européens, au sens ethnique du terme, et des identités historiques et charnelles (local, national, civilisationnel).

À coté de ces centres d’intérêts, Jean-Paul Bourre s’est aussi beaucoup intéressé dans les années 1990 aux aspects virtuels de la contre-culture. Mais de la part d’un occultiste, cela n’est guère étonnant. Ainsi, il s’est passionné pour un jeu en ligne Warcraft43. Plus récemment, il s’est passionné pour un jeu en ligne, Skyrim, à l’imaginaire ouvertement nordiciste. Dans un livre intitulé Génération chaos, il livre certains des aspects qui l’intéressent dans le monde des contre-cultures : « […] aujourd’hui une certaine culture rock – black metal, rock gothic – rassemble tous les radicalismes… du rebelle européen, passionné par Braveheart, au mutant extra-planétaire surgi de Blade Runner. […] Eux proposent de changer le monde immédiatement, sans attendre44 ». En effet, il ne faut pas oublier que Jean-Paul Bourre vient des contre-cultures, notamment rock et beatnik et non de l’extrême droite45. Ces références contre-culturelles sont rares à l’extrême droite. En fait, nous ne les trouvons que chez Guillaume Faye, avec qui il partage un goût immodéré pour les contre-cultures et qui est lui aussi un défenseur des valeurs occidentales. Comme Bourre, Faye a un profil atypique46. Ainsi, ce dernier fait l’éloge dans L’Archéofuturisme de la « mentalité européenne » faustienne qui se manifesterait dans « […] la cathédrale de Reims, l’escalier à triple révolution du château de Chambord, les dessins de Vinci, les BD de Liberatore et de l’école bruxelloise, ou du design des Ferrari ou les réacteurs germano-franco-suédois d’Ariane 5 »47. Comme Bourre, Guillaume Faye a laissé une impression des plus mitigées dans les milieux d’extrême droite, mais pour des raisons différentes.

Jean-Paul Bourre est un personnage entier, complexe, qui défend toujours les jusqu’au-boutistes, les plus radicaux, en l’occurrence identitaires. Il cherche donc toujours à transformer le monde, comme il l’avait exposé dans sa définition du luciféranisme, mais cette fois-ci au travers de la promotion de la « civilisation blanche »… De fait, il se mit à défendre une vision identitaire de l’Europe, et surtout une conception suprémaciste de la civilisation européenne. En ce sens, il est tout à fait logique qu’il soit invité à participer à ces Assises, initiées par le Bloc Identitaire (bloc dans lequel nous retrouvons plusieurs amateurs de contre-culture), mais par rapport aux autres invités, il dénote.

Notes

1 Jean-Paul Bourre, Michael Jackson, fabrication d’un monstre, Paris, Les Belles Lettres, 1997.

2 Jean-Paul Bourre, John Lennon, le Beatles assassiné, Paris, Encre, 1983 ; David Bowie, Paris, Encre, 1984 ; Bob Dylan. Vivre à plein, Paris, Le Cerf, 1986 ; Mythes et légendes du rock, Paris, Bartillat, 2000 ; Sexe, drogue et rock’n’roll, Paris, Scali, 2007.

3 Cf. « Le barde des Arvernes », Eléments, n°12, septembre novembre 1975, p. 21.

4 Jean-Paul Bourre, Les Sectes lucifériennes aujourd’hui, Paris, Belfond, 1978.

5 Ibid., pp. 9-10.

6 Jean-Paul Bourre, Les Chouans et la Guerre sainte, Paris, H. Veyrier, 1989.

7 Jean-Paul Bourre, Le Sang, la mort et le diable, Paris, Veyrier, 1985.

8 Jean-Paul Bourre, Guerrier du rêve, Paris, Les Belles Lettres, 2003, p. 303.

9 Ibid., pp. 320-321.

10 Jean-Paul Bourre, Génération Aoun, vivre libre au Liban, Paris, Robert Laffont, 1990.

11 Jean-Paul Bourre, « Pour un nouvel Ordre templier », Réfléchir & Agir, n° 1, 1996.

12 Jean-Paul Bourre, Chartres. Le guide du pèlerin, Paris, Guy Trédaniel, 1990.

13 Jean-Paul Bourre, Les Celtes dans la Bible, Paris, Robert Laffont, « Les énigmes de l’univers », 1990.

14 Jean-Paul Bourre, La Quête du Graal. Du paganisme indo-européen à la chevalerie chrétienne, Paris, Dervy, 1993.

15 Jean-Paul Bourre, Les Celtes dans la Bible, op. cit., pp.11-12.

16 Sur cette thématique, cf. notre livre La Nouvelle Droite et la « Tradition », Milan, Archè, 2011, ainsi que nos article « La Nouvelle Droite et les Indo-Européens. Une anthropologie d’extrême droite », Terrain, n° 56, mars 2011, pp. 137-151 et « Au-delà des vents du Nord », 2011, http://tempspresents.wordpress.com/2011/04/25/stephane-francois-nordicisme/.

17 Jean-Paul Bourre, Les Celtes dans la Bible, op. cit., pp. 71, 80 et 86.

18 Ibid., p. 64 et suivantes.

19 Voir en particulier le chapitre intitulé « À la cour du Christ polaire », Les Celtes dans la Bible, op. cit., pp. 177-203.

20 Jean Mabire, Thulé. Le soleil retrouvé des Hyperboréens, Paris, Robert Laffont, « Les énigmes de l’univers », 1978.

21 Jean-Paul Bourre, Les Celtes dans la Bible, op. cit., pp. 111 et 165.

22 Jean-Pierre Bourre, Les Chouans et la Guerre sainte, Paris, Dualpha, 1999 et Les Lansquenets, un combat pour l’empire, Paris, Dualpha, 1999.

23 Jean-Paul Bourre, Le Graal et l’Ordre noire, Paris, Déterna, 1999.

24 Stéphane François, Le Nazisme revisité. L’occultisme contre l’histoire, Paris, Berg International, 2008.

25 Otto Skorzeny, Les Commandos du Reich, Paris, Déterna, 2002.

26 Alfred Rosenberg, Le Mythe du XXe siècle, Paris, Déterna, 2005.

27 Joseph Goebbels, Combat pour Berlin, Paris, Déterna, 2006.

28 Adolf Hitler, Ma doctrine, Paris, Déterna, 2011 ; Derniers libres propos suivi du Petit livre brun, Paris, Déterna, 2010.

29 Marcel Déat, Le Parti unique, Paris, Déterna, 2008.

30 Henry Coston, La Franc-maçonnerie sous la IIIe République, Paris, Déterna, 1998.

31 Jean Mabire, La Torche et le glaive, Paris, Déterna, 1999.

32 Pardès est l’éditeur qui a traduit et publié en français les textes politiques et racialistes de l’ésotériste d’extrême droite Julius Evola.

33 Jean-Paul Bourre, Envoûtement, Puiseaux, Pardès, 2000, et Satanisme, Puiseaux, Pardès, 2000.

34 Jean-Paul Bourre, Les Profanateurs. La nébuleuse de tous les périls. Nouvelle Droite, Skinheads, néonazis, Paris, Le Comptoir, 1997.

35 Jean-Paul Bourre, Guerrier du rêve, op. cit., p. 301.

36 Frédéric Chatillon, Thomas Lagane & Jack Marchal (1995), Les Rats maudits. Histoire des étudiants nationalistes 1965-1995, Paris, Édition des Monts d’Arrée, 1995, p. 130.

37 Jean-Paul Bourre, Croatia. Récit, Éditions de la Magrie/Les Nuées volantes, 1994.

38 Jean-Paul Bourre, Guerrier du rêve, op. cit., p. 337.

39 Jean Raspail, Le Camp des saints, Paris, Robert Laffont, 1973.

40 Guillaume Faye, La Colonisation de l’Europe. Discours vrai sur l’immigration et l’Islam, Paris, L’Æncre, 2000.

41 Voir par exemple le dossier « Nos origines raciales », Réfléchir & agir, n° 14, printemps 2003, en particulier, « La question raciale à l’orée du XXe siècle », pp. 30-32 et dans le même numéro, XXX, « Amaudruz-Plantin : les Soljenitsyne du soviétisme occidental », p. 4 ; Camille Galic, « Les racines de notre Europe ? Européennes ! », Réfléchir & Agir, n°15, automne 2011, pp. 12-13.

42 Le CREA, « Sommes-nous des fils de Thulé ou des fils de Jérusalem ?», Réfléchir & Agir, n° 15, été 2003, p. 16.

43 Jean-Paul Bourre, Le Monde de Warcraft. Ma vie au milieu de 9 millions d’accros, Paris, Scali, 2007.

44 Jean-Paul Bourre, Génération chaos, Paris, Les Belles Lettres, 1998, p. 31

45 Cf. ses textes autobiographiques Jean-Paul Bourre, Guerrier du rêve, op. cit. ; Quand j’étais blouson noir, Paris, Scali, 2007.

46 Guillaume Faye a été journaliste à l’Écho des Savanes, le Figaro Magazine, VSD, chargé de cours à l’université, animateur sur des radios libres comme Bourre (La voix du lézard), puis sera Skyman sur Skyrock. Il a aussi participé à Télématin sur France 2,

47 Guillaume Faye, L’Archéofuturisme, Paris, L’Æncre, 1998, p. 31.

 

via Fragment sur les Temps Présent

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03/03/2012

Campagne d'intox : Les pesticides, apprenons à (ne plus) nous en passer !

A grand renfort de slogan tapageur, de frimouse d'un bambin grimé en Maya l'abeille, du solide gaillard maniant la bêche (un bobo ayant mis la main sur un jardin ouvrier est en train d'arracher des adventices), deux-trois images découpées dans le bouquin de la petite dernière, l'équipe de communication du Ministère de l'écologie, du développement durable, des Transports et du Logement, nous annonce que :

" le ministère du Développement durable a lancé, en mai 2010, une campagne de communication sur trois ans relayée par un certain nombre de partenaires. "

Bigre !!! Et même mieux :

"Initié à la suite du Grenelle Environnement, le plan Ecophyto 2018 vise à réduire progressivement l’usage des pesticides en France de 50%, si possible, d’ici à 2018. Agriculteurs, collectivités locales et associations sont mobilisés pour agir dans ce sens."

Fichtre, la prise de conscience est donc générale et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes (le notre), grâce à notre Ministère de l'écologie, du développement durable, des Transports et du Logement ...

Mais...ben oui, tu t'en doutes, il y a baleine sous gravier :

En catimini, en février 2011, le ministère de la Santé a décidé de multiplier par 5 la concentration maximale autorisée pour les pesticides dans l'eau du robinet. Désormais à consommer avec modération...

Pesticides dans l'eau du robinet

C'est l'association Générations Futures, ONG spécialisée dans la question des pesticides, qui a levé le lièvre le 7 février 2012, dans une indifférence médiatique totale.

Depuis 1998, un avis du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France (CSHPF) tenait lieu de réglementation. Dans une transposition quelque peu olé-olé de la directive européenne 98/83, le CSHPF avait en effet décidé que l'eau ne devait "pas être utilisée, ni pour la boisson, ni pour la préparation des aliments" si un pesticide s'y trouvait à une quantité supérieure à 20% d'une valeur répondant au doux nom de "valeur sanitaire maximale" (VMax, définie par divers organismes : OMS, EFSA, AFSSA...). Une interprétation qui dépassait déjà largement les normes européennes.

Les pesticides, c'est bon... buvez-en !

La "nouveauté", c'est qu'en février 2011, une instruction de la Direction Générale de la Santé (DGS, dépendant du ministère de la Santé), passée totalement inaperçue jusque là, a tout chamboulé. Sans tambour ni trompette, le ministère s'est donc jeté à l'eau et a décidé de porter les "seuils de potabilité" à 100% de la VMax. Soit une multiplication par 5 des seuils en vigueur ! Défoliant Décoiffant !

"Autrement dit : on va tolérer dans de très nombreuses localités des quantités de pesticides dans l'eau 5 fois plus importantes qu'avant décembre 2010 !" déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. "Ainsi pour un pesticide comme le folpet, pourtant classé cancérigène probable aux Etats-Unis, on va maintenant tolérer jusqu'à 300 μg/l pendant plus d'un mois alors qu'auparavant on ne pouvait dépasser les 60 μg/l pendant la même durée !" fulmine-t-il.

Le ministère de la Santé en eaux troubles...

Autre conséquence de cette nouvelle mesure sanitaire : la baisse artificielle du nombre de personnes concernées par une présence excessive de pesticides nécessitant une restriction d'utilisation de l'eau. On est ainsi passé de 34 300 personnes touchées par ces restrictions en 2009 à une estimation de 8 939, selon les chiffres du ministère ! De la belle ouvrage...

"Cette amélioration en trompe l'oeil n'est due qu'à une manipulation des valeurs de pesticides acceptées dans l'eau et pas à une véritable amélioration de la situation" proteste François Veillerette qui voit là "la preuve que les autorités publiques ont renoncé à améliorer la situation en changeant les pratiques agricoles en profondeur mais préfèrent changer les graduations du thermomètre que de faire vraiment baisser la fièvre !"...

Et bientôt, au fil de l'eau, il suffira d'arroser son jardin pour le désherber ? On n'arrête pas le progrès...

[Remarque, ajoutée à 22h30 : la décision date du 9 décembre 2010, elle n'a été publiée au Bulletin Officiel que le 15 février 2011]

 "Les mots ont un sens")

 sur une idée de bernie

http://files.fluctuat.net/images/cms_flu/3/5/6/5/35653/43116.jpg

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22/11/2011

Ouvrier mort à Cinélac: deux chefs condamnés

«Il me manque la moitié de moi-même» confiait la veuve de R. au lendemain de sa mort. Cet ouvrier, un Bâlois de 35 ans, est tombé de huit mètres en installant une tribune à Cinélac le 19 juin 2007. Selon nos renseignements, le chef de projet et le chef d’équipe de la société en charge des constructions temporaires de la manifestation du Port-Noir ont été récemment condamnés à six mois de prison avec sursis pour homicide par négligence.

Cette sanction, prononcée le 7 novembre, intervient plus de quatre ans après le drame. Comme le prévoit la loi, un magistrat peut émettre une telle ordonnance pénale pour des peines «modestes» sans recourir pour cela à un procès public.

Sans harnais

A l’époque des faits, l’Office cantonal de l’inspection et des relations du travail (Ocirt) dénonce: la victime n’avait pas de harnais et aucun filet de récupération n’a été placé au sol. R. a perdu l’équilibre en voulant installer un chevron dans une entaille et a chuté d’environ huit mètres. Hospitalisé, il a succombé à ses blessures. A la suite de l’accident, l’Etat avait demandé à l’entreprise de renforcer la sécurité du chantier notamment en matière de port de casques et de harnais, confirme Palmolino Esposito, administrateur et président de Cinélac: «Mais nous n’étions pas directement mis en cause.»

En effet, les ordonnances pénales de la procureure Laurence Piquerez ne mettent pas en cause Cinélac. Elles se focalisent sur deux responsables de l’entreprise de montage et de démontage, défendus par Mes Grégoire Mangeat et Arun Chandrasekharan. Lors de son audition, le chef de projet, âgé de 41 ans, a expliqué que «les ouvriers n’étaient pas contrôlés à chaque moment et qu’ils travaillaient de manière indépendante».

Le responsable ajoute que le jour du drame, la victime s’était attelée «à une autre tâche que celle qu’il s’était vu confier.» Entendu par la justice, un fonctionnaire du service de l’inspection des chantiers a conclu, pour sa part, que l’accident était dû à «un manque d’organisation ou de coordination».

«Il aurait dû le corriger»

L’autre prévenu, un chef d’équipe de montage âgé de 36 ans, a expliqué ne pas avoir vu ce que faisait effectivement la victime ce jour-là. Mais pour la procureure, il aurait dû voir, comme l’autre prévenu condamné, que R. travaillait «de façon non conforme et il aurait dû le corriger.» Au-delà de sa peine de prison avec sursis, le chef d’équipe écope d’une amende de 5000 francs. Son collègue est condamné, quant à lui, à s’acquitter de 6500 francs. Dans ses deux ordonnances, la procureure conclut: «On peut affirmer avec une vraisemblance confinant à la certitude que le résultat dommageable ne se serait pas produit» si les prévenus avaient adopté «un comportement conforme aux règles de prudence».

Contacté hier, Me Mangeat confirme que les deux hommes ont recouru la semaine dernière contre leurs ordonnances pénales. Ils seront donc jugés, l’année prochaine, lors d’un procès public devant le Tribunal de police. Avocats de la veuve, Mes Robert Assaël et Laura Santonino expliquent que leur cliente «est soulagée qu’une autorité ait dit que cette mort ne relève pas de la fatalité mais de la violation crasse de normes de sécurité. La veuve de R. aurait préféré que l’entreprise reconnaisse d’emblée ses responsabilités qu’elle a toujours fuies. Notre cliente a l’espoir que ce drame servira à augmenter la prudence des entreprises en matière de sécurité.»

Fedele Mendicino | 22.11.2011 | 00:00

 

piqué au tas sur tdg.ch

16:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/10/2011

Black Tuesday - 29/10/1929

http://2.bp.blogspot.com/_5rDsPl1-rGg/TL9tIdLQlRI/AAAAAAAAMg0/JhBEraH6JJw/s1600/1929_BlackTuesdayDow.gif.jpg

00:10 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/09/2011

Ilkka Laitinen, Le Directeur de Frontex... entarté... Gloup Gloup Gloup !


Ilkka Laitinen, Executive Director of Frontex... par GloupGloupGlup

Ilkka Laitinen, Executive Director of Frontex gets a... pie !
At the margins of the European Union, Frontex co-ordinates increasingly repressive anti-migration policies with public funding.
Fight borders ! Destroy the walls ! Freedom for all !


Ilkka Laitinen, Le Directeur de Frontex... entarté
Frontex coordonne, avec de l'argent public, les politiques anti-migratoires et toujours plus répressives aux frontières extérieures de l’Europe.
Luttons contre les frontières, contre les murs qui séparent les humains et pour la liberté de circulation !
Liberté pour tous, sans condition !

Ilkka Laitinen, directeur van Frontex... getaart!
Frontex coördineert, met publiek geld, het alsmaar repressieve anti-migratiebeleid aan de buitengrenzen van Europa
Verzet tegen grenzen en voor bewegingsvrijheid!
Vrijheid voor iedereen!

via bxl.inymédia

07:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/08/2011

Article sur votre blog : A propos d'Histoires secrètes d'Action Directe, documentaire de Romain Icard

courriel reçu hier :

Bonjour,

 

Je vous contacte après un email reçu suite à l’article suivant :http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2009/11/02/pour-l...

 

On nous a averti de la possibilité d’un dépôt de plainte si cet article datant de 2009 n’était pas retiré de votre site.

20 Minutes n’est pas responsable du contenu des blogs des internautes, ce sont les auteurs qui le sont. (« L’internaute inscrit reconnaît et accepte que 20 Minutes n'assume et ne supporte aucune responsabilité du fait des Contenus et s'engage à garantir 20 Minutes dans les conditions détaillées à l'article "Droits et obligations des Inscrits" des présentes conditions générales d'utilisation » (http://www.20minutes.fr/cgu.php) nous souhaitions, simplement, et en toute transparence, vous informer à propos de cette information et ce risque.

Pouvez-vous nous dire rapidement si vous souhaitez supprimer l’article du site ou le conserver?

 

Souhaitez-vous que nous communiquions votre adresse email pour que vous puissiez communiquer ensemble là-dessus ?

 

Voici le message reçu : « Ce texte est, selon mes défenseurs, diffamatoire en plusieurs points. Qui plus est au niveau professionnel. Vous n'êtes pas sans savoir que la législation me serait favorable en cas de procédure. Aussi, je vous demande instamment de bien vouloir faire disparaître ce texte de ce blog le plus rapidement possible. »

 

Je vous en remercie,

 

Cordialement,

Cédric #######

Responsable de Communauté

Lien vers l'article : http://endehors.net/news/a-propos-d-histoires-secretes-d-action-directe-documentaire-de-romain-icard

Icare rit ?

07:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/08/2011

Mark Kennedy - Mark Stone la suite

Mark Kennedy's secret tapes: CPS launches wide-ranging inquiry

Judge to look into arrests of Ratcliffe-on-Soar environmental campaigners and undercover policeman's surveillance tapes

Mark Kennedy
Secret policeman Mark Kennedy. Sir Christopher Rose's inquiry will look into claims that surveillance tapes he recorded were suppressed. Photograph: Philipp Ebeling for the Guardian

A retired high court judge has been appointed to lead an expanded inquiry into claims that prosecutors suppressed secret surveillance tapes recorded by the undercover police officer Mark Kennedy in the trial of six environmental activists.

Sir Christopher Rose, who sat in the court of appeal until 2006, will head the independent inquiry set up by the director of public prosecutions, Keir Starmer QC, who acknowledged "growing concerns" over the claims.

Rose, as Chief Surveillance Commissioner, has been responsible for scrutinising the surveillance activities of the police and other official bodies for five years.

He will examine allegations that the Crown Prosecution Service (CPS), the agency headed by Starmer, misled the courts when it decided to abandon the prosecution of six activists accused of conspiring to invade one of Britain's biggest power stations.

The CPS had told a court in January that it was dropping the prosecution because "previously unavailable information" – the tapes recorded by Kennedy – which undermined its case had come to light.

However, documents obtained by the Guardian indicated the tapes had been with the CPS for more than a year.

When Starmer announced Rose's appointment on Wednesday, it became clear that the DPP had widened the inquiry since he first said last month that he was going to commission it.

Now it will also delve into why only 26 of the 114 activists who were initially arrested over the alleged plot to break into the power station were charged.

The activists have raised suspicions that the small number charged were picked out unfairly or for political reasons. Two years ago, the activists had been arrested in a school by Nottinghamshire police to prevent the occupation of the Ratcliffe-on-Soar power station a few hours later.

Kennedy, who infiltrated environmental groups for seven years, recorded the activists' meetings on a Casio watch. The former spy, who offered to help the activists in their defence, has said the tapes would have cleared them.The expansion of Rose's inquiry comes after Kennedy offered to pass on information about the "important" question of why only some of the activists were charged.

Rose's inquiry will run in tandem with another investigation. The Independent Police Complaints Commission has been examining the "alleged failure of Nottinghamshire police" to disclose evidence to the CPS in the same case.

In all, eight official inquiries have been established this year in the wake of revelations about the infiltration of protest groups by Kennedy and other undercover police officers.

Starmer said: "Sir Christopher will have full access to all the available evidence and will examine the issues with the utmost thoroughness. Inevitably this will take time but will be completed as soon as is practicable." His report will be made public.

ENDS

 

Undercover police officer unlawfully spied on climate activists, judges rule

Mark Kennedy was arguably an agent provocateur, says appeal verdict quashing Ratcliffe-on-Soar conspiracy convictions

Mark kennedy
Undercover police officer Mark Kennedy was 'involved in activities that went much further than the authorisation he was given', the appeal court judges ruled

Three senior judges have ruled that the undercover police officer Mark Kennedy unlawfully spied on environmentalists and arguably acted as an "agent provocateur".

In a damning ruling explaining why they quashed the convictions of 20 climate change activists, the appeal court judges said they shared the "great deal of justifiable public disquiet" about the case.

The judges, who included the lord chief justice, said "elementary principles" of the fair trial process were ignored when prosecutors did not disclose evidence about Kennedy's work to activists' lawyers.

The court announced on Tuesday that it would quash the convictions of the activists, who were wrongly accused of conspiring to break into Ratcliffe-on-Soar power station in 2009.

The judgment also made several criticisms of Kennedy, including that his deployment could have been construed as "entrapment". It revealed Kennedy was part of a long-term programme "to infiltrate extreme leftwing groups" in the UK. Other court documents say the spy programme was called Operation Pegasus.

Kennedy, who has expressed remorse for the seven years he lived deep undercover in the environmental movement, responded by saying in a statement issued by his publicist, Max Clifford: "I refute the claim that I acted as an agent provocateur. At no time have I or did I actively encourage a group or person to engage in an activity that they were not already engaged in."

But it will now be for senior police officers to explain why Kennedy, one of a network of police spies planted in protest groups, may have incited protesters to commit criminal acts they were later prosecuted for.

Among those who will be asked questions is Sir Hugh Orde, president of the Association of Chief Police Officers (Acpo), which was responsible for the shadowy unit to which Kennedy was seconded.

The national public order intelligence unit was later transferred to the Metropolitan police, under the command of the assistant commissioner John Yates, who resigned this week.

Orde is being tipped as a replacement Met commissioner. So too is Bernard Hogan-Howe, the top-ranking officer conducting an official inquiry into the Kennedy affair for Her Majesty's Inspectorate of Constabulary.

ACPO said in a statement: "The law is quite clear that undercover officers are absolutely prohibited from inducing people to commit offences they wouldn't otherwise commit. We are hopeful that the reviews into these events will make recommendations that will perhaps bring further robust governance, accountability and intrusive management into undercover policing, while preserving the value of the tactic to keeping communities safe."

All senior officers involved in the controversy will be alarmed at the mounting evidence that Kennedy went "rogue", developing genuine sympathies for the cause advocated by the suspected extremists he had been asked to monitor.

Known as Mark Stone to the activists he was sent to monitor – and UCO 133 to his police handlers – Kennedy put his concerns about his deployment on record.

"The middle class youths who are getting involved with protest linked to climate change are not politicised, they are concerned about the future of the planet not political issues," he wrote in one report to his handler.

Activists might be amused that he saw their cause as apolitical, but his interpretation of their motives would nonetheless have assisted them in court.

So too would the recordings he secretly made of activists when they gathered at a meeting before the planned protest.

A raid of that meeting by Nottinghamshire police ensured the protest at the power station never took place, and 113 people were arrested.

Of those, 26 were charged for conspiring to break into the facility, but Kennedy's evidence, which also included a signed police statement in which he offered a measure of "support for the defence", was withheld from their lawyers.

As a result, the trial of six activists was abandoned in January. The convictions of the other 20 campaigners, found guilty in December, were quashed on Tuesday for the same reason.

The judges made clear that Kennedy's surveillance tapes would have supported the defendants' argument at trial that they intended to avert greater harm from carbon emissions from the power station.

"It is a case which has given rise to a great deal of justifiable public disquiet, which we share. Something went seriously wrong with the trial," the judgment said. "The prosecution's duties in relation to disclosure were not fulfilled. The result was that the appellants were convicted following a trial in which elementary principles which underpin the fairness of our trial procedures were ignored. The jury were ignorant of evidence, helpful to the defence, which was in the possession of the prosecution but which was never revealed. As a result justice miscarried."

The Crown Prosecution Service's alleged failure to disclose Kennedy's evidence is now the subject of an independent inquiry by Sir Christopher Rose, a retired court of appeal judge.

But the judgment raises more questions about the operation to plant Kennedy and other undercover police officers in the protest movement.

The files of undisclosed evidence, the judges said, reveal Kennedy "was involved in activities which went much further than the authorisation he was given, and appeared to show him as an enthusiastic supporter of the proposed occupation of the power station and, arguably, an agent provocateur".

There remain questions over his legal authority to spy on activists. Kennedy was not authorised to take part in the occupation of the power station until 9 April, just three days before the planned protest.

His surveillance of the activists also exceeded his powers, according to the judgment.

"When the protesters started to congregate together just before the proposed occupation it appears that Kennedy went much further than his authorisation.

"That included undertaking reconnaissance, participating in briefings, checking the surrounding area for police activity and agreeing to take part in a team of climbers."

The judges agreed that Kennedy was arguably seen by younger activists as an "eminence grise" – influential decision-maker – in the group.

The judgment added that Kennedy played a "significant role in assisting, advising and supporting ... the very activity for which the appellants were prosecuted".

That finding could prove damaging for senior police responsible for the surveillance operation.

Vera Baird, the former solicitor-general, said: "It was an ill-thought-out campaign to undermine people who turned out to be honest campaigners, not criminals, during which they wasted an enormous amount of money on this man who inevitably went native living with decent people for all those years.

"They were then left with him having let them down and with evidence showing that there was no crime in the first place."

Which police officer will take responsibility for the crisis in undercover policing?

Sir Hugh Orde. Bernad Hogan-Howe. Some of the top candidates for the most senior job in British policing could still be tainted by the controversy over Mark Kennedy and undercover policing.

Sir Hugh Orde
Sir Hugh Orde President of ACPO. Photograph: David Levene for the Guardian

Who will ultimately be made to carry the can over the Mark Kennedy and undercover policing fiasco? With a vacancy at the top of the Metropolitan Police this could turn out to be an intriguing question.

We know that Kennedy and the other police spies were seconded to the National Public Order Intelligence Unit. This was the responsibility of the Association of Chief Police Officers (ACPO) which, as has been said a thousand times before, has massive accountability problem.

When the controversy broke in January, ACPO's president, Sir Hugh Orde, was quick to stand-up and call for reform. He has been doing that for a while now.

Orde was also instrumental in seeking to deflect attention from police, using a speech to point to the (considerable) amount of unregulated surveillance that goes on in the private sector.

But as the anarchist Tweeter @piombo pointed out today, Orde had not taken the ACPO job when the operation to spy on Ratcliffe protesters went so badly wrong — he was in charge of policing in Northern Ireland. Note who retweeted that message.

We're entering interesting waters in the world of senior cops, and a handful will by vying for the top job vacated by Met commissioner Sir Paul Stephenson.

When the damning Court of Appeal judgment into the Ratcliffe case was revealed on Wednesdat, those close to Orde were quick to argue privately that this has little to do with him — or ACPO.

True, the NPOIU was moved over to the Met earlier this year in a bid to make this murky surveillance project more accountable. Ironic, then, that it was put under the command of none other than Yates of the Yard.

But the intrigue gets deeper. Another contender for Met commissioner is Bernard Hogan-Howe, who has been drafted in to bolster the Met in its moment of crisis.

As it turns out, Hogan-Howe, formerly a chief constable of Merseyside Police, is also conducting the major review into ACPO's surveillance operation, which we expect to be published over the summer.

Orde and Hogan-Howe would have to see off Sara Thornton, who has nothing to do with spying on protesters, and actually did a very good job ripping to shreds an attempt by West Midlands Police to monitor Muslim areas of Birmingham.

It is often the case that senior officers adeptly use the "bad apple" excuse whenever anything goes wrong — cutting loose expendable rank and file officers rather than admit to systemmatic failings. Kennedy is surely expecting that treatment.

Another senior officer, Jon Murphy, the ACPO lead for serious and organised crime, implied Kennedy's actions would never have been sanctioned.

If any of his bosses could arguably be fingered for responsibility for his deployment it is assistant chief constable Anton Setchell, formerly ACPO's national coordinator for "domestic extremism".

It's unlikely he will face the music either. Setchell retired at the end of last year, just a few months after Kennedy was outed on Inydmedia.

It is Setchell's unfortunate successor, the (comparatively) lowly detective chief superintendent Adrian Tudway, who had to manage with the fallout from the scandal in undercover policing. He may be called on to explain the controversy in the future.

Op-Ed: Court of Appeal quashes 'Mark Kennedy' convictions

 
 +
 
The tide could be turning for the police and other organs of state security who incite crimes in order to discredit political ideologies and their activists, in Britain at least.
The world and especially the Internet is awash with lunatic so-called conspiracy theories, which are in reality for the most part simply scurrilous and unsubstantiated gossip about how the CIA rather than Oswald assassinated the President, how the White House rather than eighteen angry young men with boxcutters perpetrated 9/11, and how Dr David Kelly was murdered by MI5 rather than driven to suicide by a media frenzy, public humiliation and disgrace. Occasionally though, a real life story of subversion and intrigue does come to light when someone lifts up a rock and something nasty crawls out from underneath. Undercover police officer Mark Kennedy was one of these nasty creatures; for seven years he posed as an eco-activist creating a new identity complete with fake official documents and a fake – or should that be genuine-fake? – passport. If you or I had a fake passport in our possession we’d be off to clink in an instant. When one of the state’s organs has one though, it is issued by the Royal Prerogative, and none of your business, pal. This is of course not a new development, and to some extent the police and more importantly the shadowy intelligence agencies have to cross the line on occasion. The men convicted of organising the Heathrow bomb plot which was said to have been bigger than 9/11 had to be given enough rope; they were kept under close surveillance, and the authorities did not make their move until they felt they had sufficient evidence to obtain convictions. It would though have been a different matter for an undercover agent to join a conspiracy of this nature and edge others on. And it would be an entirely different matter yet again for an agent provocateur to recruit fanatics or people of poor character and low intelligence for the express purpose of inciting them to commit acts of terror so that they could be exposed, and sent to gaol for decades, as happened in the United States recently. There is no suggestion that Mark Kennedy came anywhere near doing anything of that nature, but he did participate in peaceful though unlawful activity directed against private property, and we have only his word for it that he was not responsible for initiating or attempting to initiate anything more serious. To his credit though, he appears to have either seen the light or been converted to some degree to the cause he had been sent to monitor or even subvert. There can be no doubt that the vast majority of the eco-warriors with whom he rubbed shoulders for years have their hearts in the right place, and the fact that he may have in some sense acted as an agent provocateur is undoubtedly one of the reasons why earlier this week, the Court of Appeal quashed the convictions of a number of activists for conspiring to break into the Ratcliffe-on-Soar power station two years ago. The fact that the Director of Public Prosecutions himself had urged them to appeal may also have had something to do with it. In spite of scathing criticism directed at the police, no one has really been brought to book; the only way to put a stop to this sort of nonsense is to hold people personally accountable; that means police officers who act illegally must be prosecuted in the criminal courts, not simply found liable in tort and their fines paid by their employer – ie the taxpayer – as happens inevitably in cases of police brutality, unlawful arrest and seizures etc, in the rare cases where the victim can obtain Legal Aid to bring a prosecution or has sufficient means to mount one himself. It is probably too much to ask that this will happen at any time in the near future, but there is another consideration here. Earlier this week it was announced that in this new age of austerity, Essex Police are to lose up to four hundred frontline officers over the next three years. Similar cuts are being imposed on all Britain’s local police forces. The police have more important things to do than play games subverting bona fide if feisty pressure groups, like patrolling the streets, and tracking down serial killers, as in the current Stockport hospital investigation.


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05/07/2011

SMP - Sociétés militaires privées... Si c'est une oeuvre alors là, là c'est autre chose. ...

Sociétés militaires privées à la française : faut-il modifier la loi ?

Le 12 mai dernier, Pierre Marziali, ancien sous-officier parachutiste et fondateur de la société Secopex, était mortellement blessé sur un check point à Bengazi, dans des circonstances encore imprécises. On apprendra rapidement qu'il était présent en Libye en vue d'y consolider l'installation d'une succursale de son entreprise destinée à fournir des prestations de sécurité et de protection aux journalistes présents sur le théâtre.

Ce fait divers a ainsi brutalement replacé sur le devant de la scène médiatique un débat déjà plusieurs fois mené en France : celui relatif au développement des sociétés militaires privées (SMP).

UN DÉBAT RELATIVEMENT RÉCENT

Dans ces termes actuels, le débat a pris corps essentiellement avec les conflits irakien et afghan. Engagements d'un type nouveau pour les armées occidentales, ces conflits sont marqués également par une multiplication de SMP présentes sur les théâtres, essentiellement anglo-saxonnes, pour accompagner et prolonger l'action des forces. Ces sociétés, qui agissent prioritairement dans le domaine de la sécurité, de la protection ou dans celui de la formation, apparaissent aux yeux de beaucoup, non seulement comme un des éléments de la stratégie de sortie de crise mais aussi et surtout, comme un appui particulièrement efficace à la mise en œuvre d'une politique d'influence destinée à soutenir les entreprises engagées dans la conquête des juteux marchés des contrats de reconstruction.

Dans notre pays, ce débat est surtout marqué par une problématique centrale : la France a-t-elle ou non intérêt à favoriser le développement de SMP à caractère national ?

Pour les tenants d'un développement des SMP à la française, il s'agit d'être à notre tour présent sur ce segment en mettant un terme au quasi-monopole dont disposent les anglo-saxons en la matière avec, dans la ligne de mire, l'objectif de mieux accompagner nos entreprises nationales pour qu'elles soient plus performantes dans l'obtention des marchés financés par la communauté internationale dans ces zones de crises.

Et d'expliquer que le différentiel entre nous et les anglo-saxons tiendrait essentiellement à notre législation, en particulier la loi n° 2003-340 du 14 avril 2003 relative à la répression de l'activité de mercenaire jugée beaucoup plus restrictive ; la solution consistant donc à déréglementer pour permettre l'épanouissement de SMP à la française.

L'ÉTAT DU DROIT EXISTANT

Mais en fait, de quoi parle-t-on ? Que dit la loi de 2003 relative à la répression de l'activité de mercenaire ?

Elle vise explicitement la participation directe à deux situations dans le but d'obtenir un avantage personnel ou une rémunération importante : d'une part "la participation directe aux hostilités dans le cadre des conflits armés" et, d'autre part, "les actes concertés de violence visant à renverser les institutions ou porter atteinte à l'intégrité territoriale d'un Etat", en clair la participation à ce que l'on nomme communément un "coup d'Etat".

Sont punissables de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende pour avoir commis de tels actes "les personnes qui ne sont ni ressortissantes des Etats au conflit, ni membres des forces armées de ces Etats, ni envoyés en mission par un Etat autre que ceux au conflit en qualité de membre des forces armées de cet Etat ".

Est enfin puni plus lourdement, de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 euros d'amende, "le fait de diriger ou d'organiser un groupement ayant pour objet le recrutement, l'emploi, la rémunération, l'équipement ou l'instruction militaire" des personnes visées au paragraphe précédent.

Ces deux articles du code pénal (les articles 436-1 et 436-2) répriment donc bien des activités de mercenariat au sens strict du terme, telles qu'ont pu les mener un certain nombre de militaires français dans la période de la décolonisation, essentiellement sur le continent africain.

VERS UN RENFORCEMENT DU DISPOSITIF RÉGLEMENTAIRE ?

On voit donc mal quels aménagements ou, plus exactement, quelles atténuations pourraient être apportés à ces incriminations.

Comment pourrait-on imaginer d'abord que le législateur puisse revenir sur l'interdiction de participer à des "coups d'Etat" !

S'agissant ensuite de la seconde incrimination, la participation directe à un conflit armé c'est-à-dire à tout le moins la participation directe à des combats, plusieurs obstacles, juridique et d'opportunité, semblent s'opposer à la suppression de ce texte.

Juridiquement d'abord, il apparaît difficile de concevoir que le juge constitutionnel puisse admettre l'hypothèse d'une délégation à des personnes privées du droit de mener en lieu et place de l'Etat des actions de combat alors qu'il s'agit du cœur des activités régaliennes de l'Etat. A titre d'exemple, il suffit de se souvenir que le Conseil constitutionnel a récemment, sur le même motif, rejeté une disposition du projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure qui visait à transférer aux policiers municipaux des compétences exercées jusque-là par la gendarmerie et la police nationales.

En opportunité ensuite, on envisage difficilement que le gouvernement puisse afficher, en particulier vis-à-vis de nos partenaires internationaux, que la France "tolère" ou "autorise" des personnes privées à participer directement à des actes de combat. On imagine assez facilement le retentissement qu'aurait une telle annonce sur la scène internationale.

Enfin et surtout, on a du mal à comprendre en quoi ces incriminations pénales interdiraient le développement de SMP à la française tant que ces sociétés restent dans les domaines de la sécurité et de la protection, de l'ingénierie et de la formation et à condition, bien sûr, que la présence de ces SMP soit totalement compatible avec les engagements de notre pays.

En fait, le développement des SMP à la française doit à l'évidence s'accompagner d'un renforcement de la réglementation qui doit viser, pour mieux accompagner ce développement, à encadrer et contrôler strictement cette activité avec en particulier les problématiques liées au recrutement ou à la formation de leurs personnels ou encore des conditions et modalités de leur engagement.

Philippe Coué, lieutenant-colonel (gendarmerie), stagiaire à l'Ecole de guerre

piqué au ats sur lemonde.fr - 01/07/2011

 

Carcassonne. Témoignage de l'épouse de Pierre Marziali, tué à Benghazi

En fin de matinée, hier, Dominique Marziali, l'épouse de Pierre Marziali, dirigeant de la Secopex, tué à Benghazi dans la nuit du 12 au 13 mai, a rendu visite à la rédaction de La Dépêche du Midi. Son témoignage est exclusif.

Est-il exact que le corps de votre mari a été rapatrié de Libye en fin de semaine dernière ? On parle de ce samedi 14 mai.

« Le rapatriement de la dépouille de Pierre est tenu au secret. J'ignore si nous pourrons procéder à une crémation. Je ne suis toujours pas en possession de son acte de décès. Dans tous les cas, la cérémonie se déroulera dans la plus stricte intimité ».

Avez-vous obtenu des informations complémentaires sur les circonstances de sa mort ?

Pas plus tard que ce matin (hier mercredi), l'assistante de Pierre, à la Secopex, a de nouveau contacté le quai d'Orsay, à Paris, mais personne ne veut rien nous dire. Nous avons été informés uniquement du fait que les services français du renseignement mènent actuellement deux enquêtes sur le sol libyen dont une concerne l'assassinat de mon mari ».

Et au sujet de ses collaborateurs qui étaient avec lui et qui ont été arrêtés ?

« À ma connaissance ils sont toujours détenus par les autorités qui relèvent du Conseil national de transition à Benghazi. Nous avons pu savoir qu'ils ont fait l'objet de deux interrogatoires serrés, mais depuis dimanche nous n'avons pas de leurs nouvelles ».

De nombreuses interrogations ont été formulées dans la presse sur la personnalité de votre mari, sur les véritables activités de sa société, et sur les raisons de sa présence en Libye. Une première question : saviez-vous pourquoi Pierre Marziali avait entrepris ce voyage ?

Je sais, en effet, beaucoup de choses. D'abord je tiens s à dire que la présence de Pierre à Benghazi n'était pas illégale. Il était parti de Carcassonne mardi 10 mai et il avait prévu son retour pour ce dimanche 15 mai. Il avait projeté d'ouvrir une antenne de sa société à Benghazi. Le ministère des Affaires Étrangères était parfaitement informé de son projet, il était parti son passeport en poche, à visage découvert avec « un feu orange » des autorités françaises. Ce n'était un secret pour personne et ce n'était pas la première fois qu'il se rendait en Libye.

Vous contestez, donc, le fait qu'il ait pu se livrer à une mission pour le compte de Khadafi ainsi qu'il a été supposé et que la Secopex soit, en fait, une société écran faisant appel à des mercenaires ?

Avant de se reconvertir dans la sécurité privée, Pierre a passé un peu plus de vingt-cinq ans dans l'Armée française. Il a été engagé sur plusieurs théâtres opérationnels étrangers avec son régiment, le 3e RPIma de Carcassonne. Il a participé à des missions en Bosnie, au Rwanda, au Liban où il a été blessé par un éclat d'obus en 1983. Je suis outrée de lire et d'entendre les commentaires formulés depuis sa mort. Pierre était un patriote. Il était connu pour cela. C'est quelqu'un qui a toujours utilisé la voie diplomatique dans le cadre de ses activités privées. Lorsqu'il a créé la Secopex, il s'était rendu à l'Assemblée Nationale pour expliquer quel était son objectif. Les messages que je reçois depuis l'annonce de sa mort, notamment de la part de parlementaires et d'élus locaux qui le connaissaient, démontrent qu'il n'y avait aucun doute sur sa personnalité ni sur ses missions. Il m'avait effectivement raconté avoir été contacté pour des trafics illégaux en Europe et en Russie. Il a toujours refusé les contrats qui ne respectaient pas son éthique. Pierre n'était pas à Benghazi pour casser du Libyen. Il n'était pas un barbouze.

Comment expliquez-vous qu'il ait été tué et qu'on n'en sache pas davantage sur les raisons qui ont conduit à sa mort ?

Je ne me l'explique pas. Pierre n'était pas armé, ses collaborateurs non plus. La presse a rapporté qu'il s'était interposé lors d'un contrôle de police. C'est une attitude qui ne lui ressemble pas. Mon mari était connu pour son sang-froid, pour la distance qu'il s'efforçait d'avoir toujours dans les situations conflictuelles. Je ne le vois pas s'interposer au beau milieu des policiers et des rebelles libyens armés jusqu'aux dents.

Revenons à la Secopex. Quelles étaient les raisons de son implantation en Libye ?

Les mêmes que celles qui ont conduit à l'ouverture d'antennes en Nouvelle-Calédonie, en Somalie. Mon mari s'est spécialisé dans une protection militarisée des biens et des personnes. Ainsi qu'il est mentionné sur le site internet, la Secopex est une société d'appui stratégique et opérationnel. L'antenne que voulait ouvrir Pierre à Benghazi était destinée à former sur place des gens qui auraient assuré ensuite la protection rapprochée des diplomates, des journalistes, des ressortissants français, notamment des chefs d'entreprises, qui continuent de vivre en Libye. Il n'avait pas d'autre intention que de créer un blocus sécuritaire dans un pays en guerre.

Pierre Marziali avait déclaré à plusieurs reprises sa capacité à lever 2 000 personnes dans le monde entier.

C'est exact. Pierre avait des correspondants quasiment partout qu'il activait à la demande. Parmi eux il y a d'anciens officiers supérieurs qui lui proposaient régulièrement leurs services.

Et à Carcassonne, outre la fonction de siège administratif de la société, de quelle façon intervient la Secopex ?

La société organise des stages de formation à la demande de ses clients, selon une fourchette de prix qui varie entre 2 000 et 6 000 € par personne. Cette semaine, quatorze personnes sont inscrites. Deux autres stages sont programmés dans les prochaines semaines. L'enseignement théorique se déroule dans les locaux rue Chartran. La pratique dans les conditions réelles d'une métropole comme Toulouse, Montpellier. Je sais que Pierre avait obtenu les autorisations pour mener ces entraînements dans les départements de l'Aude et de l'Hérault. Il était en contact avec plusieurs maires qui mettaient à sa disposition des friches communales pour des exercices comme la conduite d'autorités sous protection. L'activité de la Secopex est tout ce qu'il y a de plus officiel. La société possède un agrément d'exploitation et le brevet qu'elle délivre aux stagiaires sera reconnu diplôme d'État.

Que va-t-il advenir à présent de la Secopex ?

Jusqu'au décès de Pierre, j'étais assistante de direction dans une entreprise carcassonnaise. J'ai l'intention de prendre la suite de mon mari. C'est également le souhait de mon fils, Nicolas, qui est actuellement étudiant et qui veut suivre les traces de son père.


Tué à un contrôle policier à Benghazi

C'est au cours d'un contrôle de police, un des deux cents check-points recencés à Benghazi, que Pierre Marziali a été tué dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 mai par des rebelles libyens. Selon Mustafa Gheriani, un porte-parole du Conseil national de transition (CNT), l'instance dirigeante de la rébellion « la victime aurait refusé de coopérer ». On ne connaît toujours pas les circonstances exactes qui ont provoqué la mort de Pierre Marziali. Il a d'abord été indiqué que cet ancien sous-officier du 3e RPIma avait été touché par balle à l'abdomen et qu'il serait mort des suites de ses blessures à l'hôpital de Jalaa. Dernièrement, une nouvelle dépêche relatait que Pierre Marziali aurait été victime d'une balle dans le dos.

Pierre Marziali avait fait parler de lui, une première fois, lors de la création de sa société en 2003. Les médias s'étaient à nouveau intéressés à lui et à la Secopex, en 2008, à la suite des actes de piraterie commis dans les eaux au large de la Somalie. Pierre Marziali avait confirmé peu après la signature d'un contrat entre sa société et le gouvernement somalien. La Secopex était chargée de former les futurs gardes côtes. Son épouse confirme que ce contrat n'a finalement pas été réalisé. Dans l'interview qu'il nous avait consacré en juillet 2008, Pierre Marziali estimait le marché mondial de la sécurité à 100 milliards de dollars par an.

piqué au tas sur ladepeche.fr

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