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11/05/2011

Article 11 - Numéro 4 - l’agent orange en force + concert de soutien ce soir à la Miroiterie 88 rue de Ménilmontant, Paris 20e

11:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/05/2011

contrat opérationnel 10 000 hommes - Préfet de zone de défense - Plan Vigipirate

Elargissement des pouvoirs des préfets de zone de défense

Par A. l'AFP

Publié le 12/03/2010

 

Le décret du 4 mars 2010, relatif à la loi du 29 juillet 2009 sur la programmation militaire pour les années 2009-2014, élargit les pouvoirs des préfets de zone de défense, indique PPrama la lettre hebdomadaire de la préfecture de police (PP).

Prenant le titre de préfet de zone de défense et de sécurité, ces derniers interviennent dorénavant dans les matières relevant de la sécurité intérieure, de la sécurité civile et de la sécurité économique concourant à la défense et à la sécurité nationale.

L’objectif est de renforcer leurs pouvoirs en matière de gestion de crise. Ils pourront ainsi procéder à des réquisitions de biens et de services et prendre des décisions de police administrative.

Pour la zone de défense et de sécurité de Paris, le préfet de police, qui est préfet de zone, dispose d’un secrétariat général de zone de défense et de sécurité placé sous la direction d’un préfet.

Ce dernier a pour mission de préparer et de mettre en oeuvre les mesures de sécurité nationale relevant de la sécurité civile, de la sécurité économique, de la sécurité des secteurs et installations d’importance vitale, d’organiser la veille opérationnelle et des exercices de simulation de crise.

Le CRICR placé sous l’autorité du préfet de police

Pour les autres domaines concourant à la sécurité nationale, comme la répartition des moyens des forces mobiles de sécurité ou la coordination des mesures de police administrative, la mission est confiée aux directions et services de la PP.

piqué au tas sur www.lagazettedescommunes.com

Opération banlieues, de Hacène BELMESSOUS

Sous titré de façon plus explicite Comment l'Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises, le livre de Hacène BELMESSOUS, déjà auteur de Mixité sociale : une imposture et de Le monde selon Disney, constitue une étude de journaliste d'investigation sur les processus en cours dans la politique urbaine. Polémique, dénonçant la préparation discrète d'une guerre totale aux cités, "chaudrons sociaux dont le "traitement" ne relèverait plus que l'éradication ou de la force armée, cette enquête qui couvre une période très récente, s'attache surtout aux modifications de la politique de la ville décidée sous l'ère Sarkozy (en tant que ministre de l'Intérieur, puis Président de la République). Partie incidemment de l'activité d'une commission d'une ville du sud de la France en charge de la rénovation d'un quartier HLM, cette enquête explore à la fois les nouvelles missions confiées aux forces de l'ordre (Police et Gendarmerie), certains dessous de la rénovation urbaine et les développements de la video-surveillance.

"Qu'ai-je découvert dans la masse des faits et des témoignages recueillis?" s'interroge l'auteur en Introduction à son livre. "Que, depuis 2002, une guerre de conquête de ces cités se prépare en aval de ces trompe-l'oeil que sont ces nouvelles formes urbaines. Au ministère de l'Intérieur, au ministère de la Défense, à Saint-Astier (siège du Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie, CNEFG) et à Sissonne (champ de manoeuvres du Centre d'entraînement aux actions en zone urbaine de l'armée de terre), j'ai pu observer les stratégies et les dispositifs opérationnels de cette guerre en marche. Pour mieux les comprendre, j'ai questionné ces gens du "terrain" mis sur pied de guerre par les plus hauts responsables politiques. Leur pronostic? Rien n'interdit, dans le climat de tension permanente entretenu depuis plusieurs années (militarisation de la police, instauration d'un état d'exception dans certains quartiers, désignation d'un ennemi intérieur, etc), de penser que, demain, Nicolas Sarkozy envoie l'armée dans les banlieues. Pronostic baroque? Ceux qui l'ont émis ne sont ni des plaisantins ni des "gauchistes". Ces hommes et ces femmes prennent au contraire très au sérieux les défis du maintien de l'ordre, mais ils s'inquiètent de l'orientation désormais donnée à leurs missions par le plus haut sommet de l'Etat. Chaque jour, ils reçoivent les secousses du dogme sécuritaire sarkozyste et ils considèrent que les choses sont allées trop loin, qu'on est entré dans un cycle infernal qui pourrait mener au pire. Aucun d'eux ne s'est confié à moi incognito, malgré le prix qu'ils pourraient payer en critiquant la stratégie du pouvoir. car ils ne sont pas naïfs : ils savent qu'en "Sarkozye" tout point de vue contraire à la vision du chef peut vitrifier son auteur, tant ledit chef n'hésite pas à exercer son droit de vie et de mort sur les carrières des agents de l'Etat. un autre fait conforte cette hypothèse inquiétante : la modification en profondeur du Livre blanc sur la défense, devenu en 2008 le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. En fusionnant ces deux notions jusqu'alors distinctes au nom de la lutte contre la menace terroriste - qu'il associe dans une relation constante aux banlieues populaires -, ce document programmatique s'est ouvert un vaste champ de possibilités stratégiques. "Depuis l'adoption du nouveau Livre blanc, on a écrit noir sur blanc l'instauration d'un "contrat 10 000 hommes"", m'a confié en juin 2010 le lieutenant-colonel Didier Wioland, officier de gendarmerie et conseiller pour la sécurité intérieure et les questions de terrorisme à la Délégation aux affaires stratégiques (DAS) du ministère de la Défense, qui fut chargé du projet Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale". "C'est-à-dire que les armées doivent pouvoir, à la demande de l'autorité politique, lorsque des situations graves frappent le territoire national, mettre à disposition cet effectif, essentiellement des forces terrestres. Maintenant, il faut réfléchir à l'emploi le plus juste de ces 10 000 hommes pour passer d'une logique de prestataires à celle de véritables partenaires participant à la prise de décision le plus en amont possible. Ce contingent de 10 000 hommes est actuellement à même d'être formé sur le territoire national, prêt à intervenir en cas de crise de grande ampleur. Ils sont dans des configurations opérationnelles de réversibilité, prêts à agir selon des délais gradués. ce lange "crypté" mérite attention : en 2010, 10 000 soldats sont prêts à intervenir face à une "situation grave" survenant sur le territoire national. présenté de façon aussi vague, ce lieu est infigurable sur une carte d'état-major, mais il semble facilement localisable si l'on se souvient que, depuis l'automne 2005, un seul territoire absorbe l'attention de Nicolas Sarkozy : les "quartiers sensibles". Puisque cette évolution sécuritaro-militaire s'amorce inexorablement, j'évoquerai d'abord ce que serait ce "scénario de l'inacceptable" : une "opération banlieues" définie par un président soucieux de nettoyer de fond en comble cet "empire du mal" français. Et je restituerai dans les chapitres suivants les résultats de mon enquête : la façon dont, au sein de l'armée, de la gendarmerie et de la police, ont été vécus avec des réticences croissantes les emballements sécuritaires de l'Etat dans les années 2000 ; puis les discrètes et "perverses" évolutions des "politiques de la ville", conduites tant au niveau local que national, qui ont accompagné cette inquiétante dérive vers la préparation d'une guerre totale contre les "territoires perdus de la République", hypothèse du pire soigneusement préparée au cas où échoueraient les tentatives d'éradication pure et simple de ces quartiers qu'entreprennent certains élus locaux, de droite comme de gauche."

 

Les faits que rapporte Hacène BLEMESSOUS, qui ont amené à plusieurs reprises des syndicats de police et de la magistrature à s'inquiéter ouvertement de certaines dérives, sont bien vérifiables malheureusement. Ce qu'il manque bien entendu, au-delà des faits saillants qu'il rapporte, c'est une enquête d'ensemble sur les réactions des autorités locales face aux demandes par le pouvoir central d'établissement de plans banlieues de toute sorte (allant jusqu'à légaliser des "comités de voisinages" d'immeubles). Les effets d'annonce sont si nombreux du côté de la Présidence de la République, les coupes sombres dans les budgets de l'armée, de la police et de la gendarmerie sont en même temps si fortes, qu'il convient de s'interroger, au-delà des discours, sur l'effectivité de la préparation qu'il dénonce. Outre le fait que même 10 000 hommes armés, ce qui semble impressionnant, vu notamment la technologie dont ils seraient dotés, ne suffiront probablement pas à couvrir plusieurs émeutes urbaines simultanées, il faudrait connaître l'état de connaissance réelle que possède les décideurs sur la situation dans les quartiers, depuis la fin d'une police de proximité, qui était aussi une police du renseignement.

Toujours est-il que ce livre est à prendre très au sérieux, dans une époque où ces préoccupations sécuritaires sont partagées par de nombreux autorités étatiques. Le phénomène décrit n'est pas propre à la France. Il faut se souvenir par ailleurs des émeutes des années 1960 aux Etats-Unis pour savoir que les situations sociales qui dégénèrent ne se règlent pas par des mesures politico-militaires. A la fin de son livre, le journaliste évoque toutes les résistances, hors système, qui se développent dans de nombreux quartiers et qui sont autant d'indices que sans doute le "scénario de l'inacceptable" n'aura heureusement pas lieu. Ces résistances se multiplient au fur et à mesure de l'accumulation de lois sécuritaires, dont de plus en plus de gens voient le caractère fallacieux (fausses du point de vue de leur objectif affiché et tendancieuses car toujours orientées vers les mêmes populations) et inefficace (car ne pouvant s'attaquant aux causes d'insécurité).

Hacène BELMESSOUS, opération banlieues, Comment l'Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises, La Découverte, Collection Cahiers libres, 2010, 205 pages.

En matière de circulation et d’information routières en Ile-de-France, le CRICR de Créteil est placé sous l’autorité du préfet de police. Enfin le secrétariat général pour l’administration de la Police de Versailles (Yvelines), compétent dans les départements de la grande couronne, est également placé sous son autorité.

 

piqué chez www.leconflit.com

 

mesures_graduées.jpg

 

 

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06/04/2011

Rebetiko n°9 - printemps 2011

 

« Débuter après la mort, c’est bien, il ne reste que le diamant. »

Il a bien cavalé, il s’est jeté dans son présent comme une bourrasque, ne laissant derrière lui que les signatures fantaisistes de son personnage. Celui-ci était plutôt seyant. Grâce à lui, il a grimpé au balcon devant la fenêtre qui s’ouvrait pour ses mots.

 

la suite dans Rebetiko

rebetiko n°9.pdf

 

 

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02/04/2011

LTI, la langue du IIIème Reich, de Victor KLEMPERER

Victor KLEMPERER (1881-1960), philologue, spécialiste de littérature française et italienne, professeur à l'Université de Dresde est destitué de son poste dès 1935 et échappe de très peu à la déportation. De religion juive, il est persécuté à ce titre par le IIIème Reich et rédige depuis 1933 jusqu'à 1945 un journal dans lequel il consigne toutes les déformations introduites dans la langue par le régime nazi. Ce journal, mis en forme et intitulé LTI comme Lingua Tertii Imperii, langue du Troisième Reich, n'est publié en Allemagne qu'en 1995.
Ce journal, véritable manuel de résistance, constitue à lui seul à la fois un témoignage de lutte intellectuelle et une étude serrée de la grammaire, de la syntaxe et du vocabulaire, tels qu'ils ont été utilisés pour envenimer, pervertir et déformer la langue allemande pendant plus d'une dizaine d'années et dont certains effets, selon Victor KLEMPERER perdure encore.

Tout au long de ces 37 courts chapitres suivis d'un épilogue, on découvre à la fois les conditions dans lesquelles l'auteur a rédigé ses notes cachées à la Gestapo et les réflexions de fond suscitées par les événements dramatiques que l'on sait (ou qu'on ne sait pas assez bien...) sur les relations entre caractère et langage.

"On pourrait la prendre (la formule LTI) métaphoriquement. Car tout comme il est courant de parler de la physionomie d'une époque, d'un pays, de même on désigne l'esprit du temps par sa langue. Le Troisième Reich parle avec une effroyable homogénéité à travers toutes ses manifestations et à travers l'héritage qu'il nous laisse, à travers l'ostentation démesurée de ses édifices pompeux, à travers ses ruines, et à travers le type de ses soldats, des SA et des SS, qu'il fixait comme des figures idéales sur des affiches toujours différentes mais toujours semblables, à travers ses autoroutes et ses fosses communes."  "J'observais de plus en plus minutieusement la façon de parler des ouvriers à l'usine, celle des brutes de la Gestapo et comment l'on s'exprimait chez nous, dans ce jardin zoologique des Juifs en cage (les lieux de relégation des Juifs, avant la solution finale). Il n'y avait pas de différences notables. (...) Tous, partisans et adversaires, profiteurs et victimes, étaient incontestablement guidés par les mêmes modèles.
"On parle tant à présent (en 1945) d'extirper l'état d'esprit fasciste, on s'active tant pour cela. (...) Mais la langue du Troisième Reich semble devoir survivre dans maintes expressions caractéristiques; elles se sont si profondément incrustées qu'elles semblent devenir une possession permanente de la langue allemande."
Pour tenter d'expliquer cette imprégnation, l'auteur s'interroge : "Quel fut le moyen de propagande le plus puissant de l'hitlérisme?" 
Ce n'est pas grâce au contenu nazi des informations diffusées à longueurs de journée, ni les discours longs et enflammés d'Hitler (lesquels étaient plutôt entendus avec indifférence...) que l'idéologie nazie s'insinuait dans tous les esprits. "Le nazisme s'insinua dans la chair et le sang du grand nombre à travers des expressions isolées, des tournures, des formes syntaxiques qui s'imposaient à des millions d'exemplaires et qui furent adoptées de façon mécanique et inconsciente." "Le Troisième Reich n'a forgé, de son propre cru, qu'un très petit nombre de mots de sa langue (...). La langue nazie renvoie pour beaucoup à des apports étrangers, et pour le reste, emprunte la plupart du temps aux Allemands d'avant HITLER. Mais elle change la valeur des mots et leur fréquences, elle transforme en bien général ce qui, jadis, appartenait à un seul individu ou à un groupuscule, elle réquisitionne pour le Parti ce qui, jadis, était le bien général et, ce faisant, elle imprègne les mots et les formes syntaxiques de son poison, elle assujettit la langue à son terrible système, elle gagne avec la langue son moyen de propagande le plus puissant, le plus public et le plus secret.

la suite sur Le Conflit

 

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01/04/2011

Les gourous de la com', ces décideurs de l'ombre

Crédits photo:  kinan tait/Flickr.

Ils sont trois. Anne Méaux, Michel Calzaroni et Stéphane Fouks disposent d’un immense pouvoir d’influence sur la vie politique et économique française. Une enquête nous fait découvrir ces grands gourous de la com, vrais décideurs installés dans l’ombre de notre système démocratique.

Serait-ce le signe d'une prise de conscience des citoyens ? L'opacité qui préside à l'organisation de la vie publique semble de moins en moins supportable aux yeux des gouvernés. L'affaire WikiLeaks a illustré ce désir de transparence et de contrôle de la vie diplomatique. L'enquête d'Aurore Gorius et Michaël Moreau, Les Gourous de la com' - Trente ans de manipulations politiques et économiques, s'inscrit dans un élan plus large qui vise à dévoiler les mécanismes de la prise de décision publique.

Qui sait, en dehors des petits milieux autorisés, que la vie politique et économique en France passe par le filtre invisible et pourtant décisif des conseillers en communication ? Leur zone d'influence dépasse l'idée que chacun pourrait se faire de leur existence : tous les patrons du CAC 40 et tous les politiques en vue font appel à eux pour les guider dans l'orientation stratégique de leurs actions.

Une dizaine de personnes partageraient la majorité des décisions d'intérêt général

Sans discréditer pour autant ni leur rôle technique ni même le principe du lobbying, vieille pratique des démocraties modernes, les deux journalistes décrivent un système opaque et posent une question qui touche le coeur de l'esprit public : peut-on se satisfaire d'un pouvoir d'influence qui ne dit pas son nom, qui échappe à la vigilance des citoyens, qui monopolise la majorité des décisions d'intérêt général ? Ce pouvoir occulte, contrôlé par moins d'une dizaine de personnes sur la place de Paris, est-il acceptable dans une démocratie moderne ?

Ce monopole de la communication se partage entre trois personnes dont les noms sont surtout connus de leurs clients et des journalistes spécialisés : Anne Méaux, Stéphane Fouks, Michel Calzaroni. Le grand public ignore leurs visages : on ne les voit jamais à la télé, on ne les entend pas à la radio, on ne les lit guère dans la presse. Pourtant ils pèsent sur tous les médias. Leur obscurité sert leur éclat, leur sous-exposition médiatique illustre leur surexposition stratégique.

Comme si les mots, les postures, les déclarations, les gestes des acteurs de la vie publique - élus et patrons - relevaient de leur ressort. Ils ne revendiquent certainement pas le terme de "gourou", ni celui de "magicien", ni celui de "faiseur de roi" : les termes "conseiller" ou "codécideur" leur vont mieux, mais restent trop euphémiques pour éclairer la dérive de leur pouvoir opérationnel. On ne vote pas pour eux mais ce sont eux qui décident !

Cultivant la discrétion, condition du succès de leur influence, ces "gourous de la com'" ont accepté de dévoiler leurs méthodes. Aurore Gorius et Michaël Moreau les ont rencontrés plusieurs fois au cours de leur enquête, qui a duré près de deux ans.

la suite sur Les Inrocks

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30/03/2011

Le Grand soir : analyse des dérives droitières d’un site alter

Il fait depuis longtemps partie du paysage : dans le monde militant, Le Grand Soir est lu et respecté. Et il n’y aurait rien à y redire si les choix éditoriaux du site n’avaient lourdement évolué ces dernières années, avec la publication d’auteurs issus de l’extrême-droite ou de la mouvance conspirationniste. Une dérive regrettable, sur fond de confusionnisme politique et avec l’anti-impérialisme pour seule grille de lecture.

lundi 28 mars 2011, par Marie-Anne Boutoleau et Joe Rashkounine

Pour beaucoup de camarades de lutte, Le Grand Soir, crée en 2002 par Viktor Dedaj et Maxime Vivas, a longtemps été une référence [1]. À l’époque où il a été lancé, il se voulait un site d’informations alternatives. On pouvait ne pas forcément partager toutes ses prises de positions politiques – pro-Castristes ou pro-Chavez, par exemple –, mais on y trouvait des informations lisibles et compréhensibles, sur une ligne politique clairement anticapitaliste.

Cependant, depuis trois ou quatre ans, ce site altermondialiste de gauche a fait évoluer ces choix éditoriaux historiques en ouvrant ses colonnes à l’extrême-droite et au conspirationnisme. Des dérives (signalées à de multiples reprises, ces derniers mois, sur divers forums [2]) s’incarnant dans la publication, de plus en plus fréquente et sous couvert de défense de la liberté d’expression, d’auteurs ou de textes ouvertement fascisants et d’extrême-droite.

Un exemple vaut parfaite illustration de ce trouble virage. Le 23 février 2009, Le Grand Soir reprenait un communiqué annonçant la création du Parti antisioniste (PAS), signé de la main de son président Yahia Gouasmi (qui est aussi le président du Centre Zarha, un groupuscule religieux pro-iranien). Antisémite virulent, ce dernier a fondé le PAS aux cotés de Dieudonné et du pseudo-pamphlétaire d’extrême-droite Alain Soral. Ce parti, qui s’est présenté en 2009 aux élections européennes en Île-de-France, est un groupuscule ouvertement antisémite (bien qu’il s’en défende mollement), qui compte aussi dans ses rangs un aréopage de conspirationistes bien allumés. Par exemple, le défenseur des sectes, Christian Cotten : celui-ci est membre de l’Omnium des libertés, un lobby militant pour que les sectes bénéficient en France du statut d’associations cultuelles, au même titre que les religions.
Parmi les membres du PAS figurent aussi des négationnistes reconnus, comme Ginette Hess Skandrani (exclue des Verts pour sympathie négationnistes). Celle-ci a créé, aux cotés de Maria Poumier [3], des sites et associations négationnistes particulièrement odieux, comme La Gazette du Golfe et des banlieues, l’Aaargh (Association des amateurs de récits de guerre et d’holocauste) et l’association Entre la Plume et l’enclume (le site éponyme est le plus lu de la mouvance négationniste française).

Le 1er juin 2009, (bien) après une avalanche de mails et de commentaires furieux de lecteurs, le site a fini par accueillir la republication d’un article du site antifasciste REFLEXes, « Dieudonné tel qu’il est ». Un éclair de lucidité de courte durée : le 12 mars 2010, Le Grand Soir mettait à nouveau en ligne un article du Parti antisioniste, écrit de la main de son président Yahia Gouasmi et intitulé « Nucléaire Israélien, l’Europe à l’abri ? ». Ce charmant personnage s’y livrait à une véritable apologie du régime iranien d’Ahmadinejad [4], tout en dénonçant « USraël », suivant la typologie chère à la mouvance conspirationniste d’extrême droite.

la suite sur A.11

LES ROUGES BRUNS

COMMENT LES OBTENIR

Ils sont obtenus par des mélanges en proportion variable de terres et de rouge.

Vous obtiendrez des nuances différentes de cette gamme en utilisant du rouge de cadmium moyen ou du cramoisi d'alizarine (qui est un rouge qui contient du bleu) et des terres comme terre de sienne naturelle, terre de sienne brûlée, terre d'ombre brûlée, jaune de Mars.

Voici quelques exemples de mélanges pour obtenir ces tons terre cuite ou brique du plus foncé au plus clair:

Rouge de cadmium moyen + terre d'ombre brûlée pour un ton brique foncé.
Cramoisi d'Alizarine + Terre de Sienne Naturelle
Rouge de cadmium moyen + Terre d'ombre naturelle
Cramoisi d'Alizarine + Jaune de Mars
Rouge de Cadmium + Terre de Sienne brûlée
Rouge de Cadmium + Terre de Sienne naturelle

AVEC QUELLES COULEURS LES ASSOCIER
-Avec d'autres nuances de rouges chauds (ceux qui contiennent donc un peu de jaune mais pas de bleu)

08:56 | Lien permanent | Commentaires (1) |

26/03/2011

Mir fällt zu Sarkozy nichts ein - Troisième nuit de Walpurgis

Gloses marginales aux Commentaires sur la société du spectacle

 

S’il existe, en ce siècle, un écrivain auquel Debord accepterait peut-être d’être comparé, c’est Karl Kraus. Personne n’a su mieux que Kraus, dans sa lutte acharnée contre les journalistes, mettre en lumière les lois cachées au cœur du spectacle, « les faits qui produisent les nouvelles et les nouvelles coupables des faits ». Et si l’on pouvait imaginer quelque chose qui corresponde à la voix hors champ qui dans les films de Debord accompagne l’exposition du désert des décombres du spectacle, rien ne serait plus juste que la voix de Kraus qui, au cours de ces fascinantes lectures publiques décrites par Canetti, met à nu, dans l’opérette d’Offenbach, la secrète et féroce anarchie du capitalisme triomphant.

On connaît la boutade avec laquelle, dans la
Troisième nuit de Walpurgis, Kraus justifie son silence devant l’avènement du nazisme : « Sur Hitler il ne me vient rien à l’esprit. » Ce Witz féroce, où Kraus confesse sans indulgence ses propres limites, marque également l’impuissance de la satire face à l’indescriptible qui devient réalité. Comme poète satirique, il est réellement « l’un des derniers épigones qui habitent l’antique maison du langage ». Certes, pour Debord comme pour Kraus, la langue se présente comme l’image et le lieu de la justice. Toutefois, l’analogie s’arrête ici. Le discours de Debord commence précisément là où la satire se tait. L’antique maison du langage (et avec elle, la tradition littéraire sur laquelle la satire se fonde) est désormais falsifiée et manipulée de fond en comble. Kraus réagit à cette situation en faisant de la langue le lieu du Jugement dernier. Debord, au contraire, commence à parler lorsque le Jugement dernier a déjà eu lieu et que le vrai n’a été reconnu que comme un moment du faux. Le Jugement dernier dans la langue et la nuit de Walpurgis du spectacle coïncident totalement. Cette coïncidence paradoxale est le lieu d’où sa voix résonne perpétuellement hors champ.

 

Giorgio Agamben

 

Postface de l'édition italienne des Commentaires sur la société du spectacle de Guy Debord, 1990

à lire chez atheles.org/agone

 

 

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23/03/2011

L’idiotie sur le sentier de la guerre

Là où certains voient une « victoire » ou encore un « coup de maître » de la diplomatie française sous l’impulsion de l’ « omni-président » Sarkozy, je n’y voit personnellement que honte et exaspération.

Tout d’abord, il y a une étrange relation entre le sommet à Paris des « bons démocrates » du samedi 19 mars et les premiers tours des élections cantonales ayant lieu le 20, soit le lendemain. A posteriori, on peut affirmer que l’effet escompté n’a pas eu lieu, les voix n’ont en effet pas bénéficier à la machine de guerre (c’est maintenant officiel) UMP, mais bien pire : les vautours du FN planent aux second tours dans environ 400 cantons ! On aurait pu imaginer que les porte-parole du gouvernement appellent à un front républicain pour barrer la route au FN, mais c’était sans compter sur le clivage pseudo-idéologique (PS/UMP), ou plutôt sur la réactivation volontaire du clivage politique traditionnel (gauche/droite). Mais le pire n’est pas là : à force de s’exprimer comme le FN, l’UMP est vidé de sa substance et dé-légitimé lorsque les électeurs racistes (de l’UMP ou du FN) font fausse route à l’UMP et reviennent se faire materner dans le camp nauséabond de Marine Le Pen.

De plus, des écrans de fumées planent sur la France en même temps que le spectre du fascisme, depuis 2007. Cette déclaration de guerre de Sarkozy réveille de vieux démons et augmente l’exaspération de sa politique opportuniste. « Une bonne guerre, voilà ce qui leur faut à ces jeunes glandeurs sur-diplômés. Une propre qui fasse peur mais tu sais, de ces zéro mort là comme aux États-Unis... ». D’accord mais contre quoi au juste ? Ah oui , c’est plus contre le « terrorisme » maintenant puisque Kadhafi s’est repenti (sic) mais contre la terreur répressive qu’il impose à son peuple. Autrement dit, la France rompt avec sa tradition bien chauvine (ya qu’à demander à Michèle Alliot-Marie) des escadrons de la mort, testés et appliqués en Indochine, en Algérie, puis exportés en Amérique latine, aux États-Unis... etc. L’action de la France s’apparente donc comme étant pro-révolutionnaire, démocratique et finalement juste. Nul besoin de se justifier, encore moins de creuser ou de demander l’avis du peuple (« il s’en fout »), il faut agir ! Vous avez pas vu les infos ? BFM TV et Euronews en boucle clamant : « Vive la guerre et vive Sarkozy !! ». Sarkozy est un héros, allez les bleus, cocorico ! Affligeant. Les massacres perpétrés par Kadhafi sont-ils plus émouvants que ceux ayant lieu actuellement en Côte d’Ivoire ? L’intervention militaire n’est-elle pas intéressée ?

Rappelons quelques souvenirs enfouis : alors qu’en 2007, ce dernier « ne voyait pas pourquoi » recevoir Kadhafi pouvait choquer, que de cette rencontre il n’était question que d’enjeux économiques (pétrole, gaz, deux énergies dont la France ne dispose pas) et politiques (freiner les flux des migrants africains) qu’il semblerait qu’il ait financé l’UMP d’après un fils du colonel... etc. La construction de la figure du mal est bien ficelée, avec comme modèle médiatico-historique Saddam Hussein et Ben Laden. En France, cela correspond à la figure de l’arabe, « menaçant » depuis le début des années 80, sur une échelle beaucoup plus large, diffuse et pernicieuse car engendrant un racisme devenu quasi ordinaire. Dans le cas actuel, le terme « génocide » était abusivement employé par les médias de masse pour désigner la répression.

Cette guerre, qu’on se le dise, est de même nature que celles menées en Irak ou en Afghanistan par exemples, c’est-à-dire une guerre de conquête et de pillages. Que veulent Sarkozy au fond ? Consolider les réseaux françafricains ? Veut-il trouver le moyen de faire diminuer le chômage et de relancer la machine, comme au casino, même si c’est moins marrant ? Vient-il d’officialiser de manière fracassante sa candidature aux élections présidentielles de 2012, au moment où personne n’ose s’afficher UMP par honte, par peur ou les deux ?

Aussi, cette guerre est l’occasion de voir les ténors de l’oligarchie française au premier plan : les fabricants d’armes comme Dassault ou Lagardère fournissant les moyens à Kadhafi d’un jour ou l’autre s’en servir contre son peuple, fomentant du même coup un « auto-génocide », étant lui-même très isolé... Absurde ! Ou contre un autre peuple ! L’hypocrisie occidentale s’indignera ! Et l’attaquera au nom d’une politique agressive et rompant les accords internationaux ! Cela ne vous rappelle rien ? L’affaire étant tellement bien ficelée que Sarkozy s’appuie sur la crème de l’économie « made in France » : Dassault et Lagardère (ou d’autres peu importe) arment la Libye, celle-ci s’embrase, ils arment la France, et impose leur consensus va-t’en-guerre via leurs médias (à eux seuls, les deux hommes possèdent plus de 70 pour 100 de la presse française ! ) contre Kadhafi, après s’être fait des choux gras sur les révoltes tunisiennes, égyptiennes...etc. La figure du traître n’est plus d’ordre politique actuellement, le libéralisme a imposé l’ordre strictement économique, et à tout prix : Kadhafi un jour allié économique de l’Élysée se faisant bombardé par cette même alliance quatre ans après.

Ainsi, le consensus interventionniste établit, les peuples émus et troublés par les déclarations délirantes du colonel aux RAYBAN et contents que le plus américain des présidents français mène le bal, sortent frileusement de leurs apathies, et intrigués par les bouleversements arabes ils commencent à s’indigner. « Aux armes de destruction massive » s’est substitué le « génocide » et le tour est joué. Alain Juppé jubile ! Lui qui est probablement le mieux placé pour parler de financements de partis politiques et donc donner des leçons démocratiques ! (mais c’est une autre histoire, hum.) Car ce qui est à l’œuvre actuellement en Libye est tout sauf une guerre révolutionnaire : Sarkozy n’a pas troqué son béret de CRS contre un béret du Che ; ce qui motive cette intervention est la crainte d’une ré-appropriation des moyens de production du gaz et du pétrole par la population, doublé d’une peur paranoïaque de manipulation des forces islamistes. Ce qui apparaît clairement est donc : l’Union européenne n’existe pas, d’ailleurs Sarkozy n’a pas demandé l’accord populaire (ce qui est dérangeant quand on va exporter la démocratie), elle se découvre des pouvoirs d’intervention à l’américaine, hors de ses terres. La dernière intervention de ce type ( d’« humanisme militaire » ou d’ »impérialisme humanitaire » ) remonte à la guerre du Kosovo et l’Europe porte encore en son sein les traces de cette guerre atroce. Ce qui existe en Europe, ce sont des intérêts des multi-nationales avides de tirer profit de cette barbarie, et de s’approprier l’énergie nécessaire aux démocraties dévorantes. Il s’agit, ainsi, d’accroître le fossé existant entre les démocraties « civilisées » du nucléaire et les dictatures « barbares » car arabes...

Pourtant cette « consensusalisation » de la France et d’une petite minorité d’Etats européens (Espagne, Italie, Royaume-Unis et Allemagne) a été un véritable rouleau compresseur d’information, le trop-plein favorisant une amnésie collective énorme. Les guerres « préventives » d’Irak et d’Afghanistan ne sont toujours pas finies, et « la guerre comme politique étrangère des États-Unis » est en passe de devenir le futur modèle politique de l’Europe forteresse, dans les limites que lui poseront les États-Unis, sous l’impulsion d’un ou deux coqs comme Sarkozy ou encore BHL. Ce dernier ayant bénéficier d’une médiatisation d’exception dans le système propagandiste machiavellement réformé, pour plus de « transparence »...

L’Europe veut consolider son mur invisible en contrôlant les migrations de populations sub-sahariennes. Elle payait jusqu’alors le colonel pour « juguler » les migrants. Inutile de décrire les conditions dans lesquelles sont sous-traitées ces populations (puisque monnayées), la France, la Belgique, et d’autre États européens ne veulent déjà pas voir comment ils traitent eux-mêmes les « sans-papiers ». C’est une des limites de la démocratie exportable, mais elle est fondamentale dans un moment où les exilés climatiques vont affluer. C’est aussi une question dont on entend jamais parler BHL ou d’autres intellectuels de gouvernement, ou encore du mur de la haine en Palestine.

Quoi de plus naturel en politique, que lorsqu’un événement embarrasse, on veuille tourner la page médiatique coûte-que-coûte ? Quant aux révoltes arabes résonnent les casseroles Islandaises, les insurrections anglaises, françaises, italiennes, américaines, et j’en passe, passées sous silence, il requiert de la « responsabilité » d’un bon patriote d’écrire, très vite, une nouvelle histoire dépoussiérant les souvenirs de la précédente, pour qu’elle devienne « de l’histoire ancienne ». On redonne alors un coup de pouce aux amis milliardaires des médias. L’événement embarrassant dont je veux parler, ce n’est pas la bonne vielle peur de « contamination » communiste (« voyons, c’est la fin de l’histoire », haha les cons), non non, là c’est tout chaud ! C’est la contamination radioactive de Fukushima due au séisme de Tokyo. Il est clair qu’en ce moment où les politiques les plus « responsables » de la planète font l’autruche quant à la dévastation de la planète (qui leur appartiens, c’est bien connu, et pis comme dirais l’autre « l’écologie ça commence à bien faire » haha) en capitalisant sur le « développement durable », sans rien changer aux problèmes qui viennent, c’est une question de vie ou de mort de l’industrie nucléaire française (1ère productrice mondiale) et donc du pouvoir politique, de faire changer les « Unes ». Here comes Story-telling ! On remarque que les intérêts publiques et économiques ont tendance à se substituer : les gens importent moins dans l’action des « démocrates » que les actions dans les cours de bourses !

En conclusion, il est utile de rappeler que l’intervention militaire européenne est sous commandement américain, les États-Unis ne pouvant « se battre sur tous les fronts » ! Tiens, tiens, non seulement l’Europe prouve qu’elle n’est pas capable (ou n’a pas le courage) de se gouverner elle-même, mais en plus la tutelle américaine par son « excuse » légitimerait les autres guerres préventives ? C’est étrange et désespérant de voir comment l’ « exportation » de la démocratie, s’accompagnant toujours de massacres atroces de civils, de dévastations écologiques... etc, n’a pour seul moteur que la haine de la démocratie, c’est-à-dire du et du pouvoir et du droit du peuple Libyen à disposer de lui-même. Il semblerait que le libéralisme économique a ses raisons que la raison ignore ; et qu’il rendre fortement aveugle et sourd par la même occasion !

post de Jbb - piqué chez A.11

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Le fanatisme - Alberto Toscano

11:54 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/03/2011

Que mettra-t-on, soldat, sur ta tombe ?

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La disparition de la bipolarité, caractéristique essentielle du “nouvel ordre international”, a sans nul doute affecté et transformé la nature et la matérialité de la politique militaire des Etats du Nord, et de la France en particulier. La disparition, pour les professionnels de la guerre, à savoir les militaires, de “l'ennemi historique” soviétique a semble-t-il pour conséquence la réaffectation du personnel militaire à des missions de paix ou de protection de l'action humanitaire. Privés de ses objectifs classiques, disparus, les militaires, “se consacrent” à des missions qui obéissent à des contraintes opposées à celles de la bataille. C'est la systématisation de ces actions «contre nature», qui ne sont pas sans danger pour la “ valeur ” des forces militaires. De plus l'efficacité et l'effectivité de la protection humanitaire, les faits le montrent, pousseraient naturellement et légitimement le militaire à demander l'extension de son “contrat humanitaire”. Les missions humanitaires des militaires ne pas sont assez claires, précises. Si, pour Claude Le Borgne l'ONU est devenue un tribunal respecté, elle demeure un “machin militaire”, on ne saurait “impunément” exalter le droit, parfois contradictoire, tout en réduisant la force à un signe ou à une allusion.

 

L'action humanitaire et la protection militaire qu'elle requiert parfois sont au centre d'un paysage stratégique surprenant. Quelque rebattu que soit le thème de la disparition de l'ennemi, on se doit d'y revenir, tant il est riche, et gros de conséquences. Nécessité vitale pour le stratège, l'ennemi est, pour chacun, un élément indispensable du confort personnel, définition négative de soi-même : si je n'ai plus d'ennemi, est-ce que j'existe encore ? Désagréable incertitude ! Bien entendu, passée l'impression d'inconfort, on se réjouira grandement de la mort de l'Union soviétique et de l'idéologie marxiste léniniste, et on n'aura garde d'oublier que la multiplication des troubles qui surgissent dans le monde nouveau sont sans commune mesure avec l'effroyable menace (nucléaire pour l'essentiel) sous laquelle vivait un monde bêtement bipolaire, les innombrables victimes de régimes inhumains et les stratégies cruelles qui ensanglantèrent maints pays sous couvert de respectabilité révolutionnaire.

 

à lire sur : Cultures & Conflits

Référence papier

Cultures & Conflits n°11 (1993) pp. 127-38

Référence électronique

Claude Le Borgne , « Que mettra-t-on, soldat, sur ta tombe ? », Cultures & Conflits, 11, automne 1993, [En ligne], mis en ligne le 13 mars 2006. URL : http://conflits.revues.org/index423.html. Consulté le 18 mars 2011.

12:31 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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