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29/04/2010

Eclairer la guerre - A propos de Frédéric Gros et Louis Gautier

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Juger Mars, les philosophes n’ont généralement rien de plus pressés. L’actualité rajeunie de la guerre leur en donne une fois de plus l’occasion. Peut-il y avoir des guerres justes, et même des situations où il est moralement obligatoire d’entrer en conflit [1], ou doit-on penser, avec Prévert, que quitte à se montrer héroïque, c’est-à-dire, après tout, exemplaire pour son prochain, autant le faire par le refus inconditionnel d’attenter à sa vie [2] ? Y a-t-il des manières de faire la guerre qui soient pour toujours condamnables et d’autres légitimes, ou faut-il admettre, avec le général Sherman pendant la guerre de Sécession, que « la guerre, c’est l’enfer » et qu’il y a de l’impudence à vouloir tuer en règle ? Telles sont les questions par lesquelles les philosophes font souvent comparaître la guerre devant le tribunal de la raison. Malgré leur qualité souvent remarquable, les nombreux essais écrits ces dernières années en ce sens [3] ont le défaut de mesurer une catégorie trop vite déshistoricisée de guerre aux scrupules d’une conscience trop imprudemment désincarnée, porteuse de principes et de valeurs a priori qui semblent mûris en dehors du monde où ils trouvent à s’appliquer. Mais la seule question que la philosophie a à poser à la guerre est-elle bien celle de sa légitimité ? N’est-il pas vrai qu’avant de juger la guerre, il serait bon de savoir ce que l’on juge, et donc d’abord de la définir ? Et c’est ici que les difficultés commencent. Clausewitz ne disait-il de la guerre qu’elle était un véritable caméléon [4], jamais tout à fait la même, jamais tout à fait une autre ? Voilà qui ressemble pourtant bien à une question dont la philosophie a depuis toujours fait son affaire : celle d’un concept de la guerre. La philosophie peut-elle jouer un rôle dans ce travail de définition de la guerre, ou doit-elle attendre que des travaux positifs aient rendu leur verdict pour commencer son travail normatif ? Ne devine-t-on pas assez vite que, sur un objet comme la guerre, les valeurs participent d’emblée à la description de ce qui est estimé (qu’on pense à la distinction entre des actes de guerre et de police, au problème du statut des actes terroristes et de leurs responsables, etc.), et que cette division du travail est biaisée ?

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26/04/2010

Fabrice Wolff – Qu’est-ce que la démocratie directe (2010)

Vient de paraître aux Editions Antisociales.

Prologue

Vingt ans après la spectaculaire unification du monde sous la glorieuse bannière de la Démocratie et de la Liberté, on ne trouve plus guère que quelques rares et étranges personnages, ayant perdu tout sens de la réalité, pour croire encore que cette «mondialisation» pourrait effectivement réaliser un jour son programme affiché, quand partout on constate qu’elle s’accomplit par le chantage et par le mensonge cynique, par l’usurpation et par le pillage, par la guerre et par la famine. Et dans les banlieues de Paris comme dans les bidonvilles de Buenos Aires, dans les ghettos de la Nouvelle-Orléans comme dans les faubourgs de Bagdad, dans les rues de Séoul comme dans les quartiers d’Athènes, «le peuple» prétendu «souverain» a compris que la «démocratie», concrètement, c’est la police, dotée d’un arsenal ultramoderne, au service du pouvoir absolu d’une caste vulgaire, arrogante et mesquine, mais propriétaire exclusive, par héritage ou par rapine, des plus immenses richesses, des plus colossales fortunes jamais accumulées : la bourgeoisie internationale.

Celle-ci en effet avait su, pendant quelque deux siècles, maintenir sa domination sur les masses par les mêmes procédés que la vieille oligarchie romaine, son modèle historique : des guerres de conquête, des miettes pour les prolétaires, un Droit sacralisé et toutes sortes de fascinants spectacles ; mais aujourd’hui que la Terre est conquise, et que l’on estime donc en haut qu’il n’est plus possible d’abandonner des miettes, et en bas qu’il n’est plus possible de s’en satisfaire, le respect de «l’État de droit» et des mascarades «démocratiques» s’est perdu, et la bourgeoisie en est venue à imposer ses décisions par la pure et simple terreur policière — que l’on nomme indifféremment «contre-insurrection», «guerre contre le terrorisme» ou «lutte contre l’extrémisme» [L’Ultime Razzia, Le 11 septembre 2001 dans l’histoire, Paris, Éd. Antisociales, 2004.]. Cette course précipitée de la société bourgeoise vers un abîme de barbarie nécessite avant tout, bien sûr, le développement universel de l’ignorance, donc l’organisation de l’oubli de toutes les leçons de l’histoire. Les nouveaux rois-sorciers de ce siècle obscur ne sauraient régner que sur des foules définitivement abruties, craintives et superstitieuses, sans autre mémoire qu’une vague mythologie réécrite sans cesse par de serviles bouffons chantant la terrible épopée de la «démocratisation» du monde par une bourgeoisie héroïque.

Dans le même temps qu’elles disparaissaient peu à peu de la culture et de l’enseignement bourgeois, jusqu’à n’être plus rien aujourd’hui, les études dites «classiques» connaissaient pourtant, sous l’impulsion de la méthode marxiste et de la meilleure ethnologie, un profond renouvellement, qui ouvrait enfin la voie à une véritable science historique de l’Antiquité. Grâce aussi à l’apport de quelques très importantes découvertes (dont notamment la Constitution d’Athènes attribuée à Aristote, retrouvée vers 1890), cette science a su grandement étendre et affiner — malheureusement à l’usage d’un public chaque jour plus restreint — notre connaissance des sociétés anciennes, jusqu’à récemment mettre au jour, après plus de deux mille ans de condamnations morales, d’erreurs d’interprétation ou de désintérêt pour ces questions, une démocratie réelle, en langage moderne une démocratie directe, riche et puissante, qui vécut durant près de deux siècles, permettant ainsi l’éclosion et la floraison de l’une des plus brillantes civilisations de l’histoire universelle : l’Athènes des Ve et IVe siècles avant l’ère chrétienne. Tous ceux qui se disent ou se pensent aujourd’hui partisans de la démocratie directe seraient bien avisés de s’intéresser à ce seul exemple documenté d’un tel régime durablement établi, à sa genèse et à son évolution : car il suffit à prouver que leur utopie n’est pas qu’une vue de l’esprit.

Nous avons la chance de disposer à cet effet d’une traduction en français du maître ouvrage du grand savant danois Mogens H. Hansen : La Démocratie athénienne à l’époque de Démosthène, fruit d’un quart de siècle de recherches, qui nous offre la description, la plus complète et la plus précise qui ait jamais été faite, des principes et des structures d’un régime authentiquement démocratique [The Athenian Democracy in the Age of Demosthenes. Structure, Principles and Ideology, Oxford, 1991, trad. fr. Paris, Les Belles Lettres, coll. «Histoire», 1993, rééd. Paris, Texto, coll. «Le goût de l’histoire», 2009. Toutes les citations ici paginées sans autre référence renvoient à cette réédition.]. Le présent opuscule se propose de résumer brièvement l’essentiel de son contenu, dans le but d’en signaler l’importance à ceux qui, n’ayant pas le goût des antiquailles, car tournés vers l’avenir, croient encore possible de bâtir une société humaine, libre et digne, pour peu qu’on en finisse au plus vite avec toute la magie noire du système marchand [Dans l’exposé qui va suivre, le lecteur fera, dans l’ensemble, aisément le départ entre ce qui émane de Hansen et ce que j’y ai ajouté. Dans le premier chapitre, plus général, je ne me suis pas limité aux données de Hansen, mais j’y ai joint ce que j’avais à ma disposition ; dans les chapitres suivants, je me suis surtout attaché à actualiser des considérations qui, chez Hansen, sont délibérément restreintes au but de description historique qu’il se propose. Enfin, lorsque Hansen n’est pas expressément cité, il va sans dire que j’assume la responsabilité de toutes les conclusions.]. C’est le grand mérite de Hansen que d’avoir montré toute la rationalité, toute la cohérence, et donc aussi toute l’étrangeté de l’organisation démocratique, si radicalement différente de ce que la société bourgeoise appelle fallacieusement «démocratie» que la moindre comparaison, fût-elle la plus prudente et scrupuleuse, vient instantanément confirmer le jugement porté sur celle-ci par la vieille critique révolutionnaire :

«dans une démocratie directe, le peuple se gouverne effectivement lui-même, c’est-à-dire que chacun a le droit de participer à la prise de décision, tandis que dans l’autre, indirecte, au contraire, la seule décision que chacun a le droit de prendre, c’est de choisir ses décideurs.» (p. 21)

L’effondrement dans la violence des institutions de la pseudo-démocratie bourgeoise et la redécouverte des institutions de la démocratie réelle ne sont évidemment pas par hasard des phénomènes contemporains : il s’agit des deux pôles, négatif et positif, d’un même processus de dépassement de la politique — la «politique» au sens traditionnel du terme étant supprimée de fait par la progressive mise hors-la-loi de tout débat de fond sur la nature des institutions (est-il besoin de rappeler quelle implacable répression est aujourd’hui promise à tous les «ennemis de la démocratie», officiellement définis, par un sournois tour de passe-passe, comme des caricatures de monstres sanguinaires ?), dans le même temps que les vrais progrès du savoir (l’histoire bien sûr, donc aussi bien la théorie révolutionnaire moderne, parce qu’elle est directement issue de l’expérience acquise au cours des principales tentatives de révolution démocratique des deux derniers siècles) exploraient les étroits sentiers menant à la prochaine réalisation d’une activité politique nouvelle, supérieure, celle des individus libres et égaux qui construiront la vivante cité-monde où l’humanité renaîtra.

Sur l’auteur

WOLFF Fabrice (S). Né en 1974. Lycéen et étudiant médiocre, il est signalé en 1994-95 comme activiste de la mouvance anarcho-autonome strasbourgeoise, et entame à la même époque une série, ininterrompue à ce jour, de déplacements stratégiques en France et dans le monde. Ayant obtenu une douteuse licence de lettres, il quitte Strasbourg pour la banlieue parisienne en 1999, sous une couverture professionnelle par laquelle il prend immédiatement contact avec la branche francilienne de la mouvance anarcho-autonome. Vivant de contrats précaires et d’allocations chômage, ses sources de revenus n’ont néanmoins pas été jugées suspectes. Il a publié sous son nom, en 2000, une brochure confidentielle sur l’agitation des «chômeurs» de 1998, mais on le soupçonne d’avoir aussi collaboré à la rédaction de plusieurs écrits subversifs anonymes. Depuis, on l’a très peu signalé dans les rassemblements de la mouvance anarcho-autonome, mais il a multiplié les contacts opérationnels avec de nombreux repris de justice et autres malfaiteurs, qui forment de toute évidence l’essentiel de ses fréquentations.
Surveillance : normale jusqu’au printemps 2007 ; élevée depuis (transfert section spéciale). Ne possède ni automobile ni téléphone portable. ADN non répertorié.

(Résumé des fiches de la DCRI.)

Éditions Antisociales

Article du Jura libertaire


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25/04/2010

Des nouvelles des Brésiliens



On réédite Os Cangaceiros. Les trois numéros de cette revue sont également disponibles sur le site de Basse Intensité. De même, on pourra y lire (ou relire) les quatre numéros, devenus introuvables, des Fossoyeurs du Vieux Monde.
On sait que les situationnistes se proposaient de faire passer l'agressivité des blousons noirs sur le plan des idées. C'est aux Fossoyeurs du Vieux Monde qu'il revint, avec le plus de conséquence, de réaliser ce projet (« et réciproquement nous avons appliqué quelques idées sur le plan de l’agressivité », ajoutèrent-ils).
Issu en partie des Fossoyeurs du Vieux Monde, le groupe Os Cangaceiros a su exprimer des positions radicales et leur donner une réalité scandaleuse (« Notre programme est très ancien : vivre sans temps morts. Nous comptons bien sûr lui assurer sa publicité par le scandale »). L'emploi critique de la violence a évité aux Cangaceiros la récupération inhérente au terrorisme spectaculaire (« le terrorisme est la poursuite de la politique par d’autres moyens » écrivaient ceux dont toute l’activité était une critique de la politique). Si les ANPE, le syndicalisme, et les architectes policiers ont servi à vérifier leur critique du travail, de l’idéologie et de l’urbanisme, c'est en volant des plans de prison, en sabotant les chantiers de construction de 13 000 nouvelles places de prison et en rossant un architecte spécialisé qu'ils ont poussé au paroxysme leur défi à l’encontre de l'histoire figée de la société spectaculaire. « La liberté, c’est le crime qui contient tous les crimes », disait un de leurs textes en juin 1985, à l’époque de la mutinerie de Fleury-Mérogis (c’était peu après la mort suspecte de Bruno Sulak, vraisemblablement un assassinat par les matons maquillé en accident).
Si les Cangaceiros ont disparu au début des années 90, ils ont laissé le vivifiant souvenir d'un groupe aussi proche de Marx que de Hegel et aussi loin d'Action directe que des Brigades rouges. A notre connaissance, c'est dans les banlieues françaises que cette réédition pourrait trouver, pour le moment, ses meilleurs lecteurs. Les jeunes prolétaires des cités, qui peuvent être donnés en exemple aux révoltés de tous les pays, pour leur lucide refus du travail, leur mépris de la loi et de tous les partis étatistes, connaissent assez bien le sujet par la pratique pour pouvoir tirer profit des textes de Os Cangaceiros.







Article de chez Jules Bonnot de la Bande

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Jacques Prévert - Citroën

« Un poème de Prevert composé lors de la grève des travailleurs de Citröen en 1933. Alors que la société est bénéficiaire et que l’usine mère de Javel était remise à neuf afin d’en faire "la plus belle du monde", l’entreprise annonce une baisse de 18 à 20% des salaires. Les ouvriers de CITROËN se mettent en grève et plus tard s’allient avec leurs camarades de RENAULT. La repression sera violente et donnera lieu à des centaines d’arrestations et de lourdes peines de prisons. CITROËN finira par abandonné son projet de baisse de salaire. Le mouvements forcera l’entreprise RENAULT à abandonner les projets similaires qu’elle prévoyait.

 

 

 

Citroën

À la porte des maisons closes C’est une petite lueur qui luit… Mais sur Paris endormi, une grande lumière s’étale : Une grande lumière grimpe sur la tour, Une lumière toute crue. C’est la lanterne du bordel capitaliste, Avec le nom du tôlier qui brille dans la nuit.

Citroën ! Citroën !

C’est le nom d’un petit homme, Un petit homme avec des chiffres dans la tête, Un petit homme avec un sale regard derrière son lorgnon, Un petit homme qui ne connaît qu’une seule chanson, Toujours la même.

Bénéfices nets… Millions… Millions…

Une chanson avec des chiffres qui tournent en rond, 500 voitures, 600 voitures par jour. Trottinettes, caravanes, expéditions, auto-chenilles, camions…

Bénéfices nets… Millions… Millions…Citron… Citron

Et le voilà qui se promène à Deauville, Le voilà à Cannes qui sort du Casino

Le voilà à Nice qui fait le beau Sur la promenade des Anglais avec un petit veston clair, Beau temps aujourd’hui ! le voilà qui se promène qui prend l’air,

Il prend l’air des ouvriers, il leur prend l’air, le temps, la vie Et quand il y en a un qui crache ses poumons dans l’atelier, Ses poumons abîmés par le sable et les acides, il lui refuse Une bouteille de lait. Qu’est-ce que ça peut bien lui foutre, Une bouteille de lait ? Il n’est pas laitier… Il est Citroën.

Il a son nom sur la tour, il a des colonels sous ses ordres. Des colonels gratte-papier, garde-chiourme, espions. Des journalistes mangent dans sa main. Le préfet de police rampe sous son paillasson.

Citron ?… Citron ?… Millions… Millions…

Et si le chiffre d’affaires vient à baisser, pour que malgré tout Les bénéfices ne diminuent pas, il suffit d’augmenter la cadence et de Baisser les salaires des ouvriers

Baisser les salaires

Mais ceux qu’on a trop longtemps tondus en caniches, Ceux-là gardent encore une mâchoire de loup Pour mordre, pour se défendre, pour attaquer, Pour faire la grève… La grève…

Vive la grève !

Jacques Prévert

Vidéo prise chez Voix de faits, poème trouvé sur le net

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22/04/2010

“Girls with Guns”

We said we’d put together an excellent new package deal for you every month. Sure, this one’s a teensy little bit late. But it’s so good that we think you’ll forgive us. So now, with no further ado, we bring you (drum roll, please…) the “Girls with Guns” snack pack! This package deal brings together histories of the remarkable women who overcame the gender norms and discrimination that were stacked up against them and rose up to fight in the Spanish, Mexican, and Russian Revolutions. Buy them as a set and get all three books for $27.50—that’s less than the price of two!

Titles included in the “Girls with Guns” snack pack are:

Free Women of Spain: Anarchism And The Struggle For The Emancipation Of Women


by Martha Ackelsberg (AK Press)

The Mujeres Libres mobilized over 20,000 women into an organized network during the Spanish Revolution, to strive for community, education, and equality for women and the emancipation of all. Free Women of Spain is a comprehensive study of the Mujeres Libres, intertwining interviews with the women themselves and analysis connecting them with modern feminist movements.

Las Soldaderas: Women of the Mexican Revolution
by Elena Poniatowska (Cinco Puntos Press)

The photographs and commentary in Las Soldaderas rescue the women of the Mexican Revolution from the dust and oblivion of history. These are the Adelitas and Valentinas celebrated in famous corridos mexicanos, but whose destiny was much more profound and tragic than the idealistic words of ballads. Without the soldaderas there is no Mexican Revolution.

Atamansha: The Story of Maria Nikiforova, the Anarchist Joan of Arc
by Malcolm Archibald (Black Cat Press)

The Ukrainian anarchist Maria Nikiforova (1885–1919) rose from the slums of industrial Alexandrovsk to become a ferocious terrorist and military commander who sacrificed everything for the cause of the Russian Revolution. Her exploits became the stuff of folklore, but she was “blacklisted” by official historians and her story was lost for generations. Now her story is finally available again!

 

Revolution by the Book


 

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21/04/2010

Miguel Benasayag - «Légitimité de la lutte armée»

Retour sur une réponse à "Mais le sang a coulé" lors de l'entretien-débat de la projection de "Ni vieux Ni traîtres"

 

Entretien avec Miguel Benasayag, psychanalyste et philosophe, sur le thème de « la légitimité de la lutte armée »

Réalisé en février 2010 dans le cadre de la campagne 2010 pour la libération des prisonniers d'Action directe.


Miguel Benasayag - «Légitimité de la lutte armée» - I sur II

Deuxième partie :


Miguel Benasayag - «Légitimité de la lutte armée» - II

Le film-documentaire "Ni vieux Ni traîtres" est à voir (avec beaucoup d'autres choses) chez le Jura Libertaire : Ni vieux Ni traîtres (2006)

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17/04/2010

Revue Z : « Porter une critique radicale dans un environnement plus large »

Z : un an et demi d’existence, trois numéros, 200 pages (environ) par exemplaire, une rédaction itinérante, un camion asthmatique, un local squatté à Montreuil, des convictions radicales, des articles fouillés et prenant le temps de creuser les choses, un graphisme léché, une bougeotte sympathique… Bref, une revue qui claque. Ça valait bien un entretien : la parole est à Z.

vendredi 16 avril 2010, par Lémi

Article pris (sans demander ce coup-ci) chez A.11

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Bergson, La pensée [de droite]et le mouvement

 

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Le possible implique la réalité correspondante

 

 

Quelque_chose_qui_s'y_joint.jpg

avec, en outre, quelque chose qui s'y joint,

 


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puisque le possible est l'effet combiné de la réalité une fois apparue

 

 

Un_dispositif.jpg

et d'un dispositif qui la rejette en arrière.

 

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16/04/2010

Les anciens monarques ont reçu la raison du ciel,

gigilamoroso.jpg

 

 

et ils ont respecté l'enseignement du Yiking,

et pratiqué la politique du non-faire.

Le monarque est tranquille en haut,

et ses sujets le suivent en bas.

 

 

Hi Kang, protagoniste du cercle des Sept sages de la forêt de bambou 3ème siècle ap. J.C


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14/04/2010

Xénophobie et discours identitaires au Québec ... le "nationalisme interclassiste"

Article pris sur le blog du Collectif Emma Goldman

Le nationalisme primaire débarque au Saguenay

Chicoutimi, le 13 avril 2010


Le réseau de résistance du québécois (RRQ), de passage au Saguenay la semaine dernière, intimide le diffuseur web www.lbr.ca suite à la parution d’un article critique (voir plus bas). Qui plus est, Patrick Bourgeois, porte-parole du RRQ, écrit fièrement sur le forum du RRQ : « Parce que ce texte était profondément diffamatoire, et parce que nos avocats s’apprêtaient à embarquer dans le dossier, l’éditeur du site a compris qu’il était mieux de le retirer. Alors, fin du dossier. P.B »[1]

De plus, voici une citation qui m’était adressée sur le forum du RRQ, que j’ai également reçu par courriel à la suite de la parution de l’article :

« P.S. Il y a un solde chez Jean Coutu cette semaine sur la vaseline : à l'achat d'un gros pot ont t'en mets tout le tour du trou de cul GRATIS! Ça change d'être à sec.Guy Caron »[2]


Article publié sur le site www.lbr.ca le 12 avril 2010 :

Le nationalisme primaire débarque au Saguenay

Vendredi soir dernier, un porte-parole du réseau de résistance du québécois (RRQ), Patrick Bourgeois, est venu déverser son nationalisme ethnique sur une douzaine de personnes rassemblées pour assister à la projection de son documentaire intitulé « Peuples en lutte ».

Connaissant un peu les positions défendues par le RRQ, j’y suis allé dans l’optique de débattre des problématiques liées à un certain nationalisme primaire : xénophobie, discours rétrograde sur l’immigration, exacerbation des passions identitaires, asservissement des questions sociales à la lutte pour la « libération nationale ». Et force est d’admettre que nous avons été bien servis.

En effet, dès le départ, M. Bourgeois nous sert un avertissement : il y a de moins en moins de francophones au Québec et c’est pour cette raison que l’indépendance est plus nécessaire que jamais. Ce qu’il faut lire entre les lignes, c’est qu’il y a de plus en plus d’immigrants et d’immigrantes allophones qui, semble-t-il, menaceraient la survie de notre langue et de notre culture. La ligne est mince entre une telle rhétorique nationaliste et du racisme pure et simple.[3]

Après avoir utilisé des expressions comme « plan de nègre » et « identité nationale », M. Bourgeois continue sur sa lancée en nous disant que les déboires du système de santé québécois reposent sur le financement injuste dont bénéficient les hôpitaux anglais de Montréal. On ne peut plus faux. Le système de santé québécois est charcuté depuis les trente dernières années et ce peu importe le Parti politique au pouvoir, qu’il soit nationaliste ou fédéraliste. Encore une fois, ce nationaliste primaire se trompe de cible. Il oblitère complètement la question de la redistribution de la richesse au Québec et de la privatisation progressive de notre réseau de santé public par des politiques néolibérales, en y opposant une lutte « français versus anglais ».

Un peu plus tard, utilisant la notion de « liberté » à outrance dans un style plutôt romantique, M. Bourgeois est déterminé à nous motiver afin que nous nous engagions dans la lutte contre « l’impérialisme et le colonialisme canadien ». Néanmoins, pas un mot sur le « Québec inc. », ces entreprises bien québécoises (Bombardier, Québécor, SNC-Lavalin) qui se sont enrichies à travers les largesses de l’État Québécois et qui exploitent à souhait les travailleurs et travailleuses du tiers-monde. Et c’est sans parler du récent congédiement des employés du journal Le Réveil au Saguenay, propriété de Québécor et de son PDG Pierre-Karl Péladeau, un bon québécois-blanc-francophone. C’est ce qu’on appelle la logique du deux poids deux mesures. Ou mieux encore, du nationalisme interclassiste.

Vient enfin (après une heure et demie de discours) la projection d’un documentaire très amateur à propos du référendum symbolique sur l’indépendance de la Catalogne (région au nord de l’Espagne). Je reste sur ma faim et j’attends la période de question et de discussion. Elle ne viendra jamais. M. Bourgeois doit partir très vite et n’osera même pas engager le débat. Le messie a terminé sa mission et doit quitter pour Baie-Comeau…

En conclusion, il apparaît important de souligner le cul-de-sac dans lequel nous plonge cette logique purement nationaliste. En premier lieu, la charge d’intolérance qui supporte cette idéologie nous mène tout droit à une fermeture d’esprit devant la question de l’immigration. Qui plus est, le RRQ nous propose de nous réfugier dans une étroitesse d’analyse qui suppose que nous devrions faire l’indépendance et régler les questions sociales ensuite. Rien de plus absurde. En effet, face au budget 2010 du ministre Bachand qui s’attaque de plein fouet aux conditions de vie de l’ensemble des travailleurs et travailleuses et des plus démunis (peu importe leurs langues ou origines ethniques), il faudrait plutôt organiser une riposte sociale autonome. Les mouvements sociaux ont déjà trop souffert de la mainmise des nationalistes sur l’agenda politique québécois.

Etienne David-Bellemare

[1] http://lequebecois.actifforum.com/ici-on-parle-d-actualite-f1/etienne-david-bellemare-un-autre-cretin-t12917.htm
[2] Idem.
[3] Il faut aussi souligner qu’après la conférence, lors d’une discussion avec un membre du RRQ à propos de la lutte à mener contre le budget provincial 2010, celui-ci m’a envoyé : « ok il faut se battre contre ça mais pendant ce temps là il y a 40 000 immigrants qui rentrent chaque année et moi je veux préserver ma race! ».

 

 

 

La noble quête de l’indépendance du Québec

Contrairement à ce qu’affirme M. Étienne David-Bellemare dans Le Quotidien du 14 avril 2010 ( www.cyberpresse.ca/le-quotidien/opinions/carrefour-du-lec... ), Patrick Bourgeois et les autres dirigeants du Réseau de résistance du Québécois ne sont certainement ni xénophobes, ni racistes. Sinon, que ferait justement M. Bourgeois à venir parler aux Saguenéens des peuples en lutte de la terre, comme les Catalans, les Basques ou les Écossais? Pourquoi le journal Le Québécois se serait-il intéressé au sort des Palestiniens? Pourquoi aurais-je écrit des articles dans ce journal sur le drame des Rwandais? Pourquoi Patrick Bourgeois aurait-il pourfendu les radios poubelles de Québec pour avoir vomi des insultes sur les Haïtiens?

Patrick Bourgeois n’a condamné ni l’immigration, ni les immigrants. C’est M. David-Bellemare qui lui prête cette intention. L’anglicisation du Québec est causée par l’emprise fédérale sur le Québec, et non par l’immigration comme telle. Une partie des immigrants se greffe à la colonie anglo-canadienne du Québec parce que le Québec est obligé d’entretenir des institutions anglaises séparées, au lieu d’avoir une langue nationale partagée par tous les citoyens, dans un esprit fraternel et républicain, sans égard aux origines ethniques ou raciales. Nous nous attristons de voir des immigrants choisir l’anglais plutôt que le français, mais nous comprenons que c’est le bilinguisme assimilateur que nous impose Ottawa qui en est la cause. Un Québec souverain aurait une véritable langue nationale, à l’instar de beaucoup d’autres pays, y compris le Canada anglais et les États-Unis.

Le recul du français au Québec ne fait aucun doute, et vouloir que le Québec soit français est une attitude de peuple normal ( http://gallery.me.com/bernarddesgagne/100106/Langue-20d-u... ). Pourquoi serait-il raciste ou xénophobe pour le peuple québécois de vouloir vivre dans sa langue alors que le même comportement, à Toronto ou à Vancouver, ne le serait pas? Au Canada anglais, 99,5 % des substitutions linguistiques favorisent l’anglais. Les Canadiens anglais sont-ils racistes pour autant? ( http://gallery.me.com/bernarddesgagne/100106/Bilan-20des-... ) La concurrence linguistique au Québec, situation typique d’un peuple colonisé, nuit à la démocratie et à la solidarité. Une partie de la population du Québec refuse de parler la langue nationale et impose à la majorité la minorisation au sein d’une fédération à laquelle le Québec n’a jamais adhéré librement.

M. David-Bellemare se plaint que «le système de santé québécois est charcuté depuis les trente dernières années et ce peu importe le parti politique au pouvoir». Or, on peut faire un lien très clair entre l’anglais au Québec et la dégradation prévisible des soins de santé. L’apartheid linguistique de la clique anglo-canadienne gravitant autour de l’Université McGill coutera très cher aux contribuables québécois. Pour doter cette clique de son propre centre hospitalier universitaire, il faudra débourser plusieurs milliards de dollars. Où est la justice sociale dans tout cela? Est-il normal que Montréal ait deux centres hospitaliers universitaires, dont un qui fonctionnera en anglais pour cause de refus de solidarité sociale, tandis que les autres grandes villes nord-américaines en ont un seul? Y a-t-il un grand centre hospitalier universitaire français à Toronto? Est-il acceptable que des milliards de dollars soient dépensés simplement pour permettre à une fausse minorité de vivre dans sa bulle linguistique, tandis qu’ailleurs au Québec, les services de santé font cruellement défaut? Il devrait y avoir  un seul centre hospitalier universitaire à Montréal ( http://unseulmegachu.org/argumentaire.html ).

Contrairement à ce que laisse entendre M. David-Bellemare, la libération nationale des Québécois va bel et bien dans le sens du refus des politiques néolibérales. Elle s’oppose au rouleau compresseur culturel et au bellicisme qui accompagnent ces politiques. Ainsi, Ottawa dépense chaque année près de six-milliards de dollars pour le matériel militaire servant à envoyer de jeunes Québécois se faire tuer en Afghanistan, dans une guerre d’occupation qui fait beaucoup souffrir la population afghane. Et ce n’est qu’une partie du budget annuel de 18 milliards de dollars du ministère de la Défense nationale. Les Québécois paient plus de 4 milliards de dollars sur cette somme. En sont-ils heureux? Doivent-ils s’intéresser uniquement aux questions comme la santé et l’éducation, qui relèvent en théorie de l’État québécois, mais se résigner devant les décisions prises à Ottawa, où ils sont condamnés à être de plus en plus minoritaires? Pourtant, dépenser de l’argent pour tuer des gens implique nécessairement qu’on en a moins pour instruire la jeunesse et guérir les malades. Comme l’explique Jacques Parizeau dans son livre La souveraineté du Québec — Hier, aujourd’hui et demain (2009), le fédéralisme canadien est un frein au développement social et économique du Québec.

Sans être une baguette magique, l’indépendance du Québec serait incontestablement l’outil le plus puissant de progrès social que les Québécois pourraient se donner. Militer pour l’indépendance du Québec à la façon du Réseau de résistance du Québécois n’a rien du nationalisme primaire et tout de la noble quête.

Bernard Desgagné
Membre du bureau politique
Réseau de résistance du Québécois

 

 

 

 

 

Les points soulevés dans l’article de M. David-Bellemare me paraissent très intéressants. Ces propos sont d’autant plus pertinents qu’au Saguenay, les idées s’apparentant au nationalisme ethnique sont assez répandues. De plus, une très forte majorité d’individus adhèrent au grand récit historique - qui forge leur appartenance identitaire - articulé autour de l’oppression nationale des Québécois blancs francophones. Au Québec, les grands récits identitaires demeurent ancrés dans des représentations où ni la race ni le racisme ne semblent exister, […] [un] métarécit d’une société blanche, homogène, de métissage récent, où la présence d’autres groupes culturels est un phénomène récent, alors que la dimension autochtone est abordée comme un élément marginal de l’histoire (Maillé, 2002 : 1). Par conséquent, les oppressions dont sont victimes les minorités québécoises se voient secondarisées, voire complètement évacuées.

Aux premiers abords, nous serions tentés de croire que le racisme n’existe pas au Saguenay. Cette région est généralement perçue par ses habitant-e-s comme un lieu fort accueillant pour les personnes issues de l’immigration ou pour celles d’origines ethniques différentes de la très large majorité blanche et francophone. Or, j’ai constaté depuis quelques temps des symboles racistes dans certains parcs, abribus et rues du Saguenay (des croix gammées, des signes 88, des graffitis white power, etc.). Ces manifestations ont affecté le sentiment de sécurité de certaines familles qui fréquentent ces lieux publics. D’ailleurs, j’ai personnellement été témoin d’une agression à caractère raciste il y a quelques mois. Force est de constater que le racisme et la xénophobie sont des phénomènes observables au Saguenay.

Devant cette réalité sociale, il me semble qu’il en va de notre responsabilité individuelle et collective d’être vigilant-e quant aux moindres comportements et discours qui peuvent participer à la reproduction de rapports de domination, d’exclusion et d’exploitation liés à la race ou à l’ethnicité, et cela, particulièrement lorsque nous militons pour une société égalitaire. C’est dans cette perspective que les enjeux soulevés par M. David-Bellemare sont tout à fait appropriés.

En ce qui concerne la réplique émise par M. Desgagné, je dois dire que je ne suis pas convaincue par l’argumentaire qu’il articule. Un des aspects qui me semble poser particulièrement problème ne se situe pas dans ce qu’il affirme, mais précisément dans ce qu’il élude, volontairement ou non. D’abord, M. Desgagné soutient que le problème le plus crucial que rencontre le « peuple québécois » est l’anglicisation du Québec, un phénomène qui s’actualiserait à travers l’emprise d’Ottawa sur nos institutions et différents lieux de pouvoir économique, politique, social et culturel. Et la solution la plus efficace pour résoudre ce problème passerait par l’indépendance du Québec afin « …d’avoir une langue nationale partagée par tous les citoyens, dans un esprit fraternel et républicain, sans égard aux origines ethniques ou raciales ».

Il est tout à fait légitime, voire primordial, de se préoccuper du respect de l’utilisation de la langue publique dans nos institutions. Pour s’en assurer le gouvernement du Québec a adopté une charte de la langue française qui défend et fait la promotion de la langue de la majorité francophone. Cela dit, il m’apparaît évident qu’on ne peut faire fi de l’origine ethnique des membres de la société québécoise (même dans le cas où le Québec serait un pays) et des rapports que cette réalité sociale impose. L’ethnicité, qui est à la fois une construction sociale (politique et idéologique) et un fait social dynamique, est le produit de rapports sociaux de domination entre majoritaires et minoritaires (Juteau, 1999).

Dans la réplique de M. Desgagné, la société québécoise est divisée en différents groupes définis par leur langue d’usage et origine ethnique. Il nous parle du « peuple québécois » - ici je comprends la majorité blanche et francophone -, les immigrants – un melting pot de personnes faisant partie de groupes ethniques minoritaires qui choisissent de parler soit le français ou l’anglais - et la colonie anglo-canadienne du Québec. Dans un Québec souverain, les membres de ces groupes minoritaires, qui se laissent ici comprendre comme étant homogènes et essentialisés, pourraient acquérir une légitimité politique à travers la citoyenneté, c’est-à-dire la distribution équitable de droits sociaux et politiques, en autant que soient évacuées les spécificités raciales et ethniques. En fait, c’est comme si on voulait que ces minorités s’assimilent au «nous Québécois », c’est-à-dire au groupe ethnique dominant (économiquement, politiquement et socialement). Or, malgré cette citoyenneté formelle, bien des inégalités demeurent – et demeureraient même dans un Québec souverain - entre les citoyennes et citoyens blancs francophones issus du groupe majoritaire et les citoyennes et citoyens des groupes ethniques minoritaires. En ce sens, je crois qu’il faut reconnaître et prendre en considération les différences ethniques et culturelles, être ouverts et tolérants, et travailler à établir des rapports égalitaires, notamment en démasquant les rapports de domination qui se dissimulent dans certains discours nationalistes basés sur une ethnicité essentialisée.

Or, ces nationalistes nostalgiques défenseurs d’une culture et d’une identité québécoise pérennisée semblent souvent oublier qu’en tant que blancs francophones majoritaires ils jouissent d’une position dominante dans la société québécoise. Ainsi, les discours de Bourgeois et Desgagné me donnent l’impression d’hommes blancs de la majorité historique qui cherchent à maintenir leurs privilèges. En somme, je dirais que les propos de M. Desgagné ne sont pas suffisamment explicites et rigoureusement soutenus pour répondre de manière éclairante et convaincante à la critique de M. David-Bellemare.

Enfin, j’ai été étonnée de constater que le Bulletin régional avait retiré l’article de M. David-Bellemare suite à des menaces de poursuites judicaires émises par certains membres de la direction du RRQ. De même, j’ai été désagréablement surprise par les commentaires désobligeants qu’ont émis certains membres du RRQ sur le forum de leur organisation à l’égard de M. David-Bellemare. S’il est incontestable que la question nationale et identitaire est un enjeu fort sensible, il me semble que critiquer ouvertement une organisation et ouvrir un débat demeure un acte tout à fait légitime et même fécond. Une telle riposte des dirigeants du RRQ ne peut que me laisser croire en leur faible potentiel analytique/théorique et en leur incapacité critique et autocritique.

amdt - 23/04/2010

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