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19/11/2011

Avis de parution : Section américaine de l’Internationale situationniste

 

Section américaine de l’Internationale situationniste 

Internationale situationniste  

Numéro un et unique   Précéde de  

Adresse aux élèves des écoles publiques de New-York   Post Mortem Ante Facto


La revue de la section américaine de l’Internationale situationniste, le groupe qui a le mieux exprimé le contenu authentique de la révolution de mai 68, est le premier ouvrage publié par le CMDE dans la collection Les Réveilleurs de la nuit. La section américaine de l’Internationale situationniste, composée de Robert Chasse, Bruce Elwell, Jonathan Horelick et Tony Verlaan, a vu le jour à la fin de l’année 1968. Les écrits que nous publions ici sont tous inédits en français, et épuisés de longue date en langue anglaise. Le premier de ces documents,Adresse aux élèves des écoles publiques de New-Yorkest un comics détourné, dans la veine inaugurée par les situationnistes. Le second,Post Mortem Ante Facto, une affiche conçue à l’occasion de l’investiture de Nixon, est une critique, aux accents swiftiens, du spectacle de la politique électorale. Le troisième, le numéro unique de la revue de la section américaine est divisé en cinq sections.Visages de la récupérationdémontre qu’une bonne appréciation des ouvrages des Grandes Têtes Molles de l’intelligentsia américaine, de Marcuse, le docteur en spéculation, à l’escroc McLuhan, est supérieure à ces ouvrages eux-mêmes.Quelques considérations extraordinaires sur la dégénérescence du capitalisme et la bureaucratisation de l’existence, signé Robert Chasse, expose sous forme de thèses une critique prolétarienne de la bureaucratie et de son projet de pacification de l’existence.L’Aménagement du territoire(traduction du septième chapitre deLa Société du spectaclede Guy Debord) etLe contrôle de la populationillustrent comment le capitalisme moderne, la société bureaucratique de la consommation, tend à modeler tous les aspects de la vie par les méthodes de l’urbanisme comme de la génétique. La Pratique de la théorieexpose l’activité de la section américaine (la diffusion des textes situationnistes aux États-Unis, l’accueil réservé à La Société du spectacle de Guy Debord et auTraité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générationsde Raoul Vaneigem, le jeu des situationnistes en mai 68), brosse un portrait de « Cohn-Bendit comme représentation » et formule quelques critiques ad hominemà l’encontre de figures du gauchisme américain dans toutes ses variantes. Une préface, écrite par le traducteur, retrace l’histoire de la section américaine, en s’appuyant parfois sur des informations inédites, et rappelle les conditions historiques troublées dans lesquelles ses membres déployèrent leur activité séditieuse. En ce temps de jongleries relatives et de contorsions contingentes, voici des auteurs qu’on ne pourra pas se permettre de supporter, dans la pâte molle du faux intérêt éclectique, comme des Badiou, des Negri, des Zizek. La section américaine de l’Internationale situationniste a su montrer comment l’opposition à l’ordre existant est falsifiée mais aussi redécouverte. À l’heure où apparaît aux États-Unis un vaste mouvement des occupations, dont certains participants s’inspirent ouvertement des situationnistes, on lira attentivement ces écrits. Ils témoignent de ce que fut l’aventure situationniste en Amérique.

Souscription : PDF
courriel du 18/11/2011

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Apostrophes de Bernard Pivot du 28 septembre 1979 sur la Nouvelle Droite

Cette vidéo est à l'origine sur INA mais sont uniquement consultable les 12 premières minutes de l'émission :

http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/CPB790...

je poste ci-dessous cette vidéo qui propose l'intégrale de l'émission prise via un compte youtube de la réacosphère pompeusement intitulée : "Quelle nouvelle droite? Alain De Benoist à Apostrophes". 

"A ma gauche mais à droite pour les téléspectateurs, Alain de Benoît, idéologue de la nouvelle droite" ici affublé d'un faux-nez par Youtube


Ci-dessous, le texte proposé en encart sur le site de l'INA.

L'émission est consacré à " la Nouvelle droite", avec Jean Pierre APPARU, auteur de "la droite aujourd'hui": des contributions de gens de droite et de gauche pour donner un portrait véritable de la droite actuelle ; la nécessité de prolonger la notion de droite vers un éclatement, impliquant une rupture avec le militantisme, Alain de BENOIST auteur de :"les idées à l'endroit": tout d'abord définir la nouvelle droite par rapport a l'ancienne, sans refuser cette dernière. La naissance de la nouvelle droite, à la suite de mai 68. Les spécificités de la nouvelle droite : un changement de problématique, une rupture avec les idées de gauche ; une évolution constante et essentiellement pragmatique. Le privilège de la culture sur la politique : arracher la culture au totalitarisme marxiste. L'importance des idées de Gramsci. Les révolutions politiques : elles ne créent rien, elles ne font que sanctionner un changement de société. Georges HOURDIN, auteur de :"Réponses à la nouvelle droite":surtout une défense du christianisme face aux accusations de la nouvelle droite ; en fait ce livre est un malentendu, il s'attaquait au G.R.E.C.E., groupe qui ne fait pas partie de la nouvelle droite . Alain TOURAINE, auteur de "mort d'une gauche": une discussion des idées de la nouvelle droite ; le biologisme, la fin des absolus, la notion d'ordre ;la gauche est-elle universaliste ou non? Cultures régionales et massification. Henry de LESQUEN, auteur de :"la politique du vivant" (et dirigeant du Club de l'Horloge) : l'humanité est en péril de mort pour avoir oublié les leçons du vivant ; refuser l'uniformité. Tenir compte des découvertes des sciences de l'homme et de la biologie. Le débat s'engage sur : la question du"quotient intellectuel", bible et monothéisme juif, le racisme, l'élitisme, la séparation du culturel et du politique, biologie et démocratie.

texte via INA

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Un ex-inspecteur de la DST prend du galon au Bloc identitaire

Une nouvelle figure a fait son apparition au Bloc identitaire (BI). Récemment promu coordonateur régional du BI en Normandie, Jean Lucat est mis en avant à l'occasion de la nouvelle campagne anti-halal de la formation d'extrême droite.

Le profil de ce cadre attire l'attention à plusieurs titres. D'abord, l'âge. A 64 ans, Jean Lucat ne correspond pas au profil-type du militant du BI, en général plutôt jeune. La direction des identitaires compte ainsi très peu de sexagénaires, à l'exception de Philippe Millau, Jacques Cordonnier et Richard Roudier.

Surtout, le CV de Jean Lucat est peu commun. Il a fait carrière à la DST (Direction de surveillance du territoire), où il était inspecteur. Il a "traité" plusieurs figures d'extrême droite, dans les années 1970 et  1980, époque propice aux opérations barbouzardes.

Son nom est plus récemment apparu dans l'affaire de la cavale de Dominique Erulin. Ancien légionnaire, ancien du Service action du SDECE, agitateur d'extrême droite, Erulin a été soupçonné par la célèbre cellule de l'Elysée du commandant Prouteau, d'avoir voulu attenter à la vie de François Mitterrand. Dominique Erulin s'était par la suite enfui à l'étranger, dans des conditions rocambolesques, en bénéficiant d'un passeport remis par un inspecteur de la DST (Le Monde du 10 décembre 2004).

"Mon engagement au Bloc identitaire est dans la continuité de ce que je pense depuis ma jeunesse. A la DST, j'avais le devoir de ne pas afficher mes opinions politiques, j'ai quitté la DST à 44 ans, j'en ai 64, cela fait vingt ans que je suis dans le privé, dans l'intelligence économique", nous a raconté Jean Lucat.

Le GRECE, Alain Madelin, Xavier Raufer

"Au Bloc, j'ai retrouvé des gens que je connaissais, des Grécistes, continue M. Lucas. Philippe Millau par exemple [coordonateur Grand Ouest du BI]. On s'était côtoyé au GRECE, j'étais au GRECE aussi, je suis un fidèle lecteur de la revue Eléments."

Avant le Bloc identitaire, Jean Lucat dit avoir fait un bout de chemin à Idées Actions - le mouvement d'Alain Madelin- puis à Démocratie libérale  et enfin un peu à l'UMP. "J'ai eu l'occasion de connaître Alain Madelin. Quand j'étais à la DST je fréquentais beaucoup la bibliothèque de l'Institut supérieur du travail". L'IST est l'une des structures mises en place par Georges Albertini, dans le cadre de la lutte anticommuniste.

Alain Madelin a aussi émargé à la "centrale Albertini" qui lui a notamment servi de sas vers la droite libérale après ses engagements à l'extrême droite activiste. Dans cet univers,  Jean Lucat a aussi connu Xavier Raufer, "un vieux copain" - ex-militant d'Occident, tout comme Alain Madelin, Raufer est devenu aujourd'hui criminologue.

"Le libéralisme à la Madelin, j'en suis sorti, pour moi ce n'est pas une solution pour l'Europe, poursuit Jean Lucat. J'ai découvert le Bloc identitaire par des copains. Je suis allé à leur Convention en 2009, je me suis rendu compte que c'était des gens sérieux".

Du côté des Identitaires, on assume la promotion de M. Lucat. "Chacun a le droit d'avoir un métier, il n'y a rien de choquant. Je ne vois pas où est le problème. C'est un cadre de valeur. Je n'ai pas le sentiment que son parcours est trouble", réagit Fabrice Robert, président du mouvement.

Philippe Vardon, autre dirigeant du Bloc, répond par une pirouette: "On est comme Marine [Le Pen], on montre que l'on a, nous aussi, des hauts fonctionnaires. Il a les compétences et les qualifications".

NB: La DST a été fusionnée en 2008 avec la Direction centrale des Renseignements généraux pour créer la DCRI.

Sur "la centrale Albertini", lire la partie "Sortir du Ghetto", dans l'ouvrage Génération Occident, Frédéric Charpier, Seuil.

 

via http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/category/bloc-identitaire/

 

11:47 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/11/2011

Appel à la résistance et de protestation contre Petersberg II - BONN 3 et 4 décembre 2011


Week-end international de protestation, d'actions et conférence

Du 3 au 5 décembre à Bonn (Allemagne)

Appel à la résistance et de protestation contre Petersberg II

Give Peace a Chance - Troupes hors d'Afghanistan!

Pour marquer le 10ème anniversaire de la guerre de l'OTAN contre l'Afghanistan et le 10ème anniversaire de la Conférence de Bonn (ou conférence de Petersberg) au cours de laquelle Karzaï a été désigné comme futur président d'Afghanistan, en 2001, et pour protester contre la seconde édition de cette conférence, le mouvement anti-guerre international appelle à des activités communes et diverses, à Bonn, du 3 au 5 décembre 2011.

Le samedi 3 une grande manifestation sera organisé à Bonn, le dimanche 4 aura lieu une conférence internationale co-organisées avec No to War - No to NATO ; et le lundi 5 des actions de désobéïssance civiles décentralisées auront lieu à travers toute la ville, et près du lieu de la réunion officielle des ministres des affaires étrangères.

 

via csotan


 

 

11:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/11/2011

Pour une compilation de réflexions sur les mouvements des Indignés, Occupy, 15M

Depuis le printemps, un mouvement plus ou moins large se développe dans les pays occidentaux, que les médias désignent de manière complètement artificielle sous le nom de Mouvement des Indignés. Cet article a pour but de compiler les textes de réflexion au sujet de ce mouvement qu’on pourrait plutôt désigner sous le terme d’occupationnistes (de places, de rues).

En France, ce mou­ve­ment reste par­ti­cu­liè­re­ment mino­ri­taire et sou­vent confus. Dans d’autres pays, des anar­chis­tes ont par­ti­cipé à ces mou­ve­ments locaux. Il serait inté­res­sant de com­pi­ler les dif­fé­rents textes de réflexion pour ne pas encou­ra­ger un mou­ve­ment à l’inverse de nos idées (col­la­bo­ra­tion avec la police, croyance dans la repré­sen­ta­tion démo­cra­ti­que, apo­lo­gie du paci­fisme - qui n’a rien à voir avec la non-vio­lence) sans passer à côté d’un mou­ve­ment poten­tiel­le­ment inté­res­sant (par sa cri­ti­que de la démo­cra­tie telle qu’elle s’exerce ou sa légère cri­ti­que du capi­ta­lisme).

Beaucoup de gens, ici à Lyon ou ailleurs dans le monde, se posent pas mal de ques­tions sur le sou­tien qu’il faut ou non appor­ter à ce mou­ve­ment ou au contraire for­mu­lent des cri­ti­ques sévè­res à son encontre.

Cet arti­cle a pour but de ras­sem­bler les liens vers des textes per­ti­nents, et éventuellement d’en encou­ra­ger la tra­duc­tion pour les plus inté­res­sants, pour confron­ter les argu­ments et y voir un peu plus clair.

via http://rebellyon.info

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10:02 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/11/2011

Secret défense : la législation censurée

Le Conseil constitutionnel avait été saisi par les familles de victimes de l'attentat de Karachi en 2002.

Le Conseil constitutionnel a tranché. Il censuré jeudi les règles relatives aux lieux classifiés secret défense, mais a jugé conformes à la Constitution les dispositions encadrant la classification des documents. Le Conseil était saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par les familles de victimes de l'attentat de Karachi de mai 2002.

Les Sages ont relevé que la classification d'un lieu secret défense empêche l'autorité judiciaire d'accéder à ce lieu et que l'accès à d'éventuelles preuves est inaccessible tant qu'une autorisation administrative ne lui a pas été délivrée, ce qui est contraire à la Constitution.

Une vingtaine de lieux classés secret défense

Après demande de déclassification d'un lieu par un magistrat et avis du président de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN), le ministère concerné est libre d'autoriser ou non une perquisition.

La loi du 29 juillet 2009 a étendu le secret défense, qui concernait auparavant des documents, aux locaux les abritant. Par un décret non publié au Journal officiel, Matignon a classé "secret défense" une vingtaine de lieux, notamment les services de renseignement et de contre-espionnage.

Le gouvernement a jusqu’au 1er décembre pour réagir

Le Conseil constitutionnel a fixé la déclaration d'inconstitutionnalité de cette disposition au 1er décembre, "afin de permettre au gouvernement de tirer les conséquences" de cette décision, selon un communiqué.

Du côté des familles des victimes de l'attentat de Karachi, l'heure est au soulagement. "C'est une avancée très importante. Les familles de victimes se réjouissent que le Conseil constitutionnel ait jugé contraire à la Constitution un certain nombre de dispositions", a déclaré leur avocat, Me Olivier Morice.

Le Conseil a en revanche jugé conforme à la Constitution les dispositions concernant les documents classés secret défense, en particulier en raison des "garanties d'indépendance conférées" à la CCSDN et des conditions et procédures de déclassification des documents.

 

Voir la décision du Conseil constitutionnel

piqué au tas sur europe1.fr - 10/11/2011

18:32 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Communiqué de Benoît Tangopi, ancien prisonnier d’Ouvéa et gardien de la grotte, sur le film « L’ordre et la morale » de Mathieu Kassovitz

Je souhaite apporter des informations et des éclaircissements sur la position de la chefferie de Gossanah par rapport au film « L’ordre et la morale » de Mathieu Kassovitz.

Je ne suis pas d’accord avec certaines informations données par l’équipe du film dans les médias. Et il me paraît donc important que la population sache ce qui s’est passé à notre niveau. Depuis l’arrivée de certains membres de l’équipe du film en 2007, nous avons assisté à toutes les réunions dans les chefferies d’Ouvéa, dans lesquelles devaient se prendre la décision d’accepter ou non le projet de film porté par Mathieu Kassovitz.

Il a été dit dans les médias que 99% des Kanak sont d’accord avec le film, or la décision d’accepter ce film a été prise uniquement par certaines personnes et contre l’avis d’autres personnes.

En mars 2010, a eu lieu à la chefferie Bazit la dernière réunion pour accepter le film ou non. Lors de cette réunion, des personnes étaient contre le film et d’autres pour le film. Le président du district de Saint-Joseph a alors pris la décision pour tout le monde d’accepter le film. Mais la population d’Ouvéa étant déjà divisée sur le film, l’équipe du film a décidé de partir faire le film à Tahiti.

S’agissant des anciens prisonniers d’Ouvéa 88, nous étions au départ d’accord si le projet se faisait à Ouvéa car nous aurions été là pour raconter. Mais ensuite nous n’étions plus d’accord avec le projet lorsque nous avons appris que le film se tournerait à Tahiti.

Sur 33 anciens prisonniers, 3 seulement sont partis à Tahiti participer au tournage du film. Je tiens à préciser que ce ne sont pas non plus toutes les chefferies d’Ouvéa qui avaient accepté le projet. De même, ce ne sont pas tous les gens d’Ouvéa qui ont accepté le  film. Les familles et les chefferies étaient, et sont toujours, divisées sur le film, et les décisions ont été prises uniquement par quelques personnes.

Il est dit trop souvent que Gossanah était d’accord pour ce projet alors qu’il n’y a que quelques personnes de certaines familles qui sont parties à Tahiti faire le film. La chefferie de Gossanah n’était pas à l’unanimité pour le film, et n’était pas non plus à l’unanimité pour la projection du film, mais a fait le choix de laisser chacun décider d’aller ou non regarder le film.

Beaucoup d’entre nous n’étaient pas d’accord avec le fait que le scénario du film soit basé sur l’histoire et le livre de Legorjus. D’autant que l’équipe du film s’était engagé à ce que la vérité de ce que les gens d’Ouvéa ont vécu soit dite. Or, nous constatons premièrement que cet engagement n’a pas été respecté et que deuxièmement, le film avance des informations sans preuves. Le FLNKS est accusé d’être responsable de ce qui s’est passé et de nous avoir lâchés. Or jusqu’à aujourd’hui, il nous est encore difficile de faire la lumière sur tout ce qui s’est passé. Il nous faut avant tout faire un travail de recherche de vérité avant d’avancer dans un film des faits sans preuves qui pourraient avoir des conséquences dramatiques pour la lutte de notre peuple.

C’est pour cette raison que nous nous demandons si ce film va réellement nous aider, comme nous l’avait précisé Mathieu Kassovitz au départ. Nous constatons pour l’instant que ce film nous divise encore plus. Mathieu Kassovitz et son équipe nous avaient dit que leur film nous aidera à travailler pour notre indépendance. Nous constatons que ce film nous brouille et que ce n’est pas un film de réconciliation comme indiqué dans les médias.

Nous ne sommes pas contre le film en tant que tel mais contre le fait que ce film soit basé sur l’histoire de Legorjus qui nous a trahis. Baser le film sur la version de Legorjus a pour objectif de le laver de ses responsabilités dans la mort de nos frères. Nous avions dit que nous allions libérer les otages après le 8 mai 1988, deuxième tour des élections présidentielles, et Legorjus le savait, de même l’Elysée et Matignon, puisque Legorjus était leur intermédiaire.

Nous reprochons à l’équipe du film de manquer d’analyse dans cette affaire. Ce manque aura et a déjà des conséquences négatives pour notre peuple ainsi que pour l’ensemble de la population de Nouvelle-Calédonie. Aujourd’hui les conséquences du film sont contraires à ce que l’équipe du film avait prétendu au départ.

Benoît Tangopi

via Le Cri du Cagou - 09/11/2011

à lire : Enquête sur Ouvéa: rapport et témoignages sur les évènements d'avril-mai 1988 - Alain Gresh, 1989 octobre

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01/11/2011

10 questions à Laurent Mucchielli

Mon huitième invité est Laurent Muchielli, sociologue, directeur de recherches au CNRS, membre du Laboratoire Méditerranéen de Sociologie(LAMES, UMR 6127 du CNRS et l’Université de Provence). Ses thèmes de recherche portent sur les délinquances, les institutions pénales (police, justice) et les politiques locales de sécurité et de prévention. Il anime un site Internet spécialisé Délinquance, justice et autres questions de société.

Valéry Rasplus : Vos travaux portent essentiellement sur les phénomènes de délinquance, les politiques de sécurité, le droit et les institutions pénales. A partir de quel moment et pourquoi cette orientation thématique est venue dans votre parcours de sociologue ?

Laurent Muchielli : C’est difficile à dire avec certitude, c’est comme souvent un mélange de dispositions personnelles anciennes et de rencontres ou de hasards dans les relations sociales. Même si elles ne sont évidemment pas les seules, ces questions m’intéressaient depuis longtemps, au moins depuis mes premières années d’études à l’université. Ensuite, mon sujet de thèse m’y a ramené. Je travaillais alors sur l’histoire des sciences sociales au tournant du 19ème et du 20ème siècles et il se trouve que la question du crime était déjà centrale à l’époque dans le débat public et dans le débat scientifique. J’ai ainsi organisé en 1994 mon premier colloque sur l’histoire des sciences du crime et j’ai publié dans la foulée mon premier livre (collectif) sur ce sujet. A cette occasion, j’ai rencontré les gens du CESDIP (Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions sociales), le grand laboratoire français sur les questions pénales et nous avons bien accroché. Lorsque j’ai passé le concours d’entrée au CNRS j’ai donc fait un projet qui prolongeait cette histoire des sciences du crime et j’ai demandé à être affecté au CESDIP. Et j’ai réussi le concours... J’ai ainsi passé plus de 12 ans dans ce laboratoire francilien, avant de revenir dans ma région d’origine.

 

Valéry Rasplus : Comment analysez-vous ce que l’on nomme « normes »,  « déviances », « délinquance » et « insécurité » ?

Laurent Muchielli : En quelques mots, la base du travail de sociologue dans notre domaine consiste à définir le crime ou la délinquance comme résultant de trois choses : 1) l’existence de normes disant ce qui est crime et ce qui ne l’est pas, 2) l’existence de personnes transgressant ces normes (devenant donc délinquantes), 3) l’existence d’une « réaction sociale » à ces transgressions.

En langage concret et simple, pour qu’il y ait crime, il faut : 1) qu’il y ait un interdit (et cela ouvre de grands horizons d’études historiques et sociologiques car la production des interdits ne cesse d’évoluer), 2) qu’il y ait un ou plusieurs transgresseurs (et c’est un autre champ d’études, plutôt sociologiques et psychologiques), 3) que quelqu’un s’en aperçoive et qu’il se passe quelque chose ensuite (sinon le crime commis n’existe pas socialement).


Quant à l’« insécurité » c’est tout à fait autre chose. Ce n’est pas un concept scientifique et ce n’est pas un ensemble de choses identifiables. C’est en réalité une notion de type politique et médiatique, qui ne réfère pas à des comportements précis mais à des peurs. Du point de vue scientifique, nous pouvons en revanche parler du « sentiment d’insécurité » et l’étudier en tant que tel par des questionnaires et des entretiens. On y découvre alors que le premier facteur du sentiment d »insécurité n’est pas le fait d’avoir été victime de quelque chose. Le premier facteur est l’âge : les personnes âgées ont plus peur, même s’il ne leur est rien arrivé. Il ne s’agit donc pas en réalité d’une insécurité mais bien plutôt d’une vulnérabilité, ce qui est très différent. Et c’est valable aussi pour les autres facteurs : le sexe des personnes interrogées, leur précarité socioéconomique, le niveau de dégradations apparentes de leur quartier, le degré d’anonymat...

 

Valéry Rasplus : Faîtes-vous une différence entre la sociologie de la délinquance et la criminologie ?

laurent mucchielli,sociologie,délinquance,déviance,criminologie,sécurité,statistiques,valéry rasplusLaurent Muchielli : Ce n’est pas moi qui fait une différence, ce sont nos institutions. En France, la sociologie est une discipline scientifique enseignée à l’université, on peut passer un doctorat en sociologie et être recruté comme enseignant en sociologie ou chercheur au CNRS en sociologie. Même chose en droit, en psychologie, en science politique, etcetera. Mais rien de tel avec la criminologie qui n’existe pas comme discipline scientifique. Dès lors c’est un peu comme « psychologue » il y a une vingtaine d’années avant que la profession ne soit mieux réglementée, n’importe qui peut s’autoproclamer aujourd’hui « criminologue », ça ne veut rien dire et surtout ça n’est la garantie d’aucune formation ni d’aucune compétence. Dans d’autres pays, la situation est tout à fait différente. Mais selon les pays, le contenu de ce qui est appelé Criminologie est assez variable. Dans certains c’est une dominante juridique (beaucoup de droit pénal), dans d’autres c’est une dominante psychologique et enfin dans les pays anglo-saxons c’est le plus souvent une dominante sociologique.

 

Valéry Rasplus : En quoi votre approche diffère de criminologues comme Alain Bauer ou Xavier Raufer ?

Laurent Muchielli : Ce n’est pas simplement mon « approche » qui diffère, c’est l’ensemble de mon métier qui n’a rien à voir. Encore une fois, il ne peut pas y avoir de « criminologues » en France puisqu’aucune instance universitaire et scientifique ne délivre ce titre. Les personnes qui s’accaparent ce titre sont en réalité des personnes extérieures au monde universitaire et scientifique, qui recherchent la légitimité que donne un titre et s’emparent donc de cette étiquette qui est en quelque sorte libre de droits...

Alain Bauer et Xavier Raufer en sont les deux exemples les plus connus. Le premier est en réalité à l’origine un entrepreneur de sécurité privée qui a beaucoup investi le marché du conseil et du diagnostic local de sécurité. Le second est un ancien militant d’extrême droite reconverti dans l’analyse du terrorisme d’extrême gauche puis du terrorisme islamiste. Leur stratégie de légitimation universitaire est très forte car ils ont trouvé des alliés, en particulier des éditeurs. La plupart de leurs livres sont en effet édités aux Presses Universitaires de France et désormais aussi aux éditions du CNRS, ce qui est un comble ! Pour Xavier Raufer, je crois que personne n’est dupe. Le cas d’Alain Bauer est plus complexe. Il a du pouvoir, il est proche du Président de la République, il dirige l’Observatoire national de la délinquance et il a désormais aussi un titre de type universitaire qui peut faire illusion. En effet, par décret du 25 mars 2009, Nicolas Sarkozy l’a directement nommé titulaire d’une « chaire de criminologie appliquée » au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM). Un fait du prince.

 

Valéry Rasplus : L’interprétation et les résultats d’enquêtes statistiques portent souvent à polémique. Comment doit-on lire et interpréter les résultats statistiques liés à « l’insécurité » et aux « violences » ?

Laurent Muchielli : Les questions de sécurité sont parmi les plus importantes dans les discours politiques et les rhétoriques électorales en France. Dans ces débats, que répercutent fortement les médias, les statistiques servent généralement d’arguments d’autorité. Elles sont convoquées pour prouver le bien fondé de l’action d’un gouvernement, ou son échec selon ses opposants. Cela donne des « batailles de chiffres » auxquelles le citoyen ne comprend pas grand-chose, qui n’éclairent guère le débat public et surtout permettent rarement d’évaluer correctement tant l’état des problèmes que l’efficacité des politiques publiques.


Pour interpréter correctement les choses, il faut au moins respecter ce que j’appellerais trois « règles d’or » de l’analyse statistique en sciences humaines : 1) on ne peut rien dire d'un chiffre si l'on ignore comment il a été fabriqué ; 2) un seul chiffre ne saurait permettre de décrire ni mesurer un phénomène social complexe ; 3) les chiffres ne « parlent pas d'eux-mêmes », c'est nous qui les faisons parler. En l’occurrence, le débat public est totalement biaisé par la naïveté avec laquelle les responsables politiques et les journalistes font semblant de croire que les statistiques de la police permettent de connaître les « chiffres de la délinquance ». En réalité, les statistiques de police mesurent les procédures faites par les policiers et les gendarmes. C’est un comptage d’actes administratifs. C’est bien entendu lié directement à l’activité délinquante mais ça n’en est pas un baromètre précis, a fortiori lorsque le pouvoir politique vient truquer tout le système en obligeant les policiers et les gendarmes à produire les « bons chiffres » c’est-à-dire ceux qui sont conformes à la demande du ministre...

 

Valéry Rasplus : Quelle est la part de la délinquance dans les « cités » par rapport à celle que l’on trouve dans d’autres espaces sociaux ? Et de quelle nature est-elle ?

laurent mucchielli,sociologie,délinquance,déviance,criminologie,sécurité,statistiques,valéry rasplusLaurent Muchielli : Il n’y a pas une délinquance mais des délinquances. Dans les quartiers ghettoïsés, on trouve concentrés certains types de délinquance particuliers : les diverses infractions commises par les bandes de jeunes délinquants, les violences envers les institutions, les incendies de véhicules, les trafics de drogue. Cela s’explique de nombreux facteurs, en particulier l’ampleur du chômage qui fragilise le lien global avec le reste de la société, l’ampleur de l’échec scolaire qui précipite vers la délinquance de nombreux jeunes, l’ampleur des discriminations qui sont dénoncées moralement mais qui demeurent quotidiennes dans la réalité et qui fragilisent elles aussi le lien global avec le reste de la société, le manque de ressources des familles pour faire face aux difficultés de leurs enfants, et d’autres facteurs encore. Mais tout cela ne signifie pas que la délinquance est une spécificité de ces quartiers.

D’abord, il existe à l’autre opposé de l’échelle sociale une délinquance des puissants, une délinquance des élites qui est également forte et qui est autrement plus impunie. L’écroulement du contentieux de la délinquance économique et financière (et de la corruption) ces dernières années est l’indice d’un « deux poids, deux mesures » vertigineux en matière de lutte contre la délinquance. Ensuite, il existe des problèmes intrafamiliaux dans tous les milieux sociaux. Or c’est là, au sein de la famille, que se trament certaines des plus grandes violences psychologiques, physiques et sexuelles. 

 

Valéry Rasplus : Existe-t-il des populations plus « criminogènes » que d’autres et selon quels critères ?

Laurent Muchielli : Non. Il existe des facteurs criminogènes si l’on veut, c’est-à-dire des facteurs habituels de délinquance (par exemple les violences intrafamiliales ou l’échec scolaire), ou encore des situations et des contextes criminogènes au sens où certains maximisent les risques quand d’autres les minimisent, mais il n’existe en aucun cas des « populations criminogènes » au sens où certains groupes de population auraient en soi et de manière générale une propension plus grande à commettre des infractions. Ceci est typiquement une représentation de sens commun ou bien un préjugé de type raciste.

 

Valéry Rasplus : Pourrait-il exister des politiques de substitution à l’enfermement carcéral ? 

Laurent Muchielli : Mais il en existe déjà ! Il existe de nombreux types de centres d’accueil plus ou moins fermés pour les jeunes délinquants. Il existe aussi des formes de prises en charge médicales pour les malades mentaux. Il existe par ailleurs toute une batterie de peines de substitution ou d’alternatives à l’emprisonnement. Le problème est que, pour être efficaces, ces alternatives supposent la collaboration des collectivités territoriales voire de la société civile. Une peine de réparation ou de travail d’intérêt général, par exemple, suppose de trouver un lieu d’accueil pour effectuer la mesure, un encadrement technique et éducatif minimal, un peu  de suivi et un peu d’évaluation à la fin. C’est un peu plus compliqué à organiser que d’expédier les gens en prison pour de courtes peines (ce qui est la majorité des peines de prison). Et pourtant toutes les études montrent que ce serait mieux du point de vue de la lutte contre la récidive.

 

Valéry Rasplus : Pensez-vous que nous soyons dans un monde gouverné par un « totalitarisme de la sécurité » ?

Laurent Muchielli : Non, pas encore, mais il existe une tendance assez évidente ! J’ai écrit un livre entier à ce sujet, avec d’autres collègues, en 2008, que j’ai appelé « La frénésie sécuritaire ».


Nous ne sommes pas encore sous le règne de « big brother » mais, tout de même, nous n’avons jamais été aussi bombardés de lois, de circulaires et de règlements divers édictant des interdits et des formatages en tous sens, nous n’avons jamais été aussi « fichés » et « tracés » de multiples manières (fichiers de police, fichiers de santé, fichiers sociaux, puces électroniques en tous genres, etc.), nous sommes de plus en plus vidéo-surveillés et bientôt de plus en plus surveillés sur Internet, on nous promet partout la « tolérance zéro »...


Par ailleurs, certains nous entretiennent presque quotidiennement dans la peur de l’« insécurité » de façon active (certains politiques) ou passives (les médias, leur traitement des faits divers, leurs pseudo-reportages incessants sur le crime, les policiers, etc.). Dès lors, cette prétendue « insécurité » légitimant les concessions croissantes que nous faisons à la sécurité au détriment de nos libertés, il est clair qu’il y a là une pente et une escalade potentiellement dangereuse et qu’il faut que nous restions bien éveillés.

 

Valéry Rasplus : Quelles sont pour vous les questions les plus importantes, dans votre domaine, qu’il reste à traiter dans les années à venir ?

Laurent Muchielli : La question est vaste, je ne prendrais que les trois premiers points qui me viennent à l’esprit mais il y en a certainement d’autres.


Premièrement, nous (chercheurs, universitaires) ne travaillons pas assez sur les délinquances en cols blancs. Pour schématiser, 99 % des travaux de recherches sont concentrés sur le public judiciarisé c’est-à-dire essentiellement les pauvres. Nous succombons ainsi à notre tour au tropisme général et aux mécanismes sociopolitiques fabriquant cette très forte inégalité.


Deuxièmement, nous ne travaillons pas assez sur l’évaluation des dispositifs de traitement de la délinquance à tous les niveaux. C’est comme si nous nous interdisions d’avoir un avis sur l’action des professionnels, sur la performance des dispositifs, comme si l’évaluation des politiques publiques était un objet moins noble ou moins intéressant. Il faut dire que l’Etat n’y pousse guère,  la culture de l’évaluation scientifique indépendante est faible en France dans les institutions publiques.


Troisièmement, nous ne travaillons pas assez localement avec les collectivités territoriales qui sont largement désarmées face aux questions de délinquance, tant dans le diagnostic des problèmes que dans l’accompagnement et l’évaluation des politiques publiques. Or il y a là aussi de gros besoins et il serait important que le monde universitaire et scientifique, dans sa logique de service public, s’investisse dans un champ actuellement occupé uniquement par les entreprises privées de sécurité. C’est pourquoi, pour ma part, je viens de lancer à Aix-en-Provence un programme de recherches à l’échelle locale, que j’ai baptisé Observatoire régional de la délinquance et des contextes sociaux (ORDCS), dans le but notamment d’offrir aux collectivités territoriales une aide scientifique au diagnostic et à l’évaluation.

Propos recueillis par Valéry Rasplus

 

piqué au tas sur valery-rasplus.blogs - 1/11/2011

10:09 | Lien permanent | Commentaires (1) |

26/10/2011

Le Front National et l’offre politique

http://tempspresents.files.wordpress.com/2011/10/afp-source-www-lemonde-frl.jpg

Par Nicolas Lebourg

La fonction tribunicienne fut tenue jusqu’à la fin des années 1970 par le Parti Communiste Français, usant d’un langage révolutionnaire au  bénéfice d’une attitude réformiste. Les slogans radicaux étaient une manière d’obtenir des dominants des transformations sociales, par une transaction entre le langage de rupture et la praxis pragmatique. Le communisme parlementaire et syndical joua ainsi peu ou prou le rôle de lobby au bénéfice non d’une classe, mais de masses usant de ce moyen pour agir sur un seul segment politique, celui désigné par les communistes sous le vocable de « justice sociale ». Plus encore que le P.C.F., le Front National a tant joué cette fonction transactionnelle que l’on pourrait le qualifier de « parti-lobby », agissant au profit de masses n’en usant que sur le segment que les frontistes intitulent la « préférence nationale ».

Alors que le F.N. a joui d’un groupe parlementaire, aucun de ses députés n’a donné son nom à une  loi. En revanche, depuis que le parti projette son ombre sur la scène politique, la législation relative à l’immigration n’a cessé d’être compulsivement révisée par toutes les majorités parlementaires. Le FN est structurellement un instrument de lobbying d’une fraction de l’électorat. Celui-ci ne réclame pas un retour à Vichy mais un « libéralisme ethnocratique », où le libre marché est régulé par le discriminant ethno-national. D’où la capacité du parti a agréger ensemble des clientèles socialement très diverses.

 

la suite sur Fragments sur les Temps Présents

08:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/10/2011

Au secours, ils arrivent, les conspirationnistes…et les Autres

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"en temps normal, l’antifascisme le gonfle"*

 

Petit récit (avec des fautes) d’une vaguelette dans un dès à coudre d’eau trouble

Dans un volonté de clarification et afin de contribuer à mettre un terme à d’absurdes amalgames, rumeurs, hypothèses, le groupe No Pasaran-Strasbourg propose une analyse -pas très consensuelle- des dernières élucubrations antifascistes locales. Ce texte à d’autres vocations. En premier lieu celle d’inviter à la prudence intellectuelle ceux et celles qui -dans un soucis de lutte constante contre les extrêmes droites- sont tentés de suivre aveuglement les néo-hérauts de l’antifascisme radical qui usent de rhétoriques outrancières et erronées à des fins trompeuses.
Puisque nous serons amené à parler de conspirationnisme, gardons en mémoire que les extrêmes droites n’ont pas le monopole de la manipulation et que la lutte contre les extrêmes droites n’est pas garante de dérives, de guerres de chapelles, d’ambitions personnelles, fussent elles inavouables et médiocres.
Mais ce texte est aussi un soutien indéfectible au Centre Autonome Jeune Molodoï qui a, dès le début de cette controverse, et sans attendre les incantations des professionnelles de l’esbroufe, su trouver les réponses adaptés : lors de l’assemblée générale du 5 octobre, le conseil d’administration de la salle demandait à l’association Si c’était ma terre de faire le nécessaire pour qu’en aucun cas, le CAJ Molodoï puisse être associé, de quelque manière que ce soit, au blog Activeast. L’association n’ayant pas, pour des raisons qui lui appartiennent, répondu aux exigences du CAJ Molodoï la soirée a été annulé, conformément aux règles de fonctionnement de la salle. Cette décision a été rendue public lors de l’assemblée générale du 19 octobre après que des discussions aient été engagées avec les différents protagonistes.
Inutile de préciser que cette décision du conseil d’administration de Molodoï ne découle pas des différentes menaces qui ont été proférées à des fins de pressions. Le CAJ Molodoï a toujours été un lieu d’expression aux convictions antifascistes, ses pratiques alternatives, sa programmation, et l’énergies des personnes qui font vivre ce lieu sont les meilleures preuves –s’il en fallait- de l’intégrité du lieu.
Inutile de préciser aussi que des textes devraient certainement circuler de la part des uns ou des autres pour se féliciter de la décision d’annulation de la soirée du 27. Un moyen -à peu de frais- de faire à croire à quelques lecteurs peu regardant que l’initiative leur est due. ChacunE existe comme il peu.
Dans ce contexte, nous pouvons également nous étonner que quelques cadors de l’antiracisme bon teint, en mal de ban, se permettent d’éclabousser le CAJ Molodoï en relayant les rumeurs les plus tapageuses, sans autre vérification que celles qui consiste à scruter leur ordinateur. Revenez au monde réel et partez à la rencontre des vrais gens, nous vous l’assurons, c’est une belle aventure humaine où les rencontres ne sont pas faites, forcement, de coups tordus. Il est malheureux de s’apercevoir que ces assertions contre Molodoï sont le fait de gens qui n’y mettent jamais les pieds, sauf épisodiquement comme consommateurs ou lorsqu’il y a un intérêt politique à trouver !
Nous savons, par ailleurs, que le CAJ Molodoï est un outil métapolitique (les connaisseurs souriront) local majeur et qu’il suscite des envies, des désirs de quelques chapelles en déshérences. Cela exacerbe les convoitises.
Ce texte se veut également un soutien à l’association CASAS qui, même si nous ne partageons pas - point par point - la manière de son engagement auprès des demandeurs d’asiles, se voit également éclaboussée par de stupides amalgames. La respectabilité de cette association et l’engagement de son personnel, aujourd’hui acculés par le manque de moyen financier, n’avaient pas besoin de leçons d’antifascismes de gugusses qui se foutent éperdument des demandeurs d’asiles à moins qu’ils puissent d’une manière ou d’une autre, en tirer un profit politique.
Enfin, nous espérons que ce texte amène une réflexion -individuelle ou collective- chez les personnes, les groupes ou associations qui ont été acteurs -volontaires ou non- de cette lamentable affaire. En premier lieu, nous espérons que l’animateur d’Activeast retrouve raison, abandonne toute référence aux extrêmes droites et recentre son énergie en choisissant des voies réellement révolutionnaires, solidaires et libertaires sans quoi, c’est évident, il ne pourra plus laisser croire à un égarement, à un manque de culture politique. Nous espérons que les structures Mimir et Si c’était ma terre engagent une réflexion quant à leur neutralité, érigée comme idéologie nécessaire à l’accomplissement de projets humains. Il est dommageable qu’une telle réflexion se fasse dans un tel contexte car, au vu des charges qu’ont eu à subir ces associations, l’envie de re-politiser leur projet doit être en berne. C’est là aussi un dommage collatéral de cette histoire imbécile.


Nous vivons décidément des heures bien étranges, une période de l’histoire militante où il devient de plus en plus difficile de décrypter l’actualité, les enjeux, les stratégies, les alliances. A l’heure où des noirs suprématistes s’allient à des néo-nazis, alors que des juifs d’extrême droite prennent position pour des musulmans intégristes et que les nationalistes s’engueulent avec les identitaires, à une époque où le Front National arrive à passer pour un parti aux idées sociales, nous regretterions presque les années 80. Nous étions mal fringué, certes,  mais au moins nous savions reconnaître nos amis et donc, par extension, nos ennemis politique. Oui, la vie était pleine de certitudes et de rubiscubes…il n’y avait pas internet ni de portables et pourtant, rappelez vous, nous vivions intensément (vieux con !).

Depuis quelques semaines la blogosphère et le microcosme anarcho-coco-libertaire strasbourgeois sont en pleine ébullition. Les textes de dénonciation des uns se suivent et répondent aux réponses et justifications des autres. Une partie de ping pong s’est engagée en même temps qu’une chasse aux sorcières sous couvert de péremptoires alertes antifascistes. Enfin Strasbourg est à l’image des autres villes, elle à désormais (enfin !) ses conspirationnistes. Le blog Activeast, qui fait le relais de bon nombre de théories hallucinées est désormais dans l’œil du cyclone. Petit décryptage pour néophyte.
A y regarder de loin, comme ça en passant, nous pourrions penser que le conspirationniste est comme le paysans du moyen âge terrifié par un phénomène céleste, une victime de son ignorance. Mais le conspirationniste, celui qui propage ses idées, qui théorise des histoires de complots à des fins de propagandes idéologiques, celui là n’est victime de rien, il est juste coupable de ses mensonges. Il est donc nécessaire de distinguer ceux et celles qui - par excès de naïveté, de crédulité ou par manque de leviers intellectuels - se laissent tenter par une vision conspiratrice qui permet de penser et comprendre les grands problèmes de ce monde de ceux -souvent animés d’arrières pensées- qui les manipulent. Les premiers, comme tétanisé par l’impuissance face aux évènements, sont les victimes de ceux et celles qui modélisent leurs peurs dans la conviction d’un complot.
Dans ces temps d’incertitudes, l’histoire récente peu s’expliquer par une multitude de complots dont les explications s’auto alimentent et où chaque contre arguments devient la preuve même du complot : l’histoire n’est elle pas écrite et racontée par les vainqueurs ? C’est une rengaine connue, une supercherie éculée dont le système, mécanique, est bien rodé ; d’où la difficulté à lutter contre. La théorie du complot est comme l’un de ses instruments préféré, elle est aussi insaisissable et inextricable que la rumeur. Mais voilà qu’apparaît le blog l’Alsace Libertaire (1) qui reproduit un maladroit « vigilance contre l’extrême droite à Strasbourg » dont le contenu, assez approximatif, met en garde contre une semaine nationale d’information et de projection afin de surfer sur les théories fumeuses du 11 septembre organisée par des groupes appartenant à une recomposition de l’extrême droite identitaire.

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"activiste de clavier"*


La guerre des boutons… de clavier d’ordinateur
Heureusement, cet appel à la vigilance, mal formulé et mal renseigné sera suivi d’une séries d’articles finalement plus creusés, disponibles sous forme de brochures et apportant des éléments d’explications chronologique quant aux idées propagées par le blog Activeast. (2) Inutile de revenir sur ces différents textes, partie de ping-pong inégale, les plus courageux/euses iront passer quelques heures sur le net afin de se faire une idée. Ainsi, face à l’organisation d’une semaine de débats, conférences, projections complotistes, les anarcho-coco-libertaires d’Alsace Libertaire appelèrent à empêcher le bon déroulé du programme. Pour le coup, la quasi totalité des micro-évènements ont été annulé sans qu’une seule baffe ne soit –même symboliquement- distribuée. Aujourd’hui, fatalité des temps modernes, l’activisme est plus efficace dernière un clavier… que devant un SO. Il y a donc bien un fossé entre l’intention et l’action. Nous aurions pu attendre d’Alsace Libertaire, après tant d’explications tranchées sur l’impossibilité d’être un idiot utile du conspirationnisme, après tant d’effort pour nous persuader que tout, chez ces gens là, dégouline du fascisme, après nous avoir exposé -avec force appui de textes tirés d’internet- que la seule véritable attitude antifasciste est la lutte radicale et l’incompromission, nous aurions pu attendre un peu plus de sport de leur part.
Mais voilà, entre internet et le monde réel, il y a la vie, la vraie. Donc, il n’y a pas eu de descente musclée pour déloger les fascistes conspirationnistes et entretenir avec eux un rapport de force en faveur du prolétariat triomphant, à peine une menace de bloquer la projection d’un film au squatt Mimir. Nos fameux fascistes conspirationnistes Strasbourgeois, pas vraiment adeptes de la triplex ou de la télescopique, plutôt dread locks punk à chiens qu’extrême droite identitaire n’ont d’ailleurs pas cherchés à contrer la lumineuse offensive anti-conspirationniste. Toute cette guerre idéologique n’est que virtuelle, elle se construit de PDF et de blog, parfois trois affiches intimistes sont collées, le plus discrètement possible, à l’ombre de nuit...à l’heure où les comploteurs complotent…

Quand l’ultra gauche locale s’ennuie, elle nous emmerde…
Il existe un autre lieu virtuel de lutte à Strasbourg, la liste « Résistance ». Début octobre, une discussion/prise de tête est lancée par V., un militant de l’Organisation Communiste Libertaire (OCL). Ce dernier explique qu’en temps normal, l’antifascisme le gonfle mais que le jeudi 27 octobre 2011, un groupe « faf/complotiste » nommé Activeast va organiser, via une association intitulée « Si c’était ma terre », proche d’un groupuscule identitaire nommé « la dissidence » une soirée à Molodoï et que là, vraiment, sont antifascisme se réveil. Le militant demande alors pourquoi « ce silence à Strasbourg de certain(e) camarades pour ce groupuscules de « fafs/conplotistes ».
Mais de qui parle-t-on ? Découvrons ensemble le merveilleux monde des micro-sectes politiques. Activeast, est un blog tenu par un seul gars. Ce n’est même pas un groupuscule. Nous l’avons déjà croisé lors de nombreuses luttes, en Alsace ou ailleurs notamment lors des manifs contre les violences policières en avril 2006, dans les cortèges anti CPE la même année, plus récemment lors du mouvement des retraites ou lors du contre sommet anti-Otan. Depuis de nombreuses années, l’animateur du blog Activeast milite, instinctivement, contre les rapports de dominations, l’ultra-libéralisme, le capitalisme…Et puis, au file de ses rencontres ou de ses non-rencontres, le voilà perdu et embrouillé : il devient le relais d’idées puantes, piégé par le discours appétissant des conspirationnistes et d’une frange marginale de l’extrême droite. Pourtant, il se défend d’être nationaliste, fasciste, raciste, antisémite. Il devient ce que l’on nomme entre nous un « rouge-brun ». Si l’OCL strasbourgeoise s’intéressait un peu plus souvent aux extrêmes droites, plutôt que de construire d’hypothétiques priorités militantes, elle aurait menée sa petite enquête et connaîtrait un peu mieux les stratégies et enjeux de la nébuleuse d’extrême droite et verrait un peu plus loin que le bout de son tout petit nez. Tout n’est pas compréhensible en scrutant uniquement la lorgnette étroite d’internet, il faut aussi aller à la rencontre des Autres. Bref, le fameux groupe n’est qu’un homme. Certes, il a quelques copains et copines, mais rien d’organisé politiquement. Vous pouvez respirer, la menace fasciste n’est pas bien épaisse…Mais il est bon, lorsque l’on s’emmerde, que l’ennui frappe à la porte, de créer de l’esbroufe et, dans ces moments là,  rien ne vaut de brandir l’épouvantail de l’extrême droite pour faire parler de soi. Surtout quand on est trois pelés au sein d’une organisation politique fantomatique localement.

Hippies de maïs contre fâcheux volontaires.

Les amis de mes amis sont mes amis et les ennemis de mes amis, sont les amis des ennemis de mes amis….Ohhh, conspi,strasbourg,ocl,molodoï,activeastfoutez nous la paix ! Ainsi, pour avancer masquer et diluer ses idées d’une frange de l’extrême droite (nous ne parlerons pas de fascisme pour ne pas dévoyer le terme), l’animateur d’Activeast aurait eu l’idée de noyauter à lui tout seul l’association Si c’était ma terre. Là aussi, un blog existe, qui nous apprend que l’association est Articulée autour de membres de Maison Mimir et du C.I.A, cette future association aura vocation à cultiver et élever toutes sortes de compagnons vivants. (Présentation de l’asso « Si c’était ma Terre » en cours !). Les choses se compliquent, un vrai jeu de gigogne où les associations se croisent, s’emmêlent mais où finalement nous retrouvons toujours les mêmes personnes. Ainsi, les anarco-coco-libertaires de la liste Résistance ont longuement échangés pour savoir si le fait que l’animateur du blog Activeast fasse parti de l’association Si c’était ma terre faisait de cette dernière…une association fasciste….Du grand art.
L’association Si c’était ma terre, aux idées décroissantes, de réappropriation des terres pour y développer des alternatives, n’est certes pas une association factieuse ni même fasciste. Cependant, elle s’encombre d’un membre qui s’enfonce et s’empêtre dans une dérive extrême droitière. Elle ferait bien de s’en dégager et de virer de son flyer toute référence au site contreversé d’Activeast pour clarifier les choses. Cependant, il semble que l’association, dont bon nombre des membres sont aussi du squatt Mimir, veuille rester dans une sorte de neutralité distante face à cette micro tornade locale.  Et pour cause, peut être ont-t-ils du mal à comprendre les enjeux face à autant d’excitation de la part de nos nouveaux croisés de l’antifascisme. N’ont-ils pas déjà eu des menaces lors de la projection programmée de septembre ? Le mois de septembre est habituellement le mois où l’on parle des conspirationnistes (c’est aussi le mois des marroniers…) puisque ceux-ci n’existent souvent qu’autour des thèses négationnistes du 11 septembre. L’OCL et la liste Résistance sont à la page pour ne pas dire à la mode. Il y eu, ces derniers temps, quelques articles sur la récente stratégie de quelques militantE d’extrême droite du courant Identitaire consistant à reproduire l’expérience gauchiste du retour à la terre afin de « recoloniser » en douceur les campagnes et de s’y implanter culturellement, socialement, physiquement jusqu’à créer de véritables villages avec ses écoles, ses élues etc. Dès lors, certain néo-antifascistes ont perçu dans l’association si c’était ma terre, les prémices d’une structure d’extrême droite identitaire. Décidemment, les conspirationnistes font des émules !
 
Molodoï un centre de convergence conspirationniste allié aux fascistes de l’association CASAS !
conspi,strasbourg,ocl,molodoï,activeastAujourd’hui, l’OCL et quelques grandes gueules de clavier de la liste Résistance menacent non seulement l’animateur d’Activeast mais aussi tous ceux et celles qui aideraient, volontairement ou pas, Activeast à propager ses idées. Les tentatives de raisonnement d’un des animateurs de la liste ne réussi même pas à faire réfléchir un tant soit peu les quelques excités : «  on va pas ce prendre la tête , les fachos hors de nos vies sinon on vous defonce la gueule c assez claire ainsi je me tiens a disposition si qlq veut me faire croire qu' il faut debatttre avec les fachos pour lui mettre ma main ds la gueule » ainsi donc, tremblez, Mimir, Si c’était ma terre, Legal Team, Molodoï et autres gens qui avaient, à un moment ou à un autre, eu affaire à l’animateur d’Activeast…vous êtes prévenus : « on va arrêter les conneries. et de tourner en rond au milieu du vide pendant que l'ennemi avance.à ceux qui pigent pas, tant pis pour leur gueule, et comme dit on est à disposition. ».
En novembre, l’association Patchakamak, bien connue des habituéEs de Molodoï, organise avec l’association Si c’était ma terre et CASAS (collectif pour l’accueil des solliciteurs d’asiles de Strasbourg) un festival des « résistances »…déjà les menaces fusent, dans un paroxysme de bêtise : perturber le festival de soutien à une association d’aide aux demandeurs d’asiles…pour montrer son antifascisme radicale. La classe. Pas de scrupule, le tribunal stalinien de l’OCL et consort à décrété que tous ceux et celles qui fricottaient de près ou de loin avec Activeast étaient coupable de relayer des idées fascistes. CASAS va apprécier !
C’est pourquoi, lors de l’Assemblée Générale du 5 octobre, les deux membres de l’OCL locale sont venus informer/menacer Molodoï afin que la soirée du 27 soit annulée, le tout sur un ton sarcastique et légèrement hautain. Il nous semble intéressant de reproduire le texte ultime posté sur la liste Résistance et émanant de l’OCL Strasbourg. Nous le faisons avec d’autant moins de scrupule que cette liste est ouverte à toutes et tous et que, cette tempête dans un verre d’eau que l’OCL à créée de toute pièce ayant déjà fait beaucoup de bruit dans le club très fermé de l’ultra gauche locale, les retranscriptions des discussions circulent déjà largement dans les mieux intéressés. Evidemment, nous gardons le texte en entier, c’est plus long mais plus drôle.

« Je précise ma pensée: pour moi inviter les gens du "Molodoï", du "Mimir" et de "Si c'était ma terre" à discuter entre eux, c'est simplement leurs faire comprendre qu'ils faut qu'ils prennent eux-mêmes la décision d'annuler les soirées, de virer le zigoto d'Activeast et ses potes identitaires de le Dissidence française, voir de pondre un texte avec une position politique très claire...
C'est pas un choix, c'est juste un conseil avant les problèmes. Si les gens pensent que les choses vont se tasser, ils se trompent. Il ne s'agissait pas pour moi de dire qu'il faut attendre le 27 octobre et faire une action bidon à la soirée. Il est hors de question de tomber dans l'urgence.
La situation doit être réglée par les personnes concernées avant le 27 octobre, sinon là oui la violence sera posée comme solution.
Si certain(e)s ont dans l'idée de faire venir des vigiles, des copain(e)s ou des flics pour permettre la soirée du 27 octobre, alors c'est une très mauvaise idée. Je pense que la violence des hommes et des femmes peut vite monter et devenir très vite incontrôlable avant ou après la soirée...C'est aussi le risque pour ces lieux "alternatifs" de disparaitre.
Si les gens sont obligés de passer par la force pour être protégés des identitaires, peut-être cela est-il devenu un "mal nécessaire" à la survie du mouvement social que ces lieux disparaissent?
Enfin, vu la campagne de presse des associations, des journaleux, des organisations antifa et d'extrême gauche qui risque de se pointer très vite à l'horizon, je pense que les gens qui organisent les soirées n'ont pas saisi le problème dans son ensemble, ou alors ils veulent saboter la vie des lieux alternatifs.
En juin dernier, les gens de Riposte Laïc et du Bloc Identitaire ont été très sensés. Ils ont évité la confrontation directe à Strasbourg (le communiqué de presse de ces crétins est très explicite sur les raisons de l'annulation de la "visite" au FEC).
Aux organisateurs de la soirée du 27 octobre et des suivantes de prendre la bonne décision collective! »

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"L'Office Cultuel Lymphatique se gonfle à l'antifascisme radical"*


Postures et impostures
Ainsi, le microscopique groupuscule OCL Strasbourg nous fait une leçon d’antifascisme radical, malgré le côté gonflant du truc. Il est certain qu’ils ont trouvé cela gonflant, l’antifascisme radical, car nous n’avons pas souvenir -ces 10 dernières années- de les avoir vu dans aucune action antifasciste radicale, ni içi, ni ailleurs ! Bien entendu, mieux vaut tard que jamais nous dit la sagesse populaire mais alors, qu’ils le fassent avec un peu de mesure et de modestie. D’ailleurs, ces fameux néo-antifascistes ne sont ils pas les mêmes qui, il y a quelques années, au nom de l’anticolonialisme, acceptaient et justifiaient de manifester localement avec les antisémites du Parti des Musulmans de France ? Si bien sûr, alors un peu d’humilité messieurs…
Ceux qui accusent Activeast, semble confondre antifascisme et conspirationnisme car, disons le clairement, l’OCL Strasbourg est devenue leader en matière de rumeurs, d’accusations, de forfaitures. Mais inutile de le faire remarquer car immédiatement, lorsque ces quelques boulets militants se sentent vaciller, ils dénoncent les fameux « procès d’intention », « accusations personnelles » et l’inimitable « procès politique » contre eux. Ainsi, comme pour les conspirationnistes, il devient difficile de rétablir la vérité, d’avoir des raisonnements puisque au final, les victimes ceux sont eux !
La lutte antifasciste n’est pas gonflante. Elle nécessite de l’intelligence, de la volonté, de la ténacité. Ce n’est pas une simple posture. Et lorsque l’OCL locale fait dans l’antifascisme, elle se fait le chantre du conspirationnisme et tombe dans le panneau de la stratégie d’extrême droite…autant dire à quel point ils n’ont rien compris à ceux qu’ils veulent combattre !
En créant cette prétendue « alerte antifasciste », en créant une agitation soutenue autour d’un blog jusqu’alors totalement confidentiel, en désignant des coupables au regard de critères parfois aussi grotesques que les théories sur les bonhommes verts, l’OCL à tout simplement multiplié l’intérêt autour de ce site conspirationniste. C’est exactement ce que recherche les gens de cette frange de l’extrême droite, et notamment ceux que l’OCL dénonce faussement comme des Identitaires, les fameux dissidents. Pour le coup, nous pouvons parler de micro-groupuscule dont l’existence ne se fait que grâce à la multiplication de blogs et de pseudo relais locaux intitulés des Brigades de la dissidence dans laquelle il est possible de devenir volontaire. En donnant une dimension disproportionnée à quelques illuminés, l’OCL a fait le boulot de l’extrême droite. La radicalité se trouve parfois dans l’intelligence, pas toujours dans les appels à l’action directe à laquelle, ironie du sort, vous ne participez même pas ! Mettons cela sur le compte de votre inexpérience en matière de lutte antifasciste.
Ainsi, en appelant à hurler avec les loups, tellement fort, en faisant tellement de bruit autour d’un truc aussi riquiqui, les OCLiens et quelques anarco-radico-totos ont réussi à faire que Egalité et Réconciliation de Soral s’intéresse à Activeast et lui apporte son soutien. L’extrême droite n’a plus besoin de se casser la tête (pour reprendre un vieux slogan du GUD), l’ultra gauche organise le lien entre elle.
Mais, avant de menacer de représailles violentes les personnes concernées par le 27 octobre, l’OCL et l’infatigable V., campant sur des positions plus troubles encore : les voilà extrêmement soucieux de l’image et de l’avenir de Molodoï « Il conspi,strasbourg,ocl,molodoï,activeastserait bête que ces lieux alternatifs apparaissent dans la presse officielle (et autres) comme des lieux où l'extrême-droite peut venir sans risque. Les journalistes sont des petits malins qui aiment les raccourcis simples et ne comprennent pas du tout les nuances des militants... ». Allons, allons, il faut cesser de prendre les gens pour des couillons, et même les journalistes des DNA. Tiens, d’ailleurs, comment seraient ils au courant ces journalistes ? A moins que…Non…n’allons pas imaginer qu’un dossier de presse atterrisse sur leurs bureaux, un dossier de presse réalisé et envoyé par l’ultra gauche pour dénoncer le fascisme… Théorie délirante puisque l’ultra gauche anarco-coco-toto-libertaire déteste les médias à la botte du capitalisme, elle ne va pas collaborer avec elle. Par contre, il existe une presse alternative, plus confidentielle mais intéressante. L’OCL dispose de son organe de propagande, le mensuel Courant Alternatif. Et nous ne serions pas surpris de voir un article de la vaillante cellule de veille antifasciste strasbourgeoise dans le prochain Courant Alternatif pour dénoncer les collusions entre Molodoï, les fascistes et les conspirationnistes comme en avril 2009 lorsque l’OCL locale, très remonté de n’avoir rien réussi de probant pendant le contre sommet de l’Otan, écrira un article assassin et venimeux de cinq pages contre tous ceux et celles qui avaient construit un petit quelque chose. Et en premier lieu, le Réseau No Pasaran accusé d’avoir fait de Molodoï un centre de convergence boutiquier. Il existe de vieille rancoeurs à l’OCL qui, il faut le dire, a déjà tenté de faire un « putsch » à Molodoï, il y a quelques années, pour redonner le pouvoir au peuple de l’assemblée générale. Le poupoutch (pour reprendre la phraséologie d’un célèbre personnage) échoua…la rancoeurs, elle, resta.

C’est suis qui dit qui y est !
Ainsi, ces derniers temps, ré-apparaissent ceux/celle que l’on qualifie de conspirationnistes. L’immense bouleversement politique et émotionnel du 11 septembre 2001 (3) A redonné du souffle aux conspis de tout poils. Car évidemment -les choses seraient trop simples- derrière ce terme se cache foultitude de tendances, partis, groupuscules, sectes – et l’extrême droite n’en a pas le monopole-  adeptes d’autant de théories fumeuses pour le moins intrigantes, parfois contradictoires, mais dont les pierres de voûtes sont finalement toujours, le secret et la peur. (4)
La peur est motrice de conspirationnisme. Déjà les Juifs et la peste, l’impuissance et les sorcières, les famines et les turcos, les hérétiques et la fin du monde, puis les francs maçons, les féministes, l’internationale bolchévique, les jésuites, JFK, la mafia et la CIA, Roswell et les petits bonhommes verts, le millénarisme…du plus risible au plus terrible. Il faut relire Jean Delumeau et ses écrits sur la peur en Occident ou les malheurs des temps pour finalement re-situer les conspirationnistes à leur juste niveau : des oiseaux de mauvaises augures qui veulent réécrire l’Histoire en omettant que l’historien se doit d’être désintéressé. 
A la lumière du fameux  Le protocole des sages de Sion il faut éclairer les dérives conspirationnistes. Si aujourd’hui ce ne sont pas de faux livres qui circulent (encore que…) pour propager le trouble mais des clips vidéo et de véritables films, la stratégie est la même. L’idée est identique, à travers les siècles la recette fonctionne : le malheur du temps est le fait d’un complot ourdis par un réseau de personnes puissantes qui œuvres contre nous en secret.
Le conspirationnisme est la nouvelle religion moderne : il explique l’inexplicable par le truchement de faits mystérieux dont on doit l’origine à des forces secrètes. Hier, le paysan expliquait les intempéries par les colères divines, cette force supérieure indiscutable aujourd’hui, le conspirationniste explique les évènements (guerres, accidents, attentats, maladies, pollutions bref, tout ce qui ne relève plus de l’action exclusive de la nature) par l’existence supposée d’une force supérieure, indiscutablement organisée.
Le concept est génial : impossible de contredire un conspirationniste sinon c’est faire la preuve de la réalité du complot. L’Inquisition ne s’y prenait pas autrement pour prouver l’existence de sorcières : plongez l’accusée dans le fleuve, pieds et poings liés…si elle flotte à la surface, s’est une sorcière ! Ouf, la voilà noyée mais exempte de sorcellerie…

L’ovni tender, love me true
L’obsession de la recherche de la Vérité contre la version officielle. Voilà ce qui motive le conspirationniste de base. Presque un gars sympa, vous savez le type enfermé dans son appartement avec ses piles de documents découpés dans des fanzines spéciaux, ses dossiers de coupures de journaux relatant des trucs pas normaux, ce mec qui reste des heures devant les trois écrans de ses ordinateurs, allumés 24/24 et qui donne parfois des infos aux agents Mulder et Scully en échange d’une part de pizza froide mais, avant tout, pour qu’enfin la Vérité triomphe. Ouaih, tant que les obsessions du geek se limitent à savoir si les petits bonhommes sont verts ou en mousse, c’est pathétique mais pas dangereux.  Mais quand il en vient à expliquer que le Sida est une maladie volontairement diffusée par des laboratoires pharmaceutiques pour faire gonfler leur chiffre d’affaire ou que les attentats du 11 septembre sont une grosse manipulation de la Cia pour créer un sentiment islamophobe et favoriser une guerre de civilisation, le tout piloté (pas les avions, le complot) par des Juifs…là, ça craint sévère, ça fouette le vomi de l’histoire.
Découvrons ensemble un de ces gars -pas vraiment méchant- mais qui, non contant de fricotter avec l’extrême droite, se trémousse avec les lémuriens de l’espace.
7 Septembre 2010, Jacques Cordonnier, président d’Alsace d’Abord (5) dépose plainte pour discrimination contre la chaîne de restauration Kick qui décide de faire passer 22 de ses restaurants, dont deux dans le Bas-Rhin, en restaurant uniquement Halal. Aucune démarche similaire à l’encontre de restaurants ou magasins cacher. Le pourfendeur de l’Islam, se dit prêt, en cas de classement sans suite, à saisir le doyen des juges et à se porter parti civil. Mais sa démarche acharnée contre l’Islam déplaît à certains de ses amis comme notamment Roland Vernizeau membre du conseil d’administration du parti.
Vrai régionaliste, il espérait sans doute qu’au départ de « l’extrémiste Spieler », Alsace d’Abord se recentre réellement sur la question régionaliste. Roland Vernizeau, est d’ailleurs un centriste de la plus pure tradition alsacienne comme en témoigne son blog. Le colmarien est également responsable d’Alsace d’Abord centre. Au centre donc, mais un peu décalé tout de même…Vernizeau, Alias Hervé Laurent est aussi écrivain et conférencier. Il intervient régulièrement à la Bibliothèque Pythagore de Strasbourg, gérée par une illuminée association Philosophique et Humanitaire, où se croisent des nonnes bouddhistes qui apprennent à  savoir prendre du recule, des expertes en communication télépathique avec les animaux, des Medium spirituel, éducateurs de santé, praticiens Reiki, médecins homéopathes et acupuncteurs, des Litho thérapeutes, astrologues, guérisseuses spirituelle…pour des sujet aussi passionnants que Effet Kirlian ou photographie de l’aura du corps aux extrémiés, mes atouts et mes défis grâce au jeu des douze forces vibratoires « R », le chemin Michaëlique : de la connaissance de l’esprit au courage d’agir, ou encore vivre « l’instant juste » et accomplir sa mission sur terre.
conspi,strasbourg,ocl,molodoï,activeastMais Roland Vernizeau, homme des bas-fonds chez les Gaulois, intervient sur des sujets plus…sensés comme pour sa conférence prévue le 15 janvier 2011 : La noosphère ou la pluralité des mondes à travers les grilles de lecture spirite et teilhardienne. Du lourd, rien que du lourd. Mais cette conférence, Roland Vernizeau l’a déjà donnée en octobre dernier pour la clôture du congrès international d’Ufologie à Strasbourg. D’après le programme, « Sa participation au Congrès ufologique de Strasbourg vise à resituer le phénomène ovni dans la grille de lecture des mythes et des religions. Selon lui le phénomène Ovni a toujours existé et est à l’origine des grands mythes fondateurs de civilisations et de religions par les interprétations qui en ont  été données. En réalité le phénomène Ovni  exprime la puissance des esprits à l’œuvre dans tous les univers qui sont eux-mêmes en évolution vers cette perfection infini e que l’on appelle Dieu faute de mieux, et qui contient à la fois l’origine et le terme de la Vie. Selon Hervé Laurent La grande erreur de Darwin a été de limiter la vie à l’évolution du biologique, et celle de Teilhard de Chardin de tenter en vain de réduire la noosphère  (ou sphère  de l’Esprit) aux étroites limites du dogme chrétien ». Wouahwww…
Celui qui est présenté comme « chercheur et écrivain » sur le programme du congrès à plus d’une conférence dans son sac. Pas bégueule, il les propose gratuitement : Les mystères templier d’hier et d’aujourd’hui  (titre d’un de ses livres aux éditions Bentzinger), Puissance créatrice et grands initié, Esotérisme, sectes et religions. Plus en phase avec les préoccupations politiques de ses (ex ?) amis d’extrêmes droites, Le fond celtique de l’identité française. Enfin, dans le registre des grandes peurs, Les 7 sceaux de l’apocalypse ou les bouleversements programmés du 21eme siècle.
Roland Vernizeau, alias Le vieux templier sur internet a donc beaucoup de choses à raconter à ses contemporains. Il raconte mais il écrit aussi. Dans sa jeunesse, il commence par de la traduction au service de la recherche  ufologique. D’Angleterre, d’Espagne ou d’Allemagne, il traduit des témoignages d’observations ufologiques recueillis dans les années 70 par la SVEPS (Société Varoise d’Etude des Phénomènes Spatiaux). On lui doit également Paroles d’initié aux éditions Dualpha et son dernier livre l’enfant du Mammouth. Pas un délire néandertalien, un manuel de survie à l’éducation nationale que ce professeur d’anglais à la retraite à écrit en 2008. Professeur, chercheur, écrivain, conférencier, membre du conseil d’administration d’Alsace d’Abord, randonneur du Club vosgien, bloggeur, régionaliste, président de SAAM68 (société des amis des aveugles et malvoyants), animateur de radio…voilà un homme éclectique et pour le moins œcuménique comme lorsqu’il souhaite un joyeux noël 2009: Il suffit de lever les yeux vers le  ciel pour comprendre que l’insignifiance humaine ne peut rien contre l’ordre merveilleux de l’univers. C’est Noël mes amis, un Noël pour tous les croyants. Allah Akbar ! Dieu est le plus grand et il ne nous laisse pas tomber. A nous de comprendre et de respecter ses lois pour retrouver confiance en la vie et en l’avenir des humains.

Conspirationniste et pirate, les copains de Spieler se recyclent.
En janvier 2010, Robert Spieler lance avec son ami Roland Hélie, la maison d’édition Semis Diffusion (6). Pour faire tourner la boutique et vendre son répertoire, Spieler recycle ses vieux amis d’Alsace d’Abord pour des conférences. Ainsi, en septembre 2010, un vieux compagnon de Spieler, Jacques Kotoujanski,  intervient pour une conférence.
Cet ancien du Mouvement Pour la France (MPF) de De Villiers-Pasqua qu’il quitte en 2007 après onze années de bons et loyaux services, était présent sur la liste  « servir Strasbourg » lors des élections municipales de mars 2000 au côté de Robert Spieler et de Anne Kling tous deux dirigeants du Mouvement Régionaliste d’Alsace (MRA). Un souverainiste chez les régionalistes bruns?! L’homme, qui se veut toujours droit dans ses bottes, n’est pas à une contradiction près. Il y avait bien longtemps que nous n’avions pas entendu parler de ce monsieur dans les sphères d’extrêmes droites, et pour cause, cet ancien chef de service d’hôpital, looser en politique, est devenu entre temps et de son propre aveu,  LE spécialiste français du 11 septembre… Voilà qui explique la présence de ce conseiller national (Alsace) de Debout La République du bouillonnant Nicolas Dupont-Aignant dans les locaux de Serges Ayoub, alias Batskin pour une conférence intitulée « 11/09/2001, attentat islamique ou terrorisme d’état » devant une petite vingtaine de participants.conspi,strasbourg,ocl,molodoï,activeast
Ce médecin gynécologue, farouche défenseur de la famille traditionnelle, et donc, fervent opposant à l’avortement, s’est fait un virulent allié des thèses conspirationnistes liées au 11 septembre comme en témoigne sa pathétique « lettre ouverte à Phillipe de Villiers et aux responsables départementaux du MPF sur Libertas » de mars 2009. Dans cette longue missive, après avoir évoqué son engagement auprès de FdV, mis en garde contre les dérives politiques du chef du MPF, Kotoujanski part dans un long délire anti états-uniens dont voiçi un court extrait :
En janvier 2009, Kotoujanski intervient sur invitation de Terre et Peuple dans la salle de l’Association Immobilière de l’Ecole Militaire à Paris. Les paganistes de Terre et Peuple savaient ils qu’en louant cette salle, ils finançaient l’action du Bon Conseil ? L’œuvre du Bon Conseil, fondée en 1894 par l’abbé Louis Esquerré, « développe les intuitions éducatives de son fondateur dans une perspective authentiquement chrétienne »…
Déjà en 2008, le diplômé de l’Institut d’Etudes Politique de Strasbourg avait envoyé à près de 3000 exemplaires une longue lettre aux cadres politiques, sociaux et culturels de France expliquant en quoi les attentats du 11 septembre étaient une manipulation.
L’accoucheur de complot n’est pas le seul vieux pote de Spieler à proposer des conférences. En décembre, c’est Alain Voelkel, général en retraite, devenu pour conspi,strasbourg,ocl,molodoï,activeastl’occasion spécialiste du droit maritime, qui intervient. Il faut dire que cet ancien contrôleur général des armées (2eme section) commandeur de la légion d’honneur, de l’ordre national du mérite, de la croix du combattant est aussi officier du mérite maritime. Voilà qui autorise à parler de piraterie ! Encore présent sur la liste d’Alsace d’Abord aux régionales de 2010, membre du comité directeur du parti, le vieux forban n’en est pas à son coup d’essai. Déjà, en juin 2000, Voelckel est suppléant sur la liste Alsace debout, contre l’insécurité et l’immigration soutenue par le MNR et montée par Spieler. Si Kotoujanski est le spécialiste des complots, Voelckel est évidemment le spécialiste des questions militaires. Il était déjà intervenu en mai 2009, dans un restaurant strasbourgeois, en compagnie de Jacques Cordonnier et de Fabrice Robert président du Bloc Identitaire, pour parler de l’Otan, quelques semaines après le contre sommet. Malgré la tête d’affiche et le vent anti-otan qui soufflait sur la capitale Alsacienne, une petite vingtaine seulement de sympathisantEs et adhérentEs avaient fait le déplacement. Un bide. Le vieux général a-t-il définitivement choisi son camp ou continuera t il à passer de la tranchée Alsace d’Abord au bunker NDP ?

(1)nous nous étions félicité de sa création dans un article intitulé Les libertaires dans le mouvement No Pasaran n°83 janvier 2011.
(2)Critique et positionnement, partie I : à propos de la tolérance vis-à-vis d’Activeast et des thèses conspirationnistes, partie II : Activeast, relais exhaustif de la fachosphère et enfin, partie II 2 : quelques éléments à propos de l’idéologie d’Activeast.
(3)vous noterez qu’il n’ai même plus nécessaire de parler « des attentats » pour que tout le monde comprennent à quoi renvoie la date du 11 septembre 2001. Il en est de même pour 1515 ou 1789…des dates clefs dans l’inconscient collectif hexagonal mais il existe peu de dates mondialement connues (1939-45, 1492…)
(4)Courrez acheter, voler, emprunter, l’excellent ouvrage collectif La galaxie Dieudonné, pour en finir avec les impostures chez Sylepse c’est plus sympa qu’un site internet.
(5)Alsace d’Abord, parti régionaliste sauce brune longtemps piloté par Robert Spieler avant que ce dernier ne crée le NDP néonazi et qu’Alsace d’Abord finisse dans les jupons des zids.
(6)En janvier 2010, Spieler est sans mandat électoral, haïe par pas mal de monde, errant de région en région, de réunions en colloques, de bars en restaurants. Heureusement, avec son ami de toujours, Roland Hélie, ils imaginent entrer un peu de caillasse en créant la maison d’édition Semis Diffusion qui est hébergée par la librairie Primatice à Paris. Pour la création de support Dvd et Cd, pas besoin de se casser la tête, il suffit de filmer les conférences des copains organisées par Synthèse Nationale comme avec La désinformation autour de l'immigration, conférence de Arnaud Raffard de Brienne ou d’interviewer les potes comme Pierre Sidos  (une vie au service de la France) et Pierre Vial (un chemin de fidélité). Outre des films de propagande Images du fascisme, histoire de la République sociale italienne (1943 - 1945) réalisé par Laurent Bérrafato et Le Triomphe de la volonté, réalisé par Leni Riefenstahl à l'occasion du congrès du NSDAP à Nuremberg en 1934, il est possible de s’éclater entre amis en écoutant les Chants de la Hitlerjungend, les Marches et refrains de l'armée française, les Chants des paras et se faire des blagues sur les refrains des hymnes de l'Internationale communiste à travers le monde.
octobre 2011

*[illustrations et photos ne faisant pas partie de l'articel original]


Complément d'info *

La réalité dépasse maintenant le cadre du microcosme alternatif Strasbourgeois... on peut lire depuis quelques jours :

Un expert en OVNI, Matthews Rupert , va être nommé au Parlement Européen de Strasbourg.

Comment se faisse ?

Le 12 octobre dernier, l’eurodéputé conservateur Roger Helmer  a fait savoir qu'il allait démissionner de son poste pour la fin de l’année car déçu du Parti Conservateur britannique qu'il juge trop mou.

http://cdn.politicalscrapbook.net/wp-content/uploads/2011/10/roger_helmer.jpg?cda6c1

Qui est donc ce Monsieur ? C'est lui qui avait  twitté « Mémo pour COBRA. Il est temps d’être ferme. Mobilisez l’armée. Tirez à vue sur les pilleurs et les incendiaires » au premier ministre David Cameron lors d'un conseil de sécurité intérieure pendant les émeutes d'août à Londres.... Cette info avait été relayée [avec une faute dans le nom : HEMER à la place de HELMER] par les sites FN, Novopress, etc...  avec un laconique "Il est peu probable que le message du député soit entendu." suivit de commentaires motivés [tu t'en doutes !!!] appellant à "frapper fort" et autre mesures sociales pronnées par les amateurs de solstice et consorts...


S'en est suivit une crise au sein du Parti qui a été amené à prendre des mesures radicales :

Le parti conservateur britannique un peu tendu

Le parti conservateur britannique un peu tendu

"Pour ménager ses forces vives, le Parti conservateur britannique a organisé des séances de massages en marge de la conférence annuelle du parti à Manchester. REUTERS/Suzanne Plunkett" - 3 octobre 2011


Roger, homme d'action et de conviction, dépité par le flegme conservateur et l'ambiance rose bonbons des salons de massage Tai Chi, va donc être remplaçé par un personnage décrit comme "original et peu académique": Matthews Rupert .


http://3.bp.blogspot.com/--zp6OHxfyEg/TqGo0DXY2yI/AAAAAAAAAxg/PLWVJfzwCnM/s1600/Rupert_Matthews.png

Matthews examine un casque de Centurion de la légion romaine

Via un article très critique de l'agence de presse alternative "Activité paranormale", on apprend que Matthews a déjà pondu plus de " 200 ouvrages sur des sujets aussi variés que l’histoire, les fantômes, la cryptozoologie, les OVNI, … . En plus de cela et en tant que directeur de publication, il a publié plusieurs livres d’auteurs tels que ceux de M. Helmer ". Ben ouais, entre amis "originaux et peu académique"... et que " Matthews est également professeur puisqu’il donne des cours en ligne sur le paranormal à l’Université Internationale de Métaphysique. Il organise également de nombreuses conférences sur ce sujet ".

Après quelques recherches, on le site de cette fameuse UIM : http://intermetu.com/

Tu pourras facilement te faire une idée sur le contenu ...

Comme disait déjà le philosphe conservateur Ernest Renan :"L'élection encourage le charlatanisme"...


  http://www.bretwaldabooks.com/media_dir/Rupert%20Matthews%20&%20Roger%20Helmer%202.jpg

Nos deux originaux et peu académique Matthews et Roger


n'est pas un ajout de/des auteur/s de l'article original mais un ajout de Probe.

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