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03/06/2011

Militantisme 2.0 sauce moutarde : l’indignation qui vient ?

Un article issu du journal dijonnais Blabla n°13, sur la routine militante, la virtualisation des luttes, les possibilités d’en sortir et de passer des mots aux actes. On se permet pour une fois de recopier un article vu qu’il n’y a pas de possibilité de commenter sur la page d’origine, et parce qu’il pose, en regard d’autres articles publiés ici, une perspective différente et critique sur l’information.

« Je sais pas quoi faire, qu’est-que je peux faire, je sais pas quoi faire, qu’est-ce que je peux faire, je sais pas quoi faire, qu’est-ce que je peux faire... »

la suite sur : L'Atelier - médiaslibres

 

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27/05/2011

Alaska Permanent Fund - Travail et revenu garanti -

piqué chez http://perso.wanadoo.fr/marxiens/politic/revenus/richesse.htm


Dans un passage pas très connu des Grundisse (p. 387), Marx se demande ce qu'est la richesse "une fois dépouillée de sa forme bourgeoise bornée" ; il répond qu'elle n'est rien d'autre que le développement dans l'échange universel de la totalité des facultés et capacités humaines "en tant que telles, comme fin pour elles-mêmes, mesurées selon nul étalon préétabli". Ce qui me plaît et m'intéresse par dessus tout dans ce passage, c'est que les "facultés de jouissance, de production, de création, de cognition etc." ne sont pas comprises comme des "forces productives" qui permettent la création de richesse mais comme "étant", fins en elle-mêmes.

La richesse elle-même

Nous voilà enfin au-delà du productivisme, au-delà de l'habituelle façon de considérer la "matière grise" comme "matière première de la richesse" (p.27).

Considérer le développement des facultés humaines comme création de richesse, c'est déjà, en effet, abandonner une conception marchande-utilitaire-économiste de la richesse. Prendre le développement humain comme fin en lui-même, c'est dire qu'il vaut par soi, indépendamment de son utilité économique immédiate. C'est en "n'étant pas" fonctionnel au procès de production immédiat qu'il va féconder l'orientation, la finalité, la nature de la production et des échanges économiques, et les "mettre à leur place". S'il est seulement fonctionnel à la production économique, il engendrera des individualités aplatie, mutilées, inaptes au loisir (otium, scholé), sauf aux loisirs consommables sous forme de marchandises (cf. dans le dernier Rifkin, les chapitres sur la commercialisation de la culture et l'industrie du loisir).

Les facultés cognitives, esthétiques, imaginatives etc. exigées par la mutation du mode de production ne s'apprennent pas par la formation professionnelle accélérée, ni par l'enseignement scolaire. Elles relèvent de ce que j'ai appelé le "travail de production de soi" et celui-ci demande du temps. Dès à présent le temps, formellement "hors travail", de la production de soi dépasse, et de loin, le temps de travail immédiat. Pour être à la hauteur des exigences de leur travail immédiat une proportion forte et rapidement croissante d'actifs doivent avoir des capacités et des dispositions qui dépassent de loin celles que leur travail immédiat exige d'eux. Une tension croissante apparaît ainsi entre le travail immédiat et le travail de production de soi qu'il implique, la temporalité de l'un et de l'autre. L'importance du travail de production de soi tend à l'emporter, et de loin, sur celle du travail immédiat et le sens de la vie à se déplacer vers le premier. Il devient factuellement impossible de considérer que seul le travail immédiat produit de la richesse et que seul le temps de travail immédiat donne droit à un revenu. Impossible également de faire dépendre la hauteur du revenu de la quantité, mesurée en heures, de ce travail. La majorité de la population active, d'ailleurs, n'occupe plus un emploi stable à plein temps et chez les moins de 35 ans la majorité ne désire plus ce genre d'emploi, préférant une vie multidimensionnelle, multiactive, polycentrique...

L'importance tendanciellement prépondérante du travail de production de soi agit comme un poison lent sur le rapport salarial, mine la notion de "travail" et la "loi de la valeur". Le travail de production de soi, en effet, n'est pas réductible à une quantité de "travail simple, travail abstrait" comparable à, et échangeable contre n'importe quel autre travail. Son produit et son rendement ne sont pas mesurables. Il n'a pas de valeur d'échange calculable, n'est pas marchandise. La place qu'il occupe - la place qu'occupe le développement des connaissances, capacités, qualités personnelles, aptitudes aux échanges, aux coopérations, etc. - confère légitimité et crédibilité à l'exigence d'un revenu découplé du "travail" et rend attentif à toutes les richesses qui, elles non plus, ne sont pas mesurables selon un étalon universel ni échangeables les unes contre les autres. Ce qui est le cas notamment de la vie, de la culture, du tissu relationnel et de la nature qui est fin en elle-même du point de vue esthétique, bien commun universel du point de vue social et force productive du point de vue économique.

Annexe

C'est précisément parce qu'il devient incontournable que le droit au revenu découplé du travail est combattu par le Medef avec la plus grande énergie. Entre autres formes il prend actuellement celle du revenu parental d'éducation (un an avec 80% du salaire pour chaque enfant en Suède, le partage de cette année entre la mère et le père étant sur le point d'être exigé) et, d'autre part, la forme du droit au congé "formation" (un an au Danemark) le contenu de cette "formation" n'étant pas pré-déterminé. A creuser, également, le droit, envisagé en France, à 20 années de "formation" au cours de la vie de chacun avec droit à un revenu non encore défini. Claus Offe propose une formule qui revient à peu près au même : toute personne ayant droit à un "compte sabbatique" égal à dix années de revenu de base. Après accomplissement de sa scolarité obligatoire elle pourra, à sa guise, prendre un total de 120 mois de congé par fractions ne dépassant pas six mois.

Il faut savoir exploiter les brèches qui s'ouvrent dans la logique du système pour les élargir. Le statut du travail de production de soi, la définition, la production, les modes de transmission, de partage et de mise en commun du "savoir", la tendance qu'a le capital à le privatiser et monopoliser pour en faire la source d'une rente, tout cela est désormais l'enjeu d'un conflit central. Reconnaître les richesses non commercialisables, non monétarisables, les rendre librement accessibles à tous, en interdire la privatisation-monopolisation-valorisation capitalistes, tout cela exige que le droit à un revenu suffisant cesse de dépendre du travail immédiat et de sa quantité, en voie de rapide décroissance.

Au bout du compte, un revenu suffisant garanti à tous ne pourra rester longtemps un revenu de transfert. On ne voit pas sur quels revenus primaires il serait prélevé quand le volume du travail immédiat ne cesse de se contracter et que sa part dans le PIB ne cesse de diminuer. Vouloir le prélever sur les revenus du capital et de la fortune est un contre-sens : quand le travail et les revenus du travail régressent, les revenus du capital ne peuvent augmenter, comme ils l'ont fait dans les années récentes, que grâce au gonflement d'une bulle spéculative à l'implosion de laquelle on assiste actuellement. Croire qu'on peut indéfiniment gagner de l'argent avec de l'argent placé en Bourse et que celle-ci peut par elle-même créer de la monnaie et de la richesse est une stupéfiante stupidité dont Alain Minc n'a pas, hélas, le monopole.

Bref : au bout du compte, un revenu de base suffisant garanti à tous ne pourra être servi que comme revenu primaire par émission d'une monnaie de consommation.

André Gorz

 

 

piqué chez arbeitmachtnichtfrei.skynetblogs.be

Une critique d'André Gorz et du « revenu garanti » par Anselm Jappe

Extrait du livre Les Aventures de la marchandise. Pour une nouvelle critique de la valeur (pp. 268-270, Denöel, 2003), publié dans le bulletin Sortir de l'économie n° 2, p. 56.


Une critique d'André Gorz et du « revenu garanti »


Pour les néomaussiens, le don devrait simplement jouer un rôle subsidiaire par rapport au marché et à l'Etat, institutions qu'ils ne songent pas à mettre en discussion [...] Ces auteurs doivent admettre que désormais le concept de don est également utilisé par les économistes néoclassiques - qui ont découvert, par exemple, l'importance du volontariat - et par les "théoriciens du management" qui commencent à apprécier la "valeur des liens". Mais les théoriciens du don restent désarmés face à cette récupération, parce qu'ils ont déjà décidé qu'entre le don et la marchandise il n'y a pas de polarité et que concevoir le don comme alternative totale à la marchandise serait un "romantisme" déplorable. [...]

 

André Gorz considère lui aussi que pour sortir de la crise que la société traverse actuellement il faut à la fois moins de marché et moins d'Etat. On obtiendrait ainsi des échanges qui ne soient gouvernés ni par l'argent ni par quelque appareil administratif, mais basés sur des réseaux d'entraide, de coopération volontaire et de solidarité auto-organisée. C'est ce que Gorz appelle le renforcement de la "société civile". Il articule une polémique contre le travail qui n'est pas sans mérites [Gorz est notamment influencé par Robert Kurz], même s'il affirme que le caractère hétéronome du travail est dû aux nécessités techniques d'une production complexe. Ainsi, il serait indépassable. Il faudrait, selon lui, limiter le plus possible le travail hétéronome - qui cependant restera toujours soumis aux exigences de la "rentabilité" abstraite - et placer à son côté une sphère basée sur la coopération libre et dégagée de la forme valeur. Cette sphère devrait être soutenue économiquement par l'Etat.

 

Chez Gorz restent présentes des références à Marx [...]. Il sait qu'une quantité réduite de travail signifie en même temps une quantité réduite de valeur. Mais il ne voit pas que cela implique nécessairement une quantité réduite d'argent. A la production accrue de biens d'usage ne correspond pas une augmentation de la valeur, mais sa diminution ; il y a donc bien peu à "redistribuer" en termes monétaires. Pour croire qu'il y a des quantités énormes d'argent à "redistribuer", il faut prendre pour "argent comptant" les sommes fictives créées par la spéculation. L'Etat ne peut aider économiquement le secteur du non-travail - même s'il le voulait - que dans la mesure où il y a encore des procès de valorisation réussis qui produisent de l'argent "valable". Ceci n'est possible que lorsque l'économie nationale en question - qui doit créer la "base imposable" qui permet à l'Etat de financer ses interventions - résiste à la concurrence toujours plus acharnée sur les marchés mondiaux. Autrement dit, toutes les propositions faites dans les pays les plus riches pour une redistribution monétaire en faveur des secteurs non "rentables" - donc à nourrir des " bouches inutiles "  - présupposent toujours tacitement que ces économies maintiennent leur position de gagnants au détriment du reste du monde.

 

Enfin, cette perspective du "no profit" n'est pas très différente de celle des néokeynésiens : oui à la marchandise, à condition pourtant qu'elle reste dans ses bornes et renonce à dévorer la société entière. Ce qui n'est rien d'autre qu'un voeu pieux. Mais même ici existe le risque que ces théories bien intentionnées servent finalement à gérer la nouvelle pauvreté causée par le rétrécissement du travail : on invite les marginalisés à organiser eux-mêmes leur survie en s'aidant l'un l'autre et en échangeant directement des services - mais toujours à un niveau matériel très bas, parce que naturellement les ressources resteront réservées en priorité aux circuits mercantiles, même quand seulement une minorité infime pourra s'en servir. Et rien ne changerait si l'on réalisait la proposition commune aux différentes âmes de la nouvelle contestation, d'instaurer un "revenu de base" ou "salaire social" à attribuer à chaque citoyen, indépendamment de son travail [André Gorz après l'avoir longtemps combattu, a rejoint cette proposition en 1998]. Ce n'est pas par hasard si le salaire social a été proposé il y a bien des années précisément par Milton Friedman, un des fondateurs du néolibéralisme. Selon lui, l'octroi d'une aide de survie à chaque nécessiteux devrait permettre de faire l'économie de toutes les autres aides publiques, telles que l'indemnité de chômage. Auparavant déjà, pour des théoriciens du libéralisme comme Quesnay, le soin des pauvres était un des rares devoirs auxquels l'Etat devait se limiter. Et si le salaire social sera vraiment introduit, ce sera sous cette forme.

 

Dans une situation de précarité généralisée, où les embauches temporaires, le temps partiel, les stages de formation, etc., alternent avec le chômage et le travail au noir, une telle aide minimale n'a rien d'émancipateur, mais faciliterait l'extension ultérieure de ces pratiques. Il faudrait combattre le travail en tant que tel, même là où il existe encore, au lieu de proposer des solutions pour faire survivre les nouveaux pauvres sans qu'ils demandent l'accès aux ressources.

 

Stephen Bouquin critique également André Gorz et l'idée de "revenu garanti" dans son texte Fin du travail ou crise du salariat ?

 

Autres critiques d'André Gorz :

Antiéconomie : André Gorz et la critique de la valeur par Franz Schandl

Paradoxes autour du travail par Jean-Marie Vincent et Toni Negri

Conscience ouvrière, adieu au prolétariat ou multitude ? par Alexander Neumann (in Variations, Hiver 2009-2010 : Conscience de casse. La sociologie critique de l'école de Francfort, pp. 49-66.)

Travail et consitution du sens par Pascal Nicolas-le Strat

Antoine Artous critique longuement la "critique weberienne du travail" effectuée par Gorz, Meda, Gollain, etc. dans son livre Travail et émancipation sociale.

 

D'Anselm Jappe, voir notamment la Discussion autour de son livre Les Aventures de la marchandise... ; Pourquoi critiquer radicalement le travail ? et Au sujet de la décroissance.

 

Sur le don, voir par exemple le premier chapitre du livre d'Alain Testart, Critique du don : études sur la circulation non marchande : [PDF] Qu'est-ce que le don ?, et/ou Marcel Mauss et le paradigme du don par Alain Caillé.

 

autre docs PDF :

http://www.futuribles.com/pdf/PSDI/07_RevenuUniversel.pdf

http://www.creageo.ch/le_revenu_universel_comme_prospective_sociopolitique__162d102d07_.pdf

 

 

11:53 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/05/2011

Article 11 - Numéro 4 - l’agent orange en force + concert de soutien ce soir à la Miroiterie 88 rue de Ménilmontant, Paris 20e

11:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/03/2011

La Legal Team fait son cirque - dimanche 03 avril 2011 - Molodoï Strasbourg

 

La Legal Team fait son cirque!.pdf

17:04 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/02/2011

Appel à mobilisation pour le prochain procès le 09 mars 2011 à Nancy

- Suite procès contre-sommet otan 2009, la répression n'en finit pas:
appel à mobilisation pour le prochain procès le 09 mars 2011, 13h30, à la Cours d'Appel de Nancy.


- Following trial cons-nato summit 2009, the repression did not end:
call for mobilization for the next process March 9, 2011, 13:30, at the Courts of Appeal of Nancy.

 

- Nach Prüfung Wider-NATO-Gipfel 2009 hat die Repression nicht zu Ende:
Aufruf zur Mobilisierung für den nächsten Prozess 9. März 2011, 13:30 Uhr, an der Berufungsgerichte von Nancy.

09:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/01/2011

Bruxelles - Manifestation anticapitaliste en solidarité avec les insurgés tunisiens

Affiche

Tous à la manifestation de samedi 15/1 à 15h au 'Mégaphone', carrefour Avenue de Stalingrad et Bld du Midi, pour dénoncer
p { margin-bottom: 0.21cm; }a:link { }
TUNISIE : A quoi mène le capitalisme  :
Soutien de la France au dictateur tunisien. Ben ALI.
Tous à la manifestation de samedi 15/1 à 15h au 'Mégaphone', carrefour Avenue de Stalingrad et Bld du Midi, pour dénoncer
Imprimer, coller les pdf ci joint
Et dans toutes les langues :
PDF - 74.3 ko
PDF de l’affiche

courriel du 14/01/2011

12:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/12/2010

Quelques visages (considérations toutes subjectives sur les "événements")

« Quiconque veut penser aujourd’hui humainement pensera dangereusement, car tout pensée humaine met en cause l’ordre tout entier qui pèse sur nos vies. » Nizan

Je parcours les photos que, depuis quelques semaines, j’emmagasine dans la mémoire de mon ordinateur. Grèce, Italie, Royaume-Uni, France, Espagne...Elles semblent se faire écho : la même révolte, la même violence, les mêmes slogans, les mêmes cibles. Mais une analogie me frappe en tout premier lieu : deux visages, dont les traits sont marqués par un mélange de stupeur et de terreur. Ces visages sont ceux de Camilla, femme du prince de Galles, et de Costis Hatzidakis, ancien ministre grec des transports. Quelque chose dans leur regard est né, au milieu de l’étonnement et de la peur soudaine, et ce quelque chose est probablement le reflet de "ce qui se passe" actuellement, au détour des combats de rue, de Lyon, en octobre, à Londres, Rome et Athènes, au cours de ce mois de décembre. Camilla, qui salue les « sujets », vitre baissée, tancée d’un coup de bâton, menacée du sort des rois/reines qui prétendent régner innocemment -« Off with their heads ! Off with their heads ! »- ; Costis Hatzidakis, frappé au visage, et du nom qui est celui des gens de sa classe : celui de « voleur ». Dans leur regard à tout deux, l’étonnement de voir ainsi les moutons devenir lions.

L’avenir nous en dira probablement plus sur ce qui se joue actuellement que toutes les supputations que je pourrais formuler au cours de ce texte, mais il est bien évident que nous ne « rejouons » nullement les révoltes des années 70, et que ce que nous faisons est bien plus « grave ». Depuis quelques années déjà, la révolte gronde partout en Europe et dans le monde, et nous assistons aux prémices d’un mouvement international, qui porte bien en lui les germes de la révolution. Il ne s’agit nullement de dire que, parce qu’une héritière et un député auront été corrigé, le communisme est à portée de main, non : mais je ne puis que constater la montée irrésistible d’un besoin vital de bouleversement du monde. Et, chaque fois que la révolte déborde, j’en viens à espérer qu’il sera, dans un avenir proche, possible de vivre ces instants de revanche dans nos rues, sans qu’aucune intersyndicale, aucun départ en vacances ne puisse stopper nos ardeurs.

Je crois faire partie d’une génération qui a tout intérêt à renverser l’ordre qui pèse sur nos vies, car elle n’en a jamais été la génération dorée. Ce que les regards ronds et, finalement, stupides, de Camilla et de Hatzidakis me renvoient, c’est l’image d’une génération zéro, que je pense à même d’incendier le vieux monde, profitant de ce qu’il se tétanise devant l’imprévu.

Nous ne sommes pas des casseurs, des anarcho-autonomes, des jeunes de banlieue, des étudiants, des lycéens, nous ne sommes rien de ce qu’on peut penser de nous, ou prétendre penser de nous.

Il n’y a aucune différence entre l’étudiant d’Athènes qui, deux cocktails molotov à la main, traverse la place du parlement, vers les putrides lignes de flics en faction, et le jeune chômeur de Clichy qui, la rage au cœur, lance pierre sur pierre sur la BAC, les CRS ou la nationale. Le métallo italien pris dans l’émeute romaine respire au même rythme que le lycéen londonien rigolard, un casque pris à un agent de la MP sur la tête.

Je crois que, cette semaine, j’ai tabassé un député, comme la semaine dernière j’ai donné des coups dans la Rolls du prince Charles. J’ai tiré à la grenaille sur des flics au-delà du périph’, j’ai envoyé des lettres piégées aux ambassades. J’ai tenu dans mes mains une pelle, dans les rues enflammées de Rome. J’étais un infirmier courant dans les rues de Paris. Un ouvrier chinois en grève. J’ai été beaucoup de monde. Je veux l’être en sortant de chez moi.

Faisons un présent à la hauteur de ses possibles

piqué au tas sur Indimédia Paris-île-de-France - 15/12/2010

21:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

La Grèce brûle de tous ses feux contre l'austérité

 

New General Strike Paralyzes Greece As 100,000 Protesters Take To Athens Streets

Perhaps it is time for Eurostat to adjust its Greek economic numbers. According to a back of the envelope analysis, roughly 5% of GDP in 2010 was lost to a string of increasingly more potent general strikes, and another 10% due to downstream effects. A new one is in process currently, which will be particularly crippling as workers in the transportation industry have called for a near week-long shut down of the capital. For those travelling to the city (not sure how as all flights into the city have been cancelled), here is revised operational schedule of various means of transportation...

15:56 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/12/2010

Manifestations étudiantes à Londres : Royal car attack

 

 

Londres: manifestations violentes sur fond de débat parlementaire

De violents accrochages ont opposé policiers et étudiants pendant plusieurs heures, jeudi à Londres, alors que les députés votaient avec une majorité réduite un projet de loi sur l'augmentation des droits universitaires qui a mis à mal la coalition au pouvoir depuis huit mois.

Trente-huit manifestants et dix policiers ont été blessés, dont plusieurs sérieusement, selon un dernier bilan de la police. Vingt-deux personnes ont par ailleurs été interpellées, dont trois pour agression sur des policiers, a ajouté la police, qui a dénoncé la présence de casseurs.

Lors de la manifestation qui a rassemblé des milliers de personnes, des étudiants ont tenté à plusieurs reprises de repousser un cordon de police à proximité du Parlement, où était débattu le projet de loi. Des policiers ont répondu avec des coups de matraque.

Des protestataires ont bombardé de projectiles, dont des pierres et des bâtons, les policiers en tenue anti-émeutes. En début de soirée, une fois le projet de loi adopté, un groupe a cassé des vitres blindées du ministère des Finances, tentant en vain d'entrer dans le bâtiment.

La Rolls Royce qui transportait le prince Charles et son épouse Camilla a aussi été attaquée par des manifestants qui ont endommagé une fenêtre de la voiture et jeté de la peinture blanche sur le véhicule noir, sans cependant blesser le couple qui se rendait au théâtre.

Au plus fort de la mêlée, un reporter de la BBC couvrant les incidents de la journée en direct est apparu à l'antenne coiffé d'un casque.

Les policiers avaient mis en garde contre une répétition des violences survenues en marge de précédentes protestations estudiantines. Mi-novembre, la première manifestation contre le projet de loi avait dégénéré, un groupe saccageant l'immeuble abritant le quartier général du parti conservateur au pouvoir.

"Augmenter les droits d'entrée à l'université ne fait que créer de graves divisions sociales", a estimé jeudi un manifestant, Andrea Baptiste.

Des étudiants ont peint des slogans "policiers enc...." et "éducation pour les masses" sur la statue de l'ancien Premier ministre conservateur Winston Churchill, située en face de la Chambre des Communes.

Au terme de débats mouvementés, les députés britanniques ont porté d'ici 2012 le plafond des droits universitaires en Angleterre de 3.290 livres (3.915 euros ou 5.180 dollars) par an à 6.000 livres, et dans des "circonstances exceptionnelles" à 9.000 livres.

Le projet de loi a été adopté avec seulement 323 voix pour, 302 députés votant contre. La majorité du gouvernement de coalition, qui est d'habitude d'au moins 83 députés, a été réduite à 21.

Ce projet a provoqué de profondes divisions au sein du gouvernement et plus particulièrement au sein des libéraux-démocrates, partenaires clés des conservateurs dans le cabinet.

Les "lib dem" s'étaient engagés pendant la campagne pour les législatives en mai à ne pas augmenter les frais d'inscription à l'université. Le vice-Premier ministre libéral-démocrate Nick Clegg a avancé l'actuelle cure d'austérité pour justifier la hausse des droits universitaires.

Les manifestants, essentiellement des étudiants, ont été rejoints jeudi par des membres d'autres syndicats et des militants de diverses organisations qui entendaient élargir la contestation à l'austérité décrétée par le gouvernement. "Il est temps que l'ensemble du mouvement syndical joigne ses forces", a déclaré Bob Crow, secrétaire général du syndicat des transports RMT.

A l'annonce des résultats du vote, une étudiante, Anna Campbell, a fondu en larmes. "Je suis tellement énervée. Mais ce n'est pas la fin, on va continuer à se battre", a-t-elle prévenu.

piqué sur actu.orange.fr - 10/12/2010

 

07:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/10/2010

Article 11 en kiosque le 13/11/2010




18:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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