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01/06/2010

Gaza is everywhere - Greek solidarity to the flotilla attacked by Israel

Des appels à la manifestation ont été lancés dans quatorze villes grecques la nuit dernière, après l'attentat odieux par des commandos israéliens sur les bateaux du Free Gaza.

A Athènes, le gouvernement grec, généralement "prompt à condamner" les attentats, n'a pas hésité à préempter une attaque contre ceux qui se sont rassemblés devant l'ambassade israélienne à Athènes. La police anti-émeute gardant l'ambassade, selon des témoins oculaires, ont été déployés très vite et entièrement équipés avant la manifestation que la manifestation ne commence: l'attaque répressive contre la manifestation était prévue.

La plupart des activistes grecs qui se trouvaient à bord ont débarqué à Athènes ce matin. Michalis Grigoropoulos, un marin à bord du navire "Méditerranée libre", a déclaré ce qui suit à l'aéroport d'Athènes:

«Vous savez, bien sûr, que nous avons eu une attaque de pirates contre nous. Ce que je veux vous dire, c'est que de nos camarades solidaires ont été torturés. J'ai refusé de signer tout document et ai été expulsé contre ma volonté. J'ai été mis en isolement. Je dénonce l'état sioniste pour cet autre crime contre l'humanité. Nous avons vu de loin l'assaut mené par les commandos de l'armée sioniste sur le navire turc de la Flottille liberté. Je dénonce le gouvernement grec, qui a laissé les navires grecs et les ressortissants grecs non protégés. Un vaste mouvement populaire doit aujourd'hui être formé pour demander la libération de tous les otages et le retour de nos navires. La solidarité au peuple palestinien doit se développer. La résistance palestinienne doit gagner, et elle va gagner.

- Grigoropoulos Michalis

 

proposition de traduction de l'article :

Gaza is everywhere! Greek solidarity to the flotilla attacked by Israel

(Updates on the situation in Israel: Free Gaza and UK Indymedia)

Emergency demonstrations were called in at least fourteen Greek cities last night, after the atrocious attack by Israeli commandos on the Free Gaza ships.

In Athens, the Greek government, otherwise “quick to condemn” the attacks, had no hesitation in preempting an attack on those who gathered outside the Israeli embassy in Athens. Riot police guarding the embassy, according to eye-witnesses, were in full gear and fully masked up before the demonstration had started: the attack on the demonstration that followed was planned.

Most of the Greek activists who were on board have landed in Athens this morning. Michalis Grigoropoulos, a sailor on the ship “Free Mediterranean” stated the following at Athens airport:

“You know, of course, that we had a pirate attack against us. What I want to tell you, is that comrades from our Incentive have been tortured. I refused to sign any document and was deported against my will. I was put in isolation. I denounce the Zionist state for yet another crime against humanity. We saw from afar the onslaught by the commandos of the Zionist army on the Turkish ship of the Freedom Flotilla. I denounce the Greek government, which left the Greek ships and the Greek citizens unprotected. A huge popular movement must now be formed, which will demand the release of all hostages and the return of our ships. Solidarity to the Palestinian People must grow. Palestinian Resistance must win, and it shall win.

- Michalis Grigoropoulos

 

Autres Photos sur Indymédia Athens

 

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31/05/2010

STRASBOURG : REPRESSION CONTRE LES RASSEMBLEMENTS EN SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN ET CONTRE ISRAËL

Rassemblement à l'appel d'organisations pro-palestiniennes et turques place kleber. Environ 500 personnes au début. Départ en manif apparemment autorisée jusqu'à l'Ancienne Douane et remontée vers la place Kleber par la rue des grandes Arcades. De nombreuses personnes rejoignent le cortège. Environ 2000 personnes d'après les personnes sur place. Présence de groupes politiques à l'avant (PCF, NPA, Droits de l'Homme, etc.). Peu de libertaires.

La manif ne cesse de grossir jusqu'au retour à la Place Kleber, très vivante, nombreux slogans anti-sionistes repris ardemment par tout le défilé. Communauté turque fortement présente, présence également du PMF. Beaucoup de familles. Durant ce premier défilé, la tension monte, nombreux pétards, feux d'artifice et mortiers tonnent. Quasiment pas de flics pour le moment.

En débouchant sur la Place Kleber, le cortège s'arrête, et scande à l'unisson sa haine du Mac Do en passant devant celui de Kleber. De nombreux manifestants se saisissent de tables et chaises et tentent de briser les vitrines du mac do. Des organisateurs tentent de calmer le jeu, frictions. Violents accrochages avec des Bacceux également.Nouvelle tentative d'envahir le Mac Do. Nous sommes refoulés. On se dirige tous vers place Kleber.

Place Kleber, tout le monde se rassemble et se compresse pour écouter le discours des organisateurs. Des jeunes escaladent la statue Kleber et déploient des drapeaux palestiniens, tous les drapeaux sont turcs et palestiniens. Flics très discrets. Au bout d'1/2h-40mn, un nouveau départ en manif sauvage démarre en direction de l'homme de Fer. Blocage des trams et du carrefour-tramway place Kleber. Quasiment tout le monde suit, environ 1300 personnes encore. Le cortège sauvage semble hésiter, se dirige d'abord vers Alt Winmärick puis rebrousse chemin, toujours sur les rails, vers la Place Broglie avec l'objectif d'atteindre l'Ambassade d'Israel avenue des vosges. Les esprits s'échauffent, pétards et feux d'artifice éclatent tout le long, l'imposant groupe à l'avant se met à courir pour devancer les flics jusqu'à Broglie. Un toto éclate une vitrine d'un magasin de luxe, des camarades ont dû le secourir, pris à partis par une quinzaine de personnes.

Bref arrêt place Broglie, toujours 1000 personnes en manif sauvage. Les flics se positionnent à l'entrée du pont menant à la Place de la République. Bac et flics en civil partout dans le cortège. Le pont est barré par deux-trois cars et une quinzaine de CRS équipés de flash, et lacrymos. L'avant du cortège s'avance, puis charge la ligne de police. Les flics répliquent par des salves de grenades lacrymos. Repli. On avance à nouveau. Nouvelle salve de lacrymos. Le gros du cortège reste à la place Broglie, environ 400 à l'avant contre les flics. La préfecture est sécurisée, les flics se positionnent tout autour de l'Opéra. On avance à nouveau. Jets de projectiles et tirs de mortiers/feux d'artifice sur la ligne de flics barrant le pont. Les CRS chargent pour nous refouler. Repli puis on avance à nouveau. Long face à face. Le gros du cortège fait demi-tour et retourne place Kleber. Hésitation, finalement les 400 manifestants à l'avant courent et remontent les quais jusqu'au pont menant devant les Halles pour contourner les flics. Certains veulent aller à la synagogue, confusion sur l'objectif. Les flics chargent sur le pont des Halles. Jets de pierre. Une poubelle prend feu. Nouvelle tentative de charger les flics sur le pont des Halles. Les CRS répliquent par des salves de grenades lacrymos et des tirs de flashball. Au moins deux personnes tombent à terre, dont une assez âgée, touché au flashball au visage. Un groupe de CRS et de Bacceux chargent violemment et tirent à nouveau au flashball devant le pont où des pierres sont jetées. Un ou deux groupes d'une dizaine de jeunes (très jeunes!) sont coursés par les flics jusqu'à alt Winmärick. Au moins deux arrestations.

Colère des familles qui tentent d'apporter les premiers soins à la personne âgée durement touchée. Deux CRS sortent de leur ligne pour aller voir ce qu'il en est. Aussitôt ils sont pris à partie par une cinquantaine de manifestants. Charge des CRS. Tirs de flash et grenades lacrymos. Une femme protège de ses bras son enfant au milieu de la charge. Repli vers l'Opéra. Deux trams sont bloqués. Face à face avec les flics du pont de la place de la Rep. On s'approche. Ils tirent aussitôt avec lacrymos spray et flash. Les CRS chargent. Repli jusqu'à l'Homme de Fer, tout le monde appelle à se rassembler de nouveau Place Kleber pour se regrouper et repartir. 150 personnes encore maximum. Blocage de l'homme de Fer. Charge des flics et Bacceux avec tirs de flashball. Plusieurs personnes tombent.

Au moins 3 à 4 blessés au sol, les pompiers sont bloqués par les flics et mettent 1/4h à les secourir. Une petite centaine de manifestants font encore face aux flics à l'Homme de Fer. Lacrymos spray, et violente charge de CRS et Bacceux. Deux personnes à terre, un manifestant de 50-60ans touché par flashball et une jeune fille touchée également par flashball, ne bougent plus, inanimés. Une cinquantaine de manifestants tentent de les secourir, mais les CRS s'alignent et les en empêchent. Les pompiers arrivent enfin. La personne âgée est gravement blessée, ne répond plus. Les deux blessés sont emmenés en civière par les pompiers. Plus loin vers Alt Winmärick, une jeune fille est en pleine crise d'épilepsie, soutenue par une douzaine de manifestants. Un enfant en crise de trauma et asphyxié par les lacrymos également.

Plusieurs blessés légers au flash dans les jambes. Les manifestants se dispersent progressivement. CRS, gendarmes mobiles et BACceux, se positionnent en nombre dans tout le centre-ville : la place Kleber est bouclée pour empêcher tout rassemblement, des patrouilles de robocops avec boucliers et flash au niveau de Gutenberg, Alt Winmärick, Halles, Homme de fer, Broglie, opéra, République, Contades, rue d'Austerliz et Ancienne douane. Des groupes continuent d'harceler sporadiquement les flics par endroits.

NOUVEAU RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN CE SAMEDI A 15H PLACE KLEBER.
QUE TOUT LE MONDE SOIT LA !
APPEL A TOUS LES CAMARADES A DIFFUSER L'INFORMATION !

 

Des milliers de personnes ont manifesté en fin de journée à Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse ou encore Strasbourg... Toutes réunies pour dénoncer le raid israélien meurtrier de ce matin. Quelques débordements ont eu lieu, notamment à Paris quand les manifestant ont tenté de forcer les cordons de police pour se rapprocher de l’ambassade d’Israël.

France Info - Sur les Champs-Elysées.

Sur les Champs-Elysées. © RADIOFRANCE/ Nathanaël Charbonnier

 

La condamnation internationale est unanime. Les manifestations, plus ou moins spontanées, en sont la preuve. Au Liban, en Iran, en Turquie, des milliers de personnes se sont rassemblées pour dénoncer le raid meurtrier d’Israël ce matin, contre la flottille qui devait apporter de l’aide humanitaire à Gaza.

La France a également été ce soir le théâtre de plusieurs manifestations assez mouvementées d’ailleurs. Un gros millier de personnes, à chaque fois, s’est ainsi rassemblé à Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse ou encore Strasbourg.

Quelques échauffourées ont d’ailleurs éclaté à Paris, quand les manifestants, regroupés au bas des Champs-Elysées, ont tenté de se rapprocher de l’ambassade d’Israël, à quelques centaines de mètres de là.
Certains ont lancé des pierres sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué à coups de matraques et de gaz lacrymogènes.

"Israël, assassin" , scandaient les manifestants qui, pour une grande partie portaient le keffieh, le foulard palestinien traditionnel. Parmi les autres slogans, on entendait : "Palestine vivra, Palestine vaincra", "Sionistes fascistes"...

 

http://www.france-info.com/france-regions-2010-05-31-manifestations-musclees-de-soutien-aux-palestiniens-448909-9-13.html


22:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/05/2010

Deux nouvelles bombes secouent la Grèce

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Une bombe de forte puissance a explosé vendredi dans l'enceinte d'un tribunal de Thessalonique, dans le nord de la Grèce. Au moins une personne a été blessée.

La déflagration s'est produite environ une demi-heure après un appel anonyme à un journal grec avertissant qu'un engin explosif avait été posé dans des toilettes situées au sous-sol du bâtiment.

La police, qui avait évacué la quasi-totalité des lieux, a précisé que des murs s'étaient effondrés lors de l'explosion, suivie d'un dégagement de fumées. Un homme a été légèrement blessé aux jambes, d'après l'avocat Babis Apostolides, qui a expliqué l'avoir transporté dans un hôpital situé à proximité.

Cet attentat survient après l'explosion d'un engin jeudi soir devant la plus grande prison de Grèce à Athènes. Une femme a été légèrement blessée et plusieurs habitations ont été endommagées. Cette attaque qui n'a pas été revendiquée avait elle aussi été précédée d'un appel téléphonique anonyme à un journal d'Athènes.

Les militants d'extrême gauche ont perpétré plusieurs attaques à la bombe contre des symboles de l'Etat et du capitalisme ces dernières années.

 

 

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Greek Bobby Trap

 

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10/05/2010

Lanceur de cailloux - village de Nabi Saleh - Ramallah - Palestine - le 7 mai 2010.

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08:47 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/05/2010

Depuis Athènes, de la part de deux (parmi 200'000) provocateurs

 

Il n’y a pas d’issue de secours

 

Note au sujet de la manifestation du 5 mai et de la mort des trois employés de la banque Marfin, à l’attention des grévistes qui continuent à foutre la merde.

Il est bien sûr inapproprié de rejeter  «lentière responsabilité» de la faute sur M. Vgenopoulos en ce qui concerne la mort navrante des trois employés dans lincendie de la banque Marfin. Que celui-ci ait forcé ses employés, sous la menace du licenciement, à rester enfermés dans les bureaux des étages supérieurs dune banque vide et non protégée, sans aucune installation contre le feu ou issue de secours, à lépicentre de la plus grande manifestation de grève générale des trente dernières années, nest pourtant pas un autre sacrifice dune négligence criminelle sur lautel du profit [Pour le moment, gardons cela en tête : les bénéfices nets de la banque Marfin ont cru cette année de 36,1%, au moment de la «plus dure des crises» alors que tout travailleur devait se résigner face à son travail, et obéir au nom de la nation.], à laquelle sa classe nous a habitués. Cet usage conscient des travailleurs comme bouclier humain pour les banques et les entreprises [Des incidents similaires à celui de la banque Marfin ont éclaté au 23 rue Stadiou, dans un supermarché Bazaar derrière la place Omonoia, où un employé à lintérieur a pu éteindre le feu avec un extincteur, et à la librairie Ianos, qui était ouverte (car cest bien connu, lindustrie culturelle se fout totalement des grèves).] est une des réponses de la classe des patrons aux événements de décembre et à la violence partagée de linsurrection qui sétend, sort des lois et détruit la circulation des biens, frappant et incendiant véhicules, boutiques, ses corps de police et plus que tout ses quartiers généraux : les banques.

 

Pour être clair, il sagit de répondre en tant que telle à la volonté de Vgenopoulos et de sa classe de sacrifier quelques travailleurs pour stopper le processus insurrectionel à l’œuvre jusquà maintenant. Les discussions juridiques ou les sorties gauchistes telles que : linsurrection coïncide avec la prise du Parlement, et non des banques et des boutiques, nayant aucune conscience de ce qui se déroule actuellement, ne font rien moins que refuser de faire face au problème.

 

 

Vous voyez, il est fréquent quun patron sache mieux que les travailleurs où sont ses interêts et comment sy consacrer. Et nimporte quel patron sait toujours que «nous sommes en guerre», même si ils ne le crieront jamais haut et fort, tandis que ces personnes naïves croient quen guerre, il est bon de frapper, mais quil sagit après de se remettre à la soit-disant neutralité de la justice. En nous plaçant sous la tutelle de l’État, nous plaçons même lacte le plus extrême sous la seule égide dun violent réformisme. La seule justice dans la rue, jusquà ce quils soient en notre pouvoir, est nôtre. La responsabilité de nimporte quel événement, de la vie et de la mort de tous, est nôtre : cela correspond à la dictature du prolétariat (sic). Si nous manquons dune confiance essentielle entre nous — autre que celle effective, dun service dordre qui ne laisserait aucun collègue aux mains des patrons, une confiance créée dans et par nos expériences communes au sein des luttes et dans les réunions de rue —, alors la prochaine étape serait de nous appeler nous-mêmes «police» au sein de nos manifestations, dêtre en charge et de porter la responsabilité de tout ce qui pourrait advenir. Celui qui exerce la violence, impose la justice. Utiliser la violence, en dépit du droit par rapport auquel elle se définit, vouloir aboutir à un chaos — abstrait —, ne fait la promotion de rien dautre que des structures hautement organisées et de leur préconçue «justice» armée (les staliniens, la police, la mafia, les groupes para-étatiques). La victoire appartient à ceux qui amènent le chaos sans pour autant le porter à lintérieur deux.

 

Le fait de fétichiser linsurrection comme lacte de destruction représentant une phase antérieure de notre mouvement, qui fut faible et marginale en son temps, après Décembre, et le décapage de cette fétichisation de la violence par la «mise en commun» spontanée qui laccompagne, doit maintenant être dépassé. Un second Décembre ne serait alors pas une victoire, mais bien une défaite. Toute invocation des événements de lannée dernière ne montre rien dautre quun manque total de plan pour ce qui allait suivre. Notre ennemi a avancé, nous sommes forcés de faire de même si nous ne voulons pas disparaître de la scène de lHistoire.

 

 

Nous ne devons pas rester assis à la maison, soumis à la discipline de leur programme télé comme si nous étions de méchants garnements à qui trop a été donné trop vite. Nous devons nous réemparer du Logos (la parole) et le porter dans la rue. Cracher sur la justice médiatique et bourgeoise qui «justifie» la souffrance des uns en utilisant la douleur les autres, accumulant la misère pour tous et socialisant le cannibalisme qui est le sien. Le moins intelligent de ces vautours, avant dasséner que la mort des trois employés allait nous paralyser, sefforçait de nous rendre coupables pour un tas de choses ridicules, telles que la chute prévue du tourisme ou la mauvaise image du pays à létranger. De nous faire culpabiliser parce que nous nous battons. De nous diviser entre «travailleurs pacifiques» et «criminels encapuchonnés armés de molotov», maintenant que tout le monde sait (à lexception bien sûr du parti communiste qui ny voit que des provocateurs) que le 5 mai, il nest aucun des travailleurs pacifiques qui ne se soit soulevé — avec ou sans capuche, avec ou sans molotov — face au va-tout de l’État : sa terreur policière.

 

Cette justice dévore de la chair, la chair de ses opposants, de nimporte qui leur ressemblant, et plus encore des anarchistes, puisquils ont généreusement offert leur drapeau à nimporte quelle violence insurrectionelle, même celle des éléments les plus isolés de notre classe [La nuit du 5 mai, des escadrons armés de Delta, Zeta, police en uniforme et anti-émeute ont pris dassaut le squat des «anarchistes pour un mouvement polymorphe» dans la rue Zaimi, le centre social «Accueil des migrants» de la rue Tsamadou, et de nombreuses maisons et cafés dExarchia, frappant et intimidant les personnes présentes. Au même moment à la télévision, rien de plus ou de moins nétait exigé que les têtes des anarchistes.]. Mais elle veut plus que cela. Il sagit douvrir un traumatisme encore plus grand dans la mémoire sociale, qui nous couperait de toute familiarité avec notre propre violence, avec la violence de notre lutte, avec ses sujets et les liens quils entretiennent. Notre justice ne soccupera que dune seule chose : la réparation. Nous ne savons pas quel genre de personnes étaient ces morts, si leur sens de la dignité aurait ou non fait face à lordure fasciste et aux vautours télévisés négociant leur mort, mais nous sommes sûrs quen tant que travailleurs, leur interêt aurait été la victoire de notre lutte, avec lensemble des travailleurs dEurope et du monde. Nous ne nous entraînerons pas mutuellement vers le fond, mais nous nous soulèverons ensemble : GRÈVE SAUVAGE ET GÉNÉRALE ! Participons aux occupations ! Tenons les rues ! Prenons la parole !

 

Traduit de l’anglais (Act for freedom now!) pour le JL, 8 mai 2010.

 

 

 

Article pris chez Le Jura Libertaire - 8/05/2010

Solidarité avec Exarchia ! PROBE

10:39 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/05/2010

Proposition traduction texte sur les évènements autour de la manifestation à Athènes du mercredi 5 mai 2010 : What do we honestly have to say about Wednesday’s events ?

What do we honestly have to say about Wednesday’s events ?

 

 

Qu'est-ce que les événements du mercredi mai 2010 (incendie de la banque Marfin à Athènes et mort de trois personnes) signifie, honnêtement, pour l'anarchiste / anti-autoritaire ?

Où en sommes-nous par rapport à la mort de ces trois personnes, peu importe qui en est la cause ?

Où en sommes-nous en tant qu' êtres humains et en tant que peuple en lutte ?

Nous, qui n'acceptons pas les "incidents isolés" (de police ou de violence de l'État) et qui montrons du doigt, sur une base quotidienne, la violence exercée par l'État et le système capitaliste.

Nous qui avont le courage d'appeler les choses par leur nom; nous qui dénonçons ceux qui torturent les migrants dans les postes de police ou ceux qui jouent autour de nos vies à l'intérieur des bureaux glamour et des studios TV.

Alors, qu'est-ce que nous avons à dire maintenant?

On pourrait se cacher derrière la déclaration publiée par le Syndicat des travailleurs de la Banque (OTOE) ou les accusations portées par des employés de la succursale de la banque, ou nous pourrions nous cacher derrière le fait que le défunt avait été forcé de rester dans un bâtiment sans protection contre l'incendie - et enfermé, même.

On pourrait maintenir le fait que le propriétaire de la banque,Vgenopoulos, est un sac à écume, ou que cet incident tragique sera utilisé pour justifier quelques répression sans précédent. Celui qui a osé passer par Exarcheia mercredi soir en a déjà une idée claire. Mais ce n'est pas le problème.

La question est pour nous de voir quelle part de responsabilités tombe sur nous, sur nous tous. Nous sommes tous responsables. Oui, nous sommes en droit de se battre avec toutes nos forces contre les mesures injustes imposées sur nous; nous sommes en droit de consacrer toutes nos forces et notre créativité à un monde meilleur. Mais en tant qu'être politique, nous sommes également responsables de chacun de nos choix politiques, les moyens que nous nous sommes appropriés et de notre silence à chaque fois que nous n'avons pas admettre nos faiblesses et nos erreurs. Nous, qui ne flattons pas la population afin de gagner des votes, nous qui n'avons aucun intérêt à exploiter le monde, avons la capacité, dans ces circonstances tragiques, d'être honnête avec nous-même et avec ceux qui nous entourent.

Ce que le mouvement anarchiste grec connaît à l'heure actuelle un certain engourdissement total. Parce qu'il y' a beaucoup de pression et les conditions sont difficiles pour une auto-critique quand ça va mal. Au-delà de l'horreur du fait que les gens sont morts et qui étaient de "notre côté", du côté des travailleurs – qui travaillaient dans des conditions extrêmement difficiles et qui auraient très probablement choisi de marcher à nos côtés si les choses étaient différentes dans leur milieu de travail - au-delà de ce fait , ont été également présentés comme confrontés aux manifestants qui mettent la vie des gens en danger. Même si (et cela va sans dire) il n'y avait aucune intention de tuer, c'est une question essentielle qui peut contenir beaucoup de discussions - une discussion sur les objectifs que nous avons fixés et les moyens que nous avons choisi.

L'incident n'a pas eu lieu la nuit, n'est pas une action de sabotage. Il s'est passé pendant la plus grande manifestation dans l'histoire grecque contemporaine. Et c'est là qu'une série de questions douloureuses émergent: dans une démonstration de 150-200 000 personnes sans précédent dans les dernières années, y' a-t-il vraiment un besoin pour certains d'user de la violence? Lorsque vous voyez des milliers criant «brûler, brûler le Parlement» et jurer face à la police, qu'est ce qu'une autre banque qui brûle a vraiment à offrir de plus au mouvement de contestation ?

Quand le mouvement prend de l'ampleur, comme en Décembre 2008 - que peut faire ce type d'action, quand cette action dépasse les limites de ce qu'une société peut prendre (au moins au moment présent), ou si cette action met des vies humaines en danger ?


Quand nous prenons la rue nous sommes un avec les gens autour de nous, nous sommes à côté d'eux, de leur côté, avec eux – c'est pourquoi , à la fin de la journée, nous travaillons comme des ânes à l'écriture de textes et d'affiches - et
nos propres clauses sont un seul paramètre dans lesquels beaucoup convergent . Le moment est venu pour nous de parler franchement de la violence et à un examen critique d'une culture de violence qui a été mis au point en Grèce dans les dernières années. Notre mouvement n'a pas été renforcée en raison de la dynamique des moyens qu'elle utilise parfois, mais plutôt en raison de son articulation politique. Décembre 2008 n'est pas seulement un tournant historique parce que des milliers de personnes ont ramassé et jeté des pierres et des molotovs, mais principalement en raison de ses caractéristiques politiques et sociales - et de son riche héritage à ce niveau. Bien sûr, nous répondons à la violence exercée sur nous, et pourtant nous sommes appelés à notre tour de parler de nos choix politiques ainsi que les moyens que nous avons choisis, la reconnaissance de nos et de leurs - limites.

Quand nous parlons de liberté, cela signifie qu'à chaque instant nous doutons de ce que nous avons pris pour acquis hier.

Que l'on ose aller jusqu'au bout et, en évitant certaines formulations et clichés politique, à regarder les choses directement comme elles sont. Il est clair que, puisque nous ne considérons pas la violence comme une fin en soi, nous ne devons pas lui permettre de faire de l'ombre à la dimension politique de nos actions. Nous ne sommes ni assassins, ni saints. Nous faisons partie d'un mouvement social, avec nos faiblesses et nos erreurs.

Aujourd'hui, au lieu de se sentir plus fort après une manifestation d'une telle ampleur est le fait que nous nous sentons engourdis, pour en dire le moins. En soi, cela en dit long. Nous devons faire de cette tragique expérience une introspection et nous inspirer les uns les autres car, à la fin de la journée, nous avons tous agis en fonction de notre conscience.

Et la culture d'une telle prise de conscience collective est en jeu.

PROBE

 

texte original :

The text below summarises some initial thoughts on Wednesday’s tragic events by some of us here at Occupied London. English and Greek versions follow – please disseminate.

Κάποιες πρώτες σκέψεις πάνω στα τραγικά γεγονότα της Τετάρτης (5/5) από κάποιους/ες από εμάς του Occupied London. Ακολουθεί αγγλική και ελληνική έκδοση του κειμένου, παρακαλούμε διαδώστε το.

 

What do we honestly have to say about Wednesday’s events?

What do the events of Wednesday (5/5) honestly mean for the anarchist/anti-authoritarian movement? How do we stand in the face of the deaths of these three people – regardless of who caused them? Where do we stand as humans and as people in struggle? Us, who do not accept that there are such things as “isolated incidents” (of police or state brutality) and who point the finger, on a daily basis, at the violence exercised by the state and the capitalist system. Us, who have the courage to call things by their name; us who expose those who torture migrants in police stations or those who play around with our lives from inside glamorous offices and TV studios. So, what do we have to say now?

We could hide behind the statement issued by the Union of Bank Workers (OTOE) or the accusations by employees of the bank branch; or we could keep it at the fact that the deceased had been forced to stay in a building with no fire protection – and locked up, even. We could keep it at what a scum-bag is Vgenopoulos, the owner of the bank; or at how this tragic incident will be used to leash out some unprecedented repression. Whoever (dared to) pass through Exarcheia on Wednesday night already has a clear picture of this. But this is not where the issue lies.

The issue is for us to see what share of the responsibilities falls on us, on all of us. We are all jointly responsible. Yes, we are right to fight with all our powers against the unjust measures imposed upon us; we are right to dedicate all our strength and our creativity toward a better world. But as political beings, we are equally responsible for every single one of our political choices, for the means we have impropriated and for our silence every time that we did not admit to our weaknesses and our mistakes. Us, who do not suck up to the people in order to gain in votes, us who have no interest in exploiting anyone, have the capacity, under these tragic circumstances, to be honest with ourselves and with those around us.

What the greek anarchist movement is experiencing at the moment is some total numbness. Because there are pressurising conditions for some tough self-criticism that is going to hurt. Beyond the horror of the fact that people have died who were on “our side”, the side of the workers – workers under extremely difficult conditions who would have quite possibly chosen to march by our side if things were different in their workplace – beyond this, were are hereby also confronted with demonstrator/s who put the lives of people in danger. Even if (and this goes without question) there was no intention to kill, this is a matter of essence that can hold much discussion – some discussion regarding the aims that we set and the means that we chose.

The incident did not happen at night, at some sabotage action. It happened during the largest demonstration in contemporary greek history. And here is where a series of painful questions emerge: Overall, in a demonstration of 150-200,000, unprecedented in the last few years, is there really a need for some “upgraded” violence? When you see thousands shouting “burn, burn Parliament” and swear at the cops, does another burnt bank really have anything more to offer to the movement?

When the movement itself turns massive – say like in December 2008 – what can an action offer, if this action exceeds the limits of what a society can take (at least at a present moment), or if this action puts human lives at danger?

When we take to the streets we are one with the people around us; we are next to them, by their side, with them – this is, at the end of the day, why we work our arses off writing texts and posters – and our own clauses are a single parameter in the many that converge. The time has come for us to talk frankly about violence and to critically examine a specific culture of violence that has been developing in Greece in the past few years. Our movement has not been strengthened because of the dynamic means it sometimes uses but rather, because of its political articulation. December 2008 did not turn historical only because thousands picked up and threw stones and molotovs, but mainly because of its political and social characteristics – and its rich legacies at this level. Of course we respond to the violence exercised upon us, and yet we are called in turn to talk about our political choices as well as the means we have impropriated, recognising our -and their – limits.

When we speak of freedom, it means that at every single moment we doubt what yesterday we took for granted. That we dare to go all the way and, avoiding some cliché political wordings, to look at things straight into the eye, as they are. It is clear that since we do not consider violence to be an end to itself, we should not allow it to cast shadows to the political dimension of our actions. We are neither murderers nor saints. We are part of a social movement, with our weaknesses and our mistakes. Today, instead of feeling stronger after such an enormous demonstration we feel numb, to say the least. This in itself speaks volumes. We must turn this tragic experience into soul-searching and inspire one another since at the end of the day, we all act based on our consciousness. And the cultivation of such a collective consciousness is what is at stake._

Article de After the Greek Riot

 

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Grèce : témoignage sur l'attaque du centre social de Exarcheia

Traduction d’un article parus sur le site diktio.org on a essayé d’être le plus fidèle possible du texte originel notre français étant assez hésitant

La police anti émeute grecque a attaqué un centre social ou l’on s’occupait d’aide aux droits des immigrés àu numéro 13 de la rue Tsamadou a Exarcheia, Athènes, mais aussi une maison autogérée au centre de la rue Zaimi toujours dans ce quartier

Beaucoup de gens ont été attaqués dans leurs foyers, maisons et squats, les centres sociaux du quarrtier ont étés visés par la police anti emeute, celle ci s’est mis a battre et matraquer systématiquement les gens , d’autres flics on jeté des bouteilles vides sur la tête des gens L'aide médicale a été systématiquement refusée aux blessés, il y a eus plein d’arrestation dans le quartier

Les nouvelles sont parues rapidement sur le site indymedia Athènes et d’autres sites que la police grecque doit consulter tout les jours, car elle savait que des camarades devaient se réunir devant le QG de la police dans la rue Alexandras,

La police a arrêté systématiquement les gens a des fins d’interrogatoires ; mais surtout pour éviter que les camarades ne se regroupent les flics ont décidé d’embarquer les personnes arrêtées à la station de police Petrou Ralli plus loin, au sud dans la ville, loin des camarades qui s’étaient rassemblés en solidarité dans le quartier du QG de la police

Les flics ont également attaqués des maisons privées, toujours dans le district de Exarcheia, battus et blessé des gens qui y vivent. Une des personne blessées Ioanna Manousaka, a décidé de donner une interview à la Eleftherotypia un quotidien local. Elle a dit qu'elle avait participé pacifiquement aux démonstrations mais qu’après quelques minutes, elle a soudainement entendu les flics briser sa porte. Une fois a l’intérieur la police a commencé a la battre et a la tabasser la blessant grièvement a la tête , Ils ont détruit la serrure et brisé sa porte et mis a sac l’appartement , Ioanna a décidér de révéler au public le procès verbal de son arrestation et de relever leur comportement dans les médias. La police anti émeute devait s’attendre a ce que les victimes de leur violence aient peur et se taisent, peine perdue plein de gens du quartier n’ont pas hésité à témoigner

Quelque minutes après toujours dans le quartier les flics ont commis d’autres violences dans un café dans Exarcheia et brisé des fenêtres, insultant et tapant les personnes qui se trouvaient à l'intérieur

Historiquement, les tribunaux de la Grèce ne poursuivent jamais les membres des forces de police,meme ceux qui commettent des assassinats . Le 6 Décembre 2008, un flic grec, Epaminondas Korkoneas, avec un collègue, a tué un adolescent de 15 ans, nommé Alexandros Grigoropoulos dans Exarcheia. Lui et son collègue ont depuis été jugés mais il ya déjà des rumeurs selon lesquelles ils pourraient être libérés dans un avenir proche.

Beaucoup de témoins du quartier qui ont assisté a la mort d’Alexandros refusent d’aller témoigner devant la cour , affirmant que les tribunaux sont corrompus et que les résultats de l’enquête sont truqués d’avance , d’autres ont peur pour leur sécurité car ils indiquent qu'ils sont suivis et harcelés chaque jour par des policiers en civil qui les filent et les espionnent et qui ne les lâchent jamais

Ce 5 mai fut un jour qui illustre le sens que donnent les mots «démocratique» et «libre» dans la Grèce. Ce gouvernement (qui se dit «socialiste») vient de voter de nouvelles lois qui lui on permis d'abaisser le salaire minimum , les retraites , les aides sociales et médicales tout en augmentant les impôts. Tout cela dans au nom de «nécessités économique» pour la «nation-économie» sur ordres du FMI et des représentant de l'UE,

Nous demandons la fin du capitalisme , de cette fausse « démocratie représentative » la fin du tout pour les riches et la répartition des richesses égales pour tous-tes

Vidéo de la maison de notre camarade saccagée par la police

http://www.youtube.com/watch?v=X1DH3lFjErw

http://www.diktio.org/node/570

Pour ce qui est du constat des violences policières comme vous pouvez le constater les photos et la vidéo sur le site parlent d’elles mêmes

21:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/05/2010

La police détruit un café à Exarcheia - 05/05/2010

War-Zone Athens: three people dead, many buildings burning as general strike march turns into a battle

Three people have suffocated to death as a result of a fire in Marfin Bank during ongoing battles between anti-measure protesters and police in Athens.

The Athens protest march marking the zenith of the general strike called for the 5th of May was attended by an approximate 200,000 (20,000 which is the foreign broadcast number referring to the PAME march alone), although because of lack of media coverage due to the media participation in the general strike no concrete estimates can be made. After the PAME (Communist Party union) protesters left Syntagma square, the first lines of the main march started arriving before the Parliament with the first clashes erupting at the end of Stadiou street. The march then walked on the Unknown Soldier grounds leading the Presidential Guard to retreat, and attempted to storm the Parliament but was pushed back by riot police forces which today demonstrated a particularly staunch attitude and resolve against the demonstrators. Soon battles erupted around the Parliament with protesters throwing Molotov cocktails and rocks, with one riot police armored van torched, and the police responding by extended use of tear gas that soon made Athens’ atmosphere unbearably acrid. As more blocks reached Syntagma square, the battles spread across the city center and lasted for more than five hours.

During the clashes several state buildings were set ablaze including the County Headquarters of Attika. At the time of writing the Ministry of Finance is reported to be on fire, and vital tax documents as destroyed by the raging fire. However the strange thing is that it is the fourth floor of the building that is burning, at a height inapproachable to petrol bombs. The building is in danger of total collapse.

According to news reports that began at 14:00 Greek time after, under pressure by the events, most radio and TV stations decided to break their strike, claim that the fire at Marfin Bank’s Stadiou street branch that has led to the death of three workers (one a pregnant woman) was started by protesters. However this remains an unsubstantiated claim. A similar case three decades ago had originally put the blame for the fire at Kappa-Marousi building on Panepistimiou street, leading to the death of several people inside, to anarchists, while its was later proved the fire was caused by tear gas fired by the police.

A video of the fire-brigade trying to evacuate the building can be seen in http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/europe/8661385.stm

After the tragic death of the three workers made the round of Athens, new clashes started to spread in the Greek capital, with a large crowd gathered outside the burned bank when Marfin's boss tried to visit the site. Clashes broke out between the crowd and police when the former attacked the bank magnate accusing him of forcing the dead workers to scab on a general strike and locking them in the building despite them demanding to evacuate it since 12:00.

In Parliament the Communist Party of Greece has accused the government for the deaths, claiming it was a result of agents provocateur fascist groups. The claims of the Communist Party are based on the fact that 50 fascists tried to enter the PAME demo bearing the flags of the union earlier in the morning. The fascists were spotted, chased and sought refuge behind riot police lines. Accusing the extreme-right as being behind the deaths, the Coalition of Radical Left has declared in Parliament that the government cannot pretend to be in grief for the loss of life, as it has been attacking human life by all means possible.

Meanwhile, extended clashes broke out in Salonika where approximately 50,000 people marched destroying dozens of banks and corporate shops in Greece’s second largest city. Clashes with the police continued for several hours. According to news broadcasts anarchist have occupied the Labour Center of the city.

In Patras, around 20,000 protesters were joined by tractor drivers and garbage truck drivers on their vehicles, as flaming barricades were erected along central streets of the city and clashes developed between protestors and the police.

In Ioannina the protesters attacked banks and corporate shops leading to extended use of chemicals by the police. In Heraklion, 10,000 people are reported as marching against the measures. In Corfu, protesters taking part in the anti-measures march occupied the County Headquarters. Protesters have occupied the Administrative Headquarters of Naxos and the City Hall of Naoussa.

As a result of the Athens riots, the police have cordoned off the entire center of the city, erecting check points of entry and exit, while all police work permits have been recalled. At the time of writing battles continue to rage in the inner city, while news broadcasts claim the police is mobilising its forces to storm an anarchist squat in Exarcheia.

Article de Libcom.org - 05/05/2010

22:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Le rassemblement « Paroles de Résistances » prend de l’ampleur les 15 et 16 mai 2010 !

 

PhotoEvadesRusses FTP MOI .jpg

 

 

Ainsi Nicolas Sarkozy s’est rendu le jeudi 8 avril au Plateau des Glières à une date qui n’a aucune signification historique. En venant quand bon lui semble, il ne sert pas la résistance, il se sert de la résistance pour exister médiatiquement. Sinon comment expliquer qu’il ne vienne jamais lors des commémorations officielles de la bataille des Glières le 28 mars ?

· Au moment où lui et son gouvernement ont décidé de poursuivre une politique d’inégalités fiscales, de destruction des services publics, de remise en cause des retraites par répartitions, · Au moment où la presse n’a jamais été tant liée aux « forces d’argent » et que Nicolas Sarkozy s’apprête à nommer lui-même le président de France Télévision, · Au moment où on agite l’identité nationale alors que la résistance dans les maquis était cosmopolite, · Au moment où la justice est de moins en moins indépendante du pouvoir, Force est de constater que l’ensemble de cette politique tourne le dos au programme du Conseil National de la Résistance. Un programme qui fut signé à l’époque par l’ensemble des mouvements de la résistance allant des gaullistes aux communistes et qui, tout entier, était tourné autour du « vivre ensemble ».

Pour nous, comme pour nos illustres parrains, Raymond Aubrac et Stéphane Hessel, la résistance n’appartient pas au passé ! Il y a, au contraire, urgence de rendre possible la création d’un programme du CNR du XXIème siècle, aussi beau et ambitieux, que celui de 1944, visant à reprendre en commun notre avenir.

C’est pourquoi nous appelons à notre quatrième rassemblement :

« PAROLES DE RESISTANCES 2010 »

Le rassemblement pique-nique citoyen aura lieu le dimanche 16 mai au Plateau des Glières à 10h30 autour de grandes figures de la Résistance comme Odette Nilès (résistante, internée, ex petite amie de Guy Moquet, pdt de l’Amicale de Chateaubriant), Léon Landini (résistant, leader FTP-MOI), Stéphane Hessel (sous réserve), Walter Bassan (résistant, déporté au camp de Dachau) et d’acteurs de résistances plus actuelles dans les domaines de la justice, de la presse, de la santé et des services publics. Cet événement sera placé sous le signe de la plus grande dignité qu’impose ce lieu, sans bannière ni slogan.

Le samedi 15 mai sera consacré aux débats et projections de film autour du CNR au village de Thorens-Glières. Programme complet sur le site www.citoyens-resistants.fr.

L’association CRHA est parrainée par MM. Stéphane Hessel, Raymond Aubrac, John Berger. Elle appelle les citoyens, les élus et les gouvernants à agir selon les principes du Conseil National de la Résistance qui a défini des règles de vie commune basées sur la solidarité, l’entraide et la réussite de tous. Sur ces bases ont notamment été créée la sécurité sociale, généralisées les retraites par répartition et consacrée la liberté de la presse.

Contact : « Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui » citoyen.2008@yahoo.fr ou 06 80 22 70 98

 

Programme des 15 et 16 mai 2010

 

Samedi 15 mai :

- 15H30-17H30 : salle polyvalente de Thorens Glières

Forum sur la démolition du programme du Conseil National de la Résistance et des services publics : à la salle Tom Morel, au centre de la commune de Thorens-Glières (au pied du plateau).
Avec la participation des contributeurs à la rédaction du livre "Les Jours Heureux" (éd. La Découverte) : Jean-Luc Porquet (journaliste au Canard Enchainé), François Ruffin ( journaliste à Là Bas si j’y suis et Fakir), Martine Orange (journaliste à Médiapart) et Olivier Vallade (historien).

- Stands de la salle Tom Morel : CRHA, Réseau des enseignants du primaire en résistance pédagogique, avec Alain Refalo, Appels des Appels, Fakir, RESF, FSD74, Libreinfo74.fr, ADEP.
- Buvette et restauration rapide avec produits locaux

- 18 h : projection au cinéma Le Parnal à Thorens Glières du film : "les réquisitions de Marseille" en présence de Robert Mencherini historien.

En 1944, pour suivre les directives du CNR, 10 grosses entreprises marseillaises dont les patrons ayant collaboré étaient soit en fuite, soit en prison, sont mises en auto gestion. C’est Raymond Aubrac, alors commissaire de la république, qui coordonne cette opération. Ainsi, avec 15 000 salariés, il s’agit de la plus impressionnante expérience sociale française depuis la deuxième guerre mondiale

- 20h30 : deuxième projection du film "Les réquisitions de Marseille" toujours au cinéma Le parnal à Thorens Glières en présence de Robert Mencherini , historien.

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Dimanche 16 mai, au Plateau des Glières

Rendez-vous à 10h30 pour le rassemblement pique-nique citoyen "Paroles de Résistances 2010"

autour des personnalités suivantes :

  • pour les résistants plus anciens
    - Odette Nilès (Arrêtée puis transférée au camp de Chateaubriand où elle devient "la petite amie" de Guy Moquet voir le lien
    - Léon Landini, résistant, leader FTP-MOI
    - Walter Bassan résistant, déporté au camp de Dachau
    - Stéphane Hessel, ( Sous réserve ) Ambassadeur de France, ancien résistant, ancien déporté, co-rédacteur de la charte universelle des droits de l’homme.
    - DERNIERE MINUTE : Raymond Aubrac, Ancien Résistant, ex commissaire de la république, parrain de l’association CRHA, ne pourra malheureusement pas être des nôtres les 15 et 16 mai. Il est invité à participer aux cérémonies du 35 anniversaire de réunification du Vietnam ( 30 Avril 1975). Un message de sa part sera lu lors de la manifestation. Philippe Dechartre, Ancien résistant et ministre gaulliste sous Pompidou, apporte son soutien au rassemblement
  • Pour les résistants d’aujourd’hui :
    - Dominique Liot (Agent EDF, membre des Robin des Bois, passé en procès pour avoir remis le courant aux foyers dans la difficulté). 
    - François Ruffin (journaliste, plusieurs fois en procès dans l’exercice de son métier interviendra sur l’état de la presse et son indépendance aujourd’hui).
    - Le docteur Poupardin (convoqué par la CPAM pour avoir prescrit pour ses patients en Affection de Longue Durée (ALD) des médicaments remboursés à 100%. C’est pour lui, une façon de s’opposer au morcellement comptable des malades et aux attaques qui sont faites à l’accessibilité aux soins par tous.
    - Serge Portelli magistrat et vice-président du Tribunal de Paris, il nous parlera de la reprise en main de la justice par le pouvoir.

Pensez à lire notre charte citoyenne et à prendre votre pique-nique...

21:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/05/2010

Rassemblement devant le consulat grec à Strasbourg Mercredi 5 mai 18:00-19:00

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Soutien au peuple grec en lutte !

Rassemblement devant le consulat grec à Strasbourg, 49 avenue des Vosges., Mercredi 5 mai 18:00-19:00


Rassemblement devant le consulat de Grèce

49 avenue des Vosges à Strasbourg

Mercredi 5 mai, 18h

A l’appel du PCF, du NPA, du PG, du MJCF, dela FSU, d’AL,…

Nous sommes tous des travailleurs et des travailleuses de Grèce

Appel intersyndical Confederacion General del Trabajo CGT (Etat espagnol) Confederacion Intersindical (Etat espagnol) Ezker Sindikalaren Konbergentzia ESK (Pays Basque) Confederazione Unitaria di Base CUB (Italie) Sindacato Dei Lavoratori intercategoriale SDL e RDB (Italie) Unione Sindicale Italiana USI (Italie) Transnationals Information Exchange TIE (Allemagne) Confédération Nationale du Travail (France) Union syndicale Solidaires (France)

Depuis des semaines, sous la pression de la Commission Européenne et du Fonds Monétaire International, le gouvernement grec s’attaque aux travailleurs/ses de ce pays.

Le niveau d’endettement du pays (12,7%) est mis en avant pour tenter de justifier des reculs sociaux … injustifiables.

D’ailleurs, les taux de pays comme la Grande Bretagne, l’Espagne, le Japon, les Etats Unis sont aussi à plus de 10%.

Les travailleurs/ses de Grèce, à juste titre, refusent de payer la crise du système capitaliste.

Les patrons et les actionnaires se sont gavés de dividendes, de cadeaux fiscaux de toutes sortes, de rémunérations démentielles avec, à la clef, des fortunes qui dépassent l’entendement. C’est à eux de payer leur crise.

Les mesures annoncées sont inadmissibles : non remplacement de 4 départs à la retraite sur 5 dans la Fonction publique, hausse de la Taxe sur la Valeur Ajoutée de 19 à 21 %, baisse de 10 % des dépenses d’assurance, gel des pensions de retraites, réduction de 15 % des salaires, âge légal de départ à la retraite porté à 67 ans, etc.

Les mêmes banques et les mêmes spéculateurs, qui hier ont été sauvés d’une faillite certaine grâce à l’aide des Etats, mettent la pression sur ceux-ci et sont autorisés à spéculer sur leurs dos. Les gouvernements ont sauvé les banques, sans contrepartie. Aujourd’hui ces mêmes banques viennent faire payer l’addition aux peuples. La Grèce est attaquée, le Portugal est dans la ligne de mire, l’Espagne et l’Irlande sont menacées.

En Grèce, plusieurs grèves et manifestations massives ont déjà eu lieu. Le 24 février une grève générale a paralysé le pays.

Nos syndicats affirment leur soutien au peuple grec, notamment à la grève générale du 5 mai.

Pour sauver leur système capitaliste, les patrons et les actionnaires sont organisés internationalement : le mouvement syndical doit agir à travers les frontières pour imposer un autre système que celui qui exploite les travailleurs/ses, pille les ressources naturelles et les pays pauvres, organise la famine d’une partie de la planète, …

Nous entendons avancer dans la mise en place d’un réseau syndical alternatif en Europe, ouvert à toutes les forces qui veulent lutter contre le capitalisme, le libéralisme.

Partout, développons et coordonnons les luttes sociales, et construisons la résistance commune au niveau européen ! Face à la crise du système capitaliste, la grève générale est nécessaire. Nous voulons la construire !

En Grèce comme ailleurs, ce n’est pas au peuple de payer la crise du système capitaliste !

 

http://alsace.alternativelibertaire.org/spip.php?article106

15:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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