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25/02/2010

"On s'acharne sur Cipriani et Rouillan"

Me Jean-Louis Chalanset

Le parquet s'est une nouvelle fois opposé, mercredi, à ce que Georges Cipriani, un membre d'Action directe emprisonné depuis 23 ans, bénéficie d'un régime de semi-liberté. Son avocat, Me Jean-Louis Chalanset, dit sa colère.

Le tribunal d'application des peines (Tap) de Paris a accordé, mercredi, un régime de semi-liberté à Georges Cipriani, 59 ans, l'un des deux derniers anciens d'Action directe encore en prison. Mais l'appel aussitôt formulé par le parquet de Paris suspend cette mesure. Détenu depuis 1987, Cipriani, comme Jean-Marc Rouillan, Nathalie Menigon et Joëlle Aubron - le "noyau dur" du groupe terroriste d'extrême-gauche des années 1980 - a été condamné à deux reprises à la réclusion criminelle à perpétuité pour les assassinats de René Audran, inspecteur général de l'armement, en 1985, et de Georges Besse, PDG de Renault, en 1986.

Jean-Louis Chalanset, l'avocat de Cipriani et de Rouillan - à 57 ans, ce dernier a été remis en détention en 2008 pour avoir enfreint, dans une interview à L'Express, l'interdiction d'évoquer les faits incriminés - dénonce "l'acharnement judiciaire" qui, selon lui, frappe les anciens membres d'Action directe.

Comment réagissez-vous à cet appel du parquet?

Je m'y attendais, malheureusement. L'année dernière, il avait bénéficié d'une mesure identique et le parquet avait également fait appel. Il opposait à Cipriani le fait de ne pas avoir indemnisé les victimes, de ne pas présenter un "projet professionnel" suffisant - il devait travailler 24 heures par semaine dans une association caritative - et d'être "manipulable" parce que trop fragile psychologiquement. Cette fois, il avait la possibilité de travailler une trentaine d'heures pour la banque alimentaire et le Secours populaire. Il devait indemniser les victimes, même si, compte tenu de son petit salaire, il s'agit évidemment d'une mesure symbolique. Mais là, encore, on lui dit non. C'est la quatrième fois, depuis 2005, qu'on lui refuse cette mesure de semi-liberté. Le parquet fait preuve d'acharnement.

En quoi?

Georges Cipriani a près de 60 ans. Il est détenu depuis plus de 23 années, c'est à dire qu'il a purgé cinq ans de plus que la peine incompressible qui avait été prononcée. Il me paraît évident qu'il n'y a aucun risque de récidive. C'est un homme malade [il a séjourné en hôpital psychiatrique - NDLR] même si l'administration ne prend pas en compte les affections psychiatriques. En fait, cela va au-delà de l'acharnement: nous sommes face à une volonté d'anéantissement de la personne. C'est une forme de vengeance d'Etat à l'encontre des anciens d'Action directe. Quel que soit le regard que l'on porte sur leur passé, il faut bien constater que la France est le dernier pays à détenir des activistes pour des faits remontant aux années 1980. En Italie et en Allemagne, les personnes emprisonnées à cette période, pour des faits plus graves encore, ont été relâchées.

Où en est Jean-Marc Rouillan, le fondateur d'Action directe?

Depuis mai 2009, il sait qu'il est atteint d'une maladie dégénérative rare [le syndrome d'Erdheim Chester, une maladie qui calcifie certains organes - NDLR]. En France, il n'y a qu'un spécialiste pour ce type d'affection, à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière (XIIIe arrondissement de Paris). Actuellement, Jean-Marc Rouillan se trouve à la prison de Fresnes pour six semaines, mais d'ordinaire il est détenu près de Toulouse. A ce jour, il n'a toujours pas été examiné par ce spécialiste, qui est pourtant prêt à le recevoir! Il n'a aucun traitement adapté. En décembre dernier, nous avons déposé une plainte pour non-assitance à personne en danger. En octobre, j'ai également déposé une nouvelle demande de libération conditionnelle.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/on-s-acharne-sur-cipriani-et-rouillan_851288.html

18:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Intersquat - ATTAQUE FRONTALE du 20 au 28 mars 2010 à Grenoble

2010-03_Grenoble_Festival_Intersquat.jpg
ATTAQUE FRONTALE du 20 au 28 mars 2010 à Grenoble

C'est la fin de l'hiver. C'est le retour des expulsions.
Eh oui, car pour les squatteureuses, les mal-logé-es, les Rroms, les
sans-papiers, les personnes ayant des difficultés à payer leur loyer, le
retour des beaux jours, cela signifie également la fin de la trêve
hivernale.
Pour montrer que des formes de solidarité collective existent contre ces
sombres aberrations, et pour faire la lumière sur les méfaits de la
propriété privée, du 20 au 28 mars 2010 se tiendra une « Attaque frontale
»: un festival intersquat contre les expulsions et la propriété privée,
pour se réapproprier la ville. Durant ce festival, de nombreuses activités
seront organisées par / dans différents squats de l'agglo grenobloise: une
semaine de concerts, projections de films, balades, repas vegans,
discussions, et bien plus encore, pour faire front face aux politiques
gestionnaires qui nous pourrissent la vi(ll)e.
En effet, investisseur-euses privé-es et décideur-euses publics-ques
entretiennent une logique d'aseptisation de la ville: destruction des
quartiers populaires au profit de complexes HQE (Haute Qualité
environnementale) pour cadres dynamiques du CEA (Commissariat à l'Energie
atomique), expulsion et répression des populations gênantes... A Grenoble
comme ailleurs, la gentrification bat son plein.
Et ce ne sont pas les élections régionales des 14 et 21 mars qui pourront
apporter des solutions: quelle que soit leur appartenance politique, les
élites au pouvoir continueront d'entretenir ces logiques urbaines et
sociales.
Parce que nous sommes tou-tes confronté-es à des difficultés de logement,
pour pouvoir affronter collectivement ces questions, et parce que nous ne
sommes pas une avant-garde éclairée, nous vous invitons à participer à
cette « Attaque frontale », une mise en lumière de la ville de Grenoble à
faire pâlir d'envie la MC2...

FESTIVAL INTERSQUAT
contre les expulsions et la propriété privée... réapproprions-nous la ville!

Plus d'infos à venir sur:
http://grenoble.squat.net/

L'affiche du festival (grand format):
http://grenoble.squat.net/2010-03_Grenoble_Festival_Intersquat-B.jpg

Pour nous contacter:
attaque-frontale at squat.net

NB: Pour la période du festival, on essaiera d'héberger tout le monde,
mais n'hésitez pas à venir avec des tentes, plusieurs squats ont des
jardins qui seraient à vous accueillir également de cette manière...
Envoyez un mail à l'avance pour nous prévenir de votre arrivée SVP. Début
mars, un programme d'activités plus précis devrait être publié, histoire
de vous donner un peu plus envie de participer.

07:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/02/2010

Libérez Baligh KAIS, transféré du CRA de Geispolsheim à celui de Metz

http://www.lalsace.fr/fr/permalien/article/2731558/Transfert-surprise-d-un-detenu-du-centre-de-retention.html

Etrangers

Transfert surprise d’un détenu du centre de rétention

Un détenu du centre de rétention (CRA) de Geispolsheim, en grève de la faim, a été transféré hier après-midi au CRA de Metz sans que son épouse en soit informée.

« On a dit à mon mari qu’il allait voir un juge, mais quand j’ai réussi à le joindre, il m’a dit qu’il roulait en direction de Metz ». Nadia est très inquiète. Cette étudiante tunisienne ne savait pas hier où les autorités françaises avaient emmené son mari, Baligh Kais, retenu au CRA de Geispolsheim depuis le 11 février. « Il a écrit au préfet jeudi qu’il n’était pas d’accord avec le jugement du tribunal administratif et qu’il allait faire une grève de la faim. Il a été suivi par une vingtaine d’autres personnes du centre. C’est peut-être pour cela qu’on a voulu l’éloigner. »

Le grand-père de Baligh Kais est né en Algérie. Ancien combattant de la Première Guerre mondiale, il est français. Trois de ses frères et sœurs sont français. Son père, gravement malade, est soigné en France où il réside régulièrement.

Baligh Kais, qui est né en France, est retourné en Tunisie à l’âge de 5 ans. N’ayant pas suivi les changements successifs des lois en France, il a laissé passer le moment de demander sa régularisation. Début 2006, il est venu en France pour assister son père. Le 11 février dernier, il a été interpellé en gare de Strasbourg et enfermé au CRA. Le 16, il a été débouté de son recours contre l’obligation de quitter le territoire français délivrée par la préfecture.

S’il est renvoyé en Tunisie, son épouse, sans revenus, ne pourra pas poursuivre ses études et perdra son logement. Et son père ne pourra plus le voir. L’ordre de Malte qui a remplacé la Cimade auprès des détenus du CRA était injoignable hier.

Les services de la préfecture ont indiqué hier soir que Baligh Kais avait effectivement été transféré au CRA de Metz pour libérer de la place à Strasbourg en raison d’un afflux de nouveaux arrivants…

G.D-A.



http://la-feuille-de-chou.fr/?p=6561

L’honneur perdu du préfet Pierre-Etienne Bisch et de son collègue de Moselle

Libérez Baligh KAIS!

La Feuille de Chou revient une fois de plus sur le cas de M. Baligh KAIS, ce travailleur tunisien qui était en rétention depuis jeudi dernier au CRA de Geispolsheim.

Qui était? N’y serait-il plus? Aurait-il été expulsé? Non!

S’est-il échappé du Centre? Non plus, hélas!

Aurait-il été libéré? Non plus!

Alors?

On se souvient qu’hier, il avait déclaré commencer une grève de la faim, et que de dix à vingt autres « retenus » comme ils disent en langue de bois administrative, semblaient sympathiser avec la même idée.

De là à s’imaginer qu’il était un leader, il faut être chef-gendarme ou plus haut encore pour le croire.

Toujours est-il que cet après-midi, vers 15h, on a été prévenu que Baligh Kais avait quitté le CRA de Geispolsheim,  convoyé par la Gendamerie Nationale.

Vers quelle mystérieuse destination? Va savoir! Lui-même l’ignorait.

En tout cas, les gendarmes lui ont ment,i sur ordre, en prétextant une visite chez le juge, puis un trop plein paraît-il dû à la venue au CRA de familles!

Mensonge total, car le CRA de Geispolsheim n’est pas équipé pour recevoir des familles avec enfants.

On imagine l’inquiétude de l’épouse de Baligh, étudiante en région parisienne!

Enfin, vers 18h, on apprit qu’il se trouvait au Centre de rétention de Metz.

Comme l’Alsace-Moselle est accueillante avec les étrangers sans papiers!

On n’aimerait pas être à la place de Pierre-Étienne Bisch préfet de la région Alsace , et du Département du Bas-Rhin.

On ne serait pas fier, le matin en se rasant, ni le soir en se couchant, pas fier de traiter un « retenu«   « wi eine Stück, comme on disait en 1942, outre-Rhin, -comment dit-on en arabe?-un machin qu’on déplace, qu’on trimballe, qu’on déporte, au sens propre de ce mot, c’est à dire qu’on exile, selon le Petit Robert, serait-ce de Geispolsheim à Metz, du Bas-Rhin à la Moselle, en attendant de lui faire prendre l’avion vers la Tunisie, lui qui est né en France!

Le préfet s’imagine-t-il que les co-retenus de Geisposheim vont renoncer à protester de la situation qui leur est faite? Qu’ils cesseront d’exiger leur libération? Qu’ils ne réclameront plus des repas meilleurs et, pourquoi pas, halal, pour les musulmans?

Le préfet serait-il du genre de ces gens du pouvoir qui s’imaginent que si on coupe de supposées têtes, les corps, les jambes, et les  bras seront paralysés?

Détrompe-toi, préfet, cette chienlit repousse comme de la mauvaise herbe après la pluie.

Je suis des millions, comme disait un cagoulé mexicain fumeur de pipe!

Reviens, Jean Moulin!

Dernière minute!

A 22h on a été prévenu de source vérifiée et sûre que M. Kais a été mis à l’isolement au CRA de Metz! Et qu’en plus, à l’endroit où il se trouve,

il y a peu de réseau téléphonique, ce qui rend dificile la communication avec lui. Les brimades doivent cesser!

A propos du silence des médias

Au vu des contact pris, depuis hier, on a un petit espoir que demain samedi, enfin, certains briseront le silence qui protège cette politique inhumaine

menée au nom du peuple français, à qui on préfère raconter des histoires de foulards ou d’insécurité, à n’en plus finir, sans parler des médailles aux Jeux d’hiver.

A quoi sert de réaliser une interview comme telle radio, si c’est pour la laisser sous le boisseau (ordre d’en haut?).

Note grand concours du média le plus prompt à informer enfin de ce qui se passe dans la zone boisée entre des bretelles d’autoroute, près du centre commercial de la Vigie  est lané.

De nombreux prix à gagner, dont un abonnement d’un an et plus si affinités à la Feuille de Chou…le petit média indépendant qui informe lui des choses essentielles.

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19/02/2010

Liberté pour les prisonniers d'AD

STRASBOURG : Dimanche 21 février, 16 h

Projection-débat, au Molodoï, 19 rue du Ban-de-la-Roche


LIBERTÉ POUR GEORGES CIPRIANI ET JEAN-MARC ROUILLAN !

Le 5 février, la nouvelle demande de libération conditionnelle de Georges Cipriani a été examinée au cours d'une audience tenue dans la prison d’Ensisheim où il reste incarcéré. La décision du tribunal  d’application des peines "antiterroriste" sera rendue le 24 février.

Depuis le 26 janvier, Jean-Marc Rouillan a été transféré au Centre national d’observation (CNO) de Fresnes. Durant six semaines, il doit se soumettre aux examens multiples d'"experts" prétendant juger de sa  "dangerosité". C'est ce qu'exige en effet la loi Dati sur la "rétention de sûreté", avant que sa nouvelle demande de libération conditionnelle ne soit par la suite examinée.

Le 21 février 2010, cela fera 23 ans que Georges Cipriani et Jean-Marc Rouillan sont incarcérés pour les actes accomplis comme militants d’Action directe.

> MANIFESTATION
> samedi 20 février, 13h30devant la prison de Fresnes avenue de la Liberté (Depuis Paris : bus 187, Porte d’Orléans, station Maison d’arrêt ou RER B, direction Robinson, station Arcueil-Cachan, puis bus 187)
>
> Il y a deux ans, Jean-Marc Rouillan a pu obtenir une semi-liberté,  dernière étape avant la liberté conditionnelle. Mais la justice "antiterroriste", une justice d’exception, a fabriqué de toutes pièces un prétexte pour perpétuer une peine déjà accomplie : il a suffi d’une  interprétation fallacieuse de quelques mots prononcés lors d’une  interview pour refermer une porte brièvement ouverte, pour mettre fin  à dix mois de semi-liberté étroitement contrôlée, et renvoyer  Jean-Marc en prison à temps plein. L’an dernier, à la suite d’une  détérioration de sa santé, une maladie grave, rare et évolutive était  diagnostiquée. Mais depuis un an, à la prison des Baumettes puis au  centre de détention de Muret où il avait été transféré le 27 octobre,  Jean-Marc a étélaissé sans soins adaptés.
>
> Depuis 23 ans, Georges Cipriani n’a pu encore bénéficier d’un seul  jour en dehors de la prison. En avril 2009, un jugement lui avait  accordé un régime de semi-liberté pour un an, mais, sur appel du  parquet, des juges ont infirmé cette décision, décidant après 22 mois  de procédure que le dossier de Georges pourtant accepté en première  instance n’était soi-disant pas recevable !
>
> Georges Cipriani comme Jean-Marc Rouillan n’en finissent pas de subir  un chantage au reniement, voire au repentir. Ce sont pourtant deux  notions absentes du droit français. Georges Cipriani et Jean-Marc  Rouillan doivent être libérés. Pour cela, restons mobilisés et  manifestons notre solidarité.
>
> FAISONS DE 2010 L’ANNÉE DE LA LIBÉRATION DE GEORGES CIPRIANI ET DE
> JEAN-MARC ROUILLAN !
>
> Collectif "Ne laissons pas faire !"
>
> nlpf@samizdat.net - http://nlpf.samizdat.net/
>
>
> RAPPEL : Nlpf! vous invite à signer et à faire signer largement la
> nouvelle pétition à l’initiative des "Collectifs de soutien aux
> prisonniers d’Action Directe", et à transmettre les signatures à
> l’adresse mail : sout.ad@orange.fr.
>
>
> LES AUTRES INITIATIVES DE LA CAMPAGNE 2010 :
>
> BORDEAUX : Samedi 20 février, 15 h
> Rassemblement, Place Saint-Projet
>
> TOULOUSE : Samedi 20 février, 11 h
> Rassemblement, devant la préfecture, place Saint-Étienne
>
> STRASBOURG : Dimanche 21 février, 16 h
> Projection-débat, au Molodoï, 19 rue du Ban-de-la-Roche
>
> GRENOBLE : Samedi 27 février, 19 h
> Projection-discussion, au Lokal autogéré, 7 rue Pierre-Dupont
>
> DIJON : Samedi 6 mars, 19 h
> Projection-concert, à l’Espace autogéré des Tanneries, 15 boulevard de Chicago
>
> PARIS : Dimanche 18 avril, 16 h
> Projection-débat-concert, au CICP, 21 ter rue Voltaire
>
> TOURS : Vendredi 23 avril, 18 h
> Projection-débat, au café comptoir "ChezColette" (quai Paul-Bert, en
> face du pont de Fil)
>
> (Informations à suivre pour Angers, Lille, Saint-Étienne,
> Clermont-Ferrand, Paris, Saint-Ouen…)

> Libération des prisonniers d'Action directe !
>
> Contact : nlpf@samizdat.net
>
> Abonnez-vous à la newsletter Nlpf! :
> http://listes.samizdat.net/sympa/subrequest/nlpf-infos
>
> Pour être tenu au courant des initiatives :
> http://nlpf.samizdat.net
> http://www.action-directe.net

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18/02/2010

Tabassage à Grande Vitesse dans la Vallée de Suse

TGV Lyon-Turin : quatre blessés dont un grave dans des affrontements

Faits divers jeudi 18 février 2010 (Ouest-France)

Des affrontements entre des opposants à la future ligne de TGV Lyon-Turin et la police ont fait quatre blessés, mercredi soir lors d’une manifestation contre des sondages de terrain, indiquent les médias italiens. Environ 300 protestataires ont tenté d’empêcher l’avancée de la foreuse dans la vallée de Suse (nord), non loin de Turin. Des manifestants ont lancé des pierres et morceaux de bois contre les forces de l’ordre qui les ont dispersés en chargeant avec des grenades lacrymogènes.

Au cours des heurts, deux policiers ont été blessés ainsi que deux protestataires, dont un jeune homme en état grave pour un hématome cérébral.

 

 

18-02-2010 LyonMag

Des affrontements entre opposants à la future ligne de TGV Lyon-Turin et la police

Quatre personnes ont été blessées, mercredi soir, dont une grièvement, dans la vallée de Suse, non loin de Turin.
Environ 300 protestataires ont tenté d’empêcher l’avancée d’une foreuse. Ils ont lancé des pierres et morceaux de bois contre les forces de l’ordre qui les ont dispersés en chargeant avec des grenades lacrymogènes. Ce sont deux policiers et deux protestataires qui ont été blessés

 

Le patron de la Fiat « roule à fond » pour le TGV Lyon-Turin

le 23.01.2010 04h00 Le Progrès.fr

Contestée par des habitants du Val de Suze en Italie qui dénonce l'impact l'environnemental du projet, la ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin a reçu hier le soutien du groupe Fiat. « La Fiat a toujours considéré le TGV comme un ouvrage d'une importance cruciale. Il s'agit de la plus importante occasion que l'Italie a pour moderniser son propre réseau d'infrastructures et pour jeter les bases du développement économique que nous laisserons aux générations futures », indique Sergio Marchionne dans un communiqué. « Il faut choisir entre faire faire au pays un pas vers la modernité ou le condamner à l'isolement. Le choix doit être fait le plus rapidement possible (...) », ajoute le patron du constructeur automobile italien dont le siège est à Turin. La construction de cette ligne, jugée stratégique pour le réseau européen, doit démarrer en 2013 pour une mise en service vers 2023. Elle raccourcira la durée du trajet entre Paris et Milan à 4 heures contre 7 et pourrait permettre d'ôter de la route de 600 000 à 1 million de camions par an. Son coût total est estimé à plus de 15 milliards d'euros, dont une partie financée par l'Union européenne.

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16/02/2010

Strasbourg, champ d'expérience...and what now ?

A propos des suites juridiques du camp No Border de Strasbourg. 19-28 juillet 2002

 

19.May.03 - Le camp No Border à Strasbourg vous en avez entendu parler bien sûr! Vous y êtes même peut-être allés.. Mais les suites, vous les connaissez ? Par exemple au niveau juridique ?

Ce texte est écrit par des gens qui se sont occupés de l'il-legalteam, et par quelques personnes solidaires, qui sont assez surpris et fatigués de se retrouver à une poignée pour gérer les suites d'un camp qui a réunit près de 3000 personnes au total.

Commençons donc par un peu d'information concrète sur ces fameuses suites, histoire d'avoir une base de discussion. Un premier inculpé a fait trois mois de prison du mois d'août au mois d'octobre dont un mois à l'isolement. Dix-sept personnes, pour protester contre cet isolement arbitraire et pour obtenir un parloir, ont occupé une annexe administrative du ministère de la justice. Les forces antiterroristes sont venues les arrêter, ils sont restés une journée en prison et ont étés inculpés de séquestration : crime passible de cinq ans de prison ferme. Le jugement final les a condamnés à 15 jours de prison avec sursis pour violation de domicile ; deux procès successifs ayant permis de lever l'accusation de séquestration. Trois personnes du collectif qui se trouvaient aux abords de l'occupation ont étés interpellées violemment par les flics qui les ont accusés de rébellion. Ils passent en procès le 15 mai. Ensuite deux allemandes sont passées en procès le 25 février pour avoir volé et abîmé des drapeaux français et européen pendant le camp. Elles ont reçu 1 mois avec sursis. La situation est similaire pour le français qui est passé en procès le même jour, sous l'accusation d'avoir transporté des armes alors qu'il ne s'agissait que d'outils servant au camp. Ces trois personnes ont décidé de faire appel qui, d'après les avocats n'aura lieu que d'ici un an. Enfin deux allemands sont passées en procès ce 28 février pour rébellion à agent, elles ont reçu dix jours avec sursis ainsi qu'une amende. Ensuite un espagnol a été condamné pour port d'armes à 2 mois avec sursis.

Cette liste peut sembler fastidieuse : elle l'est. D'autant plus quand il s'agit de s'en occuper concrètement. Les personnes de Strasbourg encore actives, et celles de l'il-legalteam sont simplement fatiguées de gérer des procès qui s'enchaînent sans pouvoir sortir d'une logique de gestion de la répression du fait du faible nombre de personnes solidaires. A ce titre, cette semaine de procès à Strasbourg est un excellent exemple. Il avait été décidé lors des rencontres de débriefing à Freiburg de mettre en place une semaine d'action reprenant la thématique du contrôle social. Des affiches ont été produites. Or, mis à part le collectif anti-expulsion de Paris et des personnes de Strasbourg, aucune action n'a été relevée. La plupart des inculpés durant cette semaine de procès sont des Allemands, mais aucune initiative n'est venue d'Allemagne.

A cette gestion relativement lourde et à cet isolement se rajoute une répression touchant les personnes mettant en pratique une solidarité active : l'Etat n'a de cesse de criminaliser tout ce qui est étiqueté No Border. (cf. les 17 personnes inculpées de séquestration pour une simple occupation). Il ne faut ainsi pas oublier le contexte français où l'Etat suit une logique de plus en plus sécuritaire d'une part ; le ministre de l'intérieur promulgue de nouvelles lois " sur la sécurité intérieure " particulièrement abjectes, et d'autre part tente de mettre sur la touche toute contestation qui se refuse à rentrer dans son cadre de compromis et de négociation. La tension psychologique est donc extrêmement forte du fait de la répression et de l'isolement : la solidarité tant locale qu'internationale est quasi inexistante !

La critique formulée par ce texte se dirige bien sûr contre celles et ceux qui sont venus " consommer " Strasbourg, mais également par rapport aux personnes qui ont lancé l'idée du camp, qui ont organisé le camp, mais qui ne semblent pas se soucier des conséquences que le camp a pu avoir sur la vie des personnes inculpées, et sur la réalité politique locale de Strasbourg. En effet, au lieu d'avoir crée une dynamique positive pour les personnes actives sur la ville, un climat de lassitude et de tension s'est instauré. Cette question des suites se pose aussi par rapport à toutes les personnes qui se réfèrent à Strasbourg pour d'éventuels futurs camps ou contre-sommets, comme les villages contre le G8 à Évian.

Mais ce texte n'a pas pour simple objet une culpabilisation des individus venus à Strasbourg, il est une tentative de mettre en lumière les raisons de cette démobilisation. En effet, au-delà d'une question de responsabilité individuelle, il nous semble que ce sont également les structures du camp, ou plutôt les non-structures du camp, qui ont créé cet état de fait : le problème des suites du camp ne semble pas avoir été pensé dans la préparation du camp lui-même. De fait après la dissolution et l'exode du camp, c'est un peu par hasard que certaines personnes se sont retrouvées en charge de la solidarité avec les inculpés, soit parce qu'elles habitaient Strasbourg, soit parce qu'elles étaient entrées en contact avec la legalteam. Mais il s'est agit toujours de logiques individuelles, jamais le problème de la solidarité n'a été pris en considération et pensé d'une manière collective.

Ce problème des structures s'est d'ailleurs posé pendant le camp lui-même. Du fait qu'elle était un des seuls groupe à fonctionner de manière claire, beaucoup de participants au camp se sont référés à la legalteam pour des problèmes dépassant clairement le simple cadre juridique, ainsi des personnes sont venues nous demander ce qu'elles devaient faire.. De fait, dès le camp, la legalteam s'est retrouvée à devoir combler un vide, créé en partie par l'échec du modèle des barrios. Ce rôle n'a fait que continuer après la dissolution. Si Strasbourg peut être considéré comme un champ d'expérience pour une tentative d'organisation non autoritaire, alors il est clair que le modèle est perfectible ! Notamment sur un point essentiel. A partir du moment où des structures explicites ne sont pas en place, se recréent des pôles de pouvoir implicites qui permettent tout sauf une gestion collective non autoritaire.. Maintenant il est vrai que la question de savoir quelles structures, reste complètement ouverte. Discuter de cette question profondément n'est pas l'objet de ce texte, mais au-delà des choix futurs qui seront fait, il faut bien voir que certaines tâches ne peuvent pas être directement traitées et résolues par une assemblée générale qui se dissout aussi vite qu'elle s'est mise en place. Ainsi, par exemple, sur le travail juridique. Il ne s'agit pas ici non plus de plaider pour des commissions de spécialistes. Mais bien de voir comment il serait possible de mettre en place des groupes chargés de certaines tâches tout en gardant des relais importants avec le reste des personnes du campement, que ce soit pendant ou même APRÈS le camp.

En fait, il semble que ce soit surtout sur les relations et les transmissions d'informations entre les différentes structures qu'il faille retravailler. Là encore, il semble que ce genre de question se doit d'être posée dès la préparation. Par exemple, il serait bien que les groupes impliqués dans la préparation du camp, s'engagent aussi sur les suites du camp de façon concrète, notamment au niveau juridique, à suivre les informations, à les relayer, et à mettre en place des actions de solidarité. Ceci suppose la mise en place d'un réseau d'échange d'informations un peu plus clair et précis qu'une simple liste Internet, avec éventuellement des personnes relais clairement désignées.

Pour finir, il est malgrè tout fort dommage que le camp de Strasbourg n'existe plus que du fait des suites juridiques. Nous faut-il remercier la répression de nous avoir donné de quoi alimenter une dynamique, aussi petite soit-elle, qui sinon aurait dépérit ? Ceci est surtout dommageable quand on pense que Strasbourg avait la spécificité de vouloir créer au niveau européen une dynamique autour des questions de politiques migratoires. Or nous ne sommes même pas capables d'assurer le minimum, à savoir la solidarité avec les inculpés. Il aurait été cependant possible d'utiliser les procès pour recréer une dynamique autour des thématiques du camps comme par exemple sur le contrôle social ou le SIS, encore aurait-il fallu que les engagements pris à Freiburg sur la semaine d'action en février soient respectés.

Quelques personnes engagées dans le travail antirépressif suite au camp no border de Strasbourg

 

Strasbourg: a Testing Ground?

an analysis of the legal follow-up work to the No Border Camp in Strasbourg, July 19-29 2002.

 

19.May.03 - Of course you've heard of the No Border Camp in Strasbourg! Maybe you were even there. But are you aware of what happened afterward? Are you aware, for example, of the legal follow-up work that was necessary?

This text was written by some people who helped with the il-legalteam, and by some people who stand in solidarity, who were not a little astonished at and tired of finding themselves at a loss to manage the follow-up work for a camp that gathered almost 3,000 people in all.

So let's start with a little concrete information on this famous follow-up, so as to have a common starting point for our discussion. One of the first defendants served three months in prison from August through October, of which one month was spent in solitary confinement. Seventeen people occupied an administrative branch office of the Ministry of Justice, to protest this arbitrary isolation and to get the prisoner a visit. The anti-terrorist police forces came to arrest them; they spent a day in prison and were charged with hostage-taking, a crime that carries a sentence of five years without parole. The final sentence condemned them to 15 days of prison, suspended sentence, for "home invasion" -- two preceeding hearings having allowed the prosecutor to drop the charge of hostage-taking. Three people from the collective who were outside the building that was being occupied were violently arrested by the police, whoc accused them of resisting arrest. They will have a trial on May 15.

After this, two germans had a trial on February 25 on charges of having stolen and destroyed french and EU flags during the camp. They were sentenced to one month, suspended sentence. The french man who had his trial the same day was faced with a similar situation; he was charged with carrying weapons, which were actually only tools used for the camp. These three people decided to make an appeal, which, according to the lawyers, will not take place until a year afterward. Finally, two germans came to trial on February 28 for resisting arrest; they were given ten days, suspended sentence, and a fine. Finally, a spanish man was sentenced to two months, suspended sentence, on a charge of carrying weapons.

This sounds like a fastidious list: it is. Even more so when it's necessary to help take care of it in a concrete way. The people from Strasbourg who are still active, and the people from the il-legalteam are simply tired of managing the trials that have followed the camp, without being able to get out of this logic of "managing" repression, because of the small number of people standing in solidarity. An excellent example of this is this week of trials in Strasborug. It was decided during the debriefing meetings in Freiburg to hold a week of action to make public the thematic of social control. Posters were produced. However, besides the anti-expulsion collective in Paris, the people of Strasbourg, and a demonstration that was held against the forced "special registration" of immigrants in Philadelphia, USA, no actions were held. The majority of the people who had trials that week were german, but there were no reported solidarity actions from Germany.

On top of this relatively heavy work and this isolation from our supporters comes the repression that touches all those who put active solidarity into practice: the State continues to criminalize everything and everyone it can slap the "No Border" label onto, such as the 17 people charged with "hostage taking" for a simple office occupation. So it's important not to forget the context in France, where one one hand the State follows a more and more "security"-driven ideology; the Minister of the Interior promulgates despicable new laws on "internal security"; and on the other hand the State tries to keep all public dissent that refuses to fit within the State's framework of compromise and negotiation under its thumb. The psychological tension is therefore extremely strong, because of the repression and the isolation: local as well as international solidarity is almost non-existant!

The critique that this text forumulates is, of course, directed toward those who came as "consumers" to Strasbourg, but also to those who launched the idea of the camp, and who organized the camp, but who appear unconcerned about the consequences that the camp could have on the lives of the people who got arrested, and on the local political reality of Strasbourg. In effect, instead of having createda positive dynamic for the activists in the city, a climate of lassitude and tension was put into place. This question of follow-up is also omportant for all those who look to Strasbourg for eventual future camps and counter-summits, such as the villages against the G8 in Evian.

But this text doesn't just aim to make the individuals who came to Strasbourg feel guilty; it's an attempt to bring to light the reasons for this demobilization. In effect, beyond the question of individual responsibility, it seems that it was the structure of the camp -- or rather the non-structure of the camp -- was equally responsible in bringing about this state of affairs; the problem of follow-up to the camp seems not to have been taken into consideration during the preparation of the camp itself. In fact, after the dissolution and exodus of the camp, it's somewhat by accident that certain people found themselves in charge of organizing solidarity with the accused people, either because they lived in Strasbourg, or because they had been in contact with the legalteam. But it was always a matter of individual circumstances, and the problem of solidarity was never taken into consideration and considered in a collective manner.

Furthermore, this problem of structurelessness was posed during the camp itself. Because it was one of the only goups to be clearly functioning, many participants of the camp went to the legal team for answers to questions that clearly went beyond the framework of legal support; so people came to ask us what they should do. In fact, from the start of the camp, the legal team found itself having to fill a vaccuum, created in part by the failure of the "barrio" model. This role continued after the camp broke up. If Strasbourg can be considered a testing-ground for an attempt at non-authoritarian organizing, then it's clear that the model has a long way to go before it's perfect! Especially on this essential point: as soon as the explicit structures fail to be in place, implicit poles of power recreate themselves, which permit everything but a collective, non-authoritarian self-government. However, it is true that the question of which structures to have remains completely open. (see "The Tyranny of Structurelessness" by Jo Freeman, 1970)

It is not the object of this text to discuss this question deeply, but beyond the future choices that will be made, we must realize that certain tasks cannot by directly treated and resolved by a general assembly that dissalves as fast as it gathers. One example of this is legal work. But it is also not our object to argue in favor of commissions of specialists, but only to see how it would be possible to put groups into place that are responsibly for certain tasks while keeping the important lines of communication open with the rest of the people in the camp, both during and after the camp. In fact, it seems that it is especially the relationships and the transmission of information between the different structures that needs to be rethought. There again, it seems that this type of question ought to have been posed during the preparation. For example, it would be good if the groups involved in the preparation of the camp got concretely involved in the camp's follow-up work, notably as far as legal follow-up goes, to keep abreast of the changing situations, to relay information, and to organize solidarity actions. To do this assumes the putting into place of a network for the exchange of information that is a little more clear and precise than a simple Interet lists, eventually with clearly-designated people to relay information. (one example of this is the Europe-wide antirepression project currently forming under the European Association of Democratic Jurists)

Finally, despite everything, it is really too bad that the Strasbourg No Border Camp now only exists in the form of legal consequences and follow-up work. Perhaps we should thank the general state of repression for having given us an opportunity to create a dynamic, as small as it is, that without such repression might not even have been born? This is especially sad when you think that the Strasbourg camp had planned to create a Europe-wide dynamic around the question of migration politics. Despite all this, we are not even capable of assuring the minimum among ourselves: solidarity with those of us who have been arrested. It would have been nonetheless possible to use these trials to recreate a dynamic around the thematics of the camp such as, for example, social control or the SIS, had the engagements for the February week of action, which we had planned in Freiburg, been respected.

A few people engaged in the anti-repression work after the No Border Camp in Strasbourg.

 

 

Straßburg als Experimentierfeld...

Über die Solidaritätsarbeit nach dem noborder-camp. 19-28 Juli 2002

 

19.May.03 - Du hast bestimmt vom noborder-camp in Straßburg gehört, vielleicht warst du sogar dort... Aber weißt du auch, welche Folgen es hatte? Z.B. die juristischen Konsequenzen?

Dieser Text ist von Leuten geschrieben, die im il-legal team mitgearbeitet haben und Leuten, die sich an der Soliarbeit beteiligt haben. Wir sind ziemlich ausgelaugt und überrascht, dass wir so wenige sind die sich um die Folgen eines Camps kümmern, auf dem immerhin bis zu 3.000 Leute gewesen sind.

Um eine gemeinsame Diskussionsbasis zu haben aber erst mal einige Infos über juristischen Nachwirkungen des Camps: Der erste französische Angeklagte war von August bis Oktober 2002 3 Monate im Knast, davon 1 Monat in Isolationshaft. 17 Personen aus Frankreich haben daraufhin ein Verwaltungsbüro desJustizministeriums in Straßburg besetzt, um gegen diese Maßnahme zu protestieren und ein Besuchsrecht durchzusetzen. Sie wurden von der Antiterroreinheit festgenommen und für einen Tag in einem Straßburger Knast inhaftiert. Sie wurden angeklagt wegen Freiheitsberaubung, wofür man in Frankreich bis zu 5 Jahre Knast riskiert. Nach zwei Prozessen konnte die Klage wegen Freiheitsberaubung zwar abgewendet werden. Am Ende wurden die 17 dennoch wegen Hausfriedensbruch zu 15 Tagen verurteilt. Die Strafe wurde auf Bewährung ausgesetzt (auf 5 Jahre, wie es in Frankreich fast immer der Fall ist). 3 Franzosen, die während der Besetzung vor dem Gebäude waren, haben am 15. Mai eine Verhandlung wegen "rébellion" (in Deutschland wie Widerstand gegen die Staatsgewalt).

2 Deutsche hatten am 25. Februar ihr Verfahren. Sie waren angeklagt wegen Diebstahl und Beschädigung von französischen und europäischen Fahnen. Sie bekamen einen Monat, ausgesetzt auf Bewährung. Am gleichen Tag wurde gegen einen Franzosen verhandelt, der angeklagt wurde wegen Waffentransports. Bei den beanstandeten "Waffen" handelte es sich um Werkzeug für das Camp. Diese 3, gegen die am 25. Februar verhandelt wurde, haben Berufung eingelegt. Die Berufungsverhandlung wird nächstes Jahr stattfinden. 2 weitere Deutsche hatten ihren Prozess am 28. Februar, ebenfalls wegen "rébellion". Sie wurden zu 10 Tagen auf Bewährung plus einer Geldstrafe verurteilt. Ein Spanier, der wegen Waffenbesitz angeklagt war, bekam 2 Monate auf Bewährung.

Diese Auflistung klingt vielleicht langweilig und ermüdend. Das ist sie aber vor allen Dingen, wenn man sich um die Fälle kümmern soll. Die Leute vom il-legal team und die wenigen, die in Straßburg noch aktiv sind, sind abgegessen davon, diese Prozesse lediglich zu verwalten. Sie sind aber zu wenige, um aus dieser Verwaltungslogik herauszukommen. In diesem Sinne waren die Gerichtsverhandlungen im Februar 2003 ein gutes Beispiel. Auf dem Freiburger Nachbereitungstreffen im November 2002 wurde entschieden, eine Aktionswoche zu planen die sich nicht nur auf Antrirepressionsarbeit beschränkt, sondern wieder auf die Campthemen bezieht: Soziale Kontrolle, SIS, Schengen etc. Plakate für die Aktionswoche wurden gedruckt, aber außer vom CAE (Comité Antiexpulsion Paris) und Leuten aus Straßburg gab es, so weit wir wissen, keine Beteiligung. Die meisten Betroffenen der Prozesse im Februar waren Deutsche, trotzdem gab es keine Initiative aus Deutschland.

Es waren also nur wenig Leute, die sich an der Solidaritätsarbeit beteiligt haben; zudem gab es sehr viele Prozesse zu begleiten. Dazu kommt, dass die Leute auch selbst von Repression betroffen sind: Der Staat kriminalisiert alles, was unter dem Etikett von no border organisiert wird (z.B. die 17 Leute, die aufgrund einer harmlosen Besetzung wegen Freiheitsberaubung angeklagt waren). Dabei sollte man nicht den französischen Kontext vergessen. Der Staat verfolgt eine Strategie der inneren Sicherheit: Soziale Bewegungen sollen vereinnahmt werden; diejenigen die nicht kompromissbereit sind werden mithilfe des neuen Gesetzes zur Inneren Sicherheit kriminalisiert. Die psychologische Spannung war durch die Repression sehr hoch, aber auch durch Isolation: Die lokale wie internationale Solidarität war nicht existent.

Die Kritik dieses Textes ist an die gerichtet, die nach Straßburg kamen um dort nur zu konsumieren. Aber auch gegen diejenigen, die zwar die Idee zu dem Camp hatten und es organisierten, aber sich nicht mit den Folgen beschäftigen: Die Angeklagten und die politischen Realitäten in Straßburg. Denn statt positiver Dynamik hat das Camp in Straßburg selbst ein negatives politisches Klima erzeugt. Die Problematik der negativen Konsequenzen stellt sich vor allem, wenn sich bei zukünftigen Ereignissen auf Straßburg bezogen wird, wie z.B. beim G8-Gipfel in Évian.

Dieser Text will aber nicht dabei stehen bleiben, die Leute, die nach Straßburg kamen zu kritisieren. Er soll auch versuchen, die Gründe für die Auflösung der Mobilisierung zu beleuchten. Sie scheinen in der Struktur, oder besser "Nichtstruktur" des Camps angelegt zu sein. Es scheint als wurden die Konsequenzen des Camps in der Vorbereitung nicht bedacht. In der Tat war es mehr Zufall, wer sich nach dem "Exodus" des Camps weiter mit der Solidaritätsarbeit beschäftigte: Wer in Straßburg wohnte oder irgendwie im il-legal team mitgearbeitet hat. Sich an der Soliarbeit zu beteiligen war eine individuelle Entscheidung; die Frage der Solidarität wurde nicht kollektiv gedacht oder organisiert.

Das Strukturproblem hat sich aber bereits während des Camps gestellt. Weil das il-legal team eine feste Instanz war, die immer funktioniert hat und sichtbar war, kamen viele TeilnehmerInnen des Camps mit Fragen und Anrufen, die über die juristische Arbeit hinausgehen; manche kamen um zu fragen, was sie auf dem Camp tun können. Tatsächlich hat das il-legal team eine Lücke gefüllt, die sich durch den Misserfolg des barrio-Modells auftat. Und diese Rolle hat das il-legal team nach Auflösung des Camps weiter inne gehabt. Wenn Straßburg als Experimentierfeld für eine nichtautoritäre Organisation betrachtet wird ist offensichtlich, dass es perfekter sein kann! Vor allem im Hinblick darauf, dass wenn es keine expliziten Strukturen gibt, sich implizite Machtstrukturen manifestieren, die alles ermöglichen außer eine nichtautoritäre, kollektive Organisation. Wie explizite Strukturen aussehen können bleibt offen. Über diese Frage grundsätzlich zu diskutieren ist nicht Absicht dieses Textes. Aber eine Antwort ist sicherlich, dass einige Aufgaben, wie z.B. die Arbeit des il-legal team, nicht in einer Vollversammlung stattfinden können. Wir plädieren nicht für geschlossene Arbeitsgruppen von SpezialistInnen. Aber wir fragen uns, wie wir Arbeitsgruppen ins Leben rufen können, die für bestimmte Aufgaben verantwortlich sind und dabei trotzdem enge Verbindungen mit den TeilnehmerInnen des Camps haben: während und vor allem auch NACH dem Camp.

Offensichtlich müssen wir nicht nur über die Strukturen reflektieren, sondern vor allem über die Rückkopplung, Kommunikation und Abstimmung. Solche Fragen sollten auch bei der Vorbereitung berücksichtigt werden. Ein Vorschlag wäre, dass die vorbereitenden Gruppen sich auch bei den Konsequenzen eines Camps engagieren, vor allem den juristischen: Informationsweitergabe und Organisation von Solidaritätsaktionen. Dies bedeutet den Aufbau eines Informationsnetzwerks, das klarer und präziser als eine Camp-Mailingliste funktioniert; vielleicht durch die Bestimmung von Personen, die für jede Gruppe verantwortlich sind Informationen weiterzugeben und z.B. den Kontakt zum il-legal team zu haben.

Es ist sehr schade, dass das no border Camp in Straßburg nur noch wegen der Antirepressionsarbeit existiert. Sollen wir der Repression dafür etwa dankbar sein? Besonders schade ist auch, dass das Camp eigentlich den Anspruch hatte auf europäischer Ebene eine Vernetzung um die Fragen der Migrationspolitik zu installieren. Aber wir sind nicht einmal in der Lage, ein Minimum, nämlich die Solidarität mit den Angeklagten zu gewährleisten. Es wäre möglich gewesen, die Gerichtsverhandlungen zu nutzen um das Anliegen des Camps wieder in die Diskussion zu bringen. Dafür wäre es nötig gewesen, die auf dem Nachbereitungstreffen getroffenen Entscheidungen zur Aktionswoche im Februar 2003 umzusetzen.

Einige Leute aus der Solidaritätsarbeit zum no border Camp in Straßburg

 

La repression contre le campement de Strasbourg: mecanisme et consequences

 

14.Aug.02 - Avertissement: De nombreuses questions qui sont tres liees au probleme de la repression (relation avec les medias, structures, ...) ne sont pas abordees volontairement.

Avant le campement

On a d'abord eu le refus du terrain de Lingolsheim, la volonte de nous faire traîner pour les accords ecrits, les installations, etc. Puis l'installation d'une C.R.S. a l'hotel Mercure; au debut du campement, cette compagnie venait de la Moselle, elle a ete relevee par une autre venant du Rhone. Les tournees de RG (ou BAC?) dans le campement ont ete facilement arretees.

Il faut prendre en compte qu'un fonctionnement de responsabilite collective comme le notre est un profond mystere pour la pensee bourgeoise (Marx disait un sphinx) et en particulier pour les elus. Il a fallu qu'il y ait des directives venant du gouvernement: la CUS a certainement contacte la prefecture quand elle a compris l'importance de l'affaire et un prefet ne prend pas de decision importante sans en referer au ministere de l'interieur: ce serait contraire aux regles de la survie en milieu administratif, sutout en periode de changement de gouvernement. De toute facon, les CRS venues d'autres departements ne relevaient pas de l'autorite de la prefecture.

La montee de la tension

Entre la pluie et le retard des services techniques, on peut dire que les activites du campement ont effectivement commence le dimanche. Il y a eu le lundi deux arrestations avec reaction immediate: manif en direction du commissariat et blocage du pont avec comme resultat une liberation assez rapide.
Le mardi, plusieurs arrestations. Le scenario est toujours le meme: militants arretes isolement ou a l'ecart d'une manifestation; le pretexte est une broutille, typiquement un tag qui normalement donnerait lieu a un simple proces verbal et a une amende; l'affaire est dramatisee par une qualification demesuree (degradation aggravee, ...) et une garde a vue.

D'apres une information de presse, la maire de Strasbourg demande au prefet d'interdire les manifestations des le mardi soir (il est naturellement possible que ce soit le prefet lui-meme qui lui a suggere de le faire). Ce qui est certain, c'est que les arrestations des premiers jours, et surtout leur dramatisation, ont constitue une campagne de criminalisation qui a servi a preparer la montee en force de la repression qui a eu lieu le mercredi.

Il faut insister sur le fait que la manifestation du mercredi s'est d'abord deroulee pendant une heure et demie sans incident notable. Le bris d'une vitrine de banque dont il a ete fait grand cas a eu lieu apres les premieres charges de la police.

Si on reflechit a cette suite d'evenements, on ne peut pas croire que l'interdiction des manifestations a ete la consequence de la"degeneration" de la manifestation du mercredi. Ce qui est vraisemblable, c'est que l'attaque de la manifestation etait prevue comme etape finale de la criminalisation pour justifier l'interdiction.

Sur l'assemblee generale de la nuit du mercredi au jeudi

Il etait inevitable que cette repression particulierement brutale et la campagne de criminalisation qui l'a precedee exacerbent les divisions a l'interieur du campement. De toute facon elle constituait un choc.

Une attaque massive du campement par la police faisait partie des eventualites envisagees par le groupe Bertha. Elle etait consideree comme improbable mais les mesures a prendre etaient prevues. De la part de nombre de participants il y a eu une veritable paranoïa a ce sujet. Quelqu'un a pourtant fait judicieusement remarquer qu'elle devenait encore plus improbable, du moins dans l'immediat. Premierement, il ne servait a rien d'interdire les manifestations si le campement etait immediatement disperse. Deuxiemement, il etait tres vraisemblable qu'avant de faire intervenir la police, le prefet nous aurait fait signifier un ordre de deguerpir, ou alors la police aurait d'abord tente de provoquer des incidents a l'interieur du campement.

Quoi qu'il en soit, il n'y a pas eu d'exode massif le jeudi et la plupart des groupes qui avaient prevu de faire ou de continuer des actions en ville l'ont fait (bus noborder ZONE, presence devant la prison, rassemblement pour les prisonniers politiques...).

Les interventions en ville a partir de jeudi

Des le jeudi apres-midi, deux"groupes d'affinite"se sont reunis pour reprendre des manifs en ville. Il y a eu des interventions en dehors du campement jusqu'a la fin:

• plusieurs interventions du groupe Samba,
• rassemblement au palais de justice le vendredi pour le proces d'Ahmed,
• blocages de ponts dans la ville,
• occupation d'une peniche,
• manif a Kehl et nouveau blocage du pont de l'Europe,
• presence tres remarquee a la braderie.

Il est evident qu'elles ne pouvaient pas avoir la meme ampleur qu'avant et il est difficile d'an avoir une idee d'ensemble. En tout cas elles ont ete assez importantes pour que la police requisitionne des bus pour ramener les manifestants au bercail.

Dans l'ensemble, la repression a ete moins forte pendant cette deuxieme phase du campement. C'est sans doute largement du au caractere disperse des interventions. Malgre son admirable devouement et les renforts recus, la police ne peut pas etre partout a la fois. En plus, les agressions policieres avaient desormais comme resultat de rendre plus manifeste l'echec de l'interdiction.

Enfin, il y a eu le depart en cortege de"l'exode"qui a ete un succes tactique que nous n'avons pas su suffisamment exploiter. Ce point n'a pas a etre developpe ici.

Conclusion

En resume, deux points se degagent. Les evenements du mercredi ont ete prepares par une campagne de criminalisation du campement. L'agression (tres probablement calculee) contre la manifestation du mercredi a servi de pretexte a l'interdiction et n'en a pas ete la raison.

L'important est la persistance d'interventions en ville apres l'interdiction et jusqu'a la fin du campement. La prefecture de Strasbourg (et derriere elle l'Etat francais) ne se serait-elle pas comporte comme ces gens qui soulevent une lourde pierre pour se la laisser retomber sur les pieds?

Le Collectif Anti-Expulsions d'Ile de France

 

Vers une convergence de la lutte des Sans Papiers, refugies et migrants en europe

 

29.Jul.02 - Défendant leur liberté de mouvement, des représentants de collectifs de sans-papiers et réfugiés de France, Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Grande-Bretagne, Finlande, Etats-Unis se sont rencontrés au campement Noborder à Strasbourg (19 au 27 juillet 2002) afin de jeter les bases d´un mouvement de lutte autonome et Européen.

Les situations de désespoir que vivent les migrants en quête de régularisation doivent être mises en parallèle avec l'exploitation politique, économique et militaire que les pays industrialisés font subir à leurs pays d'origine.

Partout la clandestinité nourrit les pires systèmes d'exploitation, partout les procédures d'asile abandonnent leur finalité première pour devenir des antichambres d'isolement avant expulsion. Tout concourt à rendre l'étranger invisible. Aveuglement dont la conséquence ne peut être qu'une répression criminelle.

La répression s'harmonisant sur tout le territoire européen, chaque lieu de résistance à la dégradation des droits des étrangers en Europe est important.

Transmettre nos tactiques de résistance et de survie, informer sur nos actions, c'est élaborer une nouvelle entraide. Nous n'avons pas d'autres choix que de lutter pour nos droits ici, mais aussi dans nos pays d'origine, ensemble, réfugiés et sans-papiers quelles que soient nos nationalités, cultures ou langues.

Nous avons partagé nos expériences de luttes singulières et communes. Singulières car issues de contextes politiques locaux et d'histoires migratoires différentes, et communes car tendant vers de mêmes objectifs clairs et fondamentaux, l'abolition des politiques qui poussent les migrants dans l'illégalité.

Nous exigeons :

• la liberté de circulation • la régularisation inconditionnelle de tous les sans-papiers • la défense du droit d'asile • l'arrêt des expulsions • la fermeture des centres de détention et la libération des Sans-Papiers emprisonnés • la fin de la précarité des titres de séjour • l'abolition de l'assignation à résidence et de toute autre forme de restriction de résidence ou de déplacement. • l´abolition de la double peine • le droit à une vie digne pour tous

Les rencontres internationales sont un pas vers l´élaboration de pratiques d'échanges mettant fin à notre isolement. Nous devons nous rencontrer en tant que Sans-Papiers, en tant que travailleurs, en tant que citoyens...du monde.

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14/02/2010

Quelque 200 manifestants font du grabuge au centre-ville de Vancouver

VANCOUVER, B.C. — Quelque 200 manifestants qui s'opposent à la tenue des Jeux olympiques ont fait du grabuge et affronté les policiers au centre-ville de Vancouver, samedi.

LA PRESSE CANADIENNE/Nathan Denette

 

Selon ce qu'a fait savoir samedi le service de police de Vancouver, ces manifestants masqués ont causé du vandalisme dans les rues du centre-ville, s'en prenant notamment aux véhicules et aux commerces. "Les manifestants lancent des objets aux membres des forces policières, mettent de la peinture sur des véhicules, brisent des vitrines et intimident les piétons", a décrit la police dans un communiqué.

Des policiers de l'escouade anti-émeute sont intervenus, pendant que d'autres policiers en bicyclette ont interdit l'accès à certaines rues du centre-ville. Des arrestations ont eu lieu. L'une des manifestantes affirme avoir été arrêtée parce qu'elle portait un masque.

Alors que la tension montait et que les manifestants se rapprochaient de l'hôtel où sont installés plusieurs membres du Comité international olympique, les policiers ont manifesté leur force, postant des agents anti-émeute sur la route pendant qu'un hélicoptère militaire Sea King survolait les lieux.

Les policiers ont avancé vers les manifestants, frappant leur bouclier avec leur bâton et poussant les protestataires et les journalistes devant eux. Les manifestants se sont retrouvés coincés entre deux rangs de policiers, qui ont alors procédé à des arrestations.

Après plusieurs heures, les policiers ont confiné les manifestants dans une rue du centre-ville et ont accepté de les escorter à quelques coins de rue de là, en échange d'une promesse de se disperser. Un cri de joie s'est fait entendre dans la foule à l'annonce de cette entente.

Alissa Westergard-Thorpe, du Réseau de la résistance aux Olympiques, dissocie son groupe des gestes de violence et de vandalisme, décrivant la manifestation comme "une journée d'action autonome, par des groupes indépendants, avec différentes tactiques autour des Olympiques".

Elle ajoute qu'il y a eu un peu de dégâts, mais que ceux qui en sont responsables ne sont pas ceux qui ont été arrêtés. Elle considère la manifestation comme non violente tant que personne n'a été blessé, peu importe les dommages matériels qui ont été causés.

"Les personnes qui ont été arrêtées ne faisaient que marcher dans les rues en essayant de faire respecter leurs droits par les policiers. Les arrestations ont été inutilement violentes", a-t-elle déclaré.

Selon Mme Westergard-Thorpe, les gestes les plus violents ont été commis par les policiers pendant les arrestations.

Vendredi, des manifestants avaient contraint les organisateurs à modifier le tracé du relais de la flamme olympique. Plus de 1500 marcheurs opposés à diverses choses avaient manifesté à la fin du relais et avant le début de la cérémonie d'ouverture. La manifestation a cependant été plutôt pacifique; une seule arrestation ayant eu lieu après que deux policiers eurent été blessés pendant une confrontation.

Mme Westergard-Thorpe affirme qu'il y aura d'autres manifestations au cours des prochains jours. "Ce sera vraiment la police qui déterminera le type de violence que vous verrez. La vraie violence, la seule violence contre des humains vient de la police", a-t-elle avancé. De James Keller (CP)

The First full day of the Vancouver 2010 games was met with a protest that led to the destruction of downtown property and riot police being called in.Click here to watch the video
The First full day of the Vancouver 2010 games was met with a protest that led to the destruction of downtown property and riot police being called in.

09:35 | Lien permanent | Commentaires (1) |

12/02/2010

Compilation CD de soutien aux prisonniers de Strasbourg

La compilation de soutien aux prisonniers de Strasbourg est désormais disponible à la vente!

2 CDs, 42 groupes, 36 pages de livret

Le sommet de l' OTAN de l' année 2009 est fini, mais la répression continue: la solidarité est nécessaire!

Acheter cette compilation revient à apporter son soutien aux prisonniers de la mobilisation contre le sommet de l' OTAN de l' année 2009.

Tous les bénéfices iront aux groupes de soutien aux prisonniers politiques.

La compilation peut-être commandée en écrivant à soli-cd@riseup.net
<mailto:soli-cd@riseup.net>

Plus d' infos ( groupes, textes en français aussi ) sur www.solidarity.blogsport.de
<http://www.solidarity.blogsport.de/>

Actualités des prisonniers et du travail de solidarité:

www.breakout.blogsport.de <http://www.breakout.blogsport.de/>.

La compil' est aussi disponible à l'InfoKiosque-Zinothèque de Molodoï, ouvert tous les lundi de 16h30 à 19h30 : http://molodoi.net/

 

 

18:46 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/02/2010

Vive les "taupes situationistes"

retrouver ce média sur www.ina.fr

Les administréEs reconnaitrons le faux agitateur Roland RIES

15:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

31/01/2010

De Teilhet à Tarnac...l'ultra droite la main de le SAC en poil de chêvre ?

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sac en poil de chêvre et cuir de bouc, artisanat typique du Maghreb et de l'Afrique

Belle petite vidéo de "La Montagne", que je salue au passage pour son travail indépendant, talent trop rare dans les journaux dits "locaux".

De Teilhet à Tarnac - Centrefrance
De Teilhet à Tarnac - Centrefrance

Il est important de revenir sur ce qui est arrivé à JHB car :

- "les avocats de Julien Coupat et ses proches demandaient au juge d'instruction Thierry Fragnoli d'entendre M. Bourgeois en leur présence et en présence des officiers de police judiciaire l'ayant entendu le 14 novembre 2008, laissant entendre qu'ils l'auraient entendu un jour plus tôt et avaient exercé des pressions sur lui" (selon Le Figaro)...

-"les réservations hôtelières et les reçus de paiement des officiers de police judiciaire, venus de Paris pour entendre Jean-Hugues Bourgeois, attestent que l’audition initiale avait eu lieu le 14 novembre 2008 au matin, selon cette source"(selon La Montagne).

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Quid du cas "Tanguy DESHAYES" ? Français de souche dans le texte...

"Tu vas crever, nègre blanc." Cette lettre, brûlée sur les côtés pour en renforcer l'aspect macabre, a valu à Tanguy Deshayes, 41 ans, tête de liste du Front national dans le 20e arrondissement de Paris lors des élections municipales de 2007, d'être mis en examen jeudi 22 janvier pour "menaces de mort" contre un jeune éleveur bio de 29 ans, Jean-Hughes Bourgeois. (Le Monde).

Qu'est ce qui a pris à ce quadra d'ultra droite d'écrire une lettre de menace à un jeune agriculteur bio à 400km du 20ème arrondissement de Paris ? Le fn se lance dans la campagne contre la diversification des fromages de chêvre bio...?

"C'est à la lecture des journaux que Tanguy Deshayes affirme avoir pris connaissance de l'affaire. Et pour lui, pas de doute : les convictions écologistes de Jean-Hugues Bourgeois le désignaient comme "un gars d'extrême gauche qui venait déranger des paysans français", a-t-il affirmé au Monde par téléphone. "Ça m'a énervé", ajoute-t-il pour expliquer sa lettre anonyme."(Le Monde).

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Le consanguin Tanguy passe la presse régionale au peigne fin pour y trouver des cibles potentielles ? JH Bourgeois allait-il faire une ferme halal ?

" Interpellé mardi 20 janvier à Paris et transféré le lendemain au tribunal de grande instance de Riom,Tanguy Deshayes a reconnu être l'auteur de la lettre anonyme envoyée en octobre 2008. Il a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire. Le Front national l'a suspendu, jeudi, "en raison de son comportement aberrant""

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Et oui, maintenant militer au fn ne rîme plus avec barre de fer...on la joue glamour consanguin incestueux...


"Les gendarmes de la brigade de recherches de Riom ont pris ces nouvelles menaces très au sérieux. Un fragment d'empreinte digitale retrouvé par les enquêteurs a pu être rapproché de données conservées dans le fichier national. Tanguy Deshayes a en effet déjà été condamné. "C'était il y a une dizaine d'années pour une affaire de bagarre et de détention d'arme", nous a-t-il expliqué. "C'était dans le cadre du service d'ordre d'un parti politique", précise une source proche de l'enquête."

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"Dans le cadre"...j'aime bien la notion du cadre : bagarre, détention d'arme, service d'ordre, le passage obligé pour grimper les marches au fn ?

"Ces menaces sont cependant un évènement incident dans l'enquête judiciaire ouverte en septembre 2008 sur les faits qui ont poussé le jeune agriculteur hors de la région. Or, l'enquête semble à ce jour au point mort. "Sur les six plaintes de déposées, une vient d'être élucidée", constate Jean-Hugues Bourgeois. L'agriculteur fait part de sa perplexité face au caractère isolé de la dernière affaire. "Même si les gens ne se connaissent pas entre eux, est-ce qu'il n'y a pas un lien ?"Manuel Armand (Correspondant)Le Monde.

 

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Liens consanguins

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