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03/12/2009

Des nouvelles depuis notre chez nous carcéral

Deux ans et demi maintenant que le 31 Mars 2007, nous incendiions la permanence électorale du Parti Socialiste à Avignon. Quasi immédiatement arrêtés, nous étions dans la foulée incarcérés, pendant près de trois mois en détention provisoire, au centre pénitentiaire d’Avignon-Le Pontet. De notre libération fin juin 2007, à notre procès, le 26 novembre 2008, nous étions placés sous contrôle judiciaire, avec obligation de travailler et de pointer toutes les semaines. Lors de notre procès nous écopions de trois ans d’emprisonnement, dont un an ferme, avec une mise à l’épreuve pendant trois ans. Mise à l’épreuve impliquant principalement une obligation de travail, et un suivi nous forçant à rendre des comptes aux services sociaux de la justice (SPIP, service pénitentiaire d’insertion de probation) sur toutes nos activités et déplacements.

Deux ans et demi et certainement encore tout autant devant nous, avant de remettre les compteurs de notre redevabilité à zéro, d’en finir avec une compression de nos vies aux tonalités parfois sourdes et d’autres fois assourdissantes. Depuis les 20 et 29 octobre, c’est dans une phase assourdissante qu’elle est entrée. Nos lieux de vie sont devenus nos cellules. Des cellules où les murs ne sont pas de béton, mais d’ondes magnétiques, où les barreaux sont invisibles, impalpables, mais bien présents. Où le rôle du maton nous est imparti. À nous de nous escorter dans notre cellule aux heures fixées, de veiller à ne pas enfreindre le règlement. À nos proches, également de partager les conséquences de cette situation, d’en subir les contraintes, de nous rappeler l’heure lorsque des fois / souvent, on a tendance à l’oublier. Une sorte d’autogestion de notre enfermement. Nous venons donc d’écoper d’un Placement sous Surveillance électronique (PSE). Un bracelet électronique comme aménagement de notre peine de prison ferme. Une laisse virtuelle attachée à notre cheville, pour parler en termes clairs.

« Il faut bien savoir que c’est pour vous éviter la prison que nous faisons tout ça. » Remarque lancée en guise de mise en garde par le maton venu installer le bracelet.

Effectivement, le bracelet électronique devrait nous permettre de ne pas remettre les pieds en taule, son isolement et sa désocialisation radicale. De plus nous ne sommes pas seuls, nous sommes entourés, épaulés. Nous sommes chez nous tous les soirs, près de nos amis, de nos proches. Si infime soit-elle, nous gardons également une certaine emprise sur nos vies, par le biais de petites marges sur nos horaires de sorties, par le fait d’avoir tout de même suffisamment d’espace à nos domiciles pour ne pas trop étouffer. En étant « dehors », hors des murs bien réels et physiques d’une taule, il nous semblait aussi bien plus simple de pouvoir continuer à prendre part aux luttes, de conserver une part ne serait-ce que minime de notre capacité d’agir, de nuire. Nous avons été placé devant un choix. Notre peine (pas plus d’un an) nous permettait d’obtenir un PSE plutôt qu’une incarcération. Et pour toutes les raisons citées ci-dessus, c’est ce que nous avons choisi. Peu d’autres possibilités s’offraient à nous si nous avions refusé le PSE. Nous n’en voyions que deux, l’incarcération ou la cavale. Cette dernière nous l’avons écartée, les conséquences nous paraissaient bien trop lourdes en comparaison de la peine à purger.

Nous avons fait le choix du PSE, mais en aucun cas nous n’en faisons une évidence. Beaucoup trop de paramètres entrent en compte dans une telle décision. Pour des personnes isolées, atomisées, sans le moindre soutien, et cloitrées dans des clapiers à peine plus grands que les 9 m2 cellulaires, cette décision paraît peut être beaucoup moins évidente. Mais plus largement, quel est ce choix ? Est-ce réellement un choix ? S’il paraît difficile de nier que le PSE permet, dans certains cas, des conditions un peu plus supportables que durant une incarcération, il n’empêche que ces deux mesures restent, de manière certes différente, des formes d’enferment, d’isolement et de contrôle, et conservent les mêmes objectifs pour la justice et l’Etat. A travers elles, ils exercent leur besoin vindicatif, affirment leur autorité, soumettent les récalcitrants par des mesures punitives, poussent vers une réinsertion sociale en plaçant l’accès au salariat comme condition de libération. Mais ils restreignent également des pratiques de lutte et de survie aux strictes cadres de la légalité (et de la démocratie). Par la peur ils tentent de dissuader de toutes intentions offensives.

Pour vous éviter la prison... nous vous proposons : la prison. En remplaçant un enferment par un enferment, un isolement par un isolement, une désocialisation par une désocialisation, une perte d’autonomie par une perte d’autonomie, on voudrait nous voir nous réjouir et, de surcroît, ostensiblement. On voudrait non seulement nous faire accepter, mais aussi apprécier, l’inacceptable en l’opposant à des situations toujours pires[1].

Dans la même logique, oui, le placement sous surveillance électronique permet plus de marges de man½uvre qu’une incarcération. Mais bien hypocrites sont ceux qui maintiennent que c’est réellement un choix et le placent au rang de progrès social. On ne choisit pas entre l’incarcération et l’enfermement à domicile, on se débat seulement face aux exactions du pouvoir. Et dans ce contorsionnement tout le monde ne réagit pas de la même manière. Chacun, en fonction d’une multitude d’éléments et de ses capacités à faire face, s’engage dans la voie qui le fera le moins souffrir et/ou lui offrira le plus de marges de man½uvre. En acceptant le bracelet nous n’acceptions pas le discours qui fait de lui une avancée, l’humanisation d’un système qui n’a pour but que d’écraser et d’asservir des vies.

Deux ans et demi donc que la machine judiciaire s’attèle quotidiennement à comprimer nos vies, en mettant tout en ½uvre pour nous maintenir à sa disposition, sous son joug. Toujours dans l’attente d’une nouvelle décision, d’une nouvelle mesure, qui constituent l’interminable processus punitif de la machine judiciaire. Comprimer nos vies, également en nous imposant de nous soumettre, sans aucune alternative, à l’exploitation salariale. Peu importent les conditions de cette exploitation, sa rudesse physique, psychologique, économique, morale…, la justice ne s’embarrasse évidemment pas de telles considérations. Il n’y a de toutes manières rien à attendre de sa part.

Même si le fait d’être sous le joug de la justice n’accentue pas, en soi, la violence de notre exploitation salariale[2], et si ces conditions sont les mêmes que celles de n’importe quel exploité (sans traitement spécifique), cette situation réduit néanmoins drastiquement les infimes marges de man½uvres encore en notre possession (débrouille, rapine, black, entraide…). Le fait d’avoir en permanence, comme épée de Damoclès, la réincarcération au moindre faux pas, développe et/ou accentue la peur de perdre son taff. Et cette peur là est véritablement fatale pour tout exploité. Elle nous rend corvéable à merci. Nous ôte la capacité à être ne serait ce que défensif face aux exactions de nos patrons. Nous pousse à accepter le moindre taff de merde. Avoir un taff pour avoir un taff. Aller bosser non plus en raison d’une précarité économique, pour sa survie, mais seulement sous la contrainte à l’état pur. Une tentative de mise au pas de ceux qui s’aventurent hors des sentiers battus, ou bien une tentative de réinsertion sociale qui, si elle échoue sur le long terme, aura permis à minima une exploitation le temps de la peine.

Il nous reste en théorie un peu plus de neuf mois fermes à purger. Remises de peines et conditionnelle cumulées pourraient faire tomber cette durée à quatre mois. Quelques mois qui risquent d’être longs, mais nous savons déjà que nous ne seront pas seuls à les affronter. Nous ne manquons pas de soutien moral, ni de coups de pouce du quotidien. Tout ceci nous réchauffe le c½ur et nous renforce à la fois. Nous rappelle que nous ne sommes pas seuls face à cette justice de classe. Et que face à elle, seules la solidarité et la rage comptent.

La solidarité est bien une arme et, à travers elle aussi, la lutte continue.

Pleins de bisous depuis notre chez nous carcéral. Nous ne sommes pas loin, nous vous rejoindrons vite.

Guerre à ce monde.

Damien et Greg

Avignon, décembre 2009.

[1] Certains n’oseraient ils pas dire à des longues peines « Mais de quoi vous plaignez-vous, il y a trente ans c’est la peine de mort que vous auriez encourue, aujourd’hui il n’est même plus question de vous ôter la vie ». Effectivement, l’état français a bien aboli la peine de mort, mais la prison n’en reste pas moins une peine de mort lente, un maintien à l’état végétatif, une survie imposée dans l’attente de la mort. Combien de condamnés à de longues peines ou, tout bonnement, combien de taulards, ne se sont-ils pas posé la question du suicide ? Et combien passent à l’acte ?

[2] Quoi que certains charognards de patrons, voire la plupart, lorsqu’ils sont au courant des antécédents judiciaires de leurs salariés, n’hésitent pas à les harceler, les humilier, les pousser à bout, pour s’en débarrasser ou bien pour mettre à profit la situation pour tirer toujours plus de profits.D’où l’importance de ne pas faire de sa franchise et sa sincérité une règle, notamment face à ces vermines.

http://toulouse.indymedia.org/spip.php?page=article&id_article=42766

08:53 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/12/2009

Abats l'OMC

 

http://rebellyon.info/spip.php?action=acceder_document&arg=10048&cle=5e40d58ed9546bd1e8564d0e5febf9ae&file=jpg%2FantiomcA3.jpg

08:32 | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/11/2009

Permettez-moi messieurs de préférer le language des hommes...

 


Les poissons volants se reconnaîtrons facilement...

 

19:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Feuer-Chaoten - concessionnaire Citroen incendié à Berlin en solidarté

[Strasbourg/sommet OTAN] : concessionnaire Citroen incendié à Berlin en solidarité avec les condamnées

"Dans la nuit du lundi 23 novembre nous avons brule des voitures du concessionaire citroen de Lichtenberg a Berlin. Cette action est en reponse a la nouvelle de la sentence de 4ans d emprisonnement pour deux emeutiers du sommet NATO( avril, strasbourg, France. Ces deux arrestations sont clairement utilises pour l’exemple, pour briser toute revolte COLLECTIVE.

Participer a une emeute, se mouvoir d une cible a une autre, ENSEMBLE, est une chose que le systeme craint. Et il n a nul besoin de se justifier de sa repression.

Partout, il punit les revoltes collectives qui naissent quand une manifestation tourne a l’emeute. A Berlin, apres la manifestation en memoire de Silvio Meier tue par les nazis,18 personnes sont arretees. Ou comme en France ou les revoltes lyceenes sont durement reprimees en ce moment. Partout, des individus sont arretes sans preuves-et gardes en taule jusqau proces. A Berlin, apres Alexandra et Christof, les flics choisissent de prendre en hotage Tobias. En France ou en Belgique, des camarades sont accuses, parfois de terrorisme, car connus comme actifs dans les luttes (squats, immigration...). En Grece, toujours pas besoin de preuves pour accuser des jeunes rebels d’appartenir a la fameuse "consipiration des cellules de feu".

Jour ou nuit, continuons de parcourir les rues ensemble ! Elles sont nos maisons ! Transformons les manifs et le quotidien en desordres !

La lutte continue ! Liberte pour tous et toutes !"

http://toulouse.indymedia.org/spip.php?page=article&id_article=42677

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Le phénomène est apparu il y a plusieurs mois selon la police allemande et ne cesse de s’amplifier au point que cette dernière parle désormais «dactions politiques».

Que se passe-t-il au juste ? Réponse : depuis plusieurs mois, donc, les incendies se multiplient en Allemagne contre les grosses cylindrées, à Berlin et à Hambourg principalement.

Plus de 200 véhicules ont ainsi déjà été incendiés cette année, en Allemagne, en majorité des Mercedes et des BMW, mais aussi des Volkswagen ou encore des Ferrari. Et pour la police, la plupart de ces incendies ont une origine politique. Ils surviennent souvent dans d
anciennes banlieues ouvrières, très prisées désormais par les classes moyennes et supérieures. Des voitures appartenant à des grandes sociétés type Vattenfall ou Deutsche Telekom ont également été touchées. La police soupçonne des groupes dextrême gauche dêtre à lorigine de ces attaques, mais sans évoquer un mouvement coordonné de grande ampleur.

Le retour des Brigades rouges par le feu ?

Leur presse (Yahoo! Actualités), 27 novembre 2009.






quelques photos en pluches (PROBE)

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The roof, the roof, the roof is on fire,
The roof, the roof, the roof is on fire,
The roof, the roof, the roof is on fire,
We don't need no water let the motherfucker burn,
Burn motherfucker burn.

 

 


10:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/11/2009

Appel du réseau Seattle to Brussels, novembre 2009

 

 

Appel du réseau Seattle to Brussels, novembre 2009

OMC : La grande rupture – Plus de crise !

Changez le système commercial,

pas le climat

Du 30 novembre au 2 décembre 2009 – 10 ans après la “Bataille de Seattle » et seulement quelques jours avant le sommet crucial des Nations Unies sur le changement climatique à Copenhague, la 7ème ministérielle de l’OMC aura lieu à Genève. Elle vise à promouvoir l’extension des pouvoirs de l’OMC et du libre-échange comme solution aux crises globales que nous traversons.

Le modèle neolibéral en matière commerciale et d’investissements, incarné par les accords de l’OMC et par les nombreux accords de libre-échange bilatéraux, est une des causes de la crise financière globale, de la faim et des crises énergétique et climatique.

Pourtant, les gouvernements continuent de promouvoir la dérégulation et la libéralisation, l’Union Européenne et ses Etats-membres constituant l’une des forces motrices les plus agressives dans cette approche. Contrairement au mantra actuel de la régulation que l’Union Européenne récite, la pression pour conclure le Doha Round et toute une série d’accords bilatéraux et régionaux de libre-échange conduira à davantage de libéralisation et de dérégulation de la finance et de l’économie à travers le monde, servant une fois de plus les intérêts des multinationales.

Le libre-échange et l’OMC ont fermé l’opportunité d’améliorer leurs vies à des familles de paysans sur toute la planète. Ils ont empêché que les consommateurs aient tous accès à de la nourriture saine et abordable. Ils ont refusé aux travailleurs du Sud et d’Europe l’accès à des emplois plus nombreux et décents. Ils ont refusé aux citoyens à travers le monde l’amélioration de l’accès à des services essentiels de qualité. Et ils ont échoué à promouvoir un développement durable socialement et écologiquement. 

Pour surmonter les crises systémique et globale qui englobent la planète, nous appelons collectivement à la construction d’un nouvel ordre économique ; un ordre qui place la satisfaction des besoins humains de base en son cœur, ainsi que la mise en place et la garantie de tous les droits sociaux, économiques, culturels et politiques ; un ordre basé sur des modèles de production et de consommation qui respectent les limites des ressources naturelles de la planète ; qui promeuve une distribution équitable de ces ressources et qui utilise des énergies propres, sûres et renouvelables.

Pour y parvenir, nous devons mettre en place un modèle multilatéral alternatif en matière de commerce et d’investissements ; un modèle qui soit juste, durable, participatif et basé sur la solidarité.

Nous appelons les mouvements sociaux, les syndicats et les organisations de la société civile en Europe à nous rejoindre à Genève pour une semaine d’action qui débutera le 28 novembre pour dire « OMC : La grande rupture ! Plus de crise ! » et « Changez le commerce pas le climat ».

Réseau Seattle to Brussels

www.s2bnetwork.org

 

 

 

09:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/11/2009

KTS Fribourg - répression de la manifestation du 14 novembre 2009

de FA Strasbourg

Le centre autonome dans la tourmente

http://fastrasbg.lautre.net/?Le-centre-autonome-dans-la

Le jeudi 19 novembre 2009

Le 14 novembre s’est déroulée une manifestation antifasciste en soutien au KTS. Cette manifestation a été attaquée violemment par la police. Retour sur les raisons de la mobilisation et la répression qui a suivi.
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La manifestation encerclée par la police anti-émeute

Dans la nuit du 9 novembre, des militants nazis ont lancé des engins incendiaires contre le KTS. L’attaque, qui n’a fait aucune victime, a pourtant provoqué des dégâts matériels non négligeables. Cette attaque faisait suite à de nombreuses provocations et tentatives d’intimidation de la part de militants d’extrême-droite.

Les nazillons s’agitent

Au mois de mars 2009 des militants d’extrême-droite avaient tenté de prendre des photos de militants en marge d’une manifestation autonome. Des tentatives similaires avaient suivi notamment autour du KTS. Trop faible à Fribourg, et trop peu organisée, la mouvance nazie en est réduite à des actions isolés qui pour autant restent dangereuses. Au mois de mai lors d’une manifestation après l’expulsion d’une maison occupée, des nazis étaient apparus aux abords de celle-ci et avaient tenté d’attaquer le cortège. Un d’eux avait même sorti un couteau. Grâce à la détermination du cortège, cette attaque fut un échec.

Les antifascistes déjouent un attentat

Face aux activités des nazis, les antifascistes ont multiplié les actions contre des militants nazis à Fribourg, en rendant publics leurs noms, lieux de résidence, lieux de travail afin de les déstabiliser.

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Des produits chimiques pour fabriquer des explosifs...

Mais c’est l’affaire du « poseur de bombe » qui rencontra un vif écho dans la presse, même au niveau national. Fin août, l’Autonome Antifa a rendu public via un communiqué de presse le résultat de son travail d’investigation concernant Thomas Baumann. Il y apparaissait clairement que ce responsable de la JN (organisation de jeunesse du NPD) de Lörrach, également membre d’une unité d’élite de l’armée allemande, avait réuni les matériaux nécessaires pour confectionner une bombe et qu’il était sur le point de passer à l’action. Consciencieux, il avait déjà dressé une liste de cibles dont le KTS faisait partie. Le même jour les informations sont également parvenu anonymement à la police qui procéda rapidement à l’arrestation du militant nazi. La police tomba lors de la perquisition sur un véritable petit arsenal. La presse quant à elle s’interrogea sur le fait que des militants antifascistes soient mieux informés que la police et ses services de renseignements pourtant si zélé à surveiller l’extrême-gauche…

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...et des armes

L’attaque contre le KTS un mois après ce coup d’éclat des antifascistes est très certainement une vengeance de la part de militants nazis faisant partie de l’entourage de Thomas Baumann. Précisons aussi que l’Autonome Antifa n’a jamais cru que Baumann agissait seul contrairement à la théorie de la police.

Contre le fascisme et pour les centres autonomes

Les antifascistes radicaux avaient appelé à manifester le 14 novembre contre l’extrême-droite. Par la même occasion ils voulaient envoyer un signe clair à la ville ; arrêter de harceler les militants du KTS ! En effet, à la suite de manifestations non-déposées qui s’étaient déroulées durant les mois précédents, certains militants du centre autonome avaient été jugés par les autorités comme légalement responsables de celles-ci. Cela s’était traduit par des poursuites en justice. Cette fois encore, la manifestation ne fut pas déposée. Des rencontres ont pourtant eu lieu entre les organisateurs de la manifestation et les autorités, mais celles-ci ont échoué.

Répression et fichage

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Avant la manif...

Le samedi 14 novembre environ 700 personnes se sont rassemblées pour manifester au centre-ville. Mais la police était présente en force, bien décidée à empêcher que le cortège ne se mette en route. Ce dernier a d’ailleurs été rapidement cerné de tous côtés par la police anti-émeute. Durant quasiment deux heures, manifestants et policiers vont se faire face. Pendant ce temps la police a ramené des renforts et les unités cagoulées ont fait leur apparition. La tête de cortège, quant à elle, a tenté sans succès de passer en force pour ouvrir la route.

La police a ensuite isolé la tête de cortège, environ 300 personnes. Après de violents matraquages et de nombreuses arrestations, les forces de l’ordre, qui avaient encerclé tout ce qui restait de la « manifestation », ont fait sortir un par un les militants. Toute une rue était bloquée par des fourgons de police qui avaient mis en place des mini-bureaux et de l’éclairage afin d’entamer une opération de fichage à grande échelle.

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Fichage des militants

C’est ainsi qu’accompagné, par deux policiers en tenue anti-émeute cagoulés, on passait les différentes étapes, méthodiquement. Fouille, contrôle d’identité et photo avec un numéro collé sur la poitrine. Les derniers sortiront de la nasse vers 20 heures. En tout et pour tout il y aura eu plus d’une dizaine de blessés, une quarantaine d’arrestations ainsi que le fichage systématique et méthodique de quelques 300 personnes.

Olynx
groupe de Strasbourg - Fédération Anarchiste


Plus d’infos, photos et vidéos Indymedia Linksunten | Autonome Antifa Freiburg | KTS | Anarchistische Gruppe Freiburg | Badische Zeitung

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22/11/2009

Jugement ahurissant pour les inculpés du G8 de Gènes 2001

Jugement ahurissant pour les inculpés du G8 de Gènes 2001

Cent années de prison pour dix inculpés accusés de " destruction et saccage "
Relaxe ou peines légères pour 45 policiers qui ont tué, terrorisé, humiliés.
En protestation, occupation de l’institut culturel italien de Paris.

NO G8 FRANCE

Pourquoi nous avons occupé l’Institut Culturel Italien. Solidarité aux inculpés du G8 de Gênes 2001

samedi 21 novembre 2009

Aujourd’hui vendredi 20 novembre 2009, après un rassemblement place de la République à 17h30 où un dispositif policier à peine croyable était déployé pour une centaine de personnes (invasion de la place par les policiers, longues files de camionnettes postées au début de chaque artère…), nous avons occupé l’institut culturel italien.

Nous sommes intervenus à l’issue de la projection d’un film de Pontecorvo Ritorno ad Algeri et avons investi pendant plusieurs heures la grande salle.

Sur cette base d’action collective de lutte, nous désirons lancer une campagne d’information contre la sentence prononcée le 9 octobre en appel contre dix inculpés du G8 de Gênes 2001, des peines exorbitantes qui dépassent toutes les limites en matière de répression de la contestation sociale. 8 à 15 ans de prison pour des faits de destruction et de violence de rue.

Nous voulons, contre ce jugement inique, envoyer un signal à nos camarades italiens par notre présence dans ce lieu symbolique, ambassade culturelle de l’Italie qui se trouve, de plus, être directement territoire italien.

Nous voyons aussi que ce jugement, s’il se signale par son extravagance, prend place dans un cortège de décisions judiciaires et d’actions policières ultra-répressives et violentes dans toute l’Europe. _ Car si le programme de l’État libéral a longtemps été hypocritement « Tout ce qui n’est pas illégal est permis », aujourd’hui, il affirme franchement « Tout ce qui n’est pas expressément autorisé est illégal ». Les formes de conflit, de révolte variées dont le contre-sommet de Gênes a été un moment important doivent être étouffées.

RESISTONS A LA REPRESSION !

Assemblée générale dimanche 22 à 17 heures au CICP

http://nog8france.blogspot.com/


Le 9 octobre 2009, la justice italienne a condamné en appel 10 inculpés du contre-sommet du G8 de Gênes de 2001pour « destruction et saccage », à de très longues peines de prison ferme.

CARLO A. : 8 ANS
CARLO C. : 8 ANS
MARINA C. : 12 ANS ET 3 MOIS
LUC F. : 10 ANS ET 3 MOIS
ALBERTO F. : 10 ANS
INES M. : 6 ANS ET 6 MOIS
FRANCESCO P. : 15 ANS
DARIO U. : 7 ANS
ANTONIO V. : 8 ANS
VICENZO V. : 13 ANS ET 3 MOIS

Ce procès a eu lieu 48 heures après celui de 45 policiers où 15 seulement ont été condamnés à des peines très légères.

Le préfet Ganni De Gennaro, alors chef de la police ainsi que d’autres membres de la hiérarchies qui ont dirigé la répression à Gênes en juillet 2001 ont été acquittés, bien que la justice ait considéré comme illégale la charge de la police ayant engendré les plus violents affrontements.

Les "Journées de Gnes avaient vu la manifestation puissante d’une opposition à la réunion des chefs d’Etat de la planète, et plus généralement à l’ordre économique mondial. Réunion internationale, forum social , 300 000 personnes à la manifestation du 20 juillet malgré la militarisation et le verrouillage de la ville.

La répression avait fait un mort, Carlo Giuliani, 23 ans, tué par balles lors de cette charge, plusieurs centaines de blessés, des violences dont les plus fortes ont eu lieu à l’école Diaz où était installé le centre de média indépendant et où dormaient 307 manifestants qui ont été arrêtés puis séquestrés pendant trois jours dans la caserne du Bolzaneto, subissant sévices et humiliations.

La disproportion est éclatante entre les chefs d’inculpation qui touchent des destructions de biens matériels et ces cent années de prison au total.
Les personnes condamnées se voient infliger, pour quelques dégâts matériels (des bris de vitrine), des peines que nombre de meurtriers ne purgeraient pas.

Ce n’est pas telle ou telle action individuelle, telle ou telle personne que la justice italienne punit. C’est l’ensemble des événements politiques du contre-sommet qui se trouvent sanctionnés. Ces dix là paient pour toute l’action collective, pour tout le mouvement social et politique qui a eu lieu à Gênes. Cette décision de justice ressemble à un grand signal de terreur pour toutes celles et ceux qui contestent l’ordre social. Elle poursuit la répression sauvage du contre-sommet. Ces procès sont la deuxième vague de vengeance de l’Etat italien. Pour que la lutte contre l’injustice sociale et les rapports économiques sauvages, les conflits qu’ils génèrent soient cantonnés dans des formes invisibles, aseptisées qui ne gênent pas réellement l’ordre établi.

Ces condamnations marquent un nouveau pas dans le délire répressif en cours en Italie comme ailleurs.
Notre pays ne manque lui aussi pas d’exemples dans ce domaine, comme le montrent les récents évènements de Poitiers (une manifestation anticarcérale ayant débouché sur le bris de quelques vitrines) après lesquels un homme a été condamné à quatre mois de prison ferme « pour jet de pile » sur la police, puis un autre interpellé lors d’une manifestation de soutien consécutive pour avoir comparé publiquement l’officier de police à un collabo célèbre.

http://www.millebabords.org/spip.php?article12511

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21/11/2009

Anti 0tan - Antirépression - Legal Team - Auto défense Juridique

L’Egregore du 16 Novembre 2009

jeudi 19 novembre 2009, par OCL Reims

 

Débat suite au procès des deux jeunes manifestants de Rostock.

Pour télécharger l’émission :

Enregistrer la cible ->ici<- (avec le bouton droit de la souris)

Toutes les émissions de l’EGREGORE peuvent être rediffusées sur les ondes.
La seule condition étant naturellement d"en indiquer la source. :-)

http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article652

 

Le site de l’antirépression Strasbourg à pour objectif de fournir une aide juridique a tous les membres du contre sommet anti-OTAN de Strasbourg 2009. Vous aussi vous pouvez aider à l’antirépression en faisant un don

Vous pouvez trouver sur ce site :

- Le guide juridique
- Le pense bête (corrections)

- Legal Guide
- Legal Sheet

- Rechtshilftips

- Manual Basico

- Consigli Legali

- HUKUKGURUBU

- Demande de défichage du fichier STIC

- Brochure sur le fichage ADN

- D’autres matériaux

Antirepression.org a aussi pour objectif de suivre en temps réel l’actualité du contre sommet et de la répression. Vous pouvez suivre l’ensemble de cette actualité dans le flux principal des articles.


11:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/11/2009

Communiqué de presse des lycéens rémois contre la repression policière

Communiqué de presse des lycéens rémois contre la repression policière

A l’appel de lycéens mobilisés de Reims contre la venue de F.Fillon, L.Chatel et V. Pécresse au lycée Roosvelt pour gratifier les « cordées de la réussite » et la réforme du lycée, près de 300 personnes ont répondu présentes.

Organisés en cortège pacifique, les lycéens se sont vus chargés par les CRS sans la moindre sommation. Dans la panique qui a suivi cette charge violente, une milice de barbouzes en costumes avec armes à feu apparentes en ont profité pour appréhendé violemment (coups de poings, coups de pied, coups de ceintures et coups de matraques et intimidation envers les personnes essayant d’aider les interpellés et blessés) des manifestants.

Notamment, quatre lycéens ont fini à l’hôpital, dont un emmené à l’écart de la manifestation par la police qui lui a fracturé les deux genoux.

La police de Sarkozy a toujours été violente, cependant cette fois-ci, les méthodes utilisées ont été particulièrement intolérables par leur démesure, qui plus est sur des lycéens dont la plupart sont mineurs.

Nous condamnons fermement cette répression ayant pour seul but de faire taire toutes les oppositions aux réformes réactionnaires de Sarkozy et son gouvernement. Nous exigeons la relaxe immédiate des interpellés et les sanctions les plus fermes possible envers les forces de l’ordre.

Nous appelons dès maintenant l’ensemble des lycéens et personnels de l’éducation à se mobiliser contre la réforme du lycée et la répression policière. Manifestation mardi 24 novembre à 10h : maison des syndicats.

des lycéens mobilisés de Reims

 

Reims : Manifestation de lycéens contre F. Fillon

- France 3 -

Manifestation de lycéens devant Roosevelt. Deux membres des forces de l'ordre blessés, douze lycéens interpellés.

 

Violente manifestation devant le lycée Roosevelt de Reims à l'occasion de la venue des membres du gouvernement.

En début d'après-midi, 150 à 200 jeunes brandissant une bannière "Lycéens en lutte" "Lycéens en colère" ont affronté les forces de l'ordre face au lycée Roosevelt de Reims.

Ils manifestaient contre le projet de réforme du lycée.
Deux policiers ont été légèrement blessés et douze lycéens ont été interpellés par les forces de l'ordre. Les manifestants qui protestaient contre la "mise en concurrence des lycées", la suppression des postes de professeurs et le "flicage des lycéens" ont été repoussés hors du périmètre du lycée par une cinquantaine de gardes mobiles avant l'arrivée du Premier ministre.

Dernière minute :
4 lycéens interpellés lors de la venue de F. Fillon ce jeudi sont passé en comparution immédiate au tribunal de Reims.
Il a été requis 3 mois de prison ferme pour trois d'entres eux.
5 mineurs passeront ultérieurement devant le juge pour enfnants.


Selon un journaliste de l'AFP qui suivait la délégation ministérielle, la presse a été cantonnés à la gare pendant la manifestation des lycéens et n'a pu accéder au lycée qu'après l'évacuation du périmètre par la police.

Regrettant ces débordements, le président de la région Champagne-Ardenne Jean-Paul Bachy (Divers Gauche) a estimé que les manifestations se comprenaient en "réaction (..) à un pouvoir qui sent aujourd'hui depuis Paris qu'il a des difficultés à convaincre la France profonde". "Petit à petit un climat de tension se crée dans ce pays, qui n'est pas propre à la mobilisation des énergies", a-t-il ajouté en stigmatisant le type de "visite éclair" du Premier ministre.

http://lorraine-champagne-ardenne.france3.fr/info/champagne-ardenne/REIMS-:-Manifestation-de-lyc%C3%A9ens-contre-F.-Fillon-59020533.html

 

gragra3
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Posté le 20-11-2009 à 13:50:23
c'est vraiment navrant de n'avoir qu'un seul point de vue qui est celui des journalistes. Je veux signaler les dérapages commis sur des lycéens innocents. Un jeune lyceen a été "embarqué" par les crs pres de la gare, molesté et "massacré" simplement parcequ'il ne fuyait pas(pour cause il récupère d'une grippe)  
Ce jeune mineur a du être conduit dans la nuit à l'hopital de reims par les crs, suite aux coups reçus. Personne ne connait encore l'empleur de ses lésions puisqu'il n'est pas visible (même par ses parents)
Et comme il faut bien que les crs présentent des coupables, tout le monde s'en fiche que ces jeunes soient innocents ou pas puisqu'ils passent en comparution immédiate cet après-midi.
J'espère que toute la lumière sera faite sur ces pauvres lycéens qui n'ont rien fait d'autre que manifester pacifiquement avant de se faire "charger" par les CRS.
F3 Champagne Ardenne
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Posté le 20-11-2009 à 08:27:50
Envoyez-nous vos photos ou vidéos de cet événement sur cette page :
http://lorraine-champagne-ardenne.france3.fr/info/champagne-ardenne/Toutes-les-chroniques-de-la-r%C3%A9daction-57074290.html

ou sur : france3.reims@france3.fr

Nous les publierons

A très bientôt.
dominus5
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Posté le 19-11-2009 à 21:41:19
Je voulais réagir au traitement de l'information du journal régional de france 3 concernant  cet évènement . La journaliste a souligné par deux fois (en début et fin de journal) que " des lycéens s'en étaient pris aux forces de l'ordre" ... Comment peux-t-on tenir de tels propos au vu des images choquantes de CRS chargeant des lycéens (mineurs pour la plupart) ? Je souhaite que d'autres vidéos prises par des portables puissent bientôt étayer mes dires, que chacun se rende compte avec quelle violence les forces de l'ordre ont âgi ; et tout ceci dans le seul but de faire place nette aux ministres Fillon et Chatel ! La répression au service de la propagande ...
tadoudom
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Posté le 19-11-2009 à 19:30:43
Je suis tout à fait d'accord avec Madiiine !!! On parle toujours des CRSS qui sont LEGEREMENT blessés mais les jeunes qui le sont on en parle pas assez à mon gout !!!  
Et sur ces images on voit les CRS renverser tous les plots, après on dit que ce sont les jeunes qui foutent le bordel !!!
anais0104
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Posté le 19-11-2009 à 19:16:16
Vous ne parlez pas des jeunes qui ne criaent que des slogans et qui se sont fait 'attaquer' résultat : un mec s'est fait casser les DEUX jambes et s'est fait taper dans les poumons pour cracher le sang qui lui restait , un autre s'est fait défigurer et s'est aussi fait tapé dans les poumons , plusieurs filles se sont fait écraser et devinez par qui ? PAR DES CRS ! C'est une violence légal et gratuite , ils n'appelleraient pas les pompier biensûre que non , il défigurent, et vont faire la même chose 10 m plus loin . Celui qui a les deux jambes cassées a du être proté par d'autre jusqu'au boulingrin pour ne pas se faire interpeller ... Et ne croyez pas que tout ce que bous avez entendu aux infos étaient vrais , les jeunes avaient répéter 4 fois avant d'être filmés ...
soaresdu51
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Posté le 19-11-2009 à 19:15:20
Pourquoi vous ne parlez pas des élèves qui ont été embarqués pour rien et des élèves, nos amis, qui ont été bléssés ?! INJUSTICE !
tadoudom
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Posté le 19-11-2009 à 19:12:58
Ouaiiiis exactement, je suis d'accord avec Madiiine ! On parle toujours des CRS qui sont légèrement blessés mais les jeunes qui sont blessés on les oublis un peu trop à mon gout !  
Et quand on regarde les images on voit que ce sont les CRS qui mettent tous plots par terre et après on dit que ce sont les jeunes ... pffff
madiiine
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Posté le 19-11-2009 à 18:04:43
vous ne parlez pas des jeunes qui ont été blessé suite aux coup que les CRS leurs ont mis ainsi que le jeune ayant les jambes bien amochés.
ModerateurFTV
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Posté le 19-11-2009 à 17:33:08
3DManifestation de jeunes devant le Lyc

23:02 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/11/2009

Chambéry, Concert de soutien vendredi 20 novembre au Katénaire, 14 rue Dequé à Toulouse

http://img502.imageshack.us/img502/1448/20novtaillemail.jpg

 

À Zoé


Indymedia Toulouse, 18 novembre 2009.


Nous avons encore et toujours besoin de récupérer des sous pour les copains, payer les avocats et aider pour les mandats.
Nouvelle adresse pour faire parvenir vos dons :
Les inculpés
Locaux de Solidaires
210 rue François-Guise
73000 Chambéry

18:09 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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