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17/11/2009

Straßburg - Nato-Gipfel - Process - Procès - anti Otan - Strasbourg

Hafbedingungen und Verfahren, Radio-Interview

Im April diesen Jahres fand in Straßburg der Nato-Gipfel statt. Noch vor dem eigentlichen Gipfel wurden zahlreiche Demonstranten in Straßburg verhaftet.
Das freie Radio Dreyeckland führte ein Interview mit einem Mitglied der Soligruppe der Nato-Gefangenen zum aktuellen Stand der Justiz gegen die 10 Angeklagten, von denen 8 wieder auf freiem Fuss sind. Zu diesem Zeitpunkt war die Verurteilung der beiden RostockerInnen zu drei Jahren Haft und einem weiteren Jahr auf Bewährung noch nicht gefallen.

Radiointerview:

08:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/11/2009

Liberté pour Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani

Lu sur le Post : Peu à peu, des initiatives émergent pour sortir Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani, ex-militants d’Action Directe, de prison. Trois rendez-vous sont à noter pour le 21 novembre.
« Ceux de l’Extérieur tressaillent en lisant les anciens récits des rituels sanguinaires d’Amérique centrale. Mais à l’Intérieur, où a cours la religion du droit d’exception, on pratique encore le sacrifice humain. Comme le prêtre maya chantait, dansait et priait pour que les dieux fassent pleuvoir ou repoussent l’envahisseur, l’administration promulgue, décrète et verdicte pour faire régner l’ordre comme la sécurité et contenir les hordes d’immigrés. Mais l’ordre pénitentiaire ne serait pas ce qu’il est s’il ne remplissait aussi sa fonction à destination de ceux de l’Extérieur : le sacrifice carcéral rend supportable la servitude salariale. La voilà la place centrale de la prison dans la gestion postmoderne de l’ordre social ! Pour l’essentiel, rien n’a changé depuis les jeux du cirque de la Rome antique : l’homme ne se croit libre que de côtoyer des esclaves et d’avoir l’occasion d’exercer son droit d’un tour de pouce – plutôt vers le bas. Halte aux prisons quatre étoiles ! Il faut faire preuve de fermeté ! Finalement ils ont peut-être raison. Je refuse cette civilisation. Pour sa barbarie. Parce que je porte en moi les graines d’un monde sans cirque ni esclavage. »
Ces quelques lignes, signées Jann-Marc Rouillan, nous les retrouverons en janvier prochain dans Paul des épinettes et moi à paraître aux éditions Agone (où l’auteur de La Part des loups a travaillé, de décembre 2007 à octobre 2008, durant sa période de semi-liberté). Édité en 2002 par L’Insomniaque sous le titre Paul des épinettes, le livre sera enrichi par des pages qui traiteront notamment de la « justice », de la semi-liberté, de la maladie et de la mort en prison.
Si les écrits arrivent à passer relativement bien les murailles, ce n’est pas aussi simple avec les corps, même malades comme c’est le cas avec Jean-Marc Rouillan, ex-militant d’Action Directe et actuellement membre du NPA. Incarcéré depuis près de 23 ans, il est aujourd’hui, atteint du syndrome de Chester-Erdheim (maladie auto-immune rare et évolutive qui exige un traitement expérimental légalement impossible à administrer en prison) et demande à bénéficier d’une suspension de peine pour raison médicale comme le prévoit la loi du 4 mars 2002, dite « loi Kouchner ».
Aux Baumettes, à Muret ou ailleurs, Jean-Marc Rouillan n’a plus rien à faire en prison. Comme Georges Cipriani, il a terminé sa peine de sûreté depuis 2005. Jusqu’où ira la vengeance de l’État ? Privé de soins, Jean-Marc Rouillan serait-il condamné à une peine de mort lente ? Rappelons que Maurice Papon, condamné pour complicité de crimes contre l’humanité, a pu profiter de la « loi Kouchner » fin 2002. Et, avec ça, entre autres choses, il serait interdit de trouver cette France-là monstrueuse...
Des voix s’élèvent pour faire sortir Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani de cabane. L’Organisation communiste libertaire (OCL) et le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ont récemment dénoncé l’acharnement de l’État contre ces deux prisonniers politiques. En plus des rassemblements mensuels devant la direction de l’Administration pénitentiaire et après un concert donné par Dominique Grange dans le Nord, trois rendez-vous sont à noter pour le samedi 21 novembre :
À Marseille, les camarades et groupes de défense et de soutien aux militants d'Action Directe emprisonnés (Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani) et tous ceux qui voudront répondre à l'appel se réuniront autour du thème « Histoire sans parole », à 15h30, à l’Équitable Café, 54 Cours Julien (13006). Infos : http://equitablecafe.org/
À Toulouse, dans le sillage des actions de l’ARPPI contre les longues peines et les mitards, pour la libération des malades, des handicapés…, une déambulation est organisée en ville par L’Échappée. Rendez-vous devant la prison Saint-Michel à 14h. Un rassemblement-concert est également annoncé devant la prison de Muret (où est Jean-Marc Rouillan), à 17h30. Faîtes du bruit ! Infos : http://www.arppi.info/
Au Havre, le groupe Zéro de conduite organise un concert avec les Porcs autonomes, à 20h30, aux Lucioles 31, rue Casimir-Delavigne. Des textes puisés dans les livres de Jann-Marc Rouillan seront également lus. Infos : http://www.myspace.com/lolalucioles

Paco

Pour écrire aux prisonniers:
- Jean-Marc Rouillan, 9496 A 109, CD de Muret, Route de Seysses, 31600 Muret.
- Georges Cipiani, 5250 MC Ensisheim, 40 rue de la 1ère Armée, 68190 Ensisheim.

http://endehors.org/news/liberte-pour-jean-marc-rouillan-et-georges-cipriani



18:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Lettre de René Riesel à propos de la propagande vaccinale

Pris chez Le JL

Bravo à René RIESEL !!!

 

Dimanche 15 novembre 2009
Lettre ouverte

René Riesel
Vallongue
48210 Mas Saint-Chély
à M. Stephan Pinède
Directeur départemental des services vétérinaires
Zone Artisanale du Gévaudan
48000 Mende
Vallongue, le 17 octobre 2009

Monsieur,

Après celui que vous m’aviez adressé le 18 août j’ai également reçu votre courrier recommandé, avec accusé de réception, du 30 septembre. Vous m’y mettez à nouveau «en demeure de faire mettre en oeuvre par [mon] vétérinaire sanitaire une vaccination valable de [mes] animaux éligibles contre les sérotypes 1 et 8 de la FCO dans un délai n’excédant pas 15 jours à compter de la réception de cette lettre». Vous m’y informez aussi qu’«en l’absence de l’attestation, par [mon] vétérinaire sanitaire d’une première injection de primo-vaccination ou d’un rappel sous ces quinze jours, de même (en cas de primovaccination) qu’en l’absence d’une seconde injection dans le délai prévu par le laboratoire fabricant du vaccin utilisé», vous serez «contraint de transmettre à Madame le procureur de la République un procès verbal de constatation du non respect des mesures collectives obligatoires de prophylaxie des maladies animales, contravention pénale de 4e classe».

J’ai pris bonne note de vos injonctions. Je n’en persiste pas moins à refuser de soumettre mon cheptel à la vaccination contre l’un et l’autre des dits sérotypes. Ceci valant également pour celles qui pourraient se voir imposées à l’avenir contre tel ou tel des vingt-deux autres sérotypes connus dont la manifestation sous nos latitudes est, comme on sait, des plus envisageables à plus ou moins brève échéance.

Je ne mentionnerai donc qu’à titre de curiosité un détail, forcément secondaire face à une si dangereuse maladie, indiscutablement vectorielle et non contagieuse, que votre précédent ministre de tutelle, désormais recasé dans l’industrie pharmaceutique, présentait sans rire comme la plus grande crise sanitaire depuis 50 ans : eussé-je été dans de plus dociles dispositions qu’il m’aurait de toute façon été impossible d’obtempérer à votre sommation dans le délai imparti. Mes brebis sont en lutte ou gravides et, s’il faut en croire le chapitre 2.1.9, consacré à la Blue Tongue, du Manuel des tests de diagnostic et des vaccins pour les ruminants terrestres de l’O.I.E.-Organisation mondiale de la santé animale, «attenuated virus vaccines are teratogenic and should not be administred to pregnant sheep during the first half of pregnancy as this may cause fetal death and abnormalities». De même, Newsom et Marsh (Les maladies du mouton, Vigot, Paris 1961, 2e édition américaine 1958) soulignaient déjà : «On a trouvé en Californie qu’il y avait un risque à vacciner les brebis gestantes. Schultz et De Lay (1955) signalent des pertes sérieuses chez les agneaux de brebis vaccinées alors qu’elles étaient pleines de 4 à 8 semaines. Beaucoup d’agneaux furent mort-nés ou présentèrent des symptômes de développement cérébral imparfait. Il est donc recommandé de vacciner les brebis reproductrices au moins trois semaines avant la lutte, ou bien après les trois premiers mois de gestation.»

Je vous laisse libre de juger qu’il ne s’agirait là, en toute hypothèse, que de dégâts collatéraux, qui ne pèseraient rien en regard des bénéfices dont votre courrier fait maladroitement la propagande. Une telle conviction paraît du reste partagée car il est notoire qu’on ne s’est pas privé de faire n’importe quoi dans cette comique blitzkrieg antivirale, vaccinant des bêtes gestantes aussi bien que des animaux infectés, avec les résultats qu’il fallait attendre. Ceux-ci sont constatables par n’importe quel éleveur mais, malheureusement, «la qualité des données recueillies n’a pas toujours permis d’évaluer correctement le rôle réel du vaccin dans la survenue de l’effet indésirable» et l’A.F.S.S.A. ne peut faire autrement qu’en conclure : «À ce jour, les données recueillies ne remettent pas en cause le principe de la vaccination.» (A.F.S.S.A., 31 mai 2009)

C’est précisément ce que votre courrier comporte de propagande, d’intimidations et de mensonges implicites ou explicites qui donne tout son sens, bien au-delà des considérations qu’on pourrait émettre sur ses bénéficiaires directs (cette industrie de la pharmacie dont vous me recommandez de suivre les prescriptions), à la manipulation dont vous êtes l’exécutant.

Vous demeurez, là encore, libre de hausser les épaules : à considérer la pandémie étatico-médiatique autour de la redoutable grippe qu’on endigue en se mouchant dans son coude et qu’on soigne au paracétamol, qui se soucierait qu’on traite les ruminants comme des hommes ? Ainsi qu’on peut en faire quotidiennement le constat à tout propos, les perspectives sont d’ailleurs excellentes pour les agents du Ministère de la Peur et il relève de la bonne gouvernance d’avoir su vérifier, sous couvert de santé animale (et, prochainement, de «traçabilité» quand le puçage des moutons deviendra obligatoire après qu’on l’ait fait adopter aux hommes librement, sans la moindre coercition) qu’il en coûte finalement fort peu désormais pour perfectionner l’administration des hommes.

Je vois de l’intimidation et un mensonge implicite dans votre affirmation selon laquelle mon cheptel n’étant «pas valablement vacciné» il constituerait, «à ce titre, un cheptel dans lequel la circulation de la maladie pourra survenir avec les conséquences sanitaires et économiques que l’on connaît». Les données «épidémiologiques» du même O.I.E. signalent : «Taux de mortalité normalement faible chez les ovins mais pouvant atteindre 10% lors de certaines épizooties. Maladie non contagieuse» et j’entends, ce qui ne regarde que moi, faire mon affaire de ce que vous appelez des «conséquences sanitaires et économiques» en accompagnant comme je le peux le développement d’immunités naturelles chez mes animaux.

Je refuse de les livrer aveuglément aux marchands de chimie et de me soumettre moi-même à cet exercice d’infantilisation ou plutôt de préparation aux futurs états d’urgence. Et si vous me comprenez mal, songez aux brasiers et aux dispositifs de la fièvre aphteuse ou, mieux encore, reportez-vous au Guide d’aide à la décision pour la gestion du milieu agricole en cas d’accident nucléaire que votre fonction vous interdit d’ignorer. Ce catalogue constamment mis à jour de monstruosités et d’inepties technocratiques est accessible, transparence oblige, sur le site Internet du ministère de l’agriculture mais on le verrait bien accompagner les liasses de formulaires «P.A.C.» adressées annuellement aux agriculteurs. Coproduit par l’Autorité de sûreté nucléaire (A.S.N.) et la Direction générale de l’alimentation (D.G.A.L.) avec le concours des Instituts techniques qui sont le fleuron de la «Profession», il est le résultat d’une initiative à l’origine de laquelle on trouve les fameuses Organisations professionnelles agricoles («O.P.A.»). À la lumière du genre de sollicitude qui s’y exprime à l’endroit du bétail animal et humain on comprend mieux à quoi pourrait servir la discipline déjà acquise dans de précédentes «situations de crise» : fièvre aphteuse, varron, F.C.O. où l’éradication n’a cessé d’être le maître mot de l’impuissance bureaucratique.

Mais, surtout, vous n’ignorez pas qu’un troupeau non vacciné ne présente aucun risque pour les cheptels avoisinants. Dans le cas contraire que ne faudrait-il pas redouter du réservoir sans fond que constitue la «biodiversité» de nos «territoires» ? La nature ne vous facilite pas les choses : pas de vaccination envisageable pour les ruminants sauvages ! Mais il n’y a là bien sûr rien qui remette si peu que ce soit en cause la vérité statistique du seuil de 80% d’animaux vaccinés que vous vous glorifierez immanquablement d’avoir atteint. À l’instar de la bureaucratie stalinienne exaltant régulièrement la pulvérisation des objectifs de ses plans quinquennaux ou, plus trivialement, du policier qui a fait son chiffre.

J’ajouterai trois remarques pour en finir avec cet aspect. La première est que les considérations alambiquées de l’O.I.E. à propos de la perspective inverse (culicoides transportant les virus atténués à partir d’animaux vaccinés) incitent au moins à une certaine perplexité. La seconde est qu’en vous targuant d’avoir gagné une bataille («aucun foyer n’est recensé en Lozère à ce jour pour l’année 2009 (pour mémoire : 111 foyers en 2008)»), sans préciser sur quel critère — réactions sérologiques ? manifestations cliniques ? — est opéré un décompte si flatteur qu’il fait songer à la propagande pour les radars routiers ou la vidéoprotection, vous négligez délibérément de faire la part de l’effet provisoire des vaccinations et de l’effet plus durable de l’acquisition par les animaux d’une immunité naturelle que l’A.F.S.S.A. elle-même ne conteste pas. La troisième remarque sera brève : on vaccine en Afrique du Sud depuis le début du XXe siècle.

Enfin, qui s’interdirait de voir que le mensonge, explicite cette fois, vole au secours de l’intimidation (mais vous êtes peut-être, sans le savoir, par habitude fonctionnelle en somme, convaincu de la vertu des prophéties autoréalisatrices) dans cette partie de votre courrier où votre traitement de texte écrit que mon cheptel non «valablement vacciné (…) constitue, à ce titre, une exception dans notre département» ? Le nombre de lettres semblables que vous avez dû faire sortir de l’imprimante et envoyer le jour même aux autres coupables d’insubordination de ce département dément absolument cette assertion. Il n’est du reste pas besoin de participer à quelque «collectif» que ce soit (quoique certains aient su produire un remarquable travail de désintoxication, je pense en particulier aux vétérinaires du G.I.E. Zone Verte) pour savoir que de telles «exceptions» persistent à se manifester ouvertement sur l’ensemble du territoire français.

Bien sûr, certains n’auront pas manqué de laisser la fermeté de leurs convictions s’éroder devant la menace, c’est ce sur quoi vous comptiez, mais de nombreux signes indiquent en même temps qu’après l’annonce par un ministre quelque peu bousculé d’une seconde campagne obligatoire (mais gratuite !) en 2010, et au vu des résultats de la première, il va vous falloir singulièrement hausser le ton contre de nouveaux récalcitrants pour continuer à faire régner l’ordre vaccinal.

Il ne me convient pas de vous y aider.

Je déclare ma solidarité pratique avec les autres opposants à cette campagne de vaccination forcée.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, mes sincères salutations.

René Riesel

18:14 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Plaidoyer Par Sante Caserio (3 Août 1894)

 

 

Pris chez Non Fides

 

Plaidoyer

Par Sante Caserio (3 Août 1894)

 

 

 

Le 24 juin 1894, Après que le Président Carnot donna la peine de mort à Vaillant pour son attentat à la chambre des députés, Sante Caserio tua le président Carnot pendant une cérémonie publique à Lyon en le frappant au cœur à l’aide d’un couteau sur lequel était gravé « Vaillant ». Après cet acte, il n’essaya pas de fuir, mais courut autour de la voiture du moribond en criant « Vive l’anarchie ». Il passa en cour d’assises les 2 et 3 août et fut guillotiné le 16 du même mois.

Voici quelques extraits de son plaidoyer devant le tribunal qui le condamna à mort.

 

 

Messieurs du juré ! Je ne me ferai pas une défense, mais plutôt une explication de mon action.

 

Depuis mon jeune âge, j’ai appris que la société présente est très mal organisée, si mal que chaque jour plusieurs malheureux se suicident, laissant femmes et enfants à la détresse la plus terrible. Des ouvriers, par milliers, cherchent du travail et ne peuvent en trouver. Des familles pauvres quêtent pour de la nourriture et grelottent de froid ; elles souffrent de la plus grande misère ; les plus jeunes demandent de la nourriture à leurs pauvres mères, et celles-ci ne peuvent leur en donner, parce qu’elles n’ont rien. Les seules choses que la maison contenait ont déjà été vendues ou échangées. Tout ce qu’elles peuvent faire est demander l’aumône ; souvent elles sont arrêtées pour vagabondage.

 

Je suis parti de ma terre natale parce que j’en venais souvent aux larmes en voyant des petites filles de huit ou dix ans obligées de travailler 15 heures par jour pour une misérable paye de 20 centimes. Des jeunes femmes de 18 ou 20 ans travaillent aussi 20 heures par jour pour une rémunération de railleries. Et cela n’arrive pas seulement à mes compatriotes, mais à tous les ouvriers, qui se prennent une suée à longueur de journée pour un morceau de pain, alors que leur labeur apporte l’argent en abondance. Les ouvriers sont forcés de vivre dans les conditions les plus misérables, et leur nourriture consiste en un peu de pain, quelques cuillerées de riz, et de l’eau ; donc lorsqu’ils atteignent l’âge de 30 ou 40 ans, ils sont morts de fatigue et vont mourir dans les hôpitaux. En outre, en conséquence d’une mauvaise alimentation et du surmenage, ces tristes créatures sont, par centaine, dévorés par la pellagra - une maladie qui, dans mon pays, attaque, comme les docteurs disent, ceux qui sont mal nourris et qui mènent une vie pénible et de privation.

 

J’ai remarqué qu’il y plusieurs personnes qui ont faim, et plusieurs enfants qui souffrent, tandis que le pain et les vêtements abondent dans les villes. J’ai vu plusieurs grandes industries pleines de vêtements et de produits de laine, et j’ai aussi vu des entrepôts pleins de blé et de maïs, qui conviendraient à ceux qui en ont besoin. Et, d’un autre point de vue, j’ai vu des milliers de gens qui ne travaillent pas, qui ne produisent rien et qui vivent grâce au labeur des autres ; qui chaque jour dépensent des milliers de francs pour se divertir ; qui corrompent les filles des ouvriers ; qui possèdent des logements de quarante ou cinquante pièces ; vingt ou trente chevaux, plusieurs serviteurs ; en un mot, tout les plaisirs de la vie. (sic)

 

Je crois en Dieu ; mais quand je vois une telle inégalité entre les hommes, je reconnais que ce n’est pas Dieu qui a créé l’homme, mais l’homme qui a créé Dieu. Et j’ai découvert que ceux qui veulent leur propriété respectée, ont intérêt de prêcher l’existence du paradis et de l’enfer, et de garder le peuple dans l’ignorance.

 

Il y a peu de temps, Vaillant lança une bombe dans la Chambre des Députés, pour protester contre l’actuel système de la société. Il n’a tué personne, seulement blessé quelques personnes ; mais la justice bourgeoise l’a condamné à mort. Et non satisfaite de la condamnation de l’homme coupable, elle a poursuivi les Anarchistes, et arrêta, non seulement ceux qui connaissaient Vaillant, mais même ceux qui ont été présent à une lecture Anarchiste.

 

Le gouvernement ne pensa pas à leur femme et enfants. Il n’a pas considéré que l’homme détenu en cellule n’était pas le seul à souffrir, que ses petits réclamaient du pain. La justice bourgeoise ne s’est pas troublée à propos de ces innocents, qui ne savent même pas ce que la société est. Ce n’est pas de leur faute si leurs pères sont en prison ; ils veulent seulement se nourrir.

 

Le gouvernement en vient à fouiller les domiciles privés, à ouvrir des lettres personnelles, à interdire les lectures et les rencontres, et à pratiquer l’oppression la plus infâme contre nous. Même aujourd’hui, des centaines d’Anarchistes sont arrêtés pour avoir écrit un article dans un journal ou pour avoir exprimé une opinion en publique.

 

Eh bien, si les gouvernements emploient contre nous les fusils, les chaînes, les prisons, est-ce que nous devons, nous les anarchistes, qui défendons notre vie, rester enfermés chez nous ? Non. Au contraire, nous répondons aux gouvernements avec la dynamite, la bombe, le stylet, le poignard. En un mot, nous devons faire notre possible pour détruire la bourgeoisie et les gouvernements. Messieurs du Juré, vous qui êtes les représentants de la société bourgeoise. Si vous voulez ma tête, prenez-la ; mais ne croyez pas qu’en faisait cela vous arrêterez le mouvement anarchiste.

Faites attention, l’homme récolte ce qu’il a semé.

 

Sante Caserio.

 

 

sante caserio

 

 

 

Geronimo Sante Caserio

Le 9 septembre 1873, naissance de Geronimo Sante CASERIO, à Motta-Visconti (Lombardie).

Militant anarchiste et antimilitariste italien, propagandiste par le fait (assassinat du président français).

Cinquième enfant d'un modeste batelier, il reçoit une éducation chrétienne. D'abord apprenti cordonnier, il travaille ensuite à Milan dans une boulangerie. En 1891 (il a 18 ans), le procès des anarchistes de Rome le révolte et il devient anarchiste après avoir rencontré Pietro Gori. En 1892, il est arrêté pour une distribution de tracts antimilitaristes devant une caserne, mais remis en liberté avant son procès. Désirant s'insoumettre au service militaire, il quitte l'Italie à pied et passe en Suisse à Lugano où il séjourne 3 mois. Puis de Genève il passe en France, à Lyon, où il est hébergé par des anarchistes. Il rejoint ensuite Vienne (en Isère) puis Sète où il retrouve des compagnons anarchistes et un emploi de boulanger. En 1894, il y apprend l'exécution d'Auguste Vaillant puis celle d'Emile Henry, que Sadi Carnot a refusé de gracier. Le ressentiment que suscitent ces exécutions est grand et Caserio se prépare à répondre à la violence du pouvoir avec sa seule détermination. Il achète un poignard, rejoint Vienne en train et enfin Lyon à pied.

Le 24 juin 1894, le président français Sadi Carnot effectue une visite officielle à l'Exposition universelle de Lyon. Alors qu'il parcourt la ville dans une voiture découverte, il est poignardé par Caserio aux cris de "Vive la Révolution ! Vive l'Anarchie!". A moitié lynché par la foule, Caserio est arrêté. Carnot succombe à sa blessure. Des émeutiers patriotes s'en prennent au consulat d'Italie et pillent des magasins tenus par des Italiens. En attente de son procès, et comme si la prison ne suffisait pas, Caserio est sanglé dans les courroies de "la bricole" qui lui meurtrissent les membres.

Il comparaît le 2 août 1894 devant la cour d'assises du Rhône, et y revendique entièrement son acte qu'il affirme avoir exécuté seul et de sa propre initiative.

"Vous êtes les représentants de la société bourgeoise, messieurs les jurés; si vous voulez ma tête, prenez-la. Mais ne croyez pas qu'avec cela, vous arrêterez la propagande anarchiste. Prenez garde, parce qu'on récolte ce que l'on sème."

Condamné à mort le 3 août 1894, il est guillotiné à Lyon le 16 août 1894, il allait avoir 21 ans.

 

http://www.ephemanar.net/juin24.html

 

Lione, 24 giugno 1894. Sante Caserio pugnala a morte il presidente Marie-François Sadi Carnot. Illustrazione dal Petit Journal del 2 luglio 1894.
Lione, 24 giugno 1894. Sante Caserio pugnala a morte il presidente Marie-François Sadi Carnot. Illustrazione dal Petit Journal del 2 luglio 1894.
































 

 

 

 

 

 


Les lois scélérates sont votées à la suite de nombreux attentats anarchistes sur le territoire français. C'est à partir de 1881 que la propagande par le fait est mise en avant et favorisée au sein du mouvement anarchiste, mais à part quelques faits isolés, c'est à partir de 1892 que commence la véritable période des attentats qui visent à déstabiliser le pouvoir en attaquant directement ses détenteurs. C'est une série d'attentats à la bombe perpétrés par Ravachol à partir du 11 mars 1892 qui déclenche la vague d'attentats de la part d'anarchistes (ou assimilés). Le 9 décembre 1893, Auguste Vaillant lance une bombe de la tribune à la Chambre des députés, puis le 24 juin 1894, le président de la République Sadi Carnot est poignardé à Lyon par un jeune anarchiste italien Santo Jeronimo Caserio.

Les lois scélérates

Les lois scélérates sont une série de trois lois liberticides votées dans l'urgence afin de lutter contre les actions anarchistes qui menaçaient de déstabiliser des pans entiers du système. C'est le 11 décembre 1893, soit deux jours après l'attentat d'Auguste Vaillant, que Casimir Perier soumet à la Chambre des députés un ensemble de mesures pour sauvegarder « la cause de l’ordre et celle des libertés publiques ». C'est une modification de la loi de 1881 qui ne punissait que la provocation directe ; désormais la provocation indirecte, l'apologie, sera elle aussi punie et un juge peut ordonner la saisie et l'arrestation préventive. Le texte de la première des trois lois scélérates est adopté par 413 voix contre 63 après une demi-heure de discussion sans qu'une suspension de séance demandée par l'un des député afin de lire le texte ne soit autorisée. Elle sera votée le 12 décembre 1893.

La seconde loi est discutée le 15 décembre, à peine 4 jours après avoir été déposée. Elle concerne les associations de malfaiteurs et vise particulièrement les groupuscules anarchistes, alors nombreux et très actifs. C'est une loi qui vise à pouvoir inculper tout membre ou sympathisant sans faire de distinction. Elle encourage également à la délation : « Les personnes qui se seront rendues coupables du crime, mentionné dans le présent article seront exemptes de peine si, avant toute poursuite, elles ont révélé aux autorités constituées l’entente établie ou fait connaître l’existence de l’association.». Elle sera votée le 18 décembre 1893.

La troisième loi, votée le 28 juillet 1894, est sans doute la plus marquante pour les anarchistes puisqu'elle les vise directement en les nommant et en leur interdisant tout type de propagande. C'est à la suite de cette loi que de nombreux journaux anarchistes comme Le Père Peinard seront interdits.

Une application impitoyable

Les lois scélérates ont été appliquées de manière impitoyable, nombreux sont les militants anarchistes qui se sont vus condamnés à des peines les plus dures pour des forfaits minimes. En dehors des anarchistes, c'est toute la population qui a souffert de ces lois, la surveillance policière se faisant de plus en plus oppressante. Des séries de listes nominatives vont être dressées afin de répertorier les individus soupçonnés de sympathies libertaires, de même les "sans domiciles fixes" seront fichés et catégorisés. Même si les actions violentes ont continué un petit moment, les activistes étant rentrés dans une logique de vengeance, il est évident que cette répression violente a sonné le glas de la propagande par le fait, l'anarchisme a alors changé de visage en se tournant vers le syndicalisme.

L'abrogation

La troisième loi scélérate a été abrogée le 23 décembre 1992 [1].

Références

  1. loi n° 92-1336 du 16 décembre 1992 relative à l'entrée en vigueur du nouveau code pénal et à la modification de certaines dispositions de droit pénal et de procédure pénale rendue nécessaire par cette entrée en vigueur, art. 372. Consultation sur le site Légifrance

http://fra.anarchopedia.org/Lois_sc%C3%A9l%C3%A9rates

 

Sebastien_Faure.jpg

faure.pdf

Autre lien: à cette adresse, sur le site des éditions Antisociales, l’édition originale pdf du Procès des Trente, vu par Sébastien Faure.
C’est un inédit issu du Libertaire (livraisons publiées entre août et décembre 1896).

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12/11/2009

Vichy - Détenus politiques - Evasion de la Centrale d'Eysses / Villeneuve-sur-Lot

http://ufacbagnolet.over-blog.com/

vue centrale d'Eysses


En 1943, le gouvernement de l'Etat français décide pour des raisons de sécurité de regrouper les détenus politiques de la zone sud, alors considérés comme plus dangereux que des criminels, dans la maison centrale d'Eysses à Villeneuve-sur-Lot.

Ces détenus de toutes origines politiques, philosophiques, religieuses, nationalités, anciens des maquis ou des brigades internationales en Espagne, militaires, simples réfractaires au STO, ont un point commun: celui de lutter pour libérer le territoire français de l'oppression fasciste. Entre eux, ils organisent une forte solidarité.

Solidarité matérielle avec le partage des colis au niveau des gourbis. Les détenus s'autogèrent, assurent l'hygiène et l'entretien des lieux, la sécurité, organisent des séances de culture physique. Solidarité intellectuelle, Eysses devient une véritable université des savoirs. Chacun donne et reçoit. Des cours sont organisés et animés par exemple en physique par Georges Charpak, futur Prix Nobel. Des spectacles de musique et de théâtre sont montés.

Un journal clandestin circule. Des nouvelles orales sont transmises chaque jour par des portes paroles après écoute des informations sur un poste émetteur-récepteur clandestin. Entre tous ces hommes, les valeurs d'égalité et de fraternité prennent tout leur sens. L'administration pénitencière débordée par cet afflux de détenus dont elle n'a pas l'habitude, laisse faire et même recule devant les exigences quotidiennes des détenus présentées sur un mode revendicatif par des délégués gaullistes et communistes; les deux courants étant réunis dans un front de libération et organisés par préau. Il ne manque plus à ses résistants enfermés derrière de hauts murs, que de vivre à nouveau pleinement la valeur de liberté.

Un premier affrontement entre prisonniers et gendarmes mobiles empêche le transfert d'une centaine d'entre eux, internés administratifs et emprisonnés sans condamnations. Ce premier succès les encourage à aller plus loin et à préparer une "sortie tous ensemble". Mais le 3 janvier 1944, l'évasion d'une cinquantaine de prisonniers conduit à un changement de direction à la tête de la prison et à la découverte pour les internés, de l'existence d'un régime politique au coeur de l'état pétainiste dans une France occupée par l'armée nazie.

Un milicien, ami personnel du secrétaire général au maintien de l'ordre et chef de la Milice, Joseph Darnand, est nommé. Il organise aussitôt un régime de terreur dans la prison. Les prisonniers politiques craignant de voir leur plan découvert et d'être inéluctablement déportés, sont alors conduits à précipiter leur projet d'évasion collective. Ils profitent de la visite d'un inspecteur général des prisons pour le prendre en otage avec le directeur, mais également soixante dix gardiens et surveillants, et ainsi se rendre maîtres de la maison d'arrêt. Mais un incident fortuit conduit à donner l'alerte.

Malgré un combat qui dure douze heures, les détenus ne parviennent pas à sortir. Face aux forces allemandes appelées en renfort, ils doivent rendrent les armes. Le gouvernement de Vichy découvre que sa centrale "modèle" est un contre-exemple! Joseph Darnand qui vient d'instaurer les Cours Martiales expéditives se déplace en personne et exige cinquantes têtes. La résistance administrative du préfet et d'un commissaire de police dépêchés sur place, conduit à freiner l'ardeur sanguinaire de la Milice. Mais, quatorze hommes sont traduits devant la Cour Martiale constituée de juges miliciens français qui ont assisté aux interrogatoires et aux divers sévices. Douze sont condamnés à être passés par les armes.

Ils meurent debout, attachés à des poteaux et encagoulés afin que les tireurs ne croisent pas leur regard. Ils chantent le << Allons enfants >> de La Marseillaise et le << pour elle, un Français doit mourir >> du Chant du Départ. Ces hommes seront fusillés par des gendarmes français. Ils avaient simplement tenté de s'évader avec leurs camarades de détention pour rejoindre les maquis et oeuvrer à la Libération du territoire national. Les mille deux cent autres prisonniers seront déportés à Dachau. Quatre cent d'entre eux y perderont la vie.

Ces morts éclairent la nature de la France en 1944: une dictature, une société de juges, de gardiens et de gendarmes capables d'assassiner sans preuve, sans aveu, sans défense, et surtout, sans aucun recours.

Face à cette pulsion de mort, à cette France mortifère, il y avait la pulsion de vie de ces résistants porteurs des valeurs de solidarité et de savoir, d'humanité et de liberté, dans ce qu'ils appelaient entre eux la République d'Eysses, et qui n'était rien d'autres que l'embryon de la société républicaine dans laquelle nous vivons et où subsistent encore de grands systèmes de solidarité et de liberté d'expression. Nous vivons aujourd'hui dans cette société là parce que ces hommes se sont battus pour ça.

Un livre leur a été consacré, fondé sur une double approche. Approche historique étayée par des témoignages et des documents d'archives, dont certains d'une grande force narrative, sont totalement inédits; approche phénoménologique à l'écoute des paroles d'amis et de parents recueillis sans jugement dans un récit simplement écrit au présent, à la vue de leurs photographies et de leurs lettres quand il a été possible d'en retrouver la trace. Dans cette approche, le lecteur est au centre de la découverte de ces existences si riches et tellement diverses, mais également de leur mort commune.

Au-delà du caractère épique de l'évènement et de la dimension sacrée de leur mort, les auteurs ont seulement voulu essayer de comprendre qui étaient ces hommes que l'appellation "martyrs" ou "héros" recouvrent souvent d'un voile d'anonymat, ces frères humains porteurs d'utopie et capables de métamorphose.

Michel Lautissier
Notre Musée (Revue de l'Association du Musée de la Résistance nationale)
N° 170 / 04 04

DOUZE FUSILLES POUR LA REPUBLIQUE
Auteurs: Corinne Jaladieu et Michel Lautissier
Editeur: Conseil Général du Lot-et-Garonne
250 pages

Pour un développement plus fouillé sur les évènements de la Centrale d'Eysses, nous vous conseillons d'aller visiter le site consacré au souvenir de ces douze fusillés. Vous y trouverez des témoignages et des photos relatant l'histoire de ces hommes sacrifiés.
http://www.eysses.fr/


Un site personnel qui évoque la Centrale d'Eysses
http://monsite.orange.fr/nihainenioubli/page8.html

 

HISTOIRE ET POSTERITE DU BATAILLON FFI D'EYSSES

Le Bataillon FFI d'EYSSES
L'idéal n'est pas une chose qui se consomme,
mais une valeur qui s'entretient et qui se passe comme un flambeau.
Site officiel de l’association pour la mémoire des résistants d’Eysses
déportés à Dachau

 

1400 résistants emprisonnés à Villeneuve-sur-Lot (cliquez ici pour accéder à la liste complète); Voir ici la liste des décèdés en déportation.

En octobre 1943, la prison d'Eysses, à Villeneuve-sur-Lot, devient un lieu stratégique où les autorités de Vichy décident de concentrer tous les condamnés politiques de la zone sud. Le chiffre des prisonniers politiques détenus à Eysses atteindra 1400 début 1944.

Le "collectif d'Eysses"
La grande diversité géographique et sociale des détenus cède vite la place à  l'idée de communauté.
Contre toute attente, les détenus réorganisent à l'intérieur de la prison une société vivant normalement malgré la contrainte. Les emprisonnés opposent à leurs geôliers leur esprit de résistance. Ils obtiennent une relative liberté de mouvement ainsi que le droit d'enseigner et de se distraire.

Une action clandestine dans la prison
Fin 1943, des journaux clandestins font leur apparition dans la prison. Les détenus parviennent aussi à communiquer avec l'extérieur et à tisser des liens avec des résistants locaux, par le biais notamment d'un certain nombre de gardiens.

Le soulèvement
Le 19 février 1944, le directeur de la prison ainsi qu'un inspecteur de l'administration pénitentiaire sont pris en otage par les détenus. L'alerte est donnée. S'ensuit alors une fusillade puis le siège de la prison, toute la nuit, par les gardes mobiles de réserve. Les détenus résistants sont finalement contraints de renoncer à leur action.

La répression
Dans les jours qui suivent le soulèvement, une cour martiale condamne à mort 12 détenus. Ils sont exécutés au matin du 23 février 1944. Les détenus demeurés dans la prison sont livrés aux nazis le 30 mai 1944. Les S.S. procèdent à la déportation des détenus qui sont transférés vers le camp de concentration de Dachau à la fin du mois de juin 1944. 400 des détenus d'Eysses mourront en déportation.

Le retour à Eysses
C'est en août 1945 qu'a lieu à Villeneuve-sur-Lot le premier congrès de "l'Amicale des anciens détenus patriotes de la centrale d'Eysses". Le bulletin de liaison de l'amicale, intitulé « Unis comme à Eysses », paraît chaque trimestre depuis cette date. Dépassant les clivages, cette amicale, dont les membres se retrouvent chaque année devant le mur des fusillés, célèbre et perpétue l'esprit qui a animé les détenus durant leur incarcération dans la prison.

photodansprison

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Terreur et démocratie : qui terrorise qui ?

pris chez Article XI

Diana Biefari, 40 ans, membre de l’ultime et fantômatique réincarnation des Brigades rouges, condamnée à perpétuité pour complicité de meurtre, s’est récemment pendue dans sa cellule. Cette triste défaite d’une révolte rappelle la double nécessité de critiquer le cirque antiterroriste et d’interroger les pratiques de rupture. Des livres et textes peuvent nous y aider.

 

 

Terreur et démocratie : qui terrorise qui ?

mercredi 11 novembre 2009, par Serge Quadruppani

Dans son petit bouquin paru aux éditions Libertalia, La terrorisation démocratique, Claude Guillon commence par analyser la constitution, en France, d’un épouvantail médiatique, la désormais célèbre « mouvance ultra-gauche anarcho-autonome », avant de mener un excellent travail de compilation réflexive sur l’entassement bi-décennal de lois sécuritaires. Il rappelle ce qui, dès 1986, constituait le fond de législations, qui, depuis, n’ont cessé de proliférer : l’amalgame entre « délinquance, terrorisme et immigration », pour reprendre les termes d’un communiqué du Syndicat des Avocats de France de cette année-là, cité par lui. La notion de « terrorisation » dissipant les brumes idéologiques du terme « terrorisme » («  est souverain qui désigne le terroriste », comme disait Coupat dans une interview au Monde), a le mérite de ramener sur le terrain des pratiques réelles, à savoir qui terrorise qui. L’analyse du Mandat d’arrêt européen offre une bonne illustration desdites pratiques et le fond de l’affaire est fort bien résumé en conclusion : « Pour l’heure, le ministre et le terroriste – celui qui pose sa bombe dans le métro – cherchent à susciter une identique sidération de la pensée critique, et concourent au maintien du même ordre social. »

Cet utile travail laisse néanmoins ouverte la question du rapport entre terrorisme et démocratie. En premier lieu parce que, si Guillon mène, avec la rigueur et l’ironie mordante qu’on lui connaît, la critique de la notion de « terrorisme » dans ses successives définitions légales, la démystification de la notion de « démocratie » est tenue pour acquise, une fois énoncé qu’elle est « un mode de régulation du capitalisme ». C’est peut-être bien un peu court. D’abord, parce que tous ceux qu’intéresse la critique radicale des discours sécuritaires ne sont pas forcément familiers de la critique radicale de la démocratie. Là-dessus, on ne saurait trop recommander la lecture de Mort à la démocratie, de Léon de Mattis, paru en 2007 aux éditions l’Altiplano. Sans jargonner, l’auteur démonte les arguments de ceux qui voudraient nous faire croire qu’effectuer le rite imbécile consistant à glisser un bulletin dans une urne nous donnerait un quelconque pouvoir sur nos vies.

On pourrait compléter utilement cette lecture par celle d’un texte dont je suis le principal rédacteur, et qui fut publié voilà vingt ans dans la revue Le Brise-Glace : "Le point d’implosion de l’idéologie démocratiste". En le lisant après s’être plongé dans le bouquin de Léon de Mattis, on ne manquera pas de remarquer combien les problématiques déjà explorées par d’autres sont périodiquement redécouvertes - parfois comme c’est le cas de Mattis, avec beaucoup de talent, mais sans que leur résolution s’en trouve beaucoup plus avancée. C’est que la théorie ne saurait aller beaucoup plus loin que la pratique : comme tente de l’expliquer, parfois de manière confuse, mon texte de 89, l’idéologie démocratiste est la mieux adaptée au capitalisme, forme sociale dont le dépassement n’a encore été esquissé nulle part. Le terme « démocratie » est aussi manipulable que le terme « terrorisme ». Pour l’État et les médias dominants, il n’y a pas d’autre démocratie possible que la démocratie représentative, et même que la démocratie parlementaire. Pour d’autres, qui peuvent nous être très proches dans leur refus de l’existant, tel un Jacques Rancière, la démocratie n’est pas réductible au vote ou à la représentation. Chez Rancière, la démocratie est identifiable au communisme, à l’exigence subversive d’égalité. Ce n’est donc pas sans raison que je préfère parler de critique radicale non pas de la démocratie, mais du démocratisme : « Le démocratisme est l’illusion selon laquelle la démocratie – ensemble de procédures de représentations et de production du droit - peut et doit régler l’ensemble de la vie sociale. Or c’est un fait que dans l’histoire des sociétés – du moins des sociétés modernes – comme dans celle des individus – du moins des individus du dernier siècle - les moment où l’on délibérait, où l’on fixait des normes, ont toujours alterné avec ceux où les rapports de force sous-jacents au cours ordinaire des choses éclataient brusquement et où la violence physique et symbolique s’exerçait. »

Plus loin, j’écrivais, allant en effet… plus avant que Guillon dans la compréhension du lien entre démocratie et terrorisme : « On a vu que, dès leur naissance, les droits de l’homme, loin d’être indéterminés, appartenaient à une société donnée. (…) Les textes fondateurs, les gloses de spécialistes, les litanies journalistiques ne sont que la partie élaborée, la pointe émergée d’un iceberg social. L’instance symbolique en est partie intégrante. Le droit n’existe pas seulement dans les constitutions et les codes, mais aussi dans la tête des gens, cause et effet de leur "manière d’être en société". C’est parce qu’ils ignorent cette réalité que tant d’activistes minoritaires ou de rebelles au consensus démocratique se retrouvent écrasés sans comprendre. Le spectacle de l’anti-terrorisme qui les liquide n’est pas pure manipulation de maîtres considérant la société du haut de leur donjon. Ce spectacle tire sa substance et son dynamisme du démocratisme spontané que sécrètent les rapports sociaux capitalistes. Le formalisme démocratique échange la pacification de la vie sociale contre mille humiliations et un grand renoncement. Lorsque des zigotos viennent troubler cette paix de telle manière que le citoyen ne se trouve rien de commun avec eux, il se sent menacé dans cette tranquillité si chèrement acquise. D’où un rejet qui nourrit toutes les manœuvres étatico-médiatiques. »

Dans mon Antiterrorisme en France ou la terreur intégrée, publié la même année à La Découverte, je posais la question : à quelles conditions la révolte radicale peut-elle échapper à sa caricature et à sa transformation en un spectacle qui l’écrase ? Pour répondre, il n’est pas indifférent que cette révolte s’exprime dans une société dictatoriale ou dans une société démocratique. Tous les régimes ont su se fabriquer des ennemis intérieurs, des monstres à jeter en pâture à la foule dans le cirque médiatique. Tous les régimes sont amenés, par moment, à gouverner par la peur. Mais tous ne le font pas de la même manière. Dans une société démocratique, la fabrication du monstre est le résultat d’un processus convergeant et contradictoire à la fois, fruit du jeu de pouvoirs interdépendants, mais qui ont leur propre logique autonome : police, justice, médias, politique. Savoir intervenir dans leur jeu et le gripper doit être le minimum d’intelligence stratégique que doivent déployer les individus et les groupes ennemis du capitalisme démocratique. Sans oublier que ce qui grippe mieux que tout ces mécanismes-là, ce sont les mouvements sociaux. Comme dit Guillon, « Quelques centaines de milliers de personnes dans les rues réduisent à néant n’importe quel plan Vigipirate. Aucune police politique n’est en mesure de faire échec à une grève générale. »

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Ps : sur la question de la démocratie aujourd’hui, deux grands bouquins à lire : Alain Brossat, Le sacre de la démocratie, tableau clinique d’une pandémie, éditions Anabet ; et Jacques Rancière, La Haine de la démocratie, La Fabrique.

A voir : l’interview - en trois parties - de Jacques Rancière sur Siné-Hebdo.

 

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11/11/2009

Chambéry : 4 copains toujours en contrôle judiciaire et 1 en detention

Chambéry : 4 copains toujours en contrôle judiciaire et 1 en detention

Indy Grenoble

Un copain en cabane, quatre autres en contrôle judiciaire, voilà l’actualité tiède de l’affaire de Cognin/Chambéry (une explosion qui avait coûté la vie à Zoé et de nombreuses blessures à Mike, ainsi que leur "liberté" à quatre de leurs amis) qui continue de traîner son ombre et le spectre de la répression sur nos vies. La galerie Saint-Eloi (tribunal anti-terroriste) prend bien son temps pour nous faire mijoter dans nos jus, à l’image d’une "justice" qui suspend l’existence des sales races et autres racailles d’ultra-méga-gauche-anarcho-totonome à son bon vouloir. Voilà quelques informations pour se mettre à jour, après le creux estival, histoire de dire aussi que les soutiens financiers, matériels, et moraux sont toujours et encore les bienvenus (ici ou ailleurs). A l’heure où partout en fRance et dans le monde, le soutien à toutes celles et ceux qui subissent les coups "républicains" des flics et autres juges, dans leurs luttes ou leurs vies quotidiennes devient plus que vital, quelle meilleure façon de porter le deuil de Zoé, que de garder la rage et cultiver la solidarité, c’étaient ses couleurs préférées...

L’été est passé, qui aura vu une baisse notable des activités du côté de Chambéry, du comité de soutien, et même du côté de la justice et de la police...chez nous en tout cas.

Parce que pour le reste de la fRance on dirait que l’intensité du rythme auquel se succèdent les "affaires" ne connaîtra plus jamais de baisse de régime depuis Tarnac ; de belles histoires "pour l’exemple" avec entre autres :
- l’affaire du corbeau dans l’Hérault (perquisitions, vingt interpellations, quelques gardes à vue pilotées directement par un président excédé que l’on puisse impunément glisser des balles et des menaces dans son courrier),
- la récente "émeute" du centre-ville de Poitiers, qui quoi qu’on pense de l’action, aura permis au tribunal local à la botte du sinistre de l’intérieur de se lâcher en prononçant des peines bien lourdes pour ceux qui se sont fait ramasser en fin de manif. Sachant que pour trois des inculpés qui ont pris de un à plusieurs mois de prison ferme, le parquet fait encore appel, considérant qu’ils méritent encore plus...

Une revue non-exhaustive de ce qui se passe dans notre beau pays ces derniers temps. Sans compter la crise, celles et ceux qui galèrent toujours plus, les histoires ordinaires de violences policières, les sans-papiers traqués...La liste est longue.

Bref. Le temps se gâte partout en fRance et ça commence à sentir le roussi.

Jusqu’à quand on restera patients ?

De notre côté, on a eu bien du mal à rassembler nos forces depuis le printemps dernier, et mis à part la collecte de fric afin de payer les frais d’avocat et autres menues dépenses, on ne peut pas dire que le comité ait été très actif depuis ce printemps, alors voilà quelques lignes afin de tenir au courant celles et ceux qui en attendent, des nouvelles.

Pour commencer par les plus mauvaises, nous avons appris que notre ami et camarade N1N1 (prononcer Nin-Nin), a été interpellé en Hongrie à la mi-octobre, mis sous écrou là-bas, avant d’être identifié puis extradé en fRance vendredi 16 octobre, puis déféré devant deux juges d’instruction, et enfin placé en détention à la maison d’arrêt de la Santé, à Paris. Peu de chances que N1N1 ressorte avant le procès (qui aura lieu...on ne sait quand), puisque un mandat d’arrêt international courait contre lui, et que les juges le considèrent comme ayant fui, alors même qu’aucune convocation officielle ne lui est jamais parvenue ni à Chambéry ni ailleurs et qu’il avait croisé la police bien des fois au cours de son voyage depuis début mai et son départ de Chambéry... N’hésitez pas à nous écrire pour nous demander ses coordonnées et pouvoir à votre tour lui faire parvenir vos lettres et autres cartes postales...

Pour le reste, rappelez-vous, Lucas était sorti de Fresnes, après une demande de mise en liberté à laquelle étaient aussi présents Rafou et Mike ; la cour d’appel avait alors refusé la libération de ces deux derniers, au prétexte que Lucas avait une "situation" (soit un travail, des projets d’étude...) et pas eux.

Rafou avait alors fait le 12 juin une nouvelle demande de sortie de taule, examinée par le juge d’instruction cette fois-ci, avec une réponse positive, mais le parquet général de Paris avait déposé un référé-détention pour s’opposer à cette libération, rééxaminée le 19 du même mois et enfin acceptée par la cour d’appel, ce qui avait permis qu’il sorte le jour même.

Mike est quant à lui resté détenu à l’hôpital pénitentiaire du premier mai jusqu’à la mi-juillet à peu près, date de sa sortie, après avoir subi à peu près les mêmes péripéties juridiques que Rafou.

A., quant à lui, avait été interpellé à Nantes par la SDAT, qui l’avait ramené fissa à Paris pour le soumettre à ses sympathiques interrogatoires. Après un passage devant le juge d’instruction, il avait été remis en liberté sous contrôle judiciaire, situation qui n’a pas changé depuis.

Tout ce petit monde est donc dehors aujourd’hui, une "libération" au goût bien amer, puisque chacun des inculpés se retrouve sous le coup de mesures de contrôle judiciaire variées et plus ou moins serrées selon les personnes.

Ainsi tous doivent pointer au moins une fois par semaine au poste de police ou de gendarmerie le plus proche de leur domicile, domicile qui est inévitablement celui des parents, comme s’il s’agissait du seul lieu sûr envisageable pour "garder" des suspects, comme si habiter avec sa famille était devenu un gage de bonne moralité, comme si ne pas laisser le choix de leur lieu de vie à des personnes ayant connu la prison, certains n’ayant pas résidé chez leurs parents depuis quelques années, allait garantir le bon comportement des prévenus. Rafou se retrouve libre d’aller et venir en Savoie et certains départements limitrophes tout en étant interdit de fréquenter les "squats de la région Rhône-Alpes", tandis que Mike et Lucas se retrouvent assignés, tantôt à résidence, tantôt dans leur commune, avec autorisations de sortie limitées aux "bonnes raisons" (le travail, les visites à l’hôpital pour Mike, la formation, les rendez-vous chez le juge ou l’avocat). Les uns et les autres se voient interdits de rentrer en contact entre eux d’une manière ou d’une autre, et Mike, lui, voit cette consigne étendue à tous "les squatteurs de Chambéry" (une notion extrêmement floue, qui sont ces gens ? Toutes celles et ceux qui ont été pris en photo en train d’aller et venir aux Pilos ? Qui ont suivi les manifs de soutien ? Celles et ceux qui ont leur nom sur la boîte aux lettres ?).

Bref, il s’agit d’un condensé non-exhaustif du contenu de ces contrôles judiciaires. Ceci dit pour que l’on constate à quel point la fin de la détention n’est très souvent pas la fin de tous les problèmes judiciaires, dans cette affaire comme dans d’autres (à ce sujet, voir l’instructive et courte brochure disponible sur infokiosques.net "La prison à la maison" à cette adresse : http://infokiosques.net/spip.php ?ar... ), et que le soutien ne doit et ne peut pas s’arrêter au portes de la zonzon pour ceux qui sont pris dans ces affaires.

Pour le reste, que dire ? Il reste un bon millier d’euros à trouver pour pouvoir rembourser les frais engagés jusque-là (surtout des frais d’avocat, eh ouais, être défendu ça coûte cher). Nous renouvelons donc notre appel à soutien, sachant que dès que nous aurons réuni suffisamment d’argent, ce qui viendra en plus sera directement envoyé à d’autres personnes subissant les foudres de la répression, oui oui.

Les inculpés ont également tous été reconvoqués dans le bureau du juge d’instruction qui s’occupe de l’affaire, Yves Jannier, chef du pôle anti-terroriste, à Paris, dans la semaine du 12 au 18 octobre, afin d’être soumis à un nouvel interrogatoire - d’où il ressort, pour ce que l’on en sait, que le magistrat n’avait pas grand-chose de nouveau à demander. On peut supposer que ce dernier voulait poser une dernière fois les mêmes questions afin de clore l’instruction dans les plus brefs délais, mais à ce stade-là, il s’agit d’une supposition, et cela peut aussi bien durer encore des mois et des mois.

Voilà pour les dernières nouvelles de cette histoire. Nous essaierons désormais de réactualiser le blog plus souvent. N’hésitez pas à consulter http://infokiosques.net/mauvaises_i... pour des nouvelles des autres affaires.

La lutte continue, ne nous laissons pas enfermer dehors.

Note : les prénoms des inculpés ont tous été plus ou moins modifiés, dans un compréhensible souci d’anonymat, quand bien même la presse bourgeoise aura suffisamment décliné leurs patronymes et autres informations d’ordre privé dans ses articles sur l’affaire.

 

 

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Maudite soit la guerre...

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09/11/2009

Sommet anti-sécuritaire du 9-3 !

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Sommet anti-sécuritaire du 9-3 !

Surveillance et répression constituent les 2 faces d’une même pièce sécuritaire.

Retracer l’évolution des représentations de l’ennemi intérieur dans la pensée d’État depuis les années 1960 est indispensable pour comprendre comment, des territoires colonisés d’hier aux quartiers populaires d’aujourd’hui, la Ve République a régénéré un modèle d’encadrement fondé sur la désignation d’un bouc émissaire socio-éthnique.

L’ordre n’est pas au service des citoyens mais sert essentiellement à les encadrer, les surveiller, les contrôler. L’ordre public c’est l’ordre brutal mis au service du pouvoir.
Le police a toujours été l’élément indispensable d’une politique de rejet et d’exclusion, permettant de masquer les difficultés économiques et sociales.

60 000 caméras pour 60 Millions...
En 2011, l’objectif est de tripler le nombre de caméras à l’échelle nationale et de le quadrupler pour la capitale avec le « Plan 1 000 caméras pour Paris » (sans compter les 9 500 de la RATP et de la SNCF dont la Police pourrait disposer en temps réel).
21 communes seront d’ailleurs « récompensées » pour leurs efforts de surveillance (1 Million d’€ à se partager).
Le business du sécuritaire se développe au point que Bouygues te loge où que tu ailles (particuliers, entreprises, prisons).
Une chose est sûre : le secteur sécuritaire (police, armée, secteur privé) ne connaît pas la crise…levier économique de la croissance ?

En 2008 nous approchions des 600 000 GAV soit près de 1% de la population française.
En 2009 les prisons françaises comptent 60 000 détenus souffrant chaque jour de l’enfermement et de la maltraitance autant physique que psychologique.
6 Millions d’immigrés sont les plus exposés aux contrôles de police, GAV, condamnations, bavures…et les traitements réservés aux sans-papiers rappellent les sombres heures de l’Occupation.

Tous les citoyens sont présumés innocents en droit mais la réalité montre qu’ils sont considérés comme a priori coupables, surtout s’ils n’ont pas d’amis bien placés. Le fichage massif de la population n’est pas anodin, derrière une façade démocratique, le totalitarisme avance à grands pas. Les lois sécuritaires se succèdent régulièrement : rétention de sûreté, « prévention de la délinquance », nouvelle loi sur la récidive…et les mesures d’exception sous prétexte de lutte contre le terrorisme deviennent une réalité quotidienne pérenne.

La maxime « Réfléchir c’est commencer à désobéir » qui correspond bien à l’armée et aux services de police peut également s’appliquer aux citoyen-ne-s lambdas. Nous devons nous organiser pour rester vigilant-e-s et résister. Il est donc naturel pour la Fédération Anarchiste d'être systématiquement auprès des individus victimes ou potentiellement victimes de la violence étatique, totalitaire et/ou capitaliste.

Ne vous laissez pas endormir par une criminalisation progressive des individus et des mouvements sociaux car demain vous pourriez bien être considérés comme terroristes par un Etat et des lois qui soit disant se préoccupent de votre sécurité…

Venez en débattre SAMEDI 21 NOVEMBRE de 17h30 à 22h30 à la Bourse du Travail de St-Denis.
Fédération anarchiste Mis en ligne par mecano

http://endehors.org/news/sommet-anti-securitaire-du-9-3

 

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06/11/2009

Bundesweite Aktionen gegen Atomenergie

 



07.11. - Aktionstag gegen Atomenergie
Dezentraler Aktionstag gegen Atomenergie!
Infos: www.contratom.de/novemberaktionstag
Lüneburg: Kundgebung am Bahnhof
Am 7. November soll ein dezentraler Aktionstag stattfinden. Unter dem Motto "Mal richtig loslegen: Atomanlagen stilllegen - sofort! Gorleben dichtmachen! In Gedenken an Sébastian Briat" wird es auch i...
Am 7. November soll ein dezentraler Aktionstag stattfinden. Unter dem Motto "Mal richtig loslegen: Atomanlagen stilllegen - sofort! Gorleben dichtmachen! In Gedenken an Sébastian Briat" wird es auch in Lüneburg eine Kundgebung geben.
Beginn 18.00 Uhr am Bahnhof
Flensburg: Menschenkette & Sandwich gegen Atomkraft
Am 07. November findet ein bundesweiter Aktionstag gegen die Atomenergie statt. Daran wollen wir uns mit einer Menschenkette in der Fußgängerzone Flensburgs beteiligen. JedeR TeilnehmerIn soll ein „Sa...
Am 07. November findet ein bundesweiter Aktionstag gegen die Atomenergie statt. Daran wollen wir uns mit einer Menschenkette in der Fußgängerzone Flensburgs beteiligen. JedeR TeilnehmerIn soll ein „Sandwich“ tragen, auf dem ein Störfall dargestellt ist. Die Aktion wurde in dieser Form 1986 schon einmal mit großem Erfolg durchgeführt.
Infos: www.anti-atom-gruppe-flensburg.de
Potsdam: Demonstration gegen Atomenergie
Uhrzeit: 14:00 Wo: Potsdam, Platz der Einheit Wer: Barbara-Sophie Hohenberg zus. mit SPD, Linke, B.90 /Grüne, Greenpeace, NABU, BUND etc. Wir treffen uns am 7.11.2009 um 14 Uhr auf dem Platz der Einhe...
Uhrzeit: 14:00
Wo: Potsdam, Platz der Einheit
Wer: Barbara-Sophie Hohenberg zus. mit SPD, Linke, B.90 /Grüne, Greenpeace, NABU, BUND etc.

Wir treffen uns am 7.11.2009 um 14 Uhr auf dem Platz der Einheit in Potsdam. Wir ziehen dann zum Haus der CDU in der Friedrich-Ebert-Str. 70 und zum Haus der FDP in der Alleestr. 12.
Münster: Der CDU ihren Atommüll bringen!
Uhrzeit: 11:00 Wo: Bezirksregierung, Domplatz Münster Wer: SofA Münster Wer nicht für den sofortigen Ausstieg sorgt, muss sich auch um den Atommüll kümmern... Los gehts um 11 Uhr vor der Münster, um d...
Uhrzeit: 11:00
Wo: Bezirksregierung, Domplatz Münster
Wer: SofA Münster

Wer nicht für den sofortigen Ausstieg sorgt, muss sich auch um den Atommüll kümmern... Los gehts um 11 Uhr vor der Münster, um dann ein Atommüllfass als kleines Erinnerungsgeschenk zur CDU an der Mauritzstraße zu bringen.
Kommt zahlreich, bringt Atommüllfässer, Transpis und Strahlenschutzanzüge mit!
weitere Informationen: www.sofa-ms.de
Remlingen: Mahnwache am Endlager Asse-II
Uhrzeit: 15:00 Wo: Wolfenbüttel, Fußgängerzone Wer: Asse-II Koordinationskreis / U. Dettmann Mahnwache am Asse-Schacht "Stoppt die Flutung JETZT!" - für die am wenigsten unsichere Lösung Infos: www.as...
Uhrzeit: 15:00
Wo: Wolfenbüttel, Fußgängerzone
Wer: Asse-II Koordinationskreis / U. Dettmann
Mahnwache am Asse-Schacht "Stoppt die Flutung JETZT!" - für die am wenigsten unsichere Lösung

Infos: www.asse2.de
Wolfenbüttel: Infostand zur Asse-II
Wolfenbüttel, Fußgängerzone Versammlung von 11 bis 13 Uhr in der Fußgängerzone in Wolfenbüttel, vor dem Bankhaus Seeliger Infos: www.asse2.de
Wolfenbüttel, Fußgängerzone
Versammlung von 11 bis 13 Uhr in der Fußgängerzone in Wolfenbüttel, vor dem Bankhaus Seeliger

Infos: www.asse2.de
Braunschweig: Asse-Stand
Braunscheig, "Guten Morgen Laden" Infos zur Asse-II von 10 bis 16 Uhr im "Guten Morgen Laden" in Braunschweig, mit einem Asse-Stand - Infos und Asse-Artikel (T-Shirts, Holz-A's,...) Infos: www.asse2.d...
Braunscheig, "Guten Morgen Laden" Infos zur Asse-II von 10 bis 16 Uhr im "Guten Morgen Laden" in Braunschweig, mit einem Asse-Stand - Infos und Asse-Artikel (T-Shirts, Holz-A's,...)
Infos: www.asse2.de
Hamburg: Aktion "Atom-Zombie-Die-In"
Viele ehemalige Kernkraftwerksmitarbeiter und sonstige sind leider bei einem Unfall verstrahlt worden und schlurfen als Strahlenzombies in das Kundenzentrum, wo sie dann jämmerlich umfallen und krepie...
Viele ehemalige Kernkraftwerksmitarbeiter und sonstige sind leider bei einem Unfall verstrahlt worden und schlurfen als Strahlenzombies in das Kundenzentrum, wo sie dann jämmerlich umfallen und krepieren. Danach gehen die Zombies dann Aufforderungen zum Ökostromwechsel verteilen.

Das ganze soll beginnen um 12.00 Uhr, Treffpunkt Mönkebrunnen / Mönkebergstraße, vor dem Kundencenter von Vattenfall
Braunschweig: Flashmob „Atomkraft tötet!“
In Braunschweig wird ein Flash-Mob unter dem Motto "Atomkraft tötet!" auf dem Schlossplatz stattfinden. Die Aktion wird insgesamt nur 15 Minuten dauern: 11:50 Uhr Treffen am Rathaus, Erläuterung und I...
In Braunschweig wird ein Flash-Mob unter dem Motto "Atomkraft tötet!" auf dem Schlossplatz stattfinden. Die Aktion wird insgesamt nur 15 Minuten dauern:
11:50 Uhr Treffen am Rathaus, Erläuterung und Instruktionen
11:55 Uhr Beginn
12:00 Uhr "Sterben"
12:05 Uhr Auflösung

Die Aktionsform "Die In" erhält den lokalen Bezug durch fünf 4m-lange Transparente, die die Entfernungen zu den Atommülllagern ASSE II, KONRAD, Morsleben, Gorleben und PTB angeben. Zwischen den "Toten" werden Atommüllfässer stehen. Wer sich nicht gerne "totstellen" möchte, kann z.B. auch die Ortsschilder "... ist überall. Atomkraft - Nein Danke!" halten oder die Konturen der "Opfer" mit Kreide nachzeichnen. Es wird auch einen Informationsstand u.a. mit Einwendungsformularen zu Morsleben geben.
Salzwedel: Demonstration zu E.ON Avacon
Unter dem Motto: ´Mal richtig loslegen!´- Aktionstag gegen Atomenergie lädt die BI Lüchow-Dannenberg am Sa. 7.11.2009 um 5 vor 12 Uhr in Salzwedel zu einer Demo. Demotreffpunkt: Salzwedel, Ecke Breite...
Unter dem Motto: ´Mal richtig loslegen!´- Aktionstag gegen Atomenergie
lädt die BI Lüchow-Dannenberg am Sa. 7.11.2009 um 5 vor 12 Uhr in Salzwedel zu einer Demo.

Demotreffpunkt: Salzwedel, Ecke Breite Str. Neuperver Str.

Mit dabei sind Trecker und der MMKW!
Göttingen: Mahnwache am Lokschuppen
Am Samstag ist mal wieder e.on mit ihrem Infomobil in der Stadt, und zwar in der Lokhalle zu den "Energietagen". Eine Mahnwache mit Aktionsstand ist dort angemeldet, das AntiAtomPlenum ruft euch auf, ...
Am Samstag ist mal wieder e.on mit ihrem Infomobil in der Stadt, und zwar in der Lokhalle zu den "Energietagen". Eine Mahnwache mit Aktionsstand ist dort angemeldet, das AntiAtomPlenum ruft euch auf, dort ab 12 Uhr mittags (Samstag, 7.11.) vorbeizukommen. E.on ist nicht nur am Neubau von AKWs in Großbritannien und Finnland beteiligt, sondern will auch hier die alten AKWs noch viele Jahre länger laufen lassen.
Hildesheim: Mahnwache auf dem Neustädter Markt
Mahnwache zwischen 8:30 Uhr und 11 Uhr auf dem Neustädter Markt in Hildesheim.
Mahnwache zwischen 8:30 Uhr und 11 Uhr auf dem Neustädter Markt in Hildesheim.
Hildesheim: Mahnwache auf dem Rathaus Markt
Mahnwache zwischen 11:00 Uhr und 13:30 Uhr auf dem Rathaus Markt in Hildesheim.
Mahnwache zwischen 11:00 Uhr und 13:30 Uhr auf dem Rathaus Markt in Hildesheim.
foto: fotograf david sterboul

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