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03/11/2009

Toulouse : Procés des inculpés du 11 mars

 

CONTRE L’INCULPATION PERMANENTE

Sept personnes ont été interpellées mercredi 11 mars, suite à une action collective d’autoréduction dans un supermarché, appelée par l’AG interluttes. Elles ont été libérées jeudi 12 mars après 22h de garde à vue. La forte mobilisation, étudiante notamment, qui a suivi les interpellations, a contribué à des libérations sans passages en comparution immédiate. Mais..

Les inculpéEs passent en procès mardi 3 novembre à 13 h30

Qui vole qui ?

Alors que pour chacunE d’entre nous il devient de plus en plus dur de finir les fins de mois, surtout les trente derniers jours, pour Casino c’est le jackpot quotidien. Modeste cinquième dans le classement de la grande distribution en France, le groupe dégageait plus de 28 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2008. En moyenne, un supermarché de la taille de celui qui fut réquisitionné le 11 mars à Toulouse brasse près de 30 000 euros par jour.

La grande distribution, comme son nom l’indique, ne produit rien, mais accumule des marges astronomiques – jusqu’à 60% – sur le dos des producteurs via le racket exercé par les grandes centrales d’achat. Ces marges engraissent les actionnaires sans être véritablement répercutées sur les salaires des employéEs, pas plus que sur les prix en magasin.

Qu’est-ce qu’une autoréduction ?

L’autoréduction, aussi vieille que la propriété privée, consiste à se réapproprier collectivement et immédiatement les biens communs. C’est une forme de lutte et de revendication employée partout dans le monde. En France, les autoréductions se sont multipliées depuis les années 1990, à Paris, Lille, Rennes, Caen, Nantes ou Grenoble, visant essentiellement la grande distribution. L’autoréduction du 11 mars à Toulouse se voulait une dénonciation du système de production capitaliste, de son gâchis, de la misère qu’il engendre et dont il se nourrit, et que la « crise » actuelle ne fait que conforter. Il ne s’agit pas pour nous d’amender ni de réformer ce système, mais d’en changer. Produire pour l’usage, pas pour les profits.

Rassemblement Mardi 3 Novembre 13 h30 devant le palais de Justice de Toulouse Allée Jules Guesde - Métro Palais de Justice - Ligne B

Allée Jules Guesde, 31000 Toulouse

10:43 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Productivité alternative ou chaos libéral ?

 

Manifestation détournée

(extrait de l'article) Les «autonomes» ont délibérément méprisé le choix du collectif qui organisait le rassemblement, sans se soucier des conséquences politiques de leurs actes. Les bris de vitrine ou d’abribus, les jets de pierre à l’aveuglette, les tirs de fusées artisanales (avec des trajectoires pour le moins aléatoires) ont été — dans la circonstance — totalement contre-productifs. La manif une fois détournée, son but, qui était de sensibiliser la population à la critique anticarcérale ne pouvait plus être atteint. (Le Jura Libertaire)

scientifique1.jpg

chez Indymédia Toulouse

(extrait de l'article) Ce n’est pas tant l’action de Poitiers qui porte en elle ce risque. Le bris de glace et le tag ne me semblent pas le signe d’une quelconque paranoïa, ni l’émergence d’une force individualiste, militaire, et autres foutaises. Toutefois, il est aussi vrai que le tintamarre policier tout comme la naïveté de certains maquisards (dont la plupart sont tout autant que moi plus occupés à tapoter sur un clavier qu’à produire le chaos libérateur) tendent à faire se rencontrer sur un même terrain les édiles de la sécurité à tout va tout comme les amateurs de révolution toutes écoles confondues. Cette « coïncidence » est désagréable, il convient de la considérer, et d’orienter nos pratiques en conséquences.

commerciale.jpg

 

chez Non Fides

(extrait de l'article)Quand la lutte contre l’ordre en place est ainsi séparée des individus qui la mènent et placée dans les mains de l’organisation, elle cesse d’être le projet auto-déterminé de ces individus et devient au lieu de cela une cause externe à laquelle ils ne font qu’adhérer. Parce que cette cause est égalisée avec l’organisation, l’activité principale des individus qui y adhèrent est le maintien et l’expansion de l’organisation. (Wolfi Landstreicher)

 


operateur.jpg

 

10:09 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/11/2009

Eric "your talking to me" Besson: es-tu un bon français ?

Les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité s’accommodent mal de l’héritage colonial refoulé, d’une vision racialisante du monde renforcée par un nationalisme protéiforme, dans un contexte de crise économique, politique et institutionnelle qui accentue les difficultés d’accès à une égalité des droits, non seulement formelle mais réelle, entre « immigrés » et « Français » qu’ils soient « européens » ou « extra-européens » - ce qui suppose une refonte profonde des notions d’altérité et d’égalité. Ce retour sur l’histoire liée du colonialisme et de l’immigration nécessite donc d’interroger le modèle d’intégration qui prévaut en France, et si, à l’instar de Bancel et Blanchard, on peut affirmer que la construction « d’une mémoire collective commune » est indispensable à ce travail, il implique de réfléchir, aussi suranné que cela paraisse à certains, en termes de projet de société. de Rinoceros

 

http://glennkenny.premiere.com/photos/uncategorized/2007/11/09/we_are_the_people.jpg

08:53 | Lien permanent | Commentaires (1) |

01/11/2009

Vive la peinture...


16:10 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/10/2009

Espagne : Manifestation de pompiers à saint Jacques de Compostelle pour le maintient du service public



A Saint jacques de Compostelle, il n'y a que les voix du seigneur qui restent impénétrables...

16:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Solidarité avec les inculpés de Poitiers !

du JL:

 

Soutien Patrick

Quelques infos «techniques» du Collectif anti répression de Tours pour soutenir Patrick, toujours incarcéré à Poitiers-Vivonne depuis le 10 octobre.

Lui écrire !

Centre Pénitentiaire de Poitiers Vivonne
Patrick DUBREUCQ
Numéro d’écrou 145
Champ de Grolles
86370 VIVONNE

Sachez que les courriers sont lus par l’administration pénitentiaire avant d’être donnés au prisonnier et peuvent être censurés ou utilisés contre lui… Et comme tout se paie en prison, pensez à joindre une enveloppe et des timbres pour qu’il puisse répondre.

La solidarité est une arme !


P
our toute info ou toute question, contactez le Collectif antirep.

D'autres infos suivront très prochainement…

Collectif antirépression face à la police - Tours, 28 octobre 2009.

attestation.pdf

16:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/10/2009

Panne d'ordi...désolé

Petit post d'un autre ordi que chez moi. Le mien s'est (encore) fait tué...grrrrrrrrrrrrrr

Le temps de mettre la main sur un ordi  correct et moins vérolable...

La Guerra Continua !

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PROBE

12:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/10/2009

Criminalisation du mouvement social - Retour à la Section Spéciale ?


71001.jpg

à découvrir sans modération : faure.pdf

http://www.editionsantisociales.com/Le-Proces-des-30.php

 

 

 

 

 

Manif "contre la criminalisation du mouvement social et contestataire" à saint-étienne

From "Elsa Chevrier"

 

Date Mon, 15 Jan 2001 01:46:18 -0500 (EST)

 

________________________________________________

A - I N F O S N E W S S E R V I C E

http://www.ainfos.ca/

________________________________________________

 

Hier samedi 13 janvier 2001 a eu lieu à Saint-Étienne une manifestation "contre la criminalisation du mouvement social", dans le but de protester contre la répression policière, les inculpations de mlilitant-e-s avec prétextes mensongers, contre les mensonges médiatiques à propos de nos luttes, contre la vidéosurveillance et le fichage incessant... mais aussi en soutien aux inculpé-e-s de Nice, en particulier aux 5 personnes qui passent en procès le 1er février pour "entrave à la circulation". Nous étions environ 200 (estimation personnelle et peut-être erronée!) à défiler dans les rues de Saint-Étienne, scandant et chantant des slogans, au rythme d'une petite fanfare improvisée. Des tracts ont été distribués aux passants (jour de soldes donc rues bondées!) pour leur expliquer ce qui se passait, quelques graffitis laissés sur les murs et de nombreux autocollants posés sur le passage. Le défilé, largement décoré de drapeaux noirs, et coloré de quelques déguisements, s'est ainsi fait entendre pendant deux heures dans les rues du centre ville et s'est fini par une petite représentation de jonglage

enflammée. Nous n'étions pas 10 000, cela ne changera pas le comportement des flics et des autorités, mais nous avons pris la parole, avons visibilité une infime partie de notre lutte, et c'est déjà ça.

 

Ci-joint les textes des deux tracts qui ont été

distribués :

 

*******************************************

manifestation régionale:

le samedi 13 janvier à 15 h, devant la Bourse du Travail à Saint-Étienne

 

CONTRE LA CRIMINALISATION DU MOUVEMENT SOCIAL!

 

 

A Nice, le 7 décembre 2000, la manifestation

anticapitaliste contre le sommet des chefs d'état

européens a donné lieu à une sévère répression et de

nombreuses arrestations. Parmi celles-ci : cinq

militants libertaires et syndicalistes (quatre

stéphanois et un lyonnais) sont interpellés par la

police. Ils sont inculpés pour entrave à la

circulation (art. 7 du Code de la route), et risquent

2 ans de prison ferme plus 30 000 Frs d'amende,

chacun. Pour autant, ces militants ne faisaient que

gêner pacifiquement un véhicule de la délégation

italienne qui circulait dans les rues piétonnes.

 

Cet exemple vient s'ajouter à d'autres, dans un

processus international où nos dirigeants, états et

patrons, s'efforcent de criminaliser le mouvement

social par tous les moyens à leur disposition :

arrestations arbitraires, inculpations pour des

prétextes fallacieux, désinformation médiatique, lois

scélérates (lois xénophobes, mesures anti-ouvrières),

vidéosurveillance, fichiers illégaux...

 

En France, ce sont plusieurs milliers de militant/es

qui sont attaqué/es devant les tribunaux pour leur

participation à des actions revendicatives, en soutien

aux sans-papiers, dans les luttes antifascistes ou

syndicales, au sein même des entreprises. Certain/es

se retrouvent en prison, d'autres récoltent des

amendes bien trop lourdes pour leurs budgets.

 

Systématiquement, celles et ceux qui proposent une

critique radicale du système capitaliste sont visé/es.

Il s'agit de les désorganiser, et finalement de les

broyer pour empêcher leurs luttes quotidiennes, dans

leurs combats humains, où ils occupent le terrain pour

la construction d'un autre futur...

 

 

Pas de justice, pas de paix!

 

 

**************************************************

tract distribué par des individuEs

non-organisationné-e-s:

 

NOUS MANIFESTONS CONTRE LA REPRESSION ET LA

CRIMINALISATION DE NOS MOUVEMENTS CONTESTATAIRES, NOUS

MANIFESTONS PARCE QUE NOUS REFUSONS LA VIOLENCE ET LES

MENSONGES DE LA POLICE, DE L'ETAT !!

 

 

A l'école on m'a toujours raconté que la france était

"le pays des droits de l'homme", que c'était une

république démocratique - ce qui signifie "le pouvoir

au peuple" -, que les citoyen-ne-s y étaient libres

(entre autres jolis adjectifs!) et que la liberté

d'expression était un des grands principes de notre bô

pays, depuis la révolution de 1789. On m'a aussi

raconté que les lois étaient là pour veiller à l'ordre

dans la société, pour le bien être de toutes et tous,

et que les "forces de l'ordre" étaient là pour faire

appliquer les lois, pour le bien être de toutes et

tous. Qu'en est-il réellement de tout ça?

 

Les 6 et 7 décembre nous sommes allé-e-s manifester à

nice, contre un sommet européen où étaient en train de

se décider des choses en douce, qui allaient

privilégier les intérêts financiers et amoindrir les

droits des peuples. Le 6 une manifestation-défilé sage

et traditionnelle, composée de syndicats et

d'organisations officielles, a été autorisée, certes.

Mais cette manifestation fort conventionnelle n'a en

rien été écoutée par les membres du sommet, tout juste

entendue. Et toute autre forme de protestation a été

fortement, gravement, réprimée et criminalisée. Le 7

une tentative protestation par le blocage du sommet a

été lancée. Dès les premières tentatives d'approche de

l'Acropolis, où avait lieu le sommet, les

manifestant-e-s ont été copieusement gazé-e-s, et

ainsi toute la matinée, avec entre autres un gaz au

chlore interdit (car dangereux!) dans un texte

européen ratifié par la france! Ceci a continué

lorsqu'un gros groupe de manifestant-e-s est allé à

midi réclamer la libération de plusieurs personnes

injustement arrêtées : nouveaux gazages, nombreuses

arrestations sans motifs valables, jets de grenades

assourdissantes, dispersion par un canon à eau, traque

des manifestant-e-s par des agents de la BAC (brigade

anti-criminalité), matraques en main, dans les rues de

la ville... Les autorités, bien aidées par les médias

qui savent toujours aussi bien mentir, ont justifié la

répression par la "violence" de certain-e-s

manifestant-e-s". Il est d'une absolu mauvaise foi de

tenir compte de cet argument puisque :

-la violence et les gazages de la police ont commencé

bien avant que quelques vitrines aient été brisées

-parmi les manifestant-e-s gazé-e-s, frappé-e-s,

arrêté-e-s un grand nombre étaient absolument

pacifiques

 

Les autorités ont fait passer toutes les personnes qui

ne manifestaient pas de manière sage et

conventionnelle pour des "voyous", des "casseurs", des

"terroristes", car ces voix qui exigeaient qu'on

écoute leur contestation et leur colère les

dérangeait! Car elles avaient peur qu'on empêche leurs

accords du fric d'être signés. Des milliers d'italiens

et italiennes possédant papiers d'identité et titres

de transport en règle ont été bloqués à la frontière.

Alors que les accords européens prévoient justement la

libre circulation des personnes et des biens, ces

accords ont été annulés pour la durée du sommet, tout

simplement pour empêcher des milliers d'européen-ne-s

de venir exprimer leur contestation, tout simplement

parce que les Grands de ce monde n'avaient pas envie

d'avoir les oreilles encombrées du bruit de notre

colère et voulaient rester bien tranquilles dans leur

forteresse Acropolis pour décider de l'avenir des

peuples européens : un avenir de droits sociaux

diminués et de priorité au profit financier! En

france, un grand nombre de manifestant-e-s ont demandé

des trains gratuits pour aller manifester car

elles-ils n'avaient pas les moyens de payer des

billets à 500francs pour aller s'exprimer. Réponse :

CRS, arrestations arbitraires, coups de matraques et

quelques séjours à l'hôpital! On peut aussi préciser

qu'à l'intérieur de ce sommet aucune ONG n'a eu le

droit d'être représentée et que les journalistes

présents devaient restés dans une pièce où des

"messagers" leur apportaient les informations qu'on

voulait bien leur donner.

 

Des dizaines de personnes ont été arrêtées dans nice

le 7 décembre, une quinzaine a été inculpée et est

passée ou passera en procès. Deux espagnol-e-s ont

pris un mois ferme et deux ans d'interdiction du

territoire français, en comparution immédiate - c'est

à dire sans avoir le temps de préparer une défense -

pour attroupement armé. Le délit d'attroupement =3D le

délit d'avoir manifesté et "armé" parce qu'elle et il

avaient un couteau au fond de leur sac... à côté de

leur morceau de fromage! Deux autres personnes ont

pris un mois ferme le 8 janvier. Des témoignages

affirment qu'une jeune femme, pour avoir refuser

qu'un CRS prenne son sac, a été mise à terre et

frappée alors que deux autres la maintenaient au sol

et que son compagnon tentant de la défendre était lui

aussi matraqué. Ils en ont profité pour démontrer leur

"respect du citoyen" en lui disant: " Je vais

t'éclater la gueule, tu pourras plus faire le tapin

sale chienne" (sic) Plusieurs autres personnes ont été

tabassé-e-s par des flics ou CRS, entre autres

lorsqu'elles essayaient de prendre des photos. Cinq

militants FA et CNT de lyon et saint-étienne passeront

en procès le 1er février : ils sont accusés d'"entrave

à la circulation" et d'avoir "secoué" un véhicule

officiel, ce qu'ils démentent formellement. Ils ont

juste tenté de discuter avec le conducteur, un

officiel italien se rendant au sommet, il n'y a eu

aucune agressivité et lorsque les nombreux policiers

présents ont demandé aux personnes de laisser passer

la voiture elles ont obéi. Ce n'est que lorsque les

policiers ont trouvé dans leurs sacs des autocollants

de la Fédération Anarchiste qu'ils ont décidé de les

arrêter, trouvant là un bon prétexte pour les faire

passer pour des terroristes. D'autres personnes sont

accusées de rébellion, violence, attroupement, toutes

de manière arbitraire puisque les arrestations ont eu

lieu après les manifestations, lorsque ces personnes

se promenaient, allaient rejoindre des ami-e-s ou

attendaient des gens. Les déclarations des policiers

sont souvent bourrées de mensonges énormes, mais la

"justice" française les croit puisqu'elle a déjà

condamné quatre personnes à de la prison ferme, sans

aucune preuve, avec accusations bidons à l'appui, en

donnant plus de crédit aux affirmations grossièrement

mensongère des flics contre les défenses plausibles

des accusé-e-s.

 

Nous manifestons aujourd'hui, entre autres, pour

dénoncer les agissements de la police, des autorités,

de la "justice", qui nous font taire par la violence

et le mensonge, par la répression et les condamnations

arbitraires... pour l'exemple? Nous manifestons aussi

pour soutenir les 5 militants qui passeront en procès

le 1er février, leurs accusations ridicules feraient

hurler de rire s'ils ne risquaient pas gros! Nous

soutenons aussi toutes les autres personnes inculpées

dans las même condition de violence, de mensonge et

d'injustice à nice.

 

Mais ces aventures niçoises n'ont été qu'un grossier

exemple de la manière dont est réprimée en douce

toute contestation un peu trop gênante, de la manière

dont est criminalisée toute personne qui refuse de se

comporter "dans le droit chemin", de la manière dont

est protégé le kapitalisme et l'ordre social au

détriment des peuples, même ici, au pays des droits de

l'homme, et oui!

 

Le 15 janvier un stéphanois passe en procès pour avoir

oser manifester son mécontentement lorsqu'un festival

de musique militaire, hymne à la guerre et à la mort,

avait défilé à saint-étienne. Motif de l'inculpation?

"Coups et blessures sur un policier". L'accusé a été

embarqué alors qu'il tentait d'allumer un pétard et

n'a touché aucun policier, n'a eu aucun geste

agressif. Le médecin a constaté une éraflure sur la

main du policier. L'accusé ne sait même pas qui est

physiquement la personne qui l'accuse!

 

Le fils de françois miterrand, accusé de trafic d'arme

vers l'état raciste d'afrique du sud, est resté 12

jours en détention provisoire, tandis que deux

militants bretons poursuivis pour vol d'explosifs sont

en détention provisoire depuis plus d'un an. Où en

est-on de la fameuse présomption d'innocence? Surtout

où en est-on de la fameuse "égalité", principe

fondateur de notre belle république?!

 

Quel poids à la parole d'une personne qu'on tente de

faire passer pour "voyou", "casseur" ou "terroriste"

face aux mensonges des policiers, des autorités? D'un

côté ceux et celles qui ont le pouvoir, de l'autre

ceux et celles qui n'ont que le droit d'être de sages

citoyen-ne-s et d'honnêtes travailleurs-euses! Et ce

pouvoir est bien entendu, encore et toujours, très

bien servi par des médias qui racontent n'importe

quoi, font passer des actes de contestation politique

pour du vandalisme, décrédibilisent nos luttes.

 

De nombreuses personnes sont en ce moment même en

prison en france pour avoir une activité politique,

sociale, contestataire, qui déplait aux autorités.

Elles sont souvent à tort et avec appui de mensonges,

accusées de terrorisme ou autre délit inventé. Et

leurs traitements en prison sont loin d'être dignes

d'un gouvernement respectant les droits de l'humain-e.

Encore et toujours, cela nous est bien caché, la

réalité est masquée et déformée par les médias... nous

vivons dans un si beau pays! Si nous manifestons

masqué-e-s aujourd'hui, ce n'est pas pour nous la

jouer gueriller@s , ni pour vous faire peur, c'est

parce que toute manifestation est filmée et

photographiée, tout-e manifestant-e fiché-e puis

catalogué-e comme contestataire... trop contestataire?

... terroriste à surveiller?

 

Dans les lois françaises, voilà ce qu'il en est de la

liberté d'expression : si tu n'es pas content-e alors

tu as le droit de manifester, mais il faut avant cela

en demander le droit à la préfecture, qui te diras par

où tu as le droit de passer. Avec un peu de chance les

politicard-e-s feront semblant qu'ils-elles t'ont

écouté, raconteront deux ou trois nouilleries et

passeront à autre chose. Avec un peu de chance les

médias raconteront deux trois bobards sur ta manif et

décrédibiliseront ta lutte. Mais si tu n'as pas

quémandé en préfecture le droit de manifester tu peux

être passible du "délit d'attroupement" : tout membre

d'un groupe (nombre non défini) de personnes dans la

rue auxquelles les forces de l'ordre ont demandé de se

dissoudre 2 fois devient délinquant pour "délit

d'attroupement". (Et bien entendu, les deux

sommations, on ne les entend pas toujours très

distinctement!) Voilà ce qu'il en est de la liberté

d'expression dans les textes de lois français.

 

La police nous matraque et nous gaze, les autorités et

les médias racontent des salades sur notre compte,

nous font passer pour des terroristes pour ne pas

écouter nos contestations, et nous prennent pour des

imbéciles en nous racontant n'importe quoi, la

"justice" pénalise les petit-e-s et est indulgente

avec les grand-e-s, nous sommes écrasé-e-s par le

pouvoir de cette in-"justice" n'avons que de maigres

moyens pour nous défendre contre ses décisions

injustes. Pour finir les lois mêmes de ce pays sont

écrites contre toute personne qui conteste, sont

écrites en faveur de toute personne qui veut nous

faire taire.

 

Voilà pourquoi aujourd'hui nous manifestons : pour

exprimer notre colère, pour prendre la parole, pour

que vous vous rendiez compte de ce que cache le bla

bla hypnotisant des médias et des autorités, pour

dénoncer la violence des flics, pour dénoncer la

violence de la justice, pour dénoncer la violence de

l'état.

 

Face à tout cela, nous pourrions peut-être croire en

une seule loi :

 

" Quand le gouvernement viole les droits d'un peuple,

l'insurrection est pour le peuple et pour chaque

partie du peuple, le plus sacré et le plus

indispensable des devoirs. "

Art. 35 Déclaration Universelle des droits de l'Homme,

1948.

 

 

Des manifestant-e-s qui tiennent à préciser leur point

de vue et à s'exprimer librement.

 

 

 

autre doc pdf : CriminalisationMouvSociaux.pdf

 

 

 

 

Colloque de Bordeaux

Dérives pénales contre droits des citoyens

Gilberto Pagani, Avocat, Milan

LA CRIMINALISATION DES MOUVEMENTS SOCIAUX

 

 

 

2 octobre 2004

 

 

 

09:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/10/2009

Procès manifestation Poitiers : Les meneurs absents, les «pauvres bougres» à la barre

 

 

 

Bilan de la journée du 12 octobre

Concernant les procès des personnes inculpées à la suite des évènements du 10 octobre dernier, un point rapide sur la situation. Sur les dix-huit personnes interpellées samedi, huit sont passées en comparution immédiate lundi, et nous sommes toujours dans l’attente du procès d’une mineure qui aura lieu le 5 janvier prochain (rebellion et refus de prélèvement ADN). Le 23 février se déroulera également le procès de deux personnes pour refus de prélèvement d’ADN, ainsi que refus des photos et empreintes pour l’une d’entre elles.

 

Delibéré à 1h15, le mardi 13 octobre :

-  N. : Déclarée coupable de détention de feux d’artifice ; 2 mois avec sursis

C. : Déclaré coupable de détention de feux d’artifice ; 2 mois avec sursis

P. : Déclaré coupable de violence sur commissaire (jet de pile) ; 8 mois dont 4 avec sursis ; 800 euros d’amendes

S. : Déclaré coupable de dégradations volontaires sur bien privé ; 6 mois avec sursis, 2 ans de mise à l’épreuve (obligation de soin, d’activité et de dédommagement) ; 2850 euros d’amendes

S. : Déclaré coupable de violence sur commissaire ; 6 mois dont 5 avec sursis

J. : Déclaré coupable de violence sur officier de police ; 6 mois dont 5 avec sursis

L. : Déclaré coupable de dégradations volontaires par incendie et jets de pierre ; 6 mois avec sursis

C. : Déclarée coupable de dégradations volontaires sur un bien d’utilité publique ; 6 mois avec sursis et mise à l’épreuve ; 300 euros d’amendes pour refus d’ADN et 650 euros pour la Mairie de Poitiers

 

Après huit heures et demie de ce procès absurde et grotesque, des faux témoignages des policiers au zèle démesuré du procureur à faire tomber les condamnations , il faudrait être aveugle pour ne pas déceler la manipulation médiatico-politique qui s’est tramée ce lundi 12 octobre 2009. Plus qu’éreinté-e-s et attristé-e-s après cette journée qui sent la mascarade, nous remettons à très vite la rédaction d’un communiqué plus complet et réitérons notre soutien aux incarcérés.

Le Collectif contre la Prison de Vivonne

 

 

 

 

"On a donné de la pâture au peuple"

Des peines de prison ferme avec mandat de dépôt ont été infligées dans la nuit de lundi à mardi par le tribunal correctionnel de Poitiers, à trois des huit personnes jugées dans le cadre des violences survenues samedi dans la cité poitevine. Les cinq autres suspects ont été condamnés des peines avec sursis allant de  deux à six mois, après une audience qui aura duré plus de huit heures et 45 minutes de délibéré. Patrick,51 ans, a été sanctionné à huit mois de prison dont quatre fermes  et deux étudiants de 18 ans, Samuel et Jean-Salvy, à six mois dont un ferme,  avec mandat de dépôt. Le ministère public avait requis pour les trois, 18 mois dont10 fermes.

Ces trois décisions ont été accueillies par des cris et des pleurs de la  part de la trentaine de jeunes rassemblés dans la salle d'audience et de 40 autres à l'extérieur, en bas des marches du palais de justice. Les huit personnes étaient jugées en comparution immédiate pour "dégradationsvolontaires, dégradations de biens publics, coups et blessures sur argent de laforce publique dans l'exercice de leurs fonctions". Elles ont dix jours pour faire appel.

"On a donné de la pâture au peuple"

Une neuvième personne interpellée, une mineure, comparaîtra devantle tribunal pour enfants de Limoges, d'où elle est originaire. Dix-huit personnes avaient été interpellées après les violences. "C'est une parodiede justice. Pendant ce temps là, les responsables sont  dehors. C'est plus facile d'arrêter les voleurs de pommes", a déploré Me Simone Brunet,conseil de quatre suspects dont les deux jeunes condamnés à un mois de prisonferme. "Je vais essayer avec le juge d'application des peines detransformer la  prison ferme par le port d'un bracelet électronique",a-t-elle précisé. "On a donné de la pâture au peuple. Je n'ai jamais vu ce type de condamnation pour un délinquant primaire, au casier vierge et quijeté une pile ne blessant personne", a déclaré de son côté Me Philippe Brottier, défenseur de Patrick, condamné à quatre mois fermes. "Lorsque vous avez un ministre d'Etat qui se déplace le jour de l'audience alors qu'il sait pertinemment que les personnes réellement responsables ne sont pas là, c'est automatiquement une pression sur le parquet", a-t-il souligné.

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux avait souhaité dans l'après-midi  après avoir constaté les dégâts et rencontré des victimes,que la justice "sanctionne et durement" les casseurs. Une manifestation organisée par un collectif anticarcéral samedi à Poitiers pendant un festival culturel a dégénéré en violences, avec des actions  organisées decasseurs. Une quinzaine de vitrines ont été brisées ou endommagées, des abribuset des cabines téléphoniques détruits, du verre éparpillé dans deux ruespiétonnes, avec des tags sur différents monuments. Selon les autorités locales, les casseurs masqués et cagoulés ont opéré  comme un commando"très bien organisé". Une information judiciaire pour "organisation d'un attroupement armé" a été ouverte pour "rechercher les personnes à l'origine de cette manifestation".

D'après agence

 

 

 

de chez le JL :

 

Mardi 13 octobre 2009
Poitiers : Les meneurs absents,
les «pauvres bougres» à la barre


Les premières personnes jugées hier après le saccage du centre de Poitiers samedi ne sont pas les casseurs ultra-organisés qui ont défié la police. Ceux-là seront difficiles à attraper.

«Moi, je n’y suis pas allé. Je savais que ça pouvait déraper.» Cet étudiant en géographie est venu hier devant le palais de justice soutenir un de ses amis interpellé samedi à la fin de la manifestation qui a dégénéré à Poitiers. Pas le genre à casser du flic, mais plutôt à mener les luttes étudiantes «non violentes». «Mais là, j
ai su par internet que des Totos venaient dItalie pour casser.» Des quoi ? Des «Totos», comme «autonomes». Ces groupuscules qui prônent la violence, le plus souvent à loccasion de grands rassemblements. En Italie ou en Grande-Bretagne, on les appelle les «Black Blocs».

Sauf que là, c
était à Poitiers, au milieu dun festival familial, avec en plus une manifestation contre le transfert des prisonniers de Poitiers vers leur nouveau site de Vivonne (lire CL dhier). A priori sans risque. En tout cas pour les forces de lordre qui ne sattendaient certainement pas à se faire tirer dessus aux fusées de détresse. Et encore moins à recevoir dans leurs locaux le ministre de lIntérieur lui-même deux jours plus tard. «Pourtant, quand jai dit le dimanche à mon fils qui habite à lautre bout de France que Poitiers avait été saccagé, il ma répondu quil le savait avant même la manifestation : il lavait lu sur des blogs sur le net», raconte lavocat dun des neufs prévenus jugés en comparution immédiate. Dans le même temps, des voix politiques sélèvent, à gauche comme à droite, pour sinterroger sur le manque de renseignement de la police nationale.


Des prévenus sans passé judiciaire

L
audience dhier devait être la réponse «dure et sévère» comme le réclamait Brice Hortefeux lui-même (lire ci-dessous). Elle a surtout permis de voir que la police a été prise de court et que ses filets nont attrapé pour le moment que de tout petits poissons. Le procureur Pierre Sennes la reconnu lui-même à plusieurs reprises en précisant notamment quune information judiciaire venait dêtre ouverte pour «provocation à un attroupement armé». «Je suis préoccupé par lorganisation de cette manifestation.»

Qui est cette «organisation» ? Les prévoyants qui ont amené en plein milieu de la manifestation samedi un Caddie rempli de bombes artisanales, de fusées nautiques pour viser la police ou encore de bombes de peinture pour inciter à mettre le «feu aux banques, feu aux prisons». Ce sont aussi les diffuseurs d
un tract très précis «pour se sortir de la sale galère de la garde à vue». Ce sont également les insaisissables, capables de se volatiliser aussi vite quils ont surgi pour provoquer «une véritable émeute et une impression de dévastation», résume encore Pierre Sennes.

Pas le profil en tout cas de Patrick, Nathalie, Serge, trois des neufs prévenus qui ont défilé les uns après les autres jusque tard hier soir en comparution immédiate. Ils ont tous un casier judiciaire vierge quand ils se présentent à la barre. Bien sûr, ils ne sont pas là par hasard. L
un a lancé une pile ronde en direction de la police. Lautre a donné un coup de bâton dans une agence bancaire. La troisième a ramassé des bombes de peinture, restes du saccage pour les mettre dans son sac. «Jai appris en garde à vue que javais pris aussi des feux de détresse !» dont le transport est un délit. Ils nont jamais amené les objets délictueux sur les lieux.

«Tout ça est calculé par les vrais responsables qui ne sont pas là et qui utilisent la détresse sociale de pauvres bougres», plaide l
avocat Me Philippe Brottier. À chaque fois, leur histoire est peu ou prou la même. Un passé ou un présent de marginal, comme Serge, 37 ans, qui vient davoir un appartement après des années dans la rue. «Dans une démarche dinsertion», dit lenquête sociale malgré son problème avec lalcool. Une volonté de manifester sans en découdre, mais à chaque fois un effet dentraînement. «On ma donné une pile ronde, mais je ne peux pas vous dire qui cétait dans la foule», explique Patrick, 51 ans. Il la lancée en direction de la police. Lui navait pas de cagoule. Il sest fait reconnaître par le commissaire quelques heures plus tard. «Ils se retrouvent dans quelque chose qui les dépasse», résume Me Jean Damy.

Les peines requises par le procureur les «dépassent» aussi. Six mois ferme pour le coup de bâton dans la vitrine : «Une infraction purement matérielle !», explique Me Damy. Dix mois ferme et huit avec sursis «pour une pile ronde en cinquante ans !», lancera Me Brottier à propos de son client au casier également vierge.

Les avocats de la défense ne peuvent s
empêcher de voir la demande ferme du ministre Hortefeux «tentant dexercer une espèce de pression» par sa venue et ses déclarations, à quelques mètres du palais de justice et quelques minutes avant le début de laudience.

Tard hier soir, le tribunal n
avait toujours pas rendu ses jugements. En attendant, on sait déjà que la police sera sur le qui-vive samedi à Rennes. Une «manifestation de soutien aux luttes de l’Ouest» est organisée. L’affiche est encore visible sur une cabine téléphonique, juste à côté des vitres cassées de la boutique Bouygues. Là où un salarié a été blessé samedi.

Leur presse (Maurice Bontinck, Charente libre), 13 octobre 2009


07:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/10/2009

Manifestation et débordement à Poitiers...à la poursuite de l’ennemi intérieur ?

A la manière de la romancière Joan Wilder, dans le film « A la poursuite du diamant vert », les faits et points de vue que nous rapportent presque tous les médias classiques sur les évènements qui ont eu lieu le samedi 11 octobre 2009 à Poitiers semblent indiquer, encore une fois, une cible bien précise : « l’ultra-gauche ».

 

-- "Une manifestation de "l’ultra-gauche" extrêmement violente et très organisée", a expliqué à l’Associated Press la directrice de cabinet du préfet, Anne Frackowiack.

-« Ce qui était au départ annoncé comme un « rassemblement festif » a tourné à l’opération commando. » selon France-Soir.

-« Cagoules, masques, drapeaux noirs et compagnie, ils avaient tout l’attirail habituel », décrit Simon Hiernard.

-« C’est simplement un mouvement anarchiste très organisé qui a utilisé la nouvelle prison comme prétexte à leurs actions », assure Alain Claeys, député maire (PS) de Poitiers.

-« Quand les saccages ont commencé, certains ont retiré leur masque pour se désolidariser du mouvement », relate Simon Hiernard.

Et nous revoilà donc retombés, 11 mois presque jours pour jours après Tarnac (11.11.2008), dans les méandres de « l’ultra-gauche » et des « anarchiste très organisé ».

Pourquoi aucun média ne reprend ne serait-ce que quelques lignes d’une des déclarations faite, via le net, par le Collectif contre la prison de Vivonne ou le communiqué de l’Organisation communiste libertaire Poitou ?

Dans un soucis d’égalité et d’information, il me semble important que ces communiqués soient proposés sur des sites d’information comme Agoravox.

Communiqué sur la manifestation du 10 octobre à Poitiers

Nous, collectif contre la prison de Vivonne, tenons à revenir sur les événements qui se sont déroulés lors de cette journée anti-carcérale du 10 octobre lancée à notre initiative. Avant toutes choses, il nous paraît important de rappeler à tous nos détracteurs que la manifestation n’était pas le centre de la journée. Nous invitons ainsi tout le monde à relire le programme de cette journée qui appelait outre la manifestation festive à des débats avec intervenants extérieurs sur des thèmes tels que le sécuritaire ou les luttes anticarcérales... ainsi qu’à des concerts le soir même. Par ailleurs les débats qui ont eu lieu avant la manifestation, contrairement au reste de la soirée qui a été annulé par les forces de l’ordre, montrera peut être par les apports qui en sortiront que la réflexion sur le sujet n’était pas exempt de la journée. Les déclarations de tous les “citoyens” et “journaleux” qui ont pris hâte de faire passer ce collectif comme un prétexte pour organiser une “émeute” et étant “une cellule d’ultra gauche” nous paraît donc d’une stupidité sans nom, d’un mensonge et d’une volonté politique des plus réactionnaires. Encore une fois nous assistons à l’utilisation d’outils médiatico-politique récurants ces derniers temps au même titre que les étiquettes “d’anarcho autonome” et “d’ultra gauche organisée”.

Bien que solidaire de tous les interpellés et n’ayant aucun intérêt à juger en bien ou en mal les actes commis, nous pouvons toutefois dire que les pratiques utilisées ne correspondaient pas à nos attentes et qu’un bilan de la stratégie politique émanera de ces événements. Nous rappelons que, bien qu’ayant appelé à cette manifestation, nous ne sommes en aucun cas responsable des actes qui y ont été commis. Mais parler d’une violence à sens unique nous paraît inexact en vue de la gestion policière qui a suivi la manifestation : occupation policière massive de tout le centre ville (mise en place d’un quasi “couvre-feu”), arrestations arbitraires, opération policière au numéro 23 de la porte de Paris (local culturel), où devait se dérouler la suite de la journée, digne d’une ère ancienne ... Le numéro 23, qui n’avait aucun lien avec les événements de la manifestation a ainsi vu une perquisition des plus violentes. Les personnes présentes ont ainsi subit diverses violences (coups de tonfas), humiliations (face contre terre les mains sur la tête) et contrôle abusif des identités (photos et question...) pendant près de 4h ! De plus les policiers présents ont volontairement dégradé le matériel sono loué ou prêté pour l’occasion (estimation à plusieurs milliers d’euros) !!!

Ainsi il nous semble que le moment n’est pas à la dénonciation mais bel et bien à la solidarité avec les militants inculpés !

Libération des manifestants en garde à vue !

Le collectif contre la prison de Vivonne
.

Communiqué Organisation communiste libertaire Poitou

Il n’y a pas eu plus d’émeute à Poitiers le 10 octobre
que de socialisme en France en mai 1981

Quelques poubelles qui brûlent, quelques vitrines brisées (celles de banques essentiellement, ainsi que de Bouygues Télécom – le maître d’œuvre de la nouvelle prison à Vivonne –, et d’un journal local), quelques fumigènes, le tout mettant aux prises quelques dizaines de personnes avec la police pendant une petite heure, cela ne fait pas encore une émeute !
Une émeute, c’est, rappelons-le, un soulèvement populaire mis en œuvre par une partie importante et significative de la population dans un espace politique donné.
En revanche, l’intrusion policière couverte par le procureur de la République, à huit heures du soir, dans un lieu privé, bien après et loin du lieu de la manifestation, pour procéder au contrôle d’identité des 100 personnes présentes pour un débat, un repas et un concert (toutes choses qui ne purent avoir lieu de ce fait), cela ressemble fort à un état de siège interdisant toute réunion la nuit venue ! Tous et toutes au sol, mains sur la tête en plein air pendant cinq heures, cela n’est pas encore si banal que l’on ne puisse en faire grand état.

La journée anticarcérale du 10 devait être l’occasion – en profitant du transfert, prévu le lendemain, des prisonniers de la vieille prison de Poitiers vers la neuve de Vivonne, à quelques kilomètres – de poser la question cruciale de la prison dans une société où le sécuritaire et l’enfermement sont les deux pivots du maintien de l’ordre capitaliste.
Un premier débat s’est tenu en début d’après-midi, parfaitement introduit par une militante de l’Association pour le respect des proches des personnes incarcérées (ARPI). Il fut l’occasion d’aborder de multiples questions dans une ambiance d’écoute et de réflexion assez rare sur ces sujets particulièrement sensibles. Quel sens donner à l’abolitionnisme ? Quelle population croupit dans les prisons ? Dans une société « libertaire », quel sens aura la déviance ; faudra-t-il ou non « punir », pourquoi, comment ? Bref, autant de questions guère débattues en public. Une réussite.

Ensuite, départ pour la manif « festive ». Mais s’il y a eu problème alors, ce n’est pas tant dans les événements décrits succinctement plus haut – qui, répétons-le, ne furent en rien une émeute, et dont la responsabilité revient essentiellement aux forces de l’ordre – que dans l’ambiance qui y régnait. Des groupes de militants, ceux que nous appelons « hors-sol », ont, de fait, pris le contrôle de la manifestation, qui regroupait environ 300 personnes, imprimant leurs décisions, leur rythme, leur manière d’agir et leurs fantasmes à l’ensemble des manifestants (sans se préoccuper des retombées sur l’environnement local). A disparu alors tout souci d’expliquer le pourquoi de cette manifestation – pas de tract clair, pas de slogans lancés, des banderoles vides de toute inscription (!). Or, quand de tels messages sont absents, il ne reste plus que celui des vitrines brisées comme but en soi et unique non-message ! Comme si l’objectif de la journée, qui était de sensibiliser un peu une frange de la population à l’absurdité de la prison, devenait secondaire par rapport à, par exemple, l’inscription du slogan le plus imbécile de l’année : « La plus belle jeunesse est celle qui est en prison », ou encore à s’affronter avec la police. Bref, une ambiance pas trop démocratique (il n’est pas de démocratie que bourgeoise !) et un avant-gardisme rappelant de sinistres heures du gauchisme militaro que l’on croyait renvoyé aux poubelles de l’Histoire. Une manifestation où la peur et l’angoisse devant des visages figés par des masques et des uniformes sombres nous plaçaient aux antipodes des yeux dans les yeux et de la communication colorée et festive prévue.

Ce n’est pas la première fois que cela se produit, et il est urgent que les pendules soient remises à l’heure, afin que le sens des mobilisations en cours ne passe pas au second plan en nous faisant entrer dans un cycle permanent de violence-répression où notre énergie s’usera au nom de la solidarité (« malgré tout », puisque ce sera un choix forcé). Autrement, les sempiternelles obligations antirépressives risquent de devenir pour nous le pendant des journées d’action rituelles de la CGT.

O
CL-Poitou

 

Il me semble, après lecture des communiqués de ceux qui avait organisé un rassemblement pacifiste lors de cette journée d’information sur les centres de rétention que les débordements ne font pas partie de leur moyen d’action.

 

A vous de faire le tri, en toute objectivité, entre les infos que vous donnent les médias locaux et nationaux dépendants des recettes publicitaires et les communiqués des comités de soutien des deux articles postés au dessus dont font partie des gens qui, comme vous, ont des enfants, des responsabilités et surtout rien à gagner à ce que leur moyen d’action pour rendre l’opinion publique attentive se solde par une action violente.

A qui profite cette "enfumage" médiatique ?

A ceux qui voulaient une manifestation festive et amener des débats sur des thèmes sécuritaires ou les luttes anti-carcérales ?

Certainement pas.

 

Par contre, M. le Préfet de Poitou-Charentes emploi des termes juridiques assez précis : "objets à destination d’armes" et fait un amalgame avec les violences commise à Strasbourg en avril 2009 lors du Contre-Sommet de l’Otan :

 

"Ils sont extrêmement bien organisés, extrêmement bien formés. Je dis ça vu les méthodes employées, les objets à destination d’armes qu’ils ont utilisés, c’est donc des ultra-violents,(...) qui peuvent sévir partout en France sur des opérations de type commando", a dit le préfet de Poitou-Charentes, Bernard Tomasini, sur France Info...Ces violences font écho, pour les autorités, à celle du sommet de l’Otan en avril à Strasbourg, où des militants de la gauche radicale surnommés les "black block", également armés et masqués, avaient ravagé un quartier de la ville"...

 

La chasse aux sorcières continue ?

 

Sur les dix-huit personnes interpellés au n°23, neuf d’entre-elles sont encore en garde à vue.

 

Source article de presse :

France Soir :

Poitiers sous le choc après les violences

 

Nouvel Obs :

Dix huit interpellations après les violences à Poitiers

 

Le livre "l’ennemi Intérieur" de Mathieu Rigouste

 

entretien-interview avec Mathieu Rigouste

 

 

 

11:05 | Lien permanent | Commentaires (1) |

 
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