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30/04/2012

[Brochure] Mauvaises intentions #3 autour du procès antiterroriste de mai 2012

via http://cestdejatoutdesuite

Il nous importe de partager des expériences et de construire un discours
collectif et une solidarité la plus large possible face à la répression.
Partager ses expériences, c’est aussi tenter de comprendre et d’expliquer
certaines limites de l’antirépression qui reste un moment auquel il est
difficile d’échapper.

Recueil de textes- avril 2012
contact : solidaritesinculpes [a] riseup.net
soutien financier : billet ou chèque à l’ordre de « Les » à envoyer à
Mauvaises Intentions, 21 ter rue Voltaire 75011 Paris

Infokiosques.net, pour sa part, propose le DOSSIER « Mauvaises Intentions«
, où se trouvent archivés – de la manière la plus exhaustive possible –
les textes, analyses, comptes-rendus d’actions glanés sur les sites
d’informations « alternatifs »…

SOMMAIRE

1/ Introduction

2/ Rappel des faits
- chronologie rapide
- révoltes du « CPE ». La solidarité continue ! +
- extraits de la procédure antiterroriste +

3/ Antirépression & luttes sociales
- un pavé dans les rouages +
- travail, prison, travail +
- solidarité ! +
- danse avec l’état +
- contribution aux discussions sur la répression antiterroriste +
- briser ses liens… +

4/ Temps judiciaire et techniques policières
- garde à vue : manuel de survie en garde à vue +
- taule : texte d’un prisonnier du mitard de Bois d’Arcy +
- taule : lettre de Frank depuis la prison de La Santé +
- contrôle judiciaire : la prison à la maison +
- contrôle judiciaire : depuis notre chez nous carcéral +
- expertise psy : lettre à un expert psychiatre +
- adn : sur l’ADN – du sang, de la chique et du mollard +
- enquête : analyse d’un dossier d’instruction antiterroriste +
- antiterrorisme : face à l’outil antiterroriste +

5/ Solidarité
- actions de solidarité
- caisses et collectifs de solidarité
- émissions de radio anticarcérales

INTRODUCTION :
Prélude en M.I. [1] bémol

Nous voilà repartis pour le même cirque électoral qu’il y a cinq ans ;
avec, en prime, du 14 au 22 mai 2012, le procès concernant 6 camarades
désignés comme appartenant à la « mouvance anarcho-autonome francilienne »
et interpellés en 2008. Les médias et le pouvoir avaient alors brandi
l’épouvantail anarcho-autonome, les accusant, entre autre, d’avoir pris
part à l’agitation qui avait eu lieu après l’élection de Sarkozy en 2007.
Hasard du calendrier, longueur de l’instruction, volonté politique ?
Toujours est-il qu’à cette occasion, il nous a semblé important de
réaliser un nouveau recueil de certains des textes qui nous ont
accompagnés dans nos réflexions ces dernières années. Depuis le début de
ces affaires, nous avons choisi d’en parler dans le cadre de leur contexte
politique et social (lutte dans les centres de rétention, élections
présidentielles, mouvement CPE), persuadés qu’elles révélaient une réalité
politique plus large. Il nous paraît nécessaire de diffuser le plus
possible ce que nous avons compris des techniques policières et
judiciaires car nous sommes convaincus que c’est en partageant des
informations, des expériences, que nous pouvons être plus forts dans ces
moments là, que ce n’est pas une affaire privée entre des individus et
l’État.
Cette période nous a fait réfléchir sur l’antirépression et nous avions
envie de partager quelques impressions et analyses afin d’élargir la
discussion sur ce sujet toujours sensible.

Après quatre ans d’instruction, trois ordonnances de renvoi et autant de «
réouvertures » du dossier, la procédure est enfin close. Chaque fois, on
s’est dit qu’on touchait à la fin, puis, chaque fois on était renvoyé à ce
temps qui s’étale, qui semble ne pas avoir de fin. Le temps de la justice
est un temps qu’on ne maîtrise pas. Il peut être court, comme lors des
mouvements sociaux ou révoltes où l’Etat veut faire des exemples en
réprimant fortement et rapidement avec les comparutions immédiates. Il
peut aussi s’éterniser, comme pour cette affaire, ce qui provoque une
grande distance temporelle entre les actes reprochés et leur contexte et
donc une difficulté à les inscrire dans un réel qui semble loin. C’est un
temps long qui concerne non seulement les mois de prison pour les
inculpés, mais aussi toutes les arrestations, les surveillances policières
liées à l’enquête, les contrôles judiciaires, les interrogatoires avec le
juge d’instruction, les demandes d’aménagement de contrôles… Il comprend
aussi l’antirépression, les heures passées avec les avocats, les parloirs,
la recherche de thune, la publicisation des nouvelles de l’affaire, les
actions de solidarité… Tout ce temps passé qui change entièrement le
quotidien des mis en examen et de leurs proches, est imposé par l’État. La
répression crée une forme d’immobilisation, d’attente qui se prolonge et
dont on ne connaît pas la fin. L’issue du procès pourrait amener à des
peines de prison supplémentaires, des « mises à l’épreuve » qui perdurent.
Et si on va au-delà, le temps judiciaire comprend même les fichages liés à
la peine, les marqueurs (ADN, casier, sursis…) qui te suivent et les «
récidives » qui s’ensuivent. En fait, la punition se mesure toujours en
temps : temps passé depuis le début de la procédure, auquel s’ajoutera le
nombre total de mois ou d’années au moment du verdict.
S’extraire du temps judiciaire ou dépasser le « calendrier » du pouvoir ne
dépend pas de notre volonté. Par exemple, quand tu es en cavale, tu fuis
l’arrestation mais restes soumis à son éventualité, qui régit en grande
partie ton quotidien. Et, même à un niveau collectif, il est difficile
d’échapper à ce calendrier, l’antirépression suit la répression.

On peut constater que les marges de manœuvre et le cadre de la légalité
vont en se restreignant dans les luttes (utilisation de l’outil
antiterroriste, réquisitions policières de travailleurs en grève,
multiplication des garde-à-vue…). Pour autant, il ne s’agit pas de
s’indigner de la « criminalisation des mouvements sociaux » mais de penser
cette répression dans un contexte plus large. En temps de crise, tous les
rapports sociaux se durcissent et la répression s’alourdit pour tous,
qu’elle frappe pour des actes de survie quotidienne, des actions
militantes… Elle est une réponse de l’État à toute attaque dirigée contre
lui ou ce qu’il protège, un moyen de maintenir l’ordre et de garantir la
pérennité du système. Si la répression est à considérer comme un mécanisme
général touchant une large partie de la société, elle n’en est pas moins
adaptée aux différents groupes et milieux sociaux qu’elle touche, aux
différents actes qu’elle cible. Elle n’est pas la même quand elle
s’attaque aux sans-papiers, aux dealers ou aux militants. Les séparations
qui existent dans la société sont reproduites et cristallisées dans la
répression par un traitement différent, un arsenal judiciaire et policier
particulier.
Le procès qui aura lieu en mai, est, comme d’autres affaires [2], le
résultat d’une de ces formes de répression particulière. Ces affaires sont
inscrites par l’État à l’actif de ce qu’il appelle la « mouvance
anarcho-autonome ». Même s’il s’agit effectivement d’attaquer des
mauvaises intentions [3], cette répression ne peut s’effectuer qu’autour
d’une compilation d’actes qui permet de punir certaines pratiques, de
ficher un grand nombre de personnes et surtout de donner un cadre, une
existence judiciaire et policière à la mouvance. L’acharnement de la
répression à définir la « mouvance anarcho-autonome » lui donne une
réalité publique et constituée dont il n’y a pas lieu de se revendiquer.
Malgré tout on ne peut pas nier la pré-existence d’une mouvance ou d’un
milieu se retrouvant autour d’idées révolutionnaires et de pratiques
autonomes vis-à-vis des organisations politiques institutionnelles.
Cette répression polarise l’attention sur l’identité des «
anarcho-autonomes ». Elle crée un double phénomène, poussant les individus
à questionner cette identité et trop souvent à s’y référer alors même que
cette identité les enferme dans les catégories du pouvoir. La complexité
de ce phénomène tient à ce que la répression plonge l’individu ou le
groupe dans un rapport binaire de bras de fer, et de face à face avec
l’État (parfois fantasmé comme un rapport de force), l’isole dans sa
situation, dans une confrontation qui ne peut pas avoir d’issue en
elle-même.
Pour s’organiser collectivement contre la répression, il est nécessaire de
s’armer de patience et d’outils de solidarité (caisse de soutien, aides
juridiques, partages des expériences). Mais l’antirépression, comme moment
de lutte à part, séparé, au-delà de l’auto-défense élémentaire, a lieu
dans un moment de faiblesse. Parvenir à dépasser ce moment, à le lier à
d’autres types de répression, ou à des luttes en cours est très compliqué.
Le rôle même de la répression étant de cibler et d’isoler, il est
difficile de construire une offensive ou un rapport de force à partir de
cette question. A travers une analyse de la société de classe, on peut
théoriquement faire le lien entre toutes les répressions mais il ne suffit
pas de nier les séparations ou de mettre en avant leur absurdité pour les
déconstruire. Il ne s’agit pas de créer une échelle de légitimité ou de
pertinence des différentes réactions à la répression mais plutôt de
réussir à appréhender une forme de reproduction des séparations ou
d’enfermement que peut produire l’antirépression. Il ne s’agit pas non
plus d’envisager un mutisme passif qui pourrait s’apparenter à
l’intégration complète de l’isolement et de la peur produits par la
répression.
La répression enferme souvent les gens « figés » par l’Etat dans une
identité (comme celle de « la mouvance anarcho-autonome »), enferme
souvent dans une alternative entre la volonté de défendre des pratiques,
en elles-mêmes et coûte que coûte, et celle de s’en démarquer à tout prix.
Le jeu de la répression pousse les individus à se positionner en termes
d’association ou de dissociation, on ne s’autorise plus à remettre en
cause, à questionner la pertinence des actes dont les personnes sont
accusées. De la même manière, la discussion sur les pratiques et les
actions mises en place dans l’antirépression est souvent évacuée.

Nous l’avons dit, il nous importe de partager des expériences et de
construire un discours collectif et une solidarité la plus large possible
face à la répression. Partager ses expériences, c’est aussi tenter de
comprendre et d’expliquer certaines limites de l’antirépression qui reste
un moment auquel il est difficile d’échapper.

[1] Mauvaises Intentions

[2] Affaires de Tarnac, Labège, Chambéry, etc.

[3] « La haine de l’état bourgeois et de ses appareils »


http://cestdejatoutdesuite.noblogs.org/2012/04/27/brochur...


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25/04/2012

No Border / STOCKHOLM - 17 juin au 24 juin 2012

08:43 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Anarchy dans l'Union Européenne - Europol - manif au Kreuzberg à Berlin à 17h

europol,anarchy,train,rail

Dissolution des services secrets et de la police – Anarchisme dans l´UE !

 

Selon un pro­to­co­le du grou­pe­ment « Ter­ro­ris­me » du Con­seil de l´UE l´agence po­li­cière européenne EU­RO­POL or­ga­nise une conférence sur l´An­ar­chis­me le 24/25 Avril qui pro­ba­ble­ment aura lieu au site d´EU­RO­POL à Le Hague. Selon des re­ports dans les me­di­as, il y aura un exposé de la délégati­on ita­li­en­ne sur les ac­tivités de la „Fe­dera­zio­ne An­archi­ca In­for­ma­le“ (F.A.I.) et la conférence va trai­ter des ac­tivités cont­re « l´in­fra­struc­tu­re fer­ro­viai­re » et le « réseau No Bor­der ».

 

« L´in­fra­struc­tu­re fer­ro­viai­re »

Très con­formément à la po­li­tique européenne le véri­ta­ble con­tent de la conférence et ce qui les or­ga­ni­sa­teurs in­ten­tent reste dans l´ob­scu­rité. De quel­les cam­pa­gnes est-​ce qu´on parle – on est tenté de cro­ire qu´il s´agit des pro­tes­tes cont­re l´ « in­fra­struc­tu­re fer­ro­viai­re » Stutt­gart 21 ainsi que cont­re le pro­jet d´une liai­son fer­ro­viai­re á gran­de vi­tes­se « Treno ad Alta Ve­lo­cità » (TAV) de Turin à Lyon. Les po­pu­la­ti­ons lo­ca­les s´op­po­sent énormément cont­re ces deux pro­jets – et na­tu­rel­le­ment des mou­ve­ments de gau­che de l´Ita­lie et de l´Al­le­ma­gne sup­port­ent la résis­tan­ce. Le gou­ver­ne­ment al­le­mand parle dans ce con­tex­te de « l´ex­tre­mis­me et ter­ro­ris­me de gau­che » et leurs préten­du­es « at­taques au trans­ports fer­ro­viai­res ». On peut présumer donc que la conférence d´ EU­RO­POL vise à se fo­ca­li­ser sur la résis­tan­ce légi­ti­me cont­re des gros pro­jets ab­sur­des ou des tech­no­lo­gies dan­ge­reu­ses. Ceci con­vi­ent à la po­li­tique du gou­ver­ne­ment ita­li­en­ne et sa po­li­ce qui préten­dait récem­ment que les pro­tes­tants se­rai­ent prêts à ris­quer des décès et dev­rai­ent être clas­si­fié comme « ter­ro­ris­tes ». Pour­tant c´était la po­li­ce ita­li­en­ne qui fai­sait tom­ber un grim­peur d´une gran­de hau­t­eur et ainsi le fai­sait subir de gra­ves bles­su­res.

« 96 an­ar­chis­tes » et le « Réseau No Bor­der »

Selon le gou­ver­ne­ment al­le­mand on fait aussi un thème de di­s­cus­sion à la conférence les ac­tivités du « réseau No Bor­der ». Ici aussi, ce n´est pas clair dans quel­le me­su­re le réseau doit être de la compétence d´ EU­RO­POL. De­puis les années 90 les grou­pes so­li­dai­res avec des mi­grants or­ga­nis­ent régulière­ment des ma­ni­fe­sta­ti­ons, camps et cam­pa­gnes par-​des­sus les fron­tières. Cette année ils se prépar­ent pour pro­tes­ter sur la Médi­ter­ranée cont­re la vio­lence in­hu­mai­ne et sou­vent mor­tel­le de l´agence européenne de contrôle des fron­tières FRON­TEX et ils ont pour de­vi­se « Boats for peop­le ». Les ca­va­liers de la forter­es­se Eu­ro­pe évi­dem­ment in­ter­prètent la so­li­da­rité so­li­de avec les re­fu­giés comme « ter­ro­ris­me ». Mais peut-être on se réfère aux événe­ments sur le No Bor­der Camp à Bru­xel­les en 2010 : Avec une ac­tion sans précédent la po­li­ce belge ten­tai­ent d´empêcher les gens de quit­ter le camp pour par­ti­ci­per à une ma­ni­fe­sta­ti­on syn­di­ca­le in­ter­na­tio­na­le. Pro­ba­ble­ment l´in­di­ca­teur Simon Brom­ma en as­sis­tait qui avait trans­mis ses « con­nais­sances » chaque jour à l´of­fice de la po­li­ce cri­mi­nel­le des Län­der (LKA) à Stutt­gart et qui était démasqué plus tard. C´est pos­si­ble que de faus­ses in­for­ma­ti­ons par­venaient en­sui­te aux au­to­rités bel­ges et con­du­i­sai­ent à l´ar­re­sta­ti­on de « 96 an­ar­chis­tes », comme le rap­por­tait à l´époque un por­te-​pa­ro­le de la po­li­ce sans don­ner des ex­pli­ca­ti­ons. Les mi­li­tants ni avai­ent des ob­jets in­terdits chez soi ni fai­sai­ent-​ils des ac­tions cri­mi­nel­les donc on conçoit aisément qu´ils so­i­ent été arrêtés seu­le­ment à cause d´un es­prit « An­ar­chis­te ».

G8, OTAN et les « Eu­ro-​An­ar­chis­tes »

Aussi le chef de l´of­fice fédéral de la po­li­ce cri­mi­nel­le (BKA) a mis les mi­li­tants de gau­che et un prétendu « An­ar­chis­me » com­ba­tif au même rang. En jan­vier de l´année dernière, on a de­mandé Jörg Ziercke du comité intéri­eu­re al­le­mand du Bun­des­tag pour­quoi son ser­vice échan­ge abon­dam­ment des agents secrets avec la Gran­de-​Bre­ta­gne. Ziercke a ju­s­ti­fié l´in­fil­tra­ti­on éta­tique des mo­bi­li­sa­ti­ons cont­re le som­met G8 en 2007 et le som­met OTAN en 2009 par une préten­due « européisa­ti­on du mi­lieu des an­ar­chis­tes » à la Grèce, l´Es­pa­gne, Gran­de-​Bre­ta­gne, Fran­ce, Da­ne­mark et l´Al­le­ma­gne. Plus tard, le gou­ver­ne­ment al­le­mand a précisé sa ju­s­ti­fi­ca­ti­on de l´échan­ge des in­di­ca­teurs à l´oc­ca­si­on des pro­tes­tes cont­re les som­mets par l´ « envoi trans­fron­ta­lier des lettres piégées ». Le chef du BKA par cont­re a déclaré l´in­ter­ven­ti­on des in­di­ca­teurs bri­tan­ni­ques à Hei­li­gen­damm comme ac­tion cont­re des « Eu­ro-​An­ar­chis­tes » et des « gau­chis­tes com­ba­tifs et ter­ro­ris­tes ». Jusqu´alors, le terme « Eu­ro-​An­ar­chis­te » n´était pas uti­lisé dans les pays ger­ma­no­pho­nes. Ent­re-​temps on at­tes­te même le parti libéral bour­geois des Pi­ra­tes une « at­ti­tu­de of­fen­si­ve cont­re l´État » et qua­li­fie leurs con­cepts sur beau­coup de su­jets d´être « an­ar­chis­te ».

« Cri­mi­na­lité or­ga­nisée et ter­ro­ris­me »

Les ser­vices secrets de l´UE Sit Cen, aussi, est sur la piste du « phénomène de l´An­ar­chis­me » : En oc­tob­re, les ser­vices ont dressé une « éva­lua­ti­on de la si­tua­ti­on » (« si­tua­ti­on as­sess­ment ») à laquel­le le BKA aussi avait donné sa cont­ri­bu­ti­on. EU­RO­POL soi-même pu­blie chaque année les con­stats entrés dans le « Ter­ro­rism Si­tua­ti­on and Trend Re­port » (TE-​SAT) TE-​SAT 2010 titulé « An­ti­ca­pi­ta­lis­me, an­ti­mi­li­ta­ris­me, an­ti­fa­scis­me et la cam­pa­gne No Bor­der » donne des rap­ports re­la­tifs aux su­jets fa­vo­risés par des « An­ar­chis­tes extrémis­tes » ba­sant sur des in­for­ma­ti­ons de l´Al­le­ma­gne, la Suède, la Répu­bli­que tchèque et de la Gran­de-​Bre­ta­gne. Il n´y est de­venu évi­dent que récem­ment que EU­RO­POL aussi ob­ser­ve des in­itia­ti­ves des mi­li­tants éco­lo­gi­ques et des défen­seurs des droits des ani­maux. En se ba­sant sur ces in­for­ma­ti­ons EU­RO­POL or­ga­nise régulière­ment des conféren­ces sur le prétendu « extrémisme de droits des ani­maux ». Les ob­ser­va­tions dans le con­tex­te du « ter­ro­ris­me » et « extrémisme » sont classées chez EU­RO­POL dans le fi­chier de tra­vail à des fins d´ana­ly­se (AWF) « Dol­phin » qui peut par­ti­el­le­ment con­tenir des véri­ta­bles dos­siers sur des per­son­nes, ob­jets ou dérou­le­ment des faits. Selon le gou­ver­ne­ment al­le­mand la conférence sur « l´An­ar­chis­me » aura lieu le 25 Avril 2012 dans le cadre d´une in­vi­ta­ti­on des 20 États mem­bres de l´ AWF « Dol­phin ». Ce n´est seu­le­ment parce qu´ils sont sur les lis­tes des dos­siers « Dol­phin » que les mi­li­tants po­li­ti­ques sont cri­mi­na­lisés. A par­tir de mai, les nom­breu­ses les fi­chiers de tra­vail à des fins d´ana­ly­se doiv­ent être re­mo­delé et géré sous les mots-​clés « cri­mi­na­lité or­ga­nisée » et « ter­ro­ris­me ».

Quand les ri­ver­ains et les an­ar­chis­tes de­vi­en­nent un « ris­que de lo­ca­li­sa­ti­on »

L « An­ar­chis­me » ou des préten­dus « Eu­ro-​An­ar­chis­tes » de­vi­en­nent de plus en plus le terme générique dési­gnant un en­ga­ge­ment po­li­tique déplais­an­te, in­ter­na­tio­na­le et gau­chis­te. L´An­ar­chis­me est néan­mo­ins une po­si­ti­on po­li­tique que re­fu­se le règne des hu­mains par des hu­mains et toute façon d´hiérar­chie comme une sorte d´op­pres­si­on de la li­berté in­di­vi­du­el­le et collec­tive. Une telle po­si­ti­on que parie à la li­berté, l´au­to­no­mie, l´égalité et l ´épanouis­se­ment des in­di­vi­dus et que de­man­de la façon so­li­dai­re de s´y prend­re n´est pas « ter­ro­ris­me ». La cri­mi­na­li­sa­ti­on de la résis­tan­ce légi­ti­me cont­re les « in­fra­struc­tu­res fer­ro­viai­res » ou des « trans­ports fer­ro­viai­res », les ac­tivités meur­trières de FRON­TEX ainsi que la dif­fa­ma­ti­on idéolo­gi­que de l´An­ar­chis­me sont les rai­sons pour­quoi les gens se met­tent en colère. La ten­ta­ti­ve du mi­nist­re de l´intérieur à Ber­lin de cri­mi­na­li­ser les pro­tes­tes des ri­ver­ains cont­re des aug­men­ta­ti­ons de loyer (comme récem­ment cont­re le BMW Gug­gen­heim Lab) – par ap­pe­ler les pro­tes­tants des « gau­chis­tes bordéli­ques » et par­ler des « ris­ques de lo­ca­li­sa­ti­on » – laisse voir une autre fois l´anxiété des gou­ver­nants de la résis­tan­ce des op­po­sants. Le 25 Avril 17:00 heu­res nous al­lons nous mett­re en route vers le BKA à Ber­lin-​Trep­tow pour ex­pri­mer clai­re­ment notre mécon­ten­te­ment à l´égard de la conférence sur « l´An­ar­chis­me » d´ EU­RO­POL, du ra­cis­me quo­ti­di­en en Eu­ro­pe ainsi que de l´équa­ti­on de l´An­ar­chis­me et l´ac­tivis­me de gau­che avec « ter­ro­ris­me ». D´ail­leurs, la route de la ma­ni­fe­sta­ti­on nous per­mett­ra de nous adres­ser vers les re­struc­tu­ra­ti­ons ur­bai­nes ca­pi­ta­lis­tes écœur­an­tes et les manœuvres d´in­ti­mi­da­ti­on des agen­ces répres­si­ves de Ber­lin préala­ble­ment au 1 mai.

C´est le système qui est cri­mi­nel – pas la résis­tan­ce !



Out of Con­trol Ber­lin

Ma­ni­fe­sta­ti­on | 25 Avril | 17:00 heu­res | U-Bhf Schle­si­sches Tor | Ber­lin-​Kreuz­berg

via http://nantes.indymedia.org

Anarchy in the EU

 

Geheimdienste und Polizeien auflösen – Anarchy in the EU!

Demonstration

25.4. | 17 Uhr | U-Bhf Schlesisches Tor | Berlin-Kreuzberg

Info-Veranstaltung

23.4. | 21 Uhr | Kadterschmiede/Rigaer94 | Berlin-Friedrichshain

Laut einem Protokoll der EU-Ratsarbeitsgruppe „Terrorismus“ organisiert die europäische Polizeiagentur EUROPOL am 24./25. April 2012 in Den Haag eine Konferenz zu Anarchismus. Den spärlichen Informationen zufolge ist davon auszugehen, dass diese Konferenz ein weiterer Schritt zur umfassenden Repression gegen soziale Bewegungen wie dem Anti-Atom-Widerstand, den Kämpfen gegen die Hochgeschwindigkeitsverbindung „Treno ad Alta Velocità“ (TAV) von Turin ins französische Lyon sowie Menschenrechts- und Flüchtlingsgruppen ist.

Der legitime Widerstand gegen sinnlose Großprojekte, gefährliche Technologien und gesellschaftliche Missstände soll unter den Stichpunkten „Schiennetzwerke“, „No-Border-Netzwerk“ und explizit auch der „Federazione Anarchica Informale (F.A.I.)“ mit der Konferenz in den Fokus konservativer Sicherheitsfanatiker rücken. Dies würde zur Politik der Regierungen und ihrer Polizeien passen, die immer wieder behaupten, Demonstrant_innen würden Tote in Kauf nehmen und seien als „terroristisch“ einzustufen. Demgegenüber sind es immer wieder sie selbst, die bei Demonstrationen mit Waffengewalt und Terrormethoden das Leben von engagierten Menschen gefährden. Jüngste Beispiele sind der No-TAV-Aktivist „Luca“, der durch eine Aktion der Polizei lebensbedrohlich aus großer Höhe abstürzte oder der junge Mann, der beim spanischen Generalstreik gegen die kapitalistische Krisenpolitik von den Bullen ein Gummigeschoss in den Kopf gejagt bekam.

Auch das BKA setzt linken Aktivismus mit einem angeblichen militanten „Anarchismus“ gleich. Mit Phrasen wie der „Europäisierung der Anarchoszene“ werden Spitzelmethoden und offene Repression gerechtfertigt. Aktivist_innen bei Castortransporten oder No-Border-Camps werden öffentlich durch Kampfbegriffe wie „Euroanarchisten“ und „militante Linksextremisten und –terroristen“ diffamiert.

Ebenso beschäftigt sich der EU-Geheimdienst SitCen mit dem „Phänomen ’Anarchismus’“. Im Oktober 2011 hatte der Dienst ein „Situation Assessment“ erstellt, für das auch das deutsche Bundesamt für Verfassungsschutz einen Beitrag lieferte. Bei EUROPOL werden einlaufende Erkenntnisse im jährlichen „Terrorism Situation and Trend Report“ veröffentlicht. Zu den von „anarchist extremists“ unterstützten Themen zählen demnach „anti-capitalism, anti-militarism, anti-fascism and the ’No Borders’ campaign“.

Die Beobachtungen zu „Terrorismus“ und „Extremismus“ werden bei EUROPOL in der weitgehenden Analysearbeitsdatei (AWF) „Dolphin“ abgelegt, die teilweise regelrechte Dossiers über Personen, Objekte oder Tathergänge enthalten kann. Laut Bundesregierung findet das Treffen zu „Anarchismus“ am 25.04. im Rahmen einer Einladung an die 20 Mitgliedsstaaten der AWF „Dolphin“ statt. Nicht nur durch die Listung in den „Dolphin“-Dossiers werden politische Aktivist_innen kriminalisiert. Im Mai sollen die zahlreichen AWFs neu strukturiert und fortan unter den beiden Schlagworten „Organisierte Kriminalität“ und „Terrorismus“ geführt werden.

„Euro-Anarchismus“ ist zum Sammelbegriff von politisch unliebsamem internationalen, linken Engagement geworden. Anarchismus ist indes eine politische Einstellung, die Herrschaft von Menschen über Menschen und jede Art von Hierarchie als Form der Unterdrückung von individueller und kollektiver Freiheit ablehnt. Eine solche auf Freiheit, Selbstbestimmung, Gleichberechtigung sowie Selbstverwirklichung der Individuen setzende und einen solidarischen Umgang der Menschen miteinander einfordernde Haltung müsste bei einem freiheitlichen Projekt, das die EU ja angeblich sein soll, eigentlich auf Respekt stoßen.
Die Kriminalisierung des legitimen Widerstands gegen „Schienennetzwerke” oder „Zugtransporte”, die mörderischen Aktivitäten von FRONTEX sowie die ideologisch-motivierte Diffamierung des Anarchismus sehen wir daher als Resultat der Unvereinbarkeit von Staat und Freiheit.

Out of Control Berlin

Gegen die EUROPOL-Konferenz gibt es eine Demonstration zum “Gemeinsamen Terrorismusabwehrzentrum des BKA”: Kriminell ist das System – nicht der Widerstand!
 

europol,anarchy,train,rail

 Relire : http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2011/01/28/europo...

et : http://signalfire.org/?p=9658&utm_source=twitterfeed&...

 

 

08:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/04/2012

Appel à soutien du Collectif du Centre de Tri le 15 avril 2012

« La Grande Cérémonie d’inauguration » des « nouveaux locaux » du Collectif du Centre de Tri, au 5 rue du Chêne, situé entre Schiltigheim et Cronenbourg, le dimanche 15 avril à partir de 16h.
Que la fête soit belle ! Apportez à boire ou à manger !

Le Collectif du Centre de Tri.

via L'Alsace Libertaire

07:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/04/2012

squat 69 : "Un compromis avec la Ville vient d’être trouvé"...

Ce que Strasbourg fait de son patrimoine immobilier vacant

 

Le n° 69 de la Carpe-Haute était inhabité depuis un an et demi avant l'arrivée des six occupants. (photo L.D)

Depuis l’automne 2011, six jeunes âgés de 20 à 23 ans occupent illégalement le numéro 69 de la rue de la Carpe-Haute à la Robertsau. Ce logement appartient à la Ville, géré par le bailleur social Habitation Moderne. Le « squat du 69 » est sous le couperet d’un mandat d’expulsion depuis le 26 mars. Retour sur cette affaire, qui interroge sur ce que fait la commune de son patrimoine immobilier vacant.

 

Ils l’ont cherché leur squat et ils l’ont déniché au bout d’une longue rue calme de la Robertsau, à proximité d’un terrain de sport et de petits jardinets. Les six occupants, dont trois étudiants, se renseignent alors auprès du cadastre, car ils souhaitent intégrer un lieu qui appartient à la collectivité. C’est le cas pour cette maison qu’ils occupent donc depuis octobre. Aux dires des habitants, leur projet pour ce squat se fonderait sur « l’envie de remplir un lieu vide et partager une expérience collective ».

La visée sociale ou culturelle, portée dans certains projets d’ouverture de squats, n’est pas clairement établie pour celui du 69 (à la différence, par exemple, de la Maison Mimir et la conclusion d’un bail emphytéotique de 20 ans, acté lors du conseil municipal de février dernier). Changement des barillets, ouverture du compteur électrique, inscription des noms au gros feutre noir sur la boîte aux lettres,  la bande trouve son rythme de vie, jusqu’à ce qu’une société d’élagage repère sa présence en janvier. Les jeunes ne veulent pas quitter les lieux : le bailleur social Habitation Moderne dépose une plainte.

Les habitants ont décoré les murs de leur squat avec les citations évoquées lors de leur jugement. (photo L.D)

Le 17 février, le tribunal ordonne une expulsion après le 26 mars, le paiement d’une astreinte provisoire de 1000€ par jour de retard et une amende de 100€ par habitant.

Les occupants expriment alors leur souhait de dialoguer avec Philippe Bies, adjoint au maire en charge du logement et vice-président de la CUS, et se rapprochent de Paul Meyer, conseiller municipal, délégué à la vie étudiante. Dans une lettre adressée au Préfet de région, Pierre-Etienne Bisch, les habitants invoquent l’argument de la poursuite de leur année universitaire pour demander un délai d’occupation des lieux. Un compromis avec la Ville vient d’être trouvé. Les squatteurs s’engagent à quitter les lieux d’ici le 15 juin. D’ici là, il ne sera pas fait usage de la force publique.

 

piqué au tas sur rue 89

05:27 | Lien permanent | Commentaires (1) |

28/03/2012

Rendez-vous le 7 avril 2012 - Antispe - Actionday - manifestation Francfort sans fourrure !

 

 

Appel à un Black Block Total Liberation lors de la manifestation Francfort sans fourrure en 2012 !

Nous vivons dans un système de domination – un système où l’oppression et l’exploitation sont une partie du caractère normal de cette société, et qui n’apparaissent pas comme remis en question dans le quotidien.

Derrière les vitrines, il y a les chers manteaux des boutiques, le filet chez le boucher, le chocolat emballé dans un délicat papier alu, qui font scintiller devant nous un monde coloré de marchandises, afin de masquer que derrière cette apparence il y a quelque chose de totalement différent qui se cache.

Ouvrier à l’usine, lycéenNe au lycée, étudiantE à l’université ou employé au bureau – tous et toutes partagent le fait que ce n’est ni eux ni elles qui sont au centre de leur activité, dont les facultés peuvent se déployer de manière libre et créative.

Au lieu de cela, il en va uniquement pour les uns de la mise en valeur pour la maximisation du profit, pour les autres de la mise en valeur comme utilité pour le marché du travail.

Naturellement, les humains ne sont le plus souvent ici pas dans la misère : ils roulent en voiture, boivent un vin lors d’une soirée, ils prennent des vacances, passent un week-end quelque part, ils ont une télévision, un portable, la radio et un ordinateur, plus qu’ailleurs, c’est mieux qu’avant, et pourtant tous et toutes sont obligéEs de fonctionner comme un rouage de la machine de mise en valeur.

A côté du travail et du repos après cela, il n’y a de fait plus de temps pour se déployer soi-même, pour être davantage qu’un simple rouage de la machine, qui tourne toute une vie.

C’est le principe de la société capitaliste et cela nous semble en apparence également pacifique, lorsqu’on voit son résultat, le monde scintillant de la marchandise des centres commerciaux.

Néanmoins ce principe, où tout, tous et toutes doivent être utiliséEs pour le profit, est destructeur et hostile à la vie, et conduit à tous les niveaux à des expressions de crise : la crise économique, la crise de l’environnement, la crise de l’énergie et la guerre, qui sont tous des conséquences de la même logique bornée.

Cependant, là où c’est le plus clair, c’est peut-être dans l’industrie de l’exploitation animale, où les corps des animaux sont transformés en chose au maximal, soumis à la logique de la mise en valeur, où le maximum doit être retiré d’eux – et toute souffrance, tout meurtre d’un être avec des sens semble permis avec n’importe quelle justification.

De la même manière que les animaux sont censés avoir eu une « bonne vie » avec beaucoup d’aliments, les ouvrierEs reçoivent pareillement un salaire, de par leur soumission au travail salarié.

Mais peu importe si les travailleurs et travailleuses dans le capitalisme ont réussi à un endroit d’avoir plus de part dans le profit, et de l’autre n’ont que le minimum pour vivre : de la même manière contre l’industrie de l’exploitation animale, il ne s’agit pas d’avoir de plus grandes cages ou de plus grandes maisons, une meilleure alimentation ou un meilleur salaire, plus de place ou plus de vacances.

Il en va de tout le principe de domination, la mise en valeur de tout et de chacun pour la maximisation du profit, c’est cela qu’il faut remettre en question et combattre !

Quel principe est plus haut dans l’échelle, celui de la vie et de son déploiement, ou bien celui du profit et de sa maximisation ? En relation avec la Nature, cette question touche une dimension existentielle, la destruction de l’environnement menaçant la vie sur la Terre elle-même, et cela pour satisfaire le profit.

Que ce principe est le fondement de notre société, que c’est le problème et non pas un symptôme fondé sur la société, fait que la seule solution est : abolir l’exploitation animale et le capitalisme ! Pour une société libre !

Nous ne voulons pas établir une philosophie morale et dire aux gens ce qu’ils doivent faire ou laisser faire, mais construire des possibilités individuelles et sociales afin de se confronter aux rapports de domination et à l’obligation de la mise en valeur, de développer les luttes de classe, afin finalement de travailleur à dépasser ce système !

Vivre vegan et aller dans la rue sont deux possibilités parmi beaucoup de faire cela. Venez par conséquent également dans le Black Block Total Liberation à la manifestation Francfort sans fourrure, la plus grande manifestation pour les droits des animaux dans les pays germanophones, afin de donner un signal, que la lutte pour la libération est nécessaire et ne s’arrête pas à l’humain !

Les rapports de domination sont liés les uns aux autres, ils sont interdépendants, ils sont structurellement ancrés dans le capitalisme, et c’est structurellement qu’il nous faut combattre ce système, et pas seulement en rester aux symptômes !

Avec le Black Block Total Liberation, il s’agit de construire un contre-pouvoir face aux organes de rpéression de l’Etat, et de nous séparer des partisans régressifs des droits des animaux, qui banalisent et relativisent l’holocauste, participent au culte des célébrités, et considèrent le sexisme comme un moyen de leur propagande – bref, ces gens dévalorisent l’humain, ce qui fait qu’ils peuvent se lier aux fascistes, et ils ne posent en rien une critique générale du système capitaliste, alors que c’est cela dont il doit s’agir en première ligne.

Dehors, dans la rue ! Contre le commerce de la fourrure, la domination et l’exploitation ! Cherchez un groupe affinitaire, venez en noir et informez-vous de comment se protéger de la répression !

Rendez-vous le 7 avril 2012 dans le Black Block Total Liberation, lors de la manifestation Francfort sans fourrure !

Antifasciste, anti-capitaliste, anti-sexiste ! De manière combative, radicale et décidée ! Pour la société libérée !

Antifa Vegan Sud & Collectif antifasciste de libération animale Antispe Aix-la-Chapelle

vegane antifa süd & antifaschistisches tierbefreiungskollektiv (atiko) antispe aachen

http://www.antispeaction.blogsport.de

16:44 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/03/2012

Arrêt immédiat du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes !

09:48 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/03/2012

Les Identitaires veulent créer deux types de Français

 

Samedi 10 mars se sont déroulées les « Assises de l’identité » durant lesquelles les Identitaires ont repris une proposition avancée par le GRECE: scinder citoyenneté et nationalité.

Environ 500 personnes ont assisté à ces Assises organisées à Paris par une nouvelle association, propulsée par le Bloc identitaire, baptisée Nationalité, citoyenneté, identité (NCI). Les Identitaires et leurs orateurs invités se sont employés tout au long de la journée à pourfendre immigration et islam, perçus comme la source de tous les maux de notre société.

Catherine Blein, organisatrice de la journée et présidente de NCI, outre son rejet du droit de vote des étrangers, a ainsi proposé que les notions de citoyenneté et de nationalité soient scindées. Une idée qu’Alain de Benoist avançait déjà en son temps dans le Manifeste du GRECE. Catherine Blein la reprend en la modifiant dans un sens identitaire :

Les notions de nationalité et de citoyenneté doivent être considérées de façon distincte. La nationalité doit relever de l’appartenance identitaire et de la filiation, la citoyenneté relevant exclusivement de l’appartenance administrative, c’est à dire les Français de papiers. On pourrait être citoyen français, régit par la République française, sans pour autant être de nationalité française.

Une distinction que Mme Blein a fait valoir, à titre d’exemple, pour les Mahorais, les Martiniquais, les Guadeloupéens, mais également les Algériens ou Ivoiriens, qui pourraient être, à ses yeux, citoyens français, sans être Français. Le tout pour accorder à ces derniers « une prééminence réelle de statuts de droits et d’avantages propres sur les simples citoyens ». Bref, avec d’autres mots, de créer deux catégories de Français, dont l’une, supérieure à l’autre, serait héréditaire. Le tout accompagné d’un rejet équivoque des territoires ultramarins, justifié par un ethno-différentialisme affirmé. Une vision qui n’est pas isolée à l’extrême droite. Il n’est pas inintéressant de mettre en parallèle ces propos et ceux de l’ancien gréciste et patron de l’association politico-culturelle Terre et peuple, Pierre Vial. Celui-ci déclarait, il y a une dizaine d’année, dans son livre Une Terre, un peuple (1):

Les DOM-TOM ont une population qui n’est pas, dans son immense majorité, d’origine européenne. C’est pourquoi j’aurai toujours plus de choses en commun avec un Russe, un Irlandais, un Italien ou un Serbe qu’avec un Martiniquais ou un Guadeloupéen, même si ces derniers possèdent la même carte d’identité que moi. Il faut en tirer la conclusion logique si l’on se place dans notre perspective qui est « Une terre, un peuple ». C’est-à-dire exclure ces territoires du cadre européen, pour leur donner un cadre institutionnel spécifique, d’association avec l’Europe sous forme d’accords mutuels où chacun puisse trouver son compte.

De l’ethnodifférentialisme au racialisme, il n’y a qu’un pas, franchi samedi par l’invité vedette des Assises, Jared Taylor, présenté comme « l’homme le plus dangereux des Etats-Unis ». Dans un français parfait, celui-ci a pourfendu « le culte de la diversité », s’excusant d’avoir à employer le mot « race », couramment utilisé dans son pays. Celui qui explique sur le site Internet de sa revueAmerican renaissance, que « le progrès exige l’étude de tous les aspects de la race, que ce soit historique, culturel, ou biologique. Cette approche est connue sous le nom de race realism » a mené une violente charge contre certaines communautés face « aux américains de souche ». Les accusant, rien de moins, que de retard scolaire, culturel, d’avoir provoqué le dépeuplement de villes telles que Détroit…

Un discours conclu sur un appel à l’union des populations blanches à travers le monde: « Ce n’est pas seulement la France qui est en danger: quand vous luttez pour la France, quand vous luttez pour l’Europe, vous luttez aussi pour les enfants de l’Europe qui habitent outre-mer, comme moi, comme les camarades au Canada. Nous sommes tous des compagnons d’armes. »

A côté de lui, Fabrice Robert, président du Bloc identitaire, a tenu un discours presque modéré. Moins idéologique et plus politique, il a pris publiquement acte de la consultation interne de son parti, qui a décidé de n’apporter aucun soutien officiel pour l’élection présidentielle. M. Robert semble mettre de côté pour l’instant la démarche électoraliste: il a ainsi estimé  que « c’est le travail sur les idées associé à de l’action spectaculaire qui caractérisent les Identitaires ». Le président du Bloc a sans les nommer, pris ses distances avec Philippe Vardon et la section niçoise des Identitaires, Nissa Rebella. Ces derniers ont décidé d’apporter, à la différence du Bloc, leur soutien à Marine Le Pen pour la présidentielle et avait conclu une alliance  aux cantonales de mars 2010 avec Jacques Peyrat, le tout béni par le FN: « L’apéro saucisson-pinard a plus fait pour populariser nos idées auprès du grand public que l’élection de quelques conseillers généraux d’opposition », a ainsi tranché Fabrice Robert.

Julien Licourt

(1) Pierre Vial et Olivier Chalmel, Une Terre, un peuple, Ed. Terre et peuple, Paris, 2000, p. 134.

 

via Préférence nationale

17:45 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Manif antifa - Toulouse

 

Les militants antifascistes mobilisent contre les identitaires

La manifestation antifasciste a réuni plus de 300 personnes hier à Toulouse. Un cortège bruyant, très encadré, qui ne s'est autorisé aucun excès ou dégradation. Les associations de l'ultra-gauche, (CNT, No Pasara, Al, UAT, Libertat sud, etc) ont largement mobilisé hier après-midi à Toulouse. La manifestation visait à s'opposer à la création de « L'Oustal », un local associatif maison « de l'identité toulousaine », selon ses créateurs. « Une succursale du Bloc identitaire », affirment au contraire les organisateurs du rassemblement, très remontés contre cette « organisation » qu'ils jugent « puante, ouvertement raciste, xénophobe et homophobe ! »

Parti de la place Arnaud-Bernard, escorté par un service d'ordre important mais discret (policiers en civil), le cortège a progressé jusqu'au boulevard Armand-Duportal aux sons de slogans assez classiques : « Pas de fascistes dans nos quartiers », « Non au local des identitaires, « Toulouse restera toujours une ville antifasciste » « Toulouse mixité et populaire »…

Une fois arrivé sur les allées de Barcelone, où se trouve le local « L'Oustal », la tension est montée d'un cran. Pas à cause de l'imposant barrage mis en place par les CRS pour empêcher l'accès à l'adresse de toutes les colères. Mais très vite, les manifestants ont remarqué la présence de Matthieu Clique, qui filmait la manifestation depuis un balcon. Cet étudiant de 23 ans est le responsable du local des jeunesses identitaires. Sa présence, tous sourires, caméra à la main, a provoqué la colère de nombreux participants au rassemblement. Les gestes injurieux, les insultes, les provocations ont volé bas sous le regard stoïque des forces de l'ordre. Puis le cortège a repris sa route sans pouvoir emprunter la rue Lejeune, elle aussi barré, cette fois par un cordon de gendarmes mobiles.

Un dernier tour sur les allées de Barcelone, à l'angle du boulevard Leclerc pour raviver les slogans antifascistes et le cortège a repris la direction de Compas Caffarelli via la place Heracles dans le calme. Les manifestants ont même observé un silence total et respectueux lorsqu'ils ont croisé sur le chemin pompiers et équipe du SMUR 31 en train d'essayer de sauver un motard blessé dans un accident de la route (lire ci-dessous).

La manifestation qui, c'est une première, avait fait l'objet d'une déclaration en préfecture et avait son propre service d'ordre, s'est ensuite disloquée sans incident. Il est probable que les rencontres entre les deux camps vont se poursuivre dans les prochaines semaines. Loin de regards et des services d'ordre et pas seulement pour échanger des idées…

 

piqué au tas sur ladepeche.fr/ - 18/03/2012

 

Les militants anti-fascistes ne veulent pas des identitaires à Toulouse

 

Après plusieurs semaines d’invectives et d’échauffourées discrètes dans les rues de Toulouse, les organisations d’extrême gauche anti-fascistes appelaient samedi à manifester publiquement contre l’installation d’un local identitaire sur les allées de Barcelone. La manifestation de 300 personnes, que ses organisateurs voulaient « carrée », s’est déroulée sans heurts.

Depuis février, le ton monte entre militants d’extrême gauche et identitaires d’extrême droite. En cause, l’ouverture de « L’Oustal », un local associatif ayant pour but la promotion de la culture toulousaine et occitane. Une couverture pour les anti-fascistes, qui voient dans cette tête de pont, une provocation du bloc identitaire, organisation nationaliste et xénophobe d’extrême droite. Une manifestation était donc organisée samedi, pour exiger le fermeture du local. Très encadrés par les forces de l’ordre, les trois cents participants ont défilé dans le calme.

Moment fort de la manifestation, l’arrivée sur les allées de Barcelone, où, juchés sur un balcon, des militants identitaires narguent les manifestants. Le tout sous le contrôle des forces de l’ordre, barrant la rue à l’aide de camions anti-émeutes et d’un canon à eau. Mais après les insultes d’usage, le cortège repart rapidement et dans le calme. La voie est libre pour Mathieu Clique, responsable de « l’Oustal », qui se tourne rapidement vers les quelques journalistes s’étant attardés.

Une vision peu rassembleuse de la culture toulousaine et occitane, plus proche du discours du bloc identitaire que des traditionnelles associations promouvant l’occitanie. Un discours qui illustre également une tentative de reprise en main du thème du régionalisme par les mouvements d’extrême droite. Un pari loin d’être gagné. Les associations occitanes ont clairement pris leurs distances avec « l’Oustal« ,  et ont publiquement demandé à ce que l’association ne participe pas à la grande manifestation occitane du 31 mars prochain.

 

 

 

 

17:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/03/2012

Justice et vérité pour Wissam

Plus de 300 personnes ont manifesté samedi à Clermont-Ferrand en souvenir de Wissam El-Yamni,  après son interpellation la nuit de la Saint-Sylvestre, la foule se couchant à terre sur la place de Jaude, en plein centre-ville, pour simuler la mort dans un "die-in".
La  a duré un peu plus d'une heure en présence du père et de la mère de Wissam El-Yamni. Son frère Farid a dit à l'AFP que la manifestation visait à "dénoncer les violences policières illégitimes". 
 

"On a l'impression que cela arrangerait tout le monde que ces (deux) policiers (chargés du transfert de Wissam au commissariat) s'en sortent. On demande l'égalité devant la ", a-t-il ajouté.
Fin janvier, le parquet avait annoncé que l'autopsie de Wissam El-Yamni excluait une mort traumatique due à des coups des policiers. Le procureur avait néanmoins envisagé la piste d'une mort consécutive à une "compression des artères carotides internes" lors du transport en voiture de police.
"Nous n'avons toujours pas de policiers mis en examen. On voudrait que ces mises en examen interviennent rapidement", a déclaré Me Jean-Louis Borie, avocat de la femme de Wissam El-Yamni.
Devant les manifestants, Me Borie a souligné que la justice mettait du temps avant de passer et que les instructions prennent parfois un an ou deux. "Il faut faire confiance à la justice, mais celle-ci doit se montrer digne de cette confiance", a-t-il ajouté.
Me Jean-François Canis, avocat du frère et de la soeur de Wissam El-Yamni, a pour sa part estimé qu'il était "inadmissible que Wissam soit mort comme cela".
La mère de Wissam El-Yamni a pleuré pendant la manifestation, soutenue par une proche.
"Voilà plus de deux mois et demi que notre frère est parti dans des conditions inacceptables. On veut que Wissam soit le dernier" à être victime de brutalités policières, a expliqué devant la foule Mounir Moulid, l'un des organisateurs de la manifestation.
Me Borie a assuré à l'AFP que le médecin légiste avait fait son autopsie sans le rapport médical du CHU de Clermont-Ferrand. Il devrait y avoir un rapport d'autopsie définitif jeudi prochain, a indiqué l'avocat.
Wissam El-Yamni, chauffeur routier, est mort neuf jours après être tombé dans le coma à la suite d'un malaise cardiaque lors de son interpellation. L'affaire a provoqué plusieurs nuits de tension dans les rues de Clermont-Ferrand et une forte colère contre la police.
Une information judiciaire pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l'autorité publique" a été ouverte. Deux policiers, actuellement en congés, sont visés dans cette affaire.

piqué au tas sur leparisien.fr - 17/03/2012

08:48 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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