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29/08/2011

Appel au soutien du village autogéré de notre dame des landes

Le collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL, le réseau NOG2011 vient de faire un appel au soutien. Vous trouverez ci-dessous cet appel.

"Le 1er juillet 2011, une centaine de militant-e-s anticapitalistes et antiautoritaires ont monté un village autogéré qui avait pour objectifs et principes :

- de fonctionner en autogestion et d’expérimenter des alternatives au monde autoritaire,
- de créer une convergence des luttes contre les logiques capitalistes et de préparer la résistance contre le G20,
- d’amplifier la résistance contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes en créant entre autre de nouvelles installations sur la zone du projet (ZAD),
- de soutenir la paysannerie locale biologique,
- …

Ce village qui a duré un mois, a été pour la plupart d’entre nous l’occasion de partager nos expériences de luttes et d’alternatives, et de créer des convergences pour la suite. Il nous a aussi permis de concrétiser nos envies d’autogestion à un plus grand nombre, durant un temps permettant l’assimilation de nos échecs et réussites. Surtout, il a permis d’amplifier la lutte contre le projet d’aéroport de NDDL, Vinci et son monde, par l’installation de plus de 30 militant-e-s sur la ZAD qui souhaitent y rester à long terme pour y vivre en autonomie et résister à ce projet.

Cependant, nous n’avons pas réussi à rembourser totalement les frais engagés dans ce village(fonds issus de précédentes rencontres internationales), même si nous avons tout fait pour les assumer (remboursant une bonne partie du déficit dans les dernier jours).Il nous reste à ce jour, un peu plus de 1000 euros à rembourser à la caisse internationale et à deux paysans locaux. Nous appelons ainsi à votre soutien financier pour que nous puissions respecter nos engagements.

Lors de la dernière assemblée générale du village, nous nous sommes mis d’accord sur le partage de l’argent en cas d’excédents lors de l’appel au soutien. Nous avons défini que : -50% de cet excédent irait au fond international, parce que ce village s’inscrivait dans une volonté internationale de contrer le capitalisme, ce qui permettra aussi de mieux préparer les contre-sommets suivants, -50% de cet excédent irait aux militant-e-s qui s’installent sur la ZAD suite au village autogéré. Il servirait à financer leur installation paysanne, leurs moyens de communication et de financer l’auto construction de leurs cabanes.

Le collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL s’est engagé de son côté à combler le déficit du village autogéré en organisant des concerts/bouffes collectives bio dès cet automne. Du côté du réseau NOG2011, certain-e-s membres de ce réseau organisent déjà des bouffes collectives bio.

En espérant qu’avec tous nos efforts nous permetrons de combler le déficit financier du village, et au mieux de dégager un excédent qui permettra de soutenir à la fois la lutte internationale contre le capitalisme mais aussi la lutte contre l’aéropot de NDDL et la multinationale Vinci.

Le collectif de lutte contre l’aéroport de NDDL, le réseau NOG2011"

L’adresse où envoyer votre soutien financier :

Le village c/o Reflex scalp 21 ter rue voltaire 75011 paris

Chèque à l’ordre de : la mare

 

JPEG - 48.9 ko

via indymédia lille

10:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/08/2011

Partant des "Nuits du 4 août" - Un bilan - au partiel que provisoire - des Nuits du 4 août

via http://nuitsdu4aout.over-blog.com/

Ce fut donc à Peyrelevade …

 

Plus de 2000 personnes, venues de toutes parts, ont fait le chemin de Peyrelevade les 4, 5 et 6 août, en dépit des messages de panique répandus dans l’espoir d’empêcher que cette fête n’ait lieu.

La fête a donc bien eu lieu, dans une de ces rares communes françaises où des représentants élus mettent encore un point d’honneur à ne pas se contenter de fleurir les ronds-points et d’accueillir les vide-greniers.

 

Le nombre des participants dépassa même quelque peu les espérances des organisateurs. Deux jours, deux nuits, de liesse lucide pour une foule que tout parvenait à convaincre qu’elle vivait là un de ces moments réputés impossibles, un moment d’où s’étaient effacés la barrière de l’argent, le soi-disant fossé des générations, et tous ces messages de désespérance que les pouvoirs, médiatiquement appuyés, s’attachent, chaque instant que la vie fait, à envoyer aux populations pour nourrir le sentiment d’impuissance collective.

 

Deux jours, deux nuits, où tout n’était que rencontres, écoute attentive, intelligence, don et gratuité, portés par une centaine de musiciens, comédiens, acrobates, conteurs, poètes, cinéastes, conférenciers et autres combattants venus témoigner de leurs guerres contre l’actuel système de domination.

 

Une curieuse alchimie …

 

Organiser une fête, c'est viser ce point où l'organisation s'efface devant ce qui y advient. Ce point d'évanouissement de la logistique, de la séparation entre organisateurs et organisés, on peut dire que nous l'avons vécu assez continûment durant ces deux jours, et ce fut une grâce ! Si la fête a été réussie, c'est que, plus qu’une fête, elle fut une promesse vivante projetée sur l’avenir, l’ouverture délibérée d’une brèche dans le cours programmé des défaites et des renoncements.

 

Un des moments les plus magiques fut celui du banquet le vendredi soir, qui rassembla à la même table plus de 600 convives. Est-il si courant en ce bas monde, qu’un groupe de cinquante personnes sans moyens particuliers, s’offrent la compagnie de tant d’invités, illustres ou anonymes, sans devoir les faire passer à la caisse ?

 

Est-il si courant par ailleurs que se tienne un événement procédant d’autant de talents conjugués, réunissant tant d’intervenants, d'efforts cumulés, de concours spontanés et d’aides matérielles gracieuses, sans que personne ne songe à en tirer un euro ?

 

Retour du politique …

 

Les Nuits du 4 août, ce fut aussi tellement d’heures de prises de parole et de discussions passionnées, qu’il est presque impossible d’en faire la synthèse. Retenons seulement quelques points :

 

-          Des centaines de personnes ont réussi à parler et débattre politiquement, deux jours durant, sans se référer à aucun des partis existants, fût-ce pour les conchier. Cela est signe qu'une vie politique arrive à maturité, qui ne doit rien au théâtre des institutions : la scène politique n'est à l'évidence plus le lieu du politique, mais de son occultation.

 

-          Il semble qu'à mesure que le politique déserte la scène, ce soit à même les territoires, donc localement, que le conflit resurgisse, avec une vigueur et une résolution inédites. Comme actuellement dans le Val de Suse en Italie.

 

-          L'exemple tunisien nous enseigne que le principal piège qui est tendu aux révolutionnaires de ce temps, quand ils parviennent à faire trébucher le régime, est l'illusion, issue de la Révolution Française, d'un « processus constituant ». C’est-à-dire l'idée que l'on pourrait à nouveau déléguer à une assemblée élue, à une « Constituante », le soin de fixer les conditions modernisées de l'usurpation du pouvoir du peuple par un nouveau régime. Ces processus constituants ont pour principal effet de désarmer le peuple en redivisant ce qui avait réussi à s'unir au moment de la révolte, effaçant jusqu'aux traces de celle-ci.

 

-          Sous toutes sortes de formes, ce qui revient au centre des combats de l'époque est la question de la « démocratie », c'est-à-dire de son caractère problématique.

 

-          Devant la démonstration assénée par Fukushima, le mouvement anti-nucléaire est à la veille d'une renaissance. La France ne sera pas épargnée.

 

-          Au terme de ces deux jours de discussion, la confusion reste grande sous le ciel et dans les esprits. De futures initiatives devraient contribuer à la résorber.

 

S’organiser contre les « organisations » …

 

Par leur déroulement même, les Nuits du 4 août ont au moins prouvé ceci :

 

-          Un collectif, en s'organisant pratiquement, parvient à faire de la pluralité des sensibilités une source de richesse, et non de paralysie et de querelles.

 

-          L'époque est bien notre condition commune. Il est possible de se ressaisir de l'époque localement sans que ce qui se passe au loin, dans le temps ou dans l'espace, ne soit traité comme une chose exotique, comme simple objet de curiosité.

 

-          En dépit de l'extrême séparation régnant dans cette société, notre aptitude à nous organiser collectivement est à peu près intacte, comme restent bouleversantes les joies qui en découlent.

 

-          Au prix d'un peu d'entêtement, et malgré l'hostilité des autorités, on peut organiser de grandes choses à quelques-uns, sans rien attendre de personne. La satisfaction est alors à la mesure des risques pris.

 

Faire mentir les bonimenteurs …

 

Si les Nuits du 4 août sont parvenues à démontrer quelque chose, c’est avant tout que « la guerre de tous contre tous » n’est qu’une chimère dans l’imaginaire ravagé des Pouvoirs. Si nous sommes parvenus à rassembler 2000 personnes au fin fond du plateau de Millevaches, à partir d’une plateforme de révolte et d’exhortation au combat - en restant par ailleurs convaincus que nous aurions pu en faire dix fois, voire cent fois plus, si nos forces l’avaient permis - c’est simplement que le peuple réel diffère fondamentalement de ce qu’en reflètent les télévisions.

 

Le peuple réel est tout autre chose que ces visions de foules hagardes que l’organisation dominante convoque dans ses espaces sous contrôle : pour un rallye, un match de foot, un bain de soleil sur une plage, une quelconque grand-messe du showbiz ou de la culture, ou dans la galerie marchande du samedi après-midi.

 

Quand l’impossible ne peut qu’advenir…

 

Non, la détermination populaire et la vie qui résistent n’ont pas été éradiquées. Elles restent entières, contrairement à ce que martèlent, toujours prompts à vendre la peau de l’ours, tenants et valets d’un système dont ils sont les seuls à s’éblouir.

 

Si, au fond, les Nuits du 4 août ont pu s’envisager et se dérouler avec cette texture si singulière, c'est que « el imposible no puede que ocurrir ». Ce qui était perceptible là, c’était non le caractère exceptionnel des organisateurs, mais bien celui des circonstances historiques dans lesquelles nous vivons.

 

Tout reste donc à faire !

 

Des membres du collectif « Les nuits du 4 août »

peyrelevade,nuits du 4 août,millevaches,fukushima,révolution française,plateau de millevaches

07:36 | Lien permanent | Commentaires (5) |

26/08/2011

CHILI - Santiago - 25/08/2011

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19:13 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/08/2011

Ni Vieux Ni Traitres - Pierre Carles - Fin


Ni Vieux Ni Traitres - Pierre Carles - Fin par ahmeno9

NOUVELLES DU DVD DE FIN DE CONCESSION
(ET PROJETS EN COURS DU REALISATEUR)

La sortie en dvd de mon dernier long-métrage Fin de concession a pris du retard. Il aurait dû être prêt le 1er mai 2011 mais il ne sortira en définitive qu’en juin, le temps pour l’équipe qui le conçoit de mettre au point les versions sous-titrées du film1 et de fabriquer le livret qui accompagne le dvd2. Notre fonctionnement étant extrêmement artisanal3, nous avons parfois de petits soucis pour tenir les délais. Nous tentons de faire au mieux avec les faibles moyens dont nous disposons, aussi nous vous demandons d’être patients.

Quelques nouvelles de mes prochaines réalisations : le relatif insuccès commercial de Fin de concession au cinéma4 va rendre un peu plus difficile la fabrication de mes prochains longs-métrages. Je vais néanmoins tenter d’autoproduire d’ici la fin de l’année DSK, etc. (une enquête dans la lignée de Juppé, forcément… où il sera question de la présélection d’un candidat à l’élection présidentielle par les principaux médias) et d’achever Du miel, des anguilles et des poules mouillées (titre provisoire), un long-métrage coréalisé avec Philippe Lespinasse lors du tournage de deux reportages TV commandés par France 3 Toulouse sur la vie le long des étangs de Bages, Sigean et Gruissan dans l’Aude. Autre projet qui devrait voir le jour en 2012 : Bourdieu, le retour (co-réalisé avec Annie Gonzalez), un film fabriqué à partir des rushes non montés de La Sociologie est un sport de combat et d’entretiens inédits avec de proches collaborateurs du sociologue Pierre Bourdieu. On me demande souvent des nouvelles du projet intitulé Ni vieux, ni traîtres (film inachevé, jamais sorti en salles de cinéma). Il devrait se scinder en deux documentaires abordant la question taboue de la lutte armée en France dans les années 70/80 : Guérilla française (coréalisé avec Georges Minangoy) qui retracera l’histoire du groupe Action Directe ainsi que 1974, année explosive (coréalisé avec Stéphane Goxe) retraçant le parcours de certains membres des Gari5 luttant contre le régime du dictateur Franco entre Toulouse et l’Espagne.
J’ai aussi annoncé un long-métrage sur le chanteur-auteur-compositeur Nino Ferrer. Ho ! Hé ! Hein ! Bon ! qui devrait voir le jour d’ici deux ou trois ans si tout se passe bien. Dernier long-métrage en cours de développement : Wayana (suite et fin), un film sur une tribu d’indiens d’Amazonie qui a vu son mode de vie traditionnel disparaître en quelques années sous les assauts conjugués de notre société de consommation et de la fièvre de l’or qui sévit en Guyane française. Récit d’un désastre.

Ces films, je les réaliserai coûte que coûte. Les choses iraient un peu plus vite si nous disposions, mes collaborateurs et moi, de plus de moyens pour les mener à bien. Continuez à venir voir nos films en salles de cinéma, à acheter nos dvd (même s’ils sortent parfois avec un mois de retard). Ce sont, pour l’instant, nos principales sources de financement. Sans elles, nous ne pourrions pas fabriquer des documentaires aussi indépendants que ceux que nous réalisons depuis bientôt quinze ans. Nous n’avons pas encore renoncé à poursuivre cette aventure.

A très bientôt.

Pierre Carles

 

via atheles.org - mai 2011

 

20:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Henri Chazé – Le crime des bagnes nazis : le peuple allemand est-il coresponsable ? (1945)

 

J’ai été interné pendant dix-huit mois à Fresnes par les autorités allemandes, puis déporté pendant deux ans au camp de concentration d’Oranienburg (commando Heinkel). J’ai eu la chance de survivre, et même de revenir sans maladie grave, alors que la plupart de mes camarades rescapés ont dû entrer en sana, ce qui me permet, après quelques mois de repos, de reprendre la vie normale.
J’ai connu, jusqu’à l’hallucination, la lancinante torture de la faim dans une cellule de Fresnes, l’affolante existence de l’être vivant qui ne peut ni parler, ni lire, ni écrire, ni fumer, ni chanter, ni même siffler, et qui reste toujours effroyablement seul avec lui-même. J’ai connu ensuite l’intolérable promiscuité du camp de concentration, les coups, les vexations et les brimades, la vie infernale de troupeau, les treize heures de travail quotidien, les pénibles alertes de nuit pendant lesquelles nous grelottions sous les sapins du camp, et encore la faim, la faim qui peu à peu nous réduisait à l’état de squelettes, de « musulmans » comme nous disions, et puis le froid, le froid toujours, dans l’atelier, dans les dortoirs, dehors sur la place d’appel. Enfin pour finir, l’évacuation forcée, cette marche de plus de 200 kilomètres, sans presque manger, avec l’horrible vision, tout au long de la route, des cadavres de camarades descendus par les SS parce que ne pouvant plus avancer, des cadavres de ceux qui, les nuits, mouraient d’épuisement et de froid aux étapes, avec l’angoissante impression que j’étais aussi à bout de forces et que mon tour pouvait venir.
Tout cela, et bien d’autres souffrances morales et physiques, je l’ai éprouvé comme tous les rescapés des Kz. Je ne veux point pleurer sur ces souffrances. Militant révolutionnaire, j’ai toujours été conscient des risques inhérents à la lutte à laquelle j’avais entrepris de participer. Je n’ai donc pas à me plaindre.
Cependant, il n’y avait pas que des militants révolutionnaires dans le camp ou en prison, nous n’étions même qu’une minorité. Aussi ai-je davantage souffert des souffrances de ceux qui n’étaient pas moralement prêts à subir tant de tourments. Certes, il est dur d’être frappé sans pouvoir riposter, mais il est encore plus pénible de voir frapper un autre sans pouvoir se jeter sur le lâche agresseur. Sans aucun doute, les interminables dimanches de Fresnes furent sombres, mais plus douloureux encore étaient les longs sanglots, les crises de désespoir, les manifestations de demi-démence des camarades des cellules voisines. Je me demande maintenant comment j’ai pu vaincre la contagion de ces défaillances collectives et affronter le danger des punitions pour crier aux plus déprimés quelques phrases apaisantes et réconfortantes.
Puis-je comparer ma misère à celle des pauvres gosses polonais et ukrainiens du « Block des Jeunes » de notre Kz ? Il y eut, fin 1944, jusqu’à des bambins de huit à neuf ans dans ce block ! Et tous ceux qui avaient plus de treize ans travaillaient avec nous à l’atelier, ces pauvres « Lehrling », proies faciles des capos pédérastes, nous les voyions lentement se dépraver sous nos yeux, périr lentement de faim et de fatigue, et nous pouvions leur donner si peu !
Oh ! oui, les camps de concentration sont une telle atrocité qu’il y a lieu de poser la question : qui sont les responsables ? Bien entendu, les dirigeants nazis d’abord, leurs exécutants SS ensuite, et enfin tout le parti national-socialiste. Mais, tant en prison qu’au camp, je me suis parfois demandé si les soldats de la Wehrmacht qui nous gardaient à Fresnes, si les ouvriers civils allemands qui nous commandaient à l’atelier, chez Heinkel, si le peuple allemand dans son ensemble n’était pas coresponsable des crimes nazis.

la suite sur Espace contre Ciment

 

09:55 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/08/2011

Charlie Bauer, militant révolutionnaire.

09:03 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/07/2011

[La Fabrique Infos] Des nouvelles des Tarnacois : Invitation aux "Nuits du 4 août"

Bonjour,

Nous vous aurions fait parvenir plus tôt cette invitation aux "Nuits du 4 août" si les autorités n'avaient pas fait tout ce qui est en leur triste pouvoir pour, au dernier moment, tenter d'obtenir l'annulation de la fête. Le collectif d'organisation n'étant pas du genre à se laisser faire, ces manigances ont été déjouées, et les "Nuits du 4 août" se tiendront finalement, à Peyrelevade, avec un programme inchangé.

L'idée de cette fête, c'est de rassembler sur le plateau de Millevaches un peu de l'Histoire en cours : des acteurs des révolutions égyptiennes et tunisiennes, des opposants au nucléaire du Japon et d'ailleurs, des gens qui résistent à la destruction de leur territoire par la technocratie et l'affairisme, qu'ils viennent du Val de Suse en Italie ou de Notre-Dame-des-Landes en région nantaise. C'est aussi l'idée que se rencontrent tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans un monde qui déraille si visiblement, et que cette rencontre soit une vraie fête populaire. C'est enfin le défi d'inventer quelque chose qui ne serait ni un festival de plus, ni une université d'été de trop, bref : de nouer les sons, les images et la parole, de faire affleurer le plan commun où chercheurs, écrivains, musiciens, cinéastes et simples anonymes peuvent s'écouter voire s'entendre. Et tout cela sous le signe de la nuit du 4 août 1789, la nuit où fut annoncée, et seulement annoncée, l'abolition des privilèges.

L'essentiel des informations concernant les "Nuits du 4 août" est disponible sur le site www.nuitsdu4aout.com.

À tout de suite donc, pour ceux qui peuvent.

Des amis de la commune de Tarnac

courriel du 28/07/2011

12:02 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/07/2011

Nuits du 4 août : tentative de sabotage déjouée

Une manifestation a tout de même eu lieu à Eymoutiers

On aurait voulu saboter les « Nuits du 4 août » que l’on ne s’y serait pas pris autrement : annoncer aux organisateurs de la fête, à trois semaines de l’événement, qu’elle était interdite, « pour raisons de sécurité ». Nul n’ignore que de nos jours les opérations politiques les plus louches se trament à peu près toutes derrière des « raisons de sécurité ». Cette fois-ci, c’était donc la préfecture de Haute-Vienne et la mairie d’Eymoutiers, où devaient se dérouler les festivités, qui parlaient d’une seule voix. Elles arguaient du déferlement de « populations à risque » et du fait que les organisateurs auraient été « manipulés par l’ultra-gauche ». Tout ce radotage trop connu n’exprime que la vieillesse d’un monde, qui voit sa fin venir dans chaque nouveau visage qui surgit.

Malheureusement pour les autorités, le plateau de Millevaches étant ce qu’il est, il s’est trouvé une commune proche pour accepter au pied levé d’accueillir les Nuits du 4 août, et sauver ainsi et la fête et l’honneur. C’est donc à Peyrelevade, sur le versant corrézien du plateau, que se dérouleront les Nuits du 4 août. Rien n’a changé de ce qui était programmé, tout a été adapté aux nouvelles conditions. Ce fut seulement un petit surcroît de travail pour les organisateurs. Mais cela n’est rien : ce n’est pas tous les jours que l’on a le privilège d’organiser une fête interdite. Et puis, de vous à moi, peut-on rêver plus franche reconnaissance de la nécessité politique des Nuits du 4 août que cette tentative ratée de les empêcher ? Venez nombreux. Nous comptons sur vous pour rencontrer la population de ce plateau qu’on dit désert et qui est pourtant si bien habité, pour lui manifester votre respect en respectant ses lieux et ses rythmes de vie, pour construire avec elle et avec tous ceux qui viendront de partout un moment d’intensité fait de rêves, de réflexion et de joie pour en finir avec le vieux monde. Programme et infos pratiques bientôt sur : http://www.nuitsdu4aout.com/

via toulouse.indymedia.org

photo limousin.france3.fr

 

09:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/06/2011

Les très méchants employés de Carrefour face à Super Patron

http://www.nelachezrien.org/wp-content/uploads/2011/03/les-charlots-merci-patron.jpg

Incroyable : les employés réclament d'être payés pendant leurs pauses. Mais où va-t-on ?

La nouvelle n'a pas déchaîné les passions, et pourtant : Carrefour Hypermarchés vient d'être condamné par le tribunal de police d'Evry, et déclaré coupable de "paiement par un employeur de salaire inférieur au minimum mensuel garanti". Douze magasins sont concernés dans l'Essonne, la Seine-et-Marne, le Gard, les Bouches-du-Rhône, les Alpes-Maritimes et le Rhône. La somme totale des amendes à payer s'élèvera à 3,66 millions d'euros (soit à peu près le salaire annuel du PDG), du moins si Carrefour est vraiment obligé de la payer, car l'entreprise a décidé de faire appel.

Payer les pauses, et puis quoi encore ?

Pourquoi cette condamnation ? Depuis le passage aux 35 heures, certaines enseignes intègrent le temps de pause des salariés dans leur salaire de base. Avec 2h30 de pause hebdomadaire, cela permet aux entreprises, dont Carrefour et Auchan, de rémunérer leurs salariés 35 heures pour 37h30 de travail accompli.

De nombreuses plaintes ont déjà été déposée et de nombreuses décisions, souvent contradictoires, ont déjà été prise par différents tribunaux. Selon les catégories de salariés, le manque à gagner serait de 4,53 euros à 45,148 euros par mois, d'après une étude de l'inspection du travail.

Il n'y a pas de petits profits, et puis rappelons nous : Carrefour doit économiser 2,1 milliards entre 2009 et 2012. C'est même pour cela que Lars Olofsson a pris la tête du groupe en 2009. Où va l'entreprise, s'il faut payer les employés pendant leur temps de pause ?

Attention. Ne sombrons pas dans la démagogie de bas étage. Les employés de Carrefour sont d'heureux veinards : selon Jean-Luc Masset, DRH de l'entreprise, une assistante de caisse "reçoit une rémunération qui est de 22% supérieure au Smic, à laquelle s'ajoute une participation aux résultats, une remise sur achat de 10%, ainsi qu'une mutuelle et une convention collective qui est très favorable". Et - on ne le répètera jamais assez - la chance d'avoir un emploi. (Et donc, de ne pas faire partie des assistés, fustigés dernièrement par un membre éminent du gouvernement).

Le boss de Carrefour prend-il des pauses rémunérées, lui ?

Il ne faudrait pas davantage prendre les actionnaires de Carrefour pour des radins insensibles. Il y a deux ans, pour attirer Lars Olofsson, star de Nestlé, à la rescousse de leur entreprise, qui menaçait de ne plus faire autant de profit qu'auparavant, ils ont été parfaitement capables de lui concocter une rémunération stimulante, à la hauteur de ce qu'ils attendaient de lui : relancer l'entreprise, augmenter les dividendes, et permettre à ceux qui ont la chance d'être employés chez Carrefour de continuer à avoir un travail.

Ils lui ont reconnu d'emblée treize années d'ancienneté. Donc, en décembre 2012, Lars Olofsson aura seize années de présence théorique dans l'entreprise pour le calcul de sa rente. Au taux de 1,5 % de son salaire par année, Lars Olofsson toucherait finalement 24 % (1,5 % x 16) de sa rémunération, plafonnée, pour le calcul de sa rente, à 2,06 millions d'euros. Ce qui fait un petit 500 000 euro par an, sa vie durant.

En plus de cela, sa rémunération (fixe et variable) a été, en 2009, de 2,7 millions d'euros, sans omettre un bonus de 1,35 million d'euros.

Ensuite, on a évidemment les stock-options : 130 000 unités à 33,70 euros, sans plus-value pour l'instant, mais il faut savoir attendre. Et pour en finir, 165 000 actions gratuites, valorisées à 4,75 millions seront données à Lars s'il remplit les conditions de performances économiques et financières. Cerise sur le gâteau : une allocation de logement égal à 100 000 euros.

Eh oui. Paris est devenu hors de prix.

A la tête de Carrefour, tous précaires

Aux grincheux, il faut objecter fermement que pour mener de main de maître la relance de cette œuvre de bienfaisance publique, Lars Olofsson a besoin d'une solide motivation.

Hélas. Hélas. Lars Olofsson est à la peine. Lui qui avait nommé en 2010 un Britannique, James MacCann, dont il vantait le leadership reconnu et les compétences managériales, vient de le limoger, officiellement, pour mauvais résultats. En langue de bois d'entreprise, cela donne : "McCann quitte le groupe car la performance commerciale de la France n’est pas au niveau des attentes de la direction générale". Hé oui, tous ces employés qu'il faut payer, au regard des lois françaises, ça finit par faire cher. On rogne les coûts autant qu'on peut, mais ça finit par se voir.

Si ça se trouve, Lars Olofsson pourrait bien être le prochain à partir. Oui, vu qu'il agace l'actionnaire. Du reste, c'est pour cette raison qu'il a pris en charge lui même la direction opérationnelle des activités de la France. Mais s'il ne fait pas mieux que James MacCann ?

Triste situation, qui en rendra songeur plus d'un. Imaginons Lars Olofsson quitter l'entreprise, faute de résultats, alors que les employés, eux, auraient la chance de conserver leur emploi : et même, si la décision fait jurisprudence, d'être payé pendant leurs pauses...

On croit rêver. Non ?

Auteur parrainé par Aude Baron

piqué au tas sur leplus.nouvelobs.com

20:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/06/2011

Appel aux nuits du 4 août

4aout.jpg
via UHD

12:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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