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07/08/2011

Strasbourg : vraie fausse alerte à la bombe dans la dernière région de droite

Extrait :

L'adjoint au directeur de la sûreté publique du Bas-Rhin, Thierry Hartmann, a indiqué à l'AFP que la police a reçu à 19H21 deux appels affirmant: "il y a une bombe à la cathédrale".

"En accord avec le chanoine, nous avons alors fait évacuer les visiteurs de la cathédrale et une équipe avec des chiens a entrepris de fouiller l'édifice", a-t-il précisé.

Une demi-heure après les appels anonymes la police a interpellé un homme qui a reconnu avoir lancé les appels "pour embêter la police", selon M. Hartmann.

via french.cri.cn, www.20minutes.fr, www.7sur7.be, www.lepoint.fr, www.liberation.fr, www.la-croix.com, tf1, france 24, le parisien.fr, corsematin, ... 441 000 résultats...

La dernière menace concernant le périmètre de la cathédrale de Strasbourg remonte à il y a cinq ans lors de la période du marché de Noël quand avait été découvert une vidéo de repérage auprès d'un groupe islamique allemand laissant craindre un attentat.

complément d'info via www.lalsace.fr (journalistes zélés)

21:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/07/2011

Anders Behring Breivik, norvégien de souche, en croisade contre ses ennemis politique...

Deux attentats on été commis à une heure d'intervale en Norvège, le premier au moyen d'une voiture piégée devant des bâtiments, dont celui qui abritait les bureaux du Premier ministre Jens Stoltenberg et l'autre sur l'île d'Utoeya où se déroulait, comme chaque année, l'université d'été des jeunes du parti travailliste. Le parti travailliste forme depuis 2005 une coalition avec le Parti socialiste de gauche et le Parti du Centre.

Le premier article énonce les objectifs du parti [source wiki] :

« Le Parti norvégien du travail veut créer une société juste qui assure à tous les mêmes valeurs humaines. Nous bâtissons sur les valeurs de liberté, d'égalité et de solidarité. Nous désirons un monde sans guerre ni pauvreté, où des hommes libres et égaux ont une influence sur leurs conditions de vie, où les êtres humains vivent en harmonie avec la nature, et où l'exploitation capitaliste est combattue. Le Parti du travail veut développer notre pays comme une société démocratique, et nous collaborons avec ceux qui combattent pour la démocratie et les droits de l'homme dans les autres parties du monde. Le Parti du travail veut stimuler la tolérance et la diversité et lutter contre toutes les formes de discrimination. Nous voulons bâtir sur une interaction du travail et du capital, et à partir de notre vision de base, développer la volonté des peuples à la responsabilité et au pouvoir social. Pour concrétiser son but le Parti du travail cherchera la réalisation par le vote démocratique. Nos valeurs sociale-démocrates seront les guides pour notre travail politique. »

Dans un "manifeste", Anders Behring Breivik écrit (sous le pseudo Behring Breivik):

- "une guerre préventive contre les régimes culturellement marxistes/multiculturalistes d’Europe" afin "de repousser, battre ou affaiblir l’invasion/colonisation islamique en cours, pour avoir un avantage stratégique dans une guerre inévitable avant que la menace ne se matérialise".

- "Le temps du dialogue est passé. Nous avons donné une chance à la paix. L’heure de la résistance armée a sonné", dit-il également.
Frappé d’une croix des Templiers sur sa première page, le texte est rempli de références à des chefs de guerre chrétiens dans les conflits contre les musulmans.

templier_de_l'Otan.jpeg

Ce triste membre de "l’Ordre militaire et tribunal pénal européen - les chevaliers Templiers" a donc mis son discours en application en s'en prend uniquement à ses ennemis politique, car il n'est fait nullement mention de crime raciste au cours de ces deux attentas.

Pourquoi Anders Behring Breivik, Norvégien de souche qui vient de tirer depuis plus d'une heure sur des jeunes sans défense, n'a pas opposé de résistance face aux policiers de la Beredskapstroppen ? Pourquoi n'a-t-il pas tiré un seul coup de feu dans leur direction ? Il est interpelé, sans violence, en deux minutes...

Il n’a opposé aucune résistance

Les rescapés ont raconté des scènes atroces. Déguisé en policier, Breivik, sous couvert de rassurer les participants, ouvrait les tentes des militants avant de les abattre méthodiquement avec son fusil d’assaut M16 et son pistolet Glock qu’il rechargeait régulièrement. Des images terribles ont été prises par la police norvégienne en train de survoler les berges de la petite île, jonchées de victimes. Sur l’une de ces photos, le tueur, au milieu des corps, vise un jeune homme, qui l’implore d’un geste de l’épargner. En vain. Le suspect s’est laissé arrêter sans opposer la moindre résistance à l’arrivée de la police sur l’îlot livré pendant près de deux heures à la folie meurtrière de Breivik. Selon les témoignages recueillis, le tireur faisait feu toutes les dix secondes sur une victime. La police norvégienne vérifie toujours s’il n’avait pas de complice, comme certains survivants l’avancent. Face à l’impact de cet attentat sur la population, la Croix-Rouge norvégienne a ouvert partout dans le pays des centres d’accueil et d’écoute. Ce matin, une messe sera célébrée à la grande cathédrale d’Oslo à la mémoire des victimes. Tandis que tous les pays du monde apportent leur soutien et leur compassion au royaume scandinave.

piqué au tas sur leparisien.fr - 24/07/2011

18.03: Melding om at båt var på vei - 18.03: Boat is on it's way

18.09: Beredskapstroppen til stede på fastlandet -18.09: Beredskapstroppen (police special forces) arrives on the mainland

18.25: Beredskapstroppen gikk i land på Utøya - 18.25: Beredskapstroppen went ashore on Utøya

18.27: Gjerningsmannen pågripes. - 18.27: Perpetrator apprehended

source

 

15:16 | Lien permanent | Commentaires (1) |

22/07/2011

Hallo i uken - The Mullah Krekar Song

20:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/07/2011

Le confusionnisme intéressé

http://lebuzz.info/wp-content/uploads/2011/07/tournee-royale-kate-william-quebec-3-photo-texte.jpg

"Ils ont fait forte impression. L’un des jeunes de la Maison Dauphine, Pierre, 24 ans, un jongleur, a été interrogé par les journalistes à la fin de la visite royale. «Je ne suis pas monarchiste», a-t-il lancé tout de go. «Mais c’est très spécial de les rencontrer. C’est un privilège.» Et, malgré quelques manifestations antimonarchiques qui se déroulaient à quelques coins de rue, William et Kate ont, sans conteste, charmés la population du Québec."

piqué au tas sur lebuzz.info - 04/07/2011

titre via julesbonnotdelabande

09:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/06/2011

L’armée en banlieue : le sondage « explosif » de France-Soir

via ACRIMED

Le quotidien du milliardaire russe Alexandre Pougatchev est décidément prêt à tout pour relancer ses ventes. Et dans l’attirail du rabatteur de chalands à moindre coût on trouve, en bonne place, le sondage d’opinion auquel on fait dire n’importe quoi, et d’où l’on tire un bon gros titre bien accrocheur. Ainsi, vendredi 10 juin, la « une » de France-Soir est sans nuance : « L’armée dans les cités : les Français disent oui » . Et « les Français » l’ont dit à France-Soir.

Résumé de l’affaire : jeudi 2 juin, excédé par les affrontements auxquels se livrent des trafiquants de drogue dans sa ville depuis un mois, le maire de Sevran, Stéphane Gatignon, déclare à l’AFP : « Je demande au ministre de l’Intérieur d’envisager une présence de l’armée 24 heures sur 24 avec une fonction de force d’interposition afin de faire cesser les règlements de compte et d’éviter les risques de balles perdues et de tragédies ». Simple effet d’annonce destiné à faire prendre conscience de la situation ou appel véritable à une intervention militaire ? Quoi qu’il en soit, la machine médiatique s’emballe.

http://www.luambonatv.com/wp-content/uploads/2010/10/ltv-Congo-Lolwezi-bonretour-1-150x150.jpg

la photo ne fait pas partie de l'article

Et France-Soir n’est pas en reste. Le titre de « une » est développé dans une double page coiffée de ce titre fervent : « L’armée en banlieue ? Oui ! » Qui prononce ce « oui » ? « Les Français », les sondés ou la rédaction de France-Soir ? Un peu tout le monde, manifestement, et ce n’est pas l’éditorial du directeur de la rédaction, Rémy Dessarts, fermement intitulé « Le temps d’agir », qui nous incitera à penser le contraire. Citant pêle-mêle les patrouilles militaires dans le cadre du plan Vigipirate, l’aide apportée par l’armée pendant les catastrophes naturelles et… la présence française en Libye et en Afghanistan, il en appelle à la fin « des préjugés en tous genres » et répond par avance au sondage : « le niveau de délinquance et de violence qui règne dans les zones urbaines difficiles peut justifier que l’on songe à donner un coup de main de grande ampleur aux forces de l’ordre ». Et d’ailleurs, comme le « montre » le sondage, « les Français » pensent comme lui.

Pour illustrer sa double page, le journal a choisi une photographie d’un véhicule blindé stationnant au pied d’une barre, un militaire observant, depuis la tourelle, quelques enfants. Signe d’une grande rigueur journalistique, le quotidien laisse la photo dépourvue de la moindre légende, ce qui ne manquera pas de semer le trouble dans l’esprit du lecteur. Difficile, en effet, d’interpréter une image sans références temporelles et géographiques précises. L’armée en banlieue ? Avec France-Soir, elle y est déjà !

http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/65/84/78/18899088.jpg

la photo ne fait pas partie de l'article

Des sondés « enthousiastes »

On l’a compris, pour faire parler « les Français », le journal s’est contenté de commander un sondage, réalisé par l’institut Ifop. En l’occurrence, comme seule le signale une phrase à la fin de l’article d’« analyse », « les Français » sont en réalité une partie des 1 013 « auto-sondés » par Internet. Et pour faire parler « les Français » dans le sens qui l’arrange, France-Soir en isole le résultat qui lui convient. Car, à la lecture des résultats complets, affichés en page 3, on découvre que 81 % des sondés se déclarent d’accord avec la proposition « Ce n’est pas à l’armée mais aux forces de police d’assurer la sécurité publique ». Un chiffre massif, mais qui ne mérite manifestement pas la « une ». Par ailleurs, nous dit-on, 63 % des sondés craignent que « le recours à l’armée [puisse] conduire à ce que la situation dégénère dans certains quartiers sensibles. » Apparemment, donc, « Les Français disent oui » à une intervention a-normale, qui a de bonnes chances d’empirer la situation. Le point mériterait qu’on s’y arrête, mais France-Soir ne juge pas bon de s’en préoccuper outre mesure [1]. « Les Français » ? En réalité, 57 % des sondés, qui pensent que « le recours à l’armée est justifié compte tenu de l’insécurité existant dans certains quartiers ». Un « recours à l’armée » qui, en l’absence de toute autre précision, est une formule choc, mais à peu près vide de sens. Qu’importe : « les Français » ont répondu...

Malgré les précautions d’usage dans les « analyses », qui s’efforcent de faire preuve de prudence, les résultats du sondage sont vendus avec ferveur : ils « sont explosifs », prévient Rémy Dessarts. « Pourcentage très impressionnant » ; « spectaculaire », renchérit Dominique de Montvallon qui, il est vrai, tire des résultats des conclusions assez remarquables : « À gauche on est réservé : 47% seulement répondent oui [...]. À droite, on s’y résout ou on adhère avec enthousiasme. » Depuis quand les sondages mesurent-ils l’enthousiasme de leurs sondés ? Et sur le site du journal, sans craindre la contradiction, une « vidéo-trottoir » qui interroge des passants les montre, dans leur très grande majorité (cinq sur six), hostiles à l’intervention armée. Alors, pour ou contre, « les Français » ?

http://img.over-blog.com/198x226/0/33/21/13/a_bataille_alger_mains_en_l__air.jpg
la photo ne fait pas partie de l'article

Un titre de « une » et une double page exemplaire du recours aux sondages sous le règne de l’information marchandisée : d’une « petite phrase » on fabrique un « débat » [2], ou mieux, une « polémique », essentiellement médiatique, qu’on entretient par un sondage, avant de passer à autre chose sans avoir rien dit d’autre qu’une pseudo-information montée en mayonnaise : « Les Français » veulent envoyer « l’armée en banlieue ».

Pour être tout à fait exact, il n’y avait pas qu’une pseudo-information. Car le sondage posait deux questions, et la seconde méritait elle aussi le détour – et pourquoi pas la « une » ? « En France, avez-vous le sentiment que ces derniers mois la délinquance a augmenté / est restée stable / a diminué ? » Ceux qui voudraient connaître le « sentiment » de « l’opinion » sur la délinquance des derniers mois pourront satisfaire leur curiosité sur le site de France-Soir.

Augustin Fontanier (avec Olivier Poche)

Notes

[1] Le journal se contente de mentionner le paradoxe entre les réponses, dans son interview de Stéphane Gatignon et dans l’éditorial de Rémy Dessarts, qui le commente ainsi : « nos compatriotes sont donc à la fois inquiets, fatalistes et clairvoyants » !

[2] Le sondage porte explicitement sur ce prétendu « débat » : « il existe un débat sur le recours à l’armée. Êtes-vous d’accord... etc. »

http://www.rcp1.terre.defense.gouv.fr/includes/communiques/250x263/Assaut%20Squat%20ENI.jpg

la photo ne fait pas partie de l'article

09:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/06/2011

La violence en banlieue appelle des solutions "nouvelles" ...

piqué au tas sur site : la-Croix.com

 

La violence en banlieue appelle des solutions nouvelles

http://www.geekologie.com/2008/07/03/segway-military.jpg

la photo n'illustre pas l'article original

 

Dimanche 5 juin, à Corbeil-Essonnes (Essonne), une fillette de 9 ans a été placée grièvement blessée par un projectile, tandis que le maire de Sevran (Seine-Saint Denis) a demandé la protection de l'armée suite à des échanges de tirs à proximité d'une école.


Patrouille de police dans la cité des Tarterêts. Dans ce quartier de Corbeil-Essonnes, les forces...

Patrouille de police dans la cité des Tarterêts. Dans ce quartier de Corbeil-Essonnes, les forces de l’ordre sont régulièrement défiées par une partie de la population.

(Celia Pernot/BABEL)

(Celia Pernot/BABEL)

Patrouille de police dans la cité des Tarterêts. Dans ce quartier de Corbeil-Essonnes, les forces de l’ordre sont régulièrement défiées par une partie de la population.

Pour élus et experts [ tu devines bien lequels ! ] des violences urbaines, de [prétendues] nouvelles solutions s’imposent pour ramener le calme dans les quartiers.

Les violences urbaines ont changé. Il y a peu encore, les règlements de comptes au grand jour, au cœur de la ville, exposant les habitants, étaient la marque du grand banditisme. Ils deviennent à présent le mode opératoire de la délinquance et des petits trafiquants. À Sevran, en Seine-Saint-Denis, le contrôle du trafic de cannabis se règle à coups d’armes à feu. Deux hommes ont été touchés le 17 mai. La semaine dernière, des coups de feu ont retenti à deux pas d’une école primaire. Pour les protéger, on a confiné les élèves dans les salles de classe pendant les récréations. C’en était trop pour le maire écologiste Stéphane Gatignon, qui a demandé l’intervention de l’armée.

À Corbeil-Essonnes (Essonne), dimanche, c’est Daranca, une fillette de 9 ans, qui a été la victime d’affrontements entre des adolescents et des policiers dans la cité des Tarterêts. Une bande d’une trentaine de jeunes, qui avait volontairement mis le feu à des véhicules, s’est heurtée à une unité de police venue sécuriser l’intervention des pompiers. Touchée par un projectile à la tempe – l’objet n’a pas encore été clairement identifié et sa famille a mis en cause un tir de balle en caoutchouc par la police –, l’enfant a été placée hier dans un coma artificiel. La police des polices a été saisie.

Un climat de terreur permanent

Ce n’est pas la première fois que les forces de l’ordre sont victimes de violentes attaques aux Tarterêts. « Défier la police, c’est devenu le sport favori de certains jeunes dans le quartier », explique David Jaouen, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP police dans l’Essonne, qui regrette les 200 à 300 postes manquants selon lui dans le département pour assurer un service satisfaisant. « Ce genre de scène est de plus en plus fréquent, et de plus en plus violent, poursuit-il. Sur ce type d’intervention, les délinquants savent que nous ne pouvons pas envoyer plus de deux ou trois fonctionnaires, alors ils prennent confiance. »

Quelques quartiers de France sont ainsi tombés dans une surenchère de violence. Les armes à feu se multiplient entre les mains des trafiquants qui s’équipent dans une logique de représailles contre des réseaux concurrents. Le nombre d’infractions au port et à la détention d’armes non autorisées est passé de 29 932 à 32 410 entre fin 2008 et fin 2009, selon les données de l’Observatoire de la délinquance (OND). Soit une augmentation de 8,3 %. Résultat : la multiplication des victimes de règlements de comptes dans certains quartiers sensibles ces derniers mois (La Courneuve, Marseille, Grenoble, etc.).

Faut-il, pour éviter le développement de ces zones de non-droit, jouer la carte de la répression ? Oui, mais avec des « peines réellement dissuasives », réagit Xavier Lemoine, maire UMP de Montfermeil (Seine-Saint-Denis). « Tout est question de volonté, pas de moyens, insiste-t-il. Les trafiquants de drogue, les jeunes qui posent les problèmes, ceux qui ont des armes, on les connaît, nous, les élus, et la police les connaît. J’en ai assez de voir 10 fois, 20 fois, 50 fois les mêmes se faire arrêter. Il faut sévir dès la première incartade, avec de vraies sanctions financières, en s’attaquant très tôt au porte-monnaie et au train de vie de ces délinquants. Il faut aussi responsabiliser les parents. »

Gilbert Roger, maire PS de Bondy (Seine-Saint-Denis), estime de son côté qu’il faut réconcilier l’État républicain avec les citoyens. « La défiance s’est installée, rappelle-t-il. Les policiers doivent être présents sur le terrain en toutes circonstances, et pas seulement pour des actions coup-de-poing dans le cadre d’opérations de sécurisation. »

Lamine Thiam, directeur général de Promévil, société spécialisée dans la médiation urbaine, met aussi l’accent sur la nécessité d’un travail sur le long terme : « Il faut remettre de l’humain dans un espace public, pour créer du lien… C’est ce qui manque le plus dans nos quartiers. Mais ni l’État, ni les collectivités locales n’en ont les moyens. Et les caméras de vidéosurveillance ne remplacent pas l’œil humain. Cela dit, quand on en arrive à des situations comme à Sevran ou à Corbeil-Essonnes, où on a laissé pourrir les choses, il est difficile pour nous d’intervenir. Il faut passer à la répression. »

http://www.militarypolicevietnam.com/images/MPnewTet.jpg

la photo n'illustre pas l'article original

Task force, justice team : vers un retour au calme ?

Pour le Forum français de la sécurité urbaine (FFSU),  la violence en banlieue appelle des solutions nouvelles dans l’Hexagone qui pourraient toutefois être mises en place. Comme les task force ou les justice team implantées en Grande-Bretagne, qui ont obtenu des résultats et ont été reprises en Allemagne et aux Pays-Bas. But de l’opération : concentrer les moyens d’intervention sur les 50 dossiers de jeunes les plus problématiques dans un quartier donné.

Régulièrement, les cas sont discutés autour d’une table ronde où sont réunis à la fois éducateurs, travailleurs sociaux, police et membres du parquet. Ils peuvent ainsi établir un programme de prise en charge de ces jeunes 24 heures sur 24, dès l’âge de 13 ans.

Avec ce système, les informations circulent mieux et les mesures sont adaptées en fonction de chacun. « Ce dispositif a fait ses preuves, explique Michel Marcus, délégué général de la FFSU. On constate une réduction de 10 à 13 % de la délinquance, surtout parmi les plus violents. Toutefois, ce fonctionnement pose un vrai problème d’équité, puisqu’il met le paquet sur les jeunes les plus problématiques, au détriment des 200 à 300 qui dérangent moins. »

PASCAL CHARRIER et JEAN-BAPTISTE FRANÇOIS

19:42 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Hédonisme tolérant

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18:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Bienvenue dans le capitalisme culturel !

via Espace contre ciment :

Slavoj Zizek – Bienvenue dans le capitalisme culturel ! – Willkommen im Kulturkapitalismus! (2009)

 

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05/06/2011

Stratégie de la peur : "l'expert" Alain CHARRET nous sert la bactérie tueuse 0104:H4 à la sauce Al Qaïda

patrimoine+informationnel.jpg


BACTÉRIE TUEUSE : DOIT-ON CRAINDRE UNE ACTION DE TERRORISME BACTÉRIOLOGIQUE ?

Alain Charret
03-06-2011

Habituellement responsable de la plupart des épidémies de gastroentérites qui frappent chaque hiver la France, la bactérie Escherichia coli (E. coli) est généralement inoffensive. Certaines de ses souches qualifiées de entérohémorragiques (ECEH) peuvent être beaucoup plus dangereuses. L'une d'elles est particulièrement résistante. Il s'agit de celle connue sous l'appellation 0104:H4. Alors que l'E. coli s'attaque habituellement aux sujets les plus faibles, et notamment les jeunes enfants et les personnes âgées, 0104:H4 frappe sans distinction jeunes et vieux, forts et faibles. Plus résistante, elle provoque notamment des crampes abdominales et des diarrhées susceptibles d'évoluer vers des diarrhées sanglantes (colite hémorragique). La fièvre et les vomissements peuvent également s'observer. On estime que l'infection à ECEH peut évoluer en syndrome hémolytique-urémique chez 10% des patients atteints, avec un taux de létalité de 3 à 5%[1].

C'est en Allemagne que cette épidémie semble avoir débuté. Les spécialistes ont tout d'abord pensé que le foyer d'infection provenait de concombres importés d'Espagne. Une hypothèse maintenant infirmée ; les scientifiques allemands, comme leurs confrères européens, tentent toujours d'identifier l'origine de l'épidémie, ainsi que son ou ses vecteurs. Plusieurs pays européens sont touchés, mais jusqu'à présent les personnes contaminées ont toutes effectué un séjour en Allemagne.

Il semble important de noter que cette bactérie a été découverte pour la première fois dans la péninsule coréenne en 2005.

Cette dernière information ne peut que retenir l'attention de certains spécialistes proches des services de renseignement et au fait des ambitions de certains groupes terroristes à visées internationales comme Al-Qaïda.

La Corée du Nord qui, l'année dernière, a envoyé par le fond un destroyer sud-coréen et a, quelques temps plus tard, bombardé une île sud-coréenne faisant de nombreuses victimes, est connue pour disposer de plus d'une dizaine de virus et bactéries pouvant être utilisés comme armes biologiques[2]. Isolée par l'ensemble de la communauté internationale, l'un des seuls moyens dont elle dispose pour obtenir des devises consiste à vendre son armement ainsi que son savoir-faire en matière d'armes de destruction massive.

Sans sombrer dans la théorie du complot, il est difficile de ne pas évoquer la possibilité que cette bactérie provienne d'un laboratoire nord-coréen.

En poussant encore un peu plus loin ce raisonnement, il est possible d'envisager que P'yongyang ait vendu la bactérie à Al-Qaïda qui a juré de venger la mort d'Oussama Ben Laden tué par des commandos américains début mai.

Le 30 mai 2011, Abu Sulaiman Al-Nasser, un leader d'Al-Qaïda bien connu, annonçait qu'il voulait mettre l'Europe à feu et à sang cet été[3].

Si cette subite et encore inexplicable épidémie était effectivement le fruit d'une action terroriste, pourquoi n'a-t-elle pas encore été revendiquée ? Une des explications possibles : il pourrait tout simplement s'agir d'un test qui précèderait une opération de plus grande envergure.

Parmi les éléments surprenants, on pourra noter que, bien que l'épidémie ne touche que des pays européens, le 1er juin 2011 la Chine a annoncé se mettre en état d'alerte contre la bactérie[4]. N'oublions pas que Pékin est le seul allié de la Corée du Nord. Or, Kim Jong-il, a effectué la semaine précédant l'épidémie, une visite officielle de plusieurs jours en Chine. Les autorités chinoises auraient-elles été informées de quelque chose par leur voisin ?

Ajoutons à cela la récente annonce de P'yongyang menaçant à nouveau son voisin du sud de réponses qualifiées de « physiques » à ses actions de propagande, et interrompant une ligne téléphonique de communication militaire reliant les deux frères ennemis de la péninsule.

Autant d'éléments qui provoquent bon nombre d'interrogations, à défaut d'y voir un complot. Cette hypothèse n'est peut-être pas aussi invraisemblable qu'on pourrait le croire. En effet, certaines sources indiquent que le service de renseignement allemand, le BND[5], aurait un « vague soupçon » selon lequel la bactérie aurait été volontairement placée dans des lieux de distribution européens de primeurs. Toujours selon la même source, le BND aurait participé, près de Paris, à une réunion dans un centre d'opérations conjoint américano-européen sur le sujet de ce qu'il conviendrait maintenant d'appeler pandémie ECEH.

Il ne reste plus qu'à espérer qu'il ne s'agisse là que d'élucubrations d'un romancier en mal de scenario et que l'été ne sera pas aussi chaud que le prédit Abu Sulaiman...



piqué au tas sur : www.cf2r.org

roselyne_a_les_preuves.jpg

16:36 | Lien permanent | Commentaires (1) |

04/06/2011

Les idéologues sécuritaires et la voie du décèlement précoce de la sûreté aérienne

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Christine de Veyrac se prononce pour les Scanners corporels dans les aéroports

Le rapport adopté en début de semaine, à une très large majorité, par la commission des transports du Parlement européen, propose d’autoriser les scanners corporels pour l’inspection des passagers dans les aéroports. Il en encadre aussi strictement les conditions d’utilisation.

« Il est certain que ces scanners représentent un progrès réel en matière de sûreté aérienne. Ils permettront en effet de détecter les objets non métalliques cachés par de potentiels terroristes, comme des pains d’explosifs plastiques ou des couteaux en céramique » a commenté la députée européenne UMP Christine de Veyrac, membre de la commission des transports du Parlement européen.

Parallèlement, « il est heureux que le vote d’hier exclue l’utilisation de technologies émettant des radiations ionisantes, et interdise que toute image du corps des personnes ne puisse être visualisée ou conservée. Nous protégeons ainsi la santé et la vie privée des passagers, ainsi que des employés des aéroports et des compagnies aériennes », a souligné la députée européenne de Toulouse.

Le Parlement européen arrêtera définitivement sa position lors de sa session plénière en juin prochain.

piqué au tas sur www.toulouse7.com

Bientôt des scanners corporels dans les aéroports français

Par TF1 News (D'après agence), le 07 janvier 2010 à 11h16, mis à jour le 07 janvier 2010 à 11:20

La DGAC a annoncé mercredi qu'ils seront bientôt expérimentés "dans les meilleurs délais". Ils permettent de repérer les objets interdits dissimulés sous les vêtements sans palpation des passagers.

La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a annoncé mercredi dans un communiqué que des scanners corporels seraient expérimentés "dans les meilleurs délais (...) dans certains aéroports français". Des scanners corporels "devraient être installés prochainement pour expérimentation à ADP" (Aéroport de Paris), précise le communiqué qui ajoute que cette décision a été prise "selon les directives d'un groupe de travail interministériel".

Mercredi, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, avait annoncé qu'un groupe de travail sur les scanners corporels dans les aéroports français avait été mis en place et devait "faire des propositions" rapidement.

Les scanners corporels sont des portails qui permettent de repérer les objets interdits dissimulés sous les vêtements sans palpation des passagers et "l'absence d'impact sur la santé des passagers a été évaluée et confirmée par un organisme indépendant", selon la DGAC.

Parallèlement à l'installation de scanners corporels, "d'autres voies d'amélioration doivent être approfondies ou complétées", comme le "profilage des passagers", "l'amélioration de la détection des traces d'explosifs" ou "l'analyse et l'exploitation des informations connues sur les personnes déjà signalées comme suspectes". "Par ailleurs, la formation de personnel chargé de la sûrete sera renforcée", conclut le communiqué.

Piqué au tas sur TF1 News (D'après agence) le 07 janvier 2010

penser ces menaces dans l’esprit de les révéler (au sens radiographique).jpg

Scanners corporels : la sécurité renforcée dans les aéroports

Le secrétaire d'État aux Transports Dominique Bussereau a confirmé l'usage, à l'aéroport Roissy Charles de Gaulle, des premiers scanners corporels en France, permettant une fouille au corps virtuelle.

Publié le 15/01/2010





Qu'est ce que le scanner corporel ?

Le scanner corporel est une imagerie du corps. Il en existe deux types : le premier, qui sera pratiqué dans les aéroports de France, utilise des ondes millimétriques se limitant à la surface de la peau. Le second type, pratiqué aux Etats-Unis, utilise le système X-Ray qui pénètre sous la peau.

Comment ça marche ?

Le passager rentre dans un portique. Des antennes-récepteurs lui tournent autour et émettent des ondes radio qui traversent les vêtements. Les ondes réfléchies sont enregistrées sur un écran de contrôle qui fait alors apparaître une scan en 3D du passager.

A quoi ça sert ?

Le scanner corporel permet de renforcer la sûreté des aéroports, notamment depuis la tentative d'attentat du 25 décembre sur le vol Amsterdam-Detroit. Cette fouille virtuelle des passagers permet de détecter toute matière (objet ou liquide) dissimulée à la surface du corps, que ce soit de la poudre à explosif ou même des couteaux en céramique. Il permet ainsi un contrôle de sécurité des aéroports plus rapide, plus sûr et moins génant par rapport aux palpations corporelles.

Est-il dangereux pour la santé ?

Le premier type de scanner par ondes millimétriques, le seul qui sera utilisé en France, ne présente aucun danger pour la santé. D'après la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), ses ondes sont 500 fois moins puissantes que celles d'un téléphone portable. Quant au second type de scanner, pratiqué uniquement aux Etats-Unis, une exposition marquée ou régulière à ces ondes est nuisible à la santé.

Porte-t-il atteinte à la vie privée et à l'intimité ?

L'imagerie qui apparait sur l'écran de contrôle ne laisse apparaître qu'un androïde reconstitué en 3D. L'agent en charge de surveiller l'écran ne voit pas la personne scannée et ne connaît pas son identité. Le visage et les parties génitales sont floutées à l'écran. Les hommes contrôleront les hommes, les femmes contrôleront les femmes.

Sera-t-il obligatoire ?

La France étant pour le moment en phase d'expérimentation, le scanner corporel n'est pas obligatoire. Les passagers pourront choisir entre le scanner corporel et la fouille manuelle habituelle.

Combien ça coûte ?

Chaque scanner coûte entre 100 000 et 150 000 euros.

piqué au tas sur www.linternaute.com

Armes dans les aéroports: «Il faudrait exiger que les agents de sûreté sachent lire, écrire compter...»

INTERVIEW - Le criminologue Christophe Naudin est chercheur à l'université Paris 2 et auteur du livre «Sûreté aérienne, la grande illusion»…

La sûreté dans les aéroports et les avions est-elle suffisante? Le débat est relancé après que des journalistes ont réussi à déjouer les systèmes de sécurité à deux reprises, dans les aéroports de Roissy et de Marseille. Dans le cadre d’un reportage pour «Envoyé spécial», diffusé ce jeudi soir sur France 2, les reporters sont entrés dans deux avions, en possession d’un pistolet semi automatique 9mm. Rien de surprenant pour le criminologue Christophe Naudin, qui estime que les agents chargés de la sûreté ne sont pas assez qualifiés pour faire face aux risques.

Les mesures de sûreté sont elles efficaces dans les aéroports?
Non, il y a un problème d’efficacité, c’est certain. Que les journalistes aient réussi à embarquer avec une arme n’est pas du tout surprenant. Il s’agit avant tout d’un souci de recrutement: il faudrait exiger que les agents de sûreté dans les aéroports sachent lire, écrire, compter. Et c’est vraiment loin d’être le cas.
Il ne faut pas croire que ces agents sont juste des personnes qui regardent un écran pour voir si un objet est caché dans vos bagages. L’imagerie de sûreté est une science, qui nécessite une analyse. Une meilleure sélection des agents - et un meilleur salaire – permettrait d’améliorer de 30% l’efficacité de la sûreté dans les aéroports.

Pourtant des mesures de contrôle ont été prises ces dernières années. Elles ne servent à rien?
On en rajoute toujours une couche en fonction de l’actualité mais ce sont des mesures cosmétiques, qui sont toutes centrées sur la recherche de l’objet. Or ce n’est pas lui, en soi, qui est dangereux mais l’usage que certaines personnes peuvent en faire. La mesure qui consiste à empêcher les voyageurs de monter dans un avion avec une bouteille de liquide est la plus stupide que j’ai jamais rencontré. Il faudrait se concentrer davantage sur les personnes, cibler celles qui présentent plus de risque, et arrêter d’emmerder 100% des voyageurs.

Ces mesures ne diminuent donc pas le risque que des personnes mal intentionnées montent dans un avion?
Les contrôles sont accrus sur les destinations sensibles comme les Etats-Unis ou Israël. Mais le risque est alors diminué non parce que les mesures sont efficaces mais parce que la possibilité est plus grande qu’un agent repère ce que son collègue n’a précédemment pas vu.

La technologie peut elle être améliorée pour que les risques diminuent ?
Non, niveau matériel, on est au top. Ce n’est pas un problème de technologie mais bien de personnes qui se servent de cette technologie.

Propos recueillis par Enora Ollivier
piqué au tas sur www.20minutes.fr - 06/01/2011

« Les contrôles sont d'une nullité totale »

CHARLES DE COURSON, député de la Marne

28.12.2009
Rapporteur de la commission des Finances de l'Assemblée pour le transport aérien, le député Charles de Courson (Nouveau Centre) dresse un bilan sans concession du système actuel de contrôles dans les aéroports. Le renforcement des mesures de sécurité est-il adapté ? Charles de Courson. Achaque nouvel attentat ou tentative, la stratégie adoptée est celle de la fuite en avant. On nous parle alors de nouveaux appareils, comme ces scanners corporels. Leur seule utilité est d'enrichir les industriels, notamment américains, qui les commercialisent. Pour le reste, ils contribuent surtout à ralentir le transport aérien. Les contrôles actuels sont-ils si mauvais ? Ils sont d'une nullité totale. Tout a été pensé après le 11 septembre 2001 par l'administration Bush avec un unique objectif : restaurer la confiance des passagers. Ces mesures ont ensuite été imposées aux autres nations. Mais cette conception de la lutte antiterroriste est totalement erronée et inefficace face à des gens déterminés. Pourquoi ? J'appelle ça la théorie de la ligne Maginot. On veut faire croire que tous les objets peuvent être détectés. C'est illusoire. Prenez le sac à main de votre femme et fouillez-le pour y trouver des explosifs. Cela vous prendra un quart d'heure. Imaginez, si vous appliquez ça aux 90 millions de passagers qui prennent chaque année l'avion en France ! Vous aviez vous-même mis en lumière ces lacunes… En 2003, dans le cadre d'un rapport confidentiel pour le ministre des Transports, nous avions travaillé avec le criminologue Christophe Naudin. Sur onze tentatives pour introduire des armes ou des explosifs dans un appareil, dix ont fonctionné. Les mêmes tests aux Etats-Unis, réalisés dans sept aéroports, enregistraient 35 % à 65 % de réussite. Quelle est la solution ? Il faut arrêter ce naufrage économique. Chaque année, 500 millions d'euros sont dépensés en France pour ces contrôles de sécurité, 7 milliards aux Etats-Unis. Dans le même temps, seulement 50 millions d'euros sont alloués chez nous à l'infiltration des réseaux terroristes. Il faut faire l'inverse et pratiquer la lutte antiterroriste en amont, grâce au renseignement. La logique actuelle n'a aucun sens. Pourquoi ne pas faire des contrôles aux entrées du métro ou des gares, pendant qu'on y est ?
Cet article a été publié dans la rubrique A la une

Sûreté aérienne : le reportage qui fait peur

« Pièces à conviction »

Julien Dumond | 22.12.2006
C'EST UN MODE d'enquête journalistique plus fréquent dans les pays anglo-saxons qu'en France. Depuis plusieurs semaines, des journalistes de « Pièces à conviction », diffusée aujourd'hui en deuxième partie de soirée sur France 3, s'attachent à tester l'efficacité des mesures prises cet été pour améliorer la sûreté aérienne. Le résultat est édifiant. A l'image, Christophe Naudin, expert en sécurité, déjoue absolument tous les contrôles. Le 30 novembre, avec le journaliste de France 3 Laurent Richard, ils s'envolent de l'aéroport d'Orly pour celui de Nice. Dans son bagage cabine, Christophe Naudin a emporté la réplique exacte d'un pain de Semtex, un puissant explosif utilisé dans de nombreux attentats terroristes, un détonateur et une pile. Aucun agent au sol n'a repéré l'ensemble qui pourrait pourtant être transformé en bombe s'il s'agissait de réel Semtex. Au retour, l'expert passera les mêmes objets dans son bagage de soute cette fois. Le 4 décembre, c'est à bord d'un avion à destination de New York que l'équipe embarque deux cutters. Au moment du contrôle du bagage cabine aux rayons X, on voit que les agents discutent sans même regarder leur écran. Christophe Naudin est également parvenu à s'envoler pour Marseille avec un faux passeport lituanien après avoir acheté son billet le matin même en liquide... Enfin, l'auteur du reportage a pu approcher, seulement muni de son permis de conduire, la zone de fret numéro 4 de Roissy, pourtant ultra-sécurisée, en se faisant passer pour le chauffeur livreur du sous-traitant d'un sous-traitant. On le voit donc à l'image, la nuit du 13 décembre, au plus près des avions en partance sur le tarmac. « Les mesures sont mal appliquées mais surtout mal pensées » Interrogé sur ces investigations, le directeur des affaires stratégiques de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) bafouille. Et lorsque les journalistes lui font visionner les images, il reste carrément sans voix, répliquant seulement : « Les contrôles sont bons dans leur ensemble, vous voulez faire peur aux gens, c'est cela ? » « Les mesures sont mal appliquées mais surtout mal pensées », dit Christophe Naudin, qui avait par ailleurs réalisé 12 tests de ce type pour le député Charles de Courson : onze avaient réussi ! Un commandant de bord ne semble pas étonné par ces révélations. « La formation des agents de sûreté n'est que de quatre-vingt-onze heures », glisse-t-il. A voir ce « Pièces à conviction », il en faudrait en effet beaucoup plus.

Cet article a été publié dans la rubrique Spectacles
les deux articles piqué au tas sur Le Parisien.fr

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