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14/02/2012

Des parents d'élèves ont en effet dénoncé une "manipulation", lors de la visite de Nicolas Sarkozy, mardi 7 février 2012.

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Des parents d'élèves ont en effet dénoncé une "manipulation", lors de la visite de Nicolas Sarkozy, mardi 7 février, à Lavaur (Tarn), sur le thème de la politique familiale. Un parent d'élève affirme sur le site de La Dépêche du Midi qu'on a demandé à des enfants de crier "Vive Sarkozy" en agitant un drapeau tricolore, lors de l'arrivée du chef de l'Etat sur le parvis de l'hôtel de ville. Une note d'information a pourtant bien été remise aux parents. Ces derniers pouvaient s'opposer à la présence de leur enfant lors de la visite présidentielle.


texte via lemonde.fr


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11/02/2012

L'invention d'une doxa néo-fasciste : le rôle de l'avant-garde nationaliste-révolutionnaire

Idéologie négationniste, propagandes anti-américaine, anti-immigration, anti-juive

 

Par Nicolas Lebourg

 

 

La fin de la Seconde Guerre mondiale et la révélation de l’existence des camps d’extermination avaient placé l’extrême droite sous une opprobre morale des plus difficiles à assumer : elle était le champ idéologique dont l’exercice mena à forger le mot génocide, à créer la notion de crime contre l’humanité. La mise en pratique de l’assassinat de masse a délégitimé la théorie raciste, mais, en France, c’est surtout le discours ultra-nationaliste de l’extrême droite qui est mis en cause : collaboratrice du IIIeReich elle est montrée du doigt en tant que traître à la Nation. Elle ne paraît plus habilitée à donner des leçons patriotiques au PCF qui, dès la Libération, place sa propagande sous le signe de la France et du « parti des fusillés ». Maurice Bardèche, beau-frère de Brasillach, qui s’auto-définira une décennie après comme écrivain fasciste, se doit de reconnaître que l’esprit du temps veut que Quiconque n’a pas été un résistant a été un mauvais Français[1].

La condamnation morale et civique qui frappe l’extrême droite a eu pour effet de frapper d’anathème son idéologie. Si elle veut être efficace, il n’est plus possible pour elle de recourir à son moteur naturel, à son élément premier, qu’était l’antisémitisme. Exsangues, les néo-fascistes voient leurs rangs se re-développer avec le refus du processus de décolonisation. L’échec sera flagrant mais il mène d’aucuns à s’interroger sur la nature de leur mouvement, toujours du camp des vaincus. Ses intellectuels se sont chargés de réaliser une restructuration théorique et propagandiste, tant il était certain que les mêmes vieux slogans ne pouvaient être réutilisés directement – d’autant plus que la législation antiraciste de 1881 devait être complétée en 1949, 1966, 1972, et 1990. Ceux qui choisirent d’importer en France l’étiquette de nationaliste-révolutionnaire (NR) jouèrent en ce sens un rôle de premier plan, quelque peu occulté par la masse des recherches et publications relatives au GRECE et au Front National[2].

En s’appuyant largement sur les langages d’autres horizons politiques que les leurs, plus légitimes, ils allaient pouvoir mettre en place un nouveau mythe mobilisateur, au sens sorélien d’un tel terme[3]. Pour cela, il leur faudra réhabiliter leur courant politique, acquérir une tactique et une stratégie, c’est-à-dire une propagande apte à séduire les masses et une idéologie revitalisée.

 



[1] Maurice Bardèche, Lettre à François Mauriac, La Pensée Libre, 1947, p. 14.

[2] Les principaux mouvements NR français sont issus les uns des autres, ce sont : les Groupes Nationalistes-Révolutionnaires (GNR ; 1976), le Mouvement Nationaliste Révolutionnaire (MNR, 1979), Troisième Voie (TV ; 1985), Nouvelle Résistance (1991) et Unité Radicale (UR ; 1998). L’attitude du GUD dépend des époques, il participe actuellement à UR.

[3]En ces Réflexions sur la violence (1906), Sorel définit le mythe comme une expression de volonté mobilisatrice, un élément irréfutable, traduction des convictions d’un groupe en langage de mouvement.

 

 

lire la suite ici : [PDF] 

L'Invention d'une doxa néo-fasciste.

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10/02/2012

Parution : François Duprat, l’homme qui inventa le Front National

Présentation de l’éditeur : Mort dans un attentat à la voiture piégée le 18 mars 1978, François Duprat est devenu “le martyr de l’extrême droite”, un personnage rêvé pour les affabulations complotistes. Mais il est aussi un mythe politique qui déborde le Front national, une figure emblématique des années 60 et 70 capable de déchaîner les passions et les fantasmes les plus irrationnels. Vingt ans durant, il s’est voué à réinventer l’extrême droite, d’Occident au Front national, d’Ordre nouveau aux milieux néonazis. Stratège du FN, dont il était le numéro 2, il imposa à Jean- Marie Le Pen le slogan “un million de chômeurs c’est un million d’immigrés en trop”.

Pionnier dans la diffusion du négationnisme, professeur débonnaire, théoricien fanatique, politicien pragmatique et homme de I’ombre lié à plusieurs services de renseignement: François Duprat était mystérieux et complexe. Il s’est propulsé au travers de son époque en y laissant une odeur de soufre. Remonter le fil de sa vie, c’est parcourir l’Afrique et le Moyen-Orient, s’immerger dans la décolonisation et la guerre froide, traverser Mai 68 et les bagarres du Quartier latin, décrypter les rivalités au sein de l’extrême droite et la machinerie politique de la Ve République.

Dans leur ouvrage, Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard le suivent ainsi pas à pas dans sa tortueuse trajectoire et tentent d’éclaircir les circonstances de son spectaculaire assassinat, jamais élucidé. Fruit de quatre années d’enquête, cette biographie s’appuie sur de nombreux entretiens (famille, hommes politiques, militants, adversaires, hommes de l’ombre) ainsi que sur des archives policières et judiciaires inédites. François Duprat y apparaît comme le révélateur des tourments inavouables de la vie politique française.

via Fragments sur les Temps Présents

 

19:57 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/01/2012

Squarcini: "je ne suis l'espion de personne"

"Tout ce qu'on appelle "squale" est attiré irrésistiblement par le bruit et les turbulences aquatiques produites par un humain qui nage. C'est une donnée naturelle." Matt - Les Dents de la Mer.


Le patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini, accusé dans un livre d'être "instrumentalisé" par l'Élysée et d'avoir créé un groupe d'"opérations spéciales", a affirmé mercredi n'être "l'espion de personne". "Je ne suis l'espion de personne", déclare, dans un communiqué à l'AFP, le patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) en faisant référence à des extraits du livre L'espion du président, au coeur de la police politique de Sarkozy (1), à paraître jeudi.

Cette semaine, Le Point publie, en exclusivité, les extraits de ce livre. Pendant un an, deux collaborateurs du Point et un journaliste du Canard enchaîné ont plongé au coeur du plus puissant service de renseignements dont s'est jamais dotée la France. La DCRI et ses 4 000 fonctionnaires. Ce "FBI à la française" voulu par Nicolas Sarkozy, qui fusionne les renseignements généraux et la DST, la Direction de la surveillance du territoire, a été créé avec une promesse : en finir avec les cabinets noirs, les manipulations et les coups tordus.

C'est tout le contraire que l'on découvre à la lecture de leur enquête. Dès sa création, en juin 2008, l'outil a été dévoyé au profit d'un clan. Une dérive rendue possible par l'extrême proximité de son patron, Bernard Squarcini, avec l'Élysée. Mais aussi par la cloche du secret-défense qui permet de tenir à distance magistrats ou journalistes trop curieux. Les troublantes fréquentations du "Squale", comme on l'appelle, "l'homme qui sait tout et qui veut tout savoir", selon sa formule, sont elles aussi passées au crible. En octobre 2011, Bernard Squarcini a été mis en examen pour "atteinte au secret des correspondances" dans l'affaire des fadettes du journal Le Monde.

 

piqué au tas sur lepoint.fr - 19/01/2012

10:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/01/2012

Tarnac : la justice enquête sur des écoutes illégales menées avant l’affaire du sabotage

C'est une nouvelle petite victoire pour les mis en examen de Tarnac (Corrèze), soupçonnés depuis novembre 2008 d'avoir saboté des lignes de la SNCF. Une information judiciaire a été ouverte dans l'affaire des écoutes sauvages de l'épicerie gérée par le petit groupe, un dossier annexe au sabotage.

La juge d'instruction de Brive-la-Gaillarde a estimé, le 3 janvier, qu'il y avait lieu à instruire sur le chef d'"atteinte au secret des correspondances" et d'"atteinte à l'intimité de la vie privée" que le procureur de la République souhaitait écarter. Pour Me William Bourdon, l'avocat de la société du Magasin général de Tarnac, qui avait porté plainte avec constitution de partie civile en février 2011, la justice rentre ainsi dans la "phase sombre du dossier".

Le 11 novembre 2008, neuf personnes appartenant à la mouvance "anarcho-autonome" sont interpellées à Tarnac (Corrèze) et Paris. Elles sont accusées d'avoir posé des crochets métalliques sur des caténaires pour désorganiser les lignes de la SNCF en octobre et novembre 2008. A l'issue de leur garde à vue, quatre d'entre elles sont remises en liberté, cinq sont placés en détention provisoire.

Tous sont mis en examen pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte terroriste", sauf Julien Coupat, considéré comme le leader du groupe, qui est mis en cause pour "direction ou organisation d'un groupement formé en vue de la préparation d'un acte terroriste". Installé dans le petit village de Corrèze depuis le début des années 2000, le groupe s'occupe d'une épicerie-bar-restaurant et élève des animaux sur les 40 hectares de la ferme du Goutailloux.

La qualification terroriste des faits, le maintien en détention de M.Coupat jusqu'en mai 2009 sont largement médiatisés ainsi que le contrôle judiciaire strict imposé dans un premier temps aux remis en liberté. La fragilité des éléments à charge de ce que la ministre de l'intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie, avait qualifié d'"opération réussie" dans le "milieu de l'ultragauche" est assez vite apparue. Notamment les accusations d'un témoin sous X, rapidement démasqué par la presse et qui aurait subi des pressions des policiers.

ZONES D'OMBRE

L'affaire des écoutes, quant à elle, est antérieure aux sabotages. Tout débute en mars 2008, alors que le groupe vit tranquillement à Tarnac. Gaëtan Fussi, l'un des cogérants de l'épicerie, qui ne sera pas concerné par l'affaire des sabotages, remarque que les télédéclarations de carte bancaire, par l'une des deux lignes téléphoniques du magasin, ne sont plus effectuées. La petite équipe se tourne d'abord vers sa banque. Après une série de tests et un changement de machine, toujours rien. Le problème vient de la ligne téléphonique.

Un technicien de France Télécom se rend sur place, le 4 avril. Et là, dans le local technique, surprise : un boîtier d'origine inconnue est branché, en parallèle de la ligne. M. Fussi plaisante : et si c'était la police? Le technicien répond, très sérieusement: "Ça se pourrait bien, je vais appeler mon chef, on verra bien." Après le coup de fil du technicien à son responsable, M. Fussi comprend qu'il s'agit bien d'un dispositif d'espionnage et le boîtier est débranché.

Le petit groupe a donc été écouté. Ce n'est pas forcément une surprise. En 2008, la mouvance de l'ultragauche fait l'objet de toutes les attentions du renseignement français. Trois membres du groupe de Tarnac sont fichés aux renseignements généraux dès 2002, après une occupation sur le campus universitaire de Nanterre; en 2005, la fiche de Julien Coupat est modifiée pour "mise sous surveillance"; en janvier 2008, enfin, Julien Coupat et sa compagne Yldune Lévy ont été signalés par le FBI après s'être soustraits à un contrôle d'identité à la frontière canadienne.

Pour autant, "aucun fondement juridique ne pouvait justifier une quelconque écoute", souligne Me Bourdon. L'enquête préliminaire pour "association de malfaiteurs à visée terroriste" n'a été ouverte par le parquet de Paris que le 16 avril 2008. Elle fait suite à un signalement du groupe au procureur par la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire.

Sur quelles bases le groupe a-t-il été signalé à la justice, et donc surveillé de manière officielle, puis mis en cause dans l'affaire des sabotages de lignes SNCF? Si des écoutes illégales étaient à l'origine de ces procédures en cascade, c'est tout le dossier qui pourrait être touché.

Car l'instruction de Brive vient s'ajouter à une autre information judiciaire ouverte en novembre2011 par le parquet de Nanterre pour "faux et usages de faux en écriture publique" concernant un procès-verbal policier. Le "PV104" est une pièce majeure du dossier. Il s'agit du compte rendu de la filature de Julien Coupat et Yldune Lévy la nuit des sabotages sur les lignes de la SNCF, les 7 et 8 novembre 2008. Pour la police, il prouve que le couple se trouvait à proximité d'une des lignes sabotées, en Seine-et-Marne. Selon la défense, il est truffé d'incohérences, peut-être destinées à masquer la pose illégale – là encore – d'une balise sous la voiture de Julien Coupat.

Autant de zones d'ombre qui pèsent sur l'instruction principale concernant les faits de sabotage que le juge d'instruction Thierry Fragnoli devrait boucler dans les prochains mois, après d'ultimes auditions.

Laurent Borredon

 piqué au tas sur lemonde.fr - 09/01/2012

 

12:39 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/01/2012

Justice de classe pour Xavier Mathieu : refus de prélèvement d'ADN = 1000 à 1500€ d'amende

Une amende de 1 000 à 1 500 euros a été requise, mercredi 4 janvier, contre Xavier Mathieu, le célèbre porte-parole des "Conti", syndicaliste CGT de l'ancienne usine Continental de Clairoix (Oise), lors de son procès devant la cour d'appel d'Amiens pour refus de prélèvement d'ADN. Le délibéré se tiendra le 3 février à partir de 9 heures.

Ce procès faisait suite à une première relaxe du syndicaliste en juin 2010, alors que le parquet avait requis une peine d'un mois de prison avec sursis. Ce dernier a ensuite fait appel de cette relaxe. Les faits datent de la condamnation de Xavier Mathieu à 4 000 euros d'amende par la cour d'appel d'Amiens pour avoir participé, avec des ouvriers de Continental, au saccage de la sous-préfecture de Compiègne en avril 2009. Il avait alors refusé de se soumettre à un prélèvement d'empreinte génétique, comme l'exige la loi.

ENTRE 200 ET 300 PERSONNES POUR LE SOUTENIR

Un peu plus tôt mercredi, entre 200 et 300 personnes, dont de nombreux ouvriers de l'usine Continental de Clairoix, ont manifesté à Amiens pour soutenir Xavier Mathieu. Quatre candidats de gauche à l'élection présidentielle étaient présents. Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) et Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste) ont défilé chacun de leur côté entre la gare d'Amiens et le palais de justice, où le cortège s'est arrêté à la mi-journée en attendant le début du procès du leader CGT des salariés de l'usine picarde. Côté PS, la sénatrice de l'Oise, Laurence Rossignol, était présente.

"Ce n'est pas la place des syndicalistes ou des faucheurs volontaires de se retrouver dans les fichiers. C'est la loi qu'il faut changer", a déclaré Eva Joly devant les manifestants. Pour Jean-Luc Mélenchon, "ce qui se joue ici, ce n'est pas une affaire locale. Il s'agit de la liberté, car si on accepte que, pour défendre son emploi, on soit demain traduit comme un délinquant, cela signifie que la liberté constitutionnelle de l'action syndicale est niée."

"COMBATS SOCIAUX D'AMPLEUR"

"Ces gens-là trouvent-ils normal que je me retrouve avec [Marc] Dutroux [condamné pour meurtres et actes de pédophilie en Belgique] dans un fichier ?", s'est interrogé Xavier Mathieu, combatif et ému par le soutien apporté par ses collègues de Continental et les candidats de gauche.

Ces derniers ont affirmé leur solidarité aux  "Conti", et plus largement aux salariés de l'industrie française luttant pour leurs emplois. "Cela montre qu'on ne pardonne pas à des gens qui se battent, a souligné Philippe Poutou. On aura besoin de mener des combats sociaux d'ampleur." Nathalie Arthaud, de son côté, a dénoncé "tous les moyens de pression pour que les travailleurs ne se défendent pas".

Après sa condamnation à 4 000 euros d'amende par la cour d'appel d'Amiens pour avoir participé au saccage de la sous-préfecture de Compiègne (Oise)? en avril 2009, Xavier Mathieu avait refusé de se soumettre à un prélèvement d'ADN. Une peine d'un mois de prison avec sursis avait été requise contre lui début mai. Il avait finalement été relaxé fin juin. Début juillet, le parquet de Compiègne avait interjeté appel de cette décision.

L'usine de pneumatiques Continental de Clairoix a fermé début 2010, entraînant la suppression de 1 120 postes. Au printemps 2009, un conflit social de plusieurs mois contre le projet de fermeture – dont M. Mathieu a été la figure emblématique – avait permis aux ouvriers d'obtenir des indemnités de départ extra-légales.

 

via lemonde.fr - 04/01/2012

11:54 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/12/2011

Ces salauds de pauvres qui boudent le RSA

via une idée d'erwann

 

Ils sont 1,6 million de fauchés qui renoncent à affronter les démarches pour le toucher. Soit par découragement, soit par manque d'information… soit par choix.

Le discours sur le «cancer» des assistés va prendre du plomb dans l'aile : Non, les pauvres ne pompent pas les finances de l'Etat jusqu'à la moelle. C'est le très officiel rapport du Comité national d'évaluation sur le RSA, remis ce 15 décembre à Roselyne Bachelot, qui le démontre. Plus de 1 million de foyers qui vivotent avec quelques heures de boulot et pourraient donc toucher un complément de salaire via le RSA "activité" ne le réclament pas. Un million ! Soit les deux tiers des ayants-droit qui regardent passer les plats.

Idem pour les chômeurs en fin de droit. Ils sont 1,8 million qui ne bossent pas du tout et pourraient bénéficier d'un RSA complet. Mais plus d'un tiers - 650.000 - ne le demandent pas. Et ils y perdent : pas vraiment gloutons, ces pauvres laissent ainsi filer 249 euros par mois en moyenne. «On est loin du discours selon lequel les gens grappillent un maximum d'aides», ironise Nicole Maestracci, représentante des associations au sein du Comité national d'évaluation.

la suite sur actuchômage

17:47 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/12/2011

Article 11 - Numéro 007 - Meurs un autre jour

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17:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/12/2011

Un journal qui meurt c'est un peu de liberté en plus !

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"Une" non corpo...

13:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/12/2011

Le mythe de la Kalach de banlieue - le retour II

La kalachnikov, une arme en vogue chez les voyous français

Deux attaques à main armée en 24 heures dans l'agglomération marseillaise en début de semaine. Deux malfaiteurs tués et un policier gravement blessé. Un point commun entre ces deux faits divers, l'arme employée. Des fusils d'assaut de type kalachnikov. Les plus répandus au monde. Une arme de guerre d'origine soviétique éprouvée par les guérillas du monde entier, prisée par les terroristes et les mafias. En France, cette redoutable pétoire du 20e siècle, autrefois l'apanage des braqueurs professionnels, est désormais aussi entre les mains de délinquants et de trafiquants de moindre envergure. Car les malfaiteurs qui ont ouvert le feu sur les policiers dans la nuit du dimanche 27 novembre au lundi 28 novembre n'étaient pas des professionnels aguerris, mais des petits voyous inexpérimentés qui braquaient sans méthodologie un supermarché et un magasin de bricolage. Un grand écart entre les armes utilisées et un butin dérisoire, composé notamment de produits alimentaires surgelés. La kalachnikov ou l'arme de la misère et des grands crimes…

MAFIAS D'EUROPE ET D'AILLEURS

Le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, pointe une "généralisation des kalachnikovs" qu'il faut "éradiquer du circuit". Le "circuit" évoqué puise sa source dans les Balkans. Depuis la chute du mur de Berlin et la disparition du monde bipolaire, les stocks d'armes soviétiques irriguent les mafias d'Europe et d'ailleurs. "L'arc balkanique, où règne depuis longtemps la 'gun culture' et où les hommes conservaient à leur domicile leur arme de dotation après leur service militaire, a donc connu une forte multiplication des filières d'approvisionnement dans les années 1990", a écrit l'officier de gendarmerie Jean-Charles Antoine dans la revue Questions internationales. Et ce doctorant en géopolitique d'ajouter : "Ces filières se sont internationalisées et certaines de ces armes ont été retrouvées dans les milieux criminels de France, d'Allemagne ou des Pays-Bas".

La libre circulation dans l'Union européenne a naturellement profité à ces trafiquants qui transportent les armes le plus souvent par la route. "On n'est pas sur des gros trafics de milliers de fusils d'assaut trafiqués dans des sortes de go-fast de kalachnikovs", tranche un policier en exercice. "Cela peut être un émigré de retour dans son village pour l'été, qui ramène sur le territoire français une ou plusieurs kalachnikovs pour la vente. Bien sûr, il y a des réseaux très structurés", ajoute-t-il. Ce qui complexifie le travail d'enquête, d'identification et d'interception des policiers français.

"PILLAGE DES ARSENAUX LIBYENS"

Pour le criminologue Alain Bauer, la France connaît sa troisième vague d'importation illégale d'armes de guerre. La première remonte à la période de la Résistance avec une partie de l'armement ensuite récupérée par le grand banditisme. Il explique la suite : "Après le pillage des arsenaux albanais dans les années 1990, qui marque une profusion de la kalachnikovs, on assiste aujourd'hui au pillage des arsenaux libyens depuis la chute de Mouammar Kadhafi", observe cet expert.

Ces kalachnikovs libyennes sont en fait des copies chinoises importées en son temps par Kadhafi et aujourd'hui écoulées par des trafiquants en Europe et en Afrique."On en trouve de plus en plus en France et elles sont vendues à moins de 1 000 euros", indique M.Bauer.

Depuis l'effondrement de l'URSS, les voyous français n'ont plus vraiment de mal à se procurer des kalachnikovs, rapportent les spécialistes. Un avocat partage sa surprise lorsqu'un de ses clients lui a confié sa méthode pour s'en procurer : "Il avait acheté sa kalachnikov sur un site Internet russe qui livre en pièces détachées et en plusieurs paquets envoyés à intervalles irréguliers." Cette arme est aussi réputée pour sa simplicité mécanique et sa facilité à être démontée.

400 À 500 EUROS, VOIRE LA MOITIÉ POUR LES KALACHNIKOVS CHINOISES

En France, une kalachnikov déjà utilisée se négocie entre 400 et 500 euros. Neuve, le prix se situe autour de 2 000 euros. Mais l'apparition récente de kalachnikovs chinoises en provenance de Libye diviserait par deux ces tarifs. Autrement dit, une bouchée de pain pour des trafiquants de drogue ou des braqueurs. Et un prix accessible à des jeunes malfrats. Autrefois privilège des "équipes" de voyous professionnels et expérimentés, ces fusils d'assaut se sont considérablement démocratisés. Il est plus facile de s'en procurer et les prix baissent.

Il n'existe pas de statistiques officielles sur la circulation de kalachnikovs sur le territoire. Mais les saisies constituent un indicateur. En 2009, les forces de l'ordre ont saisi 1 487 armes à feu toutes catégories, contre 2 710 l'année suivante. Et depuis le début de l'année 2011, près de 3 355 armes à feu ont été saisies, dont près de 380 armes de guerre, indique l'AFP. Dans les Bouches-du-Rhône, la préfecture de police a calculé la proportion de fusils d'assaut parmi les armes à feu saisies cette année. Il en ressort que les kalachnikovs représentent un quart des armes saisies depuis début 2011.

Pour Frédéric Lagache du syndicat de police Alliance, les forces de l'ordre n'ont actuellement pas les moyens nécessaires pour endiguer cette "prolifération" de kalachnikovs. Selon lui, ce qu'il manque, pour réduire l'avance des criminels, "c'est une véritable police de renseignement sur la criminalité organisée qu'il faudrait mettre en place pour enquêter en amont et anticiper sur leurs actions". Un service qui existe à Paris, où une section de la direction du renseignement se consacre entièrement à ces missions. "Mais pas dans les grandes villes de province", déplore M. Lagache. Un constat partagé par M. Bauer qui conseille le président de la république sur les questions sécuritaires : "Il y a une très faible organisation du renseignement de terrain en France. C'est un des enjeux de la sécurité publique."

piqué au tas sur lemonde.fr - 02/12/2011


Relire :

Le mythe de la kalashnikov de banlieue ...

11:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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