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03/12/2011

Le mythe de la Kalach de banlieue - le retour II

La kalachnikov, une arme en vogue chez les voyous français

Deux attaques à main armée en 24 heures dans l'agglomération marseillaise en début de semaine. Deux malfaiteurs tués et un policier gravement blessé. Un point commun entre ces deux faits divers, l'arme employée. Des fusils d'assaut de type kalachnikov. Les plus répandus au monde. Une arme de guerre d'origine soviétique éprouvée par les guérillas du monde entier, prisée par les terroristes et les mafias. En France, cette redoutable pétoire du 20e siècle, autrefois l'apanage des braqueurs professionnels, est désormais aussi entre les mains de délinquants et de trafiquants de moindre envergure. Car les malfaiteurs qui ont ouvert le feu sur les policiers dans la nuit du dimanche 27 novembre au lundi 28 novembre n'étaient pas des professionnels aguerris, mais des petits voyous inexpérimentés qui braquaient sans méthodologie un supermarché et un magasin de bricolage. Un grand écart entre les armes utilisées et un butin dérisoire, composé notamment de produits alimentaires surgelés. La kalachnikov ou l'arme de la misère et des grands crimes…

MAFIAS D'EUROPE ET D'AILLEURS

Le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, pointe une "généralisation des kalachnikovs" qu'il faut "éradiquer du circuit". Le "circuit" évoqué puise sa source dans les Balkans. Depuis la chute du mur de Berlin et la disparition du monde bipolaire, les stocks d'armes soviétiques irriguent les mafias d'Europe et d'ailleurs. "L'arc balkanique, où règne depuis longtemps la 'gun culture' et où les hommes conservaient à leur domicile leur arme de dotation après leur service militaire, a donc connu une forte multiplication des filières d'approvisionnement dans les années 1990", a écrit l'officier de gendarmerie Jean-Charles Antoine dans la revue Questions internationales. Et ce doctorant en géopolitique d'ajouter : "Ces filières se sont internationalisées et certaines de ces armes ont été retrouvées dans les milieux criminels de France, d'Allemagne ou des Pays-Bas".

La libre circulation dans l'Union européenne a naturellement profité à ces trafiquants qui transportent les armes le plus souvent par la route. "On n'est pas sur des gros trafics de milliers de fusils d'assaut trafiqués dans des sortes de go-fast de kalachnikovs", tranche un policier en exercice. "Cela peut être un émigré de retour dans son village pour l'été, qui ramène sur le territoire français une ou plusieurs kalachnikovs pour la vente. Bien sûr, il y a des réseaux très structurés", ajoute-t-il. Ce qui complexifie le travail d'enquête, d'identification et d'interception des policiers français.

"PILLAGE DES ARSENAUX LIBYENS"

Pour le criminologue Alain Bauer, la France connaît sa troisième vague d'importation illégale d'armes de guerre. La première remonte à la période de la Résistance avec une partie de l'armement ensuite récupérée par le grand banditisme. Il explique la suite : "Après le pillage des arsenaux albanais dans les années 1990, qui marque une profusion de la kalachnikovs, on assiste aujourd'hui au pillage des arsenaux libyens depuis la chute de Mouammar Kadhafi", observe cet expert.

Ces kalachnikovs libyennes sont en fait des copies chinoises importées en son temps par Kadhafi et aujourd'hui écoulées par des trafiquants en Europe et en Afrique."On en trouve de plus en plus en France et elles sont vendues à moins de 1 000 euros", indique M.Bauer.

Depuis l'effondrement de l'URSS, les voyous français n'ont plus vraiment de mal à se procurer des kalachnikovs, rapportent les spécialistes. Un avocat partage sa surprise lorsqu'un de ses clients lui a confié sa méthode pour s'en procurer : "Il avait acheté sa kalachnikov sur un site Internet russe qui livre en pièces détachées et en plusieurs paquets envoyés à intervalles irréguliers." Cette arme est aussi réputée pour sa simplicité mécanique et sa facilité à être démontée.

400 À 500 EUROS, VOIRE LA MOITIÉ POUR LES KALACHNIKOVS CHINOISES

En France, une kalachnikov déjà utilisée se négocie entre 400 et 500 euros. Neuve, le prix se situe autour de 2 000 euros. Mais l'apparition récente de kalachnikovs chinoises en provenance de Libye diviserait par deux ces tarifs. Autrement dit, une bouchée de pain pour des trafiquants de drogue ou des braqueurs. Et un prix accessible à des jeunes malfrats. Autrefois privilège des "équipes" de voyous professionnels et expérimentés, ces fusils d'assaut se sont considérablement démocratisés. Il est plus facile de s'en procurer et les prix baissent.

Il n'existe pas de statistiques officielles sur la circulation de kalachnikovs sur le territoire. Mais les saisies constituent un indicateur. En 2009, les forces de l'ordre ont saisi 1 487 armes à feu toutes catégories, contre 2 710 l'année suivante. Et depuis le début de l'année 2011, près de 3 355 armes à feu ont été saisies, dont près de 380 armes de guerre, indique l'AFP. Dans les Bouches-du-Rhône, la préfecture de police a calculé la proportion de fusils d'assaut parmi les armes à feu saisies cette année. Il en ressort que les kalachnikovs représentent un quart des armes saisies depuis début 2011.

Pour Frédéric Lagache du syndicat de police Alliance, les forces de l'ordre n'ont actuellement pas les moyens nécessaires pour endiguer cette "prolifération" de kalachnikovs. Selon lui, ce qu'il manque, pour réduire l'avance des criminels, "c'est une véritable police de renseignement sur la criminalité organisée qu'il faudrait mettre en place pour enquêter en amont et anticiper sur leurs actions". Un service qui existe à Paris, où une section de la direction du renseignement se consacre entièrement à ces missions. "Mais pas dans les grandes villes de province", déplore M. Lagache. Un constat partagé par M. Bauer qui conseille le président de la république sur les questions sécuritaires : "Il y a une très faible organisation du renseignement de terrain en France. C'est un des enjeux de la sécurité publique."

piqué au tas sur lemonde.fr - 02/12/2011


Relire :

Le mythe de la kalashnikov de banlieue ...

11:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/11/2011

Illuminations de Noël : l'incendie ravage l'église

Le feu s’est généralisé à toute la toiture, détruisant 300 à 400 m² de couverture, et ne laissant que les murs et le clocher. Photo Jean-Marc Loos

Le feu s’est généralisé à toute la toiture, détruisant 300 à 400 m² de couverture, et ne laissant que les murs et le clocher. Photo Jean-Marc Loos

Un violent incendie a ravagé l’église de Gerstheim, près d’Erstein, dans la nuit de jeudi à vendredi. Le feu aurait été provoqué par les illuminations de Noël, installées la veille.

Il ne reste plus que les murs et le clocher de l’église catholique de Gerstheim. Celle-ci a été totalement ravagée par un très violent incendie dans la nuit de jeudi à vendredi. L’alerte a été donnée peu après 1 h 30. 41 pompiers de Gerstheim, Erstein, Boofzheim, Benfeld et Strasbourg sont intervenus à l’aide de cinq lances et une grande échelle.

Deux pompiers ont été blessés, souffrant de traumatismes à la cuisse pour l’un, au mollet pour l’autre. À 8 h hier matin, le feu n’était pas encore totalement éteint.

D’après les témoignages, corroborés par l’enquête de la gendarmerie d’Erstein et du Psig de Sélestat, le feu aurait été provoqué par les illuminations de Noël, mises en place la veille : un projecteur placé non loin de la rosace de la façade, près de l’orgue, aurait chauffé et mis le feu à des éléments en bois. Le feu s’est ensuite propagé à la caisse de l’orgue, en bois également, puis à la charpente. Celle-ci s’est alors effondrée, provoquant un embrasement général.

L’église était dotée d’un ensemble de dix vitraux datant de 1869, qui présentaient un chemin de croix, avec un turquoise très particulier. La série était considérée comme une rareté dans l’histoire des vitraux. Restaurée il y a un an, elle a été totalement détruite par les flammes.

Coup du sort, cet incendie s’est produit non seulement en ce début de période d’avent, mais aussi alors que la communauté de paroisse Saint-Pierre et Saint-Paul, comprenant Erstein et les six paroisses environnantes dont Gerstheim, devait être reconnue ce samedi même. La cérémonie devait avoir lieu à Erstein et les participants devaient se rendre également à Gerstheim. La manifestation est cependant maintenue.

Par ailleurs, les fidèles de la paroisse pourront suivre la messe à l’église protestante, le prêtre et le pasteur ayant donné leur accord selon le maire Marc-Daniel Roth, qui a souligné « la forte tradition œcuménique du village ».

VOIR Notre diaporama sur www.lalsace.fr

le 26/11/2011 à 05:00 par Geneviève Daune-Anglard, Rémy Klipfel, Françoise Marissal

 

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23/11/2011

Denis Robert : « La fiction est le meilleur chemin pour dire le réel »

Après dix ans de procès, le journaliste Denis Robert est enfin « blanchi ». Posément, sans rancune envers ses anciens détracteurs, il tente de convaincre les politiques de l’urgence à agir contre les dérives du système bancaire.

Regards.fr : Après avoir été blanchi en février par la cour de Cassation, la cour d’appel de Lyon fixera le 29 novembre les préjudices engendrés par Clearstream à votre encontre. Vous êtes soulagé ?

Denis Robert : J’ai gagné sur le plan judiciaire, mais je n’ai pas gagné politiquement, ni médiatiquement. Le scandale Clearstream n’a pas encore véritablement explosé. À quoi sert un journaliste si ce qu’il écrit n’a pas de résonance effective dans le réel ?

Regards.fr : Pourquoi ce silence, selon vous ?

Denis Robert : Il est relatif. Mais l’absence de prise en compte de ce que révèle mon enquête tient à son contenu. Ce que je montre est insupportable pour les banquiers car ça touche le cœur de leur bizness et celui de leurs plus gros clients. Le lobby bancaire est plus puissant que je ne l’imaginais. Ils ont mis en place une sorte de cordon de sécurité autour de mon travail. Dix années de plaintes à répétition et de calomnies. La décision de la cour de cassation réamorce l’histoire. Je vais à Bruxelles dans les jours qui viennent pour rencontrer des eurodéputés. Je suis sollicité par des candidats à la présidentielle. Je ne suis pas pressé. Le temps joue pour moi.

Regards.fr : Les politiques ne s’emparent pas de cette question ?

Denis Robert : C’est un débat qui commence enfin à agiter la gauche. Les candidats à la Primaire socialiste ont parlé de régulation du capitalisme ou de lutte contre les paradis fiscaux mais sans entrer concrètement dans le vif du sujet. Arnaud Montebourg ou Jean-Luc Mélenchon ont tenu les propos les plus offensifs, mais on reste encore trop à la surface des choses. Prenons l’exemple des paradis fiscaux. Nicolas Sarkozy avait promis leur disparition. Quelle blague ! Là, les candidats disent tous : « Il faut lutter contre les paradis fiscaux. » J’ai même entendu : «  Il faut interdire les paradis fiscaux. » C’est juridiquement impossible. C’est comme se saisir d’une savonnette avec un gant de boxe. Les paradis fiscaux sont des leurres. Il est par contre possible de surveiller, voire de stopper les pompes qui alimentent ces paradis fiscaux. On sait que les virements se font pour l’essentiel grâce à une société de routing financier, Swift et grâce aux réseaux informatiques des deux chambres de compensation Euroclear et Clearstream. Il faut contrôler ces structures…

Regards.fr : C’est ce que vous avez indiqué à François Hollande dans la note que vous lui avez donnée ?

Denis Robert : Oui, entre autres. On m’a demandé d’écrire une note. Je l’ai fait bien volontiers. On a trop tendance à considérer l’univers de la finance comme impénétrable ou trop compliqué. Ça ne l’est pas. C’est possible, c’est politique.

Regards.fr : Depuis l’appel de Genève lancé en 1996, c’est un de vos combats moteur ?

Denis Robert : J’ai affiné mes connaissances. En 1996, je n’imaginais pas que l’information financière était autant centralisée. Je ne connaissais pas les chambres de compensation. Je ne savais pas leur importance dans l’organisation du commerce interbancaire. Le juge Garzon, comme les six autres magistrats signataires de l’appel, s’avouait impuissant face aux moyens techniques et à la rapidité des prédateurs financiers. Les fonctionnements judiciaires étaient tellement lourds que les criminels gagnaient toujours. Malheureusement, d’un point de vue judiciaire, la situation n’a pas évolué. Les juges restent toujours cadenassés dans leurs frontières. Par contre, la perception que l’on a de la circulation des valeurs a changé. Il est inutile d’aller chercher des dépositaires dans des paradis fiscaux. Ils sont protégés par ces législations de papier. Le seul moment où les prédateurs financiers sont vulnérables, c’est pendant le temps du transfert de fonds. Et ce temps est électronique. C’est un jeu d’écriture qui s’opère à l’intérieur des chambres de compensation. C’est là qu’il faut taper.

Regards.fr : Vous faites de la pédagogie car souvent le vocabulaire financier est ardu ?

Denis Robert : Quand j’écris, je pense souvent à mon père ou à mes copains qui n’y connaissent rien. Je fais de gros efforts d’écriture et de simplification. Je n’ai pas peur d’être parfois naïf, ou de répéter plusieurs fois la même question quand je ne comprends pas. Cette méthode m’a permis de découvrir le fonctionnement de Clearstream. Au début, son PDG et son staff se sont moqués de mes questions. Ce sont ces questions et leurs réponses qui ont pourtant provoqué leur perte. Aussi puissants qu’ils pouvaient être, ils ont été virés comme des larbins trois mois après la sortie de mon premier livre Révélation$.

Regards.fr : Vous ne lâchez donc pas le morceau ?

Denis Robert : J’aimerais que d’autres prennent le relais. Je sais que des films et des articles sont en préparation en France et à l’étranger. Je suis content de ne pas y participer. Il faudrait maintenant une commission d’enquête et un véritable audit sur Clearstream mais aussi sur Euroclear et Swift. J’ai encore cette ultime étape à franchir.

Regards.fr : Vous avez d’autres projets ?

Denis Robert : Oui, mais j’ai un peu de difficulté à m’y remettre. Je n’ai pas peint une seule toile depuis presque un an. Mon prochain livre – un récit qui n’a pas grand-chose à voir avec la finance- est en rade. J’ai plusieurs films en fabrication. Une série documentaire sur le journalisme est en cours montage. Je prépare un film hommage sur un vieux journaliste qui m’a beaucoup inspiré à mes débuts, Cavanna… J’ai aussi envie de réaliser un film sur des ouvriers qui ont occupé une usine il y a trente ans. Il est important de témoigner de la classe ouvrière. De le faire sans nostalgie. J’ai aussi le dernier tome de ma BD L’ Affaire des affaires qui sort fin novembre. Et une autre BD adaptée de mon dernier roman Dunk est en cours d’écriture.

Regards.fr : Depuis quelques années, vous vous tournez vers la peinture, le théâtre, la BD. Vous êtes fâché avec le réel ?

Denis Robert : Tout a toujours tourné autour de la même question  : « Comment une société aussi riche peut produire autant de pauvreté ? » Mes toiles ou mes BD parlent de ça. La pièce de théâtre que je suis en train de monter au théâtre du Rond-Point aussi. Hunter Thomson disait que la fiction était le meilleur chemin pour dire le réel. C’est assez juste. La saga Clearstream, c’était un combat à mains nues avec le réel. Un affrontement long, excitant mais fatigant. Je suis allé au bout de cette histoire. La cour de cassation a mis un point final à mon travail de journaliste. J’ai maintenant envie de passer à autre chose.

Regards.fr : Vous avez un auteur fétiche ?

Denis Robert : Plusieurs. Mais celui qui m’a amené au journalisme disons littéraire, c’est Truman Capote. La lecture de De Sang-froid a été déterminante. J’ai eu envie de faire comme Truman Capote au début. Je n’y suis pas encore parvenu. Mais sans lui, je serais sûrement resté dans un journal où c’était finalement très confortable.

Regards.fr : Et la peinture ? Quel a été le déclic ?

Denis Robert : Quand on a interdit mon livre Clearstream, l’enquête en 2006, qu’on l’a retiré des rayons, j’ai pris un coup au moral. Le hasard et Facebook m’ont fait croiser la route d’une galerie parisienne. La galerie W. Je me suis dit que là, les policiers ou les censeurs ne viendraient pas m’emmerder. C’est comme ça que ça a commencé. Et ça ne s’est plus arrêté.

Regards.fr : L’enquête, les journaux vous manquent ?

Denis Robert : Parfois. Récemment, il y a eu une page sur moi dans Le Monde avec ce titre : « Le marginal de l’info ». Cette marginalité n’a jamais été un choix de ma part. Le système médiatique et ses influences m’ont mis à l’écart. L’information que j’ai produite n’est plus marginale aujourd’hui.

Regards.fr : Vous êtes conscient d’être devenu une sorte d’emblème, pour tous ceux qui se battent contre les dérives du système, les « indignés » ?

Denis Robert : Pas vraiment, même si je suis souvent sollicité. Je me sens plus utile à écrire, à faire des films qu’à m’engager sur le terrain politique. Au fond, j’ai du mal à y croire. On est dans un pays avec des élections, différents partis, une démocratie qui fonctionne pas trop mal… On n’est pas encore dans un climat insurrectionnel. Ça peut venir assez vite.

Regards.fr : Pour qui allez-vous voter à la Présidentielle ?

Denis Robert : Pour celui ou celle qui réglera le problème des dérives du capitalisme financier. À la gauche de la gauche au premier tour. Et au second tour, sans aucun état d’âme, pour le candidat socialiste qui sera qualifié. S’il l’est… Si ce n’est pas le cas, ça va devenir très compliqué.

Regards.fr : Tous ces gens qui vous font des risettes aujourd’hui après vous avoir lâché pendant les plus dures années, ça vous énerve ?

Denis Robert : Non, pas du tout. Je n’ai de rancoeur pour personne.

piqué au tas sur regards.fr

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19/11/2011

Apostrophes de Bernard Pivot du 28 septembre 1979 sur la Nouvelle Droite

Cette vidéo est à l'origine sur INA mais sont uniquement consultable les 12 premières minutes de l'émission :

http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/CPB790...

je poste ci-dessous cette vidéo qui propose l'intégrale de l'émission prise via un compte youtube de la réacosphère pompeusement intitulée : "Quelle nouvelle droite? Alain De Benoist à Apostrophes". 

"A ma gauche mais à droite pour les téléspectateurs, Alain de Benoît, idéologue de la nouvelle droite" ici affublé d'un faux-nez par Youtube


Ci-dessous, le texte proposé en encart sur le site de l'INA.

L'émission est consacré à " la Nouvelle droite", avec Jean Pierre APPARU, auteur de "la droite aujourd'hui": des contributions de gens de droite et de gauche pour donner un portrait véritable de la droite actuelle ; la nécessité de prolonger la notion de droite vers un éclatement, impliquant une rupture avec le militantisme, Alain de BENOIST auteur de :"les idées à l'endroit": tout d'abord définir la nouvelle droite par rapport a l'ancienne, sans refuser cette dernière. La naissance de la nouvelle droite, à la suite de mai 68. Les spécificités de la nouvelle droite : un changement de problématique, une rupture avec les idées de gauche ; une évolution constante et essentiellement pragmatique. Le privilège de la culture sur la politique : arracher la culture au totalitarisme marxiste. L'importance des idées de Gramsci. Les révolutions politiques : elles ne créent rien, elles ne font que sanctionner un changement de société. Georges HOURDIN, auteur de :"Réponses à la nouvelle droite":surtout une défense du christianisme face aux accusations de la nouvelle droite ; en fait ce livre est un malentendu, il s'attaquait au G.R.E.C.E., groupe qui ne fait pas partie de la nouvelle droite . Alain TOURAINE, auteur de "mort d'une gauche": une discussion des idées de la nouvelle droite ; le biologisme, la fin des absolus, la notion d'ordre ;la gauche est-elle universaliste ou non? Cultures régionales et massification. Henry de LESQUEN, auteur de :"la politique du vivant" (et dirigeant du Club de l'Horloge) : l'humanité est en péril de mort pour avoir oublié les leçons du vivant ; refuser l'uniformité. Tenir compte des découvertes des sciences de l'homme et de la biologie. Le débat s'engage sur : la question du"quotient intellectuel", bible et monothéisme juif, le racisme, l'élitisme, la séparation du culturel et du politique, biologie et démocratie.

texte via INA

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13/11/2011

Le Mouvement des Indignés se radicalise à Strasbourg et ailleurs...

Venues d'on ne sais où, une centaine de personnes ont convergé au centre de Strasbourg pour se retrouver ce 11 novembre 2011 à 11h00 place Kléber.

Une manifestation semblait prendre forme, et ô surprise, sans avoir été déclarée, grâce à l'appel du Mouvement des Indignés de Strasbourg, lancé principalement sur la toile et via les réseaux clandestins dématérialisés.[Tu noteras que l'appel est publié le 10.11.11 sur le site strasbourgdemocratiereelle.wordpress et depuis le 3.11.11 sur le site occuponstrasbourg.wordpress]

piqué au tas sur activeast.free.fr

CertainEs sont venus en curieux, d'autres, manifestement plus déterminéEs, avaient préparé leur coup et confectionné des écritaux : « stop thinking £ $ €, start thinking human », « Terrorisme économique ». Les plus radicaux scandaient des incantations destinées à faire trembler le pouvoir en place.

 

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Exemple de slogan et incantation brandit par quelques participants (photo G.D-A.)


La démocratie issue des urnes a promptement réagit en envoyant illico presto un grand nombre de force de l'ordre citoyenne, mixte et hétéroclite : police municipale, CRS, flics en civil ...

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Positionnement tactique dit "de la tenaille" par la CRS des groupes 2A - 2B ainsi que des policiers attendant les consignes (photo G.D-A.)

 

Les fonctionnaires chargés du maintien de l'ordre républicain, dans la clairvoyance qu'on leur connaît, ont compris qu'un tel alignement de personne en ce 11/11/11 ne pouvait signifier que la survenue d'un évènement extra-ordinaire risquant de faire vaciller la nation dans le chaos.

Conscient d'assurer la mission qui leur incombe, afin d'assurer la sécurité des personnes, des biens et des institutions, ils ont promptement réagit en interpellant les personnes potentiellement les plus dangereuses : celles qui avaient choisi de dissimuler leur visage derrière un masque.

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Il a fallut toute la perspicacité des observateurs pour distinguer les élements perturbateurs, fauteur de trouble (troubelmakers), etc... (photo G.D-A.)

 

Ces interpellations ont permis, grâce à ce contrôle d'identité exerçé dans le respect de la loi, de faire d'une pierre deux coups :

  • renseigner les mise à jour des fichiers
  • maîtriser les flux migratoires et lutter contre l'immigration illégale


Une journaliste de l'Alsace, G.D.A., qui par hasard se trouvait aussi place Kléber, n'a pas hésité à plonger dans cette marée humaine pour rencontrer ces fameux Indignés. C'est grâce à elle qu'on apprend comment un jeune père, employé du tertiaire, est venu soutenir cette action :

« J’ai eu connaissance de cette manifestation par mail, explique-t-il. Je me reconnais tout à fait dans ce mouvement de protestation qui n’arrive pas par hasard maintenant. » Interrogé sur la difficulté qu’a le mouvement à s’imposer en France contrairement à l’Espagne ou aux États-Unis, il avance : « la France a sa propre dynamique de la protestation et il y a aussi les échéances électorales. A mon humble avis, si ça ne prend pas en France, c’est un peu culturel. Mais peut-être aussi qu’on sera à la remorque de ce mouvement au lieu d’être à l’avant-garde. »
En regardant ses enfants, il estime que « lorsqu’ils seront grands ce sera la guerre. C’est quelque chose qui est pressenti depuis plusieurs décennies. » Quant à la surenchère actuelle dans la politique de rigueur, il y voit « le caractère dogmatique de la théorie ultralibérale qui s’obstine dans son erreur » Toutefois, il s’interroge sur les moyens d’action. « L’action violente ne mène nulle part. Il faut imaginer d’autre moyens ». Il est rejoint en cela par Nicolas, 31 ans, qui a un master de droit international. « La mobilisation des jeunes est difficile en France car ils sont très peu politisés. Et ceux qui le sont, comme l’a montré une étude récente du Credoc, vote à droite ou à l’extrême droite. Il faut repolitiser les jeunes, leur réapprendre la politique à travers des débat comme ceux autour du vote blanc par exemple. »

 Photos piquées au tas dans l'artilce de Genevieve DAUNE-ANGLARD


http://soirmag.lesoir.be/sites/default/files/1847373563_ID2918720_9_teissier_124757_01M1QT_0.JPG

“Une année géniale pour DSK en 2011”

Alexis, Indigné du 11.11.11, se reconnaît tout à fait dans ce mouvement qui n'arrive pas par hasard maintenant. Il observe que la difficulté de mobilisation des citoyens en France, concernant le mouvement des Indignés, semblerait être d'ordre culturelle. Il est pour l'abandon de l'action violente, avis que valide également Nicolas, prennant appui sur les études d'un institut de sondage. Nicolas propose une repolitisation des jeunes autour d'une mobilisation du vote blanc pour éviter les apports de voies vers les partis politiques de droites...

Difficulté peut-être aussi à mobiliser en ce 11.11.11 car beaucoup d'appels étaient lançés sur internet:

...des illuminés appellent d’ailleurs à la prière ou la méditation et sur Facebook, plusieurs pages ont été créées. Il y a l’alarmiste, baptisée « le 11/11/11 le temps s’arrêtera définitivement », la communautaire « Mettez tous votre réveil de téléphone à 11 h 11 et puis l’ésotérique « Faites un vœu le 11/11/11 à 11 h 11 »...

Dans ce confusionnisme politique ambiant, on pourrait faire remarquer aux Indignés d'avoir choisit cette date du 11 novembre, brouillant encore un peu plus les pistes et empếchant ainsi une réelle ambition de positionnement politique. Ou alors un choix délibéré pour leur permettre de garder une neutralité apolitique...

C'est un peu le même constat que fait Eva JOLY, candidate Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle, alors qu'elle venait fleurir la tombe des mutins de 1917 devant le Mur de la Paix à Paris: 

"Ils font leur mouvement d'indignés, qui est très sympathique et qui est très important, comme on le voit aux États-Unis, mais là il me semble qu'ils n'ont pas compris les enjeux, sans doute par culture politique"

Contrairement à Paris, les Indignés Stéphanois n’ont pas voulu perturber la commémoration. Ils ont précisé qu’ils n’étaient pas :

"contre cette commémoration mais contre les violences policières"

Ce qui n'a pas empéché les forces de police de continuer à lutter contre la criminalité organisée, la grande délinquance et la drogue et de protéger le pays contre la menace extérieure et le terrorisme en encadrant fermement la "flash-mob" :

 

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Les fonctionnaires informent que, la manifestation n'ayant pas été déclarée en préfecture de la Loire, les contrevenants sont passible, selon l'article 431-9 du code pénal, à 6 MOIS D'EMPRISONNEMENT ET 7 500 EUROS D'AMENDE pour :
- Participation à l'organisation d'une manifestation non déclarée ou interdite.
- Organisation d'une manifestation non déclarée.

 

Où en êtes-vous politiquement ?

Encore et toujours à se poser la question Que faire ?

"...La lutte intérieure donne au parti la force et la vitalité : la preuve la plus grande de la faiblesse du parti, c'est son amorphisme et l'absence de frontières nettement délimitées; le parti se renforce en s'épurant..."
(Extrait d'une lettre de Lassalle à Marx, 24 juin 1852.)

Allez-vous discuter d' ENGELS et L'IMPORTANCE DE LA LUTTE THEORIQUE ?

12:32 | Lien permanent | Commentaires (1) |

11/11/2011

Tarnac : une enquête sur les enquêteurs

Selon l'un des avocats de la défense du groupe de Tarnac, une instruction criminelle a été ouverte pour faux et usage de faux. Elle concerne un PV rédigé par les enquêteurs.

L'un des avocats de la défense du groupe de Tarnac a annoncé qu'une instruction criminelle avait été ouverte mercredi pour faux et usages de faux en écriture publique.

Cette instruction ouverte auprès du TGI de Nanterre s'intéresse à un PV rédigé par les enquêteurs en novembre 2008. Un juge d'instruction est chargé d'éclairer les zones d'ombres autour de ce PV, le D104.

Incohérences dans un PV

Les avocats de la défense avaient relevé des incohérences dans ce procès verbal. Celui-ci détaille la filature de Julien Coupat et Yldune Lévy, que des policiers disent avoir menée dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008. C'est cette nuit-là que le sabotage d'un caténaire sur une ligne SNCF aurait été réalisé.

Or, le PV présentait des incohérences, notamment sur la question des horaires et des distances parcourues cette nuit-là par les enquêteurs en suivant Julian Coupat et sa compagne, principaux accusés. Par exemple, la voiture des suspects aurait dû, à un moment donné, accomplir un trajet de 27 km sur des routes de campagne à la moyenne fulgurante de 160 km/h !

Une plainte avait été déposée en 2010 par les avocats.

Rappel des faits :
le 11 novembre 2008, plusieurs membres d'une communauté basée à Tarnac (Corrèze) avaient été arrêtés dans le cadre d'une enquête sur des sabotages commis sur le réseau ferré français. Plusieurs personnes - dont Julien Coupat - ont été mis en examen pour association de malfaiteurs, destructions et dégradations en relation avec une entreprise terroriste.

 

piqué au tas sur Ma Montagne.fr - 11/11/2011

13:43 | Lien permanent | Commentaires (1) |

09/11/2011

MILIPOL : Les dessous du Continuum sécurité défense... ou la répression durable

Le continuum sécurité défense, concept marketing de la lutte des classes dans ce bas monde marchand.

caméra,épicerie tapie dans l'ombre

"La caméra était tapie dans l'ombre"

 

"Défense et sécurité : un même business !" 

"Finie la frontière entre sécurité et défense. Dorénavant pour capter les marchés, les industriels de l’armement comptent vendre les mêmes équipements aux militaires et aux civils. Le journal de l’Intelligence économique explique comment les anglo-saxons font des affaires avec le concept de Continuum Sécurité défense." voir la vidéo (1)

En octobre 2011, selon le préfet "hors cadre" Alain Rondepierre (2), président de Milipol et également PDG de Civipol Conseil, « la profession n'est pas complètement sortie de la crise », la menace terroriste reste une constante trouble sur la-quelle certains "experts es-sécurité auto-proclamé" font leur beurre (3).

Et ceci grâce à qui ? Je te le donne en mille : Ben Laden... Ben la menace ... Ben qui, tout seul comme un grand, via la spectaculaire médiatisation du 11 septembre, a chamboulé le classique plon-plon du contrôle de la violence en réussissant ce tour de passe-passe qui nous amenait droit vers le "Global War on Terror"...

Milipol a lieu tous les deux ans à Paris, en alternance avec Doha au Qatar, est l'enfant du 11 Septembre et des attentats terroristes aux États-Unis. «Certes, il est né en 1984 mais c'est en 2003 que le concept de marché de la sécurité intérieure a émergé en se distinguant du marché de la défense proprement dit» dixit le préfet/homme d'affaire Alain Rondepierre.(Le Figaro)

Je ne sais pas si tu te souviens de son rôle dans l'affaire Miksa (4)?

... ". A peine entré en fonctions [Nicolas Sarkozy], il écrit dès le 8 juillet 2002 au prince Naïef, inamovible ministre de l'Intérieur saoudien, qu'il « propose à Votre Altesse royale de signer avec Elle dès qu'Elle le souhaitera l'accord de coopération préparé par nos services ». En fait de «nos services»,le côté français est représenté par Thales,chef de file désigné dès le départ par Charles Pasqua et par une société anonyme proche du ministère de l'Intérieur présidée par Alain Rondepierre.Mais, dès la reprise en main de ce dossier par Nicolas Sarkozy, deux hommes vont en fait le traiter directement: Claude Guéant,le directeur de cabinet,et Brice Hortefeux,l'ami et conseiller politique du ministre. Alors que leurs fonctions ne les y prédis-posent pas, ces deux hommes vont effectuer des voyages en Arabie saoudite. Le début des soupçons"...(Le Point)

http://markpowerblog.com/wp-content/uploads/2008/10/anarchist_ammunition.gif

artisanat local


Avant c'était mieux

..."Pour Patrick Haas, directeur d'En Toute Sécurité, c'était relativement simple : des groupes terroristes ou des mouvements de guérilla s'attaquaient à des cibles (représentations d'une entreprise à l'étranger ou personnalités politiques) bien identifiées. Avec Ben Laden, changement d'échelle, puisqu'il s'agit désormais de frapper le plus de monde possible.

Même si certains experts estiment qu'elle a été surestimée, la menace terroriste reste une constante, beaucoup plus diffuse et invisible désormais. Au lieu de ne protéger que quelques bâtiments, les Etats sont obligés depuis dix ans de penser globalement, pour sécuriser gares, aéroports, monuments historiques... Conséquence, « les méthodes et les systèmes ont complètement changé, faisant la part belle aux télécommunications, à l'informatique et à l'ingénierie », poursuit Patrick Haas."...

Et ce qui vaut pour la lutte contre le terrorisme vaut pour quasiment tous les autres segments du marché. Police scientifique, lutte contre tous les types de trafic, prévention des risques majeurs : la sécurité est devenue un métier où l'on manipule des technologies toujours plus sophistiquées. Une aubaine pour les PME innovantes. Certains logiciels de vidéosurveillance, par exemple, permettent de détecter automatiquement dans une foule une personne recherchée, même grimée ! (Les Echos)

 milipol,défense,sécurité,entreprise

"Bernard, au temps bonnes vieilles écoutes"

Salon mondial
de la conspiration sécurité intérieure des États

En observant la structure complète de MILIPOL , nous pouvons définitivement en déduire que les budgets de l’armée stagnant, pour ne pas dire diminuant. L’industrie de la défense a alors du trouver d’autres sources de financement par la mise en œuvre du Continuum sécurité défense, c’est-à-dire, des équipements pouvant servir à la fois aux civils et aux militaires.

Christian Mons, le PDG de la marque Panhard présente, par exemple, des modèles de PVP (« petit véhicule protégé ») en beige-kaki pour la version armée et en bleue pour la version gendarmerie : « Dans certains cas, les gendarmes sont confrontés à des situations comparables à celles de l’armée, donc ce PVP leur permet d’être protégé au même titre que s’ils employaient des véhicules militaires stricto sensu », explique-t-il …

C’est à une véritable révolution de la sécurité que nous sommes conviés. Demain elle touchera tous les secteurs de l’organisation des états.

Comme le dit Nicolas Tenzer dans son rapport : L’expertise internationale au cœur de la diplomatie et de la coopération du XXIe siècle « Une réflexion stratégique et prospective doit être engagée dans les ministères « sectoriels » (Défense, Intérieur, Agriculture, Développement durable, Énergie et Équipement, Affaires sociales, Santé, Enseignement supérieur et Recherche, Éducation nationale) qui ont une mission d’expertise. Cette réflexion opérationnelle devrait notamment dégager les dimensions suivantes : objectifs visés, zones et pays prioritaires, priorités par sous-secteurs, organisations internationales cibles, identification des relais d’influence (ONG, media, personnalités étrangères, think tanks, etc.), réseau de personnes mobilisables (fonctionnaires, experts dans les organisations internationales, y compris fonctionnaires internationaux , et assistants techniques, centres de recherche dans les nations et centres à l’étranger, secteur privé, ONG, etc.), informations pertinentes attendues, partenaires publics et privés sur lesquels nous pouvons nous appuyer, têtes de réseau et référents sectoriels possibles du côté de l’administration et de l’opérateur de référence, etc. Cette cartographie générale et la constitution de réseaux en temps réel seront la base du développement d’une politique d’expertise de sécurité internationale orientée par des objectifs clairs et cohérents »

Pour s’en convaincre il suffit de rappeler que le prochain MILIPOL aura lieu au Qatar du 26 au 28 novembre 2012. Il se tient les années impaires à Paris et les années paires au Qatar.

Depuis la guerre du Golfe, la coopération militaire fanco-qatarienne est au beau fixe. La France est l’un des principaux alliés de l’Émirat avec lequel elle a signé en 1994 un accord de défense. La relation militaire entre les deux pays est essentiellement commerciale et industrielle. Le Qatar a en effet passé pour plus de 80 millions d’euros de commandes au cours de la dernière décennie. Ainsi, 80% de l’équipement militaire du Qatar est de fabrication française. La France s’implique désormais aussi dans un projet de système complet de défense aérienne.

La coopération bilatérale passe aussi par des opérations d’entrainement commun. Les manœuvres Gulf Falcon qui ont lieu tous les deux ans entre les forces militaires française et qatariennes permettent au Qatar de maîtriser l’utilisation de matériels comparables à ceux de l’OTAN. C’est principalement plus de 300 militaires français, principalement issus des Forces françaises stationnées à Djibouti ( Blindés ERC 90 et infanterie, détachement de commandos marines, Mirage 2000-5 Mk2 ) qui viennent travailler conjointement avec les forces qatariennes…

Simon Licha est consultant pour noetics.ch

 

http://www.leparisien.fr/images/2011/10/20/1675820_ed46390c-fa9a-11e0-bc79-00151780182c_640x280.jpg

Marine au salon du jouet pour adulte

Il est tout à fait propice de se montrer en ce temps de campagne électorale... Mais peu de personnalité politique viennent dans ce genre de salon qui matérialise la réalité du marché de la répression démocratique (5) et laïque du "citoyen-électeur".

D'autres ne peuvent pas rater l'occasion. Leurs propositions ne jurant pas avec la martialité des tenues et la finalité d'usage répressif des materiels exposés. C'est évidement la Marine qui attire les journalistes, au vue des nombreux articles qui sont référencés sur le net.

Il en va même de son "bon mot" que nous rapporte "Le Parisien" du 20/10/2011 :

On y apprend que : « Moi je tire… Et très juste », qu'elle est une habituée des stands de tir, « pour se vider la tête »... et à l'occasion quelques chargeurs, j'imagine... Mais ce n'est pas pour faire son coming-out à la Fédération française de tir qu'elle est là... en plus de son bon mot, la Marine en profite pour présenter un de ses thèmes de campagne, à savoir la défense des PME françaises, une loi « achetons français » pour « donner un accès prioritaire aux PME pour les marchés publics ».

Populisme et défense de "la petite propiété bourgeoise"

Son cheval de bataille ? La rangers, ou BMJA, pour Brodequin de Marche à Jambière Attenante...

"Je me suis laissée dire qu'on faisait fabriquer les chaussures de l'armée en Tunisie. Est-ce qu'il n'y a pas là une trahison éthique et, en tout cas, patriotique ?" feint de s'étonner la présidente du FN.

http://i62.servimg.com/u/f62/14/62/33/34/ranger14.jpg

Symbole de l'éthique patriotique frontiste

Et oui, tu ne le sais pas encore, mais nos vaillants trouffions qu'on a envoyé là-bas, fort fort lointain, boutter les terroristes barbus coupeurs de main d'enfant hors d'Afghanistan ne sont pas chaussé français, môssieur... ben du coup, ils vont essayer de revenir avec sans faire trop de bruit, vu qu'ils se sont fait botter les fesses par les montagnards hirsutes en sandales, maintenant que l'Otan a sifflé la fin des hostilitées...

Donc, cette soit-disante trahison à la fabrication patriotique des rangers, le journal Sud-Ouest en parlait en février 2009 :

"Le tribunal administratif a rejeté le recours déposé par l'entreprise neuvicoise qui, du coup, devra serrer les vis dès la fin du mois
C'est un coup dur pour Marbot-Bata. Mardi, le recours précontractuel déposé en janvier par l'entreprise auprès du tribunal administratif de Versailles a en effet été rejeté. La société de Neuvic, spécialisée dans la fabrication de brodequins militaires, perd donc définitivement l'appel d'offres pour la réalisation annuelle de 100 000 paires de rangers devant équiper l'armée de terre française.
Le ministère de la Défense lui a en effet préféré les sociétés allemande Meindl et française Argueyrolles (filiale du groupe Noël), cette dernière faisant réaliser une partie de sa production en Tunisie. "

Tu te rends comptes ? Le Ministère de la Défense, un des ministères qui bouffe le plus de budjet... Préférer des grolles allemandes et une usine qui délocalise... tout ça pour aller essayer de déloger le moudjahidine hors de ses montagnes... et pour finalement devoir se rabattre sur le manifestant social-démocrate indigné ou à "mortellement blesser", en tirant de nuit dans le dos d'un autre Joseph Guerdner menoté (6).

Et que donc, comme on peut le lire ici (7) :

"M. Pascal Deguilhem attire l'attention de M. le ministre chargé de l'industrie sur le devenir de l'usine de chaussures Marbot-Bata à Neuvic-sur-l'Isle (Dordogne) et de ses salariés. En 2010, les salariés continuent d'être sacrifiés sur l'autel de la désindustrialisation programmée des territoires. Dans son département, l'usine de chaussures Marbot-Bata, dernière de ce type en vallée de l'Isle, dernière du groupe Bata en France, et qui a compté jusqu'à 2 000 salariés, arrête son activité définitivement. Malgré tous les sacrifices consentis par des salariés très qualifiés pour conserver l'unité de production, la décision prise l'an passé par le Gouvernement d'attribuer à une entreprise allemande, fabriquant en Tunisie, le marché des chaussures de l'armée française, a porté le coup fatal à cette usine, supprimant de fait 70 % de la charge de travail. Pendant toute l'année 2009, les salariés ont alterné des périodes de fabrication avec le chômage partiel. Si aujourd'hui les salariés se sont résignés à l'idée de voir fermer leur outil de production, ils ne sont pas prêts à brader leur dignité pour un plan social qui ne mérite pas ce nom : pas d'indemnité de préjudice, pas de cellule de reclassement, pas de préretraite. Ce plan, totalement vide, a été présenté en novembre dernier (refusé par les 73 salariés) et annulé par le tribunal de grande instance car il se contentait de leur offrir le minimum légal après, pour nombre d'entre eux, toute une vie de travail. À ce jour, aucune proposition de la part du groupe BATA n'est venue en remplacement de ce premier plan. Des commandes, qui auraient pu prolonger de quelques mois l'activité de l'entreprise, ont été refusées par la direction, malgré la présence des salariés sur le site, et l'objectif pour le groupe semble être de s'en débarrasser au plus vite et à moindre frais. Alors que les salariés attendent, sans travail, un peu de justice sociale, la direction du groupe envisage un dépôt de bilan qui lui permettrait de faire payer les licenciements par de l'argent public. Le contribuable paiera donc pour une délocalisation de plus pendant que les ouvriers devront se contenter d'une conclusion indigne à leur lutte. Ceci est inacceptable. Si l'État ne peut pas tout faire, il lui demande quelles réponses le Gouvernement peut-il apporter pour faire respecter le droit des salariés."

Tu vois donc que Continuum sécurité défense correspond parallèlement à Continuum délocalisation, chômage, sacrifice sur l'autel de la désindustialisation. Ce qui va immanquablement déboucher sur des conflits sociaux, des grèves, et de la répression... la boucle est bouclée. 

http://www.conflitssansviolence.fr/images/2010/violence-police.jpg

Continuum répression durable

lien vers un PDF de Thales "SecuritydefenseBuiseness" dans lequel, à l'avant dernière page, un tableau sur les marchés financiers des leaders du secteur et qui ensuite pointe le phénomènes du piratage informatique (c'est d'actualité !!!)


COMSCORE

 

Pour les finir en beauté, ils seront doxés
Tous ces cor­rom­pus, mina­bles et vendus,
En hom­mage à CopwatchIDF, cen­suré,
A tous les gardés-à-vue,
Aux ban­lieues kar­che­ri­sées,
Aux mani­fes­tants battus,
Aux jour­na­lis­tes espion­nés,
Aux deman­deurs d’asile igno­rés et matra­qués,
Aux Roms sti­ma­ti­sés, tra­qués et explu­sés,
A toutes les vic­ti­mes de l’UMP :

Nous vous livrons leurs coor­don­nées.

.Oeil pour oeil, dent pour dent.

…UMP Doxed…

 

..Expect Us..

pastebin  |  #1 paste tool since 2002

 

  1. France 24 article d'Hermine MAUZÉ.

  2. Alain Rondepierre est PDG de http://www.civipol.fr . C'est la société de conseil et de service du ministère de l'Intérieur français.

  3. Les Marchands de peur (Mathieu Rigouste) // Les éditions Libertalia

  4.  EADS vs THALES Le projet MIKSA, guerre franco-française depuis 1986

  5. http://www.article11.info/spip/Flash-ball-et-maintien-de-...  (vive A.11 !)
  6. http://www.francesoir.fr/actualite/faits-divers/accuse-d%...
  7. http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-932QOSD.htm


17:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Procès du journal la brique - Le 16/11/2011 à 13h30 TGI de Lille

Le journal La Brique est en procès face un journaliste de La Voix du Nord pour un article paru dans son numéro 25. Ce procès n’est pas simplement celui d’un journal indépendant contre un journaliste de presse quotidienne régionale ; au cœur du débat judiciaire il y a la racialisation des faits sociaux et la liberté de la presse.

Plus que jamais la critique sociale est un sport de combat ! Alors venez nous soutenir devant le TGI ou assister à l’audience publique. Rendez-vous mercredi 16 novembre à 13h30, devant le tribunal de Lille avenue du peuple Belge.

via http://lille.indymedia.org/

08:14 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/11/2011

Jugement d'Alex en délibéré au 13 décembre 2011

Strasbourg / Outrages et rébellion Le président des Don Quichotte jugé

Des banderoles de soutien ont été installées par les sympathisants du prévenu sur le parvis du tribunal. (Photo DNA - Marc Rollmann)

Des banderoles de soutien ont été installées par les sympathisants du prévenu sur le parvis du tribunal. (Photo DNA - Marc Rollmann)

Alexandre Glardon a comparu ce matin devant le tribunal correctionnel de Strasbourg pour avoir insulté des policiers, le 29 mai au soir place Kléber à Strasbourg, et avoir résisté à son interpellation.

Durant plus d’une heure et demie, le président des Enfants de Don Quichotte de Strasbourg a expliqué au juge qu’il entretenait des rapports compliqués avec les forces de l’ordre « depuis décembre 2007 ». A la barre, il a reconnu avoir proféré des outrages : « Je m’adressais à la fonction de policier, à l’image de la police », a-t-il indiqué. Le prévenu de 44 ans, qui mène une grève de la faim depuis un mois, a en revanche nié avoir tenté d’échapper aux policiers et s’être rebellé.

Le substitut Morgane Robitaillie a réfuté l’existence d’une cabale à l’encontre d’Alexandre Glardon. Etant donné la gravité des faits et ses antécédents judiciaires – le quadragénaire a déjà été condamné à six reprises –, la représentante du parquet a réclamé à son encontre six mois de prison ferme.

Me Hervé Begeot, pour la défense, a quant à lui demandé l’ouverture d’une information judiciaire afin de « faire toute la lumière » sur un dossier essentiellement basé sur les déclarations des policiers.

Le jugement a été mis en délibéré au 13 décembre.

Pendant toute la matinée, un comité de soutien à Alexandre Glardon, composé d’une cinquantaine de personnes, a manifesté sur le parvis du palais de justice. Une trentaine de CRS ont été mobilisés pour encadrer les manifestants. Aucun incident n’est à déplorer.

par Antoine Bonin, publié le 08/11/2011 à 14:05 

 

piqué au tas sur dna.fr - 08/11/2011

Aucun incident n’est à déplorer !!! gnin gnin gni

18:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/11/2011

Un journal de moins, un peu de liberté en plus

 

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la suite sur Article 11

18:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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