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18/08/2011

Vidéo-surveillance : vers la création d’un troisième fichier de reconnaissance faciale

On croyait la vidéo-surveillance devenue vidéo-protection par la grâce d’un simple décret. Mais il n’en est rien, et le directeur général de la Police nationale l’a avoué : « on se dirige vers la création d’un troisième fichier de reconnaissance faciale, qui pourrait servir à l’exploitation des données de vidéo-surveillance »

Ce fichier permettra d’identifier les suspects, grâce à l’utilisation des images de vidéo-surveillance. Ce nouveau fichier policier – un “fichier des empreintes faciales” en quelque sorte – s’ajoutera à ceux des empreintes digitales et génétiques. D’ailleurs, lors des émeutes de ces derniers jours, les forces de l’ordre britanniques ne se sont pas privées d’utiliser les images enregistrées par les caméras de vidéo-surveillance pour tenter d’identifier les casseurs [1].

[Mis en ligne le 16 août 2011, mis à jour le 17]

La reconnaissance faciale

Le principe est le suivant : repérer quelques points caractéristiques du visage sur une grille, puis comparer le résultat avec ceux d’une base de données, en ne gardant que le/les résultats les plus proches.

De la reconnaissance faciale aux données personnelles

Un intervenant à la conférence sur la sécurité Black Hat (du 3 au 4 août à Las Vegas), le professeur Alessandro Acquisti de l’Université Carnegie Mellon, devait expliquer comment il est possible d’obtenir en quelques minutes des informations personnelles d’un individu – son numéro de sécurité sociale, ses centres d’intérêts, sa préférence sexuelle, son niveau d’endettement ... – à partir d’une photo prise avec un smartphone [2]. La méthode consiste à la comparer à des photos contenues dans des bases de données recélant d’autres informations concernant des personnes photographiées. Le recours à des logiciels de reconnaissance faciale permet de réaliser rapidement les comparaisons de visages et la technique ira en s’améliorant avec l’évolution des technologies, et à mesure que le recours à de tels outils de surveillance se généralisera [3].

Certes la méthode est loin d’être infaillible, mais ce sont surtout les atteintes à la vie privée que l’on peut redouter. Fin 2010, Facebook a lancé aux États-Unis une technologie de reconnaissance faciale afin de permettre de marquer rapidement les photos et donc d’identifier les personnes (via des suggestions). Cette fonctionnalité a été discrètement étendue à d’autres pays (dont la France) en Juin 2011. Si vous pensez que cette fonction ne respecte pas le droit à l’anonymat des citoyens, elle peut être désactivée depuis les paramètres de confidentialité, mais c’est à vous de faire le travail ... En revanche, le responsable de l’agence de protection de la vie privée du land de Hambourg a déclaré que « Facebook n’a pas le droit de collecter des données biométriques sur ses utilisateurs sans avoir recueilli au préalable leur consentement explicite » [4].

Un nouveau fichier national centralisé

Dans un article de l’édition du 11 août 2011 du Figaro [5], Jean-Marc Leclerc nous informe de l’audition de Frédéric Péchenard, directeur général de la Police nationale, et du général Jacques Mignaux, directeur général de la Gendarmerie nationale, par la commission des Finances de l’Assemblée nationale le 22 juin 2011 [6].

En répondant à la question d’un membre de la commission, Frédéric Péchenard, ami d’enfance de Nicolas Sarkozy, n’a fait qu‘évoquer au détour d’une phrase la création d’un fichier de reconnaissance faciale :

« Je suis pleinement d’accord avec M. Diefenbacher sur l’intérêt de la police technique et scientifique – PTS. Un audit complet a été diligenté dans le cadre d’une mission qui continue ses activités. L’amélioration des deux fichiers de PTS, le fichier automatisé des empreintes digitales – FAED – et le fichier national d’analyse des empreintes génétiques – FNAEG –, ne suffit pas. [...] Il faut améliorer la PTS et l’on se dirige vers la création d’un troisième fichier de reconnaissance faciale, qui pourrait servir à l’exploitation des données de vidéo-surveillance. »

Voila donc une utilisation de la vidéo-surveillance qui permettrait de justifier les sommes généreusement affectées à l’utilisation contestée de cette technologie. Et Frédéric Péchenard de poursuivre en évoquant de façon toute aussi évasive les croisements de fichiers :

« Par ailleurs, on développe la mise en œuvre de logiciels de rapprochements judiciaires, comme, à partir de janvier 2012, un instrument permettant de mettre en commun les fichiers d’antécédents de la police et de la gendarmerie. On ne peut que se féliciter de la très forte diminution des homicides volontaires en France, qui est l’un des résultats obtenus par le développement de la PTS : 1 500 homicides en 1990 et 670 en 2010. Entre ces deux dates, le taux d’élucidation a progressé de 70 % à 90 % environ. »

Il faut sans doute être de la “maison” pour comprendre comment une progression de leur taux d’élucidation peut entraîner une diminution du nombre d’homicides volontaires.

Néanmoins, la multiplication des liaisons inter-fichiers, des “interconnexions” de fichiers, est indiscutable : on les retrouve à la base de la nouvelle carte d’identité biométrique et de la prochaine carte Vitale biométrique – sans oublier les utilisations à la Hongroise !

La réalisation

Mais il ne faut pas rêver, cette méthode n’est pas la solution miracle :

« L’ordinateur ne livrera pas sur un plateau un suspect et un seul. Comme pour l’exploitation des empreintes digitales, il procédera par comparaison de points caractéristiques du visage (distance entre le nez, les yeux, les oreilles…), proposant in fine une liste de possibles suspects classés selon un ordre de pertinence [5] ».

Toujours d’après Le Figaro, trois sociétés auraient proposé des solutions au ministère de l’Intérieur : Morpho, spécialiste des traitements d’images de masse ; Cognitec, passée maître dans les outils visant à détecter les fraudes documentaires ; et la petite entreprise Facing it, dont les logiciels se font fort de reconnaître un intrus “blacklisté” qui se présenterait à un accès ou dans un couloir ».

Le ministère de l’Intérieur n’aurait pas encore arrêté ses choix, mais il vient de saisir la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) de ce dossier [7].

Selon Alain Bauer, les services de police n’avaient pas fait usage de ces outils lors des émeutes dans les banlieues françaises, il y a six ans. Plus précisément : « Ils les avaient utilisés en interne mais pas auprès de la population, notamment parce qu’ils ne disposaient pas d’images de suffisamment bonne qualité pour identifier les gens », croit savoir le criminologue français [8].

Notes

[1] Ceux du moins qui ne s’étaient pas muni de lunettes teintées “anti-paparazzi”.

[2] Le Monde informatique, le 3 août 2011 : http://www.lemondeinformatique.fr/a....

[3] Voir Face Recognition Study par Alessandro Acquisti, Ralph Gross et Fred Stutzman.

[4] L’Allemagne critique la reconnaissance faciale de facebook, Le Monde.fr, le 4 août 2011 : http://www.lemonde.fr/technologies/....

[5] Référence : http://www.lefigaro.fr/actualite-fr....
Voir également http://www.planete.lautre.net/artic....

[6] Référence : http://www.assemblee-nationale.fr/1....

[7] Le ministère est tenu de saisir la Cnil, mais il ne sera pas obligé de se plier à son avis.

[8] Le Monde du 9 août 2011 : http://www.lemonde.fr/europe/articl....

 

via ldh-toulon

Vers un fichier de reconnaissance faciale pour identifier les suspects

Julien L. - publié le Vendredi 12 Août 2011 à 15h27 - 
 
 
 

Le ministère de l'intérieur travaille à l'élaboration d'un nouveau fichier policier, cette fois axé sur la reconnaissance faciale. L'outil complète deux autres fichiers biométriques, le FAED (empreintes digitales) et le FNAEG (empreintes génétiques). La CNIL a été saisie du dossier par la Place Beauvau.

Le délicat équilibre entre la sécurité pour tous et la liberté de chacun va une nouvelle fois être mis à rude épreuve. Alors que le nombre de fichiers policiers a d'ores et déjà augmenté de 169 % depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur, en 2002, la Place Beauvau a un nouveau projet dans les cartons. Il s'agira d'un fichier de reconnaissance faciale relié aux caméras de police.

Le programme est, selon Le Figaro, "déjà en préparation" et "devrait émerger dans quelques mois". Prévue pour fonctionner avec les caméras de vidéosurveillance, cette base de données vient compléter un dispositif biométrique composé de deux fichiers de prélèvement : le fichier automatisé des empreintes digitales (FAED), créé en 1987, et le fichier national d'analyse des empreintes génétiques (FNAEG), mis en place en 1998.

Ce troisième fichier constituera un stock national de photographies qui sera exploité lors des enquêtes menées par la police judiciaire. Les visages des auteurs présumés d'un crime ou d'un délit capturés au moyen d'une caméra de vidéosurveillance seront ainsi comparés avec les informations présentes dans cette énième base de données policière. Selon les promoteurs de ce dispositif, c'est l'efficacité des enquêtes qui est en jeu.

La DGPN a toutefois nuancé le dispositif, en précisant qu'il s'agissait en réalité d'un outil de comparaison physionomique et non pas à proprement parler d'un système de reconnaissance faciale. "L'ordinateur ne livrera pas sur un plateau un suspect et un seul. Comme pour l'exploitation des empreintes digitales, il procédera par comparaison de points caractéristiques du visage (distance entre le nez, les yeux, les oreilles…), proposant in fine une liste de possibles suspects classés selon un ordre de pertinence" a-t-il été expliqué au quotidien.

Un fichier soumis aux recommandations de la CNIL

La création de ce fichier devra toutefois se conformer aux dispositions de la Commission nationale de l'informatique et des libertés et donc de la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés du 6 janvier 1978. D'après le ministère de l'intérieur, la CNIL vient d'être saisie du dossier et attend son avis pour déterminer le cadre précis de ce dispositif et ses conditions d'emploi.

Rappelons que la CNIL est compétente en matière de vidéosurveillance. Ainsi, la loi d'orientation et de programmation relative à la sécurité expose que "les enregistrements visuels de vidéoprotection (sic) [...] utilisés dans des traitements automatisés ou contenus dans des fichiers structurés selon des critères permettant d'identifier, directement ou indirectement, des personnes physiques, qui sont soumis" à la loi du 6 janvier 1978.

Signalons également que la CNIL souhaite justement disposer de pouvoirs nationaux de contrôle étendus en matière de vidéosurveillance. La Commission demande en particulier que des études fiables soient menées afin d'établir avec précision l'efficacité des caméras dans la lutte contre la délinquance. "Un mécanisme d'évaluation de l'efficacité des systèmes de vidéosurveillance dans les lieux publics est plus que jamais nécessaire".

 

via numerama.com

09:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/08/2011

La recette du "pot-au-feu", par Alain Bauer, conseiller ès criminologie

Émeutes : «Une forme moderne de jacquerie»

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INTERVIEW - Alain Bauer, professeur en criminologie, décrypte la vague de violences et de pillages qui touche le Royaume-Uni.

LE FIGARO. - Comment décrire le mécanisme qui entraîne cette bouffée de violences au Royaume-Uni ?

Alain BAUER. - Le schéma de ces émeutes est classique. Il se fonde, depuis trente ans, sur d'intangibles ressorts.bauer, alain, terrorisme, criminologue Au départ, souvent, une intervention de la police qui tourne mal après un coup de feu, puis le coma ou la mort d'un jeune des cités. Ensuite, une suspicion de bavure qui engendre un sentiment d'injustice. Ce dernier nourrit alors une réaction de vengeance et de révolte. D'expérience, les violences urbaines durent en moyenne quatre ou cinq jours. C'est le quantum habituel. Dans le cas présent, la nouveauté est qu'il ne s'agit pas d'un affrontement entre communautés, à la différence des rixes précédentes opposant Jamaïcains et Pakistanais, notamment dans les années 1980…

Peut-on y voir des traits communs avec les émeutes françaises de 2005 ?

Tout à fait. Plutôt que de se battre avec les bandes des quartiers voisins, les casseurs de toutes les origines se liguent et font corps pour lutter contre un ennemi commun et bien identifié en la personne des représentants de l'État. bauer, alain, criminologue, terrorismeLe pays est en proie à une forme moderne de jacquerie. En Angleterre, l'État offre moins d'emplois, moins de perspectives et moins d'assistance aux plus défavorisés. À Tottenham, présentée à l'origine comme un modèle d'aménagement urbain avant de s'enfoncer dans un processus de ghettoïsation, la marmite est sur le point d'exploser. Ghettoïsation et paupérisation sont les deux mamelles des émeutes urbaines. On retrouve les caractéristiques des violences qui ont touché l'Hexagone à l'automne 2005.

En France, la crise avait duré plusieurs semaines…

Ces émeutes sont comme un «pot-au-feu» dans lequel il est possible d'ajouter un certain nombre d'ingrédients qui influent sur la durée et l'ampleur des événements. bauer, alainEn France, la raréfaction du marché des «stups», entraînant une flambée des prix, avait eu un impact sur les bandes de banlieue. Énervés, les caïds étaient montés au créneau avant de siffler la fin du match car la présence policière au pied des immeubles était mauvaise pour le business.

Comment les violences ont-elles fait tache d'huile en Grande-Bretagne ?

Les réseaux sociaux et le téléphone mobile servent d'accélérateurs à la révolte. Ces «outils tactiques» lui donnent un nouveau visage en permettant aux émeutiers d'organiser les déplacements bauer, alaindes petits groupes mobiles, de mener des attaques sporadiques et des replis en temps réel. Aujourd'hui, les batailles rangées opposant 400 policiers à 400 voyous appartiennent au passé. Les forces de l'ordre doivent s'adapter.


Par Christophe Cornevin- GRAND REPORTER, LE FIGARO

 

piqué au tas sur lefigaro.fr - 09/08/2011

les photos piquées au tas ne font pas partie de l'article

09:50 | Lien permanent | Commentaires (1) |

08/08/2011

KABOUL - Afghanistan: l'hélicoptère américain abattu est tombé dans un piège taliban

 

KABOUL - L'hélicoptère américain qui s'est écrasé samedi en Afghanistan, tuant 30 militaires américains, a été abattu par les talibans qui ont tendu un piège aux forces spéciales américaines en leur donnant un faux renseignement, a affirmé lundi une source gouvernementale afghane à l'AFP.

Ce crash est l'incident le plus meurtrier pour la coalition depuis le début du conflit afghan, il y a bientôt dix ans.

"Il est confirmé que l'hélicoptère a été abattu et qu'il est tombé dans un piège tendu par un chef local des talibans, Qari Tahir", a déclaré cette source gouvernementale sous le couvert de l'anonymat.

Cette information n'a pu être confirmée dans l'immédiat par l'Otan ou l'armée américaine.

"Il a donné de fausses informations aux Américains, en leur disant qu'il y avait une réunion des insurgés talibans dans un complexe de maisons. Il savait quel itinéraire suivraient les hélicoptères et a pris position avec ses hommes de chaque côté de la vallée", a expliqué cette source.

Quand il est arrivé, l'appareil a essuyé des tirs de roquettes et "d'armes modernes" anti-aériennes et a été abattu, a-t-il affirmé.

Selon lui, l'appareil qui transportait des forces spéciales, a été appelé en renfort par les troupes américaines ayant donné l'assaut au complexe suspect et qui se sont retrouvés face à une trentaine de talibans, au lieu de huit comme il leur avait été dit dans le faux renseignement.

© 2011 AFP

 

 

piqué au tas sur 20minutes.fr [les photos ne font pas partie de l'article]

10:39 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/08/2011

Strasbourg : vraie fausse alerte à la bombe dans la dernière région de droite

Extrait :

L'adjoint au directeur de la sûreté publique du Bas-Rhin, Thierry Hartmann, a indiqué à l'AFP que la police a reçu à 19H21 deux appels affirmant: "il y a une bombe à la cathédrale".

"En accord avec le chanoine, nous avons alors fait évacuer les visiteurs de la cathédrale et une équipe avec des chiens a entrepris de fouiller l'édifice", a-t-il précisé.

Une demi-heure après les appels anonymes la police a interpellé un homme qui a reconnu avoir lancé les appels "pour embêter la police", selon M. Hartmann.

via french.cri.cn, www.20minutes.fr, www.7sur7.be, www.lepoint.fr, www.liberation.fr, www.la-croix.com, tf1, france 24, le parisien.fr, corsematin, ... 441 000 résultats...

La dernière menace concernant le périmètre de la cathédrale de Strasbourg remonte à il y a cinq ans lors de la période du marché de Noël quand avait été découvert une vidéo de repérage auprès d'un groupe islamique allemand laissant craindre un attentat.

complément d'info via www.lalsace.fr (journalistes zélés)

21:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/07/2011

Comment la France surveille ses extrémistes

http://www.groingroin.org/images/Aime50.jpg

Entre 300 à 400 individus d'extrême-droite sont l'objet d'une attention particulière. Une centaine d'agents de renseignement spécialisés opèrent sur tout le territoire.

Au ministère de l'Intérieur, la police suit au sein des mêmes structures les extrémistes de gauche comme de droite. Les enquêtes sont assurées par une centaine d'agents spécialisés de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, ex-RG), rattachés à la sous-direction «subversion violente». Une soixantaine d'agents travaillent au siège de l'agence à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), tandis qu'une quarantaine d'autres se répartissent sur le territoire national. On les trouve notamment à Toulouse, fief historique de l'ultra gauche, mais aussi dans l'Est et le Nord, près des frontières belges et allemandes, où évoluent des groupuscules perméables aux idées de la droite radicale.

Paris dispose, de son côté, d'une section spécialisée d'une vingtaine de policiers, ex-RG, au sein de sa Direction du renseignement de la préfecture de police. Tous alimentent et exploitent le fichier de renseignement «Cristina» sur les profils dits «inquiétants». «On compte, selon les périodes, 300 à 400 individus identifiés comme proches de l'extrême-droite», estime un agent de la DCRI. L'agence, confiée au préfet Bernard Squarcini, révèle que des groupes ont nécessité, ces derniers temps, une surveillance particulière, sans lien avec l'homme qui vient de s'illustrer en Norvège.

http://www.marianne2.fr/photo/art/default/892070-1053806.jpg?v=1297162545

«Rien ne vaut le flair des agents expérimentés»

«Le cas Anders Breivik est ce qu'il y a de pire : il s'agit d'un terroriste isolé, donc difficilement détectable, comme ces islamistes qui font leur Djihad tous seuls», confie un policier. Pour les repérer, «rien ne vaut le flair des agents expérimentés, doués d'un solide bon sens et curieux de nature», ajoute un commissaire des ex-RG. La surveillance au jour le jour des éléments à risques s'effectue par un travail classique de suivi des déplacements, à l'étranger notamment, en liaison avec les services des pays «amis». Dès que l'un d'eux se signale quelque part, une filature et quelques questions posées lors de discrètes enquêtes de voisinage permettent de prendre la température.

«Les écoutes administratives sont diligentées dès le premier signe d'une possible volonté de passage à l'acte», explique un enquêteur. Car la police ne peut se permettre de «brancher» toute cette mouvance au quotidien. Une plateforme dédiée, à Levallois, épie les SMS et remonte les données de connexion des mobiles utilisés par ces individus, pour déterminer qui contacte qui et avec quelle fréquence.

http://i.ytimg.com/vi/RbGh4Y77ZbM/0.jpg

La veille Internet moins contraingnante juridiquement

Les forums Internet, où ces extrémistes aiment à se retrouver, sont scrutés en permanence. Cette pratique policière présente l'avantage de n'être pas encadrée aussi strictement que les branchements de lignes téléphoniques, contingentés et visés par Matignon. La méthode se révèle d'autant plus payante que ces personnes sont obsédées par l'idée de laisser une trace dans l'Histoire. Ce complexe les pousse à commettre des erreurs et, dans certains cas, à signer par avance leurs forfaits. Internet reste toutefois un terrain de jeu très vaste et la multiplicité des sites rend vaines les tentatives de veille exhaustive.

«Il est certain que l'affaire norvégienne va conduire Paris à resserrer les mailles du filet autour de ces marginaux», confie un haut fonctionnaire, place Beauvau. Des opérations préventives sont à prévoir dans les jours et les semaines qui viennent, histoire de maintenir la pression sur ces milieux qui ont tendance à «recruter» en période de crise.

 

piqué au tas sur lefigaro.fr - 27/07/2011 [les illustrations ne font pas partie de l'article]

14:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Bruxelles veut s'immiscer dans la lutte contre les mouvances radicales

Les attentats survenus en Norvège relancent l'opportunité d'une action européenne visant à lutter contre les groupuscules extrémistes.

La Norvège n’est pas dans l’UE mais les attentats dont elle a fait l’objet trouvent une résonance à Bruxelles. La surveillance des mouvances et des individus menaçant la sécurité publique nationale incombe bien sûr aux Etats membres, mais l’Europe peut intervenir en tant que coordinatrice des missions de contrôle.

A cette fin, Bruxelles souhaiterait créer un réseau d’échange d’information, afin de “surveiller la croissance de la radicalisation des discours sur Internet”, rappelle Michele Cercone, porte-parole de la Commission. Avant de commettre son acte funeste, l’auteur présumé Anders Behring Breivik avait mis en ligne son manifeste de 1500 pages, où il décrivait minutieusement le protocole meurtrier auquel il s’est livré.

Reste que la Commission peine à intervenir sur ces sujets. En septembre dernier, elle avait proposé la mise en place de contrôles plus stricts des sites internet mettant en vente des produits potentiellement utilisables dans la fabrication de bombes artisanales, à l’instar des engrais agricoles, dont le suspect norvégien aurait fait usage pour concocter ses bombes.

Ces propositions s'étaient à l'époque heurtées aux réticences des Etats, qui refusaient de livrer les données personnelles de leurs internautes.

"Les événements en Norvège vont sans doute relancer les négociations," a affirmé le porte-parole, "le contexte n'est plus le même", a t-il ajouté.

Signe d'une inflexion, le 25 juillet, le premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, a déclaré "attendre une réponse politique de l'UE", après le drame d'Oslo. La commissaire aux Affaires intérieures Cécilia Malmström est en contact avec le ministre de la justice norvégien, mais le fruit de ces échanges reste à ce stade inconnu.
Sophie Forcioli

piqué au tas sur EurActiv France - 26/07/2011

14:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/07/2011

Attentats politique en Norvège : Anders Behring Breivik glisse une quenelle à toute l'Europe

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Tous les Croisés,Templiers et Hussards bruns dématérialisés de l'Europe blanche sont en émoi !

la "fachosphère" française entre colère et fascination

"UNE VOLONTÉ D'ANÉANTIR TOUTE RÉSISTANCE À L'ISLAMISATION"

[Extrait]

Cette thèse du complot et de la manipulation médiatique est très reprise sur d'autres blogs. Recherche de la vérité, à la fois fondamentaliste chrétien et islamophobe, réfute qu'Anders Breivik ait pu se définir comme chrétien, arguant que ce qualificatif a été rajouté sur sa fiche Wikipedia, et demande s'il "n'y a pas là l'indice d'une volonté d'anéantir toute résistance à l'islamisation de l'Europe".

Novopress, portail proche du Bloc identitaire, pose la question d'une modification de la page Facebook du tueur présumé, et cite une prétendue revendication d'un groupe islamiste, s'interrogeant sur le fait qu'elle est "absente de bien des articles consacrés au drame norvégien". Sur islamisation.fr, on oscille entre billets sur "l'islamisme conquérant en Norvège" et rappel de l'appartenance de M. Breivik à une loge franc-maçonne. Nombre de sites de la "fachosphère" l'appellent d'ailleurs "le maçon Breivik".

Egalité et réconcilitation, blog proche d'Alain Soral, s'interroge aussi sur la lenteur des forces de police norvégiennes à intervenir, reprend des vidéos évoquant une conspiration internationale, ou consacre un long billet aux "contradictions" de l'affaire. Le fait notamment d'avoir ciblé de jeunes socio-démocrates et non des musulmans suffit à soulever le doute chez les rédacteurs du site.

"DES ANNÉES DE POLITIQUEMENT CORRECT"

D'autres sites, enfin, voient dans le geste d'Anders Behring Breivik une forme d'avertissement. C'est le cas du site de "géopolitique" Drzz, qui mèle islamophobie, ultra-sionisme et théories néoconservatrices. Dans un billet, le cofondateur du site, Jean-Patrick Grumberg, explique ainsi que "la folie meurtrière de Breivik a été nourrie par des années de politiquement correct et de déni de réalité, d'humiliation des défenseurs de la culture européenne, et de frustration de la passivité de son gouvernement face à la montée de la violence islamiste".

La thèse est la même sur le blog du collectif Riposte Laïque, les organisateurs des "apéros saucisson pinard", qui établissent dans une longue note une comptabilité des attentats commis par des fondamentalistes musulmans depuis 2011 (un rapport d'Europol en 2010 attribuait aux "islamistes" 0,4% des attentats commis sur le sol européen l'année précédente).

Christine Tasin, l'une des fondatrice du mouvement, s'insurge dans un billet contre "l'amalgame commode entre Anders Behring Breivik et tous les islamophobes". Agitant elle aussi la théorie du complot, elle juge que "l'attentat d'Oslo tombe bien, au moment où les hommes et les partis qui s'opposent à l'immigration et au développement préoccupant de l'islam se voient plébiscités par les électeurs" . Et Christine Tasin; ancienne professeure de lettre classiques, n'hésite pas non plus à se demander : "Quel rapport entre l'islamophobie et la haine de l'autre ?"

piqué au tas sur lemonde.fr - 26/07/2011

L'extrême droite européenne dénonce des «amalgames»

[Extrait]

Rejet du multiculturalisme, dénonciation de l'«islamisation de l'Europe», connexions avec des partis populistes, le profil du responsable de la tuerie d'Oslo fait tourner les regards vers l'extrême droite européenne. Le parti du Progrès (FrP), formation de la droite populiste norvégienne, l'a reconnu dès samedi : Anders Breivik a compté parmi ses adhérents de 1999 à 2006. L'homme a même animé une section locale de jeunes du parti entre 2002 et 2004. De là à conclure à la responsabilité des idées véhiculées par l'extrême droite dans son passage à l'acte vendredi, il n'y a qu'un pas que plusieurs n'ont pas hésité à franchir.

En France, le porte-parole du parti socialiste Benoît Hamon, a ainsi dénoncé «l'idéologie du choc des civilisations, de l'incompatibilité des cultures, de l'impossibilité de construire des mondes au-delà de nos sociétés habituelles», menant selon lui «à la haine, à la destruction, au terrorisme». «En Hongrie, au Danemark, en Finlande, en Belgique ou en France, les thèses d'extrême droite gagnent du terrain. Aucun parti d'extrême droite ne doit être banalisé», conclut-il. L'accusation la plus directe est venue du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap). «Dans toute l'Europe, les partis populistes et les extrêmes droites (…) portent une lourde responsabilité dans le climat délétère qui pèse sur le continent», a ainsi dénoncé l'organisation, qui pointe nommément le Front national et le collectif Droite populaire, l'aile droite de l'UMP.

piqué au tas sur lefigaro.fr - 26/07/2011

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25/07/2011

Europol : "L'Europe est toujours menacée par des groupes terroristes"

http://www.webdorado.fr/wp-content/uploads/2011/05/europol.gif

L'Europe est toujours menacée par des groupes terroristes qui utilisent de plus en plus l'internet pour attaquer le continent, a affirmé vendredi [1er juillet] le chef d'Europol, Rob Wainwright.

Le directeur de cet organisme européen de la police, qui s'exprimait à l'occasion de l'inauguration des nouveaux locaux d'Europol à La Haye, a souligné que l'absence d'attentats en Europe depuis ceux commis à Madrid en 2004 (191 morts) et à Londres en 2005 (52 morts), imputés à Al-Qaïda, ne signifie pas que des attaques ne continuent pas à être planifiées.

"Nous savons que ces groupes restent actifs. Nous savons qu'ils poursuivent leurs projets de préparer des attaques majeures en Europe", a déclaré M. Wainwright à la presse à l'issue d'une rencontre de trois jours avec 40 chefs de la police des pays membres et environ
300 agents de la sécurité.

"La menace est toujours là et il est très important que nous en restions conscients. C'est notre devoir de maintenir cet état d'alerte en tant que responsables de la sécurité", a-t-il poursuivi.

Europol est inquiet des liens croissants constatés par ses services entre des groupes terroristes et le crime organisé, en Afrique par exemple, et la cybercriminalité est un autre de ses soucis, a expliqué M. Wainwright. (belga/chds)

piqué au tas sur www.7sur7.be - 02/07/11

 

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24/07/2011

Anders Behring Breivik, norvégien de souche, en croisade contre ses ennemis politique...

Deux attentats on été commis à une heure d'intervale en Norvège, le premier au moyen d'une voiture piégée devant des bâtiments, dont celui qui abritait les bureaux du Premier ministre Jens Stoltenberg et l'autre sur l'île d'Utoeya où se déroulait, comme chaque année, l'université d'été des jeunes du parti travailliste. Le parti travailliste forme depuis 2005 une coalition avec le Parti socialiste de gauche et le Parti du Centre.

Le premier article énonce les objectifs du parti [source wiki] :

« Le Parti norvégien du travail veut créer une société juste qui assure à tous les mêmes valeurs humaines. Nous bâtissons sur les valeurs de liberté, d'égalité et de solidarité. Nous désirons un monde sans guerre ni pauvreté, où des hommes libres et égaux ont une influence sur leurs conditions de vie, où les êtres humains vivent en harmonie avec la nature, et où l'exploitation capitaliste est combattue. Le Parti du travail veut développer notre pays comme une société démocratique, et nous collaborons avec ceux qui combattent pour la démocratie et les droits de l'homme dans les autres parties du monde. Le Parti du travail veut stimuler la tolérance et la diversité et lutter contre toutes les formes de discrimination. Nous voulons bâtir sur une interaction du travail et du capital, et à partir de notre vision de base, développer la volonté des peuples à la responsabilité et au pouvoir social. Pour concrétiser son but le Parti du travail cherchera la réalisation par le vote démocratique. Nos valeurs sociale-démocrates seront les guides pour notre travail politique. »

Dans un "manifeste", Anders Behring Breivik écrit (sous le pseudo Behring Breivik):

- "une guerre préventive contre les régimes culturellement marxistes/multiculturalistes d’Europe" afin "de repousser, battre ou affaiblir l’invasion/colonisation islamique en cours, pour avoir un avantage stratégique dans une guerre inévitable avant que la menace ne se matérialise".

- "Le temps du dialogue est passé. Nous avons donné une chance à la paix. L’heure de la résistance armée a sonné", dit-il également.
Frappé d’une croix des Templiers sur sa première page, le texte est rempli de références à des chefs de guerre chrétiens dans les conflits contre les musulmans.

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Ce triste membre de "l’Ordre militaire et tribunal pénal européen - les chevaliers Templiers" a donc mis son discours en application en s'en prend uniquement à ses ennemis politique, car il n'est fait nullement mention de crime raciste au cours de ces deux attentas.

Pourquoi Anders Behring Breivik, Norvégien de souche qui vient de tirer depuis plus d'une heure sur des jeunes sans défense, n'a pas opposé de résistance face aux policiers de la Beredskapstroppen ? Pourquoi n'a-t-il pas tiré un seul coup de feu dans leur direction ? Il est interpelé, sans violence, en deux minutes...

Il n’a opposé aucune résistance

Les rescapés ont raconté des scènes atroces. Déguisé en policier, Breivik, sous couvert de rassurer les participants, ouvrait les tentes des militants avant de les abattre méthodiquement avec son fusil d’assaut M16 et son pistolet Glock qu’il rechargeait régulièrement. Des images terribles ont été prises par la police norvégienne en train de survoler les berges de la petite île, jonchées de victimes. Sur l’une de ces photos, le tueur, au milieu des corps, vise un jeune homme, qui l’implore d’un geste de l’épargner. En vain. Le suspect s’est laissé arrêter sans opposer la moindre résistance à l’arrivée de la police sur l’îlot livré pendant près de deux heures à la folie meurtrière de Breivik. Selon les témoignages recueillis, le tireur faisait feu toutes les dix secondes sur une victime. La police norvégienne vérifie toujours s’il n’avait pas de complice, comme certains survivants l’avancent. Face à l’impact de cet attentat sur la population, la Croix-Rouge norvégienne a ouvert partout dans le pays des centres d’accueil et d’écoute. Ce matin, une messe sera célébrée à la grande cathédrale d’Oslo à la mémoire des victimes. Tandis que tous les pays du monde apportent leur soutien et leur compassion au royaume scandinave.

piqué au tas sur leparisien.fr - 24/07/2011

18.03: Melding om at båt var på vei - 18.03: Boat is on it's way

18.09: Beredskapstroppen til stede på fastlandet -18.09: Beredskapstroppen (police special forces) arrives on the mainland

18.25: Beredskapstroppen gikk i land på Utøya - 18.25: Beredskapstroppen went ashore on Utøya

18.27: Gjerningsmannen pågripes. - 18.27: Perpetrator apprehended

source

 

15:16 | Lien permanent | Commentaires (1) |

22/07/2011

Drones : il n'y a pas de petits profits pour Serge Dassault (vendeur de matériel pour clients qui s'en servent)

 

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2009-06/2009-06-08/article_DASSAULT.jpg

Serge, représentant en matériaux divers et variés (la photo ne fait pas partie de l'article)

 

Le ministère de la Défense a annoncé être entré en « négociations » avec le groupe Dassault, constructeur de l´avion de combat Rafale, pour acquérir de nouveaux drones de surveillance moyenne altitude-longue endurance (MALE).

Dassault Aviation propose une version francisée [mais qu'est ce que celà veux bien pouvoir dire ?] de l´appareil sans pilote israélien Heron TP, en coopération avec la société Israël Aerospace Industries (IAI). Le contrat n´ayant pas encore été signé, aucun détail n´a été fourni à ce stade sur le nombre d´appareils envisagé ou le prix.

L´annonce du gouvernement constitue une victoire pour le groupe français, qui l´emporte ainsi face au drone américain Reaper, de General Atomics, et au groupe européen EADS, qui proposait une version modernisée de son Harfang actuellement utilisé par l´armée française.

L´armée de l´air ne dispose pour l´heure que de quatre exemplaires de l´Harfang, déjà construit sur la base d´une plateforme israélienne et utilisé par exemple en Afghanistan pour la surveillance de villages ou l´escorte de convois.

La délicate décision sur un nouveau contrat pour leur succéder était attendue depuis des mois. Elle avait tardé à être finalisée, du fait notamment des changements successifs de ministres de la Défense.

Elle ouvre aussi la voie au développement de la prochaine génération d´appareils à la fin de la décennie, qui devront cette fois s´affranchir du savoir-faire israélien. « Cette acquisition remplacera le système de drones actuellement utilisé par les armées, en attendant l´entrée en service, à l´horizon 2020, d´une nouvelle génération d´appareils, développée dans le cadre d´un accord de coopération franco-britannique signé en novembre 2010 », a expliqué hier le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

En attendant, le développement d´un drone d´ici trois ans par Dassault impliquera « plusieurs entreprises françaises, au travers d´activités de haute valeur ajoutée, générant emplois et transferts de savoir-faire sur le territoire national », a ajouté M. Longuet. Le fabricant du Rafale devrait ainsi notamment travailler avec le groupe d´électronique Thales, dont il détient près de 26 % du capital.

piqué au tas sur l'alsace.fr - 22/07/2011

 

Pour Serge, il n'y a qu'un seul et vrai problème : les socialistes !

"Les riches c'est fait pour être très riche et les pauvres, très pauvre"

11:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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