Avertir le modérateur

07/05/2011

contrat opérationnel 10 000 hommes - Préfet de zone de défense - Plan Vigipirate

Elargissement des pouvoirs des préfets de zone de défense

Par A. l'AFP

Publié le 12/03/2010

 

Le décret du 4 mars 2010, relatif à la loi du 29 juillet 2009 sur la programmation militaire pour les années 2009-2014, élargit les pouvoirs des préfets de zone de défense, indique PPrama la lettre hebdomadaire de la préfecture de police (PP).

Prenant le titre de préfet de zone de défense et de sécurité, ces derniers interviennent dorénavant dans les matières relevant de la sécurité intérieure, de la sécurité civile et de la sécurité économique concourant à la défense et à la sécurité nationale.

L’objectif est de renforcer leurs pouvoirs en matière de gestion de crise. Ils pourront ainsi procéder à des réquisitions de biens et de services et prendre des décisions de police administrative.

Pour la zone de défense et de sécurité de Paris, le préfet de police, qui est préfet de zone, dispose d’un secrétariat général de zone de défense et de sécurité placé sous la direction d’un préfet.

Ce dernier a pour mission de préparer et de mettre en oeuvre les mesures de sécurité nationale relevant de la sécurité civile, de la sécurité économique, de la sécurité des secteurs et installations d’importance vitale, d’organiser la veille opérationnelle et des exercices de simulation de crise.

Le CRICR placé sous l’autorité du préfet de police

Pour les autres domaines concourant à la sécurité nationale, comme la répartition des moyens des forces mobiles de sécurité ou la coordination des mesures de police administrative, la mission est confiée aux directions et services de la PP.

piqué au tas sur www.lagazettedescommunes.com

Opération banlieues, de Hacène BELMESSOUS

Sous titré de façon plus explicite Comment l'Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises, le livre de Hacène BELMESSOUS, déjà auteur de Mixité sociale : une imposture et de Le monde selon Disney, constitue une étude de journaliste d'investigation sur les processus en cours dans la politique urbaine. Polémique, dénonçant la préparation discrète d'une guerre totale aux cités, "chaudrons sociaux dont le "traitement" ne relèverait plus que l'éradication ou de la force armée, cette enquête qui couvre une période très récente, s'attache surtout aux modifications de la politique de la ville décidée sous l'ère Sarkozy (en tant que ministre de l'Intérieur, puis Président de la République). Partie incidemment de l'activité d'une commission d'une ville du sud de la France en charge de la rénovation d'un quartier HLM, cette enquête explore à la fois les nouvelles missions confiées aux forces de l'ordre (Police et Gendarmerie), certains dessous de la rénovation urbaine et les développements de la video-surveillance.

"Qu'ai-je découvert dans la masse des faits et des témoignages recueillis?" s'interroge l'auteur en Introduction à son livre. "Que, depuis 2002, une guerre de conquête de ces cités se prépare en aval de ces trompe-l'oeil que sont ces nouvelles formes urbaines. Au ministère de l'Intérieur, au ministère de la Défense, à Saint-Astier (siège du Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie, CNEFG) et à Sissonne (champ de manoeuvres du Centre d'entraînement aux actions en zone urbaine de l'armée de terre), j'ai pu observer les stratégies et les dispositifs opérationnels de cette guerre en marche. Pour mieux les comprendre, j'ai questionné ces gens du "terrain" mis sur pied de guerre par les plus hauts responsables politiques. Leur pronostic? Rien n'interdit, dans le climat de tension permanente entretenu depuis plusieurs années (militarisation de la police, instauration d'un état d'exception dans certains quartiers, désignation d'un ennemi intérieur, etc), de penser que, demain, Nicolas Sarkozy envoie l'armée dans les banlieues. Pronostic baroque? Ceux qui l'ont émis ne sont ni des plaisantins ni des "gauchistes". Ces hommes et ces femmes prennent au contraire très au sérieux les défis du maintien de l'ordre, mais ils s'inquiètent de l'orientation désormais donnée à leurs missions par le plus haut sommet de l'Etat. Chaque jour, ils reçoivent les secousses du dogme sécuritaire sarkozyste et ils considèrent que les choses sont allées trop loin, qu'on est entré dans un cycle infernal qui pourrait mener au pire. Aucun d'eux ne s'est confié à moi incognito, malgré le prix qu'ils pourraient payer en critiquant la stratégie du pouvoir. car ils ne sont pas naïfs : ils savent qu'en "Sarkozye" tout point de vue contraire à la vision du chef peut vitrifier son auteur, tant ledit chef n'hésite pas à exercer son droit de vie et de mort sur les carrières des agents de l'Etat. un autre fait conforte cette hypothèse inquiétante : la modification en profondeur du Livre blanc sur la défense, devenu en 2008 le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. En fusionnant ces deux notions jusqu'alors distinctes au nom de la lutte contre la menace terroriste - qu'il associe dans une relation constante aux banlieues populaires -, ce document programmatique s'est ouvert un vaste champ de possibilités stratégiques. "Depuis l'adoption du nouveau Livre blanc, on a écrit noir sur blanc l'instauration d'un "contrat 10 000 hommes"", m'a confié en juin 2010 le lieutenant-colonel Didier Wioland, officier de gendarmerie et conseiller pour la sécurité intérieure et les questions de terrorisme à la Délégation aux affaires stratégiques (DAS) du ministère de la Défense, qui fut chargé du projet Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale". "C'est-à-dire que les armées doivent pouvoir, à la demande de l'autorité politique, lorsque des situations graves frappent le territoire national, mettre à disposition cet effectif, essentiellement des forces terrestres. Maintenant, il faut réfléchir à l'emploi le plus juste de ces 10 000 hommes pour passer d'une logique de prestataires à celle de véritables partenaires participant à la prise de décision le plus en amont possible. Ce contingent de 10 000 hommes est actuellement à même d'être formé sur le territoire national, prêt à intervenir en cas de crise de grande ampleur. Ils sont dans des configurations opérationnelles de réversibilité, prêts à agir selon des délais gradués. ce lange "crypté" mérite attention : en 2010, 10 000 soldats sont prêts à intervenir face à une "situation grave" survenant sur le territoire national. présenté de façon aussi vague, ce lieu est infigurable sur une carte d'état-major, mais il semble facilement localisable si l'on se souvient que, depuis l'automne 2005, un seul territoire absorbe l'attention de Nicolas Sarkozy : les "quartiers sensibles". Puisque cette évolution sécuritaro-militaire s'amorce inexorablement, j'évoquerai d'abord ce que serait ce "scénario de l'inacceptable" : une "opération banlieues" définie par un président soucieux de nettoyer de fond en comble cet "empire du mal" français. Et je restituerai dans les chapitres suivants les résultats de mon enquête : la façon dont, au sein de l'armée, de la gendarmerie et de la police, ont été vécus avec des réticences croissantes les emballements sécuritaires de l'Etat dans les années 2000 ; puis les discrètes et "perverses" évolutions des "politiques de la ville", conduites tant au niveau local que national, qui ont accompagné cette inquiétante dérive vers la préparation d'une guerre totale contre les "territoires perdus de la République", hypothèse du pire soigneusement préparée au cas où échoueraient les tentatives d'éradication pure et simple de ces quartiers qu'entreprennent certains élus locaux, de droite comme de gauche."

 

Les faits que rapporte Hacène BLEMESSOUS, qui ont amené à plusieurs reprises des syndicats de police et de la magistrature à s'inquiéter ouvertement de certaines dérives, sont bien vérifiables malheureusement. Ce qu'il manque bien entendu, au-delà des faits saillants qu'il rapporte, c'est une enquête d'ensemble sur les réactions des autorités locales face aux demandes par le pouvoir central d'établissement de plans banlieues de toute sorte (allant jusqu'à légaliser des "comités de voisinages" d'immeubles). Les effets d'annonce sont si nombreux du côté de la Présidence de la République, les coupes sombres dans les budgets de l'armée, de la police et de la gendarmerie sont en même temps si fortes, qu'il convient de s'interroger, au-delà des discours, sur l'effectivité de la préparation qu'il dénonce. Outre le fait que même 10 000 hommes armés, ce qui semble impressionnant, vu notamment la technologie dont ils seraient dotés, ne suffiront probablement pas à couvrir plusieurs émeutes urbaines simultanées, il faudrait connaître l'état de connaissance réelle que possède les décideurs sur la situation dans les quartiers, depuis la fin d'une police de proximité, qui était aussi une police du renseignement.

Toujours est-il que ce livre est à prendre très au sérieux, dans une époque où ces préoccupations sécuritaires sont partagées par de nombreux autorités étatiques. Le phénomène décrit n'est pas propre à la France. Il faut se souvenir par ailleurs des émeutes des années 1960 aux Etats-Unis pour savoir que les situations sociales qui dégénèrent ne se règlent pas par des mesures politico-militaires. A la fin de son livre, le journaliste évoque toutes les résistances, hors système, qui se développent dans de nombreux quartiers et qui sont autant d'indices que sans doute le "scénario de l'inacceptable" n'aura heureusement pas lieu. Ces résistances se multiplient au fur et à mesure de l'accumulation de lois sécuritaires, dont de plus en plus de gens voient le caractère fallacieux (fausses du point de vue de leur objectif affiché et tendancieuses car toujours orientées vers les mêmes populations) et inefficace (car ne pouvant s'attaquant aux causes d'insécurité).

Hacène BELMESSOUS, opération banlieues, Comment l'Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises, La Découverte, Collection Cahiers libres, 2010, 205 pages.

En matière de circulation et d’information routières en Ile-de-France, le CRICR de Créteil est placé sous l’autorité du préfet de police. Enfin le secrétariat général pour l’administration de la Police de Versailles (Yvelines), compétent dans les départements de la grande couronne, est également placé sous son autorité.

 

piqué chez www.leconflit.com

 

mesures_graduées.jpg

 

 

Lire la suite

09:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/05/2011

Néonaze. La pochothèque de la Wehrmacht à Batz-sur-mer

 

Un demi siècle après le blocage de braves soldats du Reich dans une poche, de braves nostalgiques de la mode de l’époque réhabillent la mémoire vert-de-gris.


Néonaze. La pochothèque de la Wehrmacht à Batz-sur-mer
Depuis cet été, un blockhaus de Batz-sur-Mer présente une belle brochette de mannequins en uniformes de la Wehrmacht. Ce musée privé de la poche de St-Nazaire se revendique comme le «dernier bastion de la résistance allemande» en Europe. Vous avez bien lu : résistance allemande ! Faut oser… A l’époque, les vrais résistants écopaient du qualificatif de «terroristes». Enfin dans les kommandanturs uniquement. Installé dans un ancien bunker allemand loué à la Marine nationale, ce musée fait la part belle aux uniformes et armes de l’armée hitlérienne, reconstitue chambrée, PC radio, armurerie, salle des machines, bureau de commandement.

Invités à l’ouverture, certains anciens FFI se sont défilés. D’autres n’ont pas perçu l’ambiguité et ont accepté l’invitation. «Jusqu’à preuve du contraire, je n’ai pas lieu de suspecter leurs intentions» dit le maire de Batz, le communiste Pierre Le Berche en reconnaissant que les créateurs, Luc et Marc Braeuer sont fascinés par le passé militaire à croix gammée. Lors des cérémonies du 8 mai dernier à Batz, leurs ricanements même pas voilés ont choqué : comme s’ils narguaient les élus de la commune rouge, assez naïfs pour les avoir accueillis et avoir financé un beau parking.

Les deux frères poussent la passion jusqu’à revêtir eux mêmes leurs uniformes de collection pour se prendre en photo. Depuis janvier 1995, ils tiennent à Paris la librairie Heimdal*, spécialisée en ouvrages sur la deuxième guerre mondiale et spécialement les opérations militaires du régime nazi. Les éditions Heimdal publient des bouquins sur les bataillons d’élite du Reich, diverses divisions SS dont la garde personnelle d’Hitler, des récits d’officiers SS, les mémoires d’un as des sous-marins. Pour faire bonne figure, la librairie propose aussi des livres sur des opérations militaires des Alliés. Mais Panzers, U-boote, V1, tout est au catalogue. Même les Stukas de la Luftwaffe grâce à un album commis par le chanteur Herbert Léonard !
De là à soupçonner le nouveau musée de Batz de nostalgie pour le Reich, il n’y aurait qu’un pas. De l’oie.

<I>* Heimdal est un dieu de la mythologie nordique à qui on attribue la création de trois classes, les esclaves, des hommes libres et des «jarls», les rois.</I>

alain_setouche.jpg
exemple d'une production des éditions "Heimdal" ... note la "collaboration" d'Alain DESTOUCHES ... ça ne s'invente pas ...

Guy Môquet récupéré par des néo-nazis

Début septembre, lors du tournage d<¤>une scène à Châteaubriant, en Loire-Atlantique, où les otages communistes furent fusillés. Mais la scène de l<¤>exécution a été tournée à Senlis.
Début septembre, lors du tournage d<¤>une scène à Châteaubriant, en Loire-Atlantique, où les otages communistes furent fusillés. Mais la scène de l<¤>exécution a été tournée à Senlis.©
Un membre d'un groupuscule néo-nazi était présent sur le tournage du court-métrage consacré au jeune résistant de Châteaubriant. De quoi parasiter la sortie du film.
Les félicitations ont disparu du site internet de l'association Vent d'Europe. Le ménage a été fait. Mais, en début de semaine, l'association se vantait encore de la participation de ses membres au tournage d'un film sur Guy Môquet, le jeune militant communiste fusillé par les nazis à l'âge de 17 ans, à Châteaubriant, au nord de Nantes. Malaise. Car le site, même dans sa version expurgée, abonde de photos de reconstitutions militaires sous uniformes allemands de la Seconde Guerre mondiale, officiellement pour les besoins d'animations, tournages de films, spectacles. Il renvoie aussi à d'autres sites. L'un, par exemple, est consacré à la division Charlemagne des volontaires français engagés sous l'uniforme SS, tandis qu'un autre s'intéresse aux vestiges architecturaux de l'Allemagne nazie...« L'équipe révoltée »C'est un professeur nantais qui a levé le lièvre, alerté par un article d'Ouest-France qui dénonçait déjà l'action de Vent d'Europe en Normandie (Ouest-France de mardi). « A-t-on fait appel à des militants néo-nazis pour tourner le film officiel sur Guy Môquet ? » interroge Luc Douillard.Le court-métrage, de deux minutes, racontera la fin du jeune communiste, ici incarné par Jean-Baptiste Maunier (l'enfant du film Les Choristes). Initié par La Chaîne parlementaire (LCP), le film sera diffusé, le mois prochain, sur les chaînes publiques. Que s'est-il passé ? « Nous souhaitions une reconstitution précise de la scène de fusillade. Nous nous sommes tournés vers le plus gros loueur parisien de costumes et d'armes de guerre. Nous lui avons demandé s'il connaissait quelqu'un pouvant témoigner de la mise en place d'un peloton d'exécution », explique Thibault Gast, de la société de production parisienne 24/25 production. De ses cartons, le loueur sort la carte d'un homme, présenté comme fournisseur de matériel militaire et passionné de reconstitution historique. « Il est venu trois heures, bénévolement, sur le tournage, dans une carrière près de Senlis. C'est tout. » Ce que la production ne pouvait deviner, c'est que le conseiller est le trésorier d'une association faisant preuve d'une passion ambiguë pour les uniformes et armes allemandes. « Nous sommes pris de court par cette histoire invraisemblable, soupire Thibault Gast. L'équipe et les partenaires sont attristés et révoltés par cette manipulation détestable. » Reste le fond, l'essentiel, qu'il ne faudrait pas oublier : « Nous avons réalisé un film hommage à à Guy Môquet et à la Résistance, avec pour conseillers historiques le conservateur du musée national de la résistance, et Odette Nilès, qui a connu Guy Môquet et fut internée à Châteaubriant. »

piqué au tas sur ouestfRance - 14/09/2007

Lire la suite

20:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/05/2011

Affaire de Tarnac: la surveillance policière prise en flag

Intimidations, contrôles, traçage GPS : la police ne lâche pas les mis en examen de Tarnac et leurs amis. Rencontre à Rouen, où quatre d’entre eux habitent aujourd’hui.

On s’était mis d’accord : pas de photos, pas de descriptions bucoliques du jardin au printemps, pas de commentaires sur leurs plats préférés. Les mis en examen de Tarnac et leurs amis ont déjà vu leurs maisons perquisitionnées, leurs lectures décortiquées et des journalistes planquer devant chez eux. Deux ans et demi après les premières gardes à vue antiterroristes, ils n’ont pas envie de voir leur intimité étalée dans les journaux, ni de raconter une énième fois les arrestations de novembre 2008 et les policiers cagoulés.

Dix personnes sont toujours poursuivies, notamment pour “association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste”. Elles sont soupçonnées d’avoir préparé des dégradations en vue de désorganiser les réseaux ferroviaires. Parmi elles, Julien Coupat, mis en examen pour direction d’une structure à vocation terroriste. L’instruction en cours peine à décoller faute de preuves, et les erreurs répétées des policiers chargés de l’enquête ont largement décrédibilisé la procédure.

Quatre des “dix de Tarnac” vivent à Rouen : Elsa, Bertrand, Mathieu et Aria*. Ils habitent deux maisons en colocation avec des copains, une poignée de jeunes entre 25 et 30 ans qui passent leur vie ensemble. En attendant un éventuel procès, ils mènent une vie sous surveillance, et leurs amis aussi. Sans jouer les martyrs ou les paranos, ils nous ont accueillis pendant deux jours pour raconter les signes d’une présence policière continue et les ingénieux efforts pour les diaboliser.

Une balise GPS sur la batterie

En mars dernier, deux personnes du comité de soutien aux inculpés de Tarnac (pas poursuivies) vont chez le garagiste pour des problèmes récurrents de batterie. Le mécano leur explique qu’un truc bizarre pompe dessus, sans entrer dans les détails. En démontant les grilles de ventilation, les propriétaires de la voiture tombent sur un petit boîtier noir de 9 centimètres sur 5, relié par des fils au système électrique. A l’intérieur, deux circuits imprimés comprenant une antenne passive, un dispositif de géolocalisation de marque Navman et une carte SIM Orange pour transmettre les données. Tout l’attirail pour tracer à distance les déplacements de la voiture. De quand date le bidule ? Sans doute d’une fête à Tarnac, il y a un an. La police a pu en profiter pour poser la balise. Juste après, la vitre électrique a commencé à déconner. Depuis le retrait de l’objet, elle fonctionne à nouveau.

(par Camille Polloni)

la suite sur Les Inrocks

Quelqu’un a-t-il fait de la soudure dans le garage.jpg

09:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/05/2011

La fin de Ben Laden ou la rencontre de Leon Panetta et David Petraus : vers la pleine coopération civilo-militaire...

Leon Panetta a « aidé » à transformer l’agence d’espionnage en organisation paramilitaire, notamment en augmentant l’utilisation de drones au Pakistan, tandis que le Général Petraeus (actuel chef des opérations en Afghanistan, et promis à la direction de la CIA) a joué aux espions en s’appuyant sur des unités spécialisées et des entreprises privées spécialisées dans la sécurité pour mener à bien des missions secrètes pour « l’armée ».

piqué au tas sur blog.mondediplo.net - 02/05/2011

Le 28 avril 2011, Obama a annoncé que Leon Panetta (au centre), l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus (à droite), actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Le 28 avril 2011, Obama a annoncé que Leon Panetta (au centre), l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus (à droite), actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Militaires et agents secrets, même combat

Les nominations, le 28 avril, du directeur de la CIA Leon Panetta à la tête du Pentagone et du général David Petraeus à la tête de la CIA viennent confirmer un changement majeur dans l'appareil de guerre américain. La frontière entre l'armée et le renseignement n'a jamais été aussi mince.

La décision de Barack Obama d'envoyer le patron du renseignement au Pentagone et un général quatre étoiles à la CIA participe au changement entrepris au cours des dix dernières années dans la façon qu'ont les Etats-Unis de mener la guerre : dans les missions secrètes menées par les Etats-Unis à l'étranger, en effet, la frontière entre soldats et agents secrets est sans cesse plus floue.

Le 28 avril, Obama a annoncé que Leon Panetta, l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus, actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Depuis son arrivée à la tête de la CIA [en février 2009], Leon Panetta a accéléré la transformation de l'agence de renseignements en une véritable organisation paramilitaire, supervisant une montée en puissance spectaculaire de la campagne de bombardements de la CIA au Pakistan grâce à des drones armés, ainsi qu'une augmentation du nombre de bases secrètes et d'opérations clandestines dans certaines régions reculées d'Afghanistan.

De son côté, le général Petraeus a énergiquement poussé l'armée à empiéter sur les terres de la CIA en confiant des missions de renseignement à des forces d'opérations spéciales et des compagnies de sécurité privées. En septembre 2009, alors à la tête du commandement central de l'armée américaine, il a par ailleurs signé un ordre classé top secret autorisant des soldats des opérations spéciales à procéder à des collectes de renseignements en Arabie saoudite, en Jordanie, en Iran et dans d'autres pays situés hors des zones de guerre officielles.

Résultat : il est parfois impossible de faire le distinguo entre militaires et agents de renseignement américains lorsqu'ils mènent des opérations secrètes au Moyen-Orient et en Asie centrale.

Pour certains membres du Congrès, cette nouvelle façon de faire la guerre limite  le débat sur l'objet et l'envergure des opérations militaires. De fait, les agences militaires et de renseignement américaines agissent aujourd'hui dans un secret tel qu'il est souvent difficile d'obtenir des informations précises sur le rôle des Etats-Unis dans d'importantes missions en Irak, en Afghanistan, au Pakistan et désormais en Libye et au Yémen.

Le fait que la CIA ressemble de plus en plus au Pentagone, et inversement, ne plaît pas à tout le monde au sein des deux organisations. Dans les services de renseignement humain de la CIA, certains estiment que la campagne de bombardements au Pakistan, devenue un pilier de la stratégie antiterroriste d'Obama, dévoie la mission historique de la CIA comme agence d'espionnage civile, pour en faire une branche du ministère de la Défense.

Henry A. Crumpton, un officier de carrière à la CIA et ancien membre haut placé des services antiterroristes au département d'Etat, fait l'éloge du général Petraeus comme "l'un des consommateurs de renseignement les plus avisés qui soient". Parallèlement, le même Henry Crumpton met aussi en garde, plus largement, contre la "militarisation du renseignement" qu'incarnent un nombre croissant d'officiers militaires, en poste ou à la retraite, occupant des postes élevés dans un appareil de renseignement américain de plus en plus tentaculaire.

C'est le cas de James R. Clapper Junior, ancien général de l'armée de l'air, devenu directeur du renseignement national, autrement dit le premier conseiller d'Obama sur le renseignement. Mais aussi du général Michael Flynn, ancien haut responsable dans le renseignement en Afghanistan, qui doit prochainement devenir l'un des premiers adjoints de James R. Clapper.

Au Pentagone, ces nouveaux rôles soulèvent également des inquiétudes juridiques : plus l'on envoie des soldats en mission de renseignement à l'étranger, plus ils risquent de se voir emprisonnés et refuser les garanties offertes par les conventions de Genève en cas de capture par des Etats hostiles.

Cependant, rares sont ceux qui croient encore à un possible renversement de tendance. Toute une série de conflits a mis le Pentagone comme la CIA à rude épreuve, et les Etats-Unis en sont venus à penser qu'une stratégie de renseignement bien pensée est plus efficace contre nombre de leurs adversaires actuels qu'une puissance de feu écrasante.

piqué au tas sur www.courrierinternational.com - 27/04/2011

Leon Panetta, nouveau patron de la CIA

L'ancien secrétaire général de la Maison Blanche sous Bill Clinton est âgé de 70 ans.

 

Leon Panetta (ici en 2006).

Leon Panetta (ici en 2006). (MIKE THEILER / AFP)

Le président élu américain Barack Obama a désigné l’ancien secrétaire général de la Maison Blanche du temps du président Bill Clinton, Leon Panetta, au poste de directeur de la CIA (Central Intelligence Agency), les services de renseignement américains, ont annoncé lundi des responsables démocrates.

Leon Edward Panetta, 70 ans, est un ancien représentant de la Californie au Congrès de 1976 à 1992.

Par ailleurs, M. Obama a nommé Dennis Blair à la tête du Renseignement national américain (DNI, qui a autorité sur une quinzaine d’organismes), selon des sources démocrates.

Panetta enseigne les politiques publiques à l’Université de Santa Clara (Californie) et dirige la fondation qu’il a créée, la Panetta Institute for public policy dont le siège est à l’université d’Etat de Californie à Monterey Bay, un centre de réflexion sur les politiques publiques.

La CIA, créée en 1947, a son siège à Langley, en Virginie près de la capitale Washington. Après avoir lutté contre le communisme, au besoin en favorisant des coups d’Etat, elle s’est reconvertie tous azimuts depuis la fin de la guerre froide (1989), notamment dans l’espionnage économique, pour collecter, corroborer et interpréter des renseignements pouvant affecter la sécurité des Etats-Unis.

Elle compte une division Opérations et une division Science et Technologie. L’agence s’est retrouvée sous le feu des critiques du Congrès pour n’avoir pas réussi notamment à prévoir et empêcher les attentats du 11 septembre 2001.

(Source AFP)

piqué au tas sur liberation.fr - 27/04/2011

 

Pour aller plus loin :

 

 

20:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Bernard S. "connaisseur" : Mort de Ben Laden , ça risque d'être pire qu'avant ...

http://www.manga-sanctuary.com/couvertures/big/un-de-perdu-dix-de-retrouves-livreillustre-volume-1-simple-46200.jpg

Directeur central du renseignement intérieur depuis le 2 juillet 2008, Bernard Squarcini, après avoir été préfet de police à Marseille, est aussi l'un des meilleurs connaisseurs du terrorisme multiforme en France. Il a accepté de répondre aux questions de La Provence.

- Comment la situation va désormais évoluer après la mort de Ben Laden selon vous ?
Bernard Squarcini : Ça risque d'être pire qu'avant. Ben Laden était un symbole des attentats du 11 septembre 2001, mais il n'intéresse plus personne. Il était considéré comme un vieux papi. Mais il a laissé derrière lui des lieutenants, des sous-directeurs, des gens qu'il a formés. Au Caucase, en Indonésie, en Chine et ailleurs. La suite continue. Cela peut contribuer à radicaliser certaines individualités. La mort de Ben Laden est assurément un beau coup pour les Américains, mais cela va rehausser la menace d'un cran. Il faut rester très attentifs. Ce n'est pas bon en termes de sécurité. Il a laissé des petits...

-… Vous étiez au courant de l'opération commando menée par les Américains ?
B.S. : Non, c'était une opération américaine et exclusivement américaine. Nous n'étions pas au courant.

- La mort de Ben Laden risque-t-elle, selon vous, d'aggraver la situation des otages français enlevés au Niger et actuellement détenus au Mali ?
B.S. : Si la France quitte l'Afghanistan, ils sont libérés tout de suite. C'est clair et net.

- Et celle des journalistes français otages en Afghanistan, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ?
B.S. : Pour eux, la situation est différente. C'est une autre planète. Ce sont des gens du cru qui les détiennent. Il faut arriver à trouver ceux qui siègent dans les conseils tribaux. C'est presque comme mener des négociations dans des assemblées de copropriété...
…
- Comment analysez-vous le risque pour la France et dans une ville comme Marseille ?
B.S. : La menace se relève de plus en plus. Il faut être vigilant et inquiet.
Il faut désormais surveiller tous les intérêts français au Sahel. Ce n'est pas bon pour nos ambassades, ce n'est pas bon pour les vols d'Air France. C'est ce que je disais dès le mois de septembre et d'octobre. Il faut faire du renseignement accru. On est sur des filières, on est sur des réseaux. On va accroître l'acquisition du renseignement opérationnel. On est d'ailleurs actuellement en mission au Maroc. Il faut surveiller le consulat américain à Marseille. Marseille est une ville portuaire. C'est important. Il faut faire preuve d'une vigilance importante.

piqué au tas sur laprovence;fr - 03/05/2011

20:03 | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/04/2011

Angolagate et levée du "secret défense" : Pasqua relaxé en appel ...

« Angolagate », suite... et fin ? Vendredi matin, la cour d'appel de Paris a en effet relaxé , tout en diminuant fortement les peines de Pierre Falcone et d'Arcadi Gaydamak. Elle a également écarté les faits de trafic d'armes.

Charles Pasqua avait été condamné à trois ans de prison dont un ferme en 2009 en première instance.
L'ancien ministre de l'Intérieur, 84 ans, était poursuivi pour trafic d'influence passif et recel d'abus de biens sociaux dans un volet connexe de cette affaire.

Le ministère public avait requis à son encontre 3 ans de prison avec sursis et 150 000 euros d'amende. La cour d'appel l'a finalement relaxé vendredi matin.

Dans cette affaire, la cour n'a pas suivi les arguments de l'accusation selon lesquels Charles Pasqua avait monnayé son intervention en faveur de l'attribution de la médaille du Mérite à l'homme d'affaires Arcadi Gaydamak. Tout au long des sept semaines d'audience, du 19 janvier au 3 mars, Charles Pasqua avait clamé son innocence, affirmant que cette décoration avait récompensé Gaydamak pour son intervention dans la libération en 1995 de deux pilotes français otages en Bosnie. Vendredi, ce franco-israélien d'origine russe, aujourd'hui en fuite, a vu sa peine réduite de moitié par la cour d'Appel, à trois ans de prison ferme contre six en première instance.

Les faits de « trafic » d'armes non retenus

La peine de Pierre Falcone a également été fortement revue à la baisse. Initialement condamné à six ans de prison ferme, l'homme d'affaires a finalement écopé de deux ans et demi. La cour n'a pas retenu le « trafic » d'armes, considérant que la vente d'armes au centre de toute l'affaire avait été effectuée sur mandat de l'Etat angolais. Elle n'a retenu, en partie, que le délit d'abus de biens sociaux à l'encontre de Falcone. Gaydamak et Falcone avaient été initialement condamnés pour avoir organiser la vente à l'Angola, alors en pleine guerre civile, d'armes provenant de l'ancien bloc soviétique, sans avoir reçu d'autorisation de l'Etat français. Ce marché avait fonctionné de 1993 à 1998.

Au moment de sa condamnation, en 2009, Charles Pasqua avait mis en cause plusieurs dirigeants politiques de l'époque, en tête,  à qui il reprochait notamment de l'avoir impliqué pour nuire à sa carrière politique.

LeParisien.fr

http://survie.org/IMG/jpg/Shema_simplifie_de_l_Angolagate.jpg

Lire la suite

12:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

La bête des Vosges is coming back !

http://blog.craftzine.com/ShaunWaffles.jpg

Il est toujours autant recherché voire même traqué. Le prédateur qui attaque les brebis depuis plusieurs nuits sur la commune de Ventron est dans tous les esprits. Les bergers sont bouleversés et exténués de fatigue à force de veiller sur leurs animaux.

Après le troupeau d’Éric Arnould, puis celui de Patrice Munsch, c’est au tour de celui de son frère Olivier Munsch de subir les assauts du prédateur. Jeudi matin, en se rendant dans son pré, l’éleveur n’a pu que constater la perte de quatre brebis et d’un agneau.

«  Je suis un peu bouleversé. C’est nos bêtes. On y tient », explique-t-il en ramenant, jeudi après-midi, son troupeau près des bâtiments.

Vingt-quatre brebis tuées

Depuis la semaine dernière, les trois bergers ont perdu au total vingt-quatre brebis. Sans compter toutes celles, qui, trop effrayées par la violence des attaques, se sauvent et ne sont pas retrouvées ou encore celles qui agnèlent bien avant l’heure et qui perdent ainsi leurs petits. Des pertes qui sont aussi financières.

«  Avec une brebis pleine, on perd environ 250 € et pour une normale c’est 100 € », annonce Éric Arnould, le premier berger touché par ces attaques. «  Le préjudice financier va être énorme. Il est incalculable pour moi à l’heure actuelle. Car j’ai des brebis qui avortent dans les prairies sans que je les voie. En tout cas toutes ont « morflé » psychologiquement », renchérit Patrice Munsch.

Les professionnels présents, bergers et agents de l’office national de la chasse (ONC), ont constaté que le mode opératoire est le même pour toutes les attaques : les brebis sont prises à la gorge. «  Il est fort probable que ce soit le même animal même si les attaques sont situées sur plusieurs versants de la montagne locale », explique l’un des agents de l’ONC. «  Nous avons aussi constaté que l’animal a mangé une partie des côtes ou des gigots  de la plupart des brebis », poursuit un autre agent.

À noter cependant qu’il y a une grosse présence de charognards (sangliers, renards, blaireaux) qui se servent après le passage de « l’assassin ». Ce qui «  complique la tâche. »

Loup ou chien ?

Les hypothèses vont bon train. La seule qui a été écartée de façon claire est celle du lynx. «  Ce n’est pas un acte de prédation du lynx. Mais nous n’avons, à l’heure actuelle, aucune information probante pour dire de quel canidé il s’agit. »

Celle des chiens d’attaque n’est, elle non plus, pas retenue par les agents de l’ONC qui estiment que des chiens d’attaque, «  ça fait du bruit. » Une hypothèse qui n’est pourtant pas écartée par les éleveurs eux-mêmes.

«  J’ai eu une attaque de lynx il y a une dizaine d’années. Puis, il y a environ deux ans, une attaque par un chien errant. Il m’a fait beaucoup de dégâts car en l’espace d’une nuit, il a tué quatorze brebis. Mais la différence, c’est surtout que le chien errant, il était encore là le lendemain matin », précise Olivier Munsch.

Le berger envisage également la possibilité d’actes de malveillance. En clair des entraînements clandestins de chiens d’attaque. «  Les attaques se produisent quand même une nuit sur deux. Et bizarrement, lorsqu’on surveille le troupeau de mon frère, c’est le mien qui est attaqué  ».

L’hypothèse la plus probable, hormis celle du chien errant, est toutefois celle du loup. Même s’il n’y en a officiellement pas ou plus dans les Vosges, l’animal voyage beaucoup et loin. «  On peut l’apercevoir à plusieurs centaines de kilomètres de sa zone d’habitation », explique l’un des agents de l’ONC.

«  Le loup a les moyens d’arriver dans les Vosges », enchaîne-t-il. «  Pas de psychose », rassure pourtant Jean-Claude Dousteyssier, maire. «  Si c’est un loup, c’est un animal peureux face à l’homme », enchaîne Alain Laurent, coordinateur réseau loup/lynx pour la Franche-Comté.

Les tests ADN évoqués il y a quelques jours ne donneront, quant à eux, rien : «  Nous avons contacté six laboratoires et aucun ne se sent les compétences suffisantes pour effectuer ces analyses. »

Retrouver des excréments

Seule solution pour faire la lumière sur cette affaire : retrouver puis analyser les excréments des prédateurs. «  C’est à l’heure actuelle le seul examen fiable qui pourra nous permettre d’avoir une empreinte génétique de LA bête. Cela nous renseigne sur l’identité, chien ou loup, sur le sexe de l’animal. On pourrait alors avoir sa carte d’identité génétique. On pourrait aussi savoir si cet animal, si c’est un loup, a été observé ailleurs et savoir de quelle souche il appartient. »

Cela permettrait aussi aux bergers de dormir enfin sur leurs deux oreilles.

Voir également notre vidéo sur le site internet : vosgesmatin.fr

Hélène CONRAD

piqué au tas sur vosgesmatin.fr - 16/04/2011

La bête des Vosges : autopsie d'une rumeur

 

Robin Hunzinger a tourné dans les Vosges en hiver. Il a pris du temps pour recueillir les témoignages. (Ph. : J ALEXANDRE)

Dans un documentaire diffusé samedi après-midi sur France 3, Robin Hunzinger relate l'ensemble des rumeurs qui ont couru autour de la "bête des Vosges", qui a massacré, il y a dèjà 32 ans, près de 200 bêtes et suscité une vague de terreur.

A l'époque des faits, il avait huit ans. "J'ai de touts petits souvenirs d'enfance de cette affaire". Il habitait déjà dans un coin magnifique de la montagne vosgienne au-dessus de Lapoutroie. Une maison d'enfance que Robin Hunzinger est venu habiter à nouveau depuis deux ans après des années passées à Paris. Le réalisateur du documentaire "La bête des Vosges autopsie d'une rumeur" n'en est pas à son coup d'essai. Après des débuts un peu "galère" à Paris, il a fait son petit trou dans la profession. Voilà dix ans qu'il réalise des documentaires. A Gorazde en Bosnie, en Palestine. Mais aussi dans les Vosges.

Le sien n'est pas le premier film sur la bête des Vosges. Mais il aborde la chose sous un angle assez original. Plutôt que la simple chronologie des faits, le jeune réalisateur s'est attaché à décrypter l'ensemble des rumeurs qui sont nées de cette affaire hors du commun.

Son documentaire alterne des images d'archives et les souvenirs des témoins de l'époque avec plus de trente ans de recul sur les faits. Chasseurs, garde-chasse, vétérinaire, éleveurs. Tous donnent leur propre version des faits. "Il y a eu plusieurs rumeurs en fait autour de la bête des Vosges", explique Robin Hunzinger. "Au départ, on a parlé des écolos qui avaient lâché un lynx. On a parlé d'un loup des carpates… Ensuite d'un loup échappé d'un zoo lointain". Et puis surtout il y a eu cette incroyable rumeur autour du propriétaire du château d'Hadigny les Verrières, un riche industriel allemand nommé Reinartz. Depuis l'arrivée de cet allemand dans les Vosges, la chasse autour du château était clôturée et plus du tout accessible. Une partie de la presse s'engouffre dans cette hypothèse sans aucun recul et des rumeurs de plus en plus folles circulent sur le "boche" qui finit par saisir son consulat et la justice.

À Rambervillers, certains témoignages font même le parallèle avec la seconde guerre mondiale. Le commandant de la Wehrmacht qui a traversé la région s'appelait Reinardt. Et le rapprochement entre les deux homonymes est vite fait.

Mais la bête des Vosges ne restera pas dans la région de Rambervillers. Elle quitte rapidement la plaine pour sévir dans le piémont et ensuite dans la région de la Bresse.

Les Vosges vues de Paris

Près de dix ans avant l'affaire Grégory, la presse parisienne s'empare de l'affaire et débarque avec délectation dans les Vosges. Un article de l'Express décrit la commune de La Bresse, comme une "communauté de 4000 à 5000 personnes qui vivent repliées sur elles-mêmes". " Des marginaux en quelque sorte", précise l'article. Le mensuel "Le sauvage" décrit les Vosgiens comme des gens posés accrochés à la roche de grès.

Mais le plus frappant, ce sont les reportages télé de l'époque. Sur fond d'un clair de lune, un sujet lancé par le tout jeune Gérard Holz sur France Télévision commence par la traque nocturne des chasseurs vosgiens au son des hurlements de loup. Seul TF1 avait réussi à l'époque à filmer le fameux industriel allemand M. Reinartz carabine à l'épaule dans un de ses miradors. L'industriel est décédé aujourd'hui et son fils qui possède désormais le domaine d'Hadigny les Verrières n'a pas souhaité témoigner.

Après seulement un mois de tournage au lever ou au coucher du jour pour avoir des conditions de lumière optimales, Robin Hunzinger a pris son temps pour monter le sujet. Deux mois de montage chez lui à Lapoutroie. Et puis un gros travail sur l'ensemble des archives fait sur ordinateur à Nancy. Afin d'intégrer les photos, les coupures de presse dans le montage.

Le film comporte quelques petites trouvailles, comme des images de Google earth de la région de Rambervillers retravaillées par ordinateur. Il y a également des archives magnifiques de l'INA d'une petite chouette effraie volant dans la nuit qui revient comme un leitmotiv dans le film. La chouette effraie choisie par le réalisateur comme un symbole de la peur. " Dans le temps, on la clouait aux murs en raison de son cri effrayant", explique Robin Hunzinger.

Katrin TLUCZYKONT

ktluczykont@vosgesmatin.fr

La bête des Vosges, autopsie d'une rumeur, un film de Robin Hunzinger from Robin Hunzinger on Vimeo.

http://www.cinemotions.com/data/films/0648/21/2/photo-Shaun-the-Sheep-2007-3.jpg

11:59 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/04/2011

Mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois : non-lieu pour les policiers

Cinq ans et demi jour pour jour après les faits, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a accordé mercredi matin un non-lieu aux deux policiers initialement renvoyés devant le tribunal correctionnel dans l'enquête sur la mort de deux adolescents en 2005 à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Le 27 octobre 2005, Zyed Benna, 17 ans, et Bouna Traoré, 15 ans, étaient morts électrocutés dans un transformateur EDF où ils s'étaient réfugiés après une course-poursuite avec des policiers.

Un troisième adolescent, Muhittin Altun, avait en revanche survécu. Ces événements avaient été le point de départ de trois semaines d'émeutes dans les banlieues.

Les deux policiers avaient initialement été renvoyés par les juges d'instruction chargés de l'enquête devant le tribunal correctionnel pour «non assistance à personne en danger». Le parquet de Bobigny, qui avait requis un non-lieu, avait fait appel de cette décision.

«Le dossier a toujours été vide», a expliqué leur avocat, Me Daniel Merchat, en se réjouissant qu'après «cinq ans, (ses) clients voient enfin leur honnêteté professionnelle reconnue». «Au bout de 5 ans, la petite voix de la vérité judiciaire a fini par couvrir le tintamarre des leurres médiatiques», a-t-il encore déclaré.

piqué au tas sur LeParisien.fr - 27/04/2011

13:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/04/2011

Les gourous de la com', ces décideurs de l'ombre

Crédits photo:  kinan tait/Flickr.

Ils sont trois. Anne Méaux, Michel Calzaroni et Stéphane Fouks disposent d’un immense pouvoir d’influence sur la vie politique et économique française. Une enquête nous fait découvrir ces grands gourous de la com, vrais décideurs installés dans l’ombre de notre système démocratique.

Serait-ce le signe d'une prise de conscience des citoyens ? L'opacité qui préside à l'organisation de la vie publique semble de moins en moins supportable aux yeux des gouvernés. L'affaire WikiLeaks a illustré ce désir de transparence et de contrôle de la vie diplomatique. L'enquête d'Aurore Gorius et Michaël Moreau, Les Gourous de la com' - Trente ans de manipulations politiques et économiques, s'inscrit dans un élan plus large qui vise à dévoiler les mécanismes de la prise de décision publique.

Qui sait, en dehors des petits milieux autorisés, que la vie politique et économique en France passe par le filtre invisible et pourtant décisif des conseillers en communication ? Leur zone d'influence dépasse l'idée que chacun pourrait se faire de leur existence : tous les patrons du CAC 40 et tous les politiques en vue font appel à eux pour les guider dans l'orientation stratégique de leurs actions.

Une dizaine de personnes partageraient la majorité des décisions d'intérêt général

Sans discréditer pour autant ni leur rôle technique ni même le principe du lobbying, vieille pratique des démocraties modernes, les deux journalistes décrivent un système opaque et posent une question qui touche le coeur de l'esprit public : peut-on se satisfaire d'un pouvoir d'influence qui ne dit pas son nom, qui échappe à la vigilance des citoyens, qui monopolise la majorité des décisions d'intérêt général ? Ce pouvoir occulte, contrôlé par moins d'une dizaine de personnes sur la place de Paris, est-il acceptable dans une démocratie moderne ?

Ce monopole de la communication se partage entre trois personnes dont les noms sont surtout connus de leurs clients et des journalistes spécialisés : Anne Méaux, Stéphane Fouks, Michel Calzaroni. Le grand public ignore leurs visages : on ne les voit jamais à la télé, on ne les entend pas à la radio, on ne les lit guère dans la presse. Pourtant ils pèsent sur tous les médias. Leur obscurité sert leur éclat, leur sous-exposition médiatique illustre leur surexposition stratégique.

Comme si les mots, les postures, les déclarations, les gestes des acteurs de la vie publique - élus et patrons - relevaient de leur ressort. Ils ne revendiquent certainement pas le terme de "gourou", ni celui de "magicien", ni celui de "faiseur de roi" : les termes "conseiller" ou "codécideur" leur vont mieux, mais restent trop euphémiques pour éclairer la dérive de leur pouvoir opérationnel. On ne vote pas pour eux mais ce sont eux qui décident !

Cultivant la discrétion, condition du succès de leur influence, ces "gourous de la com'" ont accepté de dévoiler leurs méthodes. Aurore Gorius et Michaël Moreau les ont rencontrés plusieurs fois au cours de leur enquête, qui a duré près de deux ans.

la suite sur Les Inrocks

11:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/03/2011

Profanations - pièges à cons - Strasbourg - Mendes - Cimetières

Bagdad Cemetery

Huit skinheads mis en examen ce matin

Huit des seize jeunes gens interpellés mardi matin par les policiers (DNA d’hier) devraient être mis en examen aujourd’hui dans le cadre des profanations commises dans trois cimetières strasbourgeois en 2010. Certains ont livré des aveux en garde à vue.

Sur les quinze individus arrêtés mardi matin dans plusieurs communes bas-rhinoises, trois ont été mis hors de cause et relâchés mardi dans la soirée, après avoir passé toute la journée en garde à vue à l’hôtel de police de Strasbourg. Aucun élément tangible susceptible d’établir qu’ils auraient participé à l’une ou l’autre des profanations n’a pu être retenu à leur encontre. D’autres ont été libérés hier en cours de journée.

Un projet né lors d’une soirée alcoolisée

Les sept autres mis en cause, qui appartiennent tous à la mouvance skinhead locale (lire ci-dessous), ainsi qu’un seizième individu interpellé dans le sud de la France, ont été informés de la prolongation de leur garde à vue mardi soir. Certains étaient mineurs au moment des faits. Hier, leurs auditions se sont poursuivies dans les locaux de la sûreté départementale du Bas-Rhin.

Plusieurs suspects sont passés aux aveux devant les enquêteurs quant à leur implication dans les dégradations commises dans des cimetières strasbourgeois. D’autres skinheads n’ont pas formellement reconnu s’être rendus dans les cimetières. Ils ont en revanche été mis en cause par leurs comparses.

http://www.casa-lesroches.com/noyaux.jpg

Un «noyau dur»

L’idée d’aller profaner un cimetière aurait germé dans la tête de l’un des suspects, à l’occasion d’une soirée de beuverie, le 27 janvier 2010. Une dizaine de jeunes se seraient alors rendus en pleine nuit au cimetière israélite de Cronenbourg à bord de deux véhicules. Une fois dans le cimetière, le petit groupe se serait réparti les tâches : les uns taguant des croix gammées à la bombe orange sur des tombes, les autres renversant des stèles à coups de pied.

guerrier.jpg

Des jeunes décrits comme «désœuvrés»

Devant la résonance médiatique prise par cet événement, certains auraient choisi de se désolidariser du groupe. Laissant un «noyau dur» composé de quatre individus. Ce sont ces quatre-là qui auraient ensuite planifié les profanations des carrés musulmans de la Robertsau et de la Meinau, en juin et en septembre 2010. Trois d’entre eux auraient d’ailleurs reconnu les faits.

Au terme des 48 heures passées en garde à vue, huit hommes devraient être présentés, tôt ce matin, à Nathalie Beaudoux, la juge d’instruction strasbourgeoise en charge de la triple profanation de 2010. La magistrate devrait leur notifier leur mise en examen. Certains des jeunes gens, dont la majorité sont décrits comme «désœuvrés», pourraient être placés en détention provisoire.

Céline Lienhard et Antoine Bonin

piqué au tas sur dna.fr - 31/03/2011

 

Atteintes aux symboles religieux en 2010

  • Juifs : 42 sites visés, dont 12 cimetières

  • Musulmans : 57 sites visés, dont 7 carrés funéraires

  • Chrétiens : 522 sites visés, dont 214 cimetières (5 agressions à caractère satanique, 11 actes à connotation nazie, le reste n’étant pas identifié), et 308 dégradations visant des chapelles (272), des calvaires (10), des monuments aux morts (26).

(Source : chiffres Renseignements généraux)

Lire la suite

12:39 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu