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18/02/2011

La vie de Michèle Alliot-Marie est un long fleuve tranquille

Selon le contrat que Le Nouvel Observateur a pu se procurer, l'homme d'affaires tunisien Aziz Miled avait l'intention de céder la société civile immobilière Ikram aux parents de la ministre dès sa création.

MAM: Le contrat qui éclaire

Sur son site internet, Le Nouvel Obs publie vendredi le contrat liant les parents de Michèle Alliot-Marie à Aziz Miled. D'après le document, l'homme d'affaires tunisien et son fils avaient prévu de céder leurs parts pour que la SCI revienne dans sa globalité à Renée et Bernard Marie.

On en sait désormais un peu plus sur le contrat qui lie les parents de Michèle Alliot-Marie à Aziz Miled. En effet, Le Nouvel Obs, qui s'est procuré ledit contrat et qui le publie vendredi sur son site internet, indique que l'homme d'affaires tunisien – critiqué pour sa proximité du clan Ben Ali – avait prévu de céder la société civile immobilière (SCI) en question (lire: MAM, un bien immobilier qui pose question) à Bernard et Renée Marie dès la fin de sa construction. L'appartement est situé dans un complexe immobilier à Gammart, une banlieue huppée de Tunis.

Après avoir créé en octobre 2010, avec son fils Karim, une SCI d'un capital de départ de 5.000 dinars, soit environ 2.500 euros, Aziz Miled décide d'augmenter ce capital pour le porter à 755.000 dinars, "soit une augmentation de 750.000 dinars" (environ 375.000 euros). Cela passe, précise le contrat, par "la création de 75.000 parts nouvelles de 10 dinars chacune réparties à parts égales entre Madame Renée Marie et Monsieur Bernard Marie". Mais cela ne s'arrête pas là. Une fois les quatre parties ainsi liées, deux cessions de parts sont réalisées. D'abord, Aziz Miled cède les parts lui appartenant pour 4.000 dinars, soit environ 2.000 euros, au père de la ministre des Affaires étrangères. Et son fils fait de même avec la mère de MAM, pour une somme de 1.000 dinars. L'acte de cession de parts sociales est signé le 30 décembre par les époux Marie – lors de leur séjour très controversé en Tunisie – et le 4 janvier par Aziz Miled.

Suite à la révélation du Canard Enchaîné mercredi, Bernard Marie était monté au créneau pour défendre Michèle Alliot-Marie. "C'est privé et cela ne concerne en rien ma fille", avait-il déclaré sur i-Télé, assurant que la ministre n'était pas "partie prenante" dans cette affaire. Avant de conclure que, à 93 ans, il n'avait "pas besoin de consulter (sa) fille pour acheter quelque chose".

piqué au tas sur www.lejdd.fr - 18/02/2011

Alliot-Marie : le fameux contrat

L’homme d’affaires tunisien Aziz Miled a créé la société civile immobilière Ikram avec l’intention de la céder aux parents de Michèle Alliot-Marie, Renée et Bernard Marie. C’est ce qui ressort du contrat établi entre les deux parties que Le Nouvel Observateur a pu se procurer. Le 7 octobre 2010, Aziz Miled enregistre la fondation d’une SCI dotée d’un capital de départ de 5.000 dinars (environ 2.500 euros) réparti entre lui et son fils, Karim. Cette coquille juridique est visiblement destinée dès l’origine à être transmise à d’autres.

En effet, huit jours plus tard, les deux hommes décident d’augmenter "le capital social en numéraire pour le porter de 5.000 dinars à 755.000 dinars, soit une augmentation de 750.000 dinars (environ 375.000 euros) et ce par la création de 75.000 parts nouvelles de 10 dinars chacune réparties à parts égales entre Madame Renée Marie et Monsieur Bernard Marie". Puis, Aziz Miled a cédé ses parts à Bernard Marie pour la somme de 4.000 dinars (2.000 euros). Son fils, Karim a fait de même avec Renée Marie contre 1.000 dinars (500 euros). Renée et Bernard Marie s’engagent en échange à apporter à la société la somme en numéraire de 755.000 dinars, soit environ 326.000 euros. Ils profitent de leur séjour à Tabarka pour apposer leur signature sur l’acte de cession le 30 décembre 2010.

Dans un communiqué publié après les révélations du Canard Enchaîné, Bernard Marie a expliqué que cette SCI est propriétaire "d’une option d’achat sur un appartement en cours de construction, à Gammart", une banlieue huppée de Tunis qui abrite de nombreux palaces. Les statuts ont effectivement été déposés auprès de la Recette de l’Enregistrement des Actes de Sociétés 1er bureau Tunis, qui correspond à la zone de Gammart. Aziz Miled était associé avec Slim Chiboub, l’un des gendres de Ben Ali, aujourd’hui réfugié à l’étranger, à un très juteux projet de marina dans cette même baie de Gammart. Un immense complexe touristique qui mordait sur la forêt domaniale. Le terrain public, déclassé et rendu constructible, aurait été vendu par l’Agence foncière touristique au prix dérisoire de 12 dinars (6 euros) le mètre carré, dans une zone où les prix dépassent souvent les 5.000 dinars le mètre carré. Une opération qualifiée de "cadeau du pouvoir" par plusieurs hommes d’affaires tunisiens.

Ce contrat devrait être également bientôt disponible en ligne sur le site du registre du commerce de Tunisie, conformément à une politique de transparence de ces nouveaux responsables.

Christophe Boltanski

piqué au tas sur leNouvelobs.com - 18/02/2011

 

Voici une chronologie des événements qui ont conduit le président tunisien Zine el Abidine ben Ali à quitter le pouvoir, et à partir en Arabie saoudite :

17 décembre 2010 – Mohamed Bouazizi, un jeune marchand ambulant, s’immole par le feu à Sidi Bouziz (centre) pour protester contre la confiscation de sa marchandise.

19 décembre – Les manifestations de Sidi Bouzid prennent de l’ampleur et la police fait usage de gaz lacrymogène. Des dizaines de personnes sont arrêtées.

22 décembre – Houcine Neji, 24 ans, se donne la mort par électrocution. Il ne voulait “plus de misère, plus de chômage”.

24 décembre – Le mouvement gagne Bouziane, 240 km au sud de Tunis, où un manifestant de 18 ans est tué d’une balle dans la poitrine lorsque la police ouvre le feu sur les contestataires.

27 décembre – Le mouvement de protestation gagne la capitale tunisienne. Un millier de jeunes diplômés au chômage manifestent et sont dispersés à coups de matraques. Des témoins font état d’une douzaine de blessés.

28 décembre – “Qu’une minorité d’extrémistes et d’agitateurs (…) ait recours à la violence et aux troubles dans la rue (…) est inacceptable”, affirme le président Ben Ali dans sa première allocution télévisée depuis le début des troubles.

29 décembre – Ben Ali effectue un remaniement ministériel partiel.

5 janvier 2011 – Décès du marchand de primeurs Mohamed Bouazizi

6 janvier – Plusieurs milliers d’avocats se mettent en grève pour dénoncer la répression policière, tandis que les manifestations se poursuivent.
La censure en ligne se durcit, plusieurs cyber-dissidents sont arrêtés.

9 janvier – Les autorités font état de 14 morts après les affrontements de la veille entre manifestants et forces de l’ordre à Thala, à Kasserine et à Regueb.

10 janvier – Le président Ben Ali intervient pour la deuxième fois à la télévision et dénonce des “actes terroristes” qu’il impute à “des éléments étrangers”. Il promet en outre 300.000 créations d’emplois en deux ans. Le gouvernement tunisien ordonne la fermeture de toutes les écoles et universités du pays jusqu‘à nouvel ordre.

11 janvier – Les violences gagnent la banlieue de Tunis. Samir Labidi, porte-parole du gouvernement, fait état de 21 morts depuis le début des troubles. Selon la Fédération internationale des ligues de droits de l’homme (FIDH), le nombre de morts dans les émeutes en Tunisie s‘élève à au moins 35.

12 janvier – Le chef de l’Etat limoge le ministre de l’Intérieur, Rafik Belhaj Kacem. Un couvre-feu est décrété dans la capitale et sa banlieue.

13 janvier – Le président annonce à la télévision qu’ il ne briguera pas de nouveau mandat en 2014 et promet la liberté de la presse. Son interventions ne calme pas les manifestations. Selon la FIDH, les émeutes ont fait au moins 66 morts depuis mi-décembre.

14 janvier – Nouvelle manifestation à Tunis pour réclamer le départ immédiat de Ben Ali
Vers 15h15 GMT, le chef de l’Etat annonce le limogeage du gouvernement et la tenue d‘élections législatives anticipées dans les six mois. Trois-quarts d’heure plus tard, il décrète l‘état d’urgence et impose le couvre-feu dans tout le pays.
Vers 17h45 GMT, le Premier ministre, Mohamed Ghannouchi, annonce que Ben Ali est temporairement dans l’incapacité d’exercer ses fonctions et déclare assumer la charge de président par intérim jusqu‘à des élections anticipées. Ben Ali quitte la Tunisie.

15 janvier – L’Arabie saoudite confirme peu avant 01h00 GMT que Ben Ali et son épouse se trouvent sur son sol pour une durée indéterminée.

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piqué au tas sur fr.euronews.net - 2011/01/15

 

20:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Tal Al-Mallouhi condamnée d'avoir "travaillé pour la CIA"

Damas accuse la blogueuse condamnée d'avoir travaillé pour la CIA

Selon la porte-parole du ministère des affaires étrangères syrien, la jeune blogueuse Tal Al-Mallouhi, condamnée lundi à 5 ans de prison par la Haute Cour de sûreté de l'Etat à Damas, travaillait pour le compte de la CIA, le service de renseignement américain. "Nous avons connaissance des protestations émises (par les pays occidentaux) et nous avons souhaité fournir des explications au sujet de la condamnation" de Mallouhi, née en 1991 à Homs (centre de la Syrie), a indiqué Bouchra Kanafani à des journalistes, jeudi 17 février.

Selon elle, "à l'âge de 15 ans", Tal Al-Mallouhi, "avait été recrutée par un officier autrichien de la FNUOD (Force des Nations unies chargée d'observer le dégagement sur le plateau du Golan) qui lui a demandé de partir avec sa famille au Caire". Elle avait alors quitté la Syrie pour l'Egypte le 29 septembre 2006, a précisé Mme Kanafani. Sur place, "un officier des renseignements américains l'a présentée à des (diplomates) américains de l'ambassade des Etats-Unis". Ces derniers avaient alors demandé à la jeune femme de leur "fournir des informations sur le travail de l'ambassade de Syrie au Caire, notamment sur le troisième secrétaire Samer Raboou", selon Mme Kanafani.

La jeune blogueuse a été condamnée le 14 février à cinq ans de prison par la Haute Cour de sûreté de l'Etat à Damas pour intelligence avec un pays étranger, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. La blogueuse, âgée de 19 ans, avait été arrêtée par les autorités syriennes en décembre 2009.

piqué au tas sur www.lemonde.fr - 17/02/2011

 

10:17 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/02/2011

« Dix ans et toutes mes dents » (par Denis Robert)

Le jeudi 3 février 2011, Denis Robert a été blanchi par la Cour de cassation de sa condamnation pour deux de ses livres (Révélation$ et La Boîte noire) et un documentaire (Les Dissimulateurs), diffusé sur Canal Plus. Une victoire, gagnée contre Claerstream, mais aussi contre ceux qui, à l’instar de Philippe Val et d’Edwy Plenel, avaient tenté de discréditer son travail ou multiplié les soupçons, à l’instar de la presse bien pensante. Nous y reviendrons.

Sans dissimuler notre plaisir, nous publions, avec l’autorisation de l’auteur, le texte que Denis Robert a adressé à ses amis. (Acrimed)

Dix ans et toutes mes dents

Note pour mes amis et les amis de mes amis qui ont la mémoire embrouillée et me demandent des détails sur les jugements de la cour de cassation qui viennent de tomber. D’abord vous dire qu’ils mettent un terme une longue bataille judiciaire et qu’ils m’enchantent.

Depuis dix années que Révélation$ est sorti (28 février 2001), de nombreuses plaintes ont été déposées contre mon éditeur, les chaînes qui ont diffusé mes films, de nombreux journaux et contre moi. Une soixantaine en tout, dans plusieurs pays, en comptant les procédures pénales et les constitutions de partie civile.

Parmi ces plaintes, une dizaine émanait de la Banque Générale de Luxembourg et une vingtaine a été lancée par la Menatep une banque russe liée à la mafia. Je peux dire que globalement j’ai gagné tous ces procès.

La Chambre de Compensation luxembourgeoise Clearstream a diligenté une grande partie des autres procédures. Leur stratégie a été essentiellement basée sur la calomnie, une extrême mauvaise foi, le harcèlement, l’acharnement et l’intimidation.

Cette stratégie, loin du droit, échoue lamentablement aujourd’hui, pour laisser place à la justice et au journalisme. Une victoire sans tambour, ni trompette. Une victoire gravée dans le marbre. Un souvenir de victoire bientôt. Peu importe. Cette décision ouvre d’intéressantes perspectives. Clearstream ne pourra plus faire comme avant…

Une vingtaine de plaintes ont été déposées par la multinationale en France, en Belgique, au Luxembourg, occasionnant des centaines de visites d’huissiers à mes domiciles. Passé les limites, je ne compte plus.

J’ai perdu quelques procès (en particulier pour des interviews à des journaux, je pense à Sud Ouest ou VSD). J’en ai gagné (Nouvel Obs, le Point, « Tout le monde en parle » sur France 2). J’aurais pu et j’aurais dû, si j’avais eu les moyens financiers, aller systématiquement pour toutes ces procédures jusqu’à la Cour de Cassation. Je ne l’ai fait que pour trois d’entre elles. Les plus importantes à mes yeux, puisque ces procédures concernaient les deux livres originels « Révélation$ », « La Boîte Noire » et « Les dissimulateurs », mon premier documentaire sur l’affaire.

Passons sur « Clearstream l’enquête » qui a occasionné une condamnation symbolique (mais onéreuse en frais de procédure) à Luxembourg, pour nous intéresser au reste…

Pour « Révélation$ » et « Les dissimulateurs » (mon premier documentaire diffusé en février 2001), j’ai été condamné en diffamation à hauteur d’un euro symbolique de dommages et intérêts en mars 2004, puis (en appel) à 1500 euros en octobre 2008, sans compter les frais de procédure.

Pour « La Boîte Noire » (sorti en octobre 2002), Clearstream a été déboutée et condamnée à me verser 3 500 euros de dommages et intérêts en première instance. Devant la Cour d’Appel (Paris, octobre 2008), j’ai été condamné à 1500 euros, sans compter les frais de procédures et de publication des décisions.

Je me suis pourvu en cassation. J’ai pris cette décision contre l’avis de nombreuses personnes, dont mon éditeur, Les Arènes et la chaîne Canal + qui ont refusé de poursuivre les procédures. Je ne les accable pas. De leur place, il leur était sans doute difficile d’aller au bout de la bataille à mes côtés. Certains auraient lâché avant.

Dans les jours qui ont suivi les décisions de la Cour d’appel, Clearstream a acheté une page dans le Monde pour proposer une transaction qui consistait à accepter ces condamnations contre la non-exécution des arrêts. En gros, le non paiement des sommes auxquelles j’étais condamné.

Il était impensable d’accepter un tel compromis, de renier mon travail, mon enquête. Il était indispensable sur les principes qui fondent ce que doit être le journalisme, de me battre jusqu’au bout pour obtenir une décision reconnaissant le droit. J’étais prêt à aller jusqu’à la Cour Européenne des Droits de L’homme s’il le fallait.

Je savais ce que j’avais vu et fait. J’avais intégré les enjeux de cette bataille. Un système financier sain au départ a été dévoyé, ouvrant d’incroyables possibilités de dissimulation. Mon enquête était, est, restera fondée. Mes écrits reposent sur des documents, des courriers, des listings, des microfiches, des témoignages filmés. Des éléments suffisamment probants qui ont permis de mettre à jour des comptes non publiés produisant de l’opacité, un système d’effacement de traces de transactions, la probabilité très forte d’une double comptabilité, des liens présumés entre Clearstream et l’Eglise de scientologie, l’hébergement de banques mafieuses, l’utilisation de Clearstream pour la mise en œuvre d’opérations occultes, l’absence totale de transparence et de contrôle, la complicité des auditeurs, le licenciement du personnel qui refusait de procéder à des manipulations comptables et de publier des bilans de fait maquillés… Mon enquête et la simple lecture de mes documents montraient, montrent que cette firme abritait plus de 6000 comptes ouverts dans des paradis fiscaux. Parmi ces comptes, des sociétés off shore, mais aussi des filiales de banques respectables. J’ai révélé que des multinationales pétrolières, agroalimentaires ou industrielles avaient également ouvert des comptes discrets à Clearstream. J’en passe et des dizaines.

Au delà du coup de projecteur sur cette firme, l’ensemble de ce travail explicitait les dérives inquiétantes du système financier international et révélait les contours d’une finance véritablement parallèle.

J’en savais beaucoup et je ne voulais pas me taire. Je restais persuadé que les juges de la Cour d’Appel ne m’avaient pas jugé comme il le fallait au vu des éléments du dossier.

L’appui de mes amis du comité et des mille huit cent quatre vingt six personnes ayant soutenu ce qui devenait un combat de longue haleine ont été déterminants.

Canal plus et mon éditeur ont été condamnés à mes côtés, mais Clearstream s’est retournée systématiquement vers moi. Le but n’était pas tant l’argent que la volonté de m’étouffer financièrement, de m’empêcher de poursuivre mes recherches et de me défendre.

Le moment de bascule a été l’affaire pénale dite « Clearteam 2 ». Celle mettant en cause Dominique de Villepin.

Clearstream s’est constituée partie civile dans cette procédure concernant les listings truqués. J’ai été mis en examen pour vol et recel en fin d’année 2006. Dès lors sans que je m’en rende compte, la suspicion a changé de camp. Les communicants de la firme et leurs avocats ont habilement utilisé cette seconde procédure pour influencer les juridictions dans les procès qui m’étaient faits.

Clearstream me présentait comme le pivot de cette nouvelle affaire qui n’avait aucun lien avec les litiges nous concernant. Tenter de ridiculiser mon travail ne suffisait plus, il fallait pratiquer l’amalgame et la confusion.

Combien de fois ai-je entendu les avocats de la firme ou des journalistes malveillants se moquer de « mes erreurs », m’appeler le « falsificateur » ou le « conspirationniste ». Tout cela a joué. Comme ont dû jouer les articles fielleux écrits par des procureurs à moustaches, des éditorialistes à deux balles, des concierges du net. Je sais, je ne devrais pas. Mais bon. Je pense aussi à certains politiques qui m’avaient épaulé et qui soudainement ont baissé les yeux.

J’ai arrêté mon blog. J’ai arrêté le contact frontal. Je suis resté zen. J’ai attendu que ça passe. J’ai été relaxé en janvier 2010. Cette décision pénale est définitive.

Pour le reste, j’ai attendu que des magistrats jugent, tranquillement. Loin du tumulte. C’est ce qui vient de se passer.

La Cour de cassation est la plus haute instance judiciaire française. Le dernier recours avant la Cour européenne des droits de l’homme. Je l’avais envisagé.

Chacun des trois arrêts qui me libère aujourd’hui et accable Clearstream est rédigé dans des termes clairs, précis et sans ambiguïté. La Cour de Cassation « autorise » les propos et les imputations contenues dans mes deux livres et mon documentaire.

La Première Chambre Civile de la Cour de Cassation, se fondant sur l’article 10 de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, a rendu trois arrêts qui sonnent le glas à mes ennuis et ouvrent des brèches importantes chez ceux qui m’attaquaient.

C’est fondamental. Ça fera jurisprudence.

Les arguments retenus par la Cour de Cassation sont intégralement ceux développés par mes défenseurs Michel Zaoui, Bénédicte Litzler au cours des dix années de procédure. Ces arguments ont été plaidés par Denis Carbonnier à la Cour de Cassation. Il s’agit d’une reconnaissance de la qualité de leur travail et du mien.

La Cour de Cassation a annulé mes trois condamnations du 16 octobre 2008 pour diffamation. Elle a explicitement reconnu « l’intérêt général du sujet » et le « sérieux de mon enquête ».

Tout le monde peut maintenant citer partout ce que j’avais écrit.

Dix ans pour mesurer l’aveuglement du dirigeant de Clearstream qui a porté plainte à l’origine contre moi. Ses successeurs n’ont pas démontré plus de clairvoyance puisqu’ils ont régulièrement relayé et encouragé ces plaintes.

Je ne sais pas ce que deviendront les informations contenus dans mes livres et mes films. Je ne sais pas ce que les Allemands qui ont racheté Clearstream en 2002 (suite à mon enquête) et qui ont forcément constaté ces dérives ont fait. La justice luxembourgeoise étant peu équipée pour traiter ces sujets et la justice européenne encore défaillante, je crains que le combat pour mettre un peu de rationalité et de contrôle dans cette banque des banques soit encore long. Pourtant ici plus qu’ailleurs, la question de la régulation du capitalisme se pose. Je rappellerai ce chiffre : Clearstream a annoncé en 2010 plus de dix trillions d’euros de valeurs enregistrées dans ses comptes. Dix mille milliards d’euros.

Pour revenir aux arrêts de la Cour de Cassation, toutes les demandes de Clearstream à mon encontre sont définitivement rejetées. Ils sont condamnés à me verser la somme de 9 000 euros au titre des frais de procédure et à me rembourser le montant de mes précédentes condamnations aujourd’hui annulées.

En ce qui concerne le préjudice financier et moral subi par moi pendant ces années, les trois affaires sont renvoyées devant la Cour d’Appel de Lyon. Je vais demander réparation aux dirigeants de la firme.

Par leur harcèlement, leur entêtement, leurs mensonges, leur acharnement judiciaire, Clearstream et ses communicants sont responsables de dix années à bien des égards perdues.

La crise financière étant passée par là, on voit bien les raisons politiques et financières qui les ont amenés –par tous les moyens- à me faire taire. Ils n’y sont pas parvenus. Au final, toute mon enquête est entièrement validée. Les arrêts sont définitifs et sans recours pour Clearstream.

Merci du fond du cœur à tous ceux qui m’ont soutenu. Et vous êtes nombreux. Je ne me suis jamais senti seul ou angoissé pendant ces années. Et ça je vous le dois.

Denis Robert, Chatel, le 7 février 2011


Note d’Acrimed – Lire ici même « Affaire Clearstream : Le Monde lave plus blanc », août 2008, et « Denis Robert gracié par Clearstream ? Le condamné refuse », novembre 2008.

piqué chez Acrimed - 10/02/2011

11:38 | Lien permanent | Commentaires (3) |

09/02/2011

"Dommages collatéraux en Afghanistan": 2 enfants tués chaque jours par les IED

En moyenne, deux enfants ont trouvé  la mort, chaque jour, dans la guerre en Afghanistan en 2010, a affirmé l'ONG afghane de défense des droits Afghanistan Rights Monitor (ARM) dans un rapport publié mercredi.

© Epa

Le nombre d'enfants tués est en baisse par rapport à 2009 où plus d'un millier d'enfants avaient été tués.

Sur les 2.421 civils morts dans divers incidents liés à la guerre en Afghanistan l'année passée, 739 étaient des mineurs, selon ARM.

Deux décès d'enfants sur trois seraient dus à des insurgés et des "groupes d'opposition armés" - la plupart du fait de bombes artisanales (ou "Improvised Explosive Devices", IED), et 17% sont à mettre au compte des forces internationales, affirme l'ONG afghane, qui mène une enquête sur les morts civiles depuis 2008.

Environ 15% des morts n'ont pas pu être attribuées à l'une ou l'autre partie, souligne le rapport.

Le nombre de victimes civiles et militaires a atteint un niveau record en 2010. Le nombre d'enfants tués a toutefois reculé l'an passé par rapport à 2009 où 1.050 d'entre eux avaient péri.

Beaucoup d'enfants ont trouvé la mort dans les provinces de Kandahar et du Helmand, dans le sud du pays, les bastions traditionnels de l'insurrection des talibans. Mais les provinces de Kunar, dans l'est, et de Kunduz, dans le nord, sont aujourd'hui devenues aussi parmi les régions les plus dangereuses pour les enfants, ajoute ARM.

Levif.be avec Belga - 09/02/2010

 

 

17:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/02/2011

Super Mamy contre l'autoréduction !

Après le Super U de Vigneux et le Monoprix de la rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris !

http://photosblog.top-news.fr/jacques-seguela-rolex.jpg

Jacques Séguelà est revenu spécialement de Tunisie féliciter la septuagénaire.

15:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Quand Philippe Val parle de Denis Robert...

à voir sur Politis :

 

Bravo Denis (ter) : quand Philippe Val parle de Denis Robert...



12:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

L'OTAN et ThalesRaytheonSystems signent un contrat portant sur l'élargissement de la défense contre les missiles de théâtre

http://tropdublog.net/wp-content/uploads/2010/10/Dr.-Strangelove.jpg

TRSPrime, filiale de ThalesRaytheonSystems, s’est vu attribuer un marché avec l'Agence OTAN de gestion du système de commandement et de contrôle aériens (NACMA) pour procéder à des améliorations de ce système (ACCS) dans le cadre du programme de défense multicouche active contre les missiles balistiques de théâtre (ALTBMD), qui est destiné à la protection des troupes déployées.

Ce marché concerne la définition préliminaire du système de la phase 1 du projet ACCS pour la TMD et sera suivi du développement, de l'intégration et des essais de deux étapes menant à une capacité opérationnelle initiale (IOC). Les nouvelles fonctions offertes dans le cadre du contrat seront la configuration, la gestion et la couverture des systèmes d'armes et des capteurs ainsi que le traitement, la dissémination, la classification, l'affichage et la mise en alerte des pistes aériennes et des pistes de missiles. Le système assurera également le statut, l'engagement, la surveillance et le contrôle des systèmes d'armes.

http://zettaforce.files.wordpress.com/2010/07/dr-strangelove12546873441.jpg

« Comme l'ont décidé les Alliés au sommet tenu par l'OTAN à Lisbonne en novembre dernier, la portée de l'ALTBMD sera élargie afin de protéger non seulement les forces déployées par l'OTAN, mais aussi les populations, le territoire et les forces des pays européens de l'OTAN », a déclaré M. Gerhard van der Giet, directeur général de la NACMA. « Les améliorations des fonctions de commandement et de contrôle dans le cadre du projet ACCS pour la TMD constituent les fondements de la future défense antimissile. »

ThalesRaytheonSystems dirigera une équipe industrielle de onze partenaires chargée d'améliorer le système ACCS, offrant ainsi à l'OTAN une capacité intégrée de défense aérienne et de défense antimissile au sein de ses entités déployables, le centre multinational déployable d'opérations aériennes (DCAOC) et le centre de contrôle aérien déployable/centre de production de la situation aérienne générale (RAP)/centre de fusion des données capteur (DARS).

Notes :

  1. L'acquisition globale du programme de défense multicouche active contre les missiles balistiques de théâtre (ALTBMD) est assurée par le Bureau de programme ALTBMD, mandaté à cette fin par l'OTAN depuis 2005.
  2. Les partenaires industriels de ThalesRaytheonSystems sont notamment Air Command Systems International (France), CASSIDIAN, une entité du groupe EADS (Allemagne), IABG mbH (Allemagne), INDRA (Espagne), L-3 Communications ASA (Royaume-Uni), Lockheed Martin (États-Unis), Raytheon Company (États-Unis), Selex SI (Italie), Thales Group (France), Thales Communications (France) et Thales Naval (Pays-Bas).
  3. Le programme portant sur le premier niveau de capacité opérationnelle du système de commandement et de contrôle aériens (ACCS LOC1), mis au point par ThalesRaytheonSystems, est destiné à remplacer les systèmes OTAN de commandement et de contrôle aériens existant en Europe et fixera de nouvelles normes en matière d'interopérabilité pour les opérations aériennes en recourant à une approche intégrée unique pour la planification, l'attribution de tâches, le suivi et l'exécution des missions.

piqué au tas sur www.nato.int - 01/02/2011 - les photos ne font pas partie de l'article

http://www.cinemapolitica.org/files/cinemapolitica/pastfilms/strangelove.gif

 

10:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

L’aspiration démocratique, cauchemar d’Al-Qaïda

Les soulèvements populaires pacifiques dans le monde arabe, leur succès en Tunisie et leurs éventuelles victoires ailleurs sont déjà des revers et pourraient être des catastrophes pour Al-Qaïda et les mouvements jihadistes, estiment des spécialistes.

Ils contredisent en effet leur credo selon lequel seuls la violence, le jihad et la lutte armée peuvent venir à bout de ce qu’ils considèrent comme des régimes impies, soutenus par l’Occident et oppresseurs de leurs peuples.

Ce qui se passe en Egypte “dément toute la théorie du recours à la violence” assure, depuis la place Tahrir au Caire où elle est venue observer la situation, Maha Azzam, du programme “Moyen-Orient” de centre de réflexion londonien Chatham House.

“Tous les groupes en Egypte, y compris les Frères Musulmans, réclament une transition démocratique du pouvoir. Ils condamnent tous la violence politique. S’ils y parviennent et si la transition est pacifique, si cela aboutit à un système politique incluant tout le monde, cela se fera au détriment des groupes radicaux”, affirme-t-elle.

Al-Qaïda, dont le co-fondateur aux côtés d’Oussama ben Laden est l’Egyptien Ayman Al-Zawahiri, a de longue date condamné la participation aux élections et à toute forme de vie politique.

Les Frères musulmans, sous l‘étiquette “indépendants” qui ne trompait personne, ont présenté des candidats aux législatives de novembre en Egypte et ont condamné les assassinats, les attentats et la violence aveugle.

Pour Dominique Thomas, spécialiste de l’islamisme radical à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHHESS), “les groupes jihadistes sont à la croisée des chemins: si les événements font boule de neige, suscitent des vocations démocratiques dans la région et que les peuples parviennent à renverser des dictatures sous la seule pression de la rue, ce sera une réfutation cinglante de leurs thèses”.

“Si c’est par le peuple que les régimes tombent, Al-Qaïda et les groupes jihadistes auront du mal à rebondir et à adapter leur discours”, ajoute-t-il. “D’ailleurs, face à l’effervescence actuelle, il faut remarquer qu’ils sont étrangement silencieux. Ils sont sans doute embarrassés. Il va falloir que ben Laden ou mieux l’Egyptien Al-Zawahiri s’expriment rapidement, faute de quoi leur discours perdra toute substance”.

Un silence que remarque également Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences-Po Paris et à l’Université Columbia: “Al-Qaïda a été complètement prise de court par la contestation populaire dans le monde arabe”.

“Elle est d’ailleurs pratiquement silencieuse sur ce sujet, car incapable de proférer le moindre commentaire d’actualité, tant cette nouvelle donne la dépasse”, dit-il.

Il faut remarquer que “les manifestants ne prennent pas des risques physiques incontestables pour demander ‘l’Etat islamique’ ou l‘établissement d’un ‘califat’, mais pour exiger la démocratie, les élections et la transparence du pouvoir, tous concepts absents de la vision d’Al-Qaïda”, ajoute M. Filiu.

Le danger d’une coupure avec les peuples de la région et d’une marginalisation a été senti par un cyber-prédicateur radical, Abou Moundhir al-Shanqiti, qui écrivait le 31 janvier sur un forum jihadiste: “Ce serait une dangereuse erreur pour les jihadistes de s‘éloigner des peuples”.

“Nous devrions leur pardonner, nous rapprocher d’eux et les supplier de nous écouter, car séparer le mouvement jihadiste du mouvement musulman populaire signerait notre fin”, écrivait-il, dans une contribution traduite par l’institut américain de surveillance des sites islamistes SITE.

En revanche, soulignent les trois experts, un échec du mouvement démocratique, une répression aveugle ou des coups d’Etat militaires seraient une aubaine et une validation de leurs thèses pour les partisans de l’islamisme radical.

piqué au tas sur euronews.fr - 06/02/2011

 

Les "révolutions" arabes nuisent-elles à Al-Qaïda ?

D’après plusieurs experts, les soulèvements populaires que connaissent la Tunisie, l’Égypte ou encore le Yémen et la Jordanie, pourraient être catastrophiques pour Al-Qaïda et les autres mouvements djihadistes, en montrant qu'une autre voie que la violence peut faire tomber des régimes autoritaires pro-occidentaux.

« Ce serait une dangereuse erreur pour les djihadistes de s'éloigner des peuples. Nous devrions leur pardonner, nous rapprocher d'eux et les supplier de nous écouter, car séparer le mouvement djihadiste du mouvement musulman populaire signerait notre fin. »

Cette réflexion, postée par le cyber-prédicateur radical  Abou Moundhir al-Shanqiti le 31 janvier sur un forum djihadiste (et traduite par SITE, l’institut américain de surveillance des sites islamistes), semble témoigner de la crainte de marginalisation des djihadistes après le début des soulèvements populaires et pacifiques dans le monde arabe.

Silence gêné

Car le mouvement djihadiste (comme, sur ce point, de nombreux gouvernements occidentaux) semble n’avoir rien vu venir et est largement dépassé par les manifestations en Tunisie, Égypte, Jordanie ou encore au Yémen.

« Al-Qaïda a été complètement prise de court par la contestation populaire dans le monde arabe », remarque Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences-Po Paris et à l'Université Columbia. « Elle est d'ailleurs pratiquement silencieuse sur ce sujet, car incapable de proférer le moindre commentaire d'actualité, tant cette nouvelle donne la dépasse. »

Pour Dominique Thomas, spécialiste de l'islamisme radical à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS, France), « les groupes djihadistes sont à la croisée des chemins : si les événements font boule de neige, suscitent des vocations démocratiques dans la région et que les peuples parviennent à renverser des dictatures sous la seule pression de la rue, ce sera une réfutation cinglante de leurs thèses ».

« Si c'est par le peuple que les régimes tombent, Al-Qaïda et les groupes djihadistes auront du mal à rebondir et à adapter leur discours », ajoute-t-il.

Les leaders d’Al-Qaïda sont « sans doute embarrassés, estime-t-il encore. Il va falloir que Ben Laden ou mieux l'Égyptien Al-Zawahiri s'expriment rapidement, faute de quoi leur discours perdra toute substance ».

Islamisme non-violent

Surtout, les mots d’ordres des manifestants (la démocratie, les élections et la transparence du pouvoir) sont très éloignés des revendications d’Al-Qaïda.

Les Frères musulmans, qui viennent de réintégrer le jeu politique égyptien, avaient quant à eux su se couler dans le mouvement et ses revendications.

Ils « condamnent tous la violence politique, rappelle Maha Azzam, du programme "Moyen-Orient" du centre de réflexion londonien Chatham House. [...] Si la transition est pacifique, si cela aboutit à un système politique incluant tout le monde, cela se fera au détriment des groupes radicaux », affirme-t-elle.

En revanche, soulignent ces experts, un échec du mouvement démocratique, une répression aveugle ou des coups d'État militaires seraient une aubaine et une validation de leurs thèses pour les partisans de l'islamisme radical. (avec AFP)

piqué au tas sur www.jeuneafrique.com - 07/02/2011

09:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/02/2011

Cécité cognitive chez le squale : la DCRI continue à fournir des "notes blanches"

http://www.nantes.maville.com/of-photos/2008/08/21/SIGE_requin_20080820_px_512__w_ouestfrance_.jpg

INFO LE FIGARO - Selon le contre-espionnage, une centaine d'Européens, dont quatorze Français, entraînés dans les camps djihadistes, pourraient passer à l'action.

Al-Qaida radicalise ses menaces contre la France et n'a jamais tant recruté de «combattants», notamment européens, en vue de mener de prochaines frappes terroristes. Au lendemain du soulèvement en Tunisie et alors que les manifestations se multiplient en Égypte, le contre-espionnage français est plus que jamais en alerte maximale. Quatre notes «blanches» émanant de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), que Le Figaro s'est procurées, en attestent.[couleur par Probe]

Se fondant sur des «éléments recueillis présentement par les services français sur les différents acteurs terroristes de la zone pakistano-afghane», considérée comme «la première pourvoyeuse de menaces susceptible de viser le territoire européen», l'un des documents confidentiels révèle que «la région continue d'attirer les volontaires au combat armé, notamment européens. Ceux-ci sont passés, en moins de trois ans, de quelques cas isolés à plus d'une centaine d'individus.»

Selon cette note de la DCRI, «la présence de 14 Français a été signalée en 2010 dans cette zone». «Plusieurs de ces combattants ont désormais acquis une expérience et une légitimité qui leur permettent de rallier autour d'eux de nouveaux arrivants, préviennent les analystes français du contre-espionnage. Ayant vécu en Europe et nourrissant souvent des griefs personnels à l'encontre de leurs pays d'adoption, ces Européens sont susceptibles de s'impliquer dans des actions terroristes.» À en croire ces experts, celles-ci semblent presque inéluctables. En effet, écrivent-ils, «la volonté d'al-Qaida et, désormais, de certains groupes pakistanais, de conduire des attentats en Occident est avérée: depuis 2009, pas moins de quatre projets aux États-Unis et en Norvège, directement liés aux zones tribales pakistanaises ont échoué ou ont été déjoués».

Le péril islamiste est d'autant plus préoccupant ... [d'où la nécessité d'en remettre une couche (épaisse) afin de faire germer dans les cerveaux des lecteurs/auditeurs lambda l'idée d'un danger à renverser les régimes corrompus !!!] Probe ...

suite de l'article ici : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/02/06/01016-20110206ARTFIG00164-14-francais-s-entrainent-dans-les-camps-d-al-qaida.php

Rappel :

Les RG et la DST ont vécu: désormais, la France n'aura plus qu'une Direction centrale du renseignement ­intérieur. Une révolution.

Deux institutions bien françaises, les Renseignements généraux (RG) et la Direction de la surveillance du territoire (DST), ont cessé d'exister ce 1er juillet. Depuis leur création, voilà plus de soixante ans, ces services de police ont alterné coups d'éclat et coups bas. Récemment encore, ils ont brillé dans la lutte antiterroriste, mais ont été régulièrement soupçonnés de manipulation politique. En arrivant Place Beauvau, en 2002, Nicolas Sarkozy ne cachait pas sa méfiance à l'égard de certaines pratiques archaïques, exigeant, par exemple, la fin des "notes blanches", ces documents anonymes qui mêlent informations d'importance et ragots de caniveau.[couleur Probe]

A peine élu à l'Elysée, en 2007, le président lançait la refonte des services de renseignement policier, pour donner naissance à un organisme unique, la Direction centrale du renseignement intérieur- DCRI (voir l'encadré). Un pendant à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), oeuvrant à l'étranger sous le couvert de la Défense.

piqué dans l'article : La DCRI, nouvelle maison des secrets - Eric Pelletier, Jean-Marie Pontaut 01/07/2008 - www.lexpress.fr

autre rappel :

La polémique sur les écoutes rebondit avec de nouvelles révélations du Canard enchaîné à paraître ce mercredi. Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, sort du silence. Et réfute l'existence de tout "cabinet noir".

Existe-t-il, à la Direction centrale du renseignement intérieur [DCRI], une équipe qui enquête sur les journalistes, comme l'écrit Le Canard enchaîné ?

Soyons clairs. Nous avons fusionné la Direction de la surveillance du territoire [DST] et les Renseignements généraux [RG] pour en terminer avec certaines pratiques. Nous avons supprimé la section presse des RG, détruit toutes ses archives et dissout la section politique, qui suivait l'activité des partis.

Par ailleurs, lorsqu'il a été ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy a supprimé la pratique des notes blanches [NDLR : notes contenant des informations confidentielles et n'ayant pas d'existence officielle] [couleur Probe]. Il n'existe aucun cabinet noir au sein de la DCRI. Aucun de ses policiers n'est chargé de surveiller les journalistes. Des fonctionnaires rédigent simplement une revue de presse pour le ministère de l'Intérieur. Il arrive, bien sûr, que des journalistes soupçonnés d'espionner au profit d'une puissance étrangère ou de compromettre des secrets liés à la défense nationale soient surveillés. Mais ils le sont comme tout citoyen suspecté de violer la loi.

piqué dans l'article : Péchenard: "Je ne suis pas le chef des barbouzes" Propos recueillis par Jean-Marie Pontaut, publié le 09/11/2010 - www.lexpress.fr

 

Le squale est plutôt myope...

Les requins comptent assez peu sur leur vue pour détecter leurs proies ou percevoir l'arrivée de leurs éventuels ennemis. Leurs yeux sont médiocres. Les squales sont myopes.

L'oeil du requin est construit sur le même plan que celui des autres vertébrés. Le globe oculaire lui-même est protégé par deux paupières rudimentaires. Il est mobile grâce au jeu d'un petit nombre de muscles. L'ensemble est volumineux. La cornée transparente est aplatie et se prolonge par une sclérotique extrêmement résistante, en partie cartilagineuse. Le cristallin, globuleux, est presque sphérique : sa convexité exagérée, ainsi que le fait qu'il se déforme très peu et accommode donc mal, explique la myopie du à squale. La pupille est parfois ronde, parfois ovale, selon les espèces

Les squales distinguent surtout les mouvements, et n'ont une vision nette que des objets rapprochés. Néanmoins, ces animaux sont capables de différencier certaines images visuelles simples, par exemple un panneau à rayures verticales et un panneau à rayures horizontales. Mais ils réagissent surtout aux mouvements. Il semble, du reste, que l'acuité visuelle diffère considérablement selon les espèces. Il existe des requins de grand fond qui ne sont pas loin d'être aveugles. Les requins benthiques (requins-tapis, requins-nourrices, requins de sable) sont eux aussi très mal lotis de ce point de vue. Mais les chasseurs du grand large (requin bleu, requin blanc, requin-tigre... ) y voient nettement mieux. Une mention doit être réservée ici, bien sûr, au requin-marteau : les yeux de ce dernier sont disposés au bout des deux expansions céphaliques.

http://ophtasurf.free.fr/vue/animaux/oeil_requin.htm

10:09 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/02/2011

Tantale - Coltan - Métaux rares...

Tantale, Antonov et condensateurs

Février 2010. Je me promenais avec des amis le long du lac Muhazi, endroit prisé par les expats et la classe moyenne rwandaise pour ses excursions de fin de semaine. Bill Gates y aurait une résidence, selon les rumeurs urbaines Kigaliennes. Bel endroit en effet, le lac offre de nombreuses criques, aux rives bordées d’une végétation tropicale dont les variations de vert se combinent harmonieusement avec la latérite rouge. Des pêcheurs en pirogue voguent sur le lac, c’est très exotique, « les blancs adorent voir ça ».

la suite sur : http://www.lejim.info/spip/spip.php?article192

Journal Indépendant et Militant

 











 

Très chers métaux rares

Tantale, sélénium, cobalt… Face à l’hégémonie chinoise, les pays occidentaux ont hissé le secteur au rang d’industrie stratégique et concentrent leur attention sur l’Afrique. Tour d’horizon des projets phares.

En un an, la capitalisation boursière totale de six entreprises minières juniors spécialisées dans les métaux rares et réparties aux États-Unis, au Canada et en Australie, a connu une croissance de 30 % à 50 %, pour atteindre 7 milliards de dollars (5,2 milliards d’euros). Du jamais vu. En annonçant la réduction de ses quotas d’exportation de métaux rares, la Chine, qui contrôle 97 % de la production – elle produit 120 000 des 124 000 tonnes annuelles –, a provoqué un véritable tsunami.

L’inquiétude est particulièrement vive dans les pays développés, soucieux de sécuriser leurs approvisionnements face à la forte demande : téléphones portables et autres tablettes numériques, technologies vertes (éoliennes, panneaux solaires, batteries des futurs véhicules électriques)… Des marchés en pleine croissance qui nécessitent l’utilisation de métaux non pas rarissimes, mais difficilement exploitables.

Sur les cours mondiaux, le tantale (téléphonie mobile principalement) a vu son indice progresser de 190 % en 2010 ; le sélénium (utilisé dans l’industrie métallurgique pour des alliages complexes) a augmenté de 85 %… « Pour la Chine, il s’agit de faire monter les prix et de forcer l’industrie mondiale à venir produire chez elle en échange de métaux meilleur marché », analyse Christian Hocquard, du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). L’Union européenne (UE) a ainsi classé comme stratégiques 14 métaux rares* et publié en octobre un rapport alarmant : une pénurie pourrait intervenir dans les vingt prochaines années.

Des cours très volatils

Face au monopole chinois, l’UE et les États-Unis cherchent de nouvelles opportunités. L’Afrique apparaît comme une zone potentiellement stratégique. La RD Congo était déjà l’un des principaux producteurs mondiaux de tantale, jusqu’à ce que Washington interdise aux fabricants de téléphonie l’utilisation de ressources ne pouvant répondre à certaines normes d’extraction, notamment en termes de droits humains. Globalement, si les projets africains de métaux rares se comptent encore sur les doigts d’une main, la dynamique s’accélère.

Producteur historique, l’Afrique du Sud a rapidement concentré de nouveaux intérêts. Frontier Rare Earths, basé au Luxembourg et présent dans le Namaqualand, dans le nord de la province du Cap, vient par exemple de débuter ses études de faisabilité ce mois-ci avec l’ambition de commencer à produire dès 2014. Le canadien Great Western Minerals Group a de son côté signé en juin 2010 un accord pour la réouverture de la mine de Steenkampskraal, à 350 km au nord-ouest du Cap. « Le jeu de la Chine a rendu les cours extrêmement volatils, les prix ne sont plus prédictibles », estime Hugo ­Schmitt, de l’entreprise minière française Eramet.

Présente au Gabon sur le site de Mabounié, la firme est positionnée sur le seul projet qui pourrait, à terme, devenir un point de ressource « européen ». Celui-ci est mené par sa filiale gabonaise, la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), en partenariat avec le groupe nucléaire Areva (actionnaire d’Eramet). « Le gisement pourrait être de classe mondiale, mais aujourd’hui nous n’avons aucune visibilité sur le montant des investissements nécessaires », rapporte Hugo Schmitt. Et pour cause : Mabounié, outre ses réserves de métaux rares, pourrait fournir de l’uranium et du thorium, des métaux hautement radio­actifs. « Le processus de séparation et de transformation n’est pas encore défini, poursuit le porte-parole d’Eramet, ce qui peut tout changer sur le montant du projet. »

Un secteur habitué aux crises

Le canadien Montero Mining & Exploration a quant à lui investi quelque 3,5 millions de dollars (2,6 millions d’euros) pour acquérir 60 % de Wigu Hill, à 200 km au sud de Dar ­es-Salaam, en Tanzanie. La mine regorge notamment de lanthanum, très utilisé dans l’industrie du verre et des pots catalytiques automobiles. Au Malawi, c’est l’australien Globe Metals & Mining qui s’est lancé dans l’aventure. La mine de Kanyika (niobium à 80 %, tantale et uranium pour le reste), après une étude de faisabilité en 2009, devrait entrer en exploitation en 2013. La société minière, cotée sur l’Australian Stock Exchange, a un autre projet de terres rares, à Machinga, dans le sud du pays, qui devrait bientôt voir le jour. Madagascar et le Kenya sont d’autres pays riches en métaux rares.

Mais avec 37 % des réserves mondiales (36 millions de tonnes), la suprématie chinoise n’est pas près de s’interrompre. D’abord parce qu’elle applique une politique de bas coûts (dumping social et économique). Ensuite parce qu’il faut au moins dix ans pour qu’un nouveau projet d’extraction voie le jour. L’industrie des métaux rares reste en outre opaque.

Selon Christian Hocquard : « Les déséquilibres offre-demande sont difficilement appréciables. Il y a peu de marchés spot, peu d’échanges, le marché est petit, les produits sont variés… » Un environnement favorable à la spéculation. Le secteur est cependant habitué aux crises : au début des années 2000, les prix ont été multipliés par cinq sous l’impulsion d’une nouvelle industrie alors en plein essor, celle du téléphone portable. Avant de redescendre à son niveau initial deux ans plus tard.

_____

* Antimoine, béryllium, cobalt, fluorine, gallium, germanium, graphite, indium, magnésium, niobium, platine, terres rares, tantales et tungstène.

piqué sur www.jeuneafrique.com

Kivu : Le projet de traçabilité des minerais de sang dans l’impasse


Le projet de traçabilité de l'étain provenant des mines de la République démocratique du Congo (RDC), est dans une "situation critique" à l'approche de l'échéance du 1er avril fixée par la loi américaine interdisant le commerce de minerais de sang, a annoncé l'Organisation des principaux producteurs et fonderies de l'étain (ITRI ou International Tin Research Institute).
L'interdiction officielle d'exploitation minière, mise en place en septembre dernier dans la région troublée du Kivu par le président Joseph Kabila est toujours en vigueur.
L'organisation s’est déclarée être incapable de continuer à développer un système de traçabilité pour les métaux en provenance de l'Est de la RDC tant que l'extraction est interdite, et a dû, de ce fait, suspendre tout son personnel sur le projet.

«Le projet pilote de traçabilité et de fourniture d’informations vérifiables concernant la provenance du minerais depuis le site d'exploitation par des creuseurs commençait tout doucement à se mettre en place lorsque la suspension a été décidée et tout le travail a du être arrêté», a déclaré à « Mining Weekly Online » la Directrice du développement durable et des questions réglementaires d'ITRI, Mme Kay Nimmo.
«Nous étions déjà en train de fixer un calendrier serré pour qu’aucun minerai non traçable puisse être accepté sur les marchés après le 1er avril - Tout retard ne fait qu’empirer la situation et les quatre à cinq mois de retard jusqu'à maintenant ont rendu la situation critique. »

La semaine dernière, l'ITRI a lancé un plaidoyer pour le financement du projet en disant qu'il fallait   $ 6,5 millions pour achever le programme de traçabilité à l'échéance d'avril.
« Si aucun financement substantiel n'est trouvé presque immédiatement le projet ne pourra pas continuer», a déclaré Mme Nimmo depuis l'Indonésie.
La RDC est le plus grand producteur d'étain et de tantale en Afrique dont une grande partie de cette production provient de l’Est du pays en proie à des conflits, et où les rapports ont démontré que les chefs de guerre ont utilisé les bénéfices de cette exploitation illicite pour financer leurs activités.
La Loi américaine Dodd-Frank, adoptée en juillet 2010, oblige les entreprises américaines sous l’autorité de la « Securities and Exchange Commission » [Organe de régulation de la Bourse des États-Unis] de faire rapport lorsqu'ils utilisent les minerais en provenance de la RDC ou de ses voisins, et de prouver qu'ils ne proviennent pas d’une zone de conflit.

Graves préoccupations

Pour la Directrice du développement durable et des questions réglementaires d'ITRI, «personne ne sait » quand aura lieu la levée de l'interdiction.
Elle a affirmé que lors d’une visite effectuée deux semaines après que l’interdiction soit mise en place, l'impact de celle-ci pouvait déjà être ressenti sur la communauté locale.
«Nous n'avons pas de détails précis de la situation actuelle, mais étant donné que la population du Nord-Kivu dépendent du secteur minier pour 80% de leur revenu, une suspension aussi longue est évidemment une préoccupation sérieuse », a-t-elle déclaré.
Le Ministre des Mines, M. Martin Kabwelulu, qui avait annoncé la levée de l'interdiction pour le 20 octobre 2010, n’a pas pu été joint par « Mining Weekly Online» pour un commentaire.  
L'étain est utilisé dans l'électronique, le tantale est utilisé dans les condensateurs, et le tungstène est utilisé pour faire vibrer les téléphones cellulaires. Le prix de l'étain a grimpé de $1.800/T à $ 27.000/T à la Bourse des métaux de Londres au cours des 12 derniers mois.

Source:
Mining Weekly Online
http://www.miningweekly.com/article/funds-needed-urgently...
Edité par: Hill Liezel
Traduit par KD pour mediacongo.net

Kinshasa, 20/01/2011 (Mining Weekly / MCN, via mediacongo.net)

19:49 | Lien permanent | Commentaires (1) |

 
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