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05/02/2011

Tantale - Coltan - Métaux rares...

Tantale, Antonov et condensateurs

Février 2010. Je me promenais avec des amis le long du lac Muhazi, endroit prisé par les expats et la classe moyenne rwandaise pour ses excursions de fin de semaine. Bill Gates y aurait une résidence, selon les rumeurs urbaines Kigaliennes. Bel endroit en effet, le lac offre de nombreuses criques, aux rives bordées d’une végétation tropicale dont les variations de vert se combinent harmonieusement avec la latérite rouge. Des pêcheurs en pirogue voguent sur le lac, c’est très exotique, « les blancs adorent voir ça ».

la suite sur : http://www.lejim.info/spip/spip.php?article192

Journal Indépendant et Militant

 











 

Très chers métaux rares

Tantale, sélénium, cobalt… Face à l’hégémonie chinoise, les pays occidentaux ont hissé le secteur au rang d’industrie stratégique et concentrent leur attention sur l’Afrique. Tour d’horizon des projets phares.

En un an, la capitalisation boursière totale de six entreprises minières juniors spécialisées dans les métaux rares et réparties aux États-Unis, au Canada et en Australie, a connu une croissance de 30 % à 50 %, pour atteindre 7 milliards de dollars (5,2 milliards d’euros). Du jamais vu. En annonçant la réduction de ses quotas d’exportation de métaux rares, la Chine, qui contrôle 97 % de la production – elle produit 120 000 des 124 000 tonnes annuelles –, a provoqué un véritable tsunami.

L’inquiétude est particulièrement vive dans les pays développés, soucieux de sécuriser leurs approvisionnements face à la forte demande : téléphones portables et autres tablettes numériques, technologies vertes (éoliennes, panneaux solaires, batteries des futurs véhicules électriques)… Des marchés en pleine croissance qui nécessitent l’utilisation de métaux non pas rarissimes, mais difficilement exploitables.

Sur les cours mondiaux, le tantale (téléphonie mobile principalement) a vu son indice progresser de 190 % en 2010 ; le sélénium (utilisé dans l’industrie métallurgique pour des alliages complexes) a augmenté de 85 %… « Pour la Chine, il s’agit de faire monter les prix et de forcer l’industrie mondiale à venir produire chez elle en échange de métaux meilleur marché », analyse Christian Hocquard, du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). L’Union européenne (UE) a ainsi classé comme stratégiques 14 métaux rares* et publié en octobre un rapport alarmant : une pénurie pourrait intervenir dans les vingt prochaines années.

Des cours très volatils

Face au monopole chinois, l’UE et les États-Unis cherchent de nouvelles opportunités. L’Afrique apparaît comme une zone potentiellement stratégique. La RD Congo était déjà l’un des principaux producteurs mondiaux de tantale, jusqu’à ce que Washington interdise aux fabricants de téléphonie l’utilisation de ressources ne pouvant répondre à certaines normes d’extraction, notamment en termes de droits humains. Globalement, si les projets africains de métaux rares se comptent encore sur les doigts d’une main, la dynamique s’accélère.

Producteur historique, l’Afrique du Sud a rapidement concentré de nouveaux intérêts. Frontier Rare Earths, basé au Luxembourg et présent dans le Namaqualand, dans le nord de la province du Cap, vient par exemple de débuter ses études de faisabilité ce mois-ci avec l’ambition de commencer à produire dès 2014. Le canadien Great Western Minerals Group a de son côté signé en juin 2010 un accord pour la réouverture de la mine de Steenkampskraal, à 350 km au nord-ouest du Cap. « Le jeu de la Chine a rendu les cours extrêmement volatils, les prix ne sont plus prédictibles », estime Hugo ­Schmitt, de l’entreprise minière française Eramet.

Présente au Gabon sur le site de Mabounié, la firme est positionnée sur le seul projet qui pourrait, à terme, devenir un point de ressource « européen ». Celui-ci est mené par sa filiale gabonaise, la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), en partenariat avec le groupe nucléaire Areva (actionnaire d’Eramet). « Le gisement pourrait être de classe mondiale, mais aujourd’hui nous n’avons aucune visibilité sur le montant des investissements nécessaires », rapporte Hugo Schmitt. Et pour cause : Mabounié, outre ses réserves de métaux rares, pourrait fournir de l’uranium et du thorium, des métaux hautement radio­actifs. « Le processus de séparation et de transformation n’est pas encore défini, poursuit le porte-parole d’Eramet, ce qui peut tout changer sur le montant du projet. »

Un secteur habitué aux crises

Le canadien Montero Mining & Exploration a quant à lui investi quelque 3,5 millions de dollars (2,6 millions d’euros) pour acquérir 60 % de Wigu Hill, à 200 km au sud de Dar ­es-Salaam, en Tanzanie. La mine regorge notamment de lanthanum, très utilisé dans l’industrie du verre et des pots catalytiques automobiles. Au Malawi, c’est l’australien Globe Metals & Mining qui s’est lancé dans l’aventure. La mine de Kanyika (niobium à 80 %, tantale et uranium pour le reste), après une étude de faisabilité en 2009, devrait entrer en exploitation en 2013. La société minière, cotée sur l’Australian Stock Exchange, a un autre projet de terres rares, à Machinga, dans le sud du pays, qui devrait bientôt voir le jour. Madagascar et le Kenya sont d’autres pays riches en métaux rares.

Mais avec 37 % des réserves mondiales (36 millions de tonnes), la suprématie chinoise n’est pas près de s’interrompre. D’abord parce qu’elle applique une politique de bas coûts (dumping social et économique). Ensuite parce qu’il faut au moins dix ans pour qu’un nouveau projet d’extraction voie le jour. L’industrie des métaux rares reste en outre opaque.

Selon Christian Hocquard : « Les déséquilibres offre-demande sont difficilement appréciables. Il y a peu de marchés spot, peu d’échanges, le marché est petit, les produits sont variés… » Un environnement favorable à la spéculation. Le secteur est cependant habitué aux crises : au début des années 2000, les prix ont été multipliés par cinq sous l’impulsion d’une nouvelle industrie alors en plein essor, celle du téléphone portable. Avant de redescendre à son niveau initial deux ans plus tard.

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* Antimoine, béryllium, cobalt, fluorine, gallium, germanium, graphite, indium, magnésium, niobium, platine, terres rares, tantales et tungstène.

piqué sur www.jeuneafrique.com

Kivu : Le projet de traçabilité des minerais de sang dans l’impasse


Le projet de traçabilité de l'étain provenant des mines de la République démocratique du Congo (RDC), est dans une "situation critique" à l'approche de l'échéance du 1er avril fixée par la loi américaine interdisant le commerce de minerais de sang, a annoncé l'Organisation des principaux producteurs et fonderies de l'étain (ITRI ou International Tin Research Institute).
L'interdiction officielle d'exploitation minière, mise en place en septembre dernier dans la région troublée du Kivu par le président Joseph Kabila est toujours en vigueur.
L'organisation s’est déclarée être incapable de continuer à développer un système de traçabilité pour les métaux en provenance de l'Est de la RDC tant que l'extraction est interdite, et a dû, de ce fait, suspendre tout son personnel sur le projet.

«Le projet pilote de traçabilité et de fourniture d’informations vérifiables concernant la provenance du minerais depuis le site d'exploitation par des creuseurs commençait tout doucement à se mettre en place lorsque la suspension a été décidée et tout le travail a du être arrêté», a déclaré à « Mining Weekly Online » la Directrice du développement durable et des questions réglementaires d'ITRI, Mme Kay Nimmo.
«Nous étions déjà en train de fixer un calendrier serré pour qu’aucun minerai non traçable puisse être accepté sur les marchés après le 1er avril - Tout retard ne fait qu’empirer la situation et les quatre à cinq mois de retard jusqu'à maintenant ont rendu la situation critique. »

La semaine dernière, l'ITRI a lancé un plaidoyer pour le financement du projet en disant qu'il fallait   $ 6,5 millions pour achever le programme de traçabilité à l'échéance d'avril.
« Si aucun financement substantiel n'est trouvé presque immédiatement le projet ne pourra pas continuer», a déclaré Mme Nimmo depuis l'Indonésie.
La RDC est le plus grand producteur d'étain et de tantale en Afrique dont une grande partie de cette production provient de l’Est du pays en proie à des conflits, et où les rapports ont démontré que les chefs de guerre ont utilisé les bénéfices de cette exploitation illicite pour financer leurs activités.
La Loi américaine Dodd-Frank, adoptée en juillet 2010, oblige les entreprises américaines sous l’autorité de la « Securities and Exchange Commission » [Organe de régulation de la Bourse des États-Unis] de faire rapport lorsqu'ils utilisent les minerais en provenance de la RDC ou de ses voisins, et de prouver qu'ils ne proviennent pas d’une zone de conflit.

Graves préoccupations

Pour la Directrice du développement durable et des questions réglementaires d'ITRI, «personne ne sait » quand aura lieu la levée de l'interdiction.
Elle a affirmé que lors d’une visite effectuée deux semaines après que l’interdiction soit mise en place, l'impact de celle-ci pouvait déjà être ressenti sur la communauté locale.
«Nous n'avons pas de détails précis de la situation actuelle, mais étant donné que la population du Nord-Kivu dépendent du secteur minier pour 80% de leur revenu, une suspension aussi longue est évidemment une préoccupation sérieuse », a-t-elle déclaré.
Le Ministre des Mines, M. Martin Kabwelulu, qui avait annoncé la levée de l'interdiction pour le 20 octobre 2010, n’a pas pu été joint par « Mining Weekly Online» pour un commentaire.  
L'étain est utilisé dans l'électronique, le tantale est utilisé dans les condensateurs, et le tungstène est utilisé pour faire vibrer les téléphones cellulaires. Le prix de l'étain a grimpé de $1.800/T à $ 27.000/T à la Bourse des métaux de Londres au cours des 12 derniers mois.

Source:
Mining Weekly Online
http://www.miningweekly.com/article/funds-needed-urgently...
Edité par: Hill Liezel
Traduit par KD pour mediacongo.net

Kinshasa, 20/01/2011 (Mining Weekly / MCN, via mediacongo.net)

19:49 | Lien permanent | Commentaires (1) |

03/02/2011

Gendarme - Grève du zèle - un commandant chef d'escadron gaze des manifestants


violences des forces de l'ordre gratuites
envoyé par zimprod.

 

Vive la France !

12:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

31/01/2011

La Ligue du Nord joue les censeurs

Aux commandes de la Vénétie, le parti a annoncé qu'il comptait bannir certains ouvrages des bibliothèques municipales et établissements scolaires de la région. Ceux du journaliste Roberto Saviano et des écrivains qui soutiennent Cesare Battisti sont les premiers visés.

Il flotte un air de censure dans la Vénétie de la Ligue du Nord [parti populiste, fédéraliste et xénophobe]. Les écrivains pro-Battisti, d’abord spécifiquement pointés du doigt par un conseiller régional de Vénétie, sont maintenant mis au ban des écoles. Pendant ce temps, dans le silence général, les œuvres des auteurs politiquement gênants disparaissent des étagères dans les bibliothèques municipales.

"Nous n’avons aucune intention de réclamer un quelconque autodafé. Simplement, nous inviterons toutes les écoles de Vénétie à ne pas approuver, faire lire ou conserver dans leurs bibliothèques les textes 'non éducatifs' des écrivains italiens qui ont signé l’appel* [en 2004] en faveur de Cesare Battisti", précise Elena Donazzan, la conseillère régionale chargée de l'éducation et de la formation. Âgée de 39 ans, cette fervente catholique a fait ses armes au Front de la Jeunesse [organisation étudiante du MSI, Mouvement social italien, parti néo-fasciste] avant de passer à l’Alliance nationale (AN, héritier du MSI). "Un boycott civil est le minimum qu’on puisse demander à l’encontre des intellectuels qui réclament l’impunité pour quelqu’un qui a été condamné pour des crimes odieux", s’insurge-t-elle dans une lettre envoyée à tous les proviseurs de la région.

Elena Donazzan a lancé sa croisade après le "coup d’éclat" du conseiller à la culture de Vénétie, Raffaele Speranzon, qui a récemment attaqué les écrivains pro-Battisti, en lançant : "Hors des bibliothèques publiques, tous ces auteurs !" Maintenant, la conseillère régionale en demande officiellement la censure dans les écoles. Le président [Ligue du Nord] de la Vénétie, Luca Zaia, se range à ses côtés, qualifiant d'"abominable" l’affaire Battisti. "Les délinquants, on les jette en prison, on ne les laisse pas en liberté !", tonne-t-il.

En attendant, plusieurs bibliothèques de la région ont dénoncé des cas de censure de la Ligue du Nord - rampants ou explicites. Les livres de Roberto Saviano sont particulièrement visés. En novembre dernier, le directeur d’une bibliothèque de la province de Trévise a signalé que le maire Ligue du Nord de la ville avait explicitement demandé que les livres de l’auteur de Gomorra disparaissent des étagères. Une demande survenue quelques jours après la diffusion de l'émission de Saviano "Vieni via con me" et la polémique qui l'avait opposé au ministre de l'Intérieur Roberto Maroni [Ligue du Nord] - Saviano avait explicitement accusé le parti xénophobe d'avoir favorisé l'inflitration de la Camorra (mafia napolitaine) dans tout le Nord de l'Italie.

Il est difficile de prévoir les effets réels de cette fronde anti-écrivains. Giorgio Corà, proviseur du lycée à Vicence, est convaincu qu’on a “davantage affaire à une provocation politique qu’à une vraie volonté de mettre à l’index des livres. En tout cas, s’il existait des œuvres de ces auteurs dans la bibliothèque de mon école, je n’en empêcherai pas la libre consultation”. La combative Mme Donazzan a récemment défrayé la chronique pour avoir décidé de distribuer à tous les élèves des écoles primaires un exemplaire de la Bible. Cette fois-ci, elle s’est placée en première ligne de la campagne contre les intellectuels pro-Battisti. “Un auteur, un intellectuel, existe par ce qu’il écrit, souligne Mme Donazzan. C’est son rôle dans la société. La pétition en faveur de Battisti est un message aberrant de la part d’intellectuels. La seule chose que nous puissions faire, c’est boycotter leurs livres. De cesser de les lire. De ne pas les accueillir dans les bibliothèques publiques et dans les écoles”. Voici donc le dernier épisode d’une campagne politique lancée la semaine dernière par deux représentants du Peuple de la liberté (PDL, droite) de Vénétie, Roberto Bovo et Paride Costa, en solidarité avec les familles des victimes. Hier, à Strasbourg, ils ont exhorté l’Union européenne et la France à se prononcer en faveur de l’extradition de Battisti par le Brésil. Le Parlement européen doit adopter une résolution dans ce sens.

* En 2004, plus de 500 écrivains ont signé l'appel en faveur de Battisti lancé par le webzine italien Carmilla. Parmi eux : Daniel Pennac, Wu Ming, Massimo Carlotto, Nanni Balestrini, Valerio Evangelisti, etc.

 

L'écrivain Antonio Tabucchi est "consterné" par l'initiative de la conseillère régionale de la Vénétie. "Ça ne m'étonne pas, témoigne-t-il dans La Repubblica. La Vénétie a déjà tenté de retirer la Constitution italienne des bibliothèques". Antonio Tabucchi a récemment publié une tribune retentissante au sujet de l'affaire Battisti dans les colonnes du Monde. Il y dénonçait notamment la complaisance des intellectuels français, en particulier Bernard Henri-Lévy, à l'égard de l'ex-terroriste italien. Bien que favorable à l'extradition de l'ex-terrorriste en Italie, il déplore fermement cette volonté de censure. "Une initiative scandaleuse, un point c'est tout".

piqué au tas sur www.courrierinternational.com - 21/01/2011

09:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Histoire de l'extrême gauche française selon La Case du siècle.

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http://www.20eme-siecle.net/images/aldomoro1978.jpg

http://cache.20minutes.fr/img/photos/afp/2008-11/2008-11-08/article_photo_1226147691883-8-0.jpg

Tu auras noté le glissement sémantique d'extrême à ultra ... en convoquant Marx, Trotski, Gracchus Babeuf, Robespierre, Auguste Blanqui ...

00:49 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/01/2011

30 janvier 2011 France 5 - L'Extrême Gauche en France : le poids de l'héritage (avec l'expert Christophe Bourseiller !)

Les intervenants du documentaire

Comme l’éditorialiste du journal L’Humanité Claude Cabanes, l’historien Christophe Bourseiller [expert cathodique] pointe la politisation très forte de la société comme une spécificité française. Leurs analyses et commentaires émaillent ce documentaire historique, avec ceux d’autres spécialistes avisés : Alexandre Adler, essayiste, Alain Krivine, porte-parole du NPA, Philippe Raynaud, philosophe et politologue, et Aurélie Trouvé, coprésidente d’Attac.

François Lanzenberg plonge dans l’histoire de la gauche radicale en France, des racines aux influences subies par ses diverses composantes. Nourri de nombreux clichés d’époque et d’images d’archives, ce film, proposé dans La Case du siècle par Fabrice d’Almeida, mène le téléspectateur jusqu’à l’époque contemporaine, marquée par la création du NPA.

Avec des personnalités comme Gracchus Babeuf, Robespierre, puis Auguste Blanqui, ou des groupes comme les Enragés, qui appelaient à l’insurrection contre les possédants, la Révolution française et les années qui suivirent constituent la source de tous les courants de pensée et mouvements protestataires et extrémistes de gauche. Au XIXe siècle, le mouvement ouvrier se forme. Marx introduit les concepts de lutte des classes et de dictature du prolétariat. La Ire Internationale est fondée à Londres en 1864. C’est aussi l’époque où se développe le mouvement anarchiste avec, notamment, Ravachol. L’extrême gauche a, ainsi, marqué de son empreinte quelques grandes dates de l’histoire de France : après la révolution de 1789, celle de 1848, la Commune de Paris en 1871, le Front populaire en 1936, Mai 68…

Trotski, une personnalité centrale

Fille de la Révolution française et plus tard de la révolution russe, l’extrême gauche en France sera largement marquée au XXe siècle par la personnalité de Trotski, « génie de la révolution d’Octobre ». Sa rupture avec Staline, intervenue dans les années 20, va modeler les courants de l’extrême gauche dans l’Hexagone, expliquant la fracture vive et durable que l’on y constatera entre celle-ci et le Parti communiste créé en 1920. Ayant séjourné à plusieurs reprises en France, notamment dans les années 30, où il sera à l’origine de la IVe Internationale, Trotski y laissera une empreinte indélébile… encore présente aujourd’hui.
Ainsi, dans les bouleversements de l’après-guerre, ce sont les trotskistes qui sont à la pointe de la protestation sociale. C’est l’époque où apparaît Lutte ouvrière. Puis, durant la guerre d’Algérie, ils jouent un rôle important dans les réseaux de soutien au FLN. On les retrouve bien sûr en Mai 68, où beaucoup d’organisations font ou refont surface. L’idée d’autogestion est mise en avant : et l’on reparle de Rosa Luxemburg. Le mouvement maoïste est aussi présent mais avec une influence « plus culturelle que politique » durant une période « éphémère où des sensibilités très différentes ont cohabité », souligne l’historien Christophe Bourseiller. Plusieurs groupements apparaîtront ensuite, marquant leur appartenance à l’extrême gauche, comme le mouvement du Larzac, où se conjuguent antimilitarisme et retour à la terre, ou Action directe, figure emblématique du terrorisme dans les années 70. Durant toutes ces années, le PC est souvent en lutte contre de petites formations d’ultra-gauche, les uns et les autres occupant successivement le devant de la scène dans une sorte de mouvement de balancier.
Les mouvements d’inspiration trotskiste retrouveront de la vigueur au moment de l’effondrement du bloc de l’Est et de la chute du mur de Berlin en 1989, alors que le PCF continue à s’affaiblir. Ce sont ainsi des syndicalistes trotskistes qui créent Sud en 1988. « Arlette Laguiller et Lutte ouvrière connaissent leurs meilleurs scores à partir de ce moment », remarque encore l’historien, notant pour finir que le « mouvement altermondialiste et Olivier Besancenot participent aujourd’hui au renouvellement générationnel de l’extrême gauche », une tendance qui reprend des forces, alors que la gauche traditionnelle traverse une crise importante. « L’omniprésence de l’extrême gauche comme l’omniprésence de tout courant extrémiste est le signe d’une société malade, d’une France malade », constate pour finir Christophe Bourseiller.

Françoise Pay

piqué au tas sur www.france5.fr

 

09:15 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/01/2011

Stupéfiant Confusionisme entre Alsace et Allemagne : Monsieur le Président de la République, Nicolas Sarkozy, informe sur les dépendances pour mieux prévenir leur usage

16:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/01/2011

Tarnac: la défense obtient une reconstitution

"On ne peut que relever la coïncidence entre l'organisation de cette reconstitution et l'émission de France Inter"

 

PARIS (AP) — Une reconstitution des dégradations commises contre une ligne TGV en Seine-et-Marne dans l'affaire dite de Tarnac se déroulera le 14 janvier, a-t-on appris vendredi de sources judiciaires.

Julien Coupat, présenté par les enquêteurs comme le responsable d'un groupe anarcho-autonome et sa compagne Yldune Lévy sont soupçonnés d'avoir dégradé une ligne TGV à Dhuisy en Seine-et-Marne dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008. Le couple, qui a fait l'objet d'une filature a été aperçu par les enquêteurs à proximité de la ligne dégradée. Leur défense conteste le procès-verbal des enquêteurs sur lequel s'appuie leur mise en examen.

Leurs avocats ont relevé de nombreuses incohérences laissant planer un doute sur la présence sur les lieux des policiers qui l'ont rédigé. La reconstitution doit se dérouler dans la nuit du 13 au 14 janvier à 2 heures du matin, a-t-on précisé de sources judiciaires.

Interrogé lundi sur l'affaire lors de l'émission "Comme on nous parle" sur France Inter, Me Jérémie Assous, l'un des avocats des dix de Tarnac, s'était plaint des refus successifs d'organiser un tel acte procédural.

"On ne peut que relever la coïncidence entre l'organisation de cette reconstitution et l'émission de France Inter", a-t-il déclaré vendredi à l'Associated Press.

La qualification terroriste de ce dossier est contestée depuis le début par la défense. Elle a été retenue par l'accusation, qui estime que la violence de ce groupe avait pour but de déstabiliser l'Etat.

Le 22 octobre, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a rejeté les demandes d'annulation soulevées par la défense qui, depuis, a formé un pourvoi en cassation.

Dix personnes sont mises en examen depuis novembre 2008 pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" dans l'enquête sur des actes de malveillance contre les lignes TGV en 2008. Julien Coupat est également poursuivi pour "direction d'une structure à vocation terroriste". AP

pas/nc/ll

piqué au tas sur tempsreel.nouvelobs.com - 07/01/2011

 

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10:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

La Méditerranée, la Société, la Sécurité ... et Arcosur.

"L'affaire de la S.M.S." en Corse

Par Alain Verdi (édité par Grégoire Bézie)

Le marché de la sécurité des aéroports semble être au coeur de ce dossier.

Le marché de la sécurité des aéroports semble être au coeur de ce dossier.

La Société Méditerranée de Sécurité : un lourd dossier sur fond d'affairisme et de guerre des polices.

Après quatorze mois de cavale, Antoine Nivaggioni avait été mis en examen en janvier 2009 pour escroquerie et abus de biens sociaux dans l’Affaire de la SMS, une société de gardiennage. Remis en liberté suite à une erreur de procédure, son procès devait avoir lieu au printemps prochain. Antoine Nivaggioni a été abattu le 18 octobre 2010 à Ajaccio.

Dans un entretien exclusif, accordé à France 3 Corse en septembre 2009 , Antoine Nivaggioni indiquait que "la chambre de l’instruction (du tribunal de Marseille ndlr) avait décidé de ne pas renouveler le mandat de dépôt".  L’enquête sur le dossier S.M.S. semble bouclée, sauf rebondissement. En ce début du mois d'octobre 2009, on compte 16 mises en examen, dont 15 physiques. Le volet judiciaire de l’affaire a débuté en novembre 2007.

L’enquête est centralisée par la Juridiction Interrégionale Spécialisée de Marseille. De manière incidente, les enquêteurs s’intéressent à deux autres sociétés de gardiennage. Ce dossier déjà lourd a, de plus, mis en lumière une certaine « guerre des polices ». Un élu nationaliste corse et des hommes d’affaires « respectables » se trouvent aussi en marge de cette affaire...

Un lourd dossier

Un lourd dossier.

Quinze personnes physiques mises en examen et une personne morale, la société S.M.S., cela fait une grosse affaire. Les treize personnes ont été poursuivies en plusieurs vagues :

La première opération a lieu fin novembre 2007. Elle débouche sur sept mises en examen. Parmi les personnes poursuivies, on trouve le président du MEDEF du Var, Gérard Cerutti. Il est soupçonné de favoritisme dans les appels d’offres sur le marché de la sécurité de l’aéroport de Toulon-Hyères. Il sera laissé en liberté sous contrôle judiciaire. Six autres personnes sont arrêtées en Corse, mises en examen et placées en détention à la prison des Baumettes à Marseille. Parmi elles, on trouve plusieurs membres de la société S.M.S.

Le 20 décembre 2007, cinq personnes sont mises en cause, « des proches de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Corse-du-Sud et plus particulièrement de son président », Raymond Ceccaldi, dit-on de source judiciaire. Ils sont poursuivies pour délit de favoritisme et laissées en liberté sous contrôle judiciaire. Raymond Ceccaldi est quand à lui mis en examen pour escroquerie en bande organisée, association de malfaiteurs, favoritisme dans l’attribution des marchés de sécurité à l’aéroport d’Ajaccio et de détournement de fonds.  Placé en détention à Marseille, il sera remis en liberté après sept semaines de détention.

Le 21 décembre 2007, une treizième personne est mise en examen pour favoritisme et laissée en liberté sous contrôle judiciaire. Il s’agit de Lucien Perez, membre de la commission d’appel d’offres de la C.C.I.  Dans une affaire incidente, Lucien Perez a déjà été condamné, à 5000 euros d’amende pour prise illégale d’intérêt par le tribunal d’Ajaccio. Il était alors accusé de faire partie de la commission d’appel d’offres  qui a attribué les marchés à la S.M.S. Quelques temps après cette attribution, Lucien Perez était embauché par cette même S.M.S. ce qui est un délit. La justice précise au passage, qu’en rentrant à la S.M.S. son salaire aurait fait un bond…

Le 8 Janvier 2008, surprise au commissariat d’Ajaccio. Francis Pantalacci, président de la commission d’appel d’offres de la C.C.I. de Corse-du-Sud se présente  aux enquêteurs, après un mois de cavale.   Il est aussitôt placé en garde-à-vue, puis fait l’objet d’un mandat d’amené le 10 Janvier. Il est placé en détention à la maison d’arrêt d’Ajaccio, puis transféré à Marseille, où entendu par le juge d’instruction, il est mis en examen, le 13 Janvier, pour « favoritisme et association de malfaiteurs ».

Le 9 janvier 2009, Antoine Nivaggioni est interpellé à Ajaccio par le RAID. Le co-fondateur de la S.M.S. était en cavale depuis 14 mois. L’arrestation s’est faite sans histoire. « Il ne s’agit pas d’une reddition » estimera son avocat Maître Antoine Sollacaro. Pourtant certains observateurs estiment que « cela y ressemble ». Antoine Nivaggioni est, dans un premier temps transféré à Paris pour être entendu par l’Office Central de lutte Contre la Grande Délinquance (ORCB),  puis à Marseille pour être entendu par le juge d’instruction de la J.I.R.S.

Emprisonné à la maison d’arrêt de Luynes dans les Bouches du Rhône, Antoine Nivaggioni est libéré le 13 septembre 2009, suite à une erreur de procédure, dans des conditions juridiques mal définies : « Une erreur rare de la Chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix en Provence  » selon l’A.F.P., ou un choix délibéré de cette Chambre selon Antoine Nivaggioni. Mais une libération qui coutera la vie à l’ancien militant nationaliste du MPA (Mouvement pour l’autodétermination). Il échappera à une première tentative d’assassinat en mai 2010 pour finalement tomber sous les balles d’un commando le 18 octobre 2010 à Ajaccio.

La S.M.S. une société sous haute surveillance

Co-fondée par Antoine Nivaggioni, au début des années 2000, la S.M.S. est une société de sécurité reconnue par les autorités. Pour pouvoir travailler sur des secteurs sensibles comme les ports et les aéroports, une société de ce type reçoit l’agrément des autorités préfectorales. L’activité de la S.M.S. s’étendait de la Corse au Var, en passant par les Bouches du Rhône. Plusieurs préfets ont donc eu à s’exprimer sur le dossier d’accréditation de cette société. Les autorités devront, peut être, s’interroger sur les investigations qui ont précédé les autorisations d’activité de la S.M.S. D’autant plus que ses marchés étaient nombreux et souvent… stratégiques : l’aéroport de Toulon-Hyères, celui d’Ajaccio, le port de Marseille, l’hôpital de la Conception à Marseille…. En 2008, la société échappe au redressement judiciaire, elle est placée sous surveillance en attendant l’apurement de son passif. Elle a changé de nom et s’appelle ARCOSUR.

La personnalité d’Antoine Nivaggioni n’a soulevé d’interrogations que dans la presse. Son passé de militant du Mouvement Pour l’Autodétermination et des poursuites dans différents dossiers n’ont pas été jugés comme des obstacles à l’activité de surveillance des lieux publics par les autorités. En juin 2002 Antoine Nivaggioni s’exprime dans les colonnes de Libération : « … nous ne sommes pas une officine nationaliste, mais une société commerciale dynamique ».  Le « dynamisme  » semble avoir fonctionné. Les enquêteurs soupçonnent la S.M.S. d’avoir détourné des fonds qui pourraient s’élever à 1,9 millions d’euros.

Les enquêteurs  pensent que la société est le siège d’une série de malversations : « prêts fictifs, salaires mirobolants et avantages divers bénéficiant, notamment, à A. Nivaggioni ». Des avantages mal perçus par les personnels de la S.M.S. qui ont peu apprécié que leur direction puisse s’octroyer des augmentations qu’elle leur refusait. Outre les « avantages en nature », les enquêteurs parlent de « blanchiment ». Ils soupçonnent la compagne d’Antoine Nivaggioni, incarcérée un temps en novembre 2007, de diriger une société immobilière, la Colomba Mérimée, qui aurait servi de boite à lettre pour les transactions.

De plus, les enquêteurs soupçonnent la société d’avoir « détaché » des employés, payés par la C.C.I. pour effectuer des travaux sur plusieurs chantiers, un stade d’Ajaccio notamment.

Après avoir été entendu par un juge d’instruction de la Jirs, la Juridiction interspécialisée de Marseille, Antoine Nivaggioni est incarcéré le 15 janvier 2009. Il est mis en examen pour : "abus de biens sociaux, blanchiment en bande organisée, escroquerie aggravée, présentation de comptes inexactes, faux et usage de faux et association de malfaiteurs".

En Mars  2007, une « scission » a lieu au sein de la S.M.S. Un des co-dirigeants de la société, Yves Manunta, militant nationaliste de longue date, crée une autre entreprise de surveillance, la Société de Sécurité Méridionale.  Officiellement, la S.S.M. gère le gardiennage et la S.M.S. la sécurité. La S.S.M. a les marchés de l’hôpital d’Ajaccio et de plusieurs grandes surfaces et d’établissements hôteliers. Le nom de cette société n’apparaît pas, pour l’instant, dans l’enquête mais son dirigeant Yves Manunta est mis en examen et incarcéré aux Baumettes dans la première vague de poursuites, fin novembre. Il est libéré, sous contrôle judiciaire le 21 décembre 2007. Les enquêteurs constatent que la « scission » a eu lieu « dans la période où les investigations ont débuté ». Cependant, il faut noter que la S.S.M. a été créée dès 1989. Bien avant la S.M.S. créé en Mars 2000.


La S.I.S.I.S. le gardiennage surveillé

Une autre société de gardiennage insulaire intéresse vivement les enquêteurs de la Jirs. Il s’agit de la Sécurité Incendie Surveillance Intervention Sureté (S.I.S.I.S.), domicilée à Vescovato en Haute Corse depuis 2003.

Les 12 et 13 décembre 2007, plusieurs personnes sont interpellées en Haute-Corse. Trois d’entre elles sont mises en examen à Marseille et placées sous contrôle judiciaire pour « des faits d’abus de biens sociaux, abus de confiance et travail dissimulé ». L’affaire concerne l’entreprise de gardiennage S.I.S.I.S.  Selon l’Agence France Presse (15-12-2007), les personnes mises en examen « sont des proches d’Ange Toussaint Federicci arrêté en janvier 2007 à Paris… » pour la fusillade mortelle d’un bar de Marseille (avril 2006), affaire en relation indirecte avec le dossier de blanchiment du cercle  de jeux Concorde.  Dans ce dossier un insulaire est également recherché. Il s’agit du bonifacien Paul Lantiéri, propriétaire de plusieurs établissements en Corse et sur le continent, dont la brasserie La Rotonde à Aix en Provence.

Le dossier S.I.S.I.S. et le double dossier fusillade/Cercle Concorde ne sont pas juridiquement liés. La S.I.S.I.S. crée en  Octobre 2003 à son siège à Vescovato en Haute-Corse. Cette société gère plusieurs marchés, en Corse et sur le continent, notamment à Marne-La-Vallée. Officiellement, elle aurait  « échangé des marchés avec la S.S.M. entre  la Haute-Corse et la Corse-du-Sud », sans que cela soit confirmé. Les enquêteurs ne font aucun lien entre les trois sociétés de gardiennage, sus citées.


Affaires et guerre des polices

Le 17 Janvier 2008, à Paris, un repas réuni Jean-Christophe Angelini, élu territorial nationaliste « modéré » du PNC (Parti de la Nation Corse) et le patron de la Direction de la Sécurité du Territoire, Bernard Squarcini.  A la sortie du restaurant, Jean-Christophe Angelini est arrêté par les policiers de l’Office Central de la Répression de la Grande Délinquance Financière. Ils agissent sur commission rogatoire des juges marseillais de la Jirs, Charles Duchaine et  Serge Touraine. Selon des écoutes téléphoniques, l’élu nationaliste était informé de la tentative de délivrance d’un vrai faux passeport, fabriqué en préfecture d’Amiens pour permettre la cavale d’Antoine Nivaggioni. Le même jour, plusieurs intermédiaires accusés d’être liés à cette affaire de passeport, sont interpellés. Parmi eux, deux hommes d’affaires connus, responsable de la société Ginger Groupe. Son président Jean-Luc Schnoebelen et son directeur général Eric de Ficquelmont. Ce dernier sera relâché rapidement, Jean-Christophe Angelini et Jean-Luc Schnoebelen sont mis en examen.

L’enquête sur ce « sous dossier » a mis en exergue deux choses : le rôle de deux hommes d’affaires connus et le premier volet d’une « guerre des polices ».

Les hommes d’affaires : Eric de Ficquelmont est un ancien haut responsable du groupe VEOLIA. Jean-Luc Schnoebelen et lui ont investi de l’argent dans le sauvetage de la S.M.S. Tous deux précisent qu’il s’agit d’un investissement « à titre personnel ». Ils sont gérants, aujourd’hui d’ARCOSUR. Ils nient toute implication dans l’affaire du vrai faux passeport.

La guerre des polices : Le patron de la D.S.T. de l’époque (Direction de Suveillance du Territoire), n’a pas été informé de la préparation de l’arrestation de Jean-Christophe Angelini à la sortie de leur déjeuner. Et ça, ça ne passe pas du tout ! Cette « guerre des polices » aura des retombées jusqu’au commissariat d’Ajaccio.  La police judiciaire soupçonne les Renseignement Généraux d’être en rapport avec Antoine Nivaggioni en fuite. Un policier de la P.J. ajaccienne est même soupçonné d’avoir rédigé un tract anonyme mettant en cause le patron des R.G. Bernard Squarcini. Le véhicule du commissaire Robert Saby n°2 de la P.J  d’Ajaccio est plastiqué le 25 Novembre 2008, le policier est muté sur le continent.

Le même mois, un policier de la P.J. d’Ajaccio et un ancien policier des R.G. sont entendus à Marseille par les juges du dossier S.M.S. Rien ne filtre du volet judiciaire de cette guerre P.J.-R.G. On sait seulement que l’ancien policier des R.G. se nomme Didier Vallé, un ancien collaborateur de… Bernard Squarcini. En novembre 2008, le magazine Corsica publie un entretien d’Antoine Nivaggioni durant sa cavale. Le fugitif se disait « prêt  à se rendre », niait « avoir participé à des marchés truqués » et se disait victime « d’une guerre des polices ».

Conclusion : bien plus qu’une simple extorsion de fonds…

L’intitulé des mises en examen de certaines personnes et la juridiction qui gère le dossier, laissent penser que nous nous trouvons en présence d’une « grosse affaire », selon les mots des enquêteurs. Avec l’arrestation d’Antoine Nivaggioni, l’un des principaux protagonistes de cette affaire, on espérait savoir rapidement si l’affaire allait être relancée ou bien si l’enquête serait close. Confère le livre de Justin Florus (pseudo) Guerre des polices et affaires corses, aux éditions Nouveau Monde.

La principale inquiétude de certains observateurs, est que devant le « panel » des personnes mises en examen et les relations de ce dossier avec les sphères de pouvoir politique, Etat, affaires et milieu, l’enquête connaisse finalement le même sort que celle du Crédit Agricole, laissée aux oubliettes de la Justice.

Ces inquiétudes semblent confirmées par la décision de la C.C.S.D.N. (Commission Consultative du Secret de la Défense Nationale).  Le 16 Avril 2009, les members dela Commission ont donné un avis défavorable à la dé-classification de documents concernant le dossier d’Antoine Nivaggioni. Le Ministère de l’Intérieur suit, majoritairement, les avis de la commission. Cet obstacle, mis sur le chemin du juge d’instruction, conforte ceux qui pensent que toute la lumière ne sera pas faite sur ce dossier.

Et les dernières clés pourraient avoir définitivement disparues avec la mort de son principal protagoniste.

piqué au tas sur corse.france3.fr - 02/11/2010

 

Un nationaliste corse au centre d'une guerre des polices arrêté

PARIS - Un nationaliste corse au centre d'une "guerre des polices" a été arrêté vendredi en pleine rue à Ajaccio par une dizaine de policiers,...
PARIS (Reuters) - Un nationaliste corse au centre d'une "guerre des polices" a été arrêté vendredi en pleine rue à Ajaccio par une dizaine de policiers, apprend-on de source policière.
Antoine Nivagionni, ancien gérant de la Société méditerranéenne de sécurité (SMS), soupçonné de détournements de fonds, a été placé en garde à vue. Il devrait être transféré d'ici dimanche à Marseille où l'instruction est conduite pour sa mise en examen.
Le cas de cet homme recherché depuis 14 mois avait conduit à une confrontation entre la police judiciaire d'Ajaccio, en charge de l'enquête et des policiers des ex-Renseignements généraux (RG), aujourd'hui fondus dans la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).
Des écoutes téléphoniques ont en effet montré que les policiers des RG étaient en rapport avec Nivagionni et ils sont donc soupçonnés de l'avoir aidé dans sa fuite.
Les liens entre policiers et suspects sont nombreux dans ce dossier.
Le 17 janvier 2008, un proche d'Antoine Nivagionni, Jean-Christophe Angelini, dirigeant du Parti de la nation corse et élu territorial, avait ainsi été arrêté à Paris alors qu'il sortait d'un déjeuner au restaurant avec Bernard Squarcini, policier proche de Nicolas Sarkozy et patron de la DCRI.
La police judiciaire corse, qui semblait soucieuse de rechercher Nivagionni et ses complices, a fait les frais de cet imbroglio.
Le 25 novembre, le véhicule du commissaire Robert Saby, numéro deux de la PJ d'Ajaccio a été endommagée par un attentat à l'explosif. Robert Saby a ensuite été muté sur le continent.
L'arrestation de Nivagionni a finalement été réalisée par d'autres services que ceux impliqués dans l'imbroglio policier, l'unité d'élite du Raid et la Brigade de recherche des fugitifs.
Le juge d'instruction de Marseille Charles Duchaine va maintenant pouvoir interroger l'ex-fuyard sur le fond de l'affaire, qui menace plusieurs notables corses.
Raymond Ceccaldi, président de la chambre de commerce d'Ajaccio, a été mis en examen et écroué entre le 20 décembre 2007 et le 12 février dans l'affaire. Il est poursuivi pour "favoritisme, escroquerie en bande organisée, détournement de fonds publics et association de malfaiteurs".
Service France

piqué au tas sur www.rmc.fr - 09/01/2009

 

 

 

 

10:11 | Lien permanent | Commentaires (1) |

14/12/2010

L'appel au peuple des Amis de [la Commune de] Tarnac

Installation d'une scierie et d'un atelier bois, ouverture d'un lieu de rencontres, projet de maison de soins : les Amis de Tarnac regorgent de projets. Ils lancent un appel aux dons.

Au téléphone de l’épicerie générale de Tarnac, c’est Julien Coupat, lui-même, qui confirme le projet. Même s’il préfère ne pas s’étendre sur son contenu : « Voyez plutôt avec Benjamin ». Benjamin Rosoux, c’est le gérant du magasin général de la commune.

Après avoir défrayé la chronique, depuis deux ans, comme membres présumés d’une « structure en lien avec la mouvance anarcho-autonome », les jeunes du plateau travaillent désormais à l’aménagement du territoire sur lequel ils sont installés. Sans pour autant renoncer à leur projet de société.

Le plateau pas un refuge

C’est en tous les cas le sens d’un courriel qu’ils viennent de faire parvenir à leurs soutiens au nom d’un fond de dotation, baptisé « Les Amis de la commune de Tarnac ».

Dans ce texte, ils annoncent tout à la fois leurs projets et leurs besoins. Tout en assumant leurs idées : « Notre idée n’a jamais été de nous y réfugier (sur le plateau, NDLR), mais au contraire de nous y regrouper pour y élaborer d’autres rapports sociaux ».

Coté projets justement, renforcés par les deux ans qu’ils viennent de passer, ils confirment leur intention d’une installation durable entre Corrèze, Creuse et Haute-Vienne : « Ce plateau qu’il s’agissait de nettoyer de toute dissidence, finit par l’attirer comme magnétiquement. Quant à nous, tout cela n’a fait que tremper un peu plus notre détermination et nous attacher un peu plus fermement à réaliser nos perspectives initiales ».

" 90.000 euros d'ici janvier "

Après avoir pu maintenir l’épicerie générale de la commune, ils veulent se lancer dans « l’installation d’une scierie et d’un atelier bois afin de construire des habitats à bas coût pour qui viendrait repeupler le plateau ». À compter du printemps prochain, ils souhaitent également transformer le bâtiment principal de la ferme du Goutailloux en un « grand lieu ouvert à l’organisation de toutes sortes de rencontres ». Et, dans le courant 2012, ils espèrent faire l’acquisition d’un bâtiment dans le centre du bourg pour le transformer en « maison de soins accessible à tous ».

Mais, s’ils estiment avoir l’énergie et la volonté nécessaires à la réalisation de ces projets, les  Amis de la commune de Tarnac ont besoin d’argent. Le courrier envoyé doit permettre de récolter 90.000 euros « d’ici la fin du mois de janvier ».

Un appel aux dons (déductibles d’impôts) qu’ils justifient : « C’est un des paradoxes de l’époque qu’il faille de l’argent pour se doter des moyens de s’affranchir de l’argent. Or, quelque chose nous dit que ce n’est pas l’État qui, dans les circonstances présentes, va nous soutenir… ».

Pour étayer cette démarche, la structure créée a pris la forme d’un fonds de dotation qui a vocation à recueillir et redistribuer des fonds à des initiatives vivifiantes. Pour, concluent-ils, « rendre au mot partage un sens non dérisoire ».

Les Amis de la commune de Tarnac peuvent être contactés au magasin général de la commune, 12 rue du Tilleul, 19170 Tarnac.

Olivier BONNICHON

olivier.bonnichon@centrefrance.com

piqué au tas sur lamontagne.fr - 14/12/2010

18:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Que Jean-Noël Guérini embauche les deux enfants de Bernard Squarcini, numéro 1 de la police française, vous croyez qu’il le fait par hasard ?

C dans l’air sur Marseille, l’émission qui fait scandale

José d'Arrigo

Vendredi à 17 H 45, Yves Calvi consacrait son émission C dans l’Air sur France 5 , à « Marseille Connection ». Pendant 1 heure, ses 4 invités Jean-Jacques Colombi, de la Direction Générale de la Police Judiciaire, Xavier Raufer, criminologue, René Coppano ancien patron de la brb ( brigade de la répression du grand banditisme) et José d’ Arrigo, ex journaliste du Méridional entre autres et aujourd’hui correspondant de Nice Matin, ont fait le point sur « les affaires marseillaises » , du Clos la Rose à Alexandre Guérini. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère à pistou. Surtout, D’arrigo qui s’est vraiment lâché notamment sur Jean-Noël Guérini et ses recrutements de « fils de » et de « fille de ». Des accusations extrêmement lourdes et graves, qui ne devraient surement pas rester sans réaction des principaux intéressés, selon nos informations.
En tout cas, après l’émission de Enquête Exclusive de cet été sur M6, sur les magouilles des taxis marseillais, voilà encore une émission télé dont on va sans doute encore beaucoup parler et pas qu’à Marseille. Pour vous faire une opinion, on vous propose de la revoir en « replay » sur le site internet de France 5. Dépêchez-vous, car compte-tenu de la nature de certains propos, et de la qualité des personnes mis en cause, il n’est pas certain qu’elle reste très longtemps en ligne….

Un lien C Dans l’Air de vendredi 10 décembre : Marseille Connection sur le site de France 5


Christian Frémont, Bernard Squarcini, Henri Proglio : 3 proches de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Guérini

piqué au tas sur www.marsactu.fr

 

http://1.bp.blogspot.com/_QRW_47yapwo/SjoY8rD6QcI/AAAAAAAAAFI/HHXQY5BmfGA/s400/grosquick-feu.jpg

GroSQuick

10:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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