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25/09/2010

Manifestation pour la Retraite @ctive

 

Militant CGT libéré à Belfort

À Belfort, la CGT a maintenu la pression, devant la préfecture et le tribunal, hier matin. Le militant sera jugé en novembre.


Ils avaient annoncé faire le forcing jusqu’à la libération de leur « camarade », placé en garde à vue, jeudi en fin de matinée, à la suite d’une échauffourée sur la manifestation.

Dès 20 h, jeudi soir, les militants de la CGT se sont donné rendez-vous devant les grilles de la préfecture. « C’est à cette heure-là que nous avons su que Stéphane passerait la nuit en garde à vue. »

Une heure plus tard, le groupe atteignait soixante-cinq personnes. Face à eux, des policiers, postés devant les grilles. L’ambiance était tendue parmi les militants CGTistes, à cran. Mais les policiers sont restés impassibles face à leurs provocations verbales.

À 22 h, trois délégués ont pu être reçus par le préfet pendant une heure et quart. « Nous lui avons demandé de faire sortir notre camarade, mais il a répondu que la décision dépendait du parquet. Nous lui avions écrit pour lui signaler que la sécurité des militants avait été mal assurée par la police le 24 juin, mais il n’a rien voulu entendre », précise Jacqueline Girardot.

Aux alentours d’1 h du matin, vendredi, les militants se sont dispersés, pour reprendre place devant la préfecture de Belfort dès 8 h.

Jeudi soir, une demi-compagnie de CRS (30 à 40 personnes), de Metz, était arrivée en renfort, anticipant également la visite du lendemain de Jean-Marie Bockel. Les CRS ne sont intervenus que vendredi matin, barrant l’accès à la préfecture et au palais de justice toute la matinée.

Les deux manifestants gardés à vue depuis la veille ont été présentés devant le procureur, Alexandre Chevrier.

À 11 h 45, le syndicaliste CGT Stéphane Petithory, est ressorti, libre. Accueilli triomphalement, il est revenu sur les faits. « Une partie des manifestants avait décidé de bloquer la route. Le policier a voulu laisser passer deux voitures. J’ai mis en place une barrière pour assurer la sécurité des manifestants. Le policier m’a bousculé en ôtant cette barrière, j’en ai fait de même, mais je ne me souviens pas l’avoir frappé. Je regrette qu’on montre cette image du syndicat et de la manifestation, ce n’était pas le but. »

« Il ne remet toutefois pas en cause la parole des policiers », remarque le procureur. Alexandre Chevrier.

Le second manifestant, un homme de 56 ans, n’a pas bénéficié d’un comité d’accueil à sa sortie du tribunal. « Il ne connaît pas l’autre militant et s’il reconnaît avoir brandi un couteau de chasse, il nie avoir sorti la lame et porté le coup », ajoute le procureur.

Les deux manifestants seront jugés le 10 novembre. « Les faits sont graves et la durée de la garde à vue était nécessaire », estime Alexandre Chevrier. « Ils encourent 3 et 5 ans de prison. »

Les ateliers de montage des turbines à gaz de GE, à Bourogne et Belfort, ont fait grève, de 20 h jeudi jusqu’à hier midi, pour soutenir leur collègue.

La CGT n’entend pas en rester là. « Nous avons contacté un avocat. Nous n’allons pas laisser tomber notre camarade… »

Dès midi, la Vieille-ville de Belfort avait retrouvé son calme.

Isabelle PETITLAURENT

piqué au tas sur www.estrepublicain.fr - 25/09/2010

 

Saint-Nazaire : prison ferme pour trois manifestants

Justice vendredi 24 septembre 2010

Trois des six hommes interpellés jeudi soir à l’issue des incidents entre manifestants et forces de l’ordre ont été condamnés à des peines de prison ferme, hier à Saint-Nazaire. Un tuyauteur au chômage, un salarié des chantiers STX et un agent SNCF comparaissait pour avoir jeté des bouteilles ou des pierres sur les policiers. Seul l’un des trois, en état d’ivresse au moment des faits, a reconnu avoir lancé une bouteille. Deux ont été incarcérés à l’issue de l’audience pour deux mois de prison. Le dernier , au casier vierge, a écopé d’un mois ferme mais est ressorti libre du tribunal.

 

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24/09/2010

Contexte général de tension à Strasbourg : profanation de tombes et apéro saucisson

Strasbourg : entre 20 et 30 tombes d'un carré musulman profanées la nuit dernière

(Actualisé à 13h). - Entre 20 et 30 tombes du carré musulman du cimetière sud de Strasbourg, situé entre les quartiers du Neuhof et de la Meinau, ont été profanées la nuit dernière, a indiqué ce matin Olivier Bitz, adjoint à la sécurité à la mairie de Strasbourg.

"Des stèles en bois ont été cassées et des stèles en pierre ont été déplacées", a précisé M. Bitz, notant également que trois croix gammées ont été tracées dans les allées du cimetière, sans doute à l'aide d'un bâton. En revanche, aucune inscription n'a été relevée sur les stèles. Le cimetière a été interdit d'accès jusqu'à nouvel ordre.

Le maire de la ville, Roland Ries, s'est rendu sur place vers 11h et a condamné "avec la plus grande fermeté cette nouvelle atteinte au respect dû aux morts, à la religion musulmane, et plus largement au vivre ensemble à Strasbourg" dans un communiqué diffusé un peu avant 13h.

"Ce qui se passe à Strasbourg est grave, a encore déclaré M. Ries. Les évènements de ce jour font douloureusement écho à d’autres atteintes à des tombes juives, musulmanes ou chrétiennes dans d’autres cimetières de la ville et, il y a 72h, à l’attentat dont a été la cible Faruk Gunaltay, directeur du cinéma L’Odyssée. Dans cette ville meurtrie par l’Histoire, mais aussi symbole de la réconciliation franco-allemande et de la construction de l’Europe des Peuples et de la Démocratie, de tels agissements doivent interpeller et mobiliser tous les citoyens, de toutes origines et de toutes croyances."

"Cette nouvelle profanation s'inscrit dans une série de tags à caractère raciste et d'autres profanations qui durent depuis une quinzaine de jours à Strasbourg", a pour sa part dénoncé Olivier Bitz, jugeant la situation "inacceptable à la veille d'une journée où Patrick Binder (leader du Front national en Alsace, NDLR) veut organiser un "apéro saucisson" à Strasbourg. On est dans la provocation."

Cet "apéro saucisson" doit avoir lieu demain matin à 11h dans le quartier du Conseil des Quinze.

L'adjoint à la sécurité de la ville de Strasbourg a également interpellé le préfet de la Région Alsace, Pierre-Etienne Bisch, pour souligner "l'inacceptable de la situation", car celui-ci a refusé d'interdire la manifestation.

 

piqué au tas sur L'Alsace.fr - 24/09/2010

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/53/Bundesarchiv_Bild_146-2004-0009,_HJ_auf_Fahrt.jpg

la photo ne fait pas partie de l'article

17:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/09/2010

Du temps où "Jean-Yves Camus et les RG s'inquiètent du renouveau de l'extrême gauche « autonome »"

Par Jean-Yves Camus | Chercheur en science politique | 07/02/2008 | 19H17

On l'avait remarqué depuis les manifestations qui avaient immédiatement suivi l'entrée en fonction de Nicolas Sarkozy : il existe en France un renouveau de la mouvance « autonome » d'extrême gauche, qui avait aussi fait parler d'elle lors des mobilisations contre le CPE en 2006 et contre la loi LRU, en 2007.

Les Renseignements généraux, qui ont travaillé sur ces groupes, ont interpellé ces derniers mois, à Toulouse, à Bourges, en Bretagne et en région parisienne, plusieurs jeunes d'une vingtaine d'années, dont certains en possession d'explosifs artisanaux, et qualifiés un peu rapidement par les enquêteurs « d'anarcho-autonomes ».

Faut-il réellement ranger, comme de nombreux médias l'on fait en reprenant intégralement et sans recul des informations policières, cette « nouvelle autonomie » parmi les dangers terroristes ? C'est aller un peu vite. Car, si dans une interview au Figaro du 1er février, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot- Marie, met en garde contre la « résurgence violente de l'extrême gauche radicale » en invoquant le danger de voir resurgir des clônes d » « Action directe, des Brigades rouges ou de la Fraction armée rouge », la situation est bien différente de celle de la fin des années 70, qui voyait s'écraser la queue de comète du mouvement maoïste.

Effectivement, on a vu émerger ces dernières années une mouvance de quelques centaines de militants radicaux, partisans de l'action violente dirigée contre les symboles de l'appareil d'Etat (police et gendarmerie ; bâtiments officiels). De quels textes théoriques s'inspirent-ils ? A quelle mouvance idéologique les rattacher ? L'enquête policière a mis en avant un texte, « L'Insurrection qui vient », publié par un « Comité invisible ».

Cela peut faire peur, sauf que, loin d'être un brûlot clandestin, il s'agit…d'un livre publié en 2007 aux éditions la Fabrique, le comité invisible étant, pour éclairer la référence historique, un organisme lyonnais de propagande républicaine, dans les années 1830. Egalement mis en avant, le fait que certains interpellés ont été trouvés en possession de documents signés « Organe de liaison au sein du parti imaginaire », lequel « parti imaginaire » a préfacé, toujours aux éditions la Fabrique, un livre titré « Maintenant, il faut des armes ». Certes, mais l'ouvrage en question est l'œuvre… d'Auguste Blanqui ! Les déçus des mouvements antifascistes et altermondialistes

Rien de bien neuf donc. La seule réelle continuité avec l'autonomie des années 80 réside dans la présence, pour encadrer et former des militants souvent arrivés sans aucune culture théorique d'extrême gauche, d'une ou deux dizaines de militants « historiques » qui ont commencé à s'engager voici un quart de siècle.

L'irruption de la mouvance autonome n'est pas, contrairement à ce qu'affirme la ministre de l'Intérieur, le résultat de « l'affaiblissement à droite comme à gauche des partis politiques qui permettent d'exprimer les frustrations sociales ». Elle est le résultat de la crise du mouvement antifasciste, elle-même consécutive à la marginalisation du Front national. Elle est surtout la conséquence de l'institutionnalisation de l'extrême gauche altermondialiste, désormais intégrée au jeu politique et électoral et qui génère donc des déçus.

D'où l'émergence d'une vague de très jeunes militants, partisans de la « propagande par les faits », et qui sont en rupture avec les organisations anarchistes constituées, telle Alternative libertaire et la CNT.

L'occupation-saccage de la Maison des sciences de l'homme

La première apparition visible des « nouveaux autonomes » date de l'occupation-saccage de la Maison des sciences de l'homme, à Paris, en mars 2006 : outre des slogans violents graffités sur les murs (« CRS blessé, achève-le »), on avait alors remarqué la présence, comme dans plusieurs squatts politisés de Paris et de la banlieue, de militants allemands ou italiens d'ultra-gauche.

Les occupants de l'Ehess, regroupés sous le vocable « AG en lutte », ont d'ailleurs produit une longue brochure expliquant leur démarche, sous le titre « Une expérience d'assemblée en France au printemps 2006 ». A la même époque, le 23 mars 2006 place de la Nation, les « autonomes » ont également durement affronté les CRS, en fin de manifestation contre le CPE.

Mais alors déjà, le renouveau de l'autonomie violente était perceptible notamment à travers l'action des « Black Blocks » lors des sommets du G8 à Evian, à Gênes et l'année dernière en Allemagne. Et là encore, les Black Blocks sont idéologiquement hétérogènes : si l'autonomie domine dans les BB français, en Suisse, l'impulsion vient des marxistes-léninistes du Revolutionäre Aufbau.

L'autonomie est donc une nébuleuse éclatée. Elle se construit sur la base de petits groupes locaux et de petites publications irrégulières dont beaucoup sont visibles sur le site Infokiosques.net. Internet d'ailleurs, devient un vecteur important de circulation d'informations de la mouvance, en particulier sur le site Indymedia Paris, où sont postés nombre de messages avertissant d'une mobilisation ou d'un rassemblement, pratiquement en temps réel.

Des textes aux relents d'extrême droite

Il est une dernière question qu'on peut de poser, à la lecture de certains textes de cette mouvance : anarchiste, l'est-elle vraiment ? Certains passages en effet, ont des réminiscences curieuses. L'utilisation du concept d'Occident par l'AG en lutte, par exemple, pour décrire l'Europe et l'Amérique, n'a pas grand-chose de libertaire. Et pour conclure, lisons les phrases suivantes :

« Qui grandit encore là où il est né ? Qui habite là où il a grandi ? Qui travaille là où il habite ? Qui vit là où vivaient ses ancêtres ? Et de qui sont-ils, les enfants de cette époque, de la télé ou de leurs parents ? “La vérité, c'est que nous avons été arrachés en masse à toute appartenance, que nous ne sommes plus de nulle part, et qu'il résulte de cela, en même temps qu'une inédite disposition au tourisme, une indéniable souffrance.”

C'est un extrait de “L'Insurrection qui vient” (pp.19-20). Et cela sent bigrement le “retour aux racines”, voire “la terre et les morts”, thèmes chers à l'écrivain d'extrême-droite Maurice Barrès.

piqué au tas sur Rue 89 - 07/02/2008

 

La «mouvance anarcho-autonome» placée sous surveillance

 

Mise en cause dans le sabotage de lignes SNCF, l'ultra-gauche inquiète les services de renseignement, qui notent une résurgence de son activisme.

La résurgence d’un activisme de l’ultra-gauche est redoutée depuis plusieurs mois par la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie et les services de renseignement qui s’en sont alarmés récemment.

La «mouvance anarcho-autonome» est depuis quelque temps dans le collimateur des services de renseignement dont l’un des membres, de la Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI), sous couvert de l’anonymat, a dit à l’AFP que leurs «craintes étaient justifiées».

Déjà, lors de la série des alertes à la bombe contre les TGV en Savoie, en juin 2008, assorties d’une lettre de revendication évoquant les Brigades rouges italienne, les services de police avaient fait part de leurs inquiétudes.

Plusieurs notes des Renseignements généraux (RG), - disparus depuis au profit de la DCRI -, affirmaient «redouter une résurgence d’un terrorisme d’extrémistes de droite et de gauche».

«Regain d'activité»

Ils ne relevaient pas de «menaces précises» ni de «groupes constitués» comme ceux apparus dans les années 1980 par exemple, mais avaient réactivé leurs surveillances et leurs fichiers.

Les RG relevaient, à l’appui de leurs craintes, une série d’arrestations en région parisienne, Toulouse ou Marseille d’un «petit nombre d’individus» se réclamant ouvertement «de la mouvance autonome».

Interpellés en possession d’engins explosifs ou d’armes, ils avaient été pour certains recensés, par les RG, comme étant des «meneurs» d’incidents violents avec les forces de l’ordre durant les manifestations lycéennes de 2O07.

L’un était également l’auteur présumé d’une série d’incendies criminels de voitures en région parisienne durant la campagne présidentielle de 2007 qui a marqué, selon les RG, un «regain d’activité des extrêmes de tous bords».

Craintes policières

Début 2008, la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, avait affirmé, sur la foi de ces interpellations, «craindre» en France un «terrorisme d’extrême-gauche».

«Dans notre histoire, chaque fois que les partis extrêmes sont considérablement affaiblis, nous voyons se créer des groupuscules beaucoup plus radicaux qui, dans un certains nombre de cas, sont passés à l’acte», avait-elle dit.

«Un rejet de Nicolas Sarkozy, des mouvements apparus dans les squats ou le développement du net, véhiculant tout et son contraire, font qu’il y a des éléments incitant à être attentif», avait estimé pour sa part à l’AFP, en juin dernier, un ancien «patron» des RG, Jean-Pierre Pochon, qui a traqué Action directe en France dans les années 80.

Jean-Yves Camus, chercheur en sciences politiques, dans une tribune parue à la même époque, incitait à la prudence face aux inquiétudes policières.

«L’irruption de la mouvance autonome n’est pas (…) le résultat de l’affaiblissement à droite comme à gauche des partis politiques», écrivait-il, mais «le résultat de la crise du mouvement antifasciste».

C’est, selon M. Camus, la «conséquence de l’institutionnalisation de l’extrême gauche altermondialiste, désormais intégrée au jeu politique et électoral» qui «génère donc des déçus», dit-il, mais pas des terroristes.

(source AFP)

piqué au tas sur Libération.fr - 11/11/2008

 

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piqué avec camaraderie sur un blog

 

08:31 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/09/2010

La Croix-Rouge sous le IIIe Reich

Tout au long de leur calvaire, les victimes du nazisme ont espéré que le Comité international de la Croix-Rouge leur viendrait en aide. En vain. Retour sur une page sombre de l'histoire de l'organisation genevoise.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a joué un rôle douteux durant la Seconde Guerre mondiale. Longtemps après la fin du conflit, la vénérable institution faisait encore valoir que son immobilisme face à la politique d'extermination des juifs avait une raison bien précise : son mandat ne concernait à l'époque que les prisonniers de guerre. Mais les historiens qui se sont penchés récemment sur le dossier estiment que le CICR cherchait surtout à défendre les intérêts de la Suisse et que certains de ses membres n'auraient pas été exempts d'antisémitisme. D'autres, enfin, souhaitaient préserver leur bonne entente avec la Croix-Rouge allemande qui, depuis longtemps, avait exclu les juifs de tous les postes de responsabilité pour les remplacer par des sbires à la solde du régime. Au printemps 1942, ces derniers annonçaient au siège genevois que toute recherche portant sur des prisonniers en camps de concentration et des disparus "non aryens" ne serait plus traitée...

sur arte

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15/09/2010

« FERME TA GUEULE ! » - CQFD N°081

Les plaintes de fonctionnaires préfectoraux, souvent appuyés par Hortefeux, pour outrage contre des organes d’informations ou des militants ont tendance à se multiplier. En cause le rapprochement opéré entre la période actuelle et les années terribles sous l’Occup’. Retour sur une vaste campagne d’intimidation à géométrie variable.

ARKOZY va-t-il convoquer la Reine d’Angleterre au motif qu’elle ne sait pas retenir la plume de ses journalistes ? En effet la grande presse outre-Manche n’y est pas allé avec le dos de la cuillère à jelly en évoquant, au sujet de la politique anti-Roms du gouvernement français, qui les « souvenirs de la gestapo » (The Times), qui un climat « protofasciste » (The Guardian). Fort courageusement, c’est sur un petit journal satirique de Bourges tirant à 3 000 exemplaires, Le Berry Ripou, que s’est abattue la colère du régime.

 

la suite sur CQFD

15:04 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/09/2010

Il y a quarante ans, Allende ouvrait une nouvelle voie vers le socialisme


Le 4 septembre 1970, une coalition (allant des communistes aux socio-démocrates) porte Salvador Allende à la présidence du Chili avec un peu plus de 36 % des voix, contre 35 % pour le démocrate-chrétien Jorge Alessandri.

Dans son discours de victoire, le nouveau président promet : « Nous abolirons les monopoles qui accordent le contrôle de l’économie à quelques dizaines de familles. Nous abolirons un système fiscal(…) qui accable les pauvres et épargne les riches. Nous abolirons la grande propriété qui condamne des milliers de paysans à la servitude. Nous abolirons la mainmise étrangère sur notre industrie. » Il ajoute, ouvrant une voie encore peu fréquentée vers la transformation sociale : « Le socialisme passe par la démocratie, le pluralisme et la liberté ».

Le vent d’espoir qui souffle le long de la cordillère des Andes galvanise jusqu’aux rangs du parti socialiste français, qui a élu en 1971 un nouveau premier secrétaire : François Mitterrand. Celui-ci, particulièrement séduit par cette expérience de « Révolution dans la légalité » (1), réserve son premier voyage officiel au Chili.

A l’époque, « le fond de l’air est rouge » (2). Washington s’en émeut. Dès le 6 novembre 1970, le président américain Richard Nixon déclare devant le Conseil national de sécurité : « Notre principale préoccupation avec le Chili, c’est le fait qu’il [Allende]puisse consolider son pouvoir et que le monde ait l’impression qu’il en train de réussir.(…) Nous ne devons pas laisser l’Amérique latine penser qu’elle peut prendre ce chemin sans en subir les conséquences. » Allende a pris ses fonctions l’avant-veille.

Les jeux sont déjà faits. Le 7 octobre 1970, Richard Helms, directeur de la CIA, envoie une directive « urgente » à ses agents sur place : « Nous souhaitons que vous souteniez une action militaire qui aura lieu, dans la mesure du possible, dans un climat d’incertitude économique et politique. » Moins technique, le conseiller à la sécurité nationale, Henry Kissinger, résume : « Je ne vois pas pourquoi nous devrions laisser un pays devenir marxiste simplement parce que sa population est irresponsable. » (3) Le 11 septembre 1973, l’armée chilienne – soutenue par la presse, l’organisation fasciste Patrie et Liberté, le Parti national et les Etats-Unis – remet le peuple « dans le droit chemin ».

Trois ans, presque jour pour jour, après sa première allocution en tant que président du Chili, Allende prend la parole pour la dernière fois. La Moneda (le palais présidentiel) est sous les bombes : « Nos ennemis sont forts ; ils sont capables d’asservir le peuple. Mais ni les actes criminels ni la force des armes ne sauront contenir ce processus social. L’histoire nous appartient ; c’est le peuple qui fait l’histoire. »

En 1973 débute l’une des dictatures les plus violentes d’Amérique latine, qui fauche l’utopie de la « Révolution dans la légalité » et transforme le Chili en laboratoire planétaire du néolibéralisme. La même année, Henry Kissinger reçoit le Prix Nobel de la paix.

Renaud Lambert

(1) Lire Claire Lepage, « Le parti socialiste français face à l’expérience de l’Unité Populaire chilienne », Institut François Mitterrand, 4 mars 2008.

(2) Comme le racontent le documentaire de Chris Maker, en partie consacré au Chili d’Allende, ainsi que notre hors-série « grands reportages », « Quand le fond de l’air était rouge ».

(3) Cités par Grace Livingstone dans America’s backyard : The United States and Latin America from the Monroe doctrine to the war on terror, Zed Books, New York, 2009.

pris chez www.monde-diplomatique.fr - 04/09/2010

 

http://edant.clarin.com/diario/2008/09/11/um/fotos/allende01.jpg

Chili - 11 septembre 1973 - Palais de La Moneda

01:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/09/2010

De "l'expérimentation sur l'encadrement militaire des délinquants"

http://i.ytimg.com/vi/uhCrR7E9t8Y/0.jpg

 

"Monsieur le ministre de la Défense

Nous souhaitons en Région Poitou-Charentes, avec Maxime Bono, député maire de la La Rochelle, vous proposer de lancer l'expérimentation sur l'encadrement militaire des délinquants dans le régiment de La Rochelle dont vous aviez annoncé la fermeture et qui pourrait être maintenu sur cette mission valorisant le savoir-faire d'encadrement des militaires, sans remettre en cause vos choix concernant la stratégie de défense.

Nous souhaitons vous rencontrer dans les meilleurs délais pour en parler et pour que cette expérimentation soit lancée sans tarder.

Nous vous prions de croire, M. le ministre, à l'assurance de notre considération distinguée.

Maxime Bono      Ségolène Royal. "

piqué au tas chez Secret-Défense - 02/09/2010

 

«C'est pas le boulot des militaires», rétorque le ministre de la Défense, Hervé Morin…

Extrait :

Et revoilà l’encadrement militaire des jeunes délinquants. Ségolène Royal a annoncé ce mardi qu’elle demandait au ministre de la Défense Hervé Morin d’expérimenter dans sa région, le Poitou-Charentes, cette mesure phare de son projet présidentiel de 2007. Une mesure qu’elle a remise au goût du jour lors du débat sur la sécurité au sein du PS, demandant au parti de reprendre cette idée dans ses futures propositions. Mais, la grande promotrice de «la politique par la preuve» préférerait l’expérimenter avant, d’où sa requête auprès d’Hervé Morin, formalisée dans une lettre, co-signée avec Maxime Bono, le maire de La Rochelle.

piqué sur www.20minutes.fr - 31/08/2010

15:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/09/2010

SuperSDATman et l'affaire de Tarnac

à lire sur UHD, l'article du Canard enchaîné :

Tout un train d'arnaques dans l'enquête sur Tarnac

 

les photos exclusives :

 

Super_SDAT-man.jpg

SuperSDATman évitant le rapide de 5h30, non, de 3h50, pardon pour l'invertion des chiffres.

 

 

SuperMercos.jpg

SuperMercos échappant à la filature pour se rendre à Trilport

18:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/08/2010

Eden Abargil : Tribute to Lynndie England et Sabrina Harman ?

http://www.lepoint.fr/images/2010/08/17/145094-75174-jpg_51959.jpg

Eden Abargil ne peut pas être sanctionnée dans la mesure où elle a terminé son "service"

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/fa/Sabrina-Harman.jpg

Abu Ghraib. Sabrina Harman posing over the body of Manadel al-Jamadi - Photo courtesy of Philip Zimbardo

 

 

Lynndie_england

A photo obtained by The Washington Post and released May 6, 2004, shows U.S. Army Spc. Lynndie England, of the 372nd Military Police Company with a naked detainee at the Abu Ghraib prison in Baghdad.
AP Photo/The Washington Post

18:39 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/08/2010

Travail policier et relai journalistique

L’annonce de la querelle judiciaire du Premier Flic de France contre Indymedia Grenoble et le Jura Libertaire, si elle n’a pas manqué d’alerter aussitôt nos camarades, a fait l’objet d’un traitement pour le moins différencié parmi les journalistes régionaux.

 

Pour ce qui concerne le JL, il n’a pas répondu aux sollicitations médiatiques. Mais, alors que sur l’antenne régionale de France 3 Albert Ziri donnait dignement la parole à la défense («On peut attaquer tout le monde pour tout et n’importe quoi : on peut attaquer les Guignols de l’Info, on peut attaquer n’importe quel journaliste parce qu’il fait un petit dessin de Mahomet qui ne plait pas à une communauté ; mais encore faut-il après que l’infraction soit constituée, c’est-à-dire qu’on ait dépassé le cadre de la liberté d’expression (…) C’est très dangereux pour la démocratie parce qu’un ministre n’a pas à s’occuper de ce genre de choses à mon sens ; ça regarde le procureur de la République territorialement compétent s’il estime que sur Internet des blogueurs dérapent et manifestement dépassent le cadre de la liberté d’expression de la loi de 81, c’est à lui d’engager des poursuites», déclare Me Randall Schwendorffer, avocat à Besançon), Julien Vandelle, dans les colonnes du Progrès, sortait quant à lui un papier dont la teneur a nécessité une réponse de la part du groupe Lucio de la F.A. et de libertaires locaux.

 

Une plainte comme celle d’Hortefeux n’est pas seulement menaçante pour celles et ceux qui sont viséEs par elle, mais dangereuse d’emblée par le tranquille acquiescement qui la porte : ceci suffit à mesurer l’horizon qui s’offre aux menées répressives. Voilà pourquoi nous publions ici le scan de l’article de départ, ainsi que le texte intégral de la réponse qu’il a suscitée … et ce que cette réponse devient dans les pages du Progrès.

 

Le Jura Libertaire, 11 août 2010.

 


Le Progrès, 28 juillet.


 

Communiqué de presse à l’attention du journal le Progrès

 

Nous souhaitons, libertaires du Haut-Jura et groupe Lucio de la Fédération anarchiste revenir sur l’article de J. Vandelle («Plainte d’Hortefeux : le Jura Libertaire est né à Saint-Claude») dans le Progrès du 28 juillet dernier et dans lequel nous sommes cités.

 

Nous tenons à repréciser les éléments suivants :

 

En tant qu’anarchistes, nous ne nous reconnaissons pas dans le terme nébuleux «anarcho-autonome» émanant directement des directives ministérielles adressées aux services de renseignements et aux parquets dès 2008. Nous sommes néanmoins solidaires avec les personnes et les actions ciblées par ce vocable.

Nous ne rectifierons pas ici les approximations et les erreurs relatives à l’organisation du mouvement libertaire local.

 

Concernant la plainte du ministre de l’Intérieur contre les sites Internet «Le Jura libertaire» et Indymedia Grenoble pour atteinte à l’honneur de la police, nous constatons une fois de plus que toute vérité n’est pas bonne à dire surtout lorsqu’elle concerne des fonctionnaires de police assermentés et armés.

La police fait son travail et use de la violence légale pour réprimer la révolte sociale légitime.

Cette violence est l’expression et le soutien de la politique antisociale, autoritaire et liberticide menée contre les classes populaires et les plus faibles.

Le pouvoir a besoin de l’épouvantail de l’ennemi intérieur qui selon les besoins du moment correspondra aux clichés de l’immigré polygame, du gitan voleur de poules en grosse cylindrée, de l’assisté fraudant les minima sociaux ou de l’anarchiste poseur de bombes.

Dans ce contexte, ce sont les sites d’information alternative ainsi que les groupes «anti-répression» qui sont visés par cette plainte.

L’article de J. Vandelle évoque la condamnation d’un compagnon pour outrage suite à une plainte de Sarkozy mais omet de dire qu’elle a été allégée en appel et que de son côté M. Hortefeux vient d’être condamné pour injure raciste il y a deux mois.

 

Nous luttons pour construire une société libre, égalitaire, sociale et fraternelle et nous ne sommes pas disposés à négocier notre capacité d’indignation, de révolte ni notre droit à penser, à nous exprimer et à agir.

 

Groupe Lucio de la Fédération anarchiste,
Des libertaires du Haut-Jura,
8 août.

 

 

Haut Jura : les libertaires ne veulent pas «négocier leur capacité de révolte»

 

Les libertaires du haut Jura et groupe Lucio de la fédération anarchiste tiennent à repréciser quelques éléments, suite à l’article paru dans nos colonnes le 27 juillet, évoquant la plainte du ministre de lIntérieur, Brice Hortefeux. «En tant quanarchistes, nous ne nous reconnaissons pas dans le terme nébuleux “anarcho-autonome” émanant directement des directives ministérielles», écrivent-ils dans un communiqué. Concernant la plainte du ministre de lIntérieur contre le site Internet «Le Jura Libertaire» et Indymedia Grenoble pour atteinte à lhonneur de la police, «nous constatons une fois de plus que toute vérité nest pas bonne à dire, surtout quand elle concerne des fonctionnaires de police assermentés et armés. Cette violence est lexpression et le soutien de la politique antisociale, autoritaire et liberticide menée contre les classes populaires et les plus faibles […].»

 

Le groupe Lucio rappelle également que la peine de leur compagnon, Romain Dunand, poursuivi par Nicolas Sarkozy, avait été allégée en appel. Condamné à 800 euros damende en première instance, la 11e chambre de la Cour dappel de Paris avait assorti 600 euros du sursis ; reconnaissant que le militant était «naturellement en droit dexprimer des opinions politiques», mais estimant quil avait «excédé les limites de la liberté dexpression politique». Et de conclure : «Nous luttons pour construire une société libre, égalitaire, sociale et fraternelle et nous ne sommes pas disposés à négocier notre capacité dindignation, de révolte, ni notre droit à penser, à nous exprimer et à agir».

 

Le Progrès, 11 août.

piqué avec camaraderie et fraternité au Jura Libertaire - 11/08/2010

 

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