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29/05/2010

Au sujet du Vampire du Borinage

http://3.bp.blogspot.com/_bU9TfO-vJPQ/S_-IbVxsb5I/AAAAAAAAAZo/EXG0LU2VuqQ/s1600/vaneigem-debord.jpg

Raphaëlle Rérolle, chef-adjoint du Monde des Livres, a consacré récemment un article à De l'amour, dernier livre, sauf erreur, du Stakhanov de l'industrie culturelle, Raoul Vaneigem (Le Monde des Livres du 14 mai 2010). On peut y lire, au sujet de l'auteur, ce surprenant rappel : « Vite exclu de l’Internationale situationniste par son chef de file, Guy Debord, Vaneigem n’en est pas moins resté un adversaire impénitent de l’ordre social. » Quiconque connaît un peu la question sait bien que cette petite phrase est à elle seule un monde d’inexactitudes. Vaneigem est devenu membre de l’Internationale situationniste au plus tard en 1961. Il en a démissionné en novembre 1970. Il n’en a donc pas été exclu, comme l’affirme imprudemment Raphaëlle Rérolle, et il ne s’est pas séparé « vite » de l’I.S., mais après au moins neuf ans d’appartenance et de collaboration plus ou moins intense à cette organisation. Qui plus est, si l’on tient compte du fait que l’I.S. s’est auto-dissoute en 1972, on remarquera que cette démission est pour le moins tardive. On se tromperait sans doute en pensant que cette petite désinformation de la journaliste du Monde est intentionnelle. Raphaëlle Rérolle désinforme, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose : sans le savoir. Il suffit pour comprendre cela de se souvenir qu’il n’est pas nécessaire aujourd’hui à un journaliste, pour écrire un article sur quelque sujet que ce soit, d’avoir une connaissance, même sommaire, de ce dont il devra parler, par exemple en lisant les livres relatifs à son sujet. Il suffit de colporter les ragots qui traînent dans les salles de rédaction ou dans la bouche des faux témoins qu’on aura bien voulu écouter. Et, s’agissant de Guy Debord, on sait que l’un de ces plus tenaces racontars veut qu’il ait été une sorte de dictateur au sein d’une petite organisation qui tenait de la secte ou de l’appareil gauchiste bureaucratique. Le caprice du « chef de file » de l’I.S. aurait donc entraîné l’excommunication rapide d’un « adversaire impénitent de l’ordre social ». Voilà donc ce qu’il est permis de lire dans ce qui passe pour le quotidien de référence des gens cultivés. Ici, comme ailleurs, c’est la même ignorance, mal et vite informée, qui prétend savoir et instruire son public de jobards dont les « connaissances » sont ainsi continûment mises à jour.

 

 

 

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19/05/2010

Guerre urbaine à Bangkok - Les blindés contre les manifestants

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Reuters

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"Une théorie affirme que la répression militaire peut propager le ressentiment et les gens animés de ressentiment peuvent se transformer en rebelles" Thaksin Shinawatra

 

07:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/05/2010

Audacieuse improvisation de la mouvance infirmiers-anesthésistes : le trafic TGV paralysé pendant 5 heures

Des infirmiers-anesthésistes bloquent les rails de la gare Montparnasse à Paris, mardi 18 mai 2010.

AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

 

... Les personnels hospitaliers, qui manifestaient dans la matinée à Paris, avaient fait irruption dans la gare vers 13h, sortant de l'itinéraire prévu pour leur manifestation, et empêchant toute circulation des trains à destination de l'ouest de la France et de la région parisienne...

Extrait du Figaro - 18/05/2010

21:07 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/05/2010

Politique : Mourir au travail OUI ! Mourir à l'apéro NON !

Au lendemain de la mort d'un jeune homme de 21 ans qui participait à un apéro Facebook à Nantes, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a annoncé qu'il présiderait la semaine prochaine une "réunion de travail" sur les "apéros géants".

Le jeune homme, maçon de profession, est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi en chutant par-dessus la rambarde d'un escalier alors qu'il était en état d'ivresse (Lire notre article). Il s'agit du premier drame survenu depuis le début du phénomène des "apéros Facebook", il y a six mois.

Extrait d'un article  TF1 News (Avec agence) -14/05/2010

 

SANTE - Une personne par jour serait morte...

Un bilan lourd, qui pousse à l'action. Selon les chiffres révélés par le ministère du Travail mardi, plus d'une personne par jour serait morte en 2008 à la suite d'un accident du travail (soit 569 décès). « Leur nombre stagne à un niveau trop élevé, soit 700 000 accidents du travail en 2008 », a déploré le ministre du Travail, Eric Woerth. Et ce n'est pas tout : les maladies professionnelles sont, elles aussi, en pleine expansion (45 000 en 2008) et prennent des formes variées : troubles musculo-squelettiques, affections de la colonne vertébrale, maladies liées aux risques chimiques…

Extrait d'un article de 20 minutes - 12/05/2010

 

Les accidents du travail en hausse chez Disney

Les accidents du travail sont plus fréquents et plus graves chez Disney. Il s’agit surtout de chutes et de blessures liées à la manutention.

Au Val-d’Europe, Disney affiche désormais plus d’accidents du travail que les entreprises du BTP! Selon le dernier rapport de la médecine du travail de Disneyland , 1500 des 13000 employés du géant du loisir ont été victimes d’un en 2009, dont 1165 ayant entraîné un arrêt maladie. D’après ce document, la fréquence des accidents a augmenté de 8,6% pour s’établir à un taux de 62,97 pour 1000 employés.

Extrait d'un artilcle du Parisien - 11/05/2010

 

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Intermittent du Spectacle et Paparazzi - That's all Folks !

16:01 | Lien permanent | Commentaires (2) |

Prison de Korydallos - Athènes - Personne n'a revendiqué l'attentat

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Une forte explosion a eu lieu à l'extérieur d'une prison de haute sécurité grecque en fin de journée. L'attaque avait été annoncée lors d'un appel anonyme à un journal athénien.

La bombe était cachée dans un sac de voyage qui a ensuite été entreposé à l'extérieur de la prison de Korydallos, située à l'ouest d'Athènes. Celle-ci avait des locaux désaffectés et c'est là que l'explosion aurait eu lieu. Une femme aurait été blessée mais l'information reste à confirmer.

La déflagration a été tellement forte qu'elle a pulvérisé les vitres des maisons aux alentours et qu'elle a pu être entendue à plusieurs kilomètres.

Personne n'a encore revendiqué l'attentat mais tout porte à croire qu'il s'agit d'une attaque d'un groupe militant d'extrême gauche. Leur action pourrait être le début d'une campagne de violence contre le plan d'austérité grec lancé la semaine dernière.

En avril, la police grecque avait arrêté six membres présumés du groupe terroriste Lutte Révolutionnaire, qui est responsable de plusieurs explosions perpétrées à Athènes ces dernières années. En 2007, il avait notamment attaqué l'ambassade américaine à la roquette.


Article de Branchez-vous Matin (c'est Québecquois) en estie ! par Marie-Noëlle Reyntjens - jeudi 13 mai 2010 à 17H21


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10/05/2010

Puces de Montreuil ... petits vendeurs de misère et commerçants "honnêtes", depuis 1979

retrouver ce média sur www.ina.fr

 


Aux portes de Paris, le marché de la misère

 

Riverains et commerçants de la porte de Montreuil manifestent contre la «sauvette»...

«Voilà ce qu'est devenu notre quartier.» Sur le balcon de Lydie, porte de Montreuil (20e), une banderole annonce la couleur. Les riverains sont exaspérés par les vendeurs à la sauvette. Avec les commerçants du quartier, ils manifesteront aujourd'hui leur ras-le-bol.

Le phénomène, en marge des puces, a pris cette année une ampleur sans précédent avec trois mille stands entre l'avenue de la porte de Montreuil et le périphérique, selon les chiffres de la police. Sur des tapis ou des cartons, les plus fortunés vendent de la contrefaçon. Les autres, tout et n'importe quoi. Chaussures, vêtements, téléphones portables et même du dentifrice. Autant d'objets souvent «tombés du camion» ou trouvés dans des poubelles (lire l'encadré).

Trottoirs et chaussées impraticables

«Ça nous a tués.» David a trois magasins dans le quartier. Il assure avoir perdu 35 % de son chiffre d'affaires cette année. «A la sauvette, tout est moins cher», explique-t-il. Ce marché de la misère fait aussi fuir la clientèle. Du samedi au lundi, trottoirs et chaussées deviennent impraticables. «Ils bloquent l'accès, il y a des vols et c'est sale. Résultat, les gens font demi-tour», raconte Annie, vendeuse de vêtements aux puces.

Même agacement côté riverains. «C'est infernal, soupire Mustapha. Le week-end, on n'invite même plus nos amis.» Un vendeur est installé devant sa porte. Il est impossible de passer, à moins d'enjamber son stand. De sa fenêtre, une vieille dame fait signe. Elle n'est pas sortie depuis deux jours. Comme tous les week-ends.

«C'est devenue une pourriture cette porte de Montreuil», s'énerve Lydie. Trois policiers arrivent. Ils font remballer «les sauvettes » et écoutent les doléances de chacun. Les vendeurs attendent avec leurs sacs sur le trottoir d'en face. Les agents repartent. En une minute, tout est de nouveau en place. Commerçants et riverains jurent qu'ils finiront par «se faire justice eux-mêmes». «Ça va se terminer à coups de batte», siffle l'un d'eux. « Nous aussi, on est dans la merde, se défend Mehal. Il faut bien que l'on mange. »

Article de 20.minutes.fr - Pauline Théveniaud-10/05/2010

10:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/05/2010

Assassinat de Benazir Bhutto - L’avenir s’assombrit pour Musharraf ... grâce aussi au nouvel épouventail Faisal Shahzad, l'Américain "d'origine" pakistanaise

 

Mis en cause dans l’assassinat de Benazir Bhutto par un rapport de l’ONU, l’ancien président n’est plus à l’abri de la justice. Celle-ci semble décidée à mettre un terme à l’impunité dont il a bénéficié jusque-là.

 

Les nuages s’accumulent au-dessus de la tête de Pervez Musharraf. Selon de nouvelles accusations formulées contre l’ancien dictateur [à la tête du pays du 12 octobre 1999 au 18 août 2008], le bâtiment de la chancellerie ainsi que la résidence de l’ambassadeur du Pakistan à Jakarta – qui avaient été offerts au Pakistan par l’Indonésie – ont été, sur instructions de Musharraf, vendues en 2002 pour une bouchée de pain d’une façon totalement opaque et irresponsable.

Cette affaire est loin d’être la seule à venir entacher le bilan du général Musharraf. Le rapport de l’ONU sur l’assassinat de Benazir Bhutto en décembre 2007, publié le 15 avril, accuse l’administration Musharraf d’être impliquée dans le meurtre, pour avoir refusé d’assurer la sécurité de la dirigeante politique, et d’avoir ensuite tenté d’étouffer l’affaire. Une pétition exigeant l’ouverture d’une enquête contre Musharraf a été jugée recevable par la Haute Cour de Lahore concernant un attentat à la bombe perpétré le 17 juillet 2007. L’attaque avait pris pour cible un rassemblement de soutien au juge Iftikhar Muhammad Chaudhry, suspendu de son poste de président de la Cour suprême pakistanaise [une première fois du 9 mars au 20 juillet 2007, puis du 3 décembre 2007 au 24 mars 2009].

Le gouvernement britannique aurait par ailleurs décidé l’annulation d’une partie du dispositif de sécurité entourant Musharraf, qui vit confortablement à Londres [voir CI n° 986, du 24 septembre 2009]. Scotland Yard ne semble guère apprécier de devoir protéger un individu soupçonné par l’ONU d’avoir du sang sur les mains.

L’avenir semble également s’assombrir pour les amis de Pervez Musharraf : le général Nadeem Ejaz, ancien chef des renseignements militaires, a comparu devant une commission, le 28 avril, pour avoir joué un rôle central dans le nettoyage de l’endroit où fut assassinée Benazir Bhutto [alors qu’il aurait fallu le maintenir en l’état pour l’enquête]. La culture politique pakistanaise semble connaître un profond bouleversement. Les comptes que l’on demande à un ancien dictateur pour laver son nom largement souillé sont une première dans ce pays. Une telle exigence indique que la crainte que l’on pouvait éprouver jusqu’ici d’oser mettre en cause un ancien chef militaire devant des institutions qui l’avaient auparavant accueilli semble s’être évaporée. La regrettable culture pakistanaise de l’impunité pourrait bien avoir déjà un pied dans la tombe.

Un tel bouleversement politique, qui permet de prendre des mesures énergiques pour obtenir des coupables, quels qu’ils soient, qu’ils rendent des comptes, pourrait être le signe de l’arrivée au Pakistan d’une nouvelle gouvernance plus éclairée.

Article de Courrier International.com - 06.05.2010

 

Londres ne veut plus assurer la sécurité de Musharraf

D'après le quotidien pakistanais The News, les autorités britanniques auraient décidé d'annuler le dispositif de sécurité accordé à l'ancien dirigeant du Pakistan Pervez Musharraf, qui vit à Londres depuis avril 2009. Pas moins de quatre officiers de police britannique, ainsi qu'une voiture blindée, lui seront donc retirés et les visas de ses gardes du corps ne seront pas renouvelés. Cette décision semble avoir été prise après la publication du rapport de l'ONU sur l'assassinat de Benazir Bhutto qui accuse Musharraf d'avoir refusé de protéger la dirigeante politique alors qu'elle était menacée de mort par des groupes extrémistes. Le conseiller de Musharraf, Fawad Chaudhary, a pourtant indiqué que les mesures de sécurité offertes par la Grande-Bretagne étaient toujours en place.

Article de Courrier International.com - 27.04.2010

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La "filière pakistanaise"

 

 

New Delhi Correspondant en Asie du Sud

Encore une fois, la piste mène au Pakistan. Faisal Shahzad, l'Américain d'origine pakistanaise arrêté après l'attentat manqué à Times Square, n'est que le dernier d'une longue liste de djihadistes, ou d'apprentis djihadistes, ressortissants de pays occidentaux ayant sacrifié au pèlerinage idéologique et militant dans certains sanctuaires du Pakistan. La police pakistanaise a d'ailleurs procédé à des arrestations.

Faisal Shahzad s'était rendu à Peshawar, le chef-lieu de la province de la frontière du Nord-Ouest (récemment rebaptisée Khyber-Pakhtunwha), sas d'entrée vers la zone tribale du Waziristan, où Al-Qaida et d'autres groupes extrémistes alliés ont établi leurs bases arrière, à partir desquelles ils se projettent vers l'Afghanistan voisin ou des cibles en Occident. Cette région de peuplement pachtoune, échappant largement à la tutelle du gouvernement d'Islamabad, s'est imposée depuis 2001 comme la principale pépinière de terroristes islamistes.

Selon une récente étude réalisée par Paul Cruickshank pour la New America Fondation, un centre de réflexion américain (The Militant Pipeline, New America Foundation, février 2010), huit des vingt et un complots terroristes ayant visé des pays occidentaux entre 2004 et 2009 sont partis du Pakistan. Autre indication fournie par Paul Cruickshank, onze de ces projets d'attentats ont mobilisé des ressortissants de pays occidentaux ayant suivi une formation terroriste au Pakistan. Les attentats de Madrid en mars 2004 (191 morts), de Londres en juillet 2005 (52 morts) ou les plans avortés d'explosion d'avions sur des vols transatlantiques (août 2006), d'attentats en Allemagne (septembre 2007), à Copenhague (septembre 2007) ou dans le métro de New York (septembre 2009) s'inscrivent tous, à des degrés divers, dans cette filière pakistanaise.

Pour les djihadistes occidentaux, les zones tribales pakistanaises sont avant tout le point d'accès à l'Afghanistan, qui a pris le relais de l'Irak comme cause sacrée. Des dizaines d'entre eux - surtout Britanniques - ont ainsi passé des mois dans des camps au Sud comme au Nord-Waziristan, en attendant de pouvoir traverser la frontière afghane et de frapper les forces de l'OTAN. Mais leurs plans ont pu changer en cours de route.

Sur instruction d'Al-Qaida ou de certains groupes alliés de plus en plus aspirés par le djihad global, certains de ces militants ont été réorientés vers la préparation d'attentats dans leur propre pays afin de "punir" les Etats de l'OTAN pour leur participation à la guerre en Afghanistan. La multiplication des frappes de drones américains a quelque peu déstabilisé ces réseaux, qui, selon Paul Cruickshank, ont toutefois su "s'adapter".

LEMONDE | 05.05.10 | 14h47  •  Mis à jour le 05.05.10 | 14h48  Frédéric Bobin

 

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Jack Ruby shooting Lee Poux Ventail retourné

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04/05/2010

Silence assourdissant ... DCN - Thales - Frégates de Taïwan - la France condamnée à 1 milliard de dollars

L'Elysée, le gouvernement de droite et son opposition de gauche ont gardé le silence mardi sur la pénalité record frappant la France pour corruption lors d'une vente de frégates à Taiwan en 1991.

L'AFFAIRE DES FRÉGATES

L'affaire concerne la vente par Thomson-CSF de six frégates Lafayette pour 16,4 milliards de francs (2,5 milliards d'euros). Les bénéficiaires de commissions frauduleuses versées en Chine et à Taiwan, dont une partie aurait été reversée en France, sont demeurés inconnus du fait du secret-défense.

Cette pénalité qui pourrait atteindre un milliard d'euros, la plus forte imposée au pays en pareil cas, sera principalement à la charge des contribuables, puisque la Direction des constructions navales (DCN), publique, était à l'époque majoritaire à 73% aux côtés de Thomson devenu Thales.

Le verdict d'un tribunal arbitral rendu public lundi impose à titre principal le paiement à la DCN (donc à l'Etat français) et à Thales de plus de 600 millions de dollars.

Les intérêts sur la majeure partie de cette somme depuis dix ans restent à calculer. La facture pourrait donc dépasser le milliard de dollars. Thales estime dans un communiqué que le total atteindra 819 millions de dollars (630 millions d'euros).

Le dossier n'est pas totalement refermé, Thales, auquel revient 27% de la facture, ayant annoncé son intention de saisir la cour d'appel de Paris d'un recours en annulation.

Le ministère de la Défense de Taiwan a protesté mardi contre cette démarche. "Nous exigeons que Thales se soumette à la décision de la cour d'arbitrage. Le ministère souligne que cette affaire est liée aux intérêts nationaux et à la réputation de l'armée", dit-il dans un communiqué.

SARKOZY NE MENTIONNE PAS L'AFFAIRE

En visite mardi en Bretagne aux chantiers de la DCNS à Lorient (Morbihan), Nicolas Sarkozy n'a pas fait mention de l'affaire. Lors de ce déplacement, Luc Vigneron, patron de Thales, s'est refusé aussi à tout commentaire.

Patrick Boissier, patron de DCNS (entité juridique ayant succédé à DCN) a déclaré aux journalistes: "Je n'ai pas de commentaires à faire, ça concerne Thomson CSF, cela remonte à vingt ans et DCNS n'est absolument pas concernée".

Le sujet n'a pas été abordé lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. Il n'y a eu aucun communiqué officiel.

En octobre 2008, un non-lieu avait été prononcé dans l'enquête pénale ouverte en 2001, après la découverte en Suisse de plus de 500 millions de dollars sur les comptes bancaires d'Andrew Wang, intermédiaire taiwanais intervenu dans la vente.

Au cours des années 2000, le secret-défense a été opposé aux juges d'instruction français Renaud Van Ruymbeke et Xavière Simeoni par le ministère des Finances sous la gauche (Laurent Fabius) comme sous la droite (Francis Mer et Thierry Breton).

Ils ont tous refusé de remettre les listes des bénéficiaires de commissions commerciales déclarées en 1991 par Thomson et la DCN, déposées en vertu d'une procédure étant alors obligatoire.

Plusieurs conséquences de cette affaire ont ces dernières années émaillé la vie judiciaire. C'est le cas du procès concernant l'ancien n°2 d'Elf Alfred Sirven et l'ex-maîtresse du ministre des Affaires étrangères de 1991 Roland Dumas, Christine Deviers-Joncour, qui ont réclamé de l'argent à Thomson en prétendant être intervenus dans l'affaire.

Le dossier des faux listings de l'affaire Clearstream, transmis au juge Van Ruymbeke en 2004 et qui prétendaient compromettre notamment Nicolas Sarkozy dans l'affaire des frégates, est aussi un dommage "collatéral" du dossier.

Par ailleurs, demeurent mystérieux les décès de Thierry Imbot, ex-agent des services secrets français à Taiwan, mort en tombant par la fenêtre de son logement le 10 octobre 2000, et d'un ancien cadre de Thomson ayant négocié le contrat, Jacques Morisson, lui aussi tombé de la fenêtre de son appartement, le 18 mai 2001, à Neuilly-sur-Seine.

Article de L'Express- Par Reuters, publié le 04/05/2010

vas'y_saute_avec_Mike.jpg Oui, ils ont sauté, comme Mike ...



Si aucune personnalité n’a été poursuivie dans le dossier des frégates, la France va devoir régler une amende considérable à Taïwan.

Environ 545 M€ seront à la charge des contribuables.

 

Au bout de dix années de procédures, la Cour internationale d’arbitrage a rendu sa sentence. Au terme d’un document de 100 pages, elle condamne la à payer une amende d’environ 1 milliard de dollars (759 M€) à Taïwan, pour avoir versé des commissions illégales lors du fameux des frégates. L’essentiel de cette amende, soit environ 545 M€, devrait être payé par les contribuables français.



1 Pourquoi la est condamnée ?
En 1991, la société publique Thomson (rebaptisée Thales) et la marine de Taïwan signe un contrat pour la vente de six frégates militaires. L’article 18 de ce contrat (dénommé Bravo) interdisait le recours à des intermédiaires et prohibait le versement de commissions. Or, depuis le début des années 1980, Thales a fait intervenir pas moins de trois réseaux pour tenter de décrocher ce mirobolant marché. Principal intermédiaire : Andrew Wang, un homme d’affaires d’origine chinoise, aurait touché près de 500 millions de dollars de la part des Français. Deux autres réseaux sont intervenus : celui de Lily Liu et celui d’Alfred Sirven.  Résultat : « Le contrat prévoyait que, si des commissions étaient versées, leur montant serait rétrocédé à la partie adverse, indique un avocat du dossier. Les juges arbitres ont, au moins partiellement, suivi cette clause. »

2 Combien va-t-elle payer ?
Les juges arbitres ont condamné la France à payer 591 millions de dollars (près de 450 M€) à Taïwan. S’ajoutent à cette somme les intérêts courant depuis août 2001, date de la saisine par les Taïwanais du tribunal arbitral. La totalité des frais de procédure est également à la charge des Français. « Au total, le montant de l’amende pourrait presque doubler », estime un membre du cabinet Dechert, qui défend la partie taïwanaise. L’ardoise pourrait atteindre « entre 800 000 $ et 1 milliard de dollars », précise-t-il, soit entre 600 M€ et 750 M€.

3 Qui va payer cette somme ?
Officiellement, c’est la société Thales qui est condamnée, en tant que société ayant signé le contrat initial de 1991. Mais en réalité, l’Etat français paiera la quasi-totalité de cette somme. Ce dernier devra s’acquitter de 72 % du milliard de dollars d’amende (soit un maximum de 545 M€), contre 28 % (soit un maximum de 210 M€) pour Thales. Ces montants correspondent aux parts de chacun, précisées dans le contrat. L’Etat français, même s’il n’était pas directement signataire, était en effet le principal maître d’oeuvre des frégates. Au final, ce seront donc les contribuables qui devront régler l’ardoise.
Hier, les services de Bercy se refusaient à faire tout commentaire, renvoyant leurs interlocuteurs à un hypothétique communiqué. En coulisses, on masquait mal un certain agacement. « De toute façon, en fin de parcours, c’est l’Etat français qui paiera », indique une source proche du dossier. Chez Thales, on fait profil bas.

4 Peut-on échapper à cette amende ?
« Vu les montants en jeu et le contexte de crise, la France ne peut pas se permettre d’accepter cette condamnation sans ciller », estime une source proche du dossier. Si la sentence arbitrale ne peut en aucun cas faire l’objet d’un appel, Thales a en revanche déposé un recours en annulation devant la cour d’appel de Paris. A l’appui de cette démarche, un incroyable scénario est évoqué : celui d’une demande de levée du secret-défense. Opposé au juge Van Ruymbeke durant toute l’instruction, le secret-défense « aurait abouti à une inégalité des armes, entre la France et Taïwan » devant les juges arbitres. « Nous n’avons pas pu démentir un certain nombre de contre-vérités », indique un avocat de Thales.

Article Le Parisien - 4/05/2010

 

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Taïwan demande à Thales de se soumettre à la condamnation

L'Etat français et Thales devront payer 630 millions d'euros de dédommagements. L'armée taïwanaise a fermement invité mardi le groupe français Thales à se soumettre à cette décision.

La France et le groupe Thales ont été condamnés lundi par la Cour internationale d'arbitrage à verser 630 millions d'euros à Taïwan, dans le cadre de l'affaire des frégates.

"Nous exigeons que Thales se soumette à la décision de la cour d'arbitrage", a déclaré mardi le ministère de la Défense nationale taïwanaise dans un communiqué. "Le ministère souligne que cette affaire est liée aux intérêts nationaux et à la réputation de l'armée", a-t-il ajouté.

Dans le détail, la partie française a été condamnée à "482 millions de dollars US" (soit 365 millions d'euros) auxquels s'ajoutent des d'intérêts depuis août 2001, a précisé Thales dans un communiqué.

A cette somme, il faut en outre ajouter des intérêts calculés à partir "du 22 août 2001" et l'intégralité des frais de la procédure d'arbitrage, qui a duré près de 10 ans. La note finale pourrait ainsi avoisiner le milliard de dollars.

L'affaire remonte à 1991, date à laquelle la France signait un contrat d'armement avec Taïwan prévoyant la vente par Thomson (aujourd'hui Thales) de six frégates. Elles furent livrées quelques années plus tard, de 1996 à 1998.

Mais l'article 18 du contrat "Bravo", nom de code du dossier des frégates, interdisait explicitement de rémunérer des intermédiaires sous peine de restitution à Taïwan des fonds versés. Or une enquête menée par un magistrat suisse a démontré que des sommes importantes avaient bien été versées par Thomson à des intermédiaires dont le principal, Andrew Wang, avait été chargé de convaincre Taïwan de choisir les navires français. Cette découverte a conduit Taïwan à saisir un tribunal arbitral en 2001 pour obtenir le remboursement des commissions.

Bien que Thomson - Thales ait été le chef de file du contrat "Bravo", 70% du contrat des frégates est revenu à la Direction des constructions navales (DCN), entreprise publique, dont l'intervention dans le contrat était garantie par l'Etat. Selon plusieurs sources proches du dossier qui se sont exprimées avant la décision notifiée lundi, en cas de condamnation de Thales, l'Etat aurait donc à régler 70% de la somme totale et Thales 30%.

Thales a déjà fait savoir qu'il contestait "le fondement même de cette condamnation". "La société mettra en oeuvre tous les recours à sa disposition et formera notamment un recours en annulation contre cette sentence devant la Cour d'Appel de Paris", a assuré le groupe français. (Source Europe1/ Reuters)

Article de SFR info -mardi 04 MAI 2010

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01/05/2010

"Bavure" française en Afghanistan : 4 enfants tués ...

A l'issue de trois semaines d'enquête, l'armée française a reconnu jeudi avoir tué accidentellement quatre jeunes civils afghans lors d'un tir de missile terrestre antichar visant des insurgés.

Hervé Morin, le ministre de la Défense est ce vendredi en visite à Mexico. Il a dit "regretter profondément" ce "dramatique et terrible concours de circonstances". Ce dernier date pourtant du 6 avril dernier et se tenait à des milliers de kilomètres de là. Après trois semaines d'enquête, l'armée française a reconnu jeudi avoir tué par erreur quatre jeunes civils afghans à la suite d'un tir de missile terrestre antichar à destination d'insurgés.

L'enquête a été officiellement et publiquement "close" lors du point-presse hebdomadaire du ministère de la Défense. Celle-ci a permis d'établir que c'est bien "le tir français" d'un missile Milan (Missile d'infanterie léger antichar) qui avait provoqué la mort de ces quatre jeunes. Retour en arrière. Ce 6 avril, une opération associant des soldats français et afghans dans la vallée de Bedraou parvient à repérer "un renforcement insurgé" préparant "une manœuvre de débordement", selon les termes de l'amiral Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major des armées.

"Polycriblés"
"Sept insurgés armés à 1500 mètres derrière un mur" sont signalés. Une heure plus tard, "aucun mouvement civil" n'ayant été détecté, "le commandant du bataillon de Kapisa" autorise le tir de missile. Quelques semaines plus tard, ce sera l'interrogatoire sur son lit d'hôpital du seul survivant d'un groupe de cinq adolescents, caché des tireurs par des arbres, qui permettra d'établir les circonstances de la mort des quatre civils, "polycriblés" par des éclats alors qu'ils se trouvaient à "une quinzaine de mètres" à peine des insurgés visés.

Le fameux "concours de circonstance" évoqué par Hervé Morin. Selon le porte-parole de l'état-major, "il y a régulièrement dans cette province de Kapisa des combats assez durs, dans une région où la population est assez dense, avec donc des règles d'ouverture du feu très strictes qui jusqu'à présent avaient permis d'éviter un incident malheureux". Le ministre de la Défense a, lui, tenu à préciser que "l'armée française a respecté de toute évidence toutes les procédures" d'engagement lors de cet incident et que les soldats français "n'ont pas fauté".

"A notre connaissance"
Christophe Prazuck : "A notre connaissance, c'est la première fois qu'un tel évènement se produit pour les militaires français." Il n'en demeure pas moins que la mort de civils n'en finit plus de faire monter la pression entre le président afghan, Hamid Karzai, et les forces internationales. Le 12 avril dernier, l'Otan a encore tué quatre civils en ouvrant le feu sur un autobus.

"Les morts résultant des activités des insurgés sont trois fois plus importantes que celles causées par les forces pro-gouvernementales" en 2009, se défend l'ONU dans une étude récente. Dans laquelle on apprend également que 2412 civils ont été tués en Afghanistan cette même année. Une hausse de 14% par rapport à 2008 et le bilan le plus lourd depuis le début de la guerre en 2001.

Hamza Hizzir, avec agence Metrofrance.com

 

BAVURE - L'armée française admet avoir tué par erreur quatre jeunes civils afghans

Cette fois, l'armée française a acquis la certitude que c'est bien le tir d'un missile antichars Milan qui a causé la mort de quatre jeunes civils afghans, le 6 avril dernier. Cette annonce a été faite jeudi par l'amiral Christophe Prazuk, porte-parole de l'état-major des armées, à l'issue d'une enquête de trois semaines conduite conjointement par l'IJC (ISAF Joint Command) et par le représentant du chef d'état-major des armées en Afghanistan, le colonel Jacques Lapassé. Selon l'état-major des armées, les faits se sont produits lors d'une opération associant des soldats français et afghans dans la vallée de Bedraou. À cette occasion, les troupes engagées venant des deux GTIA de Kapisa et de Surobi font l'objet de prises à partie sporadiques et détectent un renforcement des insurgés, qui laisse prévoir "une manoeuvre de débordement", explique l'amiral Prazuk. Un groupe d'intervention constitué par les servants d'un poste de tir de missiles Milan et des tireurs d'élite repère "sept insurgés armés" à 1,5 km de leur position, cachés derrière un mur. Suivant les procédures, et après avoir constaté qu'aucun mouvement de civil ne s'était produit au bout d'une heure, ils demandent l'autorisation de tirer un missile Milan, que leur "accorde le commandant du bataillon de Kapisa".

Environ une heure après ce tir, une voiture se présente au camp de Tagab, et demande à voir des médecins. À bord du véhicule se trouvent cinq jeunes civils, âgés de dix à quinze ans, "polycriblés" par des éclats. Évacués par hélicoptère vers l'hôpital de Kaboul, quatre jeunes décèdent des suites de leurs blessures. Le cinquième, toujours hospitalisé, est hors de danger. Son témoignage a été très précieux lors de l'enquête. Le porte-parole a indiqué lors d'un point de presse tenu au ministère de la Défense qu'il y a "régulièrement dans cette province de Kapisa (est) des combats assez durs, dans une région où la population est assez dense, avec donc des règles d'ouverture du feu très strictes qui jusqu'à présent avaient permis d'éviter un incident malheureux".

On indique à l'état-major des armées que les familles des victimes seront suivies par la PRT (Provincial Reconstruction Team), et indemnisées. Il n'en demeure pas moins que les victimes civiles afghanes du conflit sont de plus en plus nombreuses. Un récent rapport de l'UNAMA, la mission de l'ONU en Afghanistan, estime que 2.412 civils ont été tués en Afghanistan en 2009 . En hausse de 14 % par rapport à 2008. Selon ce rapport, ces décès de civils sont imputables pour un quart à l'IASF et aux forces gouvernementales afghanes, et pour les trois quarts aux insurgés.

Publié le 29/04/2010 à 18:56 - Modifié le 30/04/2010 à 07:32 Le Point.frJean Guisnel

 

NATO Investigates 3 Afghan Civilian Deaths

KABUL, Afghanistan — The French military took responsibility on Friday for killing four Afghan children during a missile strike in early April, and NATO said it was investigating allegations of a military convoy gunning down two Afghan women and a girl in southeastern Afghanistan.

The reports underscore concern over rising civilian deaths caused by the American-led military coalition as troops step up operations across the country. Last June, the new NATO and American commander, Gen. Stanley A. McChrystal, instituted guidelines credited with reducing civilian casualties caused by Western military forces.

That downward trend has abruptly been reversed: In the first three months of 2010, at least 72 Afghan civilians were accidentally killed by troops, compared to about 30 killed in the same period last year, according to a NATO official in Kabul.

The latest allegations of civilian deaths were in some dispute. On Friday, Afghan officials said international forces killed two Afghan women and a girl riding in a car in Zabul Province as they approached a military convoy stopped on the road to remove a buried bomb.

A spokesman for the Interior Ministry in Kabul, Zemary Bashary, said “foreign forces” had killed the women in Zabul.

Mohammed Jan Rasool Yar, a spokesman for the Zabul governor, said the Afghan authorities had not determined which military unit shot the women. He said the driver of the car, a man, was wounded and hospitalized.

As troops defused the bomb, Mr. Yar said, a Toyota approached. They “tried to stop them, but they did not stop,” he said, and troops opened fire.

But while a NATO spokesman in Kabul said early Saturday morning that one military convoy had fired warning shots at a civilian car, he said that the driver stopped and there were no casualties. The spokesman said that NATO forces were continuing to investigate the allegations of civilian casualties in Zabul, but that they had no confirmation of any involvement by NATO troops.

Also on Friday, the French military said its own investigation found that its forces killed four children during a fight with insurgents on April 6 in Kapisa Province, north of Kabul.

According to Rear Adm. Christophe Prazuck, a French military spokesman, French and Afghan forces were setting up a combat outpost when insurgents attacked in the Bedrau Valley. Forces at a checkpoint returned fire and drove them back, he said.

As the militants regrouped, French observers spotted seven insurgents hidden behind a wall, and troops fired one antitank missile.

Thirty minutes later, a civilian vehicle arrived at the checkpoint with four children, ages 10 to 15, said to have been wounded in the attack, and another child who had already died. Three of the wounded children died shortly thereafter.

“The children were near the insurgents and beneath a tree,” Admiral Prazuck said. “No civilian activity had been observed.”

A French military investigation concluded in recent days. No further investigation or punitive measures are planned, Admiral Prazuck said.

Late Wednesday night, a relative of an Afghan member of Parliament was shot and killed during an operation involving NATO forces in Nangarhar Province, setting off angry demonstrations the following morning that blocked the main road to Kabul for an hour amid chants of “Death to America.”

The lawmaker, Safia Sidiqi, said troops came to her house just before midnight. She was in Kabul at the time, but she said her brother had called her to say there were thieves outside the house. She said she had called the provincial police and was told that American troops were conducting an operation.

“They came to my house intentionally and killed one of my family members,” she said. “The Americans knew this was my house.”

NATO officials said troops from a joint NATO-Afghan force had killed “one armed individual” while pursuing a “Taliban facilitator.” In a statement, NATO said the man had been shot and killed after aiming his weapon at the troops and ignoring commands and hand signals to lower his gun.

Richard A. Oppel Jr. reported from Kabul, and Scott Sayare from Paris. Sharifullah Sahak contributed reporting from Kabul.

20:53 | Lien permanent | Commentaires (3) |

Dammarie-les-Lys : ETA "rectifie" le tir

Par communiqué de presse, l'ETA accuse la police française d'être à l'origine de la fusillade qui a coûté la vie à un policier français le 16 mars, et appelle aux "compromis de toutes les parties".

Dans un communiqué écrit en basque et adressé au quotidien Gara, l'organisation armée basque ETA accuse la police française d'être à l'origine de l'échange de tirs au cours duquel un policier français est mort, le 16 mars, à Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne).

Madrid et Paris, qui ont rapidement rendu l'ETA responsable de la mort du policier, doivent "s'interroger" sur leurs responsabilités actuelles, la résolution du conflit consistant à "abandonner le chemin stérile de la répression et, à travers le dialogue et la négociation, à se positionner en faveur d'une solution démocratique basée sur le respect de la volonté du peuple basque".

Selon l'ETA, la fusillade trouverait son origine dans l'action de la police française contre ses militants, et en aucun cas l'inverse : "ce sont eux (les policiers français) qui ont approché les gudaris ("soldats" en basque, ndlr) d'ETA pour les séquestrer et qui ont été les premiers à tirer", insiste le communiqué.

Elle affirme qu'après avoir "neutralisé" et "séquestré" ce soir-là quatre militants de l'ETA, la police française "a tiré deux fois en direction d'un militant au sol et sans arme".

Trois autres membres de l'ETA se seraient alors approchés et ont ordonné aux policiers français de "jeter leurs armes et de s'en aller", explique le texte, selon lequel deux policiers ont commencé à se retirer pendant que d'autres ont pointé leurs armes et commencé à tirer.

"C'est ainsi qu'ont débuté les tirs", assure le texte, qui affirme que les "militants d'ETA ont tiré neuf coups de feu, les policiers français, beaucoup plus".

Dans la fusillade, un policier français, Jean-Serge Nérin, 52 ans, a été tué dans la fusillade qui a suivi, et un militant basque de 27 ans, qui a affirmé appartenir à l'ETA, a été arrêté.

Dans un conflit "où les garanties et les compromis de toutes les parties sont nécessaires pour construire un scénario démocratique qui garantira une sortie solide et permanente", ce communiqué intervient alors que le Pays Basque célèbre ce week-end l'Aberri Eguna ("jour de la patrie").

Dans son communiqué, ETA considère que, face à une "photographie politique éclaircie du Pays Basque", ne subsisterait qu'un seul dilemne : "rester enchaîner à la France et l'Espagne ou choisir l'indépendance qui ouvre la porte au développement social, politique, culturel et économique du Pays Basque".

"Entre ces deux projets", conclut le communiqué, "'l'intention d'ETA est de porter une confrontation démocratique qui respectera ce que les citoyens basques décideront, dans un scénario sans violences, sans limites et sans ingérences".

Le communiqué se termine par des condoléances adressées aux proches du militant basque Jon Anza, dont le corps sans vie a été retrouvé dans un hôpital de Toulouse le mois dernier.
04/04/2010 | eitb.com

08:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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