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31/03/2010

Strasbourg : coup de feu au lycée Jean Monnet - Chi va piano va sano ...

 

le 31/03/2010 à 13h58 L' Alsace

Strasbourg : coup de feu au lycée Jean Monnet ce matin

 

Un individu cagoulé et armé d’un pistolet d’alarme s’est introduit ce matin vers 9h dans une classe de 2nde du lycée Jean Monnet à Strasbourg.

 

Il a tiré un coup de feu avant de prendre la fuite sans être inquiété.

 

Alertée, la police est arrivée sur place vers 11 h.

 

 

garcia-large.jpg

Prudence est mère de sûreté.

17:31 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/03/2010

CRA du Mesnil-Amelot

Manif devant le CRA du Mesnil-Amelot

AFP
29/03/2010 |

Environ 300 personnes se sont réunies aujourd'hui à l'appel d'une quinzaine d'associations près du nouveau centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot, en Seine-et-Marne, formant un cercle de silence pour dénoncer son ouverture.

"Ce qui se passe avec la construction de ce nouveau centre de rétention est expressif de cette déshumanisation de la politique à l'égard des étrangers", c'est "important de dire notre honte et notre outrage", a affirmé Alain Richard, Franciscain de la communauté de Toulouse, à l'initiative des cercles de silence.

Derrière des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "non au traitement inhumain des immigrés" ou encore "non à l'enfermement des enfants", 300 membres d'associations, riverains ou élus locaux se sont réunis à plusieurs centaines de mètres du nouveau CRA, sans pouvoir accéder à son entrée principale, la route étant bloquée par la police. Plus de 800 messages écrits à destination des retenus étaient également affichés sur un long drap blanc porté par les participants.

Le plus grand centre de rétention de France

Ce nouveau CRA qui devait initialement ouvrir aujourd'hui n'a toujours pas de date officielle d'ouverture. "Nous ne laisserons pas mettre les enfants en prison" a martelé Richard Moyon du Réseau Education sans Frontières (RESF), avant de dénoncer "une chasse à l'enfant intensive" avec l'ouverture de ce nouveau CRA qui comptera 40 places pour des familles. Dominique Nogueres, vice-présidente de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) a regretté l'existence d'une "cité judiciaire à l'intérieur du CRA", qui "éloignera le plus possible les étrangers d'une justice digne et responsable".
Entouré de hauts grillages, de barbelés, de haies épineuses et d'un chemin de ronde, surmonté d'un mirador, le centre est équipé de multiples caméras de vidéo-surveillance, de détecteurs de mouvements et de portes à ouverture magnétiques contrôlés à distance, selon la Cimade, seule ONG autorisée à y intervenir. Dans ce centre de rétention, le plus grand de France, qui va se rajouter au premier CRA de Mesnil-Amelot, il y aura 240 places.(le Figaro)

Le Cra pas encore ouvert, déjà critiqué

Créé le 26.03.10 à 03h39
Mis à jour le 26.03.10 à 03h39
Le nouveau site comportera 2 CRA de 120 places séparés par des bâtiments administratifs.
Le nouveau site comportera 2 CRA de 120 places séparés par des bâtiments administratifs./ S. POUZET / 20 MINUTES

Immigration Un deuxième centre de rétention administrative doit ouvrir au Mesnil-Amelot (77)

Le nouveau centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) n'a pas encore ouvert qu'il fait déjà parler de lui. D'après les associations, l'édifice ressemblerait davantage à une prison qu'à un centre de retenue pour les sans-papiers, censés demeurer libres de leurs mouvements. « On ressent une froideur sécuritaire dans cet établissement carcéral », dénonce Clémence Richard, correspondante à la Cimade. Une délégation de l'ONG de défense des droits des migrants a pu visiter à plusieurs reprises le bâtiment avant son ouverture, prévue dans quelques semaines.

Univers carcéral et sécuritaire
Grillages, haies épineuses, barbelés, caméras, détecteurs de mouvements… Il faudra montrer patte blanche à l'entrée. « La police aux frontières contrôlera les entrées et même les déplacements à l'intérieur des bâtiments », déplore Damien Nantes, responsable du service défense des étrangers à la Cimade. « Ils sont retenus pour une faute administrative. On ne peut pas les considérer comme de dangereux délinquants. » Sans compter le bruit incessant des avions qui atterrissent à Roissy, dont une des pistes est dans l'axe des bâtiments.

Un bâtiment jugé « illégal »
La CRA du Mesnil-Amelot pourra « accueillir » jusqu'à 240 retenus (lire encadré). Problème, le décret du 30 mai 2005 fixe une limite de 140 places pour les centres de rétention. Les autorités justifient ce surnombre par une division du site en deux CRA séparés d'une route, mais ce n'est pas l'avis des associations. « Il n'y a qu'une seule entrée, un seul tour de ronde pour les gardiens, un seul grillage autour de l'enceinte. Il n'y a donc bel et bien qu'un seul CRA, de 240 places, ce qui est illégal », estime Damien Nantes. « C'est faux. Nous communiquerons une fois les travaux terminés », répond-on au ministère de l'Immigration. L'association a déposé un recours devant le tribunal administratif en janvier pour annuler l'arrêté ordonnant l'ouverture de l'établissement.

Un « village judiciaire » dans le CRA
L'idée n'est pas nouvelle. La création de salles d'audience délocalisées date de 2003. Mais il y a deux ans, la Cour de cassation avait rappelé que si les tribunaux pouvaient s'installer « à côté » des CRA, cela ne voulait pas dire « à l'intérieur ». « Ce village judiciaire est bien commode. Il est à l'abri du regard du public et du contrôle démocratique », s'inquiète Patrick Henriot, du Syndicat de la magistrature. Le ministère de la Justice est d'ailleurs prêt à y mettre les moyens.
« Pour relier avec un réseau sécurisé les salles au tribunal de grande instance de Meaux et de Bobigny, cela coûterait 200 000 € chaque année. « Il n'y a plus de séparation des pouvoirs, les droits de la défense sont complètement bafoués », ajoute Marianne Lagrue, du syndicat des avocats de France.

Un camp pour les enfants
Ce sera LE centre de rétention des enfants en Ile-de-France. Deux bâtiments, soit 40 places, seront réservés aux familles. Depuis le décret de 2005 qui autorise la retenue des mineurs, 262 enfants ont été enfermés en France. « Ce n'est pas parce qu'il y a du matériel de puériculture qu'on peut les mettre en prison », dénonce la Cimade.

William Molinié


Silence en bout de piste! On expulse...

Au Mesnil-Amelot, en bordure de l'aéroport Charles De Gaulle, se trouve un bâtiment dit "village judiciaire" avec, au rez-de-chaussée, les locaux de police et, au premier étage, des salles d’audience du Tribunal de Meaux délocalisées. Le tout à l'intérieur de la clôture de sécurité entourant le Centre de Rétention Administrative qui recevra 40 personnes par jour, pour finalement en expulser une partie. Ouverture: le 29 mars 2010.

Pour les défenseurs du droit des étrangers à vivre dignement dans le pays où ils projettent leur avenir et celui de leur famille, les Centres de Rétention Administrative (CRA) représentent l'ultime étape d'une série de mauvais traitements contre lesquels il faut lutter inlassablement. Lieux d'enfermement de personnes dont le seul crime est de vivre et travailler en France sans titre de séjour, pour qui l'accès au droit ne peut se faire que dans l'urgence, où l'on place des familles complètes, ils génèrent des tensions mortelles; mutilations, suicides, incendies.

Le nouveau CRA de 240 places ouvre ses portes (si l'on ose dire...) le 29 mars 2010. Nous relayons l'appel à marquer l'opposition à cette ouverture par un Cercle de Silence sur place.

Martine et Jean-Claude Vernier

Ce centre sera le plus grand de France. Il s’ajoutera au premier CRA du Mesnil-Amelot, qui compte déjà 140 places.

 

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L’entrée en fonction de ce véritable camp marque une nouvelle étape de ce que les associations de défense des droits des migrants ont qualifié depuis 2004 d’industrialisation de la rétention. D'exceptionnel, l'enfermement des personnes en situation irrégulière devient peu à peu un outil banal de la politique migratoire. C’est une première atteinte à la dignité des personnes.

Le futur centre de rétention (schema ci dessus) comptera 240 places dont 40 places réservées aux familles. Il est organisé en six "unités de vie" de 40 places, disposées autour de deux bâtiments administratifs jumeaux, eux-mêmes reliés par une passerelle de commandement. Une double enceinte grillagée et barbelée entoure l’ensemble du camp. Des dizaines de caméras et des détecteurs de mouvements complètent ce dispositif carcéral.

Comme pour le CRA de Vincennes, l’Administration utilise la fiction de deux centres de rétention mitoyens pour contourner la réglementation : celle-ci limite à 140 places la capacité d’un centre de rétention.

La construction envisagée de deux salles d’audiences à proximité immédiate du camp instituera une justice d’exception éloignée de tout regard de la société civile.

Un centre de 240 places représente une moyenne de 40 arrivées par jour (c’était le cas au CRA de Vincennes avant l’incendie du 22 juin 2008). Comme l’a montré la situation de Vincennes, ce type d’univers déshumanisé favorise, encore plus qu’ailleurs, le non-droit, les violences, les auto-mutilations et les tentatives de suicide.

Un tel camp ne pourra fonctionner qu'au mépris du respect des droits et de la dignité des personnes qui vont y être enfermées. S'opposer à son ouverture c'est défendre leurs droits fondamentaux d’êtres humains.

Nous nous opposons à l’ouverture du futur centre de rétention du Mesnil Amelot. Nous  dénonçons la criminalisation des migrants et appelons les citoyens et les élus à se mobiliser contre l’internement administratif des étrangers.

Nous appelons tous ceux qui le peuvent à venir se joindre à un cercle de silence qui se tiendra  devant le nouveau centre du Mesnil-Amelot le 29 mars à 13h 30

Nous appelons tous les prochains cercles de silence à informer sur cette ouverture et à faire signer l'appel contre celle-ci.

Pour trouver des éléments d'informations sur le camp voir le ici. Des indications (navettes mises en place, trajet) pour se rendre au Mesnil le 29 seront mises en place.

Les billets récents de Fini de rire sont ici et le sommaire complet est .

Pour être informé par courriel de la mise en ligne des nouveaux billets, nous contacter .

08:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Statement by the conspiracy of cells of fire regarding last night’s explosion - Déclaration de la "Conspiration des cellules de feu" concernant l'explosion de la nuit dernière

Rough translation; original on Athens IMC.

The past 24 hours find us in an extreme emotional antithesis…

On the one hand, great sorrow for the death of the 15-year old Afghani and the injury of his sister and on the other hand, maximum rage for the reportages of the media which totally arbitrarily and purposefully try to involve our organisation in this event. We are not usually “bothered” by the panic-ridden scenaria of the media, yet the importance of the event forces us to take a public position directly, without a connection to any attack of ours. For this reason we CLEARLY STATE THAT THE CONSPIRACY OF CELLS OF FIRE HAS ABSOLUTELY NOTHING TO DO WITH THE EVENT IN QUESTION. We know only too well that our word against the word of the Anti-terrorist unit does not have the same exposure, since the media, in a paid mission, “photograph” and slander our organisation and our supposed involvement in the explosion in the [neighbourhood of] Patisia [, Athens].

For this reason we turn to every thinking individual, in order for them to understand the dirty game that is being set.

For all the above we declare

First – as we have already written in the communique following our attack against the National Insurance “…the time given for the evacuation of the building was set with knowledge of the number of forces held by the police in the surrounding area. In the future, depending on the geographical characteristics of each area, we will set the time frame for evacuation accordingly. Our aim is material destruction and police are always warned so that they can evacuate each area on time… “. And so, it would be inconsistent and murderously careless for us to place an explosive device in a heavily populated area, without a warning call.

Second – in the case that the phone call to the [corporate TV station] ALTER did indeed take place in the morning of the same day, it would be criminal neglect for us to “abandon” the explosive device for approximately 14 hours with the possible danger of an explosion that would have passers-by as victims. THE RISK WE TAKE AS REVOLUTIONARIES PRESUPPOSES EVEN OUR MAXIMUM PERSONAL EXPOSURE AS COUNTER-BALANCE TO THE POSSIBILITY OF AN ACCIDENT. In plain words, we would neither give a time limit of 6 minutes, knowing it is impossible for an area to be evacuated in such time, nor would we leave a device exposed without us ourselves going, with our personal exposure, to pick it up. This is also part of the claim of responsibility of our choices.

Third – it is our standard tactic , in order to avoid the malfunction of each device, to always place two clocks (and not one, as it has so far been leaked by the media) so as in the case of the malfunctioning of one of the clocks, the second one to operate instead.
Fourth – always, the warning calls that we make are to at least two institutional media in order to avoid any misunderstanding on the side of the phone operators, as well as a possible cover up of the warning call, as has happened in the past to other organisations. Also, there is always a full and detailed description not only of the target where we have placed the device but also a reference to certain roads, the size of the explosive device and the relevant advice for the evacuation and sealing off of buildings (the hotel  La Mirage in Omonoia square in the case of the [neo-nazi group] Golden Dawn, the blocking off of both lanes of traffic and surrounding buildings]

Fifth – in the case of the placement of an explosive device at the house of the vice-president of the Greek-Pakistani Union in Patisia, having knowledge of the area and the mobility of migrants in the area, we gave a time limit of 20 minutes to the police and used for this reason, a low-intensity explosives (handmade black gunpowder) and not the explosive material we used at the offices of Golden Dawn or the Police Directorship for Immigrants. Also, it was no coincidence that the explosives were placed outside the storey of flats, not inside – as we wanted to avoid in any case a possible injury of the tenants. Finally, we are no judges, prosecutors or police reporters to reach easy conclusions. At the end of the day, the truth for what happened is only known by the perpetrators of the action. In the POSSIBLE CASE that the particular explosive device was placed by a Revolutionary Organisation then revolutionary dignity dictates a public claim of responsibility with the relevant self-criticism which would clear up the scene, otherwise political anonymity sabotages the revolutionary direction and “charges” an entire strategy, that of the urban guerrilla.

The conclusions are many along with the reminder that if it is really a “blind” attack then it is a very specific political tendency that finds itself to the right of the state and has a special preference for such practices (Piazza Fontana, Italy – explosive device by parstatal extreme-rightists) under certain conditions of social tension.

EVERYTHING CONTINUES…

CONSPIRACY OF CELLS OF FIRE

GUERRILLA GROUP OF TERRORISTS

NIHILIST SPLINTER

 

Mort (non) accidentelle d'un anarchiste

Paru le Mardi 03 Mai 2005  Le Courrier
LUC VAN DONGEN

Histoire ITALIE - L'attentat de Piazza Fontana, à Milan, en 1969, ne fut pas le fait d'anarchistes, mais bien de membres de l'extrême droite. Il avait pour objet de créer les conditions à l'avènement d'un régime fort en Italie.
«Toute analogie avec des événements et des personnages qui ont défrayé la chronique de notre temps serait à imputer à la subtile magie dont le théâtre est coutumier et par l'effet de laquelle, si souvent, même des histoires un peu folles, complètement inventées, se sont trouvées impunément copiées par la réalité!» C'est par ce prologue malicieux que s'ouvre la pièce de Dario Fo intitulée Mort accidentelle d'un anarchiste, qui est présentée par le Théâtre de Carouge jusqu'au 8 mai (lire Le Courrier du 30 avril).
En 1970, Dario Fo exposait courageusement, bien que sous la forme d'une farce bouffonne, ce que l'histoire retiendra sous le nom de «stratégie de la tension». Evoquant implicitement l'attentat de Piazza Fontana, à Milan, qui, le 12 décembre 1969, avait fait seize morts et plus de quatre-vingts blessés parmi les clients de la Banque d'Agriculture, Fo faisait dire à son personnage principal: «Ce massacre d'innocents à la banque n'a servi qu'à créer la tension nécessaire pour que les citoyens écoeurés, indignés par tous ces crimes de la subversion, demandent eux-mêmes l'avènement d'un Etat fort.» A ce moment, seuls les mouvements dits gauchistes, et dans une moindre mesure le Parti communiste, que Fo venait de quitter, tenaient ce discours. Depuis lors, notre connaissance des années 1969-1974 – l'apogée de la stratégie de la tension – s'est considérablement enrichie. Les travaux les plus solides, l'enquête parlementaire conduite par Giovanni Pellegrino, de même que l'instruction du juge milanais Guido Salvini, ont largement confirmé les intuitions et les insinuations de l'auteur italien.

FAUSSE PISTE

Il ne fait désormais plus aucun doute, pour l'historien, que la bombe qui explosa en ce 12 décembre ne fut pas le fait des anarchistes. La police fut aiguillée sur une fausse piste, notamment par un certain Marino Merlino, soi-disant anarchiste mais en réalité néofasciste, qui venait de fonder à des fins machiavéliques le libertaire Cercle du 22 Mars. Ni Giovanni Pinelli, qui se «suicida» dans d'étranges circonstances – c'est toute l'intrigue de l'oeuvre de Dario Fo, qui a pu s'appuyer sur les transcriptions des interrogatoires de police – ni Pietro Valpreda ne commirent l'attentat de Milan. Selon l'hypothèse la plus plausible, les poseurs de bombe à proprement parler furent des membres du groupe néofasciste Ordine Nuovo (Delfo Zorzi, Carlo Maria Maggi, Carlo Rognoni), qui étaient liés à des extrémistes appartenant à un mouvement frère, Avanguardia Nazionale (dirigé par Stefano Delle Chiaie), et à d'autres compagnons issus de la même mouvance (Pino Rauti, Franco Freda, Giovanni Ventura...). Un lien direct entre ces derniers et des agents des services de renseignements militaires, le SID, a pu être établi (Marco Pozzan, Guido Giannettini). L'implication de certains secteurs du Ministère de l'intérieur (en particulier l'Ufficio Affari Riservati), de la CIA (David Garrett) et des structures paramilitaires secrètes de l'OTAN (le réseau Gladio) n'est pas moins sûre. Comme l'est la complicité d'une partie de la justice, qui s'employa longtemps à brouiller les pistes et à disculper les coupables. Du reste, aujourd'hui, Piazza Fontana reste un crime sans coupables du point de vue judiciaire.


ALLIANCE CONTRE-NATURE

Cela dit, la part exacte de chacun des acteurs dans l'attentat en même temps que dans la stratégie de la tension, dont Piazza Fontana constitue le déclencheur, prête encore à discussion. Il se développa une combinatoire extrêmement complexe, qui mit en présence, à différents niveaux, des éléments divers aux motivations plurielles. Il n'est que de songer à l'alliance contre-nature entre des néofascistes abhorrant le régime en place et certaines instances étatiques l'incarnant par excellence. En 1969, alors que l'Italie était en plein «mai rampant», que les luttes sociales étaient à leur paroxysme, que le Parti communiste montait en puissance, que les idées progressistes et émancipatrices ralliaient toujours plus de jeunes, une fraction de la droite et de l'extrême droite unirent en secret leurs forces pour tenter de provoquer l'instauration d'un régime plus autoritaire. Pour les uns, il ne s'agissait que de susciter une reprise en main plus musclée du pouvoir, en excluant les socialistes du gouvernement et en y intégrant le parti d'extrême droite légaliste (MSI). Pour les autres, l'espoir fut sans doute de singer la Grèce des colonels et de mettre en place, par d'un coup d'Etat, une dictature militaire étouffant dans l'oeuf le processus de démocratisation en cours. L'anticommunisme fut le ciment qui souda les différentes parties en jeu. Mais il y avait encore autre chose.
L'extrême droite italienne avait été fortement influencée par les théories sur la «guerre révolutionnaire» propagées par les exilés français de l'Organisation de l'armée secrète (OAS). On sait que, traumatisés par la défaite en Indochine, des officiers français avaient mis au point une doctrine stratégique basée sur l'action psychologique, la guérilla et le harcèlement des civils, laquelle fut expérimentée durant la guerre d'Algérie. Suite à son échec, l'OAS se dissémina, notamment au Portugal, où l'un de ses protagonistes, Yves Guérin-Sérac, créa en 1966 l'Aginter Press, une centrale contre-révolutionnaire qui noua des contacts avec les néofascistes italiens. Ce n'est pas un hasard si trois des figures clés du terrorisme noir en Italie – Stefano Delle Chiaie, Guido Giannettini, Pino Rauti – comptèrent parmi les plus ardents idéologues de ladite guerre révolutionnaire après avoir, pour certains d'entre eux, aidé l'OAS. On a pu démontrer que ces trois individus avaient entretenu des liens étroits avec les croisés d'Aginter Press. Notons aussi que le 31 janvier 1968 eut lieu une réunion entre Rauti et Guérin-Sérac au cours de laquelle on préconisa certaines mesures anticommunistes, y compris d'«éventuelles actions offensives».


QUI MANIPULA QUI?

De plus, en novembre de la même année, un correspondant italien d'Aginter Press écrivait ceci: «Nous pensons que la première phase de notre action devrait être de créer le chaos dans toutes les structures du régime. Notre activité doit consister à détruire l'Etat démocratique sous couvert d'organisations communistes et prochinoises, que nous avons déjà en partie infiltrées [...]. Cela va provoquer un sentiment d'hostilité à l'égard de ceux qui menacent la paix. [...]. Nous devrions nous efforcer de convaincre l'opinion publique de l'échec et de l'incurie de l'appareil d'Etat légalement constitué, afin de nous faire apparaître comme les seuls capables de fournir une réponse sociale, politique et économique adaptée aux besoins du moment. En même temps, il nous faudrait apparaître en défenseurs des citoyens contre la désintégration entraînée par la subversion et le terrorisme.» Merlino avait égalemement été lié aux comploteurs d'Aginter Press. Et c'est en revenant d'un voyage en Grèce organisé par Rauti, en 1969, qu'il avait créé le Cercle du 22 Mars.
Peut-être l'initiative vint-elle donc de là. Croyant tenir une occasion de renverser le système qu'ils combattaient, parce que jugé à la fois bourgeois, démocratique, ploutocratique, cosmopolite, décadent et matérialiste, les ultras de l'extrême droite italienne s'associèrent à d'autres milieux prêts à s'engager sur la voie de la violence politique pour barrer la route au communisme, sûrs qu'ils étaient de pouvoir manipuler les éléments plus modérés. Mais qui manipula qui en définitive? Force est de constater qu'au lieu d'un renversement de l'ordre établi, on assista à son renforcement. I

08:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/03/2010

De la "kale borroka" de Pampelune au braquage de la Sidam...

Le compte des armes n'est pas le même entre les infos données par les Journaux Français et Espagnols...le taux de change, sans doute...

Surlignage, mise en gras et barbouillage par Probe

Pottoka Tchopendoz.jpg

Aspurz, a été interpellée en possession d'une arme de poing. On précisait de source judiciaire que cette arme provient d'un stock dérobé en 2006 dans une manufacture d'armes à Vauvert (Gard) (Nouvel Obs - AP | 21.03.2010 )

 

La piste de l'ETA privilégiée après un vol d'armes dans le Gard

LE MONDE.FR avec AFP | 25.10.06

Extraits :

Lundi en début de soirée, deux hommes et une femme encagoulés s'étaient présentés au domicile de la gérante de l'entreprise Sidam à Vauvert, dans le Gard, qui vend notamment des armes de poing. Après avoir annoncé à la gérante l'enlèvement de sa belle-fille et de ses deux petits-enfants, les hommes ont finalement amené celle-ci à ouvrir les locaux de l'entreprise. Les trois personnes ont fait main basse sur quelque 200 armes de poing et pièces (barillets, canons...), qu'ils ont chargés dans un 4 × 4 avant de prendre la fuite. Simultanément, un autre groupe de deux ou trois personnes s'est rendu au domicile de la belle-fille, qu'ils ont emmenée ainsi que ses deux enfants dans un véhicule...

 

"ACTIONS VIOLENTES,  ÉQUIPES DÉTERMINÉES,  PRÉMÉDITATION INCONTESTABLE"

Si les ravisseurs ont opéré sous "l'intimidation", en revanche "aucun coup n'a été porté" aux otages, a ajouté M. Gelli. Le procureur a également parlé d'"actions violentes, d'"équipes déterminées, de "préméditation incontestable" puisque les voleurs ont donné à la gérante les prénoms de ses petits-enfants pour la convaincre de la réalité de l'enlèvement.

"Beaucoup de gens ignoraient que cette entreprise fabriquait des armes à Vauvert", a poursuivi le magistrat, ses seuls clients étant des armuriers. Le hold-up implique donc "beaucoup de travail de préparation". "L'entreprise Sidam est une entreprise confidentielle, implantée à Vauvert depuis plus de vingt-cinq ans et qui ne souhaite pas faire de la publicité à son activité", a déclaré par la suite le maire UMP de Vauvert, Gérard Gayaud. Ce vol "n'est pas un cambriolage banal, c'est quelque chose d'un peu plus gros", a-t-il encore estimé.

L'entreprise, un bâtiment moderne de plain-pied, est située dans une zone d'activités non loin d'un centre commercial et de l'office de tourisme de Vauvert. L'étonnement était à son comble parmi les habitants de cette localité d'environ 10 000 âmes, qui ignoraient tout des faits et jusqu'à l'activité de cette entreprise très discrète.

 

Boris De La Cruz | 25.10.2006 Le Parisien

DEUX CENTS ARMES de poing ont été volées à Vauvert, près de Nîmes (Gard). Sous la menace d'un commando, une gérante de société d'armement et de munitions a été obligée d'ouvrir les portes de son entreprise. Les braqueurs, parfaitement renseignés, avaient kidnappé sa fille et ses deux petits-enfants en vue d'en faire une monnaie d'échange. La piste de l'ETA est envisagée par les enquêteurs car les malfaiteurs parlaient avec un accent espagnol, selon le procureur de la République de Nîmes. La PJ de Montpellier et la DNAT (division nationale antiterroriste) ont été saisies. Il est à peine plus de 19 heures, lundi, lorsque trois individus, deux hommes et une femme, sonnent à la porte d'une jolie villa située près de Nîmes. Une mère de famille qui se trouve seule avec ses deux enfants ouvre sans prendre garde. Un commando encagoulé fait irruption dans le hall et la menotte immédiatement. Les kidnappeurs et leurs otages quittent le domicile. Ils se rendent dans un endroit désert où la femme, âgée d'une trentaine d'années, et ses deux enfants de 7 ans et 9 mois sont ligotés dans leur véhicule. Sous la surveillance des malfaiteurs une bonne partie de la nuit, la petite famille sera finalement libérée au petit matin par les gendarmes. Une société dont les riverains ignoraient l'activité Pendant que cette opération se déroule, une autre équipe agit simultanément à quelques kilomètres de là. La gérante d'une société d'armement basée à Vauvert reçoit la visite, vers 20 heures, de trois hommes qui lui demandent d'ouvrir les portes de son entreprise. Les malfaiteurs précisent qu'ils ont pris en otage sa fille et ses petits-enfants en prenant soin de donner les prénoms des gamins. Contrainte et forcée, la gérante prend la direction de ses locaux professionnels au centre de Vauvert. Un site inaccessible, clôturé et muni de caméras. Peu de villageois connaissent cette entreprise et encore moins ce qu'elle fabrique. « Je n'ai jamais réussi à savoir ce qui se passe derrière ses murs, confie l'un des plus proches voisins. J'en ai souvent parlé avec des anciens du village qui eux-mêmes ne savaient pas trop. Ils se disaient qu'ils montaient des pièces détachées. Sur la sonnette un unique sigle Sidam est visible. » « Le commando était très bien renseigné et très bien organisé. Il a agi avec un sang-froid impressionnant », a déclaré hier le procureur de la République, Robert Gelli. Selon une source proche de l'enquête, « il paraît évident que ce groupe avait à la fois minutieusement repéré les lieux et connaissait parfaitement les habitudes des gens ». En effet, ils savaient qu'à l'heure où ils agissaient il n'y aurait pas d'homme à la maison des victimes et de la gérante. Le parquet antiterroriste de Paris a été saisi.

 

Qu'est ce que la SIDAM ?

 


SIDAM
Présente depuis plus de 20 ans sur le marché français, la société SIDAM est spécialisée dans l'importation et la distribution d'articles de chasse, de tir sportif, de tir de loisir et de défense. Forte de ses exclusivités telles que les grandes marques CZ, SMITH & WESSON, BRNO, SELLIER BELLOT, ATA, MAROCCHI, SCIROCCO, HATSAN, KRICO, FINN CLASSIC, MEOPTA, MATCH GUNS by Cesare Morini, KOZAP, ALFA, FEINWERKBAU, BSA, KOLPIN, OTIS, BRUNI, CAREER, TAU, AERON, WEIHRAUCH, et de ses co-distributions comme PIETTA, PEDERSOLI, LYMAN, UMAREX, HN, NORINCO, la société SIDAM est présente au travers du réseau d'armuriers détaillants et de l'Administration.

 

- Et vous croyez que se sont les pisseux qui ont fait ça ?

- Pour l'instant on ne peux pas encore savoir...

26-10-2006 02:50:37

ABC

MADRID. La Policía ha localizado las dos furgonetas utilizadas por ETA en el robo de 350 pistolas y revólveres en la empresa Sidam en Vauvert (Francia). Una fue hallada a unos 20 kilómetros de la armería y la otra, a 300. Esta última, una Citroën Berlingo, fue quemada por los terroristas con el fin de borrar huellas, ya que estaba en poder de ETA desde el pasado 28 de marzo, día en que la robaron en Peyriac Minervois. La segunda furgoneta utilizada por los terroristas es propiedad de la empresa Sidam y, en su interior, la Policía encontró varias cajas vacías de la armería asaltada. Los investigadores creen que la abandonaron tan cerca de Vauvert, a unos 20 kilómetros, porque no quisieron arriesgarse a circular durante mucho tiempo con ella.

 

Dos hombres y una mujer asaltaron a punta de pistola una empresa cerca de Nimes

AGENCIAS / ELPAIS.es - Madrid - 24/10/2006

 

Un comando etarra formado por al menos tres hombres y una mujer se apoderó ayer de más de 350 pistolas en un almacén de la empresa Sidam situado en la localidad francesa de Vauvert, a unos 20 kilómetros de Nimes. Así lo piensa la policía francesa, que sigue la pista de la banda terrorista.

 

 

ETA ya atentó así en el puente de diciembre de 2004

02-09-2007 - Diariocrítico/Agencias

 

Asimismo, fueron halladas tres pistolas, todas ellas del calibre 9 milímetros. Dos de ellas son de la marca Browning y una tercera de Smith & Wesson. De ésta última se coteja en los archivos policiales por si fuera una de las alrededor de 350 que de esta marca y calibre robó ETA en una empresa de Vauvert en octubre de 2006.

ABANDONADO EN UN TAXI.

Antes de eso, el pasado 19 de julio, un etarra --tras percatarse de la proximidad de un control de la Guardia Civil-- huyó abandonando en el taxi en el que viajaba desde Castellón a Tarragona una bolsa de deportes que contenía una fiambrera de color blanco con seis detonadores, dos temporizadores del tipo lapa preparados con ampolla de mercurio, una bolsa con cordón detonante y otra bolsa de plástico con un polvo blanco que podría ser pentrita.

Por su parte, el 11 de julio, son detenidos en Angulema (sur de Francia) dos presuntos integrantes del 'aparato militar' de ETA, Iker Mendizábal, que estaría al frente del subaparato de aprovisionamiento de armas y explosivos, y Jon García González, miembros de la dirección de logística.

En la furgoneta robada que conducían en el momento del arresto se les incautó distinto material utilizado por la banda para la fabricación de artefactos explosivos, entre el cual había un centenar de bolsas con hidróxido de magnesio, así como una pistola automática y un revólver marca "Smith & Wesson", proveniente del robo a mano armada cometido por miembros de ETA, el 23 de octubre de 2006, en la sociedad 'Sidam' de Vauvert.

 

 

http://www.mir.es/DGRIS/Notas_Prensa/Ministerio_Interior/...

  • Un revólver marca “Smith & Wesson”, calibre 38 especial con número de serie CJV3248 y otros 4 cartuchos. Este revolver proviene del robo a mano armada cometido por miembros de ETA, el 23 de octubre de 2006, en la sociedad “Sidam” de Vauvert.

     

     

Detenido en París un etarra ebrio que tenía un arma robada durante la tregua

26.05.09 -

FERNANDO ITURRIBARRIA

| CORRESPONSAL. PARÍS


La Policía francesa detuvo ayer lunes de madrugada en el centro de París al presunto militante de ETA Iker Esparza Ortega ...

En el momento del arresto, Esparza Ortega arrojó al suelo el arma que portaba sin hacer ademán de utilizarla. Es un revólver marca Smith & Wesson del calibre 38 que forma parte de las 344 armas de fuego robadas en el atraco a la empresa Sidam de Vauvert, cerca de Nîmes, perpetrado por un comando de ETA en octubre del 2006, durante el último alto el fuego mantenido por la banda.

El automóvil en el que viajaba, un Peugeot 407, había sido robado el pasado mes de enero en el departamento de Vienne (oeste de Francia) y llevaba placas de matrícula falsas correspondientes a la provincia de Isère (este del país).

 

douane14.jpg

 

22:10 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/03/2010

Carla, Smith, Wesson & moi...et la "kale borroka"

AmiE de lutte,  sais-tu que Carla nous a annoncé aujourd'hui une bien triste vérité :

"La rumeur fait partie de la nature humaine même si elle est un avilissement. Elle a toujours existé", a-t-elle jugé. Avant d'enfoncer : "Mais je méprise celle qui vient d'un blog internet et qui est signée Mickey ou Superman (en  même temps faut être un peu naïve pour croire un mec qui signe Superman, non...si ?). Je méprise aussi les soi-disant journalistes qui se servent des blogs comme d'une source crédible."

C'est donc sous cette angle ( et en rouge) que je vais décortiquer les articles de " journalistes qui écrivent dans de vrais journaux de la presse officielle."

Mais tu t'en doutes, je ne suis pas allé chercher des articles dans des journaux d'investigations comme Voici ou sur un site web comme Pure People...

A la lecture d'un article de Médiapart déjà posté sur Probe, je me suis mis à faire quelques simples "recherches" derrière mon clavier...oui, je sais, amiE de lutte, je m'étais déjà attelé à cette tâche depuis un certain "11"...pas septembre, tu t'en doutes...

laisser venir à moi les petits enfants...non, le blond, là....jpg

De la crédibilité "des sources", regard sur deux articles


Un policier aurait été tué par un militant d’ETA au cours d’un braquage

LE MONDE | 16.03.10 | 21h58  •  Mis à jour le 17.03.10 | 16h07

 

 

Extraits :

Un policier est mort, mardi 16 mars, près de Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne), tué par des hommes armés ( supposition, peut-être 1 seul tireur...) qui venaient de braquer le garage automobile, Auto Contact, (faux, c'est Contact Auto ) où ils s'étaient emparés de six voitures (6 voitures)après avoir menacé le gérant et l'un des employés.

 

Il était un peu plus de 19 heures, lorsque la fusillade a éclaté. Une patrouille de police composée de quatre fonctionnaires (4, à fortiori, des hommes avant tout...) circulait à proximité de la concession automobile à Villiers-en-Bière, non loin de Dammarie-les-Lys. La patrouille n'a pas été alertée du braquage (mis en  gras par Probe, c'est une patrouille banale ? ), mais elle a repéré quatre personnes suspectes (le flair...toujours le flair..ou des barbus...) en train de remplir le réservoir d'essence (en cette période de crise, hé oui,  c'est forcément suspect que de faire le plein) de quatre voitures (4 voitures vrout...merdre il en manque déjà deux). Le contrôle a très vite dégénéré. L'un des individus a brandi une arme.(...certainement des sans papiers...)

C'est alors qu'un autre véhicule s'est approché. Deux hommes ont surgi. L'un d'eux a ouvert le feu sur les policiers. Le brigadier-chef Jean-Serge Nérin, 52 ans, s'est effondré. Il a été atteint de deux balles (deux balles ) au thorax. Le gilet pare-balles ne l'a pas protégé (à Dammarie-les-Lys on patrouille toujours en gilet pare-balle ?), le projectile étant passé sous l'aisselle. Il a été touché à l'artère pulmonaire. Il est mort une heure plus tard à l'hôpital de Dammarie-les-Lys où il avait été transporté d'urgence.

 


L'ETA à l'origine de la mort d'un policier français

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 17/03/2010 à 07:19 - mis à jour le 17/03/2010 à 11:04

 

Extraits :

Selon des sources proches de l'enquête(comme disait Carla), voici le déroulement des faits. Un vol d'une BMW (BMW, c'est comme les canards, ça fait plus cossu...) est signalé vers 19h00 (Le  Monde parle de 6 voitures ) à Dammarie-les-Lys. La voiture, avec trois hommes et une femme, est localisée ( donc à priori recherchée, car en + "on" sait qu'il y a 3 hommes et 1 femme )par un équipage de policiers dans la commune limitrophe de Villiers-en-Bière. ( L'Express parle ici d'une seule voiture et Le Monde rappelle que la patrouille n'a pas été alertée du  braquage...mystère... )

 

Au moment où les policiers tentent d'interpeller les quatre personnes dans la BMW (ici c'est 4 personnes et non 4 voitures...en même temps tu me diras, amiE de lutte, qu'il est difficile de faire le plein de 4 personnes..quoique avec du rosé m'est avis que j'en appâterait au moins deux ;-) ...), un second véhicule -vraisemblablement une Citroën (généralement on fait vite la différence...mais bon un peu de pub pour une voiture française en ces temps de crise, hein, l'ami journaliste, ça ne fait pas de mal...et tu remarquera que l'article cite 2 x BMW...)- avec deux hommes à bord s'approche. Un de ces deux hommes tire alors trois balles (3 balles) qui touchent mortellement le brigadier de police au thorax. Des (forcément les 3 autres...pourquoi "des" ?) policiers ripostent mais on ignorait en fin de soirée si un ou plusieurs agresseurs avaient été touchés(donc des policiers ripostent mais sont incapables de dire où ils tirent...c'est ce qu'on appelle les balles "perdues"...)

 

Dans la fusillade qui a suivi, les assaillants ont réussi à prendre la fuite. Mais l'un d'eux a été interpellé. Il était armé d'un 357 Magnum de calibre 11,43mm (vrout vrout vrout : le 357 Mag c'est un calibre dont la balle fait 9mm de diamètre à la louche...et c'est le 45 ACP dont la balle fait 11,43 mm ) et s'exprimait en basque (notez que d'après cette info le policier sait reconnaître le Basque). Il s'appellerait Joseba Fernandez Aspurz et serait né en 1983. Militant de l'organisation terroriste basque ETA, il serait recherché en Espagne depuis novembre 2009.( c'est à priori depuis  mars 2009 pour non présentation devant la justice )

Un avis de recherche a été lancé contre Joseba Fernandez Aspurz le 4 mars (qu'elle année ?) par la plus haute instance pénale espagnole, qui lui reproche des actes de «kale borroka» (lutte de rue, en basque). Le jeune homme ne s'est pas rendu à l'audience pour répondre de jets de cocktails Molotov contre les forces de l'ordre en marge des élections législatives espagnoles de mars 2008, à Pampelune (notez qu'à Poitiers la justice est plus expéditivé pour 2 vitrines cassées et une pile lançée...). ( Julien Ménielle - 20 Minutes 17/03/2010 )


Selon un article du Nouvel Obs (AP | 21.03.2010 )

Aspurz, a été interpellée en possession d'une arme de poing. On précisait de source judiciaire que cette arme provient d'un stock dérobé en 2006 dans une manufacture d'armes à Vauvert (Gard). Un vol attribué à l'époque à l'ETA. L'etarra présumé ne serait pas l'auteur des coups de feu mortels bien qu'il ait fait usage de son arme ce soir-là (précision ) AP (Nouvel Obs)

Selon REUTERS 17/03/2010 :

L'homme interrogé, Joseba Fernandez Aizpurua, 27 ans, a fait feu lors de l'accrochage mais n'a blessé personne.



Please, Daddy ! Make-my-day.jpg
Make my Day


Tu vois, Carlita, il n'y a pas que dans les blogs que l'on peut trouver des conneries...et généralement, dès que c'est un peu gros, c'est qu'il faudrait peut-être commencer à penser (oui...) à prendre l'article au deuxième degré...


20:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/03/2010

Sarkozy "promet" de lutter contre l'absentéisme scolaire

http://media.paperblog.fr/i/239/2397425/epad-dit-jean-sarkozy-est-2e-annee-droit-cest-L-1.jpeg

"Les jeunes qui ne peuvent pas suivre une scolarité normales seront placés dans des établissements adaptés où ils ne perturberont plus la vie des autres et où ils feront l'objet d'un accompagnement spécifique" N. S. 24/03/2010 (AFP)

Pour les jeunes en rupture avec le systeme scolaire ...

Pour les jeunes en rupture avec le systeme scolaire ... L état apporte (enfin) une réponse adaptée : l EPAD (Etablissement Public pour Adolescents en Dificultés)

L'état apporte (enfin) une réponse adaptée : l'EPAD (Etablissement Public pour Adolescents en Dificultés)

(piqué sans demander chez Le blog du pot rouge)

 

"L'absentéisme scolaire est un fléau. La responsabilité des parents doit être engagée, les sanctions en matière d'allocations doivent être effectives"

N.S. 24/03/2010 (AFP)


18:17 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Dammarie-les-Lys : l'assassinat du policier Jean Serge NERIN démontre l'imposture du discours sécuritaire.

Pris chez Médiapart

 

L'assassinat d'un policier en région parisienne amène à douter sérieusement de la sincérité de l'action politique en matière de sécurité au regard des évènements (RTV.es).

 

Le ministère de l'intérieur porte dans cette affaire une lourde responsabilité. Il est en effet paradoxal qu'un fonctionnaire de police d'un commissariat de banlieue se retrouve un soir face à un groupe terroriste armé quand on se souvient les déploiements de force consentis par ce même ministère dans le cadre de l'affaire de Tarnac.

 

Il paraît incohérent qu'un groupe de terroristes se promène en région parisienne, braque un garage, y vole plusieurs véhicules et ouvre le feu sur des fonctionnaires de police sans que les services spécialisés, très mobilisés pour poursuivre de prétendus poseurs de crochets armés de gants en en caoutchouc, ne s'en soient préoccupés avec autant sinon plus d'attention.

Il ne s'agissait pas de matériel de bricolage à Dammarie, mais d 'armes de guerre, de groupe armé violent supposant une logistique très importante pour se loger, se déplacer, s'armer, s'entraîner, se nourrir. Comment admettre une telle négligence du ministère de l'intérieur quand la région parisienne compte l'une des proportions les plus élevées du monde - sinon la plus élevée - de policiers par habitant ? Comment imaginer qu'un tel groupe ait pu passer inapperçu ? L'action antiterroriste, dans de telles conditions, n'est pas crédible.

 

Les policiers du commissariat n'avaient pas à être sur les lieux ; mais les services censés lutter contre le terrorisme - si les choses étaient bien faites et cohérentes au discours tenu lors de l'affaire de Tarnac. Le ministre de l'intérieur devra expliquer comment il mobilise des centaines de fonctionnaires pour retrouver Treiber à Melun - dont Dammarie est limitrophe – ou un simple voleur – comme Musilin – et qu'il n'y a personne derrière des membres de l'ETA, dont l'action est de tuer, pas de fuir.

 

La liberté d'action laissée à des terroristes avérés paraît incongrue en considération des forces envoyées de Paris pour arrêter les épiciers de Tarnac. Pas de service spécialisé derrière l'ETA en Seine et Marne non plus, quand la Brie en grouillait au moment des filatures de l'enquête de Tarnac. Cette disproportion des moyens et des faits reprochés rend très sceptique sur les priorités politiques et les objectifs dévolus aux services antiterroristes.

 

Se posent dès lors l'utilité réelle des Lois Perben, des moyens d'investigation technique attentatoires à la vie privée,  des moyens matériels et légaux sans cesse réclamés à cor et à cris pour soit-disant assurer la sécurité contre le terrorisme...

On voit que, d'une part, le discours sécuritaire a justifié l'enfermement pendant plusieurs mois d'un intellectuel, pour des raisons demeurant obscures, et que, d'autre part, il est incapable d'assurer la sécurité même de fonctionnaires de police, qui auraient du être avertis de la présence de terroristes sur leur circonscription. Cela leur aurait permis de prendre des précautions, évitant la mort de l'un d'eux et réaliser l'arrestation de toute une bande armée dans un lieu ne mettant pas en danger la vie d'un passant.

La mort de ce policier est donc un terrible fiasco et un démenti de la politique et du discours sécuritaires.

Elle démontre l'inutilité des moyens réclamés et obtenus (Loppsi, Hadopi, Edvige & Co, lois Perben, etc).

Un discours se servant de la disparition tragique de ce fonctionnaire pour réclamer vengeance et plus de moyens n'est donc ni sincère ni décent.

Les mobilisations policières pour Tarnac, Treiber, Musilin montrent qu'il y a assez de moyens - il est même prévu de les réduire. Ce n'est donc pas un manque de moyens à l'origine de l'assassinat du fonctionaire de police. Cela amène à s'interroger sur l'objet véritable du discours sécuritaire et de la lutte anti terroriste. S'ils étaient sincères, l'assassinat du policier n'aurait jamais du se produire et ce n'est pas Julien Coupat que la SDAT aurait mis en prison mais des terroristes de l'ETA.

Tout cela aurait du conduire les autorités à faire preuve d'humilité et de circonspection lors de l'hommage rendu au fonctionnaire de police assassiné par l'ETA, parce qu'elles en portent la responsabilité. L'employeur a une obligation de résultat en matière de sécurtié à l'égard des ses employés. Le gilet pare-balle inefficace à arrêter les coups des tueurs montre combien cette obligation est négligée, au-delà de l'inefficacité de la lutte anti terroriste.

La décence commandait donc à s'incliner en silence devant la dépouille d'une victime de son échec et ne pas renchérir opportunément dans l'escalade sécuritaire ou répressive. L'assassinat du policier de Dammarie témoigne de l'imposture d'un discours et montre qu'il n'est qu'un prétexte à porter atteinte aux droits et libertés fondamentaux.

Toutes mes sincères condoléances à la famille du policier disparu.

 

 

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21/03/2010

Interrogations sur la demande d'information au CHU de Toulouse

17/03/2010 lejpb logoslogan

Goizeder TABERNA

«Agé de 48 ans, s'exprimait en français avec un accent espagnol. Il était de forte corpulence (90 kg). Cheveux coupés courts, poivre et sel, yeux marron, il mesurait 1,70 cm et portait des lunettes à monture noire qu'il était obligé de porter en permanence. Le 29 mars, il portait un blouson en cuir noir, un pantalon de survêtement bleu marine et un T-shirt rayé», se sont les indications données par la police judiciaire de Toulouse pour retrouver la trace de Jon Anza, ce militant basque disparu depuis le 18 avril 2009, dont le corps a été retrouvé la semaine dernière à la morgue de l'hôpital Purpan de Toulouse.

Lancé hier, l'appel à témoin devrait permettre aux enquêteurs de reconstituer l'emploi du temps de Jon Anza du 18 au 29 avril, grande zone d'ombre de l'enquête dirigée par la procureure de Bayonne Anne Kayanakis. Cependant, ce dossier suscite de nombreuses autres interrogations.

L'une d'elle porte sur la transmission des demandes de renseignements entre les différents services qui mènent l'enquête et ceux de l'hôpital. A ce stade de l'investigation, il est tôt pour détecter avec exactitude les lacunes de la chaîne qui aurait dû permettre de retrouver Jon Anza et son corps entre le 29 avril, date à laquelle il entre au Centre hospitalier de Toulouse, et le 20 mai, date d'émission d'une demande de renseignements par les enquêteurs aux hôpitaux.

Absence d'enquête

Toutefois, les questions sont claires. Le Centre hospitalier de Toulouse affirme, certes, que trois signalements d'un corps non identifié avaient été émis, il dément en revanche avoir reçu une demande de renseignement sur la disparition de Jon Anza et, encore moins, d'avoir répondu par la négative. «Nous n'avons jamais répondu à une telle demande», insiste la directrice de la communication du CHU, Marie-Claude Sudre, «il faudrait surtout qu'on nous dise quand et à qui on a formulé la demande». Les responsables de l'hôpital disent avoir vérifié tous les courriers.

Un fax a été envoyé à l'hôpital par les personnes chargées de l'enquête le 20 mai, d'après le Parquet de Bayonne, et le 4 juin un appel téléphonique semble avoir été réalisé dans le but d'obtenir une réponse. La compagne de Jon Anza ayant, de son côté, déjà contacté ce centre en avril, le Parquet n'aurait pas cru bon de réitérer la demande.

Concernant les différents signalements émis par l'hôpital aussi bien au commissariat de police, au Parquet de Toulouse qu'à l'Office central chargé des disparitions inquiétantes, et qui n'ont pas été suivis d'effets, Anne Kayanakis, la procureure de Bayonne, est en «cours de récupération des informations». Dans l'édition d'hier de La Dépêche du Midi, on précisait : «le représentant du parquet qui l'a reçu affirme l'avoir transmis au commissariat central. Aucun pli de ce genre n'a cependant été enregistré à l'hôtel de police».

Plus l'enquête avance, plus l'inquiétude augmente au Pays Basque. Les questions sans réponse engendrent de la colère parmi ceux qui rendent le ministre de l'Intérieur espagnol, A.P. Rubalcaba, et la ministre de la Justice française, M. Alliot-Marie, responsables de la disparition de Jon Anza. Ainsi, pour dénoncer la situation des rassemblements auront lieu à midi au rond-point des Joncaux d'Hendaye, et en soirée à Saint-Jean-Pied-de-Port, Saint-Pée, Ascain, Bayonne, Bassussary, Mauléon, Hasparren, Bidart et Hendaye.

Actions contre la version non-officielle

«Les informations d'El Mundo sur le départ précipité d'une équipe d'agents appartenant à une cellule de renseignement de la garde civile pourraient constituer le premier élément tangible d'une implication espagnole», écrivait hier le journaliste de Libération en charge de ce dossier, Karl Laske. C'est précisément contre ce type d'hypothèse ou accusation que le ministre de l'Intérieur espagnol Alfredo Perez Rubalcaba va entreprendre des poursuites judiciaires, comme il l'a annoncé hier à la Radio nationale d'Espagne. Ces poursuites concernent les personnes qui ont «injurié et calomnié sans aucune preuve» les Forces de Sécurité espagnoles, les accusant de «barbaries» telles que la «torture ou l'enfouissement» de Jon Anza. Ces déclarations sont survenues à la suite d'une manifestation qui a eu lieu dimanche à Donostia, dans lequel les participants ont scandé : «Rubalcaba assassin !». «Tant sa mort que la dissimulation du cadavre découlent d'une décision politique», a dénoncé le porte-parole local du mouvement pro-amnistie. Bien qu'elle reste prudente, la procureure de Bayonne n'a toujours pas écarté la version qui va dans ce sens, soutenue par ETA dans son communiqué du 19 mai 2009.

16:09 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Regard sur les relations diplomatique de basse intensité entre la France et l'Espagne : le GAL (Groupes antiterroristes de libération)

- De 1983 à 1986, les Groupes antiterroristes de libération ont assassiné 17 séparatistes basques sur le sol de France. Comment ces commandos étaient-ils recrutés? D'où venait l'argent? Qui les commandait? Enquête. Par Raufer Xavier, publié le 26/01/1995 00:00 - mis à jour le 29/07/2009 16:21

- Des policiers de l'Hexagone sont accusés d'avoir été payés pour renseigner les mercenaires qui exécutaient des nationalistes basques réfugiés en France - par Eric Pelletier, publié le 12/04/2001 00:00 - mis à jour le 29/07/2009 17:11

- Dans son édition de vendredi, le quotidien Gara informe que selon des sources fiables, Jon Anza aurait été intercepté dans le train qu'il prit à Bayonne le 18 avril pour se rendre à Toulouse. Il aurait été intercepté par des agents d'un service policier espagnol. - Béatrice MOLLE - 03/10/2009 - Euskal Herriko Kazeta - le Journal du pays Basque

- Jon Anza Ortunez, 47 ans, a subitement disparu alors qu'il se trouvait dans la région de Bayonne, sans laisser de trace. L'organisation indépendantiste basque ETA, qui figure sur la liste des entreprises terroristes de l'Union européenne, l'a reconnu comme l'un de ses membres. Une première. Et elle accuse la police espagnole de l'avoir enlevé. - LE MONDE | 03.12.09 | 15h15  •  Mis à jour le 04.12.09 | 08h55

- Autre information, et ce à propos de la plainte de Juan Mari Mujika, séquestré quelques heures à St-Palais le 11 décembre 2008, par des individus se présentant comme des policiers français et s'exprimant en espagnol. Le Monde révèle que «jusqu'ici la police française a remonté la piste de quatre téléphones portables espagnols» dans cette affaire. -05/12/2009 - Béatrice MOLLE 6 Euskal Herriko Kazeta - le Journal du pays Basque

- Jacques MASSEY "ETA, une guerre de cent ans" - Libération 06/03/2010 à 00h00 Par celui qui mouille la chemise :  KARL LASKE


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15:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Fée électricité : Incendie d'un garage du groupement de gendarmerie à Colmar

 

Neuf voitures et huit motos de la gendarmerie nationale ont été détruites hier, vers minuit, par un incendie qui s’est déclaré dans un garage du groupement de gendarmerie du Haut-Rhin, au quartier Lacarre, rue de la Cavalerie à Colmar. (l'Alsace)le feu, ça brûle....jpg

Au total, le feu a réduit à l'état de carcasse une vingtaine de véhicules notamment des motos Yamaha et BMW qui étaient utilisées par l'escadron de sécurité routière, des véhicules de gendarmerie dont le break embarquant le radar automatisé mais aussi la camionnette des techniciens en identification criminelle ainsi que le véhicule servant aux actions de prévention routière.(le blog 100% radar)

L' a été confiée à la brigade de recherches de Colmar et un expert a été envoyé sur place pour déterminer l'origine de l'incendie. En juillet 2008, un incendie s'était déclaré dans un garage des gendarmes de la brigade motorisée de Soultz, détruisant huit véhicules. (Le parisien)

07:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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