Avertir le modérateur

08/12/2009

L’affaire Tarnac évoquée dans un documentaire ce soir mardi à 22h55 sur France3 Limousin Poitou-Charentes.

L’émission revient sur cette affaire qui a projeté sur le devant de la scène un petit village corrézien et certains de ses habitants qui venaient y vivre une vie différente. Dans cette émission spéciale, il sera possible d’écouter Benjamin Rosoux : l’un des 9 mis en cause, assigné à résidence à Avranches chez sa mère depuis 1 an, Maître Thierry Lévy et Maître Jérémie Assous : avocats du « groupe de Tarnac », Alain Bauer spécialiste des questions de sécurité et conseiller de Nicolas Sarkozy, Noël Mamère député-maire de Bègles, Marcel Gay journaliste à l’Est Républicain et auteur du livre : « le coup de Tarnac », contre-enquête sur l’affaire, Jean Plazanet ancien maire de Tarnac et Thierry Letellier : maire de La Villedieu en Creuse et fondateur du comité de soutien. (FR3)

http://terrasson.evous.fr/La-revue-de-presse-locale-du-mardi,2727.html

 

1848030195_2.jpg

10:54 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/11/2009

Les nettoyeurs du Net

Quand on tape sur Google”Paul Lambert” (le nom a été changé à la demande de notre interlocuteur), la première page de résultats affiche une liste de textes informatifs sur l'usine de biocarburants qu'il a créée en Italie. Les clients, les fournisseurs, les candidats à l'embauche et les concurrents qui cherchent à se renseigner sur cet homme d'affaires découvrent un site d'entreprise très bien fait, des articles élogieux sur ses procédés innovants, des évaluations signées par des experts en marketing et en développement durable.

Or, il y a quelques mois, la situation était très différente. Sur les dix premiers résultats Google, six étaient des documents rappelant que, dans les années 1980 et 1990, l'homme était un trafiquant d'armes international, et qu'il avait été mêlé à deux scandales politico-financiers. A l'époque, il avait même écrit un livre sur son métier. Puis il s'était expatrié et avait refait sa vie.

Par quel miracle, en quelques mois, “Paul Lambert” s'est-il refait une virginité numérique ? Il a fait appel aux services de Hington & Klarsey, une jeune agence basée en Angleterre, spécialisée dans la gestion de la “e-reputation”. L'équipe, qui réunit des informaticiens, des juristes et des gens de communication, a mis au point un procédé très efficace. Elle mène des recherches pour identifier les auteurs des textes visés et les responsables des sites qui les publient. Puis elle leur demande de supprimer les contenus compromettants, ou au moins de les modifier, en remplaçant le nom de leur client par ses initiales. Xavier Desfeuillet, directeur exécutif de Hington & Klarsey, se dit partisan de la manière douce : “Nos arguments sont avant tout d'ordre moral. Nous expliquons aux éditeurs que ces informations sont sans valeur, car obsolètes. Elles nuisent à notre client sans rendre service à quiconque.” Ainsi, il réussit à convaincre le quotidien L'Humanité de supprimer de ses archives en ligne un article sur son client, datant de 1993.

Bien sûr, ce système est imparfait. L'une des affaires impliquant “M. Lambert” fut évoquée lors d'une enquête parlementaire, dont le compte rendu reste publié sur un site officiel. Par ailleurs, des blogueurs militants, qui ont republié certains articles et rédigé des commentaires, refusent de les effacer, et s'insurgent contre cette forme de censure.

Dans d'autres cas, l'agence ne parvient pas à identifier les propriétaires du site, ou n'obtient aucune réponse car ils vivent dans un pays lointain. Certains essaient aussi d'extorquer de l'argent pour effacer un contenu dérangeant. Quand le “nettoyage” s'avère impossible, les agences ont recours à une autre technique, le “noyage” : on neutralise les documents gênants en les faisant reculer dans la hiérarchie des résultats des moteurs de recherche. Qui se soucie de ce que Google publie en quatrième ou en cinquième page ?

L'agence crée alors une série de sites dont l'adresse contient le nom du client, ce qui les propulse en tête du classement. Pour plus de crédibilité, elle leur accole des mots-clés comme “news”, “market” ou “audit” … Il faut ensuite les remplir de “contenu positif” rédigé dans un style neutre et professionnel, souvent accompagné de photos et de vidéos. Vient enfin l'étape cruciale du référencement : l'agence possède des centaines de pages Web apparemment indépendantes, dont la fonction essentielle est de publier des liens en direction des sites dont on veut faire la promotion. Ceux-ci sont alors repérés en priorité par les algorithmes de Google.

Ces prestations haut de gamme sont réservées aux chefs d'entreprise, aux stars du show business et aux hommes politiques, car elles peuvent coûter des dizaines de milliers d'euros. Pour les citoyens ordinaires, d'autres agences proposent des services plus modestes, à des tarifs abordables. Aux Etats-Unis, la gestion de “e-reputation” est en train de devenir une industrie, fonctionnant sur le modèle des compagnies d'assurances. Pour un abonnement de 15 dollars par mois, la société californienne Reputation Defender effectue ainsi sur Internet une veille permanente pour le compte de ses clients. A chaque fois que leur nom ou leur photo apparaît sur un nouveau site, elle les avertit. Si le client estime que ce contenu est dérangeant, la société lance une offensive pour le faire effacer. Elle facture 29 dollars par document supprimé.

Michael Fertik, le patron de Reputation Defender, affirme posséder plusieurs milliers de clients modestes : psychologue accusé d'avoir acheté son diplôme, parents découvrant que leur fils raconte des secrets de famille sur des forums… Il note aussi la multiplication des affaires impliquant des images. La mode des photos érotiques prises dans l'intimité du couple se répand dans la jeunesse occidentale. Quand la passion s'estompe, les images restent à l'abandon sur un disque dur, mais en cas de crise ou de dispute, elles surgissent au grand jour : par vengeance, des hommes éconduits ou trompés les affichent sur Internet. Parfois, la femme contre-attaque en publiant des textes assassins sur son compagnon. Du coup, les deux parties deviennent clientes de Reputation Defender.

En France, une start-up baptisée Reputation Squad vient de se lancer sur le même créneau. Parmi ses premiers clients, un homme qui fut victime d'une escroquerie, largement couverte par les médias. Des années après l'affaire, son nom figure toujours dans de nombreux articles sur Internet. Personne ne lui reproche rien, mais il exècre ce statut d'éternelle victime.

Quand les documents sont diffamatoires ou attentatoires à la vie privée, les agences peuvent utiliser des méthodes plus musclées. La société parisienne Les Infostratèges n'hésite pas à envoyer aux blogueurs et modérateurs de forums des rappels à la loi et des menaces de poursuites. Avec les sites des médias classiques, c'est plus compliqué, mais Didier Frochot, le juriste des Infostratèges, imagine déjà une réforme ambitieuse : “Les sites officiels comme Legifrance (qui publie sur Internet les arrêts de différents tribunaux) anonymisent leurs archives au bout de deux ans, pour accorder aux justiciables un droit à l'oubli. Les médias devraient faire la même chose. S'ils n'arrivent pas à s'autodiscipliner, il faudra faire voter une loi contraignante.” M. Frochot a saisi la CNIL de cette question, sans résultat à ce jour.

Certaines victimes s'adressent, plus classiquement, à des avocats, qui apprennent sur le tas le métier de nettoyeur du Net. Me Blandine Bonvoisin, avocate à Lille, a récemment reçu dans son cabinet une employée de banque en plein désarroi. Son fils de 15 ans, qui s'était amusé à taper le nom de sa maman sur Google, est tombé par hasard sur un film pornographique datant de 1987, dont elle était la vedette. Côté familial, le mal est fait, mais l'ex-actrice craint à présent que ses collègues ne fassent la même découverte. L'avocate estime que le recours aux tribunaux sera suffisant : “La plaignante doit prouver qu'elle subit un préjudice, mais dans le cas d'une oeuvre pornographique, ce sera facile. Par ailleurs, à l'époque du tournage, ma cliente n'a pas pu céder ses droits pour une exploitation via Internet, car il n'existait pas.”

 

 

Les avocats s'estiment très efficaces dans les cas de non-respect de la présomption d'innocence. En 2002, la responsable d'une association est mise en examen dans une affaire d'abus de confiance. Garde à vue, licenciement… Son nom est cité dans les médias, et les articles les plus accusateurs sont repris et commentés sur des forums. En 2006, elle bénéficie d'un non-lieu, mais personne n'en parle. Résultat, deux ans plus tard, quand on tapait son nom sur Google, on tombait sur des articles non datés, donnant l'impression qu'elle était toujours au centre d'une affaire en cours : “Je cherchais du travail, se souvient-elle ; à cause d'Internet, les recruteurs étaient tous au courant de mon passé judiciaire. Bien qu'innocentée, j'étais terrassée par la honte.” Elle crée sa propre entreprise, mais sa réputation sur Internet lui fait perdre plusieurs clients. En 2008, elle a enfin assez d'argent pour faire appel à une avocate.

Pour des raisons techniques, le problème risque de s'aggraver très vite. Des nouveaux logiciels de reconnaissance visuelle vont bientôt permettre de retrouver toutes les photos d'une personne sur Internet à partir d'une seule image de son visage. Les moteurs de recherche, qui ne scannent aujourd'hui qu'une partie des serveurs accessibles via Internet, s'enfoncent de plus en plus profondément dans les bases de données, et vont dénicher des documents jusque-là épargnés, notamment dans les réseaux sociaux et les archives à l'abandon. Des étudiants qui avaient publié dans les années 1990 des blagues de potaches sur le réseau universitaire Usenet, oublié de tous, découvrent aujourd'hui avec horreur qu'ils ont refait surface sur les forums de Google Groups.

A l'époque, les documents Usenet étaient archivés par une société privée, dont le fonds a été racheté par Google. Une jeune Française a récemment essayé de supprimer de Google Groups des messages très intimes laissés dix ans plus tôt sur Usenet, en vain. Elle fait alors appel à une avocate, qui écrit à Google, sans résultat. Elle va jusqu'à porter plainte, mais le juge décide que le droit français n'est pas applicable à un service appartenant à une société californienne. En désespoir de cause, elle saisit la CNIL, qui lui répond que ce jugement est regrettable, mais qu'elle n'y peut rien. Puis un jour, la jeune femme constate que les messages ont mystérieusement disparu. Malgré tout, elle a résilié son abonnement Internet.

Yves Eudes
LE MONDE | 23.11.09 | 13h58

Article paru dans l'édition du 24.11.09

 

«Nettoyez» votre réputation sur le Web

06/04/2009 10:34

Si l'on tape votre nom ou celui de votre entreprise dans Google et que tous les premiers résultats qui apparaissent renvoient une image négative de vous, il y a comme un problème. D'où l'apparition de sociétés qui vous proposent d'améliorer votre «web-réputation».

Une vieille photo d'une soirée d'étudiants un peu trop arrosée sur Facebook, un commentaire maladroit sur un forum de discussion, une vidéo compromettante sur YouTube, des amis peu fréquentables dans ses réseaux sociaux... Toutes ces traces encombrantes que les internautes sèment sans trop y penser sur la Toile peuvent avoir des conséquences fâcheuses lors d'un entretien d'embauche ou de négociations commerciales, voire même lors d'un premier rendez-vous amoureux. Aujourd'hui, le fait de «googler» une personne avant de la rencontrer est devenu monnaie courante, ce qui signifie qu'il vaut mieux faire en sorte de ne pas avoir trop de casseroles qui traînent sur le Web.

Ce simple constat a donné des idées à certains entrepreneurs : on voit fleurir ces derniers temps des sociétés spécialisées dans le «nettoyage de réputation» sur Internet. La plus connue à ce jour est sans doute le site américain ReputationDefender, fondé par le jeune avocat Michael Fertik en 2006.

Créée à Louisville dans le Kentucky, la société a déménagé dans la Silicon Valley, où elle emploie 55 personnes, et a réalisé un chiffre d'affaires de l'ordre de 5,5 millions de dollars en 2008. «Cela représente une croissance de 100 % par rapport à 2007», souligne son fondateur.

A noter par ailleurs que ReputationDefender est parvenue à lever 2,6 millions de dollars auprès de plusieurs venture-capitalists en août 2008 et que pour soutenir sa croissance rapide en Europe, elle vient d'ouvrir un bureau à Munich, en Allemagne. La Belgique fait également partie de la quarantaine de pays où le site compte aujourd'hui des clients.

Un rapport mensuel sur votre réputation virtuelle

«L'idée de créer ce service m'est venue en lisant un article sur les coups bas que se font les adolescents sur Internet, raconte Michael Fertik. Bien sûr, quand j'avais leur âge, il m'arrivait aussi de colporter des ragots sur d'autres élèves ou même de faire circuler des papiers se moquant de mes camarades à travers la classe mais les dégâts ne duraient que quelques heures au maximum. La différence, c'est qu'aujourd'hui, ce genre de propos peut rester de manière permanente sur le Web. Autrement dit, si on ne fait rien pour les retirer, ils peuvent se transformer en tatouages virtuels pour la vie.»

La principale solution proposée par ReputationDefender s'appelle «MyReputation». Pour 14,95 euros par mois, celle-ci permet à l'utilisateur de recevoir un rapport mensuel sur tout ce qui se dit à son sujet sur la Toile, avec une identification des éléments les plus susceptibles d'occasionner des dégâts à son image. Mais ne suffit-il pas de taper son nom dans Google pour arriver gratuitement au même résultat ? «Non, car nous utilisons des outils bien plus sophistiqués que cela, répond Michael Fertik. Notre force, c'est le software . Mes employés sont avant tout des techniciens, pas des juristes.» Selon lui, c'est pour cette raison que Reputation Defender garde une longueur d'avance sur ses concurrents. «C'est facile de dire que l'on contrôle la réputation des internautes, mais c'est beaucoup plus difficile de le faire réellement», affirme-t-il.

Impossible de tout contrôler

Une fois qu'un élément potentiellement nuisible a été repéré par ReputationDefender sur le Web, le site propose à l'internaute de le «détruire» pour 29,95 euros supplémentaires. C'est d'ailleurs de cette manière que la société a acquis une certaine notoriété aux Etats-Unis dès 2006, lorsque les parents de Nikki Catsouras, une jeune fille qui s'était tuée au volant de la Porsche de son père en Californie, ont fait appel à Michael Fertik pour que celui-ci fasse retirer de la Toile les photos du crash. Il s'agissait en effet d'images particulièrement horribles, prises par des policiers sur les lieux de l'accident, et que ceux-ci avaient envoyées à des collègues par e-mail. Il n'en fallait pas plus pour créer un effet boule de neige, les photos en question se retrouvant rapidement un peu partout sur le Net, permettant même à Nikki Catsouras d'acquérir une notoriété posthume sous le nom de «Porsche Girl».

A priori , le travail de ReputationDefender dans cette sordide affaire, qui a notamment abouti à des sanctions au sein de la police, n'a pourtant pas été d'une grande efficacité puisqu'aujourd'hui encore, on trouve ces fameuses images de Nikki Catsouras décapitée après une recherche de seulement quelques secondes sur Google. «En réalité, notre action a bel et bien été très efficace dans la mesure où nous sommes parvenus à faire retirer les photos de plusieurs centaines de sites, répond Michael Fertik. Le problème est que par la suite, les parents de Nikki Catsouras ont continué à donner des interviews malgré mes mises en garde, ce qui a inévitablement amené les photos à se multiplier à nouveau sur Internet.» Cela dit, il est bien obligé de reconnaître qu'il est «impossible» de contrôler complètement ce qui se passe sur le Web et il précise que ReputationDefender rembourse ses clients en cas d'échec.

Surveiller l'activité de ses enfants

Deux autres produits proposés par la société californienne s'appellent «MyChild» et «MyPrivacy». Pour 14,95 euros par mois, le premier permet aux parents de faire surveiller l'activité de leurs adolescents sur Internet, tandis que pour 9,95 euros par mois, le second promet aux internautes de faire retirer leurs données personnelles des nombreuses bases de données commerciales. Avec là aussi une efficacité toute relative. Le magazine Forbes soulignait en effet récemment que la majorité de ces gigantesques bases de données ne donnent aucune suite aux demandes de suppression des listes envoyées par ReputationDefender, même si Michael Fertik affirme avoir conclu des accords avec quelques-unes d'entre elles.

Pour les particuliers fortunés qui veulent à tout prix soigner leur image virtuelle, la start-up californienne vient par ailleurs de lancer le service «MyEdge» qui permet aux abonnés de s'assurer que lorsqu'on tape leur nom dans un moteur de recherche, tous les premiers résultats qui apparaissent sont des informations positives les concernant, ou en tout cas des infos sur lesquelles ils ont un certain contrôle. Une sorte «d'assurance Google» qui, en fonction du degré d'efficacité recherchée, coûte tout de même entre 99 et 599 euros par an.

Les informations scandaleuses font recette

La société Hington Klarsey, créée il y a un an à Londres, paraît a priori plus crédible que ReputationDefender. Il faut dire que, contrairement à la start-up californienne, elle ne s'adresse pas aux particuliers (à l'exception de certaines célébrités du showbiz, du monde sportif ou même de la sphère politique) mais à des entreprises. Le prix aussi est sensiblement différent puisqu'on parle ici de montants qui oscillent de 20.000 à plus de 100.000 euros. «Si nos coûts sont élevés, c'est parce que la quinzaine de personnes qui travaillent pour nous sont des personnes extrêmement compétentes et bien formées», souligne le directeur général Xavier Desfeuillet.

Hington Klarsey propose notamment à ses clients de stopper les rumeurs qui circulent à leur sujet sur Internet, de désindexer des pages web obsolètes, d'influencer de façon positive leur réputation en ligne, mais aussi et surtout de contrer les campagnes de dénigrement à leur encontre.

«Avec le sexe et les jeux en ligne, les informations scandaleuses font partie des trois principaux vecteurs qui permettent à un site ou à un blog de doper son audience, affirme Xavier Desfeuillet. Ceux-ci ont donc tout intérêt à relayer ces informations, généralement sans prendre la peine de les vérifier, pour générer du trafic, et donc aussi des clics et de l'argent. Bien sûr, l'information peut toujours être démentie par la suite via des médias plus traditionnels mais en attendant, le mal est fait. Et le préjudice moral et financier peut être très important pour l'entreprise visée. Nous avons eu un client qui a perdu 18 % de son chiffre d'affaires à la suite d'une campagne de dénigrement sur le Web.»

Privilégier la technique du «contre-dénigrement»

Xavier Desfeuillet est plutôt un adepte des méthodes douces. Pour lui, il ne sert à rien de lancer des procédures judiciaires tous azimuts, d'autant plus que souvent, les courriers d'avocats se retrouvent eux aussi sur Internet, ce qui contribue à détériorer encore un peu plus l'image de marque de la société. Il estime qu'il ne sert à rien non plus de vouloir effacer ce qui se trouve déjà en ligne car «même quand la source s'est tue, la diffusion de l'information reste massive et transnationale». Pour lui, mieux vaut donc agir de manière discrète, en pratiquant ce qu'il appelle le «contre-dénigrement». Comment ? Notamment en entretenant de bonnes relations avec des blogueurs et des «référenceurs» Internet influents, afin de les amener à contrebalancer les informations scandaleuses, ce qui freinera leur propagation. «Pour réagir correctement sur Internet, il suffit de connaître les bons acteurs», affirme-t-il. Comme Reputation Defender, Hington Klarsey agit également en amenant un maximum d'informations neutres ou positives vers les premières pages des moteurs de recherche, car «personne ne va au-delà de la troisième ou quatrième page sur Google».

Mais surtout, Xavier Desfeuillet incite ses clients à régler avant toute chose leurs problèmes avec leurs clients mécontents, car ce sont eux qui constituent souvent la source des mauvaises réputations sur Internet en exprimant leur insatisfaction sur des tas de forums. «Pour une marque, régler ces problèmes n'a pas un coût direct énorme mais cela peut aider à restaurer la confiance des consommateurs», dit-il, en précisant que la résolution de ces litiges doit ensuite être rendue extrêmement voyante, afin de créer une «opinion contradictoire». «Nous ne réparons plus les problèmes lorsque nous savons que cela va à nouveau péter dans deux mois, dit-il. Il nous est déjà arrivé de défendre des causes indéfendables par le passé, mais cela s'est toujours terminé par un échec. S'il y a vraiment un problème avec une entreprise, il est impossible de noyer ce problème sur Internet.»

Cortix a demandé à être retiré de Wikipédia

Les entreprises préfèrent en général ne pas faire savoir qu'elles ont fait appel aux services de Hington Klarsey. Parfois, il arrive pourtant que les méthodes douces puis les menaces ne marchent pas, et que l'affaire sorte tout de même sur la place publique par le biais d'une action en justice.

C'est ce qui s'est passé avec la société française Cortix, pour laquelle Hington Klarsey a finalement entamé plusieurs procédures pour diffamation contre les sites et les blogs qui remettaient en cause les pratiques commerciales de cette entre- prise spécialisée dans la création de sites web. Avec notamment à la clé une décision assez spectaculaire de la part du tribunal de commerce de Paris, à savoir la fermeture pour 30 jours de la page concernant Cortix sur Wikipédia. «Personnellement, je préfère régler les problèmes sans élever la voix plutôt que de brandir des pages et des pages d'arguments juridiques, raconte Xavier Desfeuillet. Mais dans ce cas-ci, nous avons décidé d'aller jusqu'au bout car nous trouvions qu'il était intolérable que certaines informations mentionnées sur Wikipédia étaient prises pour argent comptant. Il fallait donc montrer les dents.» Mais avec quelle efficacité ? Ces actions en justice n'ont pas réussi à empêcher que l'on trouve encore relativement facilement sur le web les articles qui évoquent les dysfonctionnements chez Cortix, démontrant une nouvelle fois à quel point il est difficile de gérer sa réputation sur le Web. En attendant, les sociétés Reputation Defender et Hington Klarsey continuent à croître rapidement, imitées par des tas d'autres sites promettant de veiller sur votre «buzz digital». Une nouvelle profession est née.

Mathieu Van Overstraeten

http://trends.rnews.be/fr/economie/e-trends/12-1722-47697...

06/04/2009 10:34

 

23:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/11/2009

16 millions d'euros pour l'Otan à Strasbourg...et moi et moi et moi....

France

Le Sommet de l'OTAN à Strasbourg a coûté 16 millions d'euros à la France

Les célébrations du 60e anniversaire de l'OTAN à Strasbourg en avril ont coûté plus de 16 millions d'euros à l'Etat français, soit autant que le sommet de l'Union pour la Méditerranée, dont la Cour des comptes critique le coût élevé dans son rapport d'octobre sur la présidence française de l'Union européenne.

L'information, relevée par le quotidien économique "La Tribune", figure dans un rapport de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale présenté dans le cadre du projet de budget pour 2010.

Si le rapport prévoit "des dépenses de fonctionnement courant prévues en forte baisse" pour 2010 et propose pour ce poste une enveloppe de "près de 26 millions d'euros", il précise que "c'est surtout le poste 'sommets, conférences internationales et manifestations' qui est en chute", car l'organisation du sommet du 60e anniversaire de l'OTAN a coûté 16,1 millions d'euros et qu'"aucune manifestation de cette ampleur n'est prévue en 2010".

"Les 9,28 millions d'euros de crédits de paiement devraient notamment financer la participation de la France à l'organisation du 25e sommet France-Afrique, à Charm-el-Cheikh (en Egypte), en février prochain, et à celle d'un sommet de la Francophonie dont le lieu et la date sont encore à fixer", estime-t-on. AP

st/com

http://www.latribune.fr/depeches/associated-press/le-sommet-de-l-otan-a-strasbourg-a-coute-16-millions-d-euros-a-la-france.html



mardi 10 mars 2009

Obama et l’Otan à Strasbourg : quel est le prix de la « visibilité mondiale pendant deux jours » pour la Ville ?

Par  Philippe Dossmann (19h15)

 

L’organisation du sommet de l’Otan doit « renforcer la notoriété de Strasbourg dans sa stature de capitale européenne et internationale », a souligné lundi en conseil municipal Roland Ries. « Strasbourg sera mondialement visible pendant deux jours », a résumé le maire de Strasbourg, fier d’accueillir Barack Obama pour son premier déplacement en Europe.

L’ambition pour l’hôte du président américain est de faire de ce 24e sommet « une réussite à tous égards » : « La difficulté est de rendre des contraintes fortes –au-delà de ce que nous avions imaginé– les plus acceptables possibles pour les Strasbourgeois ». Pour Roland Ries, le sommet comme « la contestation » des anti-Otan doivent pouvoir se faire « en parallèle » dans la ville qui abrite « la Cour européenne des Droits de l’Homme ».

« LE COUT DE LA QUALITÉ ». – Sur la « qualité » de l’accueil réservé notamment à près de 3 000 journalistes du monde entier, la municipalité va « jouer la transparence », a prévenu le premier magistrat, en mentionnant en vrac un « livre-cadeau » souvenir, « une réception pour le corps consulaire strasbourgeois », « un repas pour les journalistes », « des travaux de rafraîchissements au PMC », des « branchements électriques provisoires » et « un site d’accueil » pour les anti-Otan, ainsi que « la sécurisation de sites stratégiques ».

« Dépenses difficilement prévisibles »

Roland Ries n’a pas caché que toute opération exceptionnelle avait un coût : « Les dépenses pour la Ville et la Cus sont difficilement prévisibles » tant pour le matériel, les services et les personnels mobilisés ce jour-là. Des discussion sont en cours avec avec la Région et le Département, ainsi qu’avec l’État pour régler la note -qui devrait être présentée en conseil municipal au mois d’avril.

« CHIFFRES ASTRONOMIQUES » ? – Anne Schumann qui s’est félicitée de « la forte charge symbolique » de cet événement, a regretté cependant que la communication ne soit axée uniquement « sur les emmerdes (sic) que vont subir les Strasbourgeois ». « Il vous reste trois semaines pour rétablir la situation ! », a suggéré l’élue. Et la conseillère municipale d’opposition d’enfoncer le clou au sujet des « dépenses protocolaires » dont « les chiffres avancés sous le manteau » seraient « astronomiques rien que pour le repas du Palais des Rohan »...

« La fierté doit l’emporter »

RIPOSTE DE LA TETE DE L’EXECUTIF. – « Ce repas des chefs d’État ne sera pas pris en charge par la Ville », a rectifié Robert Herrmann, chargé de l’organisation du sommet pour la Ville. Et Roland Ries de conclure : « Au-delà des difficultés consécutives à l’organisation d’un tel événement (...) c’est la fierté de recevoir un nombre aussi important de chefs d’État à Strasbourg qui, au final, doit l’emporter ».

http://strasbourg.dna.fr/?Obama-et-l-Otan-a-Strasbourg-quel

09:56 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/11/2009

Le général d’armée Raymond Germanos aime bien l'Autriche et les très jeunes enfants

Ancien chef du cabinet militaire des ministres Charles Millon et Alain Richard, le général Germanos, 68 an, va comparaître devant le tribunal correctionnel pour détention d’images à caractère pédophile, mettant en scène de très jeunes enfants. Il risque jusqu’à deux ans de prison et 30.000 euros d’amende.

Raymond Germanos, ex-patron du Service d’information et de relations publiques des armées (Sirpa), qui fut aussi directeur de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), a été renvoyé le 9 octobre dernier devant le tribunal de Paris. On ne l’a appris qu’hier tant cette affaire sensible avait été menée en toute discrétion. Le général d’armée est soupçonné d’avoir téléchargé sur un site autrichien, entre 2004 et 2008, environ 3.000 images d’enfants âgés de 6 mois à 12 ans, mis en scène par des pervers.

L’affaire a débuté en 2006 lorsque les policiers français ont été alertés, via la structure Europol, par leurs homologues autrichiens. Les enquêteurs étaient parvenus à identifier l’adresse internet de M. Germanos sur laquelle étaient importées photos et vidéos pédopornographiques.

// --> // --> C’est ainsi que le militaire est confondu : les policiers perquisitionnent son domicile et saisissent son ordinateur, mettant la main sur les photos, dont certaines, effacées, seront retrouvées grâce à une expertise du disque dur. Contre toute attente, il reconnaît les faits, sans les minimiser.

La première fois, confiera-t-il, c’est par hasard qu’il est allé sur ce site avant de céder « à une curiosité malsaine », selon ses termes, a rapporté, hier à France-Soir, une source judiciaire. Devant la juge d’instruction Géraldine Rigollot, le prestigieux officier supérieur a raconté avoir traversé des épisodes difficiles, liés à des problèmes de santé, qui l’auraient déstabilisé.

Au cours de cette période troublée, il aurait commis ces faits qu’il a lui-même qualifiés d'« aberrants » devant le magistrat instructeur. Raymond Germanos a été mis en examen en 2008. Le parquet de Paris avait requis son renvoi en correctionnelle, désormais acquis. Il encourt deux ans de prison et 30.000 euros d’amende.

Il a entamé un travail avec des psychiatres

Hier, son avocat, Me Olivier Schnerb, n’était pas joignable et, du côté de l’armée, les commentaires étaient succincts. « Nous n’avons rien à dire, une instruction est en cours », indiquait sobrement un interlocuteur du service communication des Armées.

« Le général Germanos n’était plus d’active au moment où les faits présumés lui ont été reprochés. » (sic) Il semblerait que le militaire ait déjà entamé un travail avec des psychiatres pour tenter de comprendre et de lutter contre ses pulsions.

L’information a été révélée hier après-midi lorsque la défense de l’officier s’est présentée devant la cour d’appel de Paris pour demander un assouplissement de son contrôle judiciaire. Il lui est notamment interdit de sortir d’Ile-de-France. La décision sera rendue le 10 novembre.

Diplômé de Saint-Cyr, le général a commandé le prestigieux 2e régiment étranger de parachutistes (2e Rep). Il a également été sous-chef des opérations à l’Etat-major des armées. M. Germanos a été membre des cabinets des anciens ministres de la Défense André Giraud et Jean-Pierre Chevènement, avant de diriger les cabinets militaires de leurs successeurs Charles Millon et Alain Richard. Il est Commandeur de la Légion d’honneur.

La pornographie infantile, un fléau mondial

Définie par les Nations unies comme « toute représentation, par quelque moyen que ce soit, d’un enfant s’adonnant à des activités sexuelles explicites, réelles ou simulées, ou toute représentation des organes sexuels d’un enfant, à des fins principalement sexuelles », la pédopornographie est sévèrement réprimée dans de très nombreux pays, et particulièrement aux Etats-Unis et en Europe occidentale.

Depuis l’éclatement de la bulle Internet, ses méfaits se sont démultipliés : on estime que 40 millions de pages Web lui sont consacré, et l’on peut multiplier par deux, même s’il n’existe pas de statistiques précises, le nombre de photos et vidéos qui circulent entre les mains des prédateurs.

Les acheteurs de ces clichés pédophiles, comme le général Germanos qui a reconnu les faits, enrichissent les trafiquants d’enfants. Rien qu’en Allemagne, les policiers avancent le chiffre de 130.000 jeunes filles et garçons soumis à des pratiques sexuelles dégradantes.

Aux Etats-Unis, le trafic rapporterait trois milliards par an aux prédateurs qui, bien que de plus en plus traqués par les cyberpoliciers, semblent poursuivre leurs activités. Les études effectuées sur les victimes démontrent des ravages indélébiles, comme de graves troubles psychologiques et des tendances suicidaires.

Edition France Soir du mercredi 4 novembre 2009 page 11

 

 

Europe

Autriche: plus grosse opération anti-pédopornographie en ligne impliquant mille personnes

AP | 14.03.2009 | 02:29

L'Autriche a mené la plus grosse opération jamais montée contre des réseaux en ligne de pornographie infantile, en coordination avec plusieurs pays: mille personnes sont impliquées, a annoncé la police autrichienne vendredi.

Des preuves contre 189 personnes vivant en Autriche ont été retrouvées, les recherches se poursuivaient à l'encontre de 97 autres et 935 individus ont pu être identifiés grâce à l'examen d'un site croate. L'enquête avait commencé il y a un an.

Au cours de "l'Opération Sledgehammer" ont été retrouvées 99 photos d'enfants, âgés de seulement 9 à 12 ans. Parmi les victimes, 16 ont pu être identifiées, originaires des Etats-Unis et du Paraguay.

Lors des perquisitions menées dans certaines maisons ont également été retrouvées de la drogue et des armes. Parmi les personnes inculpées figurent quelques enseignants. Certains pédophiles étaient déjà connus des services de police. AP

 

Démantèlement d’un réseau de pornographie enfantine en Allemagne et Autriche

Posté par tatun le 30 septembre 2009

VIENNE - Un vaste réseau proposant sur l'internet des images et vidéos de pornographie enfantine, réalisés parfois dans le cercle familial, a été démantelé en Autriche et en Allemagne, a annoncé mercredi la police autrichienne.

Trois Autrichiens ont été arrêtés, dont l'un à Vienne, sur un total de 22 arrestations, a précisé la police lors d'une conférence de presse à Vienne. Ceux-ci avaient mis les enfants de leur propre famille à contribution.

Un boucher de Vienne, âgé de 41 ans, annonçait ainsi le soir dans les forums internet ce qu'il allait faire avec sa belle-fille de 10 ans et mettait le lendemain les photos en ligne sur son site. Il était père de trois autres enfants et sa femme a affirmé tout ignorer de ses agissements, même si elle s'étonnait qu'il s'enferme parfois dans une pièce avec sa fille à elle.

“C'était la star du forum”, a précisé Harald Gremel, responsable de la cellule protection de l'enfance à la direction de la police de Vienne.

Les enfants apparaissant sur ces clichés et vidéos sont âgés de 8 à 12 ans, selon la police.

L'opération appelée “Forêt hantée” a été menée conjointement par les polices allemande et autrichienne et a permis d'identifier 136 membres du réseau. Au total 12 personnes ont été arrêtées en Allemagne, essentiellement des initiateurs des forums internet sur lesquels ces productions pornographiques étaient proposées et diffusées.

Le principal administrateur du réseau se trouve en détention en Suisse, selon la police autrichienne.

L'enquête, démarrée en Allemagne en janvier et à laquelle la police autrichienne a été associée en mai, a donné lieu à 178 perquisitions aux domiciles de personnes suspectées de participer à ce réseau, et 220 ordinateurs ont été saisis.

Parmi les suspects se trouvent, outre des Autrichiens et Allemands, des personnes de nationalité suisse, espagnole, bulgare, canadienne et américaine.

L'arrestation des Autrichiens a permis, selon la police autrichienne, de remonter ensuite jusqu'à la tête du réseau.

 

Vaste réseau de pédopornographie démantelé en Autriche

La police autrichienne a annoncé vendredi avoir démantelé, en coopération avec d'autres services européens, un vaste réseau de pornographie infantile sur l'internet impliquant plus d'un millier de personnes.

Dans le cas de 189 personnes en Autriche, parmi lesquels des enseignants, les enquêteurs ont pu apporter la preuve de l'échange de matériel pornographique impliquant des mineurs. L'enquête se poursuit, en revanche, pour 97 autres suspects vivant dans le pays.

L'examen d'un site internet croate a, par ailleurs, permis de repérer 935 autres personnes soupçonnées d'avoir participé à ce réseau de photos et vidéos interdites impliquant des enfants.

Lors des perquisitions effectuées au domicile des suspects, la police a saisi, outre du matériel interdit, des drogues et des armes illégalement détenues. Les enquêteurs ont également réussi à identifier 16 des victimes qui apparaissaient sur les films et photos pornos, des enfants âgés de 9 à 12 ans et originaires des Etats-Unis et du Paraguay. (belga)
13/03/09 11h42 (7/7 info)
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/764853/2009/03/13/Vaste-reseau-de-pedopornographie-demantele-en-Autriche.dhtml

09:30 | Lien permanent | Commentaires (2) |

01/11/2009

Pasqua 1986 Revival dans l'émission paradoxalement intitulée : l'heure de vérité...

 

Charles PASQUA répond aux questions de François-Henri DEVIRIEU sur le manque de popularité du gouvernement CHIRAC, la cohabitation, l'insécurité, le projet de loi sur les immigrés ; de Marcel TRILLAT concernant les contrôles d'identité et le respect des lois, la baisse de la criminalité durant le gouvernement précèdent, les bavures policières et le SAC ; et d'Albert DU ROY à propos du recours au référendum, notamment pour le rétablissement de la peine de mort, le remplacement des hauts fonctionnaires par l'actuel gouvernement, les syndicats, les prélèvements fiscaux et la suppression de l'impôt sur les grandes fortunes, et le libéralisme. Commentaires de Jérôme JAFFRE dans les locaux de la SOFRES sur les résultats des sondages effectués à la fin de l'émission sur" un échantillon représentatif de 250 personnes

 

Dans l'auditoire, amusez vous à chercher Balkanny... Devedjian (le clan des Hauts de Seine)... Nicolas Sarkozy...

 

"Les français avaient peur, vous leurs avez promis la sécurité...et ils ont votés pour vous" !!!

les thèmes :

1- Insécurité

2- Terrorisme

3- Immigration

 

retrouver ce média sur www.ina.fr

18:56 | Lien permanent | Commentaires (0) |

BaBar et le collisionneur PEPII à SLAC ou pourquoi Adlène Hicheur devient la nouvelle bombe de l'antiterrorisme...

vidéo BBC "un peu"embbeded...

 

 

vidéo Bollywood (ne rien boire ou manger en la visionnant si vous ne voulez pas tâcher le clavier ou l'écran en hurlant de rire...)

 

 

Ph. Madelin a posté un article sur son blog :

Le frère d’Adlene Hicheur raconte l’arrestation de son frère

Suite de l’affaire Hicheur, arrêté jeudi à Vienne (Isère) par les policiers de la DCRI (renseignement, contre- espionnage).

Halim, son frère raconte l’arrestation d’Adlene.

Les forces spéciales du ministère de l’intérieur (dont j’apprends l’existence, figurez-vous…) ont encerclé, jeudi dernier à 5h30 du matin, le quartier ou mes parents habitent et ou se trouvaient mes deux frères ainsi que ma mère, ils ont défoncé la porte, passé les menottes à mes frères et lorsqu’ils ont tenté de le faire avec ma mère (qui est agée et diabétique) elle s’est évanouie, puis a été réveillée par un médecin (ou un prétendu médecin), des enquêteurs qui les accompagnaient ont alors interrogé dans des pièces séparées ma mère et mes frères, ils n’ont cessé de répéter une question: pourquoi tout cet argent...

 

 

d'autres s'interrogent encore sur le net:

 

The Curious Case of Adlene Hicheur


By Scott Stewart, Stratfor 21/10/09
Oct 22, 2009 - 10:01:37 AM


On Oct. 8, 2009, French police and agents from the Central Directorate of Interior Intelligence (known by its French acronym, DCRI) arrested French particle physicist Adlene Hicheur and his brother, Halim, who has a Ph.D. in physiology and biomechanics. French authorities arrested the brothers at their family home in Vienne, France, and also seized an assortment of computers and electronic media. After being questioned, Adlene Hicheur was kept in custody and charged on Oct. 12 with criminal association with a terrorist enterprise for allegedly helping al Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM) plan terrorist attacks in France. Halim Hicheur was released and denies that the brothers were involved in any wrongdoing.

Perhaps one of the most intriguing aspects of this case is that Adlene Hicheur, the man the French government has charged with seeking to help AQIM conduct attacks in France, earned a doctorate in particle physics and has worked at the European Organization for Nuclear Research (CERN). In addition to his work at CERN, Hicheur also reportedly worked at the Rutherford Appleton Laboratory (RAL) in Oxfordshire, England, for about a year in 2005 and is believed to have spent six months in 2002 at the Stanford Linear Accelerator Center in California, where he conducted research for his doctorate...la suite

 

Al Qaeda’s Nuclear Scientist? The Case of Adlene Hicheur


October 30, 2009 09:02 AM Age: 2 days
Category: Terrorism Monitor, Global Terrorism Analysis, Home Page, Terrorism, Europe, Featured

Large Hadron Collider, CERN

Amidst much furor, French anti-terrorism judge Christophe Tessier announced that year-old Algerian-French scientist Dr. Adlene Hicheur had been brought up on charges of “association with terrorists” on October 12. Allegedly in contact with al-Qaeda’s North African affiliate, al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM), Dr. Hicheur was arrested with his 25-year old brother (later released) in Vienne, France on October 8 after an 18-month investigation headed by France’s internal security service, the Direction centrale du renseignement intérieur (Central Directorate of Interior Intelligence - DCRI) (Le Monde, October 14).

A scientist involved in the Large Hadron Collider project (also known as the European Organization for Nuclear Research or CERN), Dr. Hicheur’s arrest was met with a wave of speculation in the press that he might be at the center of a nuclear-focused al-Qaeda plot. [1] In an attempt to dampen such speculation, CERN published a press release which admitted that Dr. Hicheur was an employee, but categorically stated: “CERN does not carry out research in the fields of nuclear power or nuclear weaponry.” [2]

 

 

allez Brice, fait pêter les infos...

http://rlv.zcache.com/babbar_khalsa_international_sticker-p217240167691864850qjcl_400.jpg

14:41 | Lien permanent | Commentaires (1) |

29/10/2009

Afghanistan- Traffic -Poppy - Opium - Karzai - CIA

article du NYT :

http://www.nytimes.com/2009/10/28/world/asia/28intel.html?_r=2&ref=global-home

Brother of Afghan Leader Said to Be Paid by C.I.A

Published: October 27, 2009

KABUL, AfghanistanAhmed Wali Karzai, the brother of the Afghan president and a suspected player in the country’s booming illegal opium trade, gets regular payments from the Central Intelligence Agency, and has for much of the past eight years, according to current and former American officials.

http://static.open.salon.com/files/cutpod1228783915.jpg

traduit chez Slate:

http://www.slate.fr/story/12239/opium-karzai-cia-afghanistan

La CIA paie le frère du président Karzai, soupçonné de trafic d'opium

Ahmed Wali Karzai, le frère du président afghan Hamid Karzai et qui est suspecté de jouer un rôle dans le trafic illégal d'opium, reçoit des paiements réguliers de la CIA depuis huit ans selon des sources officielles américaines.

La CIA paie Karzai pour différentes prestations, notamment pour son aide dans le recrutement d'un groupe paramilitaire qui effectue des raids contre les insurgés sous les ordres de l'agence de renseignement américaine dans la région de Kandahar, rapporte le New York Times. Ce groupe est accusé d'avoir conduit des opérations non-autorisées contre des membres du gouvernement afghan, selon des sources officielles américaines.

Les liens financiers et les relations de travail entre la CIA et Karzai soulèvent d'importantes réserves sur la stratégie américaine en Afghanistan, et ont crée des divisions au sein même de l'administration Obama. Certains pensent que ces liens compliquent la relation déjà tendue avec le président Hamid Karzai, dont la popularité n'est pas criante et qui est décrit comme un pantin des Américains par les talibans. D'autres estiment que de telles pratiques prouvent que les Etats-Unis ne font pas tout ce qui est en leur pouvoir pour éradiquer le trafic de drogue en Afghanistan, une source de revenus majeure pour les talibans.

Plus généralement, certains membres de l'équipe d'Obama estiment que le fait de s'appuyer  sur Ahmed Wali Karzai, la plus puissante figure locale d'une région où les talibans sont très présents, va à l'encontre de l'objectif américain d'encourager le développement d'un gouvernement central fort, condition indispensable à un départ des troupes américaines.

La révélation de ces liens entre la CIA et Karzai intervient au lendemain de l'annonce de la démission du fonctionnaire américain en charge de la région de Zabul, également contrôlée par les talibans. Dans sa lettre de démission adressée à son responsable du personnel, Matthew Hoh expliquait les raisons de son acte: «J'ai perdu toute compréhension et confiance dans les visées stratégiques de la présence américaine en Afghanistan. J'ai des doutes et des réserves sur notre stratégie actuelle et future, mais ma démission ne se base pas sur la manière dont nous menons la guerre, mais plutôt pourquoi nous la menons et dans quel but.»

[Lire l'article complet sur nytimes.com]

 

 

 

anuary 26, 2007

Karzai rejects US demand to spray opium crop this year

  • President refuses to use chemicals
  • Fields beaten down with sticks

Intense American pressure has failed to persuade President Karzai to start chemically spraying Afghanistan’s opium poppy crop in an attempt to cripple the heroin trade.

After several days of high-level talks in Kabul, it was announced yesterday that there would be no spraying of this year’s crop, due to be harvested in two months.

Mr Karzai has promised that if other, less controversial methods of eradication — notably sending in labourers with sticks to beat the heads off the poppies — fail to have a substantial impact on the harvest, he will turn to herbicide next year, although he has ruled out aerial spraying. Said Mohammad Azam, spokesman for the Afghan Ministry of Counter-Narcotics, said of the decision to beat the poppies: “If it works, that is fine. If it does not, next year ground spraying will be in the list of options.”

The decision is a blow to the Americans. Ronald Neumann, the US Ambassador in Kabul, has been pressing President Karzai to go for the spraying option this year, after last season’s bumper crop. Opium production from poppy growing rose 49 per cent last year, producing 6,700 tonnes — enough to make about 670 tonnes of heroin.

The American Embassy tried to be sanguine. “We always said that ground-based spraying is a decision for the Afghans to make,” it said.

However, the British will be relieved. Although Britain is as keen as the US to eradicate the poppy fields, it fears that a radical pesticide-spraying programme without offering alternative livelihoods for the farmers could provoke violent reactions and lead to increased confrontation with the Taleban, which uses profits from the opium business to fund its insurgency against the British forces in southern Afghanistan.

The majority of the poppies are grown in Helmand province in the south, where 5,000 British troops are based, and most of the fields are in the area of Lashkar Gah, the provincial capital. Lashkar Gah, described yesterday by British officials here as “the richest poppy-growing area in the world”, has already become a focus for Taleban suicide bombings in recent months.

A British diplomat involved in the counter-narcotics operation in Lashkar Gah told The Times: “Spraying is highly controversial because the Afghans fear the chemicals will harm people and contaminate the water.” Local farmers also complain that spraying of poppy crops will put at risk legitimate farming produce. The diplomat said: “We want to carry the local people with us, and even using the stick method to destroy the poppy crops is going to be difficult.”

It’s the old question of trying to solve a problem while winning hearts and minds. Massive chemical spraying would be more effective in reducing the opium yield but the repercussions in an area such as Lashkar Gah could seriously upset efforts being made to stabilise security in Helmand.

The Americans insist that the beating-with-sticks option is never going to be enough because the warlords, drug barons and Taleban paymasters who control the biggest poppy fields will find ways through corruption or threats of violence to preserve their investment. However, the British diplomat said that Kabul’s Afghan Eradication Force, set up to destroy the poppy crops, would start the process in two months.

http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/asia/article1296146.ece

http://static.open.salon.com/files/blacktarop1228784034.jpg

16:02 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/10/2009

Où en est l' enquête sur la mort de Sultan Munadi - Probe into reporter's death

lire l'article précédent sur le reporter Sultan Munadi

 

Reporters sans frontières demande une enquête sur la mort de Sultan Munadi

Rt Hon Bob Ainsworth Secrétaire d’Etat à la Défense Londres United Kingdom

Paris, le 16 septembre 2009

Monsieur le Secrétaire d’Etat,

L’émotion et la colère sont grandes en Afghanistan et à travers le monde après la mort du journaliste afghan Sultan Munadi lors de l’opération lancée par les forces spéciales britanniques pour secourir son collègue Stephen Farrell.

Nous vous demandons solennellement de diligenter une enquête afin de comprendre les dysfonctionnements et les erreurs qui ont conduit à cette tragédie. Nous vous prions de rendre publiques les conclusions de cette investigation et de sanctionner les responsables.

Plusieurs zones d’ombre demeurent sur les circonstances de l’opération commando du 9 septembre dont l’objectif était de libérer deux journalistes, dont un britannique, enlevés quelques jours plus tôt par des combattants taliban. Nous ne doutons pas que l’intention était évidemment de leur porter secours et de leur éviter une longue et pénible détention.

Pourtant, il nous semble nécessaire que cette enquête permette de comprendre pourquoi la décision de cette opération militaire, comportant un fort risque pour les soldats et les otages, a été prise aussi vite, et sans consulter toutes les parties. Vous avez été personnellement impliqué dans cette décision. Pourquoi ne pas avoir attendu les résultats des négociations qui étaient en cours avec les taliban ?

Selon les différents témoignages disponibles sur le déroulement de l’opération, les soldats britanniques savaient que deux otages, un Occidental et un Afghan, étaient présents sur les lieux. Ils disposaient même de photographies de Stephen Farrell et de Sultan Munadi. Quand il a été tué, Sultan Munadi était, bien entendu, non armé, et s’est identifié comme journaliste en criant en anglais. Qu’est-ce qui a conduit des soldats britanniques ou afghans à ouvrir le feu à ce moment-là ? Quelle était la procédure d’ouverture du feu indiquée aux commandos ?

Le corps sans vie de Sultan Munadi a été laissé sur les lieux de l’attaque. Ses parents ont été contraints d’aller le chercher eux-mêmes, dans une région très dangereuse. Comment est-il possible que le corps d’un des deux otages ait été abandonné de la sorte ? L’objectif n’était-il pas de s’occuper du journaliste britannique, mais également de son collègue afghan ?

Comme nous l’avons écrit dans notre communiqué publié le jour même de la mort de Sultan Munadi, nous reconnaissons que dans une affaire de kidnapping, toutes les options, même militaires, peuvent être envisagées.

Aujourd’hui, il est en revanche important que des explications soient apportées à toutes ces questions. Cette exigence de vérité est urgente pour la famille et les collègues de Sultan Munadi, mais également pour ceux du soldat britannique tué dans cette opération.

Convaincu que vous répondrez à ces attentes, je vous prie d’agréer, Monsieur le secrétaire d’Etat, l’expression de ma très haute considération.

Jean-François Julliard Secrétaire général

 

Mort du journaliste afghan : son cadavre abandonné à cause d’un feu nourri, selon l’Otan

Les commandos britanniques qui ont libéré un journaliste occidental des mains des talibans ont abandonné le cadavre de son collègue afghan parce qu’ils étaient pris sous le feu nourri des insurgés, a affirmé l’Otan samedi.

 

Le journaliste irlando-britannique Stephen Farrell, du New York Times, est sorti indemne de l’opération de libération mercredi, mais son collègue Sultan Munadi a été criblé de balles dans l’échange de coups de feu. Un soldat britannique, une femme et un enfant afghans ont également été tués.

Dans un communiqué, la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) de l’Otan a expliqué samedi que dès le début de l’opération de libération, très tôt mercredi, "un échange de coups de feu nourri a eu lieu entre les insurgés et les soldats", et rapidement "un soldat britannique a été tué près de l’hélicoptère avec lequel il était arrivé".

"Une fois que M. Farrell a été récupéré par nos forces, la mort de M. Munadi a été confirmée", ajoute l’Isaf. "Sous un feu constant des insurgés et pour éviter de nouvelles victimes, les forces militaires ont quitté le site", selon le communiqué.

L’abandon du corps criblé de balles de M. Munadi a provoqué la colère de sa famille, obligée d’aller elle-même le chercher pour l’enterrer, et parmi les journalistes afghans, qui ont dénoncé une différence de traitement entre Occidentaux et Afghans.

Au moment de leur enlèvement, les deux journalistes se trouvaient dans la province de Kunduz (nord) pour réaliser un reportage sur le site d’un bombardement aérien de l’Otan contre deux camions citernes volés par les talibans. Des dizaines de personnes, dont des civils, se trouvaient autour des camions au moment de la frappe.

M. Farrell travaille pour le New York Times et M. Munadi, ancien journaliste du quotidien américain et poursuivant des études en Allemagne, était revenu pour des vacances en Afghanistan.

Le Royaume-Unis a défendu sa décision de lancer l’opération, rejetant les appels à ordonner une enquête officielle, alors que la polémique enfle sur le sujet.

Le ministre des Affaires étrangères britannique David Miliband a indiqué que M. Farrell avait ignoré des avertissements "très insistants" de ne pas se rendre à Kunduz, où les attaques de talibans se multiplient depuis plusieurs mois.

La famille de M. Munadi a dit vendredi que les négociations visant à faire libérer les journalistes, impliquant notamment la Croix-Rouge et les Nations Unies, étaient bien engagées avant le raid. Une source impliquée dans les négociations a confirmé cette version. Le frère de M. Munadi, Mohammad Osman, a estimé que l’opération n’était pas nécessaire et que la mort de son frère aurait pu être évitée.

http://reunion.orange.fr/s-informer/actualite/monde/mort-du-journaliste-afghan-son-cadavre-abandonne-a-cause-d-un-feu-nourri-selon-l-otan,542366.html

 

Laura-Julie Perreault
La Presse

Qu'est-ce qui se cache derrière les grands reportages réalisés en zone de guerre? Un journaliste, certes, mais ce dernier n'est jamais seul. Dans son ombre se cache toujours un «fixeur», un journaliste local qui lui sert de guide, d'interprète, de bottin téléphonique et de garde du corps. Un métier méconnu, qui flirte quotidiennement avec le danger, comme l'a rappelé il y a 10 jours la mort tragique d'un fixeur afghan.

C'était un peu un dernier tour de piste. Sultan Munadi, 34 ans, avait travaillé pendant quatre ans avec le New York Times, servant de fixeur aux correspondants du vénérable journal. Il traduisait, organisait les rendez-vous, faisait des entrevues. Parfois, son nom apparaissait à la fin d'un article. Le travail lui avait plu un temps, mais il voulait plus: voler de ses propres ailes au sein d'un média afghan. Mais Kunduz l'a arrêté en plein vol.

 

Kunduz, c'est la ville près de laquelle, le 4 septembre, les forces de l'OTAN bombardent deux camions-citernes que les talibans venaient tout juste de leur voler. Ils atteignent leur cible, mais tuent aussi une centaine d'Afghans. Des talibans? Des civils? Difficile à dire.

Dans le bureau afghan du New York Times à Kaboul, le journaliste Stephen Farrell décide de se rendre sur place pour enquêter. Il sait que la mission est dangereuse. Kunduz fourmille de talibans. Mais il décide que l'histoire en vaut la chandelle. Il ne part pas seul: il a à ses côtés un chauffeur afghan et Sultan Munadi, le fixeur. «Un des meilleurs de tout l'Afghanistan», se rappelle un de ses collègues, Farouq Samim, joint par La Presse.

Sultan Munadi est loin de jouer un rôle de figurant. Il appelle ses contacts pour s'assurer que la route semble sûre. Il interroge les civils croisés sur le chemin. Il trouve un gîte sûr pour la nuit. En somme, il est à la fois journaliste et homme à tout faire.

Le lendemain, 5 septembre, le reportage tourne au vinaigre. Stephen Farrell et Sultan Munadi sont enlevés par des talibans. Quatre jours plus tard, un commando de soldats britanniques intervient. Alors que les balles pleuvent, Sultan Munadi crie de toutes ses forces «journaliste!» pour ne pas qu'on le confonde avec les talibans. Mais il est tué sur place.

Le commando repart avec le correspondant étranger - lui aussi britannique - et laisse le cadavre du fixeur derrière. «Sultan est mort en essayant de m'aider, jusqu'à la dernière seconde de sa vie», a écrit, dans un compte rendu des événements, Stephen Farrell.

»Du racisme»

L'histoire du sauvetage raté a plongé les journalistes afghans dans une immense colère. Ils déplorent le système de deux poids, deux mesures. Dans les jours qui ont suivi le décès de Sultan Munadi, ils ont créé un syndicat et demandé la tenue d'une enquête sur l'opération militaire. «Ce qui est arrivé à mon pauvre ami, c'est du racisme. Ils ont ramassé le gars avec la bonne citoyenneté et ont laissé Sultan derrière», s'insurge Farouq Samim, qui a quitté l'Afghanistan pour le Canada après avoir assisté aux funérailles de son collègue disparu.

Lui-même fixeur depuis plus de huit ans pour le Chicago Tribune, il s'apprête à faire une maîtrise à l'Université d'Ottawa. Son but: être journaliste indépendant. Le rêve de Sultan. «Je ne sais pas si ceux qui ont tué Sultan le réalisent, mais les fixeurs sont les yeux et les oreilles des correspondants étrangers, affirme-t-il. Sans nous, ils ne peuvent pas travailler.»

Sur ce point, impossible de le contredire. Il n'existe pas de zone de conflit sans fixeur. Pour ce service, les journalistes qui couvrent des guerres ou des situations tendues paient en moyenne de 100$US à 300$US par jour. Au début des guerres, les halls des hôtels sont pleins de gens du pays qui parlent anglais, à la recherche d'un contrat payant.

Mais le cachet - qui représente souvent en une seule journée l'équivalent d'un mois de salaire - a un prix. Les heures sont longues, les tâches multiples et les risques élevés. Rares sont ceux qui en font une profession à long terme.

Fixeur décapité

«Les journalistes étrangers veulent une bonne histoire sur-le-champ et ils sont prêts à prendre des risques que nous ne prendrions pas de notre propre gré. Ils vont repartir dans cinq jours, deux semaines, mais nous, nous restons», dit Shujaat Bukhari, un journaliste du Cachemire qui travaille pour le quotidien The Hindu et qui s'improvise fixeur lorsque des reporters étrangers débarquent dans son coin du monde, balafré par près de 60 ans de conflit. À deux reprises, il a frôlé la mort en présence de journalistes étrangers. À la suite de reportages, il a reçu des menaces.

En Afghanistan et en Irak, plusieurs fixeurs ont perdu la vie dans l'exercice de leur travail. Avant Sultan Munadi, l'histoire d'Ajmal Naqshbandi avait aussi glacé le sang des fixeur afghans. La journaliste italienne avec qui il a été enlevé a été relâchée. Le fixeur, lui, a été décapité. Les journalistes afghans ne sont pas les seuls à faire entendre leurs voix à la suite de la mort de Sultan Munadi. L'ancienne correspondante du Chicago Tribune à Kaboul, Kim Barker, croit que certains journalistes sont tout autant à blâmer pour la mort de leurs collaborateurs que les talibans et les soldats. «Il y a des journalistes qui sont parachutés dans des zones de guerre. Ils veulent se faire un nom, couvrir une grosse histoire. Ils prennent des risques. Et vous savez quoi? Quand ils se font kidnapper, ils s'en sortent. C'est toujours le fixeur qui meurt.»

 

Perreault, Laura-JulieLe fixeur

« (Les fixeurs) sont des bottins sur jambe, des historiens, des guides, des détecteurs de mensonge, des sergents d'approvisionnement, des maître de logistique, prenant des risques égaux sans recevoir un salaire égal ou une gloire équivalente», a écrit Barry Bearak, chef du bureau sud asiatique du New York Times de 1998 à 2002, qui réagissait au décès de Sultan Munadi.

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200909/19/01-903477-fixeur-un-metier-a-tres-haut-risque.php

 

 

KABUL (AFP) – President Hamid Karzai on Wednesday ordered a second investigation into the killing of an Afghan reporter during a British commando raid that rescued his Western colleague, his office said.

The president told the interior ministry and National Directorate for Security to re-open inquiries into the death last week of Sultan Munadi, a 34-year-old father of two.

Karzai issued the order after meeting Munadi's family at his palace in Kabul and hearing their version of the events that led to his death.

Munadi and Stephen Farrell, both working for The New York Times, were snatched by Taliban rebels while investigating suspected civilian deaths in a NATO air strike in the northern Kunduz province earlier this month.

A dramatic airborne commando raid last Wednesday saw British-Irish citizen Farrell whisked to safety but Munadi killed in the crossfire, his bullet-riddled body left at the scene for his family to collect.

Karzai met Munadi's father and brother and "assured them of a serious investigation into his death," the presidency said.

Based on investigations carried out by Qurban Mohammad, the reporter's father, and witnesses, Munadi's "martyrdom case is totally different to what is said by media and coalition forces," said the statement.

"Listening to Qurban Mohammad, the president ordered the interior ministry and National Directorate of Security to launch a re-investigation," it said.

Initial investigations showed Munadi was killed by gunfire at close-range, the statement said.

Munadi's brother Mohammad Osman told AFP that he believed the fatal shot entered vertically from under his chin and was fired from such close range that it left burn marks on the skin around the wound.

"He had a gun shot from under his chin with a skin burn. This is not possible unless he is shot with gun barrel touching his skin," said Osman.

Munadi's death caused heartbreak and anger among his colleagues, some of whom accused international forces of double standards in their dealings with Afghans and Westerners.

The operation sparked a blacklash over the use of British troops with reports saying that negotiations had been under way to free the pair and after a British soldier, and an Afghan woman and child were also killed in the raid.

It has been unclear whether Munadi was killed by insurgents or troops.

British Foreign Secretary David Miliband rebuffed calls for an inquiry, insisting the raid was the only way to secure the men's release.

http://news.yahoo.com/s/afp/20090916/wl_sthasia_afp/afghanistanusunrestmedia

 

 

09:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/10/2009

Procès manifestation Poitiers : Les meneurs absents, les «pauvres bougres» à la barre

 

 

 

Bilan de la journée du 12 octobre

Concernant les procès des personnes inculpées à la suite des évènements du 10 octobre dernier, un point rapide sur la situation. Sur les dix-huit personnes interpellées samedi, huit sont passées en comparution immédiate lundi, et nous sommes toujours dans l’attente du procès d’une mineure qui aura lieu le 5 janvier prochain (rebellion et refus de prélèvement ADN). Le 23 février se déroulera également le procès de deux personnes pour refus de prélèvement d’ADN, ainsi que refus des photos et empreintes pour l’une d’entre elles.

 

Delibéré à 1h15, le mardi 13 octobre :

-  N. : Déclarée coupable de détention de feux d’artifice ; 2 mois avec sursis

C. : Déclaré coupable de détention de feux d’artifice ; 2 mois avec sursis

P. : Déclaré coupable de violence sur commissaire (jet de pile) ; 8 mois dont 4 avec sursis ; 800 euros d’amendes

S. : Déclaré coupable de dégradations volontaires sur bien privé ; 6 mois avec sursis, 2 ans de mise à l’épreuve (obligation de soin, d’activité et de dédommagement) ; 2850 euros d’amendes

S. : Déclaré coupable de violence sur commissaire ; 6 mois dont 5 avec sursis

J. : Déclaré coupable de violence sur officier de police ; 6 mois dont 5 avec sursis

L. : Déclaré coupable de dégradations volontaires par incendie et jets de pierre ; 6 mois avec sursis

C. : Déclarée coupable de dégradations volontaires sur un bien d’utilité publique ; 6 mois avec sursis et mise à l’épreuve ; 300 euros d’amendes pour refus d’ADN et 650 euros pour la Mairie de Poitiers

 

Après huit heures et demie de ce procès absurde et grotesque, des faux témoignages des policiers au zèle démesuré du procureur à faire tomber les condamnations , il faudrait être aveugle pour ne pas déceler la manipulation médiatico-politique qui s’est tramée ce lundi 12 octobre 2009. Plus qu’éreinté-e-s et attristé-e-s après cette journée qui sent la mascarade, nous remettons à très vite la rédaction d’un communiqué plus complet et réitérons notre soutien aux incarcérés.

Le Collectif contre la Prison de Vivonne

 

 

 

 

"On a donné de la pâture au peuple"

Des peines de prison ferme avec mandat de dépôt ont été infligées dans la nuit de lundi à mardi par le tribunal correctionnel de Poitiers, à trois des huit personnes jugées dans le cadre des violences survenues samedi dans la cité poitevine. Les cinq autres suspects ont été condamnés des peines avec sursis allant de  deux à six mois, après une audience qui aura duré plus de huit heures et 45 minutes de délibéré. Patrick,51 ans, a été sanctionné à huit mois de prison dont quatre fermes  et deux étudiants de 18 ans, Samuel et Jean-Salvy, à six mois dont un ferme,  avec mandat de dépôt. Le ministère public avait requis pour les trois, 18 mois dont10 fermes.

Ces trois décisions ont été accueillies par des cris et des pleurs de la  part de la trentaine de jeunes rassemblés dans la salle d'audience et de 40 autres à l'extérieur, en bas des marches du palais de justice. Les huit personnes étaient jugées en comparution immédiate pour "dégradationsvolontaires, dégradations de biens publics, coups et blessures sur argent de laforce publique dans l'exercice de leurs fonctions". Elles ont dix jours pour faire appel.

"On a donné de la pâture au peuple"

Une neuvième personne interpellée, une mineure, comparaîtra devantle tribunal pour enfants de Limoges, d'où elle est originaire. Dix-huit personnes avaient été interpellées après les violences. "C'est une parodiede justice. Pendant ce temps là, les responsables sont  dehors. C'est plus facile d'arrêter les voleurs de pommes", a déploré Me Simone Brunet,conseil de quatre suspects dont les deux jeunes condamnés à un mois de prisonferme. "Je vais essayer avec le juge d'application des peines detransformer la  prison ferme par le port d'un bracelet électronique",a-t-elle précisé. "On a donné de la pâture au peuple. Je n'ai jamais vu ce type de condamnation pour un délinquant primaire, au casier vierge et quijeté une pile ne blessant personne", a déclaré de son côté Me Philippe Brottier, défenseur de Patrick, condamné à quatre mois fermes. "Lorsque vous avez un ministre d'Etat qui se déplace le jour de l'audience alors qu'il sait pertinemment que les personnes réellement responsables ne sont pas là, c'est automatiquement une pression sur le parquet", a-t-il souligné.

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux avait souhaité dans l'après-midi  après avoir constaté les dégâts et rencontré des victimes,que la justice "sanctionne et durement" les casseurs. Une manifestation organisée par un collectif anticarcéral samedi à Poitiers pendant un festival culturel a dégénéré en violences, avec des actions  organisées decasseurs. Une quinzaine de vitrines ont été brisées ou endommagées, des abribuset des cabines téléphoniques détruits, du verre éparpillé dans deux ruespiétonnes, avec des tags sur différents monuments. Selon les autorités locales, les casseurs masqués et cagoulés ont opéré  comme un commando"très bien organisé". Une information judiciaire pour "organisation d'un attroupement armé" a été ouverte pour "rechercher les personnes à l'origine de cette manifestation".

D'après agence

 

 

 

de chez le JL :

 

Mardi 13 octobre 2009
Poitiers : Les meneurs absents,
les «pauvres bougres» à la barre


Les premières personnes jugées hier après le saccage du centre de Poitiers samedi ne sont pas les casseurs ultra-organisés qui ont défié la police. Ceux-là seront difficiles à attraper.

«Moi, je n’y suis pas allé. Je savais que ça pouvait déraper.» Cet étudiant en géographie est venu hier devant le palais de justice soutenir un de ses amis interpellé samedi à la fin de la manifestation qui a dégénéré à Poitiers. Pas le genre à casser du flic, mais plutôt à mener les luttes étudiantes «non violentes». «Mais là, j
ai su par internet que des Totos venaient dItalie pour casser.» Des quoi ? Des «Totos», comme «autonomes». Ces groupuscules qui prônent la violence, le plus souvent à loccasion de grands rassemblements. En Italie ou en Grande-Bretagne, on les appelle les «Black Blocs».

Sauf que là, c
était à Poitiers, au milieu dun festival familial, avec en plus une manifestation contre le transfert des prisonniers de Poitiers vers leur nouveau site de Vivonne (lire CL dhier). A priori sans risque. En tout cas pour les forces de lordre qui ne sattendaient certainement pas à se faire tirer dessus aux fusées de détresse. Et encore moins à recevoir dans leurs locaux le ministre de lIntérieur lui-même deux jours plus tard. «Pourtant, quand jai dit le dimanche à mon fils qui habite à lautre bout de France que Poitiers avait été saccagé, il ma répondu quil le savait avant même la manifestation : il lavait lu sur des blogs sur le net», raconte lavocat dun des neufs prévenus jugés en comparution immédiate. Dans le même temps, des voix politiques sélèvent, à gauche comme à droite, pour sinterroger sur le manque de renseignement de la police nationale.


Des prévenus sans passé judiciaire

L
audience dhier devait être la réponse «dure et sévère» comme le réclamait Brice Hortefeux lui-même (lire ci-dessous). Elle a surtout permis de voir que la police a été prise de court et que ses filets nont attrapé pour le moment que de tout petits poissons. Le procureur Pierre Sennes la reconnu lui-même à plusieurs reprises en précisant notamment quune information judiciaire venait dêtre ouverte pour «provocation à un attroupement armé». «Je suis préoccupé par lorganisation de cette manifestation.»

Qui est cette «organisation» ? Les prévoyants qui ont amené en plein milieu de la manifestation samedi un Caddie rempli de bombes artisanales, de fusées nautiques pour viser la police ou encore de bombes de peinture pour inciter à mettre le «feu aux banques, feu aux prisons». Ce sont aussi les diffuseurs d
un tract très précis «pour se sortir de la sale galère de la garde à vue». Ce sont également les insaisissables, capables de se volatiliser aussi vite quils ont surgi pour provoquer «une véritable émeute et une impression de dévastation», résume encore Pierre Sennes.

Pas le profil en tout cas de Patrick, Nathalie, Serge, trois des neufs prévenus qui ont défilé les uns après les autres jusque tard hier soir en comparution immédiate. Ils ont tous un casier judiciaire vierge quand ils se présentent à la barre. Bien sûr, ils ne sont pas là par hasard. L
un a lancé une pile ronde en direction de la police. Lautre a donné un coup de bâton dans une agence bancaire. La troisième a ramassé des bombes de peinture, restes du saccage pour les mettre dans son sac. «Jai appris en garde à vue que javais pris aussi des feux de détresse !» dont le transport est un délit. Ils nont jamais amené les objets délictueux sur les lieux.

«Tout ça est calculé par les vrais responsables qui ne sont pas là et qui utilisent la détresse sociale de pauvres bougres», plaide l
avocat Me Philippe Brottier. À chaque fois, leur histoire est peu ou prou la même. Un passé ou un présent de marginal, comme Serge, 37 ans, qui vient davoir un appartement après des années dans la rue. «Dans une démarche dinsertion», dit lenquête sociale malgré son problème avec lalcool. Une volonté de manifester sans en découdre, mais à chaque fois un effet dentraînement. «On ma donné une pile ronde, mais je ne peux pas vous dire qui cétait dans la foule», explique Patrick, 51 ans. Il la lancée en direction de la police. Lui navait pas de cagoule. Il sest fait reconnaître par le commissaire quelques heures plus tard. «Ils se retrouvent dans quelque chose qui les dépasse», résume Me Jean Damy.

Les peines requises par le procureur les «dépassent» aussi. Six mois ferme pour le coup de bâton dans la vitrine : «Une infraction purement matérielle !», explique Me Damy. Dix mois ferme et huit avec sursis «pour une pile ronde en cinquante ans !», lancera Me Brottier à propos de son client au casier également vierge.

Les avocats de la défense ne peuvent s
empêcher de voir la demande ferme du ministre Hortefeux «tentant dexercer une espèce de pression» par sa venue et ses déclarations, à quelques mètres du palais de justice et quelques minutes avant le début de laudience.

Tard hier soir, le tribunal n
avait toujours pas rendu ses jugements. En attendant, on sait déjà que la police sera sur le qui-vive samedi à Rennes. Une «manifestation de soutien aux luttes de l’Ouest» est organisée. L’affiche est encore visible sur une cabine téléphonique, juste à côté des vitres cassées de la boutique Bouygues. Là où un salarié a été blessé samedi.

Leur presse (Maurice Bontinck, Charente libre), 13 octobre 2009


07:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/10/2009

Manifestation et débordement à Poitiers...à la poursuite de l’ennemi intérieur ?

A la manière de la romancière Joan Wilder, dans le film « A la poursuite du diamant vert », les faits et points de vue que nous rapportent presque tous les médias classiques sur les évènements qui ont eu lieu le samedi 11 octobre 2009 à Poitiers semblent indiquer, encore une fois, une cible bien précise : « l’ultra-gauche ».

 

-- "Une manifestation de "l’ultra-gauche" extrêmement violente et très organisée", a expliqué à l’Associated Press la directrice de cabinet du préfet, Anne Frackowiack.

-« Ce qui était au départ annoncé comme un « rassemblement festif » a tourné à l’opération commando. » selon France-Soir.

-« Cagoules, masques, drapeaux noirs et compagnie, ils avaient tout l’attirail habituel », décrit Simon Hiernard.

-« C’est simplement un mouvement anarchiste très organisé qui a utilisé la nouvelle prison comme prétexte à leurs actions », assure Alain Claeys, député maire (PS) de Poitiers.

-« Quand les saccages ont commencé, certains ont retiré leur masque pour se désolidariser du mouvement », relate Simon Hiernard.

Et nous revoilà donc retombés, 11 mois presque jours pour jours après Tarnac (11.11.2008), dans les méandres de « l’ultra-gauche » et des « anarchiste très organisé ».

Pourquoi aucun média ne reprend ne serait-ce que quelques lignes d’une des déclarations faite, via le net, par le Collectif contre la prison de Vivonne ou le communiqué de l’Organisation communiste libertaire Poitou ?

Dans un soucis d’égalité et d’information, il me semble important que ces communiqués soient proposés sur des sites d’information comme Agoravox.

Communiqué sur la manifestation du 10 octobre à Poitiers

Nous, collectif contre la prison de Vivonne, tenons à revenir sur les événements qui se sont déroulés lors de cette journée anti-carcérale du 10 octobre lancée à notre initiative. Avant toutes choses, il nous paraît important de rappeler à tous nos détracteurs que la manifestation n’était pas le centre de la journée. Nous invitons ainsi tout le monde à relire le programme de cette journée qui appelait outre la manifestation festive à des débats avec intervenants extérieurs sur des thèmes tels que le sécuritaire ou les luttes anticarcérales... ainsi qu’à des concerts le soir même. Par ailleurs les débats qui ont eu lieu avant la manifestation, contrairement au reste de la soirée qui a été annulé par les forces de l’ordre, montrera peut être par les apports qui en sortiront que la réflexion sur le sujet n’était pas exempt de la journée. Les déclarations de tous les “citoyens” et “journaleux” qui ont pris hâte de faire passer ce collectif comme un prétexte pour organiser une “émeute” et étant “une cellule d’ultra gauche” nous paraît donc d’une stupidité sans nom, d’un mensonge et d’une volonté politique des plus réactionnaires. Encore une fois nous assistons à l’utilisation d’outils médiatico-politique récurants ces derniers temps au même titre que les étiquettes “d’anarcho autonome” et “d’ultra gauche organisée”.

Bien que solidaire de tous les interpellés et n’ayant aucun intérêt à juger en bien ou en mal les actes commis, nous pouvons toutefois dire que les pratiques utilisées ne correspondaient pas à nos attentes et qu’un bilan de la stratégie politique émanera de ces événements. Nous rappelons que, bien qu’ayant appelé à cette manifestation, nous ne sommes en aucun cas responsable des actes qui y ont été commis. Mais parler d’une violence à sens unique nous paraît inexact en vue de la gestion policière qui a suivi la manifestation : occupation policière massive de tout le centre ville (mise en place d’un quasi “couvre-feu”), arrestations arbitraires, opération policière au numéro 23 de la porte de Paris (local culturel), où devait se dérouler la suite de la journée, digne d’une ère ancienne ... Le numéro 23, qui n’avait aucun lien avec les événements de la manifestation a ainsi vu une perquisition des plus violentes. Les personnes présentes ont ainsi subit diverses violences (coups de tonfas), humiliations (face contre terre les mains sur la tête) et contrôle abusif des identités (photos et question...) pendant près de 4h ! De plus les policiers présents ont volontairement dégradé le matériel sono loué ou prêté pour l’occasion (estimation à plusieurs milliers d’euros) !!!

Ainsi il nous semble que le moment n’est pas à la dénonciation mais bel et bien à la solidarité avec les militants inculpés !

Libération des manifestants en garde à vue !

Le collectif contre la prison de Vivonne
.

Communiqué Organisation communiste libertaire Poitou

Il n’y a pas eu plus d’émeute à Poitiers le 10 octobre
que de socialisme en France en mai 1981

Quelques poubelles qui brûlent, quelques vitrines brisées (celles de banques essentiellement, ainsi que de Bouygues Télécom – le maître d’œuvre de la nouvelle prison à Vivonne –, et d’un journal local), quelques fumigènes, le tout mettant aux prises quelques dizaines de personnes avec la police pendant une petite heure, cela ne fait pas encore une émeute !
Une émeute, c’est, rappelons-le, un soulèvement populaire mis en œuvre par une partie importante et significative de la population dans un espace politique donné.
En revanche, l’intrusion policière couverte par le procureur de la République, à huit heures du soir, dans un lieu privé, bien après et loin du lieu de la manifestation, pour procéder au contrôle d’identité des 100 personnes présentes pour un débat, un repas et un concert (toutes choses qui ne purent avoir lieu de ce fait), cela ressemble fort à un état de siège interdisant toute réunion la nuit venue ! Tous et toutes au sol, mains sur la tête en plein air pendant cinq heures, cela n’est pas encore si banal que l’on ne puisse en faire grand état.

La journée anticarcérale du 10 devait être l’occasion – en profitant du transfert, prévu le lendemain, des prisonniers de la vieille prison de Poitiers vers la neuve de Vivonne, à quelques kilomètres – de poser la question cruciale de la prison dans une société où le sécuritaire et l’enfermement sont les deux pivots du maintien de l’ordre capitaliste.
Un premier débat s’est tenu en début d’après-midi, parfaitement introduit par une militante de l’Association pour le respect des proches des personnes incarcérées (ARPI). Il fut l’occasion d’aborder de multiples questions dans une ambiance d’écoute et de réflexion assez rare sur ces sujets particulièrement sensibles. Quel sens donner à l’abolitionnisme ? Quelle population croupit dans les prisons ? Dans une société « libertaire », quel sens aura la déviance ; faudra-t-il ou non « punir », pourquoi, comment ? Bref, autant de questions guère débattues en public. Une réussite.

Ensuite, départ pour la manif « festive ». Mais s’il y a eu problème alors, ce n’est pas tant dans les événements décrits succinctement plus haut – qui, répétons-le, ne furent en rien une émeute, et dont la responsabilité revient essentiellement aux forces de l’ordre – que dans l’ambiance qui y régnait. Des groupes de militants, ceux que nous appelons « hors-sol », ont, de fait, pris le contrôle de la manifestation, qui regroupait environ 300 personnes, imprimant leurs décisions, leur rythme, leur manière d’agir et leurs fantasmes à l’ensemble des manifestants (sans se préoccuper des retombées sur l’environnement local). A disparu alors tout souci d’expliquer le pourquoi de cette manifestation – pas de tract clair, pas de slogans lancés, des banderoles vides de toute inscription (!). Or, quand de tels messages sont absents, il ne reste plus que celui des vitrines brisées comme but en soi et unique non-message ! Comme si l’objectif de la journée, qui était de sensibiliser un peu une frange de la population à l’absurdité de la prison, devenait secondaire par rapport à, par exemple, l’inscription du slogan le plus imbécile de l’année : « La plus belle jeunesse est celle qui est en prison », ou encore à s’affronter avec la police. Bref, une ambiance pas trop démocratique (il n’est pas de démocratie que bourgeoise !) et un avant-gardisme rappelant de sinistres heures du gauchisme militaro que l’on croyait renvoyé aux poubelles de l’Histoire. Une manifestation où la peur et l’angoisse devant des visages figés par des masques et des uniformes sombres nous plaçaient aux antipodes des yeux dans les yeux et de la communication colorée et festive prévue.

Ce n’est pas la première fois que cela se produit, et il est urgent que les pendules soient remises à l’heure, afin que le sens des mobilisations en cours ne passe pas au second plan en nous faisant entrer dans un cycle permanent de violence-répression où notre énergie s’usera au nom de la solidarité (« malgré tout », puisque ce sera un choix forcé). Autrement, les sempiternelles obligations antirépressives risquent de devenir pour nous le pendant des journées d’action rituelles de la CGT.

O
CL-Poitou

 

Il me semble, après lecture des communiqués de ceux qui avait organisé un rassemblement pacifiste lors de cette journée d’information sur les centres de rétention que les débordements ne font pas partie de leur moyen d’action.

 

A vous de faire le tri, en toute objectivité, entre les infos que vous donnent les médias locaux et nationaux dépendants des recettes publicitaires et les communiqués des comités de soutien des deux articles postés au dessus dont font partie des gens qui, comme vous, ont des enfants, des responsabilités et surtout rien à gagner à ce que leur moyen d’action pour rendre l’opinion publique attentive se solde par une action violente.

A qui profite cette "enfumage" médiatique ?

A ceux qui voulaient une manifestation festive et amener des débats sur des thèmes sécuritaires ou les luttes anti-carcérales ?

Certainement pas.

 

Par contre, M. le Préfet de Poitou-Charentes emploi des termes juridiques assez précis : "objets à destination d’armes" et fait un amalgame avec les violences commise à Strasbourg en avril 2009 lors du Contre-Sommet de l’Otan :

 

"Ils sont extrêmement bien organisés, extrêmement bien formés. Je dis ça vu les méthodes employées, les objets à destination d’armes qu’ils ont utilisés, c’est donc des ultra-violents,(...) qui peuvent sévir partout en France sur des opérations de type commando", a dit le préfet de Poitou-Charentes, Bernard Tomasini, sur France Info...Ces violences font écho, pour les autorités, à celle du sommet de l’Otan en avril à Strasbourg, où des militants de la gauche radicale surnommés les "black block", également armés et masqués, avaient ravagé un quartier de la ville"...

 

La chasse aux sorcières continue ?

 

Sur les dix-huit personnes interpellés au n°23, neuf d’entre-elles sont encore en garde à vue.

 

Source article de presse :

France Soir :

Poitiers sous le choc après les violences

 

Nouvel Obs :

Dix huit interpellations après les violences à Poitiers

 

Le livre "l’ennemi Intérieur" de Mathieu Rigouste

 

entretien-interview avec Mathieu Rigouste

 

 

 

11:05 | Lien permanent | Commentaires (1) |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu