Avertir le modérateur

17/12/2012

jean-Marc Rouillan : «La prison est une usine à délinquants»

Jean-Marc Rouillan (1) clôturait ce mercredi un séjour en Haute-Garonne par une rencontre autour de ses livres à Montbrun Bocage. L'ancien membre d'Action Directe, originaire de Toulouse, vit aujourd'hui à Marseille, sous le régime de la liberté conditionnelle. Bien qu'il ne porte plus de bracelet électronqiue, ses déplacement hors des Bouches du Rhône restent soumis à l'approbation de la justice. De même qu'il lui demeure interdit de s'exprimer sur les faits qui l'ont conduit à passer un quart de siècle en prison. Jean-Marc Rouilland conserve cependant sa liberté de parole sur l'univers carcéral, auquel il a consacré de nombreux ouvrages. A Montbrun, il a de nouveau témoigné sur son expérience de la prison, ainsi que de la liberté conditionnelle, et de l'usage des bracelets électroniques. L'homme fait preuve d'une vivacité tranquille. Il dresse des constats mais se défend de porter un message. S'il pense que la prison est irrémédiablement appelé à disparaître, au profit d'autres formules, il ne propose rien pour la remplacer, et se refuse à l'angélisme : «il y a des prédateurs en prison, des personnes très dangereuses. Je suis contre la prison, mais pas pour le «libérez les tous». Pour ces personnes il faudra trouver autre chose, mais je ne sais pas quoi, ce n'est pas à moi de le proposer». Sur un plan politique plus général, on sait que Rouillan milite au sein du NPA, où sa présence a pu faire polémique. Mais son action militante reste discrète, concentrée sur le terrain, loin des micros. A propos de Toulouse, où il est donc revenu ce mois ci après près de quarante années d'absence, il remarque que la ville a perdu l'empreinte espagnole qui la marquait encore à la fin des années soixante, lorsque le militantisme local était fortement inspiré par les résistants au franquisme. Elle est devenue une cité comme les autres, où «la contestation a disparu au profit de la protestation». Une nuance lourde de sens sur l'évolution d'une société française, largement dépolitisée, selon Rouillan, qui se borne à dresser un constat et laisse ses interlocuteurs tirer leurs propres conclusions.

(1) Jann-Marc pour les intimes.

piqué au tas sur La Dépêche du Midi - 01/12/2012



DU SON CONTRE LES PRISONS

Entretien avec Jean-Marc Rouillan

par AnarSonore

 


 

 

12:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/12/2012

Vrai fausse bombe à Bonn... la suite

La presse nationale vient de prendre (enfin) connaissance de la découverte d'un sac bleu contenant "l'engin explosif" qui n'a pas explosé lundi dernier (10/12/12) à la gare de Bonn (en Allemagne) ...

Tu imagines bien qu'elle tournure peux avoir pris l'information chez Le Figaro, insistant sur le fait que la police allemande "privilégie une piste islamiste" :

Engin explosif/Bonn: piste islamiste
AFP Publié le 14/12/2012 à 19:05
Le parquet fédéral allemand a annoncé aujourd'hui qu'il se saisissait de l'enquête sur un engin explosif découvert lundi en gare de Bonn (dans l'ouest), la justice privilégiant désormais une piste islamiste.

«Suffisamment d'éléments ont été rassemblés pour affirmer qu'il s'agit d'une tentative d'attentat à l'explosif par une organisation terroriste islamiste», écrit le parquet fédéral, compétent pour les affaires de terrorisme et basé à Karlsruhe( dans l'ouest), dans son communiqué.

«C'est pourquoi le parquet fédéral s'est saisi aujourd'hui, en remplacement du parquet de Bonn, de l'enquête, et qu'il a chargé la police criminelle fédérale des investigations et de la recherche des auteurs», ajoute-t-il.

Un sac de sport de couleur bleue avait été trouvé lundi à la gare de Bonn, contenant quatre cartouches de gaz, un tuyau en métal de 40 cm de long rempli de nitrate d'ammonium - un composé chimique entrant dans la fabrication d'explosifs -, des piles et un réveil.

Mercredi, la police avait estimé qu'une explosion de l'engin «aurait causé des blessures sérieuses». «La raison pour laquelle l'engin n'a pas explosé reste inexpliquée», a ajouté le parquet.

Les magistrats de Karlsruhe évoquent également «des indices laissant penser que la personne suspecte dispose de contacts avec les cercles islamistes radicaux», mais, interrogés par l'AFP, ils ont refusé de se montrer plus précis sur cet éventuel suspect identifié.

Selon l'agence de presse allemande dpa, qui cite une «source proche des enquêteurs», plusieurs indices laissent à penser que les auteurs ont voulu déclencher la bombe, mais que le système de détonation n'a pas fonctionné.

Le quotidien berlinois Tagesspiegel affirme également que la fabrication de la bombe était quasiment conforme à celle figurant dans une publication éditée par une branche de l'organisation islamiste Al-Qaïda au Yémen.

Le ministre allemand de l'Intérieur, Hans-Peter Friedrich, a assuré dans un communiqué qu'il prenait «très au sérieux cette affaire».

publié le 15/12/12 - lefigaro.fr

Un peu plus de retenue de la part du Républicain Lorrain :

Engin explosif
Le parquet fédéral allemand a annoncé hier qu’il se saisissait de l’enquête sur un engin explosif découvert lundi en gare de Bonn (ouest), la justice privilégiant désormais une piste islamiste. Un sac de sport de couleur bleue avait été trouvé lundi à la gare de Bonn, contenant quatre cartouches de gaz, un tuyau en métal de 40 cm de long rempli de nitrate d’ammonium – un composé chimique entrant dans la fabrication d’explosifs -, des piles et un réveil. « La raison pour laquelle l’engin n’a pas explosé reste inexpliquée », a ajouté le parquet. La police recherche un homme que l’on voit portant le sac sur des images de vidéosurveillance. Mardi, la police avait arrêté deux hommes, dont un lié au milieu salafiste. Mais ils ont été tous deux libérés, les soupçons initiaux se révélant infondés. En 2006, des militants islamistes avaient placé des valises contenant des bombes artisanales dans deux trains régionaux en gare de Cologne (ouest). Les deux bombes n’avaient pas explosé, évitant un probable bain de sang.
publié le 15/12/2012 à 05:00 - republicain-lorrain.fr

D'après l'article en ligne du Franckfurter Rundschau, la bombe avait bien un système d'allumage (une ampoule) mais celui-ci n'aurait pas fonctionné (info Spiegel Online)

bombe,bonn,gare,islamiste,salafiste


12:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/12/2012

Notre Dame des Landes : l’Etat a manipulé les chiffres.

 

NDDL,ZAD,aéroport,manipulation,préfet,, Bernard Hagelsteen,Vinci

à lire sur Reporterre

14:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/11/2012

Notre-Dame-des-Landes : un projet de 1967 pour répondre aux défis de notre temps

Bon, c’en est assez. Moi ça me fait peine. Beaucoup trop de contre-vérités sont énoncées quotidiennement sur l’affaire de l’Aéroport Grand-Ouest, outrageusement raccourci en NDDL par les supporters de la bande de squatteurs basanés polygames crypto-anarchistes néo-staliniens qui ne se lavent même pas tous les jours. Il est peut-être temps de prendre UN PEU de hauteur, de dépassionner le débat, et de ramener UN PEU de sérieux sur ce sujet de haute voltige.

;

Un peu d’histoire(s)

Le site de Notre-Dame-Des-Landes fut choisi en 1967 (selon les normes européennes environnementales et de préservation de la biodiversité qui devaient à l’époque déjà probablement être les mêmes qu’aujourd’hui) par le Service technique des bases aériennes, puis validé en 1970 par le Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire (CIAT) pour remplacer “Nantes Atlantique” existant déjà à l’époque, notamment pour y développer le fret, et aussi un peu pour pouvoir accueillir fièrement le tout nouveau Concorde. Mais si, vous savez, cet avion qui a eu un petit souci le 25 juillet 2000, tuant 113 personnes, et qui ressemblait à un burn-out de cigogne sous extasy avec une paire de Ray-Ban.

S’il semble aujourd’hui – mais je m’avance peut-être un peu  – que le projet n’accueillera finalement pas le Concorde, dès mai 1967, les autochtones les plus civilisés pouvaient déchiffrer dans la presse locale avec leurs quelques rudiments de langue française que “La métropole Nantes – Saint Nazaire pourrait devenir le Rotterdam aérien de l’Europe par la création d’un aéroport international de fret au nord de la Loire”. Les hommes politiques et leurs experts avaient parlé. Et tout le monde sait ça, ils tiennent toujours leurs promesses.

la suite ici chez pierrederuelle.com

16:03 | Lien permanent | Commentaires (1) |

26/11/2012

Copwatch : le retour des branquignoles

Le 17 novembre à Notre-Dame-Des-Landes, de nombreux manifestants ont été interpellés par la présence de personnages affublés d’un drôle d’uniforme :















Tactical jacket copiant l’uniforme des flics, sigle « copwatch » sur bande rétroréfléchissante et matériel photo et vidéo professionnels (on se demande avec quel argent tout cela a été payé), il s’agissait en fait de la bande de l’inénarrable Xavier « Relou » Renou, essentiellement composée des « copwatcheurs » de Copwatch.fr, un site d’ usurpateurs opportunistes fondé par Benjamin Ball et Grégory Pasqueille et dont le graphisme et le contenu ont été complètement refondus pour l’occasion. Les deux individus de dos sur la photo, eux aussi membres de l’équipe du site, Thomas Cadena [1] et Pierre Le Bec [2], ne devraient pourtant pas parader : il y a quelques mois, ils se sont fait choper sur le fait pas des flics d’Alliance qui les ont bien ridiculisés en rejouant en leur compagnie le clip de la chanson « Big Bisous » de Carlos [3], clip dans lequel les flics apparaissent affublés de t-shirts violemment sexistes intitulés « zobwatch » et les figurant en train de sodomiser les copwatcheurs. Une telle humiliation visait donc en réalité l’ensemble du mouvement Copwatch, qui pourtant n’a rien à voir avec ces deux andouilles.

la suite sur indy

08:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/11/2012

Le (rap)porte-monnaie de Marine Le Pen - micro parti Jeanne

Créé en janvier 2011, "Jeanne", le microparti de Marine Le Pen a déjà servi à financer quelques opérations politiques de la candidate durant les élections cantonales. Cette discrète coquille devrait jouer un rôle pour la campagne présidentielle du FN.

En route pour 2012, Marine Le Pen a créé il y a bientôt un an son propre microparti. Il s’appelle “Jeanne”. Ses fondateurs l’ont déclaré à la préfecture de police de Paris le 18 janvier dernier. Ses statuts ont été reconnus dans la foulée par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, ouvrant la voie à des prêts et dons de personnes physiques.

Au gouvernail de cette formation, un équipage de proches de Marine Le Pen : aux postes de président et trésorier, deux amis d’étude d’Assas de la candidate, Florence Lagarde et Olivier Duguet, tandis que le mandataire financier est Steeve Briois, secrétaire général du FN et candidat à Hénin-Beaumont avec la chef du parti. Contacté par OWNI, il nous a expliqué la raison de la création du microparti :

Jeanne a réuni des fonds, notamment des prêts bancaires, à l’époque où le Front national ne pouvait pas le faire à cause des conflits financiers avec Fernand Le Rachinel.

En grandes difficultés financières et loin d’être encore renfloué par la vente de son ancien siège (le fameux Paquebot de Saint-Cloud), le Front national croulait alors sous les emprunts contractés auprès de l’affichiste historique de Jean-Marie Le Pen. Conséquence de quoi, les fonds levés ponctuellement auprès des banques s’évaporaient la plupart du temps sur les dettes électorales encore chaudes.

Aide financière aux candidats

Le père de Marine Le Pen lui-même avait eu recours au même mécanisme : malgré son nom un peu défraîchi de “Cotelec”, le microparti du président d’honneur du FN affichait en 2008 235 481 euros de “dons de personnes physiques” et un excédent budgétaire de plus de 175 000 euros (malgré plus de deux millions d’emprunt courant).

Extrait de la publication générale des comptes des partis et groupements politiques au titre de l’exercice 2008.

En dehors d’offrir un autre nom aux banques pour contracter des emprunts (là où le FN était empêché du fait de ses dettes), les micropartis offrent l’avantage de contourner la limitation de dons aux formations politiques. Plafonnés à 7 500 euros par personne, par parti et par an, les “dons de personnes physiques” peuvent se multiplier avec les formations périphériques et “clubs”. Une fois abondés, ces derniers prennent en charge une partie des dépenses de campagne du candidat ou reversent l’argent au titre de “l’aide financière à d’autres formations politiques”, augmentant ainsi les sources de financement. Steeve Briois nous a confirmé avoir reçu des dons de personnes physiques sans en préciser le montant, indiquant seulement avoir pour l’instant principalement levé de l’argent par emprunt. Sur l’avenir de “Jeanne”, il ajoute :

Jeanne est une structure politique qui a vocation à participer au débat public, puisqu’elle est reconnue comme parti. Nous verrons si elle joue ou non un rôle dans la campagne, nous en discuterons dans les semaines à venir.

Pour l’instant, le microparti de Marine Le Pen a dépensé ses premiers deniers à l’occasion des élections cantonales de 2011, une aide qu’avait déjà évoqué un confrère de l’Express dans un livre consacré à la nouvelle présidente du FN. Le mandataire financier confirme avoir soutenu les candidats estampillés FN par des prêts, “comme le fait le parti à chaque élection”. Selon Patrick Bassot, élu conseiller général du Vaucluse sous cette étiquette dans le canton Carpentras Nord, “Jeanne” a également fourni du matériel de campagne clef en main :

Pour la campagne des élections cantonales, des tracts reprenant l’argumentaire national de Marine Le Pen, que j’ai validé, nous ont été fournis par l’équipe de M. Briois. J’ai fait une campagne sur mes propres fonds a minima, quelque chose comme 5 000 euros. Je n’ai pas reçu de prêt mais le Front national m’a apporté son aide par le biais de ce matériel reprenant les thèmes de campagne de la candidate.

Interrogé à ce sujet, Steeve Briois confirme avoir réalisé des “tracts personnalisés de quatre pages, cartes postales, etc.” mais en aucun cas à titre gracieux, uniquement à l’occasion de prêts aux candidats.


Illustration : Marion Boucharlat pour OWNI.fr.

piqué au tas sur oxni.com - 25/11/2011

Jeanne, l’autre parti de Marine Le Pen

Fondée fin 2010, cette structure affiche déjà des recettes de 2 millions d’euros.

Elle a créé ce parti en toute discrétion. Alors que le Front national connaissait de graves problèmes financiers, les amis de Marine Le Pen déposaient le 9 novembre 2010 les statuts d’une structure baptisée « Jeanne », référence à Jeanne d’Arc. Installé sur la très chic avenue Victor-Hugo dans le XVIe arrondissement de Paris, ce microparti, où le nom de Marine Le Pen n’apparaît pas, a enregistré pour sa première année d’existence 1,98 million d’euros de recettes. Une jolie somme récoltée en grande partie grâce à l’argent versé par... les candidats du FN aux élections cantonales. Le système est simple : Jeanne centralise les dépenses de campagne des candidats auprès de différents prestataires (site Internet, logo, frais d’imprimerie).

Marine Le Pen espère marcher sur les pas de son père, qui possède également son propre parti, Cotelec

Et les facture ensuite à ces mêmes candidats. Avoir son propre parti offre aussi à Marine Le Pen la possibilité de faire appel aux dons de particuliers en dehors du FN. Si elle n’a récupéré que 11 500 euros en 2011, elle espère marcher sur les pas de son père, qui possède également son propre parti, Cotelec (abréviation de « cotisations électorales »). Celui-ci a drainé 2,3 millions d’euros de dons entre 2003 et 2010 et encore 240 000 euros en 2011. Grâce à cet argent, Cotelec a longtemps aidé le FN à se maintenir à flots financièrement, au point d’en devenir l’un des principaux créanciers. Courant 2011, la vente du Paquebot, le siège du FN, a permis à Cotelec de récupérer les 2,6 millions d’euros que lui devait le parti d’extrême droite. L’opération a aussi désendetté le FN – de 9,5 à 2,7 millions – et lui a fait réaliser un bénéfice de 6 millions en 2011.

piqué au tas sur parismatch.com - 25/11/2012

Frédéric Chatillon, l’imprimeur radical du Front national

 

Figure de l’extrême droite radicale, défenseur de la Syrie d’Assad et proche de Dieudonné, Frédéric Chatillon a joué un rôle majeur dans la campagne historique du Front national.

Les toutes petites lignes des tracts sont parfois aussi intéressantes que les slogans. Sur les dépliants du Front national distribués en cette période d’élection présidentielle, un numéro, en bas à droite. Ce numéro RCS (Paris B 400 363 198), qui identifie officiellement une entreprise, renvoie à une agence de communication. Pour tous les autres partis, ce numéro de société est celui d’une imprimerie (l’Imprimerie de Compiègne pour l’UMP par exemple).

Le Front national est le seul parti à faire appel à un intermédiaire officiel entre lui et les entreprises chargées de son matériel de campagne. Ces tracts, dépliants et affiches du Front national mènent tout droit à l’agence de communication Riwal. Parmi les clients de l’entreprise, la fondation Brigitte Bardot, des grosses entreprises de l’agro-alimentaire, des événements culturels, et le Front national. La société est fondée en 1995 par Frédéric Chatillon, ancien dirigeant du GUD, le syndicat étudiant d’extrême droite identifiable au rat noir qui lui sert d’emblème.

Le FN le décrit comme “un simple prestataire de services”, Marine Le Pen comme “un ami” connu à la faculté. Un camarade de beuverie, invité aux fêtes de famille. Mais l’ami de la famille joue dans les faits le rôle de conseiller en communication : c’est lui qui a organisé le voyage en Italie de la candidate à la rencontre des nostalgiques de Mussolini, comme le montre le documentaire “La Face cachée du Front national” (Canal +).

Cette proximité avec Frédéric Chatillon peut expliquer l’embarras de Marine Le Pen, lorsqu’il s’agit de s’exprimer sur la Syrie sur les ondes de France Inter il y a deux mois. En effet, le quarantenaire est surtout connu pour défendre ouvertement le régime syrien de Bachar al-Assad. Son agence prend en charge la communication du ministère syrien de Tourisme, il a contribué à lancer Infosyrie.fr, un site de “réinformation” sur le conflit syrien, domicilié à la même adresse et enregistré au nom de Riwal.

(Capture d’écran d’un article du site pixellibre.net)

Il est aussi de toutes les manifestations pro-Assad organisées à Paris.

Marié à une amie d’enfance de la candidate frontiste, Marie d’Herbais, la présentatrice du blog vidéo de Jean-Marie Le Pen, Frédéric Chatillon se rend régulièrement en Syrie et au Liban. Une photo immortalise sa rencontre avec Dieudonné et les Tlass, père et fils, fidèles du régime Assad occupant des postes importants dans l’armée syrienne. On l’aperçoit encore au procès de Dieudonné en 2009 lorsque l’humoriste avait remis le prix de l’infréquentabilité à Robert Faurisson, négationniste notoire. Proche d’Alain Soral selon Droites-extrêmes, il est également un soutien convaincu du régime iranien.

Idéologie et business

Dans le parcours de Frédéric Chatillon, l’idéologie côtoie le business : l’homme d’affaires profite largement du juteux marché du matériel de campagne du Front national. Pour les cantonales 2011, chaque candidat frontiste a reçu un courrier du micro-parti Jeanne fondé fin 2010. Une structure destinée à recueillir des fonds pour le nouveau FN de Marine Le Pen, parallèlement au micro-parti Cotelec, déjà existant mais traditionnellement attaché au nom de son père. Dans les statuts de l’association, le trésorier est Olivier Duguet, un ancien du GUD proche de Frédéric Chatillon. Cette lettre propose aux candidats un kit de campagne pour un montant d’au moins 2500 euros selon les options choisies (tracts sur l’islamisation et/ou l’insécurité par exemple) et une aide au financement par le biais d’un prêt à 6,5%. 500 candidats ont fait appel à ce prêt, pour un kit de campagne fabriqué par la fameuse agence Riwal, puisqu’on retrouve le même numéro RCS.

la suite sur lesinrocks.fr article de Laure Siegel

13:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/11/2012

Une étude indépendante remet en cause le projet NDDL

L’étude indépendante demandée par le collectif des élus contre l’aéroport (CeDpa) montre une nouvelle fois l’étendue de ce grand projet inutile. Quels sont les points intéressants qui soulignent les fautes dans la Déclaration d’Utilité Publique de 2008 ?

À la demande du collectif d’élus opposés au projet de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, un cabinet d’études européen indépendant nommé CE-Delft a analysé la solidité économique de l’étude menée lors de la Déclaration d’Utilité Publique ; puis comparé les deux projets,  le réaménagement de l’aéroport Nantes Atlantique et la construction du nouvel aéroport.

Des procédures administratives incohérentes

Une Déclaration d’Utilité Publique (DUP) a été décrétée en février 2008 suite à une enquête publique qui présente de nombreuses zones floues. Lors de l’enquête publique, 80 % des contributions faites aux sept enquêteurs étaient opposées au projet. Cependant, l’enquête s’est quand même avérée positive pour déclarer une DUP. Sur les sept enquêteurs qui ont fait le travail, deux ont abandonné leur position avant la fin de la commission d’enquête. L’enquête amenant à la DUP n’a donc été signée que par cinq enquêteurs. En 2010, les enquêtes parcellaires ont continué et en 2011 la concession de ce futur aéroport a été donné à Vinci. En juin 2012, les enquêtes sur la gestion des eaux et les zones humides seront lancées et avant 2014 les études environnementales, foncières et archéologiques.
Lors de la DUP, l’ACIPA a déposé cinq recours au Conseil d’Etat pour annuler la procédure. Ils ont été rejetés sans motivation. Afin de poursuivre les recours juridiques, la Cour européenne des droits de l’Homme a été saisie par l’ACIPA en 2010. La Cour européenne a pour traiter la demande et faire en sorte que l’État français motive ses rejets. Parallèlement, trois recours sont en cours depuis la publication du cahier des charges au Tribunal Administratif de Nantes. Tous les recours ne sont pas suspensifs.
Par ailleurs, le projet était condamné par le Grenelle de l’environnement en 2007 qui dans ses lois ne prévoyait  pas d’augmentation de capacité aéroportuaire. Le projet Notre Dame Des Landes est multiplié par trois. Jean Marc Ayrault et François Fillon ont fait pression disant que cet aéroport serait le premier aéroport HQE et qu’il n’était ici que question de transfert, donc le projet de NDDL ne rentre pas dans le cadre des lois du Grenelle.

Entre pressions et soutiens politiques, les choses bougent

Le projet est aujourd’hui compris partout en France mais également en Europe. En 2009, le CeDpa a été créé. il regroupe 1000 élus opposés au projet, 500 élus des Pays de Loire et 500 élus de la France entière. En 2011, ils se sont constitués en association pour financer l’étude indépendante publiée depuis le mois d’octobre dernier. Il entend bien faire pression pour faire bouger les politiques. L’ACIPA quant à elle regroupe 42 associations, partis et syndicats qui se réunissent tous les mois. Des comités de soutiens se développent partout en France et un collectif de pilotes de Nantes Atlantique a rejoint le mouvement. Tous travaillent avec des géographes à dénoncer le projet et mettre en avant une « métropolisation » à outrance. De plus en plus d’actions sont organisées, des installations de jeunes en maraîchage entendent bien rester sur la commune et une opération « citoyens vigilants » est mise en place depuis trois ans. Il s’agit de deux personnes par jour qui stationnent devant les bâtiments importants de Nantes : la préfecture, le siège du Parti Socialiste, de l’UMP, le CG…

L’argument de la saturation de Nantes Atlantique ne tient pas

Michel Tarin explique qu’« au niveau des passagers il y a bien une augmentation du trafic. Depuis 2004, notamment l’arrivée des compagnies low-cost, on est à 3,3 millions de passagers par an ». Néanmoins ce qui sature un aéroport ce n’est pas le nombre de passagers mais le nombre de mouvements c’est dire de décollages et d’atterrissages. Nantes Atlantique stagne à ce sujet depuis dix ans. « Ce sont les avions qui aujourd’hui sont plus remplis qu’avant puisqu’en 10 ans on est passé de 40 à 80 passagers par avion » ajoute-t-il. La particularité de Nantes Atlantique a été qu’il y a eu une augmentation très importante des vols charters vacances, c’est une des principales plateformes qui accueillent le plus d’évolution dans ce sens-là.
À ce propos, l’étude du cabinet CE-Delft propose un comparatif des aéroports. En surface, l’aéroport de Nantes avec ses 320 ha est dans la moyenne internationale, sa piste de 2 900 m de long est la même que celle de l’aéroport de San Diego aux États unis. Sur ces pistes qui font la même taille, on traite à San Diego 223 000 mouvements annuels alors qu’à Nantes on traite à ce jour  42 000 mouvements. San Diego traite 17 millions de passagers par an quand Nantes Atlantique peine à traiter 3,3 millions de passagers. Michel Tarin explique « La longueur de piste par ailleurs ne veut pas dire grand-chose. À Gatwick, le deuxième aéroport de Londres, la piste fait 3 200 m, et bien un A380 ne peut pas décoller sur une piste a pleine charge. On y traite pourtant 280 000 mouvements avec 35 millions de passagers par an sur 270 ha ». Nantes Atlantique peut accueillir encore jusqu’à 200 000 mouvements, même si ce n’est pas souhaitable, sans problème technique majeur. Il ajoute que le projet de Vinci à Notre-Dame-des-Landes, aujourd’hui modifié par rapport au projet initial, compte deux pistes de 2 900 m qui ne pourront pas accueillir d’A380. Souhaitons nous refaire un aéroport à l’identique qui ne sera de toute façon jamais un grand hub intercontinental ? NDDL nécessite 940 ha pour la plateforme aéroportuaire, mais la DUP compte 1 650 ha. Ce sont plus de 2 000 ha de terres agricoles qui sont menacés !

la suite ici

10:02 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/11/2012

Élément de langage à NDDL - VALLS l’hygiéniste en guerre totale...

NDDL,ZAD,guerre totale,totales krieg,valls,aéroport,

piqué au tas sur lemonde.fr - 23/11/2012

15:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/11/2012

BERNHARD SCHMID: Der Prozess gegen die französische Tarnac-Gruppe

Eine peinliche Affäre

Der Prozess gegen eine Gruppe angeblich »anarchistisch-autonomer Terroristen« in Frankreich droht nach vier Jahren zu platzen. Nicht zuletzt, weil der britische Spitzel Mark Kennedy auch in diese sogenannte Tarnac-Affäre verwickelt ist.

VON BERNHARD SCHMID


Bei James Bond sieht das alles viel besser aus: Selbst 20 französische Polizisten von der für »terroristische« Straftaten zuständigen Geheimabteilung waren offenbar nicht in der Lage, einem Auto auf nächtlicher Fahrt zu folgen, unter dem sie wohl eine GPS-Sonde angebracht hatten. Und dann kommt noch heraus, dass sie einem britischen Spitzel auf den Leim gegangen sind. Es geht bei der bereits vier Jahre andauernden sogenannten Tarnac-Affäre um eine Gruppe angeblich »anarchistisch-autonomer Terroristen«. Die Anwälte der Verteidigung stellten am 6. November neue Beweisanträge und forderten, ihnen möge endlich »die vollständige Akte der polizeilichen Nachrichtendienste«, statt wie bisher nur ausgewählte Auszüge, auf den Tisch gelegt werden. Am 12. November sprach sich der als »Rädelsführer« präsentierte Angeklagte Julien Coupat in Paris vor etwa zehn ausgewählten Journalisten aus, wo er – wie Le Monde formulierte – »auftauchte, um sich besser zurückzuziehen« und seinen Rückzug aus dem um ihn veranstalteten Medienrummel anzukündigen. Am 14. November folgte eine Pressekonferenz der Anwälte mit prominenter Besetzung in den Räumen des französischen Parlaments.

Die Tarnac-Affäre, die inzwischen in mehreren französischen Medien als »Staatsaffäre« gilt, nahm offiziell am 11. November 2008 ihren Anfang. An jenem Tag, der in Frankreich wegen des Gedenkens an das Ende des Ersten Weltkriegs ein gesetzlicher Feiertag ist, verhafteten 250 Polizisten frühmorgens in dem im französischen Zentralmassiv gelegenen Dorf Tarnac mehrere Mitglieder einer Landkommune, die dort einen Lebensmittelladen unter dem Namen »Magasin Général« betrieben. Bereits um 8.32 Uhr veröffentlichte das Pariser Innenministerium siegessicher ein Kommuniqué dazu. Gleichzeitig gab es polizeiliche Zugriffe in Rouen und Paris. Insgesamt 20 Personen wurden festgenommen, von denen neun in Haft behalten wurden. Einige kamen nach drei Wochen wieder frei, ihr angeblicher »Rädelsführer«, Julien Coupat, blieb hingegen weitere sechs Monate in Untersuchungshaft. Vorgeworfen wurde den Festgenommenen, vier Tage zuvor Sachschäden an Bahnlinien angerichtet zu haben, sie sollen Oberleitungen mit Hakenkrallen heruntergerissen haben. Auf den Schnellzugstrecken im Einzugsbereich Paris kam es damals deswegen zu ein- bis zweistündigen Verspätungen.

Später stellte sich heraus, dass die vermeintlich oder tatsächlich »anarchistisch-autonom« orientierten Personen, die festgenommen worden waren, offenbar nichts mit den Sabotageakten zu tun gehabt hatten. Denn im November 2008 traf bei der taz ein Bekennerschreiben von Atomkraftgegnern ein, die sich zu den Hakenkrallenanschlägen bekannten. Sollte dies stimmen, dann standen die Anschläge im Zusammenhang mit einem geplanten Castor-Transport vom französischen La Hague nach Deutschland sowie mit dem vierten Todestag von Sébastien Briat. Der junge Atomkraftgegner war am 7. November 2004 von einem Zug überrollt worden, nachdem er sich – ebenfalls aus Protest gegen einen Atommülltransport – an eine Schiene gekettet hatte
.

la suite ici

10:49 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/11/2012

Affaires Tarnac, Merah et Karachi : les Verts demandent une commission d'enquête

tarnac,sdat,commission parlementaire,dcri,espion,mark kennedy,stone

Qu'est ce que c'est que ce foutoir mon p'tit Bernard ? ... Quelqu'un m'a accroché une casserole aux fesses c'est très vilain !

 

Le groupe Ecologiste a annoncé mardi qu’il utiliserait son droit de tirage, pour obtenir la mise en place une commission sur les dysfonctionnements des services de renseignement dans les affaires Merah, Karachi et Tarnac.

 

Cette commission d’enquête, constituée de 30 députés représentants tous les groupes à l’Assemblée nationale, devrait être mise en place fin janvier pour entamer ses travaux début février, a précisé le député EE-LV Noël Mamère, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale.

«Il ne s’agit pas d’une commission parlementaire ciblée sur une seule affaire», a indiqué Noël Mamère. Elle «va s’intéresser à l’action des services de renseignements» sur la surveillance de «mouvements radicaux armés», a-t-il poursuivi en citant les affaires Merah, Karachi et Tarnac. Il a en outre espéré que les députés PS et radicaux de gauche s’associeraient à la demande de commission des Verts. Jusqu'à présent un seul député socialiste, Gérard Bapt, s’est associé à cette initiative.

Selon la proposition déposée sur le bureau de l’Assemblée, la commission d’enquête vise à examiner «le fonctionnement des services de renseignement français dans le suivi et la surveillance des mouvements radicaux armés, et notamment des filières jihadistes existant sur le territoire français».

La mise en place d’une commission a été demandée par les avocats des familles des victimes de Mohamed Merah qui s’interrogent notamment sur les failles de la DCRI dans la surveillance du tueur au scooter de Toulouse et Montauban. La demande est actuellement examinée par la chancellerie qui doit vérifier si une instruction est en cours, une commission d’enquête ne pouvant être mise en place sur des faits qui font l’objet d’une enquête judiciaire en cours.

En cas d’utilisation du «droit de tirage», qui permet à chaque groupe de demander une commission d’enquête par session ordinaire, l’inscription à l’ordre du jour de la demande est de droit. Mais, la demande de création de la commission peut cependant être rejetée par un vote négatif des trois cinquièmes des membres de l’Assemblée lorsqu’elle est examinée en séance publique.

Une mission d’information sur les services de renseignement, qui se déroule à huis clos sous la houlette du président de la commission des Lois Jean-Jacques Urvoas (PS), est actuellement en cours. Elle doit remettre ses travaux en mars 2013.

(AFP)

piqué au tas sur libe.fr - 21/11/2012

mark stone, kennedy,fbi

 

20:11 | Lien permanent | Commentaires (3) |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu