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06/11/2012

Tarnac : quel rôle a vraiment joué le mystérieux espion anglais ?

Les dix personnes mises en examen dans l’affaire de Tarnac demandent à la justice de clarifier le rôle joué par un policier infiltré anglais, Mark Kennedy, dans la procédure engagée contre eux depuis 2008.

Les rencontres entre cet agent britannique et les jeunes de Tarnac, avant leur arrestation pour des sabotages SNCF, semblent avoir nourri l’accusation. Elles constituent l’une des énigmes de l’affaire.

L’avocat William Bourdon, qui défend Julien Coupat et ses co-inculpés, vient de déposer une demande d’acte sur le bureau de la juge d’instruction Jeanne Duye. Il l’invite à verser au dossier la totalité des notes de renseignement concernant ses clients. Selon le document que Rue89 a consulté :

« Un certain nombre d’informations ou d’allégations présentes tout au long de la procédure émanent de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), du fait de renseignements fournis par un policier “ infiltré ” anglais, monsieur Mark Kennedy. [...]

Il s’agit ici de démontrer que des éléments ont été délibérément dissimulés durant la procédure. »

« Un dossier à double fond »

La défense dénonce « un dossier à double fond », dans lequel le renseignement se serait substitué aux preuves judiciaires. Un argument déjà avancé par William Bourdon dans un autre dossier, celui des Français de Guantanamo. L’avocat parle de « recyclage » du renseignement dans la procédure judiciaire :

« Il y a une dérive des services de renseignement qui privilégient une recherche “underground” de la preuve, et non sa manifestation loyale.

L’utilisation de personnages comme Mark Kennedy est en soi une source de péril. Il ne peuvent qu’être dans la surenchère, et les services tendent une oreille complaisante à ces informations vues comme providentielles, même si elles peuvent être manipulées parce que produites hors de tout cadre judiciaire. »

William Bourdon « n’exclut pas l’audition de policiers de la DCRI ou de Mark Kennedy lui-même ». Le document, quant à lui, accuse le juge d’instruction en charge de l’affaire jusqu’en avril, Thierry Fragnoli, d’avoir caché des éléments utiles à ses clients.

la suite sur rue89

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16:04 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/11/2012

Affaire de Tarnac : la justice ordonne l'audition de 18 policiers

La chambre d'instruction de la cour d'appel de Versailles a ordonné l'audition des 18 policiers qui auraient pris les suspects dans l'affaire de Tarnac en filature la nuit du sabotage. La défense des militants accuse la police d'avoir fabriqué de faux PV.

Pour maître Jérémie Assous, l'audition des policiers est le "début du renversement de ce dossier" © Maxppp

 

C'est une petite victoire pour Julien Coupat et Yldune Lévy, les principaux suspects dans l'affaire de Tarnac soupçonnés d'avoir saboté des lignes SNCF en 2008. La chambre d'instruction de la cour d'appel de Versailles a ordonné le 26 octobre dernier l'audition des policiers qui ont participé à la surveillance des deus suspects dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008. Le parquet général de Versailles vient de l'annoncer.

 

Selon les défenseurs de Julien Coupat et d'Yldune Lévy, les policiers ont tout inventé pour trouver des coupables. L'avocat Jérémie Assouss avait notamment déposé plainte pour "faux et usage de faux en écriture publique".

la suite sur franceinfo.fr

 

21:32 | Lien permanent | Commentaires (0) |

31/10/2012

Quelques élements de language totalitaire autour d'une expulsion de squat...

Chasser les artistes de la cité ?

Les propos du maire PS de Schiltigheim Raphaël Nisand au sujet de son refus de voir s’installer l’imprimerie Papier Gâchette au centre de tri (DNA du vendredi 26 octobre) ont suscité moult réactions sur les réseaux sociaux.

Nathalie Guibilei, la porte-parole du groupe local EELV Cus Nord, s’exprime par le biais d’un communiqué de presse intitulé « Faut-il chasser les artistes de la cité ? ». Le texte explique que les membres d’EELV Cus Nord « sont très étonnés de ce revirement et des propos qui le justifient ». Le communiqué cite des propos que le maire de Schiltigheim a tenus au printemps et que l’on peut entendre dans une vidéo diffusée sur Internet. « Il y a quelques mois en effet, Raphaël Nisand se montrait ravi d’accueillir ces artistes et déclarait lors de l’inauguration des futurs locaux le 15 avril : “Ça fait très plaisir de voir ce lieu réinvesti… et consacré à l’échange culturel. “

Il ajoutait même en montrant les clés : “Faites en bon usage “et “on vous fait confiance “». Une inauguration qui n’avait rien d’officiel, puisqu’elle était organisée par les artistes sous forme de parodie des cérémonies traditionnelles.

Le communiqué d’EELV Cus Nord constate que Raphaël Nisand n’est « plus à l’heure de la confiance mais de la défiance » et estime que « l’argumentaire de son refus a des accents sécuritaires quelque peu disproportionnés ».

Le communiqué s’oppose à l’idée que l’association puisse « poser problème » comme l’a affirmé le maire de Schiltigheim. « Le contrat d’occupation proposé par la Cus ne concerne que l’association qui, faute de locaux disponibles, n’a eu d’autre solution jusqu’à présent que l’hébergement dans un squat, ce qui est le sort de beaucoup d’artistes. Insinuer que leur venue générerait des troubles dont il faut protéger la population est un amalgame inconvenant. En réfutant la proposition de la Cus, Raphaël Nisand ne fait que précariser davantage cette association et prive ses concitoyens d’une proximité avec l’art qui n’aurait pu être qu’enrichissante ». « Ce qui est certain en tout cas, c’est que le centre de tri continue de bien porter son nom » conclut le message d’EELV Cus Nord.

 

Politique du bac à sable

Le sort des squatters de la route des Romains et de l’imprimerie Papier-Gâchette donnait matière à un débat de fond : quelle place pour les cultures alternatives dans notre ville ? Las ! L’échange d’idées sera pour une autre fois. En revanche, on a quand même touché le fond, le PS et les Verts ayant décidé d’en découdre, façon bac à sable, sur les réseaux sociaux. Raphaël Nisand (PS), maire de Schiltigheim, lançant à Paul Meyer (PS), qui voulait lui dire ses quatre vérités après son refus d’accueillir les squatters : « Que de la gueule M. le froussard… » Une vacherie saluée en retour : « Ce n’est pas parce qu’on est élu d’une ville brassicole que l’on doit tenir des propos de comptoir. » Alain Jund s’en est mêlé, accusant Nisand de choisir la « préférence communale ». Quand les petites phrases squattent le débat…

 

Imprimerie dedans, imprimeurs dehors

Les responsables de l’imprimerie associative Papier Gâchette, née dans le squat du 2 route des Romains, ont reçu lundi un courrier signé par le maire de Strasbourg. Roland Ries y confirme l’attribution d’un local au 8 rue du Rempart, ce qui rassure un peu les artistes. En effet, après l’épisode piteux du centre de tri de Schiltigheim (DNA du 26/11), la ville de Strasbourg avait proposé à l’association le local de la rue du Rempart, mais sans garantie écrite. Papier Gâchette est désormais assuré de pouvoir récupérer au 2 route des Romains son matériel. Mais la date de son installation rue du Rempart demeure en suspens, le local nécessitant quelques adaptations.

 

piqué au tas sur dna.fr - 31/10/2012

13:53 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/10/2012

Saïd Bouamama, mis en examen pour racisme anti-blanc : « pourquoi Michel peut-il dire qu’il n’aime pas le drapeau et pas Mohamed ? »

Info DailyNord. Hasard de l’actualité (ou pas), alors que Jean-François Copé nous a gratifié il y a quelques semaines de sa sortie sur le racisme anti-blanc, ceux qu’on appelle parfois « les deux Saïd » – les Roubaisiens Saïd Bouamama, sociologue engagé, et Saïd, du groupe de hip-hop Z.E.P – viennent d’être mis en examen par le tribunal de Paris pour « injures publiques envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une race ou une religion ».

En août 2010, les deux Roubaisiens avaient sorti le livre « Nique la France – Devoir d’insolence » et le morceau de hip-hop « Nique la France », ce qui leur avait valu un tombereau de réactions indignées (relire nos différents articles : Nique la France, le buzz nordiste ne laisse personne indifférent ; « Nique la France » en question par Jean-Pierre Decool). A l’époque, une première plainte émanant d’un identitaire toulousain avait été classée sans suite. Cette fois, c’est l’Agrif (Alliance Générale contre le Racisme et pour le Respect de l’Identité Française et Chrétienne) qui est à la manoeuvre et qui a réussi à convaincre le parquet d’instruire l’affaire. Rendez-vous est pris à l’heure de l’apéro dans un café de Lille-Fives avec Saïd Bouamama qui, tout en sirotant une bière (pour ceux qui imagineraient d’emblée le personnage en barbu intégriste), a bien voulu répondre aux questions de DailyNord. A 54 ans, ce sociologue formant des travailleurs sociaux, très investi dans la lutte pour les sans-papiers veut continuer « à poser des questions embêtantes » y compris au sein du Front de gauche qu’il soutient.

la suite sur dailynord

09:59 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/09/2012

Le Dissident : La vraie histoire véridique de Thierry Meyssan

 

C'est avec une grande fierté que Parano Magazine vous dévoile aujourd'hui la première partie de ce biopic à grand budget qui a déjà obtenu le prix du jury des Droits de l'Homme au festival du film de Farj en Iran qui relate l'histoire de celui qui a révélé au monde la grossière supercherie du 11 septembre, depuis les premières persécutions dont il a été victime, en passant par sa traque par la CIA et la DGSE qui cherchent à l'éliminer depuis l'arrivée de Sarkozy au pouvoir, jusqu'à son exil forcé au Liban pour rejoindre tous ceux qui luttent pour la démocratie et les droits de l'Homme dans cette région, je veux bien entendu parlé du Hezbollah, du gouvernement de Bachar El-Assad ou du régime des mollahs en Iran.

Plus d'infos sur http://paranomagazine.blogspot.fr/2012/09/le-dissident-la...

07:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/09/2012

JUJITSU-POLITIQUE : LE CONTRE-STORYTELLING - article 11

Elle a beau avoir pour elle la puissance de feu, la machine médiatique a ses points faibles, ses défauts. Avec un peu de persévérance et une bonne dose d’imagination, il est même possible de la faire dérailler. Des collectifs – les Yes Men, Luther Blisset, etc. – s’y sont joyeusement employés, au carrefour du militantisme et de l’art. Retour sur quelques cas d’école de hacking des médias.

à lire sur article 11

Extrait :

UN STORYTELLING À CONTRE-COURANT

Les journalistes savent à quel point leur audience aime les histoires, surtout si elles sont bien enrobées et si elles valident un point de vue auquel on est acquis d’avance. Plusieurs groupes d’activistes savent autre chose : les journalistes aussi aiment les histoires, et surtout y croire.

Deux d’entre-eux se sont fait largement remarquer : RTMark2 (devenus Yes Men) et Luther Blisset. Leur mode opératoire ? Renverser l’objectif du storytelling en racontant des histoires aux « narrateurs » professionnels. Ils critiquent en acte le système médiatique se nourrissant de récits fabulés, et font jouer à plein les effets mythifiant des histoires. Ils s’approprient et détournent ce qu’on a appelé la « grammaire culturelle, qui désigne la totalité des codes esthétiques et comportementaux qui préside au bon déroulement de la vie en société, ainsi que les nombreux rituels que celle-ci impose à tous les échelons »3. En maîtrisant ces codes, ils parviennent à insérer leurs « coups » et canulars dans le flux médiatique.

RTMark, qui se présente comme une entreprise en lutte contre les abus des entreprises4, a axé sa démarche sur la correction d’identité, c’est-à-dire le fait d’amener une personne physique ou morale à dire ce qu’elle pense vraiment. Le collectif s’appuie sur une grande connaissance de la « communication » : création d’infos-hameçons pour journalistes, réalisation soignée de communiqués de presse, imitation crédible des apparences de la cible.

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13:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/09/2012

CYBER-KAPO : un corps de réservistes spécialisés en cyberdéfense

cyberdéfense,Jean-Yves Le Drian,réserve citoyenne

une rare photo de "Rami", cyber consultant citoyen réserviste qui à maintenant délaissé la moîteur des forêts d'Amérique du Sud pour épauler Jean-Marie "malgré lui" Bockel à se pencher sur les cruels et fourbes réseaux chinois...

 

L'armée française va se doter d'un corps de réservistes dédiés à la cyberdéfense, issus de la réserve opérationnelle et de la réserve citoyenne. La création de ce corps a été notamment avancée dans le rapport d'information sénatorial sur la cyberdéfense.


Dans son rapport d'information(.pdf) sur la cyberdéfense, qui a fait couler beaucoup d'encre suiteà sa mise en gardeà l'égard des équipements de réseau chinois, le sénateur Jean-Marie Bockel a aussi défendu le principe d'une "cyber réserve" qui rassemblerait les "compétences de nos réservistes, tant au sein de la réserve opérationnelle que de la réserve citoyenne".

Cette recommandation prend aujourd'hui forme. Commel'a relevéNicolas Caproni sur Twitter, le ministère de la Défensea annoncéla création d'un réseau de réservistes spécialisés en cyberdéfense dans le cadre de la réserve citoyenne. Cette réserve sera constituée "d'un noyau de volontaires accrédités par l’autorité militaire" et "travaillera en étroite concertation avec les autorités nationales en charge du domaine".

"Les réservistes auront pour mission d’expliquer la dimension stratégique de ce domaine en pleine expansion, d’y préciser la place des armées et de donner des clés de compréhension des différents enjeux. D’autres axes de travail seront définis ultérieurement", explique le site web. Parmi ces réservistes se trouveront des industriels et des universitaires qui auront le souci de promouvoir un "esprit de cyberdéfense" et d'alimenter le débat.

la suite sur numérama 

09:43 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/09/2012

Mireille "Pussy Bigotte" Mathieu aux prises avec Anastasie !!!

Mireille Mathieu dénonce le "sacrilège" des Pussy Riot

"Une église n'est pas un lieu pour pouvoir manifester, on peut manifester autrement. Une église est un lieu de recueillement, et c'est un sacrilège" de manifester comme l'ont fait les Pussy Riot, a déclaré Mireille Mathieu à la chaîne de télévision moscovite TV Tsentr lors d'une visite à Moscou.

La chanteuse, très populaire en Russie, a donné cette interview à l'occasion de sa venue à Moscou pour participer à une festival international de musique militaire où elle a interprété des chansons en russe...

piqué au tas sur francetvinfo.fr - 05/09/2012

 

Mercredi 5 septembre Mireille Mathieu affirme avoir été coupée

 

Une partie de l'interview de la star, où elle réclame «l'indulgence pour les trois jeunes femmes», aurait été coupée au montage, indique son entourage contacté par Le Parisien . Interrogé sur l'action des Pussy Riot, la chanteuse, catholique pratiquante, aurait répondu ainsi: «Je pense que ces jeunes filles ont été un peu inconscientes car une Eglise n'est pas un lieu pour manifester. On peut toujours manifester autrement. Une église étant un lieu de recueillement, c'est un sacrilège. Mais en tant que femme, artiste et chrétienne, je demande l'indulgence pour ces trois jeunes filles.

 

Mercredi 5 septembre - La télé russe dément toute «censure»

 

Contacté par l'AFP dans l'après-midi, le directeur des programmes de la tranche matinale de TV Tsentr, Vladislav Chekoïan, dément toute coupure. Après vérification des enregistrements, le directeur afffirme qu'«il n'y a pas cette phrase» où Mireille Mathieu demanderait l'indulgence pour les Pussy Riot. «Là où s'arrête ce que nous avons diffusé, s'arrête l'enregistrement. Il s'agit probablement d'un malentendu, Mireille Mathieu a pu prononcer cette phrase dans une autre interview. Nous sommes prêts à communiquer les enregistrements», a déclaré Vladislav Chekoïan.

 

Jeudi 6 septembre - La télé russe revient sur son démenti

 

Nouveau rebondissement. La chaîne russe revient sur son démenti et confirme cette fois au Figaro avoir bel et bien coupé une partie des propos de Mireille Mathieu au montage. La chaîne TV Centre impute cette «faute» à une jeune journaliste qui aurait, par peur, caché les rushs. La jeune femme est depuis en entretien avec le directeur de la chaîne et sera «punie pour falsification».

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L'équipe éditoriale de TV Tsentr au prise avec la "jeune journaliste" afin de retrouver les "rush disparus" (photo via A.11)

 

«Les rushs avaient disparu. Nous avons débuté des recherches et avons finalement trouvé l'original qui avait disparu du serveur ainsi que d'une clé USB, et identifié la fameuse phrase», a indiqué Vladislav Chekoïan. Accusée de «fraude», la journaliste devrait être licenciée.

 

piqué au tas sur lefigaro.fr - 06/09/2012

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Mireille dans les coulisses d'un palais du Kremlin en novembre 2008... les rushs n'ont pas disparus !

13:51 | Lien permanent | Commentaires (3) |

30/08/2012

Militer face aux Nouveaux chiens de garde : entretien avec le réalisateur Gilles Balbastre

Extrait :

Donc on nous a transformé de citoyens, même si j’aime pas ce mot, éclairé à consommateurs, y compris malins, qui allons picorer du Plan B, un peu d’internet, qui surfons, faisons un peu de Politis, du Monde diplo, du Canard, de l’Huma, et qui laissons aux beaufs, au peuple, TF1 et la merde... C’est la même population qui parfois va, bien sûr, aller chercher ses carottes râpées biologiques sans ONG, qui va savoir se situer, qui a de plus en plus une posture « bobo-iste » en terme politique, pour le droit au mariage des homosexuels, pour les carottes bio, et quand je dis cela, je suis pour le droit au mariage des homosexuels bien entendu, mais qui, au fond, essaye d’aménager son pré carré, qui n’a plus d’idées économiques, de construction politique, de haine contre l’aliénation, qui a souvent un genre de racisme envers le peuple, de plus en plus fort, car ils sont cons, ils sont beaufs, ils votent FN, contre le mariage homosexuel, bouffent pas des carottes bio et consomment TF1. On mesure là ce côté très consumériste, en quoi nous nous sommes transformés. Dans les salles, souvent les gens me posent des questions comme si je devais donner des A +, comme si j’étais une agence de notation : « et Mermet, il est bien ? Schneidermann il est bien ? Dites nous quels médias on peut ». La question était pas celle-là. La question est, au fond : quel renversement politique, quelle question politique il faut remettre dans les médias ? Comme les résistants en 1944 se sont saisis de l’information, au regard de ce qu’elle avait été dans l’entre deux-guerre (corrompue) et pendant la guerre (collabo) – il ne faut pas oublier que la profession de journaliste fut une des plus épurées après-guerre, ¾ des cartes déchirées, un grand nombre embastillé, voire fusillé ou banni... Le Conseil National de la Résistance pensait même, peut-être pas mettre l’information en dehors de la marchandisation, mais en faire un bien de service public, comme l’éducation et la santé. Donc, les débats ont soulevé cette problématique. Même les gens engagés refusent la mal-information comme la mal-bouffe ou le mal-logement mais n’ont pas peut-être pris assez conscience de cette posture dans laquelle ils sont. L’information est une vraie question politique, comme toutes les autres, même les carottes bio. Les carottes bio, il ne suffit pas de savoir où en acheter, d’aller bouffer AMMAP, mais de poser la question des champs pollués/ONG, etc qui bientôt feront qu’on ne pourra plus bouffer de carottes bio. De même, il y aura tellement peu d’infos bios ou alternatives, les autres auront tellement décerveler les cerveaux, qu’il n’y aura plus d’information alternative. La question n’est pas de savoir où est cette information alternative, même si, bien sûr, on a pas le choix, il faut y aller actuellement. Mais c’est nécessaire, pas suffisant. C’est vraiment un point à soulever.

la suite sur autrefutur

07:31 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/08/2012

De la faible vue de Richard Millet sur la peau des Français - juin 2011

Par Nicole Caligaris, romancière

Extrait :

Que Richard Millet, en son comique, soit au moins l'occasion de mettre les points sur les i. Dans le sens qu'a adopté le français actuel, "racisme" désigne ce mélange de xénophobie proprette et de bêtise crasse qui fait proposer, par exemple, de rendre la nationalité française exclusive de toute autre nationalité quand la chance de la France est au contraire de pouvoir vivre des liens puissants que le peuple français, en train de naître d'un écheveau de cultures et de langues, est en train de construire avec le monde auquel nous sommes liés, que les ânes le veuillent ou non, pour la joie des aventuriers de l'esprit, des curieux, des asphyxiés de la blancheur illusoire, pour la tristesse des pitres qui agitent devant leur nez pincé l'illusion d'une intégration qu'ils voient comme l'entrée au chausse-pied dans le moule d'une culture aux formes fixes, quand la vitalité d'une culture est au contraire de se former, en permanence, dans ses mutations au contact des apports extérieurs ; et dans les tensions que ces contacts ne manquent pas deproduire.

Premièrement, le mouvement est irréversible : il se trouve que nous ne pouvons pas choisir de croupir, comme les ânes l'appellent de leurs effrois, entre les bornes des clochers mentaux de l'enfance de ceux qui ont passé la cinquantaine. Il se trouve que nous ne pouvons pas, raisonnablement, prétendre nousrenfermer. L'idée de protéger la culture française d'une éventuelle invasion, non seulement est stupidement xénophobe mais elle est stupide tout court car impossible. La naïveté est dans cette illusion protectionniste, non pas dans la pensée de l'ouverture, plus réaliste, mais escamotée sous le nom si parfaitement français d'"angélisme". Ce qui doit nous préoccuper, ce n'est pas la protection, c'est la transmission, relation complexe qui ne se conçoit pas sans l'attention, la curiosité et l'adoption mutuelles.

Deuxièmement, il ne peut se concevoir d'intégration à sens unique : la société d'accueil change, de toute évidence, en intégrant ses membres venus d'ailleurs, c'est bien là l'intérêt, la richesse, le dynamisme d'une culture, et c'est précisément ce qu'il nous faut penser avec intelligence, notre changement. C'est cette pensée qui permettra de trouver comment les français, et les nouveaux, et les anciens, peuvent tenir ensemble, respectueux car respectés, car établis, non seulement sur les banquettes des RER mais aussi aux places où la société que nous composons ensemble accorde aux gens du pouvoir, respectés car égaux en droits et en devoirs mais aussi en positions et en espoirs.

piqué au tas sur lemonde.fr - 29/06/2011

11:53 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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