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11/03/2011

Lyon 2 abandonne la bibliothèque numérique Persée

Depuis quelques jours, le programme national de numérisation, de traitement documentaire, de diffusion et de valorisation scientifique est tombé sous le coup d'une décision prise par l'université Lumière Lyon 2. Son arrêt, pur et dur.

Depuis le 7 février dernier, le programme PERSÉE va donc prendre fin, sans que personne n'ait été averti, puisque ni le personnel, ni la direction n'ont été invités à une discussion. La convention-cadre qui unissait l'université au programme sera définitivement arrêtée au 10 mai 2011. Passée cette date, votre ticket n'est plus valable.


Une pétition a été lancée pour sensibiliser le public à cette décision. « L'ensemble des personnels du programme PERSÉE ne comprend pas la précipitation de la direction de Lyon 2. Aucune information n’a précédé cette décision. Aucune discussion n’est proposée par la direction de l’université. Aucune solution ne garantit la continuité des activités du programme et la préservation de l'équipe PERSÉE en raison du trop court calendrier imposé par Lyon 2. » (voir la pétition)

Cette dernière liste des conséquences plutôt catastrophiques dans le domaine :
  • La fermeture du portail www.persee.fr et la disparition d’un outil utilisé par des millions de chercheurs et d’étudiants.
  • Un formidable gâchis d’argent public : le ministère - avec Lyon 2 - a initié le programme PERSÉE et le finance depuis 8 ans. Ce soutien a permis de constituer un fort capital technique et de développer des savoir-faire spécifiques.
  • L’éclatement de l’équipe PERSÉE et la dispersion de compétences vitales pour le programme. Les vacataires et les contractuels (85% de l'effectif) sont les premiers touchés. La direction de l’université Lyon 2 a d’ores et déjà refusé de renouveler les contrats de vacations au-delà du 10 mai 2011.
La bibliothèque numérique scientifique francophone, fondée en 2005, dispose aujourd'hui de 350.000 documents consultables gratuitement. Avec 3,6 millions de documents téléchargés et 19,5 millions de consultations durant l'année passée, PERSÉE représente également un outil de recherche et de publication pour des éditeurs et des universités.

Pourtant, la présidence de l'université ne semble pas s'affoler plus que cela. Selon elle, c'est le Pôle de recherche et d'enseignement supérieur de l'université qui prendra le relais. D'autant que tous les contrats des personnes actuellement employées sont poursuivis - à savoir trois fonctionnaires et 21 contractuels et vacataires.

Cependant, la décision de Lyon 2 est motivée par des coûts opérationnels et structurels qui font plonger dans le rouge en permanence. Et à ce titre, si le projet est si important que cela, Lyon 2 estime qu'il n'est pas de son ressort de supporter seul le financement.

Cité par l'AFP, le syndicat FO estime que ce choix « met en cause les disciplines des sciences humaines et sociales, déjà fragilisées par les réformes ministérielles ». Selon eux, le programme « doit rester dans le cadre du service public ».

Rédigé par Cecile Mazin, le vendredi 11 mars 2011

pris chez www.actualitte.com - 11/03/2011

8148 ***** fred france

10:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/03/2011

Manif antirep/Antirep Demo : samedi 5 mars - Tous-tes à FREIBURG !

Es ist immer ein Angriff auf uns alle!

C'est toujours une attaque contre nous tous-tes !


Manif antirep/Antirep Demo : samedi 5 mars
à 16H au centre ville à la statue Bertoldsbrunnen

Pourquoi : Réponse suite à une "razzia", une perquisition dans un squat du centre ville : le Gartenstraße.
Puisque, à Freiburg, depuis quelques mois quelques voitures de flics brûlent et quelques vitrines de médias bourgeois sont régulièrement "redécorées" à leur juste valeur, la machine répressive en profite pour criminaliser ce lieu autogéré d'accueil et d'ateliers, lieu de réappropriation de la "vie de la cité" depuis le 23 avril 2010, qui contrarie et distrait au milieu du quartier aseptisé de haute consommation...
Voyez comme les chiens de garde postés autour lui donne un air beaucoup moins vivant, un air morne de fiente, en ce jour répressif du 24 février 2011.

Alors "si rien n'est à eux, tout est à nous", chaque attaque contre ce nous ne peut connaître de réponse silencieuse :

Allons leur faire entendre ensemble dans la rue et gueuler notre rageuse solidarité contre la répression !


Freiburg n'est pas si loin : à peine à un pouce ou deux levés de là...et dans les gares juste de l'autre côté, en partageant ses poches un peu trouées, y'a ça :Schönes-Wochenende-Ticket
Y'a toujours aussi moyen d'y trouver à boire, à manger à prix libre et à dormir.
Y'a même moyen d'arriver un peu plus tôt, de se rencontrer ici et là, et de trouver quelques tissus et peintures pour exprimer son art politico-créatif sur une banderolle ^^
Bref, bien mieux qu'un weekend à réviser, à déprimer chez ses parents ou à se morfondre à Stressbourg ;-)

Pour la demo, y'a un numéro de téléphone à s'inscrire sur le bras : 0049 (0) 761 409 72 51 et 6 pages utiles à lire ou relire (avant la manif!) en pièce jointe.

wtwbfranz-druckversion.pdf

10:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/02/2011

Paris-Texas, une proposition politique des mis en examen de Tarnac

l’indicateur_des_chemins_de_fer_permet_de_voir_les_progrès_annuels_de_l’unification_humaine.jpg

Article paru dans l'édition du 25.02.11

Paru sur Le Monde, le 24 février 2011.

"Printemps des peuples arabes", "révolution en marche", "transition démocratique", "fin de la dictature". Les grandes machines discursives sont de sortie. Il n'en faut pas moins pour parvenir à présenter le renversement des régimes pro-occidentaux du Maghreb comme de nouvelles victoires de l'Occident, et le triomphe inespéré de ses valeurs.

La fièvre révolutionnaire qui s'est récemment emparée des plus prudents éditorialistes témoigne d'abord de l'intense réaction immunitaire à quoi l'événement accule le discours dominant. On répond par un violent accès d'orientalisme à la nécessité de disposer, au plus vite, entre nous et les bouleversements en cours, un solide cordon sanitaire. On s'émerveille de ces "révolutions" pour mieux esquiver les évidences qu'elles nous jettent au visage pour mieux dissoudre le trouble qu'elles suscitent en nous.

Faut-il qu'elles soient précieuses, les illusions qu'il s'agit d'ainsi préserver, pour que l'on se répande partout en pareilles apologies de l'insurrection, pour que l'on décerne la palme de la non-violence à un mouvement qui a brûlé 60 % des commissariats égyptiens. Quelle heureuse surprise de soudain découvrir que les principales chaînes d'information sont entre les mains des amis du peuple !

Or voilà : si les insurgés de l'autre côté de la Méditerranée disent : "Avant, nous étions des morts-vivants. A présent, nous nous sommes réveillés", cela signifie en retour que nous, qui ne nous insurgeons pas, nous sommes des morts-vivants, que nous dormons. S'ils disent : "Avant, nous vivions comme des bêtes, nous vivions dans la peur. A présent, nous avons retrouvé confiance en nous, en notre force, en notre intelligence", cela signifie que nous vivons comme des bêtes, nous qui sommes si évidemment gouvernés par nos peurs.

Ceux qui peignent aujourd'hui aux couleurs les plus lugubres l'impitoyable dictature de l'atroce Ben Ali ne le trouvaient-ils pas hier encore si fréquentable ? Il faut donc qu'ils mentent aujourd'hui, comme ils mentaient hier. Le tort de Michèle Alliot-Marie réside d'ailleurs là : avoir dévoilé en quelques phrases à l'Assemblée nationale que, derrière tant de dissertations d'écoliers sur la différence entre leurs dictatures et nos démocraties, se cache la continuité policière des régimes; en quoi les uns sont certes plus experts et moins grossiers que les autres.

On peut détailler ad nauseam la brutalité de la répression sous Ben Ali. Il n'en reste pas moins que les doctrines contre-insurrectionnelles – l'art d'écraser les soulèvements – sont désormais la doctrine officielle des armées occidentales, qu'il s'agisse de les appliquer en banlieue ou dans les centres-villes, en Afghanistan ou place Bellecour à Lyon. Le feuilleton hebdomadaire des petits mensonges et des misérables combines de Mme Alliot-Marie ne saurait effacer le véritable scandale : avoir traité de "situation sécuritaire" une situation révolutionnaire. Si nous n'étions pas occupés à tresser des couronnes de jasmin ou de lotus aux révoltes du Maghreb, peut-être n'aurions-nous pas déjà oublié que Ben Ali, quatre jours avant de disparaître dans les poubelles de l'histoire, avait parlé des émeutes de Sidi Bouzid comme d'"impardonnables actes terroristes perpétrés par des voyous cagoulés". Ou que son successeur a cru apaiser la colère du peuple en annonçant comme première mesure l'abrogation de "toutes les lois antidémocratiques", à commencer par les lois antiterroristes.

Si nous refusons de tenir pour miraculeux l'enchaînement qui mène de l'immolation de Mohamed Bouazizi à la fuite de Ben Ali, c'est que nous refusons d'admettre comme normale, à l'inverse, l'indifférence feutrée qu'a partout rencontrée pendant tant d'années la persécution de tant d'opposants. Ce que nous vivons, nous et une certaine jeunesse politisée, depuis trois ans, y est certainement pour quelque chose. Dans les trois dernières années, nous dénombrons en France plus d'une vingtaine de camarades qui, toutes tendances confondues, sont passés par la case prison, dans la plupart des cas sous prétexte d'antiterrorisme et pour des motifs dérisoires – détention de fumigènes, introduction de glu dans des distributeurs de billets, tentative ratée d'incendie de voiture, collage d'affiches ou coup de pied.

Nous en sommes arrivés en janvier au point où la magie du signalement sur le fichier des "anarcho-autonomes" a mené une jeune femme en prison – pour un tag. Cela se passe en France, et non en Russie, et non en Arabie saoudite, et non en Chine.

Chaque mois désormais, nous apprenons qu'un nouveau camarade a été prélevé en pleine rue, que l'on a intimé à telle amie, après bien d'autres, de devenir indic en échange de l'impunité ou d'un salaire ou de conserver son poste de professeur, que telle connaissance a, à son tour, basculé dans la dimension parallèle où nous vivons désormais, avec ses cellules miteuses, ses petits juges pleins de haine rentrée, de mauvaise foi et de ressentiment, avec ses insomnies, ses interdictions de communiquer, ses flics devenus des intimes à force de vous épier. Et l'apathie qui vous gagne, l'apathie de ceux qui vivent "normalement" et s'étonnent, l'apathie organisée.

Car c'est une politique européenne. Les rafles régulières d'anarchistes en Grèce ces derniers temps le prouvent. Aucun régime ne peut renoncer au broyeur judiciaire, quand il s'agit de venir à bout de ce qui lui résiste. La culpabilité est une chose qui se produit. Comme telle, c'est une question d'investissement, financier, personnel. Si vous êtes prêt à y mettre des moyens hors normes, vous pouvez bien transformer une série de faux procès-verbaux, de faux témoignages et de manœuvres de barbouzes en dossier d'accusation crédible.

Dans l'affaire dite de Tarnac, la récente reconstitution de la nuit des sabotages, si longtemps réclamée par la défense, en a administré le plus bel exemple. Ce fut un de ces moments d'apothéose où éclate, jusque dans les détails les plus infimes, le caractère de machination de toute vérité judiciaire. Ce jour-là, le juge Fragoli a su occulter avec art tout ce qui démontre l'impossibilité de la version policière. Il devenait subitement aveugle dès que l'indocile réalité contredisait sa thèse. Il a même réussi à mettre les rédacteurs du faux PV de filature à l'abri de la contradiction, en les dispensant d'être là. Et cela était en effet superflu, puisque tout ce petit monde s'était déjà transporté sur les lieux, une semaine auparavant, en privé et en douce.

A dire vrai, qu'il ait fallu contrefaire la reconstitution suffit à montrer que le procès-verbal lui-même était contrefait. C'est sans doute cela qu'il a fallu abriter des regards en bouclant la zone par des murs de gendarmes appuyés de brigades cynophiles, d'hélicoptères et de dizaines de brutes de la sous-direction antiterroriste.

A ce jour, il en aura coûté quelques millions d'euros pour transformer en instruction bien ficelée des fantasmes de flics. Il importe peu de savoir à qui, pour finir, on imputera les actes qui furent le prétexte de notre arrestation. Quant à nous, nous plaignons d'ores et déjà le tribunal qui aura à faire passer pour du terrorisme la pose de quelques innocents crochets, maintenant que bloquer les flux est devenu le moyen d'action élémentaire d'un mouvement de masse contre la réforme des retraites.

Le silence frileux des gouvernants européens sur les événements de Tunisie et d'Egypte dit assez l'angoisse qui les étreint. Le pouvoir tient donc à si peu. Un avion décolle et c'est tout un édifice de forfaiture qui tombe en miettes. Les portes des prisons s'ouvrent. La police s'évanouit. On honore ce qui hier encore était méprisé, et ce qui était l'objet de tous les honneurs est maintenant sujet à tous les sarcasmes. Tout pouvoir est assis sur ce gouffre. Ce qui nous apparaît, à nous, comme démence sécuritaire n'est que pragmatisme policier, antiterrorisme raisonné.

Du point de vue du gestionnaire de situations sécuritaires, l'ordre public n'aurait jamais été ébranlé, et Ben Ali serait encore tranquillement président, si l'on avait réussi à neutraliser à temps un certain Mohamed Bouazizi.

C'est à l'évidence, dans les banlieues comme dans les mouvements de révolte, la chasse aux Bouazizi, aux fauteurs d'insurrection potentiels qui est lancée, et c'est une course contre la montre; car, de Ben Ali à Sarkozy, qui règne par la peur s'expose à la fureur.

Monsieur le président, il y a des ranchs à vendre au Texas, et votre avion vous attend sur la piste de Villacoublay.

 

Aria, Benjamin, Bertrand, Christophe, Elsa, Gabrielle, Julien, Manon, Matthieu et Yildune,
sont les dix personnes mises en examen dans l'affaire dite "de Tarnac"
pris chez UHD ce soir

21:15 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/02/2011

Le logement social à la parisienne

Conquête de l’est. Le 14 quai de charente dont la Ville s’apprête à faire expulser la coordination des intermittents et précaires doit accueillir une crèche et des logements "sociaux". Ces deux réalisations ne constituent qu’une infime partie de la vaste opération que constitue la ZAC Claude Bernard et contribuent à légitimer une opération de restructuration urbaine qui participe de la mise en oeuvre le projet du "Grand Paris" : cette ZAC qui enjambe les boulevards des maréchaux et le périphérique comporte pour l’essentiel des dizaines de milliers de mètres carrés de bureaux... Dans ce contexte, il nous a paru utile de publier cet article qui explicite ce que le gargarisme auto-satisfait sur la "priorité" accordée au logement "social" tend à occulter : là où les mots servent à taire les choses, des rapports sociaux. On gouverne la ville en prétendant faire le bien, et l’on assure le renouveau de la profitabilité du territoire et du contrôle des populations.

 

La suite ici :

• faites connaître et signer en ligne Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde.

indiquez à accueil@cip-idf.org un n° de téléphone afin de recevoir un SMS en cas de besoin.

Pour soutenir la coordination des intermittents et précaires, envoyez vos chèques à l’ordre de AIP à la CIP-IdF, 14-16, quai de la Charente 75019 Paris. Sur demande une attestation peut vous être fournie

09:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/02/2011

Appel à mobilisation pour le prochain procès le 09 mars 2011 à Nancy

- Suite procès contre-sommet otan 2009, la répression n'en finit pas:
appel à mobilisation pour le prochain procès le 09 mars 2011, 13h30, à la Cours d'Appel de Nancy.


- Following trial cons-nato summit 2009, the repression did not end:
call for mobilization for the next process March 9, 2011, 13:30, at the Courts of Appeal of Nancy.

 

- Nach Prüfung Wider-NATO-Gipfel 2009 hat die Repression nicht zu Ende:
Aufruf zur Mobilisierung für den nächsten Prozess 9. März 2011, 13:30 Uhr, an der Berufungsgerichte von Nancy.

09:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/02/2011

"Dommages collatéraux en Afghanistan": 2 enfants tués chaque jours par les IED

En moyenne, deux enfants ont trouvé  la mort, chaque jour, dans la guerre en Afghanistan en 2010, a affirmé l'ONG afghane de défense des droits Afghanistan Rights Monitor (ARM) dans un rapport publié mercredi.

© Epa

Le nombre d'enfants tués est en baisse par rapport à 2009 où plus d'un millier d'enfants avaient été tués.

Sur les 2.421 civils morts dans divers incidents liés à la guerre en Afghanistan l'année passée, 739 étaient des mineurs, selon ARM.

Deux décès d'enfants sur trois seraient dus à des insurgés et des "groupes d'opposition armés" - la plupart du fait de bombes artisanales (ou "Improvised Explosive Devices", IED), et 17% sont à mettre au compte des forces internationales, affirme l'ONG afghane, qui mène une enquête sur les morts civiles depuis 2008.

Environ 15% des morts n'ont pas pu être attribuées à l'une ou l'autre partie, souligne le rapport.

Le nombre de victimes civiles et militaires a atteint un niveau record en 2010. Le nombre d'enfants tués a toutefois reculé l'an passé par rapport à 2009 où 1.050 d'entre eux avaient péri.

Beaucoup d'enfants ont trouvé la mort dans les provinces de Kandahar et du Helmand, dans le sud du pays, les bastions traditionnels de l'insurrection des talibans. Mais les provinces de Kunar, dans l'est, et de Kunduz, dans le nord, sont aujourd'hui devenues aussi parmi les régions les plus dangereuses pour les enfants, ajoute ARM.

Levif.be avec Belga - 09/02/2010

 

 

17:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/02/2011

Quand Philippe Val parle de Denis Robert...

à voir sur Politis :

 

Bravo Denis (ter) : quand Philippe Val parle de Denis Robert...



12:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/01/2011

BLOCAGE DU CENTRE FERME DE MERKSPLAS EN COURS

Des activistes sont en train de bloquer le centre fermé de merksplas. Plus
d'infos dans la journée sur indymedia bruxelles et
http://gettingthevoiceout.wordpress.com/
Faites passer le message !



COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 28 JANVIER 2011



BLOCAGE DU CENTRE FERMÉ DE MERKSPLAS



Les activistes protestent contre la politique d’asile du gouvernement belge.



Aujourd’hui, le 28 janvier, une trentaine d’activistes protestent contre
le fait que le gouvernement belge enferme des personnes sans papiers et
ferme les frontières. C’est par l’action directe qu’ils ont décidé de
dénoncer et empêcher directement l’application de cette politique, en
bloquant les portes d’entrées du centre fermé de Merksplas. Les activistes
font sortir la voix des migrants de derrières grilles en diffusant leur
histoire hors des murs des centres de détention.



Les activistes rompent l’isolation des « détenus »



Les migrants sont rendus invisibles, réduits à des chiffres. Aujourd’hui,
les activistes font entendre leurs histoires au dehors. Durant l’action,
ils hissent différentes banderoles sur lesquelles sont inscrits des
numéros de téléphone, afin que les détenus puissent les lire et téléphoner
afin de faire connaître leur histoire. Les militants lancent aussi des
balles de tennis avec des messages afin de briser l’isolement des migrants
enfermés.



Les activistes lisent aussi l’histoire de détenus d’autres centres fermés,
qui ont étés récoltés ces derniers mois. Un africain témoigne : « Ce sont
des prisons, ce sont vraiment des prisons, ce ne sont pas des centres
fermés! Si on dit que ce sont des centres, alors ça devrait être comme les
centres croix rouge. Mais vous êtes traité comme un criminel. Vous êtes
barricadés par des fers! »



La politique d’emprisonnement et de déportation



Le centre fermé de Merksplas compte 172 hommes. Il s’agit d’un des six
centres fermés sur le territoire belge. Chaque année, la Belgique expulse
environ 8000 personnes (enfants inclus). Un activiste insiste : « Notre
économie est basée sur la libre circulation des capitaux, alors que des
milliers de personnes sont empêchés de tenter leur chance de vivre une
meilleure vie dans notre pays. On les enferme et les estampille « illégal
et indésirable ». Notre gouvernement arrête ces gens et les enferme comme
des criminels, uniquement parce que leurs papiers ne sont pas en ordre. En
leur faisant subir une expulsion, on fait perdre pour une seconde fois
leur dignité et toute valeur humaine. Ils sont raflés de la société et
renvoyés dans une situation sans issue dans leur pays. »



Les gens sont réduits à des numéros. On peut aussi le remarquer dans les
déclarations de Ministre de la Politique de migration et d’asile Wathelet,
qui défend sa politique en se vantant qu’il y eu plus d’expulsions en 2010
qu’en 2008. Derrière ces chiffres, il parle de vies humaines, avec
lesquelles on ne peut pas jouer. »



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°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

*Contact presse sur place: 0471 66 50 71



Film et info: http://gettingthevoiceout.wordpress.com



Images: http://gettingthevoiceout.wordpress.com



E-mail: gettingthevoiceout@vluchteling.be



*Extraits de témoignages:



« Il y a juste une heure pendant laquelle vous pouvez sortir et vous
amuser un peu dehors, sinon vous êtes toujours enfermé. »



« Le plus dur c’est que tu n’as jamais commis de crime. (…) Tu as une
maison comme celle-ci, tu as tout dedans, tu es déjà bien intégré, et tu
n?as plus le droit de rien prendre, tu portes juste ce avec quoi on t’a
arrêté, tu ne peux plus rentrer chez toi pour aller chercher tes effets,
pour te faire une petite valise, là c’est encore plus dur. »



« Il y en a même un qui a été scotché, l’algérien dont je t’ai parlé. Ça
veut dire attaché des chevilles, des genoux, des mains, scotché
totalement. »


PERSBERICHT 28 JANUARI 2010



BLOKKADE VAN GESLOTEN CENTRUM TE MERKSPLAS



Activisten protesteren tegen opsluitingsbeleid van Belgische regering



Vandaag, vrijdag 28 januari, protesteren een dertigtal activisten tegen
het feit dat de Belgische regering mensen zonder papieren opsluit en het
land uitzet. Ze ondernemen directe actie om dat beleid te verhinderen,
door de toegangspoorten van het gesloten centrum te Merksplas te
blokkeren. De activisten geven de vluchtelingen achter de tralies een
gezicht door hun verhalen ter plekke naar buiten te brengen.



Activisten doorbreken isolement van ‘gedetineerden‘



De vluchtelingen worden onzichtbaar gemaakt, tot cijfers gereduceerd. De
activisten brengen vandaag hun verhalen naar buiten. Ze hijsen tijdens de
actie verschillende spandoeken met een telefoonnummer in de hoogte. Zodat
de gedetineerden het lezen, het nummer bellen en hun verhaal vertellen. De
activisten gooien ook tennisballen met boodschapbriefjes naar binnen om
het gedwongen isolement van de vluchtelingen te doorbreken.



Ook vluchtelingen uit andere centra komen aan het woord, via getuigenissen
die de activisten voorlezen. Een Afrikaan getuigt: “het zijn
gevangenissen, echte gevangenissen. Indien men beweert dat dit centra
zijn, dan zou dit als de centra van het Rode Kruis moeten zijn, waar
mensen op een waardige manier worden geholpen. Maar hier word je behandeld
als een crimineel. Je wordt opgesloten achter tralies, gebarricadeerd met
ijzer.”



Het Belgische opsluitings- en deportatiebeleid



Het gesloten centrum te Merksplas telt 172 mannen. Het is één van de zes
gesloten centra te België waar jaarlijks ongeveer 8000 mensen (inclusief
kinderen) zonder papieren worden opgesloten en van waaruit ze worden
uitgewezen. Een actievoerder legt uit “Onze economie draait op het vrij
verkeer van goederen. Maar vele duizenden mensen die in ons land een kans
willen op een beter leven, sluiten we uit en krijgen de stempel ‘illegaal
en ongewenst’. Onze regering arresteert deze mensen en sluit hen op als
ware criminelen, alleen omdat hun verblijfspapieren niet in orde zijn. Met
hun uitzetting verliezen ze voor de tweede maal hun kans op een
menswaardig bestaan. Ze worden uit de maatschappij geplukt en
teruggestuurd naar de vaak uitzichtloze situatie in eigen land”.



Mensen worden herleid tot nummers. Dat merken we ook in uitspraken van
Minister van Migratie- en Asielbeleid Wathelet, die zijn beleid verdedigt
door te stellen dat er in 2010 meer uitwijzingen zijn geweest dan in 2008.
Achter deze cijfers gaan mensenlevens schuil, daar kunnen we niet mee
spelen.



*°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°*

*Perscontact ter plaatse: 0471 66 50 71



*Filmpje en achtergrondinfo: http://gettingthevoiceout.wordpress.com



*Foto’s en beeldmateriaal: http://gettingthevoiceout.wordpress.com



*e-mail contact: gettingthevoiceout@vluchteling.be



*Uittreksels van de getuigenissen:*



- Er is slechts 1 uur waarop je je buiten een beetje kan vermaken, voor de
rest zit je altijd opgesloten.



- Het moeilijkste is dat je nooit een misdaad hebt begaan. Je hebt hier
een huis met alles erin, je bent al goed geïntegreerd, maar je hebt niet
langer het recht iets mee te nemen. Je enige bezit is wat je op het moment
van je arrestatie aanhad. Je kan niet naar huis om iets op te halen, een
kleine koffer te pakken, dat is nog het zwaarste.



- Er was zelfs iemand die vastgeplakt werd, ik heb het over een Algerijn.
Dit wil zeggen dat ze enkels, knieën, handen, helemaal vastkleven. Men
draagt je en zet je achterin het vliegtuig.



- Ik voelde me heel slecht en ik begreep niet waarom ze mij geboeid
hadden. Ik had niets misdaan. Ik ben geen dief. Ik had niets verkeerd
gedaan. Ik was hier enkel illegaal.

Centre fermè de Merksplas
Dienst Vreemdelingenzaken - Centrum voor Illegalen

Address:
Steenweg op Wortel 1 /A
2330 Merksplas

courriel du 28/01/2011 -

10:32 | Lien permanent | Commentaires (1) |

21/01/2011

Comment ne pas voir que l’ennemi est le même ?

construire-un-feu.jpg

12:10 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/01/2011

Bruxelles - Manifestation anticapitaliste en solidarité avec les insurgés tunisiens

Affiche

Tous à la manifestation de samedi 15/1 à 15h au 'Mégaphone', carrefour Avenue de Stalingrad et Bld du Midi, pour dénoncer
p { margin-bottom: 0.21cm; }a:link { }
TUNISIE : A quoi mène le capitalisme  :
Soutien de la France au dictateur tunisien. Ben ALI.
Tous à la manifestation de samedi 15/1 à 15h au 'Mégaphone', carrefour Avenue de Stalingrad et Bld du Midi, pour dénoncer
Imprimer, coller les pdf ci joint
Et dans toutes les langues :
PDF - 74.3 ko
PDF de l’affiche

courriel du 14/01/2011

12:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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