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03/04/2010

Villefranche : Zeyneb a changé de classe

24/03/2010

Vous vous souvenez de cette collégienne de Villefranche, exclue trois jours pour avoir porté un tee-shirt "Palestine libre" ? En dépit d'une forte mobilisation, la sanction a été confirmée et Zeyneb est restée derrière les grilles de l'établissement les 2, 3 et 4 mars. Elle a ensuite repris les cours mais a changé de classe, à sa demande, pour ne plus avoir affaire au professeur d'histoire avec qui elle avait eu une altercation.

Hélas, il semble qu'un climat de tension ait régné dans le collège où plusieurs élèves sont venus avec des keffiehs ou des tee-shirts "I love Gaza". Des provocations face à une administration qui n'a semble-t-il pas su avoir des gestes d'apaisement. Sur le plan juridique, Zeyneb et sa maman ont déposé un recours devant le tribunal administratif.

http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/Autre-contenu/Breves/Villefranche-Zeyneb-a-change-de-classe

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02/04/2010

Georges Cipriani semi-libéré. Liberté pour Jean-Marc Rouillan !


le 01/04/2010 à 22:03

La cour d’appel de Paris a accordé cet après-midi une semi-liberté à Georges Cipriani. Une épreuve obligatoire avant une libération conditionnelle. La lutte continue pour les comités de soutien qui réclament la libération de Jean-Marc Rouillan.

Dans les comités de soutien aux prisonniers d’Action Directe, on redoutait aujourd’hui un poisson d’avril bien pourri. Et puis non, la bonne nouvelle est arrivée. Après vingt-quatre années de cabane dans des conditions extrêmes, après vingt-quatre années sans jamais mettre un pied dehors, après une interminable procédure pour demander une libération conditionnelle, après un cruel jeu de yoyo entre décisions favorables et appels du Parquet, Georges Cipriani sera semi-libre dans une quinzaine de jours.

Le comité qui anime le blog d’information et de mobilisation pour la libération des deux derniers militants d’Action Directe emprisonnés précise que Georges Cipriani connaîtra les détails de son aménagement de peine la semaine prochaine à l’occasion d’une visioconférence avec un juge. Pour ce comité, les choses ne s’arrêtent pas là. « Georges Cipriani était libérable depuis février 2005. Nous devons continuer à le soutenir dans cette étape vers la libération complète. »

Même état d’esprit sur le blog L’Inter : « On ne dit pas merci à un camarade, dit-on, et pourtant, c'est bien le premier mot qui nous vient aujourd'hui à l'esprit. Merci Georges. Et merci à ces camarades pour leur résistance acharnée depuis vingt-quatre ans. Merci pour ce collectif qu'ils ont formé pendant toutes ces années et qui a montré la force d'une résistance collective. Merci pour cette résistance qui les fait sortir debout. Malgré l'ensemble des mesures d'exception qu'ils ont connues. Rappelons, l'arrestation et les conditions spéciales aussitôt créées en prison. Malgré des procédures d'exception mises en place. Jusqu'à cette rétroactivité de la loi Dati qui a reculé de plus de deux ans encore la décision qui tombe enfin aujourd'hui. (…) Cette résistance au long terme est un message d'espoir pour tous ceux qui subissent ce système, son exploitation, sa répression. Et pour tous ceux qui mènent un combat. Le monde est dur dehors. Evidemment, puisque c'est ce qui nous conduit à lutter. Aussi, notre solidarité ne doit pas s'arrêter. Soyons conscients qu'il ne s'agit pas encore de liberté, mais de vie semi libre. »

Georges Cipriani, 59 ans, sera semi-libre le 14 avril. Il pourra travailler pour la Banque alimentaire de Strasbourg et soutenir bénévolement le Secours Populaire. La bonne nouvelle n’occulte pas les inquiétudes qui demeurent pour Jean-Marc Rouillan. Le taulard-écrivain croupit toujours en prison à Muret, près de Toulouse, malgré le fait qu’il souffre du syndrome de Chester-Erdheim. « Il avait obtenu une semi-liberté en 2007 qui a été révoquée le 16 octobre 2008 pour quelques lignes d'une interview, rappelle le blog Action Directe. Une nouvelle demande a été déposée mi-novembre 2009. Jean-Marc a été transféré à la fin janvier 2010 pour six semaines au Centre National d'Observation (CNO) de Fresnes. Le 1er mars, il a été transféré à l'UHSI de la Pitié-Salpétrière pour une semaine d'examens médicaux. Il a été depuis de nouveau retransféré à la prison de Muret en attente du rapport du CNO et de la date de l'examen de sa demande de semi-liberté. » Une situation complètement dingue.

« La mobilisation pour la libération des prisonniers d’Action directe continue, sans faiblir », assurent d’une même voix les collectifs de soutien. Les initiatives se poursuivent. Projections de films, débats, lectures, concerts… demandez le programme :

Jeudi 1er avril, à Saint-Etienne, au Misanthrope, projection du film Retour sur mon parcours militant (derniers entretiens avec Joëlle Aubron) + Spoken Word.

Vendredi 2 avril, à Saint-Etienne, au Sfero Squat, Les Kamioners du Suicide (reggae punk/Florac) + Bière Sociale (punk/Paris) + guests

Lundi 5 avril, à Saint Denis, au Théâtre La Belle étoile (Cie Jolie Môme), projection du film Rouge Bandit et débat avec Charlie Bauer.

Dimanche 18 avril, à Paris, au CICP, projection, débat et concert.

Vendredi 23 avril, à Tours, à la librairie libertaire La Niche, projection de Retour sur mon parcours militant, débat et repas collectif.

Vendredi 30 avril, au Havre, à la librairie Le Bouqui'n'oir, lecture des Chroniques carcérales de Jann-Marc Rouillan.

Plus d’informations sur le blog d’information et de mobilisation pour la libération des militants d’Action Directe, sur le blog L’Inter et sur le site Ne Laissons pas faire !

Lire sur Le Post : Une projection de Rouge Bandit pour Rouillan et Cipriani.


08:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/03/2010

Rappel : Un rassemblement au Plateau des Glières le dimanche 16 mai 2010

Dans la continuité du film Walter Retour en Résistance, http://www.walterretourenresistance.com

Un rassemblement au Plateau des Glières le dimanche 16 mai 2010.

Il est organisé par l’ass. « Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui » (74)

www.citoyens-resistants.fr

C’est la 4ème édition, avec en avant goût :

http://www.fsd74.org/spip.php?article2287

> Programme de la journée : 10h30 rendez-vous au parking Interventions : Raymond Aubrac et Stéphane Hessel, Odette Nilès, Serge Portelli (magistrat), un médecin désobéisseur et un journaliste.

> Pique nique Utopia63 met en place un car pour se rendre sur place avec : Un départ de Clermont Péage des Martres d’Artières 05h15 environ Arrêt péage Thiers ouest 5h45 Retour Clermont Fd 22h00 environ Prix 35 euros par personne (repas tiré du sac à prévoir).

Attention : Le déplacement sera confirmé si il y a suffisamment d’inscrits au 20 avril 2010.

Merci de transmettre cette information dans vos réseaux, Les inscriptions seront validées avec le paiement par chèque à l’ordre de UTOPIA63. Indiquer départ Clermont ou départ Thiers.

Adresse : Hervé TORREGROSA 41 rue des Papéteries

- La Vidalie

- 63 300 THIERS.

06 99 88 74 95

Bulletin d’inscription:

Glières+Bulletin+d’inscription+RV (pdf)

Glières+Bulletin+d’inscription (Word)

18:07 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Les TCL : le Top des Collabos Lyonnais

pris chez rebellyon info

Publié lundi 29 mars 2010

En milieu d’aprèm, arrêt de tram route de Vienne : 8 flics et une dizaine de contrôleurs besognent. Ça grattouille des contraventions et puis sur le trottoir, un peu cachée derrière le distributeur de tickets, la police est sur un gros coup : un mec n’a pas de papier, il est black en plus : Monte dans la batmobile direction comico puis CRA, la justice n’attend pas.

Un contrôleur à un flic :
- Et pour la contravention on fait comment ? J’ai pas pris d’adresse du coup…
- C’est pas grave, envoyez-la nous, on fera suivre.

Nous à un contrôleur :
- Alors, c’est cool la collaboration avec la police, ça se passe.
- Oh, vous savez, j’fais mon travail, je mets des contraventions et puis juste, quand une personne n’est pas en règle, je la mets de coté.
- Vous appelez les flics quoi. C’est un peu ça la collaboration ! C’était un peu la même avec les juifs, un contrôle, les papiers, et puis hop dans le train direction les camps.
- Non mais là c’est pas pareil, il va pas aller en prison pour un ticket (genre il comprend pas de quoi on lui cause)
- Un centre de rétention, murs, grillages et surveillants, t’appelles pas ça une prison ?
Un autre contrôleur :
- Et puis y’avait pas que les juifs qu’on envoyait dans les camps… P’tit sourire cynique en coin, (style "vous aussi vous pourriez y aller p’tits cons").
- Toutes façons, c’est vos parents, c’est vous, qui avez fait ce système comme il est. Moi je travaille, c’est tout. Si vous êtes pas content, faut le changer, faut vous organiser (le type est d’origine immigrée).
- C’est ça, toi t’es responsable de rien, tu fais rien.
- Si je suis responsable. Mais c’est pas des gens comme moi qui ont collaboré avec les nazis, c’est des chômeurs comme vous qui collaboraient par ce qu’ils avaient pas d’argent. Vous avez vu comment vous êtes sapé ! Moi je travaille, moi !
- Mais t’es un ouf, tu fais quoi là ?! Nous on préfère manger c’qu’on mange plutôt que bouffer du steak à genoux comme toi.

On essaye de s’approcher du type que les condés embarquent :
- Psst ! c’est quoi ton nom ?
Les flics :
- Hey là ! dégagez ! y’a rien à voir, allez de l’autre coté, ça vous concerne pas !
Et nous de répondre ironiquement que y’a aucune loi qui nous interdit d’être là et de demander son nom à ce gars. Un contrôleur en profite pour placer que c’est des lois d’abruti comme nous qui les empêchent de travailler.
Bref, on insiste, on les suit, les poursuit même jusqu’à leur voiture et on finit par avoir le nom du type. On demande au flics de quoi ils ont honte pour se cacher comme ça et on se fait coller contre un poteau avec l’ordre de dégager si on veut pas se faire embarquer. Mais rien de verbal hein ! Tout est dans le langage du corps là !

Le cœur qui bat à la chamade on s’barre, "chômeur, plutôt que contrôleur !", direction l’arrêt de tram précédent. Dans les trams qui suivront, on entre pour prévenir en gueulant un peu que les flics et les leurleurs vont contrôler au prochain arrêt, qu’ils embarquent direct ceux qu’ont pas de papiers.
Un peu l’impression d’être pris pour des tarrés par des gens qui nous soupçonnent de raconter des histoires… "bas ouai, on n’est pas dans un film là, illes croient tellement plus à ce qu’on nous bassine à la télé que quand c’est dans la vrai vie, illes arrivent plus a y croire non plus". Un peu de sourire par ci par là quand même. Mais bon, quelques personnes sont sortis après nous avoir entendu et quelques autres ont préféré ne pas monter et continuer à pieds.

Peut être bien que "les gens" voient pas comment c’est flippant cette frontière invisible qui existe quand à tous moments tu peux te faire embarquer parce que t’as pas le laissez-passer, parce que cet état t’a pas reconnu comme un de ses sujets ou comme un "ayant droit" de circuler sur ses terres… Ça mériterait qu’on foute des barbelés partout pour la faire exister cette frontière, pour emmerder un peu ce monde de résignéEs qui aime trop bien ne pas voir pour ne pas lever le petit doigt, qui quand illes matent pas la télé, matent leur pieds quand faudrait pousser une gueulante.

Trop ouf de dépossession politique, ces types qui se perçoivent comme de simples travailleurs qui n’ont pas d’actes politiques à poser et qui nous nous perçoivent comme des moralistes qui leur prenons la tête, à les juger dans leur actes et qu’on devrait plutôt aller emmerder les hautes sphères et faire de la politique etc… que eux ils ont pas choisis, comme nous dit ce type d’origine immigrée, que cette société lui a imposé son job, qu’il est pas en mesure de choisir. Mais voilà, tellement la normalisation sociale travaille, tellement le schéma du bon français s’impose que c’est nous qui devenons les potentiels collabos parcqu’on est des citoyens de seconde zone qui n’embrassons pas Marianne et sa nation.

Blasant la guerre entre pauvres, entre ces bons citoyens qui ont un taff de merde payé une misère et d’autres précaires, ou encore de voir des français fils d’immigrés qui arrêtent des migrants quasiment comme un acte d’intégration.

09:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/03/2010

Strasbourg 23 mars 2010 - Journée de luttes - ToutEs dans les rues !


La caravane des mal-logés arrivera à Strasbourg le mardi 23 mars à 10 heures place Broglie

Dal67

La caravane des mal-logés arrivera à Strasbourg le mardi 23 mars à 10 heures place Broglie. Après avoir traversé le nord du pays,  porté la voix des mal-logés au parlement à Bruxelles, les militants français, belges et allemands seront en Alsace ce mardi. Cette caravane est organisée par le DAL et un collectif d’associations membres du RéSEL (Réseau stop aux expulsions). Sans-abris, hébergé(e)s provisoires, mal-logé(e)s, menacé(e)s d’expulsion, locataires étranglé(e)s par la cherté du logement, chômeurs ou étudiants en galère mais aussi citoyens solidaires se rassembleront pour interpeller les élus locaux. Nous organiserons une marche vers le palais des droits de l'homme pour porter le problème du logement et pour interpeller sur la situation dramatique des Roms en Europe mais aussi dans notre cité où on continue à nier leurs droits.
Un pique nique citoyen sera organisé au palais des droits de l'homme

 

 

Le 23 mars, tous en grève, tous dans la rue

A Strasbourg, manifestation

15h - place de la Bourse

 

Pas de moratoire sur les retraites, a annoncé le gouvernement. Pour s’opposer à la destruction du système par répartition, les syndicats appellent à une journée de mobilisation le 23 mars.
Faisons en sorte qu’elle soit massive.

Sarkozy et Fillon l’ont dit et redit : le résultat des élections régionales n’influencera pas les décisions gouvernementales prévues. C’est en premier lieu le dossier des retraites qui va être mis sur la table avec un projet de loi présenté au gouvernement cet été, et un vote au Parlement, en septembre.Notre système de retraite est fondé sur la répartition, c’est-à-dire la solidarité entre générations, la prolongation du salaire, hors de toute capitalisation. En 1983, la gauche applique certaines de ses promesses : retraite à 60 ans, taux de pension passant de 40 à 50 % du salaire et calculée sur les dix meilleures années.
C’est le Livre Blanc de Rocard en 1985, mettant en avant le péril démographique et le déficit croissant, qui va fonder les contre-réformes réalisées jusqu’à aujourd’hui. Dès lors, l’entreprise de démolition s’accélère : passage à 40 annuités pour le privé, prise en compte des 25 meilleures années, indexation des pensions sur les prix (Balladur 1993), création de la CRDS puis CSG, alignement du public sur le privé. Seule la grande mobilisation de 1995 retarde la liquidation des régimes spéciaux.
Ce sont les mêmes arguments qui reviennent aujourd’hui : catastrophisme démographique et déficit insupportable. Mais l’insupportable, c’est le million de retraités sous le seuil de pauvreté et la moitié qui survit avec une pension inférieure à 1 000 euros. L’insupportable ce sont les trois quarts des femmes qui ne touchent que le minimum vieillesse (678 euros), avec des pensions inférieures de 40 % à celles des hommes.
Les mesures envisagées par le gouvernement ne s’attaqueront pas à ces scandales. Au contraire ! Reporter l’âge de départ légal en retraite, augmenter le nombre d’années de cotisation nécessaires alors que les deux tiers des salariés ne sont plus au travail à 60 ans et avec 5 millions de chômeurs, sont des escroqueries.
Mais l’objectif n’est pas là. Ils veulent faire payer aux retraités « leur crise » en diminuant encore les pensions tout en s’attaquant aux fondements du système, la répartition. Par l’introduction dans le régime obligatoire d’un mécanisme par « points » ou « notionnel » dans lesquels la pension dépend de la situation économique et de l’espérance de vie. Et en favorisant la capitalisation : les salariés qui en ont les moyens pourront prendre des assurances pour éviter la misère des retraites de base.
La déferlante de publicité pour les assurances vieillesse privées montre l’intérêt des assureurs pour l’affaiblissement de notre système de retraite.
Pourtant, les moyens pour financer les retraites existent, mais il s’agit d’un choix de société. Inutile de convoquer des dizaines d’experts en démographie, sociologie ou économie. Face au déficit de la branche vieillesse de la Sécu (8 milliards d’euros),
délibérément organisé par les gouvernements de droite et de gauche depuis trente ans, il y a des solutions car dans le même temps, la part des salaires dans la répartition des richesses a diminué de 10 %.
Voilà ce qu’il faut changer. Une augmentation de 300 euros pour tous les salariés représente 31 milliards d’euros pour les retraites, 100 000 chômeurs de moins c’est 1, 3 milliard de cotisations et 1 % de cotisation patronale sur l’ensemble du salaire rapporterait 4, 9 milliards. Avec l’augmentation des salaires directs et socialisés et la création d’emplois, nos revendications concernant les retraites peuvent être satisfaites.
Face à de tels enjeux, la mobilisation de tous est indispensable. Pourtant, tout en étant incomplète (CGT-CFDT-UNSA-FSU-CGC-Solidaires), l’alliance des organisations syndicales est des plus discrète sur les revendications et peu offensive sur les modalités d’actions.

La première mobilisation du 23 mars doit être l’occasion pour toutes et tous de montrer notre volonté de faire reculer le gouvernement. Il faut s’en saisir. Mais cette première journée ne doit pas rester sans lendemain. Partout dans les quartiers, dans les entreprises, il faut susciter des initiatives regroupant organisations syndicales, politiques, associations, toutes celles et tous ceux qui, sur cette question, ne veulent rien lâcher.

 

 

19:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/03/2010

Vers un groupe Vigilance CRA Geispolsheim hebdomadaire permanent

article de La Feuille de Choux

C’est aussi le but, avec l’accord de RESF d’un groupe de personnes qui ont commencé depuis deux semaines à se rendre assez régulièrement au CRA de Geispolsheim.

Nous avons suivi ou suivons récemment cinq « retenus ».

Sans vouloir donner des espoirs trop grands aux personnes que nous rencontrons, soit à travers les grilles, où on peut parler, soit lors de visites, lorsque nous connaissons leurs noms et parlons leur langue, notre objectif est pluriel:

nous informer de la situation au CRA

surveiller les surveillants afin que les droits démocratiques soient respectés

assurer un lien entre l’intérieur du camp et l’extérieur

informer les retenus de leurs droits

contribuer à ce qu’ils conservent le moral, sachant qu’on agit dehors pour eux

aider ceux qui n’ont pas de visite

servir d’intermédiaire

informer les familles

rendre public ce qui se passe au CRA comme au TA (Tribunal administratif) lorsque les médias sont silencieux

inciter les parlementaires français et européens (qui siègent une fois par mois à Strasbourg) à user de leur droit d’entrer dans les centres de rétention

Le groupe n constitution compte déjà 6 volontaires.

Il s’agit de parvenir à couvrir la semaine par périodes de deux à trois heures, le matin et l’après-midi, de 10h à 12h, et de 14h à 17h30, heures de visites autorisées à l’intérieur, à condition de connaitre le nom de la personne.

Les personnes sans véhicule pourront s’associer avec celles qui en ont un.

Tous les détails du projet, tout ce qu’il faut savoir sur le centr, sa localisation, son fonctionnement, les procédures de visite, les relations avec les gendarmes, etc, pourront être expliqués par les personnes déjà expérimentées afin que le cercle des intervenants s’élargisse.

Contact:

Vigicrage

resf67@laposte.net qui transmettra en attendant qu’une adresse spéicfique soit créée

 

 

08:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/02/2010

Libérez Baligh KAIS, transféré du CRA de Geispolsheim à celui de Metz

http://www.lalsace.fr/fr/permalien/article/2731558/Transfert-surprise-d-un-detenu-du-centre-de-retention.html

Etrangers

Transfert surprise d’un détenu du centre de rétention

Un détenu du centre de rétention (CRA) de Geispolsheim, en grève de la faim, a été transféré hier après-midi au CRA de Metz sans que son épouse en soit informée.

« On a dit à mon mari qu’il allait voir un juge, mais quand j’ai réussi à le joindre, il m’a dit qu’il roulait en direction de Metz ». Nadia est très inquiète. Cette étudiante tunisienne ne savait pas hier où les autorités françaises avaient emmené son mari, Baligh Kais, retenu au CRA de Geispolsheim depuis le 11 février. « Il a écrit au préfet jeudi qu’il n’était pas d’accord avec le jugement du tribunal administratif et qu’il allait faire une grève de la faim. Il a été suivi par une vingtaine d’autres personnes du centre. C’est peut-être pour cela qu’on a voulu l’éloigner. »

Le grand-père de Baligh Kais est né en Algérie. Ancien combattant de la Première Guerre mondiale, il est français. Trois de ses frères et sœurs sont français. Son père, gravement malade, est soigné en France où il réside régulièrement.

Baligh Kais, qui est né en France, est retourné en Tunisie à l’âge de 5 ans. N’ayant pas suivi les changements successifs des lois en France, il a laissé passer le moment de demander sa régularisation. Début 2006, il est venu en France pour assister son père. Le 11 février dernier, il a été interpellé en gare de Strasbourg et enfermé au CRA. Le 16, il a été débouté de son recours contre l’obligation de quitter le territoire français délivrée par la préfecture.

S’il est renvoyé en Tunisie, son épouse, sans revenus, ne pourra pas poursuivre ses études et perdra son logement. Et son père ne pourra plus le voir. L’ordre de Malte qui a remplacé la Cimade auprès des détenus du CRA était injoignable hier.

Les services de la préfecture ont indiqué hier soir que Baligh Kais avait effectivement été transféré au CRA de Metz pour libérer de la place à Strasbourg en raison d’un afflux de nouveaux arrivants…

G.D-A.



http://la-feuille-de-chou.fr/?p=6561

L’honneur perdu du préfet Pierre-Etienne Bisch et de son collègue de Moselle

Libérez Baligh KAIS!

La Feuille de Chou revient une fois de plus sur le cas de M. Baligh KAIS, ce travailleur tunisien qui était en rétention depuis jeudi dernier au CRA de Geispolsheim.

Qui était? N’y serait-il plus? Aurait-il été expulsé? Non!

S’est-il échappé du Centre? Non plus, hélas!

Aurait-il été libéré? Non plus!

Alors?

On se souvient qu’hier, il avait déclaré commencer une grève de la faim, et que de dix à vingt autres « retenus » comme ils disent en langue de bois administrative, semblaient sympathiser avec la même idée.

De là à s’imaginer qu’il était un leader, il faut être chef-gendarme ou plus haut encore pour le croire.

Toujours est-il que cet après-midi, vers 15h, on a été prévenu que Baligh Kais avait quitté le CRA de Geispolsheim,  convoyé par la Gendamerie Nationale.

Vers quelle mystérieuse destination? Va savoir! Lui-même l’ignorait.

En tout cas, les gendarmes lui ont ment,i sur ordre, en prétextant une visite chez le juge, puis un trop plein paraît-il dû à la venue au CRA de familles!

Mensonge total, car le CRA de Geispolsheim n’est pas équipé pour recevoir des familles avec enfants.

On imagine l’inquiétude de l’épouse de Baligh, étudiante en région parisienne!

Enfin, vers 18h, on apprit qu’il se trouvait au Centre de rétention de Metz.

Comme l’Alsace-Moselle est accueillante avec les étrangers sans papiers!

On n’aimerait pas être à la place de Pierre-Étienne Bisch préfet de la région Alsace , et du Département du Bas-Rhin.

On ne serait pas fier, le matin en se rasant, ni le soir en se couchant, pas fier de traiter un « retenu«   « wi eine Stück, comme on disait en 1942, outre-Rhin, -comment dit-on en arabe?-un machin qu’on déplace, qu’on trimballe, qu’on déporte, au sens propre de ce mot, c’est à dire qu’on exile, selon le Petit Robert, serait-ce de Geispolsheim à Metz, du Bas-Rhin à la Moselle, en attendant de lui faire prendre l’avion vers la Tunisie, lui qui est né en France!

Le préfet s’imagine-t-il que les co-retenus de Geisposheim vont renoncer à protester de la situation qui leur est faite? Qu’ils cesseront d’exiger leur libération? Qu’ils ne réclameront plus des repas meilleurs et, pourquoi pas, halal, pour les musulmans?

Le préfet serait-il du genre de ces gens du pouvoir qui s’imaginent que si on coupe de supposées têtes, les corps, les jambes, et les  bras seront paralysés?

Détrompe-toi, préfet, cette chienlit repousse comme de la mauvaise herbe après la pluie.

Je suis des millions, comme disait un cagoulé mexicain fumeur de pipe!

Reviens, Jean Moulin!

Dernière minute!

A 22h on a été prévenu de source vérifiée et sûre que M. Kais a été mis à l’isolement au CRA de Metz! Et qu’en plus, à l’endroit où il se trouve,

il y a peu de réseau téléphonique, ce qui rend dificile la communication avec lui. Les brimades doivent cesser!

A propos du silence des médias

Au vu des contact pris, depuis hier, on a un petit espoir que demain samedi, enfin, certains briseront le silence qui protège cette politique inhumaine

menée au nom du peuple français, à qui on préfère raconter des histoires de foulards ou d’insécurité, à n’en plus finir, sans parler des médailles aux Jeux d’hiver.

A quoi sert de réaliser une interview comme telle radio, si c’est pour la laisser sous le boisseau (ordre d’en haut?).

Note grand concours du média le plus prompt à informer enfin de ce qui se passe dans la zone boisée entre des bretelles d’autoroute, près du centre commercial de la Vigie  est lané.

De nombreux prix à gagner, dont un abonnement d’un an et plus si affinités à la Feuille de Chou…le petit média indépendant qui informe lui des choses essentielles.

06:44 | Lien permanent | Commentaires (1) |

19/02/2010

Liberté pour les prisonniers d'AD

STRASBOURG : Dimanche 21 février, 16 h

Projection-débat, au Molodoï, 19 rue du Ban-de-la-Roche


LIBERTÉ POUR GEORGES CIPRIANI ET JEAN-MARC ROUILLAN !

Le 5 février, la nouvelle demande de libération conditionnelle de Georges Cipriani a été examinée au cours d'une audience tenue dans la prison d’Ensisheim où il reste incarcéré. La décision du tribunal  d’application des peines "antiterroriste" sera rendue le 24 février.

Depuis le 26 janvier, Jean-Marc Rouillan a été transféré au Centre national d’observation (CNO) de Fresnes. Durant six semaines, il doit se soumettre aux examens multiples d'"experts" prétendant juger de sa  "dangerosité". C'est ce qu'exige en effet la loi Dati sur la "rétention de sûreté", avant que sa nouvelle demande de libération conditionnelle ne soit par la suite examinée.

Le 21 février 2010, cela fera 23 ans que Georges Cipriani et Jean-Marc Rouillan sont incarcérés pour les actes accomplis comme militants d’Action directe.

> MANIFESTATION
> samedi 20 février, 13h30devant la prison de Fresnes avenue de la Liberté (Depuis Paris : bus 187, Porte d’Orléans, station Maison d’arrêt ou RER B, direction Robinson, station Arcueil-Cachan, puis bus 187)
>
> Il y a deux ans, Jean-Marc Rouillan a pu obtenir une semi-liberté,  dernière étape avant la liberté conditionnelle. Mais la justice "antiterroriste", une justice d’exception, a fabriqué de toutes pièces un prétexte pour perpétuer une peine déjà accomplie : il a suffi d’une  interprétation fallacieuse de quelques mots prononcés lors d’une  interview pour refermer une porte brièvement ouverte, pour mettre fin  à dix mois de semi-liberté étroitement contrôlée, et renvoyer  Jean-Marc en prison à temps plein. L’an dernier, à la suite d’une  détérioration de sa santé, une maladie grave, rare et évolutive était  diagnostiquée. Mais depuis un an, à la prison des Baumettes puis au  centre de détention de Muret où il avait été transféré le 27 octobre,  Jean-Marc a étélaissé sans soins adaptés.
>
> Depuis 23 ans, Georges Cipriani n’a pu encore bénéficier d’un seul  jour en dehors de la prison. En avril 2009, un jugement lui avait  accordé un régime de semi-liberté pour un an, mais, sur appel du  parquet, des juges ont infirmé cette décision, décidant après 22 mois  de procédure que le dossier de Georges pourtant accepté en première  instance n’était soi-disant pas recevable !
>
> Georges Cipriani comme Jean-Marc Rouillan n’en finissent pas de subir  un chantage au reniement, voire au repentir. Ce sont pourtant deux  notions absentes du droit français. Georges Cipriani et Jean-Marc  Rouillan doivent être libérés. Pour cela, restons mobilisés et  manifestons notre solidarité.
>
> FAISONS DE 2010 L’ANNÉE DE LA LIBÉRATION DE GEORGES CIPRIANI ET DE
> JEAN-MARC ROUILLAN !
>
> Collectif "Ne laissons pas faire !"
>
> nlpf@samizdat.net - http://nlpf.samizdat.net/
>
>
> RAPPEL : Nlpf! vous invite à signer et à faire signer largement la
> nouvelle pétition à l’initiative des "Collectifs de soutien aux
> prisonniers d’Action Directe", et à transmettre les signatures à
> l’adresse mail : sout.ad@orange.fr.
>
>
> LES AUTRES INITIATIVES DE LA CAMPAGNE 2010 :
>
> BORDEAUX : Samedi 20 février, 15 h
> Rassemblement, Place Saint-Projet
>
> TOULOUSE : Samedi 20 février, 11 h
> Rassemblement, devant la préfecture, place Saint-Étienne
>
> STRASBOURG : Dimanche 21 février, 16 h
> Projection-débat, au Molodoï, 19 rue du Ban-de-la-Roche
>
> GRENOBLE : Samedi 27 février, 19 h
> Projection-discussion, au Lokal autogéré, 7 rue Pierre-Dupont
>
> DIJON : Samedi 6 mars, 19 h
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14:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Enseignement expérimental au Lycée-Collège Claude Bernard de Villefranche-sur-Saône : Zeyneb, exclue trois jours pour "prosélytisme"...un t-shirt Palestine Libre (réactualisé)

« Le microbe n'est rien, c'est le terrain qui est tout. »

 

La mère de Zeyneb, exclue pour le port d'un tee-shirt propalestinien, dénonce cette mesure (www.20minutes.f)

Zeyneb a bien été sanctionnée pour avoir porté un tee-shirt propalestinien. Cette élève de 16 ans, en 3e au collège Claude-Bernard de Villefranche, a été exclue pour trois jours après une altercation avec son prof d'histoire, survenue le 29 janvier. Dans la notification de la mesure disciplinaire, dont 20 Minutes a obtenu copie, la direction du collège indique que « vu les faits commis, à savoir acte de prosélytisme et départ d'un cours sans autorisation avec refus d'obéissance », une exclusion provisoire est prononcée à l'encontre de Zeyneb.

« C'est un message de paix »
Depuis, la mère de l'élève réclame le retrait de cette exclusion. « Ma fille porte ce tee-shirt depuis deux ans. Cela n'a jamais posé problème. “Palestine libre”, c'est un message de paix », explique Amel. Cette dernière demande une sanction à l'encontre de l'enseignant : « Un professeur qui, en plein cours sur la Russie, dit que les Arabes ne sont bons qu'à piquer la terre des Israéliens, doit être puni. » Ce 29 janvier, Zeyneb était venue en classe avec un tee-shirt propalestinien. Le professeur lui avait alors demandé de le cacher. L'élève a préféré quitter la classe et le collège pour rejoindre « en pleurs » sa mère sur son lieu de travail. Quelques jours plus tard, la sanction tombait.
Mercredi, l'inspection académique du Rhône indiquait que cette élève avait été sanctionnée « pour avoir quitté l'établissement » et non « pour avoir porté ce tee-shirt ».

élisa frisullo
Un millier de lettres soutien

Selon le Collectif caladois pour le peuple palestinien, un millier de lettres de soutien à Zeyneb ont été adressées à sa famille ou directement au collège de Villefranche pour réclamer le retrait de la mesure d'exclusion. Cette sanction doit prendre effet les 2, 3, et 4 mars. Le collectif pourrait faire appel de cette décision auprès du rectorat de Lyon.

 

« C’est ce que nous pensons déjà connaître qui nous empêche souvent d’apprendre. »

 

 

Soutenons Zeyneb, exclue de son collège pour 3 jours pour avoir osé porter un tee-shirt "Palestine libre !"

 

Écrivez au proviseur du collège de Zeyneb : claudeb69@gmail.com avec copie à : ccpp69400@yahoo.fr !

 



Zeyneb D., élève de 3ème au collège Claude Bernard de Villefranche-sur-Saône (69400), est victime d'une exclusion de 3 jours pour avoir osé porter en classe un tee-shirt « Palestine libre ! ».

Son professeur d'histoire avait, dans un cours précédent, fait l'éloge d'Israël, reprenant à son compte toute la rhétorique justifiant la colonisation de la Palestine.

Zeyneb a eu le courage de s'opposer à cette propagande en venant le lendemain en classe avec un tee-shirt : « Palestine libre ! ».

Sommée de cacher son tee-shirt ou de quitter le cours, Zeyneb, face aux cris de son professeur, a préféré sortir de classe. Le professeur s'en est alors pris aux défenseurs de la cause palestinienne, les taxant de « charlots » et de « charlatans ».

La direction du collège, prenant fait et cause pour le professeur, a décidé d'exclure pour trois jours l'élève Zeyneb...

Parce que nous n'acceptons pas qu'un enseignant face la promotion d'un état colonial et raciste, parce que nous saluons le courage de Zeyneb de s'être opposée, avec ses propres moyens, au prosélytisme de son professeur :

Nous demandons l'annulation immédiate de la sanction (prévue pour prendre effet le 2 mars) et la pleine et entière réhabilitation de Zeyneb.

Nous demandons en outre que Zeyneb et ses camarades puissent bénéficier à l'avenir d'un enseignement d'histoire de qualité, honnête, neutre et respectueux des principes de la République, qui ne fasse pas l'éloge éhontée de la colonisation.

Écrivez au proviseur du collège de Zeyneb : claudeb69@gmail.com avec copie à : ccpp69400@yahoo.fr !

 



Exemple de mail :

Monsieur le Proviseur du collège Claude Bernard de Villefranche-sur-Saône,

J'ai pris connaissance du cas de Mlle Zeyneb D. que vous avez décidé d'exclure pendant 3 jours pour avoir osé porté en classe un tee-shirt « Palestine libre » et parce qu'elle a quitté le cours, sous les hurlements de son professeur (ce que vous nommez désobéissance !).

Mais vous savez fort bien que Zeyneb ne faisait que répondre à la propagande de son professeur d'histoire, qui dans un cours précédent, faisait l'éloge d'Israël, en parfaite violation des principes de l'école républicaine. Plus tard, ce même professeur s'en est pris aux défenseurs de la cause palestinienne, les taxant de « charlots » et de « charlatans » !

C'est pourquoi je vous demande l'annulation immédiate de la sanction visant Mlle Zeyneb D. et sa pleine et entière réhabilitation. Je demande en outre que Zeyneb et ses camarades puissent bénéficier à l'avenir d'un enseignement d'histoire de qualité, honnête, neutre et respectueux des principes de la République, qui ne fasse pas l'éloge éhontée de la colonisation.

[Signature]

 

Communiqué de presse du Collectif caladois pour le peuple palestinien

Villefranche-sur-Saône, le 15 février 2010.

Le Collectif caladois pour le peuple palestinien (CCPP) témoigne tout son soutien à Zeyneb D., élève en classe de 3ème du collège Claude Bernard de Villefranche-sur-Saône (69400), victime d'une exclusion de 3 jours pour avoir osé porter, en classe, un tee-shirt « Palestine libre ! ».

Alors que son professeur d'histoire avait, dans un cours précédent, fait l'éloge d'Israël et repris à son compte et devant les élèves toute la rhétorique justifiant la colonisation de la Palestine, Zeyneb a eu le courage de s'opposer à cette propagande indigne d'un fonctionnaire de la République en venant le lendemain en classe avec un tee-shirt : « Palestine libre ! ». Sommée de cacher son tee-shirt ou de quitter le cours, Zeyneb, choquée et humiliée par les cris de son professeur, a préféré sortir de classe. Le professeur s'en est alors pris aux défenseurs de la cause palestinienne, les taxant de « charlots » et de « charlatans ».

La direction du collège, prenant fait et cause pour le professeur, a décidé d'exclure pour trois jours l'élève Zeyneb…

Si l'École de la République ne saurait encourager le prosélytisme de la part des élèves, elle peut encore moins le supporter d'un enseignant. À cet égard, la réaction de l'élève Zeyneb relève du courage et de l'exemplarité dans son refus de voir réécrire l'histoire par son professeur et de voir bafouer les droits imprescriptibles de tout un peuple. Le droit des peuples a disposer d'eux-mêmes, inscrit dans la Constitution de la République (Préambule), fait partie de l'enseignement d'éducation civique de la classe de 3ème. Le défendre est tout sauf un acte de prosélytisme.

Le Collectif caladois pour le peuple palestinien demande donc l'annulation immédiate de la sanction prise contre Zeyneb D. ainsi que sa complète réhabilitation. Il demande en outre que Zeyneb et ses camarades puissent bénéficier à l'avenir d'un enseignement d'histoire de qualité, honnête, neutre et respectueux des principes de la République, qui ne fasse pas l'éloge éhontée de la colonisation.

Font également partie du Collectif caladois pour le peuple palestinien un certain nombre d'enseignants, actifs ou retraités, ainsi que des organisations syndicales (FSU), qui ont tenu à faire la déclaration suivante : « Tous, nous avons été scandalisés par le comportement et les paroles de ce « collègue » : de tels propos tendancieux, est-ce là l'enseignement ? L'humiliation et la violence traumatisante infligées à une adolescente, est-ce là la pédagogie ? Nous entendons dénoncer une faute grave : et professionnelle, et humaine – une attitude indigne d'un enseignant responsable. »

Contact du collectif: ccpp69400@yahoo.fr

 

 

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Le professeur s'explique : « J'ai senti que ça dérapait »

le 23.02.2010 04h00


Que s'est-il passé ce fameux 29 janvier dans la salle de classe ?

Le 26, dans le cadre de mon cours d'histoire-géo, j'évoque la fin des Trente Glorieuses causée par la hausse du prix du pétrole, consécutive à la victoire d'Israël dans la guerre du Kippour. Cela a duré trois minutes.

C'est à ce moment-là que votre élève a protesté ?

Non, elle s'est présentée le 29 avec ce tee-shirt et je lui ai demandé de le cacher en lui expliquant que c'était interdit par le règlement. Elle refuse, s'obstine, me répond puis ramasse ses affaires. Je la préviens des conséquences de son geste et lui dis que je ferai un rapport. Elle a quitté la salle de cours.

Quelle a été la réaction des autres élèves ?

Les clashs en cours, cela arrive. Dans le cas présent, c'est un problème d'indiscipline classique. Les élèves ont posé des questions. Je leur ai expliqué que la liberté d'expression était nécessairement réduite au sein d'un établissement. J'ai dit également que le problème palestinien était une cause bien trop grave pour être défendue par des « charlots », des personnes qui ne maîtrisent pas tous les enjeux de ce conflit. Cette parenthèse (l'incident et le dialogue) a duré dix minutes.

Zeyneb vous reproche d'avoir tenu des propos pro-israéaliens dans vos cours...

C'est faux. Je n'ai jamais tenu de tels propos. Dix jours après, elle a été convoquée avec ses parents par la direction. Ce jour-là, elle est venue avec sa mère et un membre du collectif pro-palestinien. J'ai senti que ça dérapait. J'étais en colère et en même temps abasourdi par ces reproches que l'on me faisait. Je m'efforce d'être le plus carré possible dans mes cours, dans le respect de la neutralité politique, idéologique et religieuse. Le collectif a publié un message le lundi sur Internet et tout s'est emballé.

Vous avez rencontré aujourd'hui l'inspectrice d'académie. Comment s'est passée cette entrevue ?

Très bien. J'ai l'impression que l'on me soutient.

Que ressent-on quand on est au cœur d'une telle polémique ?

C'est une polémique qui dépasse les frontières. J'ai lu dans la presse et sur Internet des choses fausses. C'était toujours le même son de cloche, celui du collectif. C'est choquant : pour moi, ce problème d'indiscipline doit rester au sein de l'établissement. Tout le monde est venu mettre son nez dans mon travail et raconter n'importe quoi. C'est inadmissible.

Je suis inquiet des conséquences d'une telle affaire. Que se passera-t-il le jour de la rentrée ?

 

21 février 20:01, par Secrétariat de la FSU du Rhône

Dans un communiqué de presse du mardi 16 février 2010, le collectif caladois pour le peuple palestinien finissait par la déclaration suivante : « Font également partie du Collectif caladois pour le peuple palestinien un certain nombre d’enseignants, actifs ou retraités, ainsi que des organisations syndicales (FSU), qui ont tenu à faire la déclaration suivante : « Tous, nous avons été scandalisés par le comportement et les paroles de ce « collègue » : de tels propos tendancieux, est-ce là l’enseignement ? L’humiliation et la violence traumatisante infligées à une adolescente, est-ce là la pédagogie ? Nous entendons dénoncer une faute grave : et professionnelle, et humaine – une attitude indigne d’un enseignant responsable. » »

Même si la FSU est membre du collectif calladois, la FSU du Rhône tient à préciser qu’elle n’a été en aucun cas consultée pour la rédaction de ce communiqué et qu’elle n’est donc pas responsable des propos relatés, en particulier ceux concernant l’attitude de l’enseignant.

La FSU estime que, sur cette affaire, toute prise de position doit prendre en compte la version des deux parties. Pour l’occasion, donc, en plus de la version de l’élève et de sa famille, qui a largement été relayée, il convient de prendre connaissance de celle des enseignants du collège et en particulier celle du professeur concerné. A ce jour, vu les vacances scolaires, la FSU n’en a pas eu connaissance. Par ailleurs, la FSU conteste une méthode conduisant à la mise en accusation publique d’un enseignant au terme d’un emballement médiatique centré sur la version d’une seule des parties.

La FSU se prononcera sur le fond de cette affaire lorsqu’elle sera en possession de tous les éléments permettant de le faire.

11:02 | Lien permanent | Commentaires (5) |

12/02/2010

Compilation CD de soutien aux prisonniers de Strasbourg

La compilation de soutien aux prisonniers de Strasbourg est désormais disponible à la vente!

2 CDs, 42 groupes, 36 pages de livret

Le sommet de l' OTAN de l' année 2009 est fini, mais la répression continue: la solidarité est nécessaire!

Acheter cette compilation revient à apporter son soutien aux prisonniers de la mobilisation contre le sommet de l' OTAN de l' année 2009.

Tous les bénéfices iront aux groupes de soutien aux prisonniers politiques.

La compilation peut-être commandée en écrivant à soli-cd@riseup.net
<mailto:soli-cd@riseup.net>

Plus d' infos ( groupes, textes en français aussi ) sur www.solidarity.blogsport.de
<http://www.solidarity.blogsport.de/>

Actualités des prisonniers et du travail de solidarité:

www.breakout.blogsport.de <http://www.breakout.blogsport.de/>.

La compil' est aussi disponible à l'InfoKiosque-Zinothèque de Molodoï, ouvert tous les lundi de 16h30 à 19h30 : http://molodoi.net/

 

 

18:46 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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