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09/01/2010

Considérations sur les dynamiques antirépressives

Au mois de janvier comparaîtront six personnes dans la lignée des «Événements» du 10 octobre où «émeutes» et «saccages» sont venus décorer les paroles, habiter les cris dune Réaction qui ne dit pas son nom, arborant ici un précieux trompe l’œil, à limage de la fresque découverte sur le mur de lUnité de Vie Familiale de la prison de Vivonne.



Le 5 janvier à Limoges, le 14 à Poitiers, entre procès et appels, la triste mécanique du système judiciaire se réenclenchera, encore, un peu comme une tentative désespérée de respirer après avoir abondamment bu la tasse, il y a trois mois de cela.

Il y a trois mois de cela, 118 détenus se voyaient transférés au centre pénitentiaire de Vivonne, acclamé pour sa modernité, ses filets anti-aérien et son isolement perfectionné.

Il était évident que ce genre de choses ne se passerait pas dans un silence béat. Ce que l
on entend dans lhumanisation de la taule, comme adjectif de sa modernisation, nest pour nous quun approfondissement de ses mécanismes de dépossession.

Face à la séparation spécifique de cet enfermement et les dispositifs de gestion qui en découlent, intra et extra muros, il n
y a pas de résignation possible.

Lutter contre les taules, mettre en commun des caisses antirep, se retrouver à un rassemblement ne peut être qu
une simple affaire de soutien, cela se doit dêtre un conglomérat doffensives en tout genre et ainsi, signifier le dépassement dune léthargie larmoyante, dune léthargie défensive qui ne peut survivre à ses contradictions.

Ces contradictions, dont le phénomène s
’exhibe dans les collectifs citoyennistes tel que «Justice pour tous», ne sont que la démonstration de leur incapacité à se défaire du schéma d’un système répressif qu’ils critiqueront occasionnellement, se référant alors aux valeurs d’une hypothétique démocratie républicaine, jusqu’à venir pleurer une vraie justice contre les vrais coupables. L’innocentisme qu’ils portent, celui qui prône le juste bâton, est simplement antagonique avec nos volontés de décupler les puissances traversant l’antirépression, puissances qui se croisent sur les termes d’une conflictualité totale et avouée face à l’Ordre des choses, sans aucune réclamation ou amendement à leur jeu des plus grotesques.

Nous ne voulons simplement rien d
eux. Il ny a pas dattitude défensive à tenir, dans lespoir de reculer un peu moins vite, mais au contraire une nécessité à se mouvoir dans les termes dune prise en acte de nos forces et des possibilités quelles invitent. Les dynamiques de l’antirépression ne sont pas basées sur une quelconque volonté dapaisement de la conflictualité latente mais bien sur nos capacités à éviter, esquiver et, parfois, affronter la répression comme mécanisme logiquement instruit par ce qui nous est ennemi.

L
antirépression nest pas antirépression. Cette appellation, qui a priori formule une limite propre, se voit dépassée, de fait, par ce que «lantirepression» représente dans le plan de consistance que lon se doit de saisir : un point de rencontre. Se retrouver à une réunion, discuter ensemble, rire de quelques situations cocasses face à la police, partager des techniques desquive et daffrontement comme on nourrit notre rencontre de ses forces constitutives. La mise en pratique, ensemble, dans quelconque situation, de ces techniques désormais communes formule le dépassement de la limite a priori de lantirépression, qui ne lest plus seulement de par ce fait-là même.

Alors les choses se tiennent et nous aussi, on se serre, on se tient.

Et ça, ça vaut le coup de le pousser, parce que nous sommes bien trop à savoir que la vie qu
ils nous voudraient, entre École, Prison, Travail, Retraite, Taudis et Vacances, ne doit plus durer et qu’on est bien décidés à la saboter, coûte que coûte.

Mardi 5 janvier : Procès (à Limoges) dune mineure arrêtée le 10 octobre à Poitiers !
Mercredi 13 janvier : Rassemblement 18h, à Poitiers, devant le palais de justice en totale solidarité avec tou-te-s les inculpé-e-s et en contestation avec le système répressif et tout ce qu’il engendre…
Jeudi 14 janvier : Appel du procureur contre six personnes arrêtées le 10 octobre à Poitiers et qui ont été jugées en comparution immédiate le 12 ! Rendez-vous à partir de 9h au palais de justice en totale solidarité avec tou-te-s les inculpé-e-s !
Jeudi 21 janvier : À 10h30 appel du procureur contre une personne condamnée le 30 juillet 2009 à 500€ damende avec sursis et 850€ de dommages et intérêt pour JC Decaux pour bris de «sucette» et qui avait été relaxée pour son refus de prélèvement ADN. Rendez-vous de solidarité durant son procès !
Mardi 23 février : Procès de deux personnes, arrêtées le 10 octobre et poursuivies pour refus de prélèvement d’ADN et refus de tout prélèvement d’empreintes pour l’une d’entre elles !


4 janvier 2010.
http://juralibertaire.over-blog.com/article-la-repression-qui-vient-a-poitiers-42283557-comments.html

16:09 | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/01/2010

Semaine de solidarité aux inculpés de Vincennes - 17-24 janv 2010

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19:59 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/01/2010

Born in Chaos - Soutien à Denis Robert

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19:56 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Elsau : Nouvel an 2010...à Strasbourg, il n'y a pas que le marché de noël qui a été illuminé !

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centre de l'Elsau by night

 

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artificiers pas artificiels

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feux de joie aux grilles de la prison

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Nos vues se troublent quand, en réponse à nos modestes illuminations, nous entendons vos "bonne année" aux multiples accents, vos godets sonnant contre vos barreaux, vos lucioles de papier lançées de vos fenêtres.

 

Solidarité avec touTEs les détenuEs.

Frohes neues Jahr füt T. und N.

antirépression 31/12/2009 - 01/01/2010

18:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/12/2009

Nadir Autmani et les inculpés de l’incendie de Vincennes

Nadir Autmani, dernier inculpé de l’incendie de Vincennes interpellé, en prison depuis juin 2009, a fait une grève de la faim au mois de novembre. Son état de santé se dégradant, il a été transféré à l’hôpital de Fresnes puis, écroué dans cette même prison. Une semaine plus tard, il a à nouveau été incarcéré à Fleury-Mérogis. Un numéro d’écrou erroné nous a été communiqué.

Voici ses coordonnées rectifiées :

Nadir Autmani
Écrou no 377079
Maison d’arrêt des hommes de Fleury-Mérogis
7 avenue des Peupliers, 91700 Fleury-Mérogis

Il est important de lui écrire, car jusqu’à présent, les demandes de parloir n’ont pas abouti : deux demandes de permis de visite égarées par l’admnistration, refus systématique pour les personnes n’étant pas de la famille une fois l’instruction close… Depuis juin 2009, Nadir n’a donc eu aucune visite !

http://www.non-fides.fr/?+Nadir-Autmani-et-les-inculpes-de-l+

 

08:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/12/2009

Député Vanneste, la vraie menace pour l'avenir de toutes et tous, c'est toi...

 


Christian Vanneste veut interdire l’adoption par les célibataires

Par Taina Tervonen vendredi 18 décembre 2009, à 13h45 | 1011 vues

Le député UMP a déposé une proposition de loi pour empêcher que des gays ou des lesbiennes puissent adopter au titre de père ou mère célibataire.

Il l'avait annoncé, il l'a fait: le député UMP Christian Vanneste a déposé, le 15 décembre, une proposition de loi visant à supprimer l'article 343-1 du Code civil, donc à supprimer l'adoption par les célibataires, comme il l'a écrit sur son blog.

Le but revendiqué par M. Vanneste: éviter que les homos puissent adopter. «Avoir un enfant est un projet de couple, un enfant a besoin d’un père et d'une mère pour s’épanouir.» Pour le député, l'adoption par les célibataires représente ainsi «trois risques»: «D'abord, celui d'augmenter le nombre de couples qui ne pourront pas adopter; ensuite, celui de la dissimulation d’un couple de même sexe, risque qui entraînera la réticence de nombre de pays d'origine et réduira ainsi le nombre d'enfants à adopter; enfin, celui de répondre aux désirs de l'adulte plus qu'au bonheur de l'enfant.»

«Sirènes homophobes»
On se doute que cette proposition fait suite à la décision du 10 novembre 2009 du tribunal de Besançon qui avait autorisé Emmanuelle B., lesbienne en couple, à obtenir un agrément d'adoption au titre de célibataire.

Pour l'Association des parents gays et lesbiens (APGL), réagissant par communiqué de presse le 16 décembre 2009, M. Vanneste «veut que la main de la loi reprenne ce que celle du droit a donné». «La démocratie serait en danger si des lois d'opportunité remettaient en cause des décisions de justice», dénonce l'association, en mettant les parlementaires en garde contre « les sirènes homophobes » et en rappelant que selon les enquêtes, une majorité des Français est désormais favorable à l'adoption par les couples de même sexe.

Photo: Paul Parant – TÊTU.


17:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Combien de temps allons-nous nous laisser matraquer ?

07:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/12/2009

Si on suit la "logique" de Lefebvre avec les réfugiés Afghan, les Anglais auraient dû renvoyer De Gaulle à Vichy...

Tollé après les propos de Lefebvre sur les Afghans

Justifiant les expulsions, le porte parole de l'UMP estime que les exilés afghans «dans la force de l'âge» doivent «assumer» leur devoir et défendre leur liberté dans leur pays. Les associations s'indignent.

Par CÉDRIC MATHIOT

(© AFP Stéphane de Sakutin)

«Des propos scandaleux». Alors que neuf Afghans ont été renvoyés à Kaboul, les propos de Frédéric Lefebvre justifiant les expulsions d’Afghans suscitent une vive polémique parmi les associations. Hier, le porte parole de l’UMP affirmait dans un communiqué : «Alors que de nombreux pays du monde, dont la France, sont engagés en Afghanistan, qui pourrait comprendre que des afghans dans la force de l’âge n’assument pas leur devoir, et échappent à la formation que, notamment les forces françaises, leur proposent pour défendre leur propre liberté dans leur pays?».

Argument repris presque mot pour mot ce mercredi par le député UMP Thierry Mariani: «Des militaires français sont engagés sur le terrain en Afghanistan, la France a pris le parti de soutenir la reconstruction de ce pays et il est, dans ces conditions, difficilement concevable que la jeunesse de ce pays ne prenne pas toute sa part à cet effort», insiste-t-il dans un communiqué, expliquant avoir plus d'«estime» pour les «jeunes Afghans qui ont fait le choix de rester dans leur pays pour le reconstruire et lutter contre les talibans aux côtés des soldats français qu'à ceux qui le fuient».

«C’est énorme, populiste, et scandaleux, s'indigne Damien Nantes, responsable national de la Cimade, association présente dans les centres de rétention et l'une des premières à alerter sur l'expulsion de mardi soir. Et cela témoigne surtout d’une méconnaissance totale de la situation en Afghanistan. On parle là de jeunes gens qui sont persécutés, en proie à des pressions de parts et d’autres, de la part des Talibans, des factions, qui vivent dans un pays qui connaît le chaos.»

Un argumentaire développé sur la Toile

Contacté par Libération, Pierre Henry, président de l’association France Terre d’asile, a vivement réagi lui aussi: «Depuis quand transforme-t-on sur simple volonté du porte parole de l’UMP des civils en militaires ou en résistants? Il faudrait rappeler à Monsieur Lefebvre que même dans notre beau pays, en 1940, toute la population française ne s’est pas transformée en résistants. Jusqu'à présent, on pouvait lire jusque là ces propos dans des forums ou des blogs, pas dans la bouche de dirigeants politiques ».

De fait, le communiqué de Frédéric Lefebvre reprend un argumentaire développé sur la Toile par des militaires. La prose du porte-parole de l'UMP est ainsi très proche de celle de Jean Salvan, général en retraite, qui avait envoyé une tribune au courrier des lecteurs du Monde. Cette lettre a une seconde vie sur le web, puisqu’elle tourne sur tous les forums, blogs et sites de presse. «J'étais révolté, écrit le général, en regardant  les informations le 27 septembre. A Calais et diverses villes de France, de jeunes Afghans, en pleine forme, venus chercher fortune en Europe ( .../...). Tous les jours, de jeunes militaires américains, britanniques, français etc. se font tuer pour défendre en Afghanistan les droits de l’homme et de la femme. Pendant ce temps, des Français dont la générosité dépasse le bon sens, entretiennent ces jeunes Afghans qui ont refusé de participer au combat que nous menons. Cela porte un nom: ils sont insoumis ou déserteurs. Si notre gouvernement croit sérieusement à l’engagement occidental en Afghanistan, pourquoi ne pas avoir embarqué ces jeunes gens dans des avions pour Kaboul, et les avoir confiés aux centres de formation des polices et des armées afghanes ?»

Comme l'avait noté le blog Secret défense de Libé.fr, le général Claude Le Borgne, au nom de l'association de soutien à l'armée française (ASAF), avait réagi dans les mêmes termes à la polémique sur les expulsions : «Alors que nos soldats risquent leur peau en Afghanistan (.../...), nous devrions ouvrir nos portes à ceux d’entre eux qui refusent les risques d’une guerre autochtone? Nous voici
complices de leur désertion. Car c’est bien de cela qu’il s’agit: ceux qui se réfugient chez nous désertent le combat qu’il leur faudrait mener
».

http://www.liberation.fr/politiques/0101608933-tolle-apres-les-propos-de-lefebvre-sur-les-afghans


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Monsieur Lefevre devrait apprendre à nager d'ici 2012...

08:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/12/2009

Anti-Otan, la justice allemande s'acharne contre les antimilitariste de Rostock !

stattweb.de-News und -Mitteilungen, 05.Dezember 2009

Strasbourg / Rostock: Immer noch Repressionen gegen Rostocker AntimilitaristInnen?

 

[Mit einer Presssemitteilung vom 04.12.2009 meldet das Antirepressionsbündnis Rostock "die Eintreibung von Zwangsgeldern durch die Rostocker Staatsanwaltschaft". Wir dokumentieren die Pressemitteilung. Redaktion StattWeb]

Nato Gipfelproteste 2009: Trotz Beendigung des Strasbourger Prozesses gegen 2 Rostocker geht die Staatsanwaltschaft Rostock weiter mit Zwangsgeldern gegen sogenannte „Zeugen“ vor

Mit Empörung und Unverständnis reagiert das Antirepressionsbündnis Rostock auf die jetzt zur Kenntnis gelangte Eintreibung von Zwangsgeldern durch die Rostocker Staatsanwaltschaft im Zeugenvernehmungs-Verfahren gegen Rostocker Antimilitarist Innen. Die Staatsanwaltschaft hat jetzt die Zahlung von Zwangsgeldern gegen 2 Antimilitaristen in Höhe von je 300 Euro angeordnet, um sie zu zwingen, im inzwischen abgeschlossenen Verfahren wegen eines Brandes im Rahmen der Demonstration vom 4.4 gegen den NATO-Gipfel in Strasbourg auszusagen. Dabei wurden letzte Woche andere schon vorgeladene „Zeugen“ wieder ausgeladen. Das geschah unter Verweis darauf, das nach der sich aufgrund des beendeten Prozesses inzwischen veränderten Rechtslage keine Möglichkeit mehr bestünde, sie zur Aussage zu zwingen.

Seit Monaten versucht die Rostocker Staatsanwaltschaft schon, die TeilnehmerInnen einer Busfahrt von Rostock zur großen Friedensdemonstration nach Strasbourg am 4.4. dazu zu zwingen, Aussagen zu machen gegen andere Mitreisende. Konkret geht es dabei vor allem um die Namen der anderen Mitreisenden, aber z. B. auch um den Inhalt der Diskussionen, die im Bus geführt wurden und darum, was die Leute während der Demonstration gemacht hatten. Dabei schreckte die Staatsanwaltschaft selbst vor völlig unverhältnismäßigen Zwangsmaßnahmen nicht zurück. Es wurden gegen 4 Personen Zwangsgelder in Höhe von 300 - 500 Euro verhängt, bei der Organisatorin der Busfahrt wurde darüber hinaus eine Hausdurchsuchung durchgeführt. Es wurde Zwangshaft und ein Strafverfahren wegen Strafvereitelung angedroht. Laut Oberstaatsanwalt Peter Lückemann bot das in Strasburg anhängige Strafverfahren anlässlich der Demonstration gegen 2 im Bus mitgefahrene Rostocker die gesetzliche Grundlage für die in den letzten Monaten eingeleiteten Zwangsmaßnahmen gegen die Zeugen.

Vor knapp 3 Wochen wurden die 2 Rostocker in Strasbourg verurteilt, dieses Urteil ist inzwischen rechtskräftig. Daraufhin hat die Staatsanwaltschaft alle noch vorhandenen Befragungstermine von weiteren 5 Busreisenden abgsagt mit der Begründung, das es aufgrund der Beendigung des Strasbourger Verfahrens keinen weiteren Ermittlungsbedarf gebe. Umso unverständlicher ist es, das zwei Aktivisten nun gezwungen werden sollen, ein Zwangsgeld in Höhe von je 300 Euro zu zahlen, das einzig und allein den Zweck hat, sie zur Aussage zu zwingen.

Zwar hat das Landgericht auf eine Beschwerde der Betroffenen das Zwangsgeld für rechtens erklärt, allerdings mit der Begründung, das dieses notwendig seie, um den Fall in Strasbourg aufklären zu können. Mit dem Strasbourger Urteil ist der Fall aber nun aufgeklärt und somit abgeschlossen. Und es ist schwerlich mit der herrschenden Rechtsauffassung in Einklang zu bringen, einen Zwangsgeld-Beschluss des Rostocker Landgerichts umzusetzen, wenn dessen Vorraussetzungen nicht mehr gültig sind. Im Übrigen liegt in einem Fall eine Beschwerde gegen den Landgerichtsbeschluss beim Bundesverfassungsgericht in Karlsruhe vor.

„Dieser Eiertanz der Staatsanwaltschaft ist eigentlich ein Fall für die Rechtsaufsicht“, so Sandra Kubitzki vom Antirepressionsbündnis, das eine Dienstaufsichtsbeschwerde erwägt.

Überdies ist es ein juristischer Offenbarungseid ohnegleichen, wenn bei 2 Personen Zwangsmittel zum Erpressen von Zeugenaussagen mit genau den Argumenten begründet werden, die bei anderen Personen in exakt gleich gelagerten Fällen als nicht stichhaltig erachtet werden und zum Verfahrensabbruch führen“, so Kubitzki weiter.

Entgegen anderslautenden Beteuerungen des Oberstaatsanwaltes ist dieses erneute Vorgehen gegen zwei Rostocker Antimilitaristen nach Auffassung des Antirepressionsbündnisses ein Beweis für die schon seit langem gehegte Befürchtung, das es der Staatsanwaltschaft nicht um Ermittlungen zu dem Fall in Strasbourg geht, sondern einzig und allein um eine Ausforschung der linken Szene in Rostock.

Quelle: Presssemitteilung 04.12.2009
AutorIn: Antirepressionsbündnis Rostock

 

tarduction Google Trad + Probe:

 

stattweb.de nouvelles et d'annonces, Dec 05, 2009

Strasbourg / Rostock: la répression encore contre les antimilitaristes de Rostock?

[Par une déclaration de presse du 04/12/200 de la répression anti-Alliance de Rostock,
le procureur demande le recouvrement d'amendes par  les manifestants de Rostock ». Nous retraçons les communiqué de presse. Editorial StattWeb]

Protestations sommet de l'OTAN 2009: malgré la fin du procès (de T et N)à Strasbourg, le procureur a requis la procédure de sanctions contre  soi-disant 2 "témoins" de Rostock.

L'indignation et l'incompréhension, la répression anti-Rostock Alliance a répondu à l'astreinte demandée par le procureur de Rostock dans les méthodes d'interrogatoire des témoins contre le
coeur antimilitariste de Rostock . L'accusation a désormais demandé le paiement de lourdes pénalités contre les 2 anti-militaristes = un montant de 300 euros imposées en vue de les contraindre à témoigner dans  le procès (aujourd'hui clos) de l'incendie (de la douane) lors de la manifestation de 4 avril 09 lors du Sommet de l'OTAN à Strasbourg. Cette dernière semaine  d'autres "témoins ont été déchargés" de nouveau. Ce qui s'est passé, en soulignant que, par elle-même serait mis fin a la procédure judiciaire qui est en train de changer de moyen pour les contraindre à témoigner.

Le procureur de Rostock a essayé de forcer les participants à un voyage en bus de Rostock à la grande manifestation pour la paix à Strasbourg le 4.4.09 de faire des déclarations contre les autres passagers. Plus précisément, il concerne principalement les noms des autres passagers, par exemple, mais aussi sur la teneur des discussions qui ont eu lieu dans le bus et sur ce que les gens avaiten construit durant la manifestation. Ici, le procureur à lui-même hésité à des mesures coercitives, mais il n'est pas entièrement déraisonnable. 4 personnes se sont vues infliger des pénalités s'élevant de 300 à 500 euros,
une perquisition a été également été effectuée l'organisateur de l'autobus . Il a été menacé de détention forcée et une condamnation pénale pour entrave à la justice. Selon le procureur général Peter Lückemann ,la procédur pénale en cours à Strasbourg contre les 2 co-voyageurs du bud de Rostock a donné la base légale pour les initiatives récentse, dont la mesure permetant la contrainte des témoins.

Il y a un peu moins de 3 semaines, les 2 inculpés ont été condamnés à Strasbourg, ce jugement est maintenant définitif. En réponse, le procureur a annulé les dates de comparution restantes contre les autres 5 passagers du bus,au motif de l'interruption de la procédure de Strasbourg, et que maintenant, selon lui,  aucune investigation complémentaire est nécessaire. C'est dautant plus incompréhensible que deux militants sont maintenant quand même contraints de payer une astreinte de 300 euros, ce qui a pour seul but de les forcer à témoigner.

 

(la suite est un peu trop techique pour moi), donc je laisse la version google trad, si qulqu'une ou un peu traduire...

Bien que le tribunal de district a déclaré à une plainte de la personne une pénalité pour être légal, mais au motif que cette SEIE nécessaires pour éclaircir le cas à Strasbourg. L'arrêt de Strasbourg, l'affaire est éclairci maintenant, et donc terminée. Et il est difficile de concilier avec la conception juridique qui règne à concilier d'appliquer une décision de sanction à la cour de district de Rostock, si ses conditions ne sont plus valables. En outre, dans un cas, une plainte contre la décision du tribunal devant la Cour constitutionnelle fédérale de Karlsruhe.

«Cette entreprise délicate de poursuite est effectivement une affaire de la légalité», dit Sandra Kubitzki d'alliance Antirepression envisage une verbal ou.

En outre, il s'agit d'une déclaration judiciaire de faillite sans parallèle quand ils sont basés sur 2 personnes extorsion de coercition de témoignage avec exactement les arguments qui sont considérées comme avec d'autres personnes exactement dans les mêmes catégories de cas comme non fondé et conduire à la démolition processus ", a déclaré Kubitzki plus loin.

Répression Contrairement à d'autres assurances du procureur en chef de cette dernière action contre deux anti Rostock-militaristes, en fonction de lutte contre l'Alliance, témoigne de la préoccupation de longue date a été qu'il ne s'agit pas de l'enquête du procureur sur l'affaire à Strasbourg, mais simplement une partie de pêche sur la gauche
scène à Rostock.

Source: Presssemitteilung 04/12/2009
Auteur: Antirepression Alliance Rostock


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12/12/2009

Grèce : récit d’un témoin oculaire de l’assassinat d’Alexis Grigoropoulos

Voici le récit d’un témoin oculaire de l’assassinat du jeune de 15 ans, Alexis Grigoropoulos par la police grecque qui a conduit aux émeutes de décembre et à la révolte sociale généralisée qui repart en Grèce. La jeune femme dont il est question dans ce texte est malheureusement devenue mondialement célèbre par la petite video qu’elle a eu la malchance d’enregistrer depuis son balcon qui avait vue sur le lieu de l’assassinat d’Alexis et elle sera témoin contre le policier Ep. Korkoneas lors de ce procès. Ce témoignage est un fragment d’un texte plus important et est inclu dans le livre "Nous sommes une image du futur / La révolte grecque de décembre 2009", qui sortira aux Etats-Unis en février 2010 chez AK Press et est édité par A.G.Scwartz, Tasos Sagris et Void Network.

Je suis une habitante d’Exarchia, dont le balcon a vue sur le lieu où a été assassiné Alexis Grigoropoulos.

Je ne suis pas particulièrement impliquée dans des activités politiques. Je ne suis pas une activiste. Je ne peux parler que du meurtre. Je ne peux pas prendre de position sur toutes les autres choses qui se sont passées parce qu’elles sont très compliquées et que je n’ai pas de pensée très claire là-dessus.

Exarchia a toujours été un quartier alternatif, un lieu de contre-culture. Depuis plusieurs années, à de nombreuses reprises, quelque chose arrivait à un coin rue dans Exarchia et soudainement chacun sortait des cafés et les bars et allait dans la rue et courait pour voir ce qui arrivait. Habituellement c’étaient des incidents entre les gens et la police, quelques bagarres, des confrontations, insultes, cris. Dans le temps cela arrivait très fréquemment. Ensuite il y a eu une période au cours de laquelle cela ne s’est pas produit tant que ça, mais ces dernières années ça a recommencé à se produire plus souvent.

La raison pour laquelle je me suis trouvée avec un camescope sur le balcon ce soir-là, est que j’ai toujours voulu filmer une de ces confrontations qui avaient toujours lieu sous mes fenêtres. Mais chaque fois que je venais sur mon balcon pour voir ce qu’il se passait, j’étais en retard. Le temps que je revienne avec mon camescope, il était trop tard, c’était terminé. Cela m’est arrivé très souvent. Et la dernière fois que cela s’est passé, je me suis dit que la prochaine fois je commencerai par prendre la caméra, puis j’irai sur le balcon.

Et finalement la fois suivante a été un incident dont je n’aurais jamais pensé qu’il puisse se produire. Deux ans plus tôt, un ami allemand est venu me rendre visite et m’a dit que la police lui semblait faire beaucoup de provocations et être très dangereuse. Bien qu’il soit un touriste, la façon dont ils se sont comportés l’a fait se sentir moins en sécurité, mis en danger. Et quand cet ami a appris ce qu’il s’était passé le 6 décembre, il a écrit qu’il n’était pas si surpris que ça. Moi, je l’ai été.

Toutes les fois précédentes, je n’ai pas été effrayée lorsque j’observais ces rixes entre les gens et la police. C’était une partie de ma vie quotidienne à Exarchia. C’était quelque chose de banal. Parce que les gens d’Exarchia expriment leur négation de l’autorité fermement et ils y croient, chaque fois que quelque chose arrivait je n’ai pas dû prendre position parce que ça faisait juste partie de la vie dans ce secteur. Bien sûr, pendant les dix ans que j’ai vécus dans ce quartier, j’ai observé année après année une augmentation progressive de la présence policière. Les policiers ont commencé à apparaître à tout les coins de rue, en groupe et armés. On observait la police blindée en pleine émeute portant des pistolets, des armes à feu, des gaz lacrymogènes et des mitrailleuses - cela devenait de plus en plus intense. A cette époque, un slogan commençait à apparaître sur les murs : "à chaque coin de rue il y a la police, le junte ne s’est pas terminée en 1973.".

Le 6 décembre j’étais ici dans l’appartement avec mon ami allemand. Il cuisinait et j’étais dans le salon. Tout à coup j’ai entendu un bang. Je n’avais entendu aucun bruit avant. Il ne s’était rien passé dans la rue, pas de tirs, rien. Sans prévenir, il y a juste eu un bang. Il m’a semblé que ça venait d’en bas de la rue, sur le côté à gauche. En dépit de la surprise, je me suis souvenue cette fois-ci de prendre la caméra en premier. Je n’étais pas paniquée, je ne ressentais rien d’anormal, j’ai juste pris calmement ma caméra et je suis sortie sur le balcon. Je ne pensais pas que quoi que ce soit d’extraordinaire se produisait. J’ai regardé dehors, mais je n’ai pas mis la caméra en marche au début parce que rien ne se passait. J’ai vu quelques jeunes en bas à gauche, assis comme d’habitude. Les jeunes anarchistes traînent toujours là-bas, bien que cette nuit il y en avait moins que d’habitude. Et sur le côté droit, en haut de la rue, j’ai vu une voiture de police garée. Un moment après, la voiture de police est partie, j’ai vu deux flics revenir à pied et c’était très étrange pour moi. Je me suis demandée ce qu’ils allaient faire. Ils arrivaient là où la voiture était juste avant et ont commencé à provoquer les jeunes en leur disant "venez ! vous êtes des gonzesses !". Quand j’ai entendu ça, j’ai crié à l’allemand "viens voir" ! La police est venue et une bagarre a commencé. Il aurait une occasion de voir ce phénomène des flics grecs provoquant un combat en insultant les gens. Il est normal que la police parle mal aux gens, mais là c’était trop. C’était provocateur parce qu’ils ont garé la voiture et sont revenus en criant des défis. C’est comme ça que des gens normaux commencent une bagarre. C’était comme une bagarre personnelle et non comme une provocation habituelle des flics.

Immédiatement après cela, les deux flics ont sortis leurs armes. Cela n’a jamais été mentionné par les médias. Et j’ai une surprise après l’autre. D’abord ils sont revenus à pied, ensuite ils ont commencé une bagarre en insultant les jeunes, puis ils ont sortis leurs armes, ensuite ils ont visé, à un moment où il n’y avait ni provocation verbale ni menace, aucune bagarre ou confrontation ne continuait. Et ils ont tiré. J’ai entendu deux tirs mais je ne peux pas dire si les deux flics ont tiré ou si un seul d’entre eux a tiré deux fois. Il est possible que l’un des deux ait tiré deux fois. Ils se sont retournés et sont partis, aussi simplement que ça, comme si rien ne s’était passé. Moi, jusqu’à ce moment, je ne me suis pas occupée de regarder à gauche, le groupe de jeunes, parce que le comportement des deux policiers était si étrange ! Il n’était pas nécessaire de regarder de l’autre côté parce que rien ne se passait là. Et ensuite j’ai entendu les gens dans la rue crier qu’un enfant s’était fait tirer dessus. Et ensuite j’ai senti la panique. J’ai couru à l’intérieur, pris le téléphone et appelé une ambulance, et je suis descendue dans la rue. J’ai simplement vu un enfant étendu là, et j’ai été choquée. Tout le monde criait et beaucoup de gens se trouvaient mal. Le gosse n’était pas mort ; un médecin a surgi et a essayé de lui administrer les premiers secours. Ensuite l’ambulance est arrivée et je pense qu’il est mort à l’intérieur.

J’ai appris auprès d’autres gens que le premier bang venait d’une grenade de choc. Apparemment quelqu’un a jeté une bouteille en plastique sur la voiture de police et a crié une insulte quand elle passait et la police a réagi en lançant la grenade de la voiture. Ce n’est pas inhabituel ici. Il est normal de crier, chacun en Grèce crie vers les autres. Ainsi je suis sûr que les policiers n’ont pas été menacés, ils n’étaient pas en état de légitime défense. En réalité, quand un policier ressent une menace sérieuse, il ne s’arrête pas au premier coin de rue et ne revient pas à pied pour règler le problème. En général quand la police ressent une menace ou se sent attaquée, elle s’en va de là. La police n’était pas sur la défensive à ce moment.

Je suis rentrée et j’ai essayé de regarder la vidéo sur mon ordinateur, mais je n’ai pas pu car j’avais perdu quelques programmes. Alors j’ai frappé à la porte de mon voisin et dit que j’avais enregistré quelque chose mais que je ne savais pas ce que c’était. Peut-on le mettre sur ton ordinateur pour que je puisse voir de quoi il s’agit ? Et nous avons vu la vidéo ; et je me suis senti comme jamais je ne me suis senti durant toute ma vie. Nous avons appelé tous les gens du voisinage, nous sommes tous-tes descendu-e-s dans les rues et l’énergie, l’atmosphère étaient toutes entières à la rage. Le flot des gens débordait dans les rues, partout les gens sortaient de leurs maisons pour aller dans la rue. Tout le monde.

La police anti-émeutes a eu le culot de venir au coin où le premier policier avait arrêté sa voiture et d’où les coups de feu étaient partis. En bien sûr tous les gens ont commencé à crier contre eux, les jeunes, les vieux, les gens normaux, chacun leur criait de retourner en enfer.

Près de deux heures après le tir, c’est impossible de le dire exactement mais c’était environ deux heures. La police secrète est venue. J’étais rentrée chez moi et j’écoutais la radio et la télé, qui disaient qu’il y avait des émeutes à Exarchia, que la police avait été attaquée et avait tiré en légitime défense, mais ce n’était pas vrai. Et les émeutes n’avaient même pas encore commencé. De ma fenêtre j’ai vu des hommes sans uniforme regarder les murs des immeubles près de la zone des tirs. La police secrète était venue pour chercher les douilles et les balles, examiner le secteur. J’étais avec mon voisin et je lui ai dit que je descendais. J’ai voulu réagir d’une façon ou d’une autre à ce qu’ils disaient aux infos. Donc je suis descendu et j’ai dit que ce qu’ils disaient à la télévision n’était pas vrai. Un type grand et vieux s’est approché de moi avec un sourire gras et m’a dit "oui, et qui êtes-vous ?" Et j’ai eu une peur incroyable. Parce que je suis très naïve, j’ai simplement ressenti une obligation de descendre et de dire la vérité. Mais ce type m’a terrifié. Donc j’ai reculé et ai dit "non, qui êtes-vous ?" Et il m’a dit son nom et sa fonction. Il était le chef de l’agence de la police secrète et il était chargé de l’autopsie et de l’enquête. Ils ont pris mon nom et mon numéro de téléphone et ils m’ont demandé de venir au commissariat central pour témoigner ; j’ai accepté.

Il m’a demandé ce qu’il s’était passé. Je l’ai conduit à l’endroit exact où étaient les policiers quand ils ont ouvert le feu. Et c’est exactement à cet endroit qu’ils ont trouvé les douilles. Et ils m’ont demandé si j’avais un véhicule, si je pouvais me conduire au poste. J’ai dit que non et ils m’ont demandé de venir avec eux. J’ai dit que j’espérais que les gens ne caillasseraient pas la voiture de police sur la route ; le chef a ri et m’a dit de ne pas avoir peur. Il m’a dirigé vers un endroit où un groupe important de policiers anti-émeutes était rassemblé et je me suis retrouvé au milieu d’une équipe de MAT [1]. C’est juste à ce moment-là que les gens ont attaqué. Le chef a immédiatement disparu, a couru en arrière et ils m’ont laissé pendant que les gens attaquaient, et j’ai vu toutes les armes que la police avait et j’ai piqué une crise. Je ne pouvais me fixer sur rien, je sentais combien les gens étaient puissants, ils étaient plein de rage. Je ne peux pas me souvenir s’ils attaquaient avec des pierres, des cocktails molotov ou des bâtons, seulement qu’ils étaient surpuissants et que je devais partir de là. Je suis parti en courant et je suis rentrée chez moi.

Bien sûr je m’attendais à ce qu’ils m’appellent pour une entrevue comme témoin. Mais ils ne l’ont jamais fait. J’ai parlé avec un avocat du mouvement, Yianna Kurtovick, qui est membre du réseau pour la défense des prisonniers politiques et des migrants. Elle m’a conduite chez le juge d’instruction. J’ai été trouver le juge parce que la police ne m’a jamais appelée pour témoigner. Après mon témoignage, quelques jours plus tard, ils ont bouclé tout le quartier pour faire le rapport officiel et savoir si la balle avait frappé l’enfant directement ou si elle avait ricoché sur le sol. C’était l’histoire officielle : un flic avait tiré au sol et la balle avait rebondi et touché le gosse.

Le magistrat, le photographe et le secrétaire sont venus sur mon balcon pour prendre des photos. Le chef de la police secrète était en bas dans la rue. Je l’ai appelé, "Oh bonjour, vous m’avez abandonnée seul au coeur d’une émeute la dernière fois". Il a répondu : "je ne vous ai pas abandonnée, c’était vous qui étiez effrayée que les émeutiers nous brûlent vifs". Je lui ai alors dit de ne pas raconter de mensonges devant tous ces gens.

Je me souviens de m’être dit il y a quelques années que je vivais dans un camp militaire, avec tous ces flics autour d’Exarchia. Maintenant j’affirme que je vis dans une zone de guerre. Ce qu’il s’est passé en décembre, je n’avais jamais cru que cela pourrait arriver un jour. Malgré toutes les sensations d’occupation militaire provoquées par la police. Pour moi il y a toujours une limite, toujours une ligne finale, et quand la police dépasse cette ligne, il y a un changement qualitatif. Tout change. Chacun a compris qu’il y avait un certain horizon à la situation et qu’au-delà de ça tout était différent. Nous avons dépassé cet horizon. Et maintenant j’affirme que ce n’est plus un conflit, maintenant c’est la guerre.

En comparaison avec avant décembre dernier, tout est plus fort. L’assassinat d’Alexis a été la cerise sur le gâteau, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Maintenant il n’y a plus de tolérance pour la police. Le meurtre était si scandaleux, si loin au-delà des limites, que les gens ont réagi et continuent à réagir. Ils sont forts de la rage qui a été exprimée lors du meurtre. Il y avait bien d’autres problèmes que les violences policières, et ces problèmes sont toujours là, mais les gens n’acceptent pas plus ces autres problèmes, plus maintenant.

Ainsi j’irai au procès du policier qui a tué Alexis. Je m’inquiétais de comment je me sentirai envers l’avocat de la défense, parce qu’il défend une très mauvaise personne. Ensuite j’ai commencé à m’inquiéter du résultat du procès, parce que si le flic s’en tirait avec seulement deux ou trois ans de prison, je ne sais pas comment je réagirais. Comment réagir au verdict d’un tel procès ? Parce que beaucoup de choses terrifiantes se produisent, nous en entendons parler, nous les voyons aux infos, mais c’est très différent quand vous les voyez avec vos propres yeux. Ce ne sont pas juste des mots, c’est une vérité claire pour vous, il n’y a aucun doute à ce sujet, pas de distance par rapport à ça. C’est une vérité si absolue, cet assassinat, c’est comme si vous me voliez quelque chose devant mes yeux et me disiez ensuite que ça n’a jamais existé. Ce n’est pas quelque chose que vous avez entendu d’on ne sait où. Et j’ai très peur que, si ce flic est déclaré non coupable, ma réaction ne m’envoie en prison. Je pense tout le temps à cela et je me prépare à témoigner.

Traduit de l’anglais par Gachet, HNS-info

http://www.hns-info.net/spip.php?article20788


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