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29/07/2009

Suite manifs anti-Otan : Relaxe en appel à Colmar pour (Y).

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(Y), l'étudiant paysagiste à Dresde qui avait un casier judiciaire vierge, a été remis en liberté. Le délibéré a été accueilli par les cris de joie de la trentaine de sympathisants venus le soutenir, une manifestation vite réprimée par le président Jérôme Bensussan qui leur a ordonné de se taire...

 

Encore deux autres militants allemands, condamnés en première instance à six mois de prison, doivent comparaître en appel à Colmar les 5 et 19 août prochain.

 

Soli !!!

16:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/07/2009

"Hakenkralle" Les policiers allemands au secours de la SDAT

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Zeugenvorladungen in Berlin wegen Hakenkrallen in Frankreich

Zum 16. Juli hatten zwei Berliner Autonome, zum 17. Juli eine Hamburgerin, eine richterliche Zeugenvorladung erhalten. Im Rahmen eines Rechtshilfeersuchens des Tribunal de Grande Instance de Paris wurden sie aufgefordert, in einem französischen Ermittlungsverfahren gegen neun GenossInnen (Tarnac 9) als ZeugInnen auszusagen. Im November 2008 wurden neun Personen in Frankreich nach Sabotageaktionen am Schienennetz anlässlich eines Castortransports und der Streiks im Bahngewerbe aufgrund des französischen Anti-Terror-Paragrafen verhaftet.

 

20:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/07/2009

Temoignage d'un blessé à Strasbourg sur le contre sommet de l'OTAN

 



 

 

18:45 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Communiqué de presse de la Legale Team - Anti Répression - Strasbourg

Communiqué de presse de la Legale Team - Anti Répression - Strasbourg
Le 27 juillet 2009
En avril 2009, plus de 30.000 personnes se sont mobilisés contre le sommet de
l’OTAN pour dénoncer les modes d’action guerriers de cette structure militaroéconomique.
Pour étouffer toute contestation, un dispositif sécuritaire
disproportionné avait été déployé : la ville de Strasbourg était totalement assiégée.
Comme prévu, la présence massive policière et militaire a donnée lieu à une violente
répression débouchant sur des arrestations arbitraires et des procès de quelques
lampistes pour l’exemple.
A ce jour, nous comptons encore 7 prisonniers encore détenus pour avoir affirmé
leurs convictions par leur présence lors de cet évènement. Après une comparution
immédiate expéditive en avril, trois d’entre eux, Jan, Philippe et Mathias de
nationalité allemande, qui contestent leur condamnation, passent enfin en appel
respectivement les 29 juillet, 5 et 19 août, au Tribunal de Colmar. Ils ont déjà purgé
la presque totalité de leur peine.
Nous invitons tous les journalistes à être présents dans la salle d’audience et nous
appelons le maximum de personnes à se joindre à un casse-croûte de solidarité et
de soutien devant le Tribunal dès 9 heures !


adresse : Cour d'appel de COLMAR, 9 AVENUE RAYMOND POINCARE 68000 COLMAR

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CPlegaleteam.pdf

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26/07/2009

Partout dans le monde: Répression

Crowd Pelts Austin Police After Fatal Shooting

By Associated Press May 12, 2009 7:50 am

<br />

An angry crowd threw rocks and bottles at police in riot gear in Austin, Texas, hours after an officer shot two men, killing one of them.

Police say eight officers had minor injuries and eight patrol cars were damaged as authorities tried to break up the crowd of about 100 people that gathered after the Monday morning shooting.

Police Chief Art Acevedo said the shooting occurred after police investigating complaints of shots fired over the weekend approached a car with three men inside. He said an officer shot one man who made a movement toward a weapon when the officer tried to wake him up, and shot another who ran toward him.

Acevedo said the unidentified officer who fired will be placed on standard administrative leave.

Watch the News Report

 

 

 

 

 

 

 

Ssangyong Factory Occupation Against Riot Police

20 07 2009

Class war update from G:

***Strike Update***

(as of late a.m. hours Monday morning, July 20, 2009; from translated reports from Korean-language open source news website OhMyNews, and the ChamNews website)

Company refused to allow food and medicine to “illegal strikers.” Representatives from Pyeongtaek court sent to factory to attempt to serve legal documents demanding the strikers leave the factory (see photos below).



Right now the strikers are in control of only the paint department; Ssangyong management turned off water and gas, but allowed the electricity to stay on. Since it’s Monday, they attempted to have non-striking workers and company loyalist thugs (”kasudae” in Korean) return to the factory to begin the process of resuming production in all other departments (with 2,500 of the regular workers who were not laid off). These scabs (”blacklegs” to some of you) can be seen entering the factory with protection from strikers’ slingshotted projectiles — which most often are bolts.

Photos below are factory occupiers defending the paint department with slingshots.

The police estimate that only 600 people are still occupying the factory, but the union estimates that there are still around 1,000.

***Update (right now in real time)***

The police are approaching the factory with armored vehicles. 3,000 riot cops have arrived by police buses; 2 cop helicopters are hovering overhead.

Blue-roofed movable structures are to prevent scabs from getting hit by projectiles at they enter the factory. The netting the police are holding in front of them is for the same purpose.

The paint department is the building in the background, with the red flags along the top. The strikers have issued a statement saying “we are ready to fight to the death, to live as real human beings.” They asked the scabs to honor the strike and stay out of the factory.

Also, the occupied paint department has 200,000 liters of thinner, paint, and other flammable liquids, making the situation incredibly dangerous should the cops use some kind of incendiary devices (as the police SWAT team did on January 20, 2009 when they attacked an occupied building in the Yongsan district of Seoul and killed 5 protesters and 1 cops in the ensuing fire, as part of the police attempt to suppress demonstrations against redevelopment and gentrification; see the libcom story: here).

Same view of the paint department, from a little further back.

Finally, at least 4 people have died during the strike. Two died from the stress of the layoffs that sparked the strike, that are thought to have been heart attacks. Another autoworker applied for voluntary early retirement, but committed suicide out of disgust. This morning, a union officials wife killed herself after Ssangyong company officials repeatedly visited her home and threatened her with financial damages due to the strike.

15:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/07/2009

Nous ne nous laisserons pas terroriser !

Le vendredi 10 janvier 2003

Le 23 aût 2002, 17 personnes du Collectif de soutien aux inculpés du campement NoBorder occupent l’antenne strasbourgeoise du ministère de la justice. Le but de l’action est d’obtenir enfin une autorisation de parloir et la sortie d’isolement d’Ahmed Meguini. Celui-ci, arrêté parmi d’autres au cours d’une manifestation pour la liberté de circulation et la fermeture des centres de rétentions, avait été maintenu en détention dans des conditions particulièrement iniques, puisées dans l’outillage carcéral qutodiennement employé pour briser les prisonniers. Ce traitement « de faveur » est révélateur de l’ « attention particulière » que les forces de police, la justice et l’administration pénitencière ont réservé aux participants à ce campement autogéré, faute de pouvoir empêcher les actions, discussions et manifestations qui ont réuni plus de 2000 personnes du monde entier pendant 10 jours contre les frontières et le contrôle social.

Les 3 employés présents lors de l’occupation décident de rester sur place et des négociations avec le procureur semblent commencer, brutalement interrompues par l’intervention du GIPN accompagné par la BAC. Commence alors un scénario catastrophe au final buresque, symptôme d’un délire de judiciarisation croissant : passages à tabac, 48h de gardes-à-vue, mise sous écrou une nuit à la prison de strasbourg et comparution immédiate spectaculaire des 17 pour "séquestration et violation de domicile".

Démontrant l’inanité de l’accusation et suivant la plaidoierie des avocats, le tribunal se déclare incompétent, les 17 sont libérés au grand dam du parquet qui réclamait 4 mois dont 1 ferme : la tentative de maquiller une banale occupation en prise d’otage a manifestement échoué.

Défait en rase campagne, le Parquet fait néanmoins appel et nous serons à nouveau jugés à Colmar le 6 février 2003.

Cette arrogance s’inscrit dans une volonté plus générale de criminaliser, de punir et de contraindre toutes formes de vie potentiellement subversives (LSQ, LSI, construction de nouvelles prisons et de centres de rétention, exactions de la BAC, etc).

Les enjeux de ce procès sont multiples. Au-delà de l’acharnement répressif contre le campement NoBorder (ce procès ouvre la série des audiences contre les inculpés du campement : 6 personnes du 25 au 28 février, 3 personnes arrêtées devant l’occupation le 20 mars), c’est la pratique même de l’occupation comme forme de lutte concrète qui est évidemment visée.

Sans-papiers, chômeurs, étudiants, usagers des services sociaux, nous sommes tous en prise avec la machine administrative (ANPE, CAF, Telecom, EDF, etc), et l’occupation est un de nos moyens de prendre ce qu’on refuse de nous donner. Toute condamnation, même minime, constituerait un précédent inacceptable.

Nous ne nous laisserons pas terroriser !

Nous appelons tous ceux qui veulent défendre cette pratique d’auto-défense sociale, tous ceux qui refusent que leur quotidien, leur vie, leurs désirs soient soumis au contrôle et à l’exploitation, à reprendre avec nous l’offensive, selon les envies et possibilités de chacun, soit en se rendant à Colmar devant le tribunal le 6 février à 8h30 soit en organisant des actions décentralisées autour de cette même date (n’oubliez pas de nous envoyer un cours récit par mail ou sur papier au adresses qui suivent) et/ou en nous envoyant un texte de soutien à il-legalteam@lalune.org ou en nous écrivant à il-legalteam, c/o CAE, 21ter rue Voltaire, 75011 Paris (les chèques de soutien, établis à l’ordre d’AAU peuvent être envoyés à cette même adresse).

Nous continuons d’exiger, au nom du réseau Noborder et de tous les participants au campement, l’arrêt des poursuites contre tous les inculpés du campement et à nous mobiliser contre le contrôle social et pour la liberté de circulation et d’installation.

Les 17 et le collectif de soutien aux inculpés No Border

 


solidarité avec les inculpés !

 

 

 

 

 

 

 


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Le grand écart de l'anti-terrorisme...

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Un rapport de la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la PJ a désigné H. B. et S. G. comme suspects de «faits de sabotages contre le réseau ferré en 1996-1997 à l’aide de crochets métalliques» dans le cadre d’une procédure ouverte en 1999. Mais la Sdat a oublié l’essentiel, à savoir qu’ils avaient tous deux bénéficié d’un non-lieu au terme des investigations.L’affaire connue sous le nom de Goldene Hakenkralle - «crochet doré» - a été un fiasco policier et a donné lieu à un documentaire sur Hauke B. Les policiers avaient, entre autres, placé sous surveillance une chaîne de boulangeries bio, persuadés que des messages circulaient dans les pains. «Il est inadmissible que les policiers antiterroristes présentent ces innocentés comme des suspects», fait remarquer un antinucléaire français.

 

 

  • L’AMT, Association de Malfaiteurs en Relation avec une Entreprise Terroriste

Avant d’ouvrir le débat, Eric Hazan est revenu succinctement sur l’histoire de la lutte anti-terroriste en France. Créée en 1963  pour juger les membres de l’OAS, la Cour de sûreté de l’Etat (juridiction d’exception composée de magistrats et d’officiers supérieurs) étend son périmètre d’intervention à d’autres mouvements (Action Directe, les indépendantistes Basques ou Corses…) Avec l’avènement des socialistes, en 1981, la Cours est supprimée : s’en suit une période durant laquelle les affaires de sûreté seront jugées par des tribunaux ordinaires. La parenthèse durera cinq ans : en 1986, le gouvernement Chirac constitue un pôle anti-terroriste à Paris, faisant travailler ensemble juges, procureurs et cours d’assises spécialisés. La loi se durcit et la notion « d’association de malfaiteur » passe de « circonstance aggravante » à infraction en soi[4], aggravée lorsqu’elle est « en relation avec une entreprise terroriste » : c’est le concept d’AMT.  La loi anti-terroriste du 22 juillet 1996 fait  de l’AMT un délit passible de 10 ans d’emprisonnement. La loi du 23 janvier 2006 parachève l’édifice en centralisant la gestion des peines à Paris, en étendant la durée maximale de garde-à-vue à six jours (144 heures) et en créant le crime de « direction d’AMT » (20 ans d’emprisonnement)[5].

Une telle construction juridique s’explique par la nécessité, dans la lutte anti-terroriste, d’arrêter les organisateurs d’un attentat avant qu’il ne soit commis : on parle de « neutralisation judiciaire préventive ». Cela revient à un renversement des règles de la procédure judiciaire traditionnelle, modifiées pour permettre une démarche d’enquête proactive, et aboutit à l’AMT. Comme l’expliquait un policier antiterroriste en   2007 :

« Elle permet d’incriminer dans la même affaire des gens qui n’ont rien à voir. Il suffit que votre numéro de téléphone soit dans un carnet d’adresses et c’est bon » (cité par L. Bonelli dans l’ Échos de la taïga n°2).

En somme, cette législation aux contours flous permet d’arrêter à peu près n’importe qui et de criminaliser l’intention[6], jamais très éloignée de l’opinion (ainsi dans le cas de l’affaire Tarnac, le livre L’insurrection qui vient est versé au dossier de l’instruction comme élément à charge).

  • L’anti-terrorisme comme mode de gouvernement et instrument de management

Une telle législation est alarmante car elle menace directement les libertés publiques et individuelles, qui protègent le citoyen de l’arbitraire du pouvoir. Mais, pour Eric Hazan, cela n’est que le dommage collatéral d’une offensive invisible, d’une guerre psychologique conçue comme une véritable stratégie  de contrôle des populations. Un nouveau mode de gouvernement, qui passe par la fabrication d’un ennemi intérieur.  “Racailles”, “anarcho-autonomes”, indépendantistes, clandestins… : la figure du « terroriste », labile et porteuse de peur, remplace avantageusement celle du « communiste », morte en 1989. De ce nouvel ennemi, stigmatisé, ostracisé et isolé médiatiquement, on crée un instrument :  bouc émissaire sur lequel faire peser la responsabilité des maux de la société, il canalise le sentiment d’injustice et de colère vers un exutoire aisément contrôlable. Le terrorisme s’avère aussi un prétexte légitime pour entraîner les forces de répression. Tout comme la lutte contre l’immigration clandestine, l’antiterrorisme habitue policiers, juges et procureurs à exécuter des ordres inacceptables. Il permet aussi de « casser » les mobilisations et la contestation, en détruisant les réseaux et en instillant la peur chez les citoyens.  Ainsi, la technique du coup de filet, même lorsque les dossiers sont vides et que la procédure aboutit à la relaxe, est efficace.  Dans le cas de l’affaire Tarnac, par exemple, les personnes mises en liberté conditionnelle ne peuvent se rencontrer et sont très étroitement surveillés.

Pour Hazan, “l’antiterrorisme n’a rien à voir avec le terrorisme”. C’est un instrument de maîtrise des populations. Car ce nouvel appareil répressif d’Etat est lié au contexte propre à la politique actuelle :

« Depuis la Libération et jusqu’aux élections de 2007, on vivait sur l’illusion de l’alternance, malgré la domination de la droite. C’était une véritable soupape de sécurité. Mais cette illusion est à présent dissipée : la gauche fait rire ! Ce qui veut dire que pour les gens, il ne reste que l’action radicale. Et ils le savent ! Ce qu’ils craignent plus que tout, c’est une jonction entre la contestation des étudiants et des jeunes des banlieues. L’oligarchie a peur, martèle Eric Hazan, elle crève de peur  et elle se rassure en se dotant d’un arsenal militaire et judiciaire puissant ».

L’objectif ultime est de réprimer dans un délai réduit au minimum toute révolte dans les banlieues. Mais la mise en place de l’arsenal nécessaire doit être légitimée par la lutte antiterroriste. On fait d’une pierre deux coups. Non seulement les forces policières s’entraînent, mais la population s’habitue à la répression, et à craindre l’Etat :  « Aujourd’hui, ça ne choque plus grand monde de voir des gars armés de fusils d’assaut dans les gares, ou des gens se faire rafler dans les rues, des enfants, des papis ! », s’insurge Eric Hazan. Une arrestation comme celle de Tarnac a aussi un rôle de “test”, afin de renseigner le pouvoir sur les limites que la population est prête à accepter en terme d’enfreinte aux libertés. Et quel prix les individus sont disposés à payer pour assurer leur « sécurité » : Lionel Jospin lui-même n’affirmait-il pas que «  la sécurité est la première des libertés » ? Rappelons tout de même que si la constitution de 1791 reconnaissait dans la « sûreté » un droit fondamental du citoyen, elle l’entendait au sens d’une protection de l’individu face à l’arbitraire de l’Etat. En somme, il s’agissait « de protéger les gens contre la Bastille, pas de les y enfermer ! », comme le fait remarquer Eric Hazan…

  • Que faire?

Dès lors, que faire ? A l’issue de la conférence, plusieurs personnes ont posé cette question. Pour Hazan, le sarkozisme n’est pas un fascisme, et il ne faut pas surestimer la puissance de l’Etat. Il conseille tout d’abord de s’efforcer de ne pas avoir peur. Car « c’est ce qu’ils cherchent, ils veulent que l’on soit immobilisé par la peur ». Mais aussi continuer à faire de l’agitation ; à soutenir les « prisonniers politiques » (le comité de soutien aux inculpés de Tarnac va déposer un recours à la CEDH contre la législation antiterroriste française) ; recenser, à la manière des basques, toutes les personnes incarcérées dans le cadre de l’AMP (y compris les imams, qui croupissent en prison dans l’indifférence voire l’hostilité)… L’option électorale est écartée par Hazan, pour qui tous les partis, du NPA au FN, se situent dans ce que Rancière nomme « la police » (à l’opposé du politique au sens propre, compris comme lieu du surgissement des sans droits, la police est le lieu de la gestion du pouvoir, de sa répartition et de son administration). Il conclut en affirmant que l’objectif ne doit pas être le « retour à la démocratie libérale classique », ce système dont Foucault estimait qu’il incite chacun à devenir « l’entrepreneur de lui-même », disqualifiant les déviances comme autant de “faillites” du management de soi.

Lise

 

Cet article s’inspire à la fois de la conférence donnée par Eric Hazan à Lyon et des informations parues dans  le journal du comité de soutien aux inculpés de Tarnac, Échos de la taïga. Dans la rubrique ressource/ documents, vous pourrez télécharger en pdf le livre L’insurrection qui vient.

Échos de la taïga n°1
Échos de la taïga n°2
Échos de la taïga n°3

Il propose ce tableau récapitulatif

Traitement d’une affaire classique Traitement dans le cadre antiterroriste
Convocation des présumés coupables au commissariat. Intervention de policiers armés et cagoulés (arrestation publique)
Garde à vue de 48h (interrogatoires) avec possibilité de prendre un avocat dès la 2ème heure. Garde à vue 96h (interrogatoires), sans avocat pendant les trois premiers jours.
Remise en liberté si les “garanties de représentation” sont suffisantes Remise en liberté difficile à obtenir (malgré de nombreuses garanties de représentation).Présentation devant un juge antiterroriste. Détention provisoire.
Dans l’affaire des sabotages, seules 3 personnes seraient poursuivies pour soupçon de dégradations (les autres seraient donc relâchés). La peine maximale encourue serait alors de 5 ans et 75.000 euros d’amende. 9 personnes sont inculpées pour “association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste”. 2 personnes sont encore en détention provisoire.   Le “chef” présumé risque, lui, 20 ans et 500.000 euros

 

 

 

Notes


[1] Hazan est écrivain, éditeur (La Fabrique), il a notamment publié « LQR : la propagande du quotidien », Raisons d’agir, 2006.

[2] SDAT, extrait d’un article de Wikipedia. La Sous-Direction Anti-Terroriste (SDAT) est un service de police judiciaire français, dépendant de la Direction centrale de la police judiciaire, voué à la lutte contre le terrorisme. Ayant porté les appellations successives de 6e Division Centrale de Police Judiciaire (6e DCPJ) puis de Division nationale anti-terroriste (DNAT), ce service, aujourd’hui passé au rang de sous-direction de la Direction centrale de la police judiciaire, a longtemps été dirigé par Roger Marion et était installé rue des Saussaies au sein du Ministère de l’Intérieur. Il a fait l’objet, dans le passé, d’un certain nombre de critiques sur ses méthodes d’enquête et d’interrogatoire, en particulier de la part de la LDH et de la FIDH, par exemple sur les dossiers liés à la Corse.  La SDAT, bien qu’administrativement distincte de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), est désormais établie dans les mêmes locaux que celle-ci à Levallois-Perret dans les Hauts-de-Seine, tout comme l’Unité de coordination de la lutte anti-terroriste (UCLAT). Placée sous la direction du contrôleur général de police Christian Sainte depuis le 17 novembre 2008, son organisation repose sur une division nationale de répression du terrorisme séparatiste (DNRTS) comptant six groupes d’enquête (trois basques et trois corses), une division nationale de répression du terrorisme international (DNRTI) comptant quatre groupes d’enquête, une division de logistique opérationnelle (DLO) comprenant notamment une section de recherches et de surveillance (SRS), une brigade d’investigations financières (BIF) rattachée à l’Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), ainsi qu’un groupe des relations internationales (GRI).  La SDAT repose en outre en province sur 20 groupes anti-terroristes (GAT) établis au sein des principaux services de la PJ (DRPJ, DIPJ, SRPJ, voire au sein de certaines antennes PJ, notamment dans le Sud de la France (ex : Toulon, Nice)). La section anti-terroriste (SAT) fait quant à elle partie de la Brigade criminelle de la Préfecture de Police de Paris. Tout comme les trois sections de droit commun de la dite brigade, la SAT est constituée de trois groupes d’enquête, ainsi que d’un groupe d’investigations financières et d’un groupe de documentation opérationnelle.

Sur le sujet, lire :  Recasens, J. Décugis, C. Labbé, Place Beauvau – La face cachée de la police, Éditions Robert Laffont , Paris, 2006. Notamment le chapitre Le roi Roger.

[3] Trois pour « destruction en réunion », dont un pour « direction d’une entreprise terroriste ». Le code pénal définit le terrorisme comme un « trouble à l’ordre public par l’intimidation et la terreur », si bien que les actes dont sont accusés J. Coupat et ses amis relèvent tout au plus du sabotage.

Pour s’informer :

Des nouvelles du front

Le mangue ;

Le whybec ;

Le juras libertaire ;

Soutien aux inculpés du 11 novembre

[4] Le concept d’association de malfaiteur est déjà ancien dans la loi française. Il est au départ considéré comme une « circonstance aggravante », c’est-à-dire qu’il vient justifier un durcissement de la condamnation (vol, assassinat, séquestration, etc.). Avec la lutte antiterroriste, cette circonstance aggravante deviendra au fur et à mesure une infraction en soi, dite “autonome”, c’est-à-dire ne nécessitant l’existence d’aucun autre crime ou délit pour justifier une sanction pénale.

[5] Article 421-2-1 du code pénal : « Constitue également un acte de terrorisme le fait de participer à un groupement formé ou à une entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d’un des actes de terrorisme mentionnés aux articles précédents »  L’article qui définit l’AMT : constituant “en elle-même” un acte de terrorisme, elle permet une sanction sans qu’il existe de faits matériels. Article 421-5 du code pénal : « Les actes de terrorisme définis aux articles 421-2-1 et 421-2-2 sont punis de dix ans d’emprisonnement et de 225.000 euros d’amende. Le fait de diriger ou d’organiser un groupement ou l’entente défini à l’article 421-2-1 est puni de vingt ans de réclusion criminelle et de 500.000 euros d’amende.[...] Les deux premiers alineas de l’article 132-23 relatif à la période de sûreté sont applicables aux infractions prévues par le présent article ». L’article qui punit l’AMT : 10 ans pour la complicité, 20 pour la direction. Par ailleurs, l’article 132-23 invoqué permet une “rétention de sûreté” d’au moins la moitié de la peine prévue (donc 5 ou 10 ans), pendant laquelle « le condamné ne peut bénéficier [...] des dispositions concernant la suspension ou le fractionnement de la peine, le placement à l’extérieur, les permissions de sortir, la semi-liberté et la libération conditionnelle. » En clair : les 9 mis en examen dans l’affaire des sabotages risquent 10 ans pour 8 d’entre eux, et 20 ans pour le dernier, avec la possibilité qu’ils ne puissent bénéficier d’aucun aménagement de peine pendant la moitié de cette durée. Et ceci sur la simple base de l’AMT qui permet de créer une organisation terroriste de toutes pièces, en s’appuyant sur des bases totalement subjectives. L’AMT apparaît ainsi comme la pierre angulaire d’une technique de gouvernement basée sur l’antiterrorisme, dans laquelle un arsenal de lois d’exceptions et de procédures dérogatoires est toujours prêt à être mis en place pour légaliser les pratiques les plus arbitraires.

Le refus du prélèvement ADN n’est puni par la loi française (article 706.54, 706.55 et 706.56 du code de procédure pénale) que dans le cas  d’une condamnation pour d’autres faits. Il peut théoriquement entraîner des peines d’un an  d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende. En réalité de nombreuses relaxes ont été prononcées et quand des peines ont été appliquées il s’agissait souvent de prison avec sursis, de  quelques euros d’amende. Pour éviter des prélèvements sauvages lors d’une garde à vue il convient de laver à grande eau ses sous-vêtements, de les frotter contre les murs pour y déposer d’autres traces. Enfin, il convient également de ne toucher aucun couvert / gobelet avec sa bouche ou sinon de les détruire ensuite.Pour plus d’informations :  http://refusadn.free.fr

[6] L. Bonelli explique qu’on assiste ainsi progressivement à un glissement dans lequel la figure du suspect se confond avec celle du coupable : en étant condamnable sur la simple base de ses      relations avec telle ou telle personne suspectée d’avoir commis un acte considéré comme terroriste, le suspect devient coupable d’avoir été suspecté. Selon la chancellerie, c’est ainsi, selon les années, 50 à 80% des prévenus pour des  infractions « terroristes » qui sont condamnés sur la seule base d’appartenance à une AMT. Un moment fort de cette conception de l’association de malfaiteurs est le procès   du « réseau Chalabi », accusé de soutien logistique aux groupes islamistes armés algériens, en 1998. Après quatre années d’une enquête menée par le juge Bruguière, alors président de la 14ème section du parquet de Paris, un procès eut lieu qui dura deux mois. 138 personnes, dont 27 détenus, furent jugées collectivement pour appartenance à un réseau terroriste. On installa pour l’occasion un tribunal spécial dans un gymnase pénitentiaire. A l’issue du procès, 51 personnes – dont certaines avaient passé 4 ans en détention provisoire – furent reconnues totalement étrangères à ce réseau… Cela ne remit pas pour autant en cause l’AMT, puisqu’évidement, le besoin persistait de pouvoir opérer de grands coups de filets dans divers réseaux présumés.

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Relaxe d'une antinucléaire en Allemagne

Relaxe d'une antinucléaire en Allemagne
Relaxe d'une antinucléaire en Allemagne : manifester dans les airs au-dessus de la voie ferrée est droit d'expression fondamental

Cécile Lecomte, une militante antinculéaire française comparaissait ce jour (4 juin 2009) devant le tribunal correctionel de Steinfurt en Allemagne. Le 16 janvier 2008, elle avait attiré l'attention sur les dangers liés à l'export de déchets nucléaires sous forme d'hexafluorure d'uranium (UF6) - un gaz à la fois radioactif et corrosif- de l'usine d'enrichissement de Gronau vers la Russie en se suspendant entre deux arbres de façon spectaculaire au dessus de la voie ferrée. Une équipe spéciale de la police arrivée par hélicoptère l'avait délogée au bout de plus de six heures d'action. La procureur a plaidé en faveur d'une condamnation pour 'coercision' - obliger quelqu'un à faire quelque chose par la violence. La tribunal ne l'a cependant pas suivie et a prononcé la relaxe de la militante. Selon le juge, il est prouvé que c'est la police et non la militante qui a fait stopper le transport. L'accusée n'est donc pas coupable. De plus il est avéré qu'elle a manifesté à huit mètres de hauteur au dessus du de la voie ferrée, la loi spécifie seulement qu'un espace de 4m80 doit rester libre au-dessus de la voie pour la circulation des trains. " La fantaisie, c'est une arme! Je suis contente que le tribunal ait reconnu la légitimité de ces actions dans la troisième dimension comme un moyen d'expression de son opinion", a déclaré Cécile Lecomte à l'issu de l'audience. Dans son plaidoyer, la grimpeuse a longuement expliqué ce qui l'avait poussé à agir et le pourquoi de son action: informe l'opinion publique du passage de ces trains nucléaires devant chez elle et des dangers que ceux-ci représentent.
" Ces transports sont dangereux en raisons des risques radioactifs et toxiques que représente les 1000 Tonnes d'UF6 d'un train. Ces transports permettent à Urenco (la firme qui expoite l'usine) de se débarrasser de ses déchets pour en produire ainsi toujours plus et permettre au centrales nucléaires de continuer à fonctionner. S'il es question de violence, celle-ci vient de l'industrie nucléaire et non de moi." a déclaré Cécile à l'audience "la population est soumise au dangers du nucléaire contre son gré, c'est ce que j'estime être de la violence", a t-elle conclut.
L'avenir de la lutte contre le nucléaire "dans les airs" est radieux - bien plus agréable qu'un avenir irradié!

Cécile Lecomte, alias Eichhörnchen (écureuil)


manifester dans les airs au-dessus de la voie ferrée est droit d'expression fondamental

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21/07/2009

Une trentaine d'organisations dénoncent les dérives policières

 

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Mardi 21 juillet 2009
Reuters
Une trentaine d'organisations, dont le Syndicat de la magistrature et la
Ligue des droits de l'homme, dénoncent dans un communiqué "l'alarmante
banalisation des atteintes aux droits et libertés" en France.
Dans un communiqué commun, 34 associations, collectifs, syndicats et
partis politiques réunis au sein du Collectif liberté, égalité, justice
(CLEJ) réclament notamment un moratoire sur l'usage par les forces de
l'ordre d'armes de type flash-ball et Taser.
Les Verts ont déposé vendredi dernier une proposition de loi pour obtenir
l'interdiction de l'utilisation par la police et la gendarmerie de ces
deux armes.
Le syndicat majoritaire de policiers, l'Union syndicale majoritaire,
souligne dans un communiqué que "le flash-ball est une arme défensive, non
létale, et qu'en l'utilisant ce sont surtout de nombreux policiers qui ont
ainsi évité d'être blessés lors de manifestations très violentes".
Les 34 organisations demandent l'ouverture d'une information judiciaire
pour faire la lumière sur les incidents survenus le 8 juillet à Montreuil
(Seine-Saint-Denis) lors de la dispersion par la police d'une
manifestation contre l'évacuation d'un squat.
Plusieurs personnes ont été blessées, dont un jeune homme qui a perdu un
oeil.
"Depuis 2005, ce ne sont pas moins de sept personnes qui ont perdu un oeil
dans les mêmes conditions, dont cinq pour la seule année 2009", écrivent
les signataires du communiqué, où ils dénoncent aussi les "contrôles ou
interpellations au faciès", le "délit d'outrage" et les "gardes à vue
abusives".
"Il est inacceptable que la police, dont le principal objet est d'assurer
la sécurité des personnes, puisse être perçue, en raison de certaines de
ses pratiques, comme une menace", ajoute-t-on.
Le Parti communiste français (PCF), le Nouveau parti anticapitaliste
(NPA), les Verts, la CGT, la CFDT, Sud-Education, le Syndicat des avocats
de France (SAF), Agir ensemble contre le chômage (AC!) et l'Union
syndicale de la psychiatrie figurent au nombre des signataires de cet
appel.
Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

 

Rassurez vous c'est français, c'est la police française...

Spontz !  Général Spontz !

18:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/07/2009

Mike est sorti ! Cool !

repris de grenobleIndymédia

 

Enfermé à l’hôpital Edouard Herriot à Lyon depuis le vendredi 1er mai 2009 suite à l’explosion dans une usine désaffectée dans la banlieue de Chambéry, Mike a été libéré (sous contrôle judiciaire) en fin de semaine.

Cette histoire avait aussi conduit Rafou et Lucas* dans les prisons de la santé et Fresnes, pour un mois et demi / trois semaines respectivement.

Mike était le dernier encore gardé entre quatre murs. Comme pour les autres, ses murs sont à présent les modalités de son contrôle judiciaire, pour la durée de l’instruction (qui durera vraisemblablement un an environ).

Rien n’est fini, c’est pas faute de le répéter.

A Zoé, que nous n’oublierons pas.

 

 

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18:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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