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18/09/2012

Mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois: une pétition contre le non-lieu des policiers

500 signatures recueillies en moins de 2 heures. Une pétition a été mise en ligne ce lundi sur le site Change.org (*), contre la confirmation du non-lieu des policiers mis en cause après la mort <http://actualites.leparisien.fr/mort.html> de Zyed et Bouna, en octobre 2005 à Clichy-sous-Bois. La Cour de Cassation examinera l'affaire mercredi19 septembre.

Les deux adolescents avaient été électrocutés dans un transformateur EDF <http://actualites.leparisien.fr/edf.html>, où ils s'étaient réfugiés pour échapper à un contrôle de police.

Le drame avait déclenché trois semaines d'émeutes en banlieue. En octobre 2010, deux policiers avaient été renvoyés devant le tribunal correctionnel de Bobigny, pour «non assistance à personne en danger». Mais en avril 2011, la cour d'appel de Paris <http://actualites.leparisien.fr/paris.html> leur avait accordé un non-lieu, et les familles ont décidé de se pourvoir en cassation pour contester cette décision. La pétition, mise en ligne par le collectif AC Lefeu (né à Clichy juste après les émeutes de 2005) et le collectif contre le contrôle au faciès, demande à la ministre de la Justice d'intervenir auprès de l'avocat général près de la Cour de cassation, qui a préconisé la confirmation du non-lieu.

(*) change.org/fr/petitions/justice-pour-zyed-et-bouna

LeParisien.fr
http://www.leparisien.fr/aubervilliers-93300/mort-de-zyed...

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16/08/2012

Soutien jeudi 23 août 2012 à 14h, tribunal de Laval, 13 place Saint Tugal


 

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31/07/2012

ACT

ACT,amis de la commune de Tarnac

18:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/07/2012

Création d’un site de ressources contre la répression

La répression c’est la pression et la violence que le pouvoir applique contre tou-te-s celles/eux qui décident de se taper des règles imposées.

Elle essaie de dis­sua­der, faire peur, empê­cher, isoler, enfer­mer et punir à la fois. La répres­sion sert autant contre les indé­si­ra­bles, que contre ceux et celles qui se révol­tent, que pour main­te­nir le désé­qui­li­bre des riches­ses et du pou­voir.

Quand les keufs, qui assas­si­nent régu­liè­re­ment, exi­gent la pré­somp­tion de légi­time défense. Quand les camé­ras de vidéo sur­veillance pous­sent comme des cham­pi­gnons. Quand la police et la jus­tice sont en train de connec­ter leurs fichiers infor­ma­ti­ques avec leurs potes dans tous l’Europe et avec les “col­lè­gues” du sec­teur privé. Quand la déla­tion devient un devoir citoyen for­ma­lisé. Quand de plus en plus de gens se trou­vent face à la jus­tice parce que leur ADN “a bipé”. Quand il suffit d’un préfet pour se trou­ver enfermé en psy­chia­trie. Quand on vit dans une société dépo­li­ti­sée ou il parait dif­fi­cile de trou­ver un chemin entre le pétage de plomb indi­vi­duel et les asso­cia­tions syn­di­ca­les/citoyen­nes….

…on trouve qu’il est bien temps de s’orga­ni­ser plus sérieu­se­ment contre la répres­sion. Ce site veut en faire une partie. La partie qui devrait nous per­met­tre de com­mu­ni­quer et s’infor­mer sur nos pra­ti­ques aussi que celles des keufs, sur les évolutions léga­les, sur les procès à venir, de par­ta­ger des réflexions, des comp­tes rendus aussi que des ana­ly­ses et des res­sour­ces. On n’est pas là pour reven­di­quer nos droits, mais pour mieux connaî­tre notre ennemi, pour avan­cer la soli­da­rité et pour par­ta­ger nos stra­té­gies.

On a l’impres­sion que trop sou­vent on porte notre far­deau juri­di­que tou-te-s seul-e-s, même quand on a des allié-e-s tout pro­ches. Beaucoup de gens ne com­mu­ni­quent pas quand ils/elles ont à faire avec la police ou la jus­tice. Cette iso­le­ment ne fait qu’aider la répres­sion. Nous vou­lons vous inci­ter à poster vos expé­rien­ces ici, ainsi que vos dates de procès, vos ana­ly­ses et res­sour­ces.

On cons­tate qu’il y a déjà beau­coup à lire sur inter­net mais que les res­sour­ces se trou­vent enter­rées dans les fils de publi­ca­tion sur Indymedia, que celles qui exis­tent sur papier n’arri­vent sou­vent pas sur inter­net, que les infos sont dis­per­sées. Ceci nous a donné envie de créer un plate-forme pour tout cen­tra­li­ser. On veut bien publier une liste des cais­ses de soli­da­rité exis­tan­tes, ainsi que les pré­cé­dents judi­ciai­res qui peu­vent nous aider à nous défen­dre. Le but c’est de per­met­tre de faire des recher­ches bien poin­tues dans les archi­ves à partir des fil­tres.

pierre par pierre veut être un outil pour tous qui assis­tent à l’anti-répres­sion.

Adresse : jqi­ho7­je6x­ty4­ne4.onion (visi­ter avec tor brow­ser ou tails ― ins­truc­tions tech­ni­ques en bas)

On vous invite tou-te-s à vous infor­mer ici, et aussi à contri­buer. Le site accepte que des contri­bu­tions ano­ny­mes, mais ils seront vali­dées par un-e modé­rat-eur-rice avant publi­ca­tion. Veuillez patien­ter si on est pas tout de suite dis­po­ni­ble. Le site se dirige plutôt vers les infos qua­li­ta­ti­ves et dura­bles que vers les nou­vel­les d’urgence.

Le site est actuel­le­ment très jeune et un nombre d’outils néces­sai­res ne sont pas encore fonc­tion­nels. Le tra­vail effec­tué a été foca­lisé sur la visua­li­sa­tion des arti­cles, sur la publi­ca­tion ouverte et sur la sécu­rité. Il n’y pas encore des outils de recher­che avan­cés, d’outils de modi­fi­ca­tion ano­ny­mes des arti­cles exis­tants. Ces outils sont indis­pen­sa­ble et sont en pro­duc­tion.


Tor est un réseau qui a pour but de per­met­tre à ses uti­li­sa­teurs de navi­guer sur inter­net d’une manière plus ano­nyme. (bien expli­qué, en anglais - https://www.tor­pro­ject.org/about/over­view.html) Il consiste d’un logi­ciel qui tourne sur l’ordi­na­teur de l’uti­li­sa­teur et qui fait des connec­tions cryp­tées à tra­vers au moins trois ordi­na­teurs dans des pays dif­fé­rents pour rendre dif­fi­cile l’iden­ti­fi­ca­tion.

Le site pierre par pierre est un ser­vice caché par tor. Cette méthode d’héber­ge­ment permet aux sites qui l’uti­li­sent de cacher leur empla­ce­ment, et de donner un point de rendez-vous à votre ser­veur Tor pour com­mu­ni­quer. Pour contac­ter ce point de rendez-vous, votre ser­veur Tor ainsi que celui du site en ques­tion uti­li­sent tous les deux un chemin qui passe par trois autres ser­veurs Tor et cryp­tent leur com­mu­ni­ca­tion entre eux deux.

La consé­quence est par ailleurs que ce n’est pour le moment pas pos­si­ble de visi­ter le site sans le logi­ciel tor. Celui-ci vient dans deux for­mats pra­ti­ques :

- Tor brow­ser bundle - est un fire­fox équipé avec tor -https://www.tor­pro­ject.org/down­load/down­load-easy.html.en
- Tails - un sys­tème live qui ne permet pas seu­le­ment de connec­ter à inter­net avec tor, mais aussi de tra­vailler sur un ordi­na­teur sans y lais­ser des traces - https://tails.boum.org/index.fr.html

 

via http://rebellyon.info

 

18:54 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/07/2012

Abeilles ou pesticides: 48 heures pour choisir

Le Lot est connu pour sa gastronomie, sa campagne vallonnée et sa nature préservée. Bientôt hélas, si nous laissons faire, il sera connu pour ses abeilles décimées: le Préfet du Lot pourrait autoriser des épandages aériens de pesticides toxiques pour les abeilles. 

J'habite ici, j'aime vivre ici. Il y a de la vie. Je préside une association locale de protection de l'environnement. Je sais que les abeilles jouent un rôle central dans le maintien de la biodiversité, mais qu'elles sont directement menacées par l'exposition aux pesticides utilisés dans l'agriculture.

J'ai décidé d'agir avant qu'il ne soit trop tard. Le Préfet du Lot M. Gonzalez a ouvert une consultation publique sur le sujet, qui prend fin dans 48 heures. J'ai donc lancé une pétition urgente sur Change.org lui demandant d'interdire les épandages aériens de pesticides. J'ai besoin d'un soutien massif avant de lui remettre ma pétition d'ici la fin de la consultation.

Cliquez ici pour signer ma pétition

En raison de sa dangerosité pour la santé animale et humaine, l'épandage aérien de pesticides est interdit en France depuis 2010. Mais un arrêté ministériel de 2011 autorise les préfets à accorder des dérogations, qui sont en train de devenir la norme: 800 demandes de dérogation ont été déposées dans le pays depuis le début de l'année, et plusieurs préfectures commencent à les accepter.

Je n'accepte pas que les pouvoirs publics, censés être au service de l'intérêt général, puisse céder à la pression des grands groupes de l'agrochimie pour laisser répandre ces produits. Je suis persuadée que si j'obtiens une interdiction des épandages dans le Lot, cela remettra en cause ces dérogations. 

Dans les prochaines 48 heures, si des milliers de personnes disent au Préfet du Lot leur volonté de sauver les abeilles et l'environnement, je pense qu'il n'aura pas d'autre choix que de renoncer à ces épandages dangereux. Pour y parvenir, j'ai besoin de votre aide.

Signez ma pétition demandant au Préfet du Lot d'interdire les épandages aériens de pesticides.

Merci d'agir pour faire changer les choses

Nathalie Chalut-Michel

08:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/07/2012

Sans motif légal, les centres de rétention restent fermés aux journalistes

Par SARAH BOSQUET

Plus de familles ni de mineurs dans les centres de rétention administrative (CRA). Avec la circulaire adressée aux préfets ce lundi, Manuel Valls réalise la promesse de campagne du gouvernement Hollande, pression de la société civile et des institutions europénnes aidant. La France avait en effet été condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) en janvier 2012 (lien) suite à l’enfermement de la famille Popov au CRA de Rouen-Oissel.

Le ministère de l’Intérieur ne semble en revanche pas préoccupé par une autre violation des libertés fondamentales : sans fondement juridique réel, ces centres sont fermés aux journalistes. C’est l’un des constats de la campagne «Open access now » menée par les réseaux d’associations Migreurop et Alternatives Européennes du 26 avril au 26 mai. Le principe: journalistes, militants associatifs et parlementaires de huit pays d’Europe (et de Mauritanie) se sont mobilisés pour demander l’entrée dans ces espaces opaques où sont enfermés les migrants en situation irrégulière dans l’attente de leur expulsion – ou de leur libération.

En France, 48 journalistes de médias nationaux et régionaux ont participé à l’opération. Certains accompagnaient des parlementaires, d’autres ont fait leur demande de manière autonome. Sur les neuf centres de rétention démarchés, six ont pu être visités, mais uniquement par les parlementaires. Toutes les demandes des journalistes et des militants associatifs ont été refusées.

«C'est l'arbitraire qui décide»

Prisca Orsonneau, avocate au barreau de Paris et conseillère juridique de Reporters sans frontières, a elle aussi trouvé porte close: «Ce qui est effrayant, c’est qu’on a l’impression d’une zone à part où c’est l’arbitraire qui décide – les autorités ne se donnent souvent même pas la peine de nous argumenter leurs refus.» Car si l’accès des journalistes aux prisons est encadré par un texte du code pénitentiaire, il n’existe pas de disposition similaire pour les CRA. Un flou juridique avantageux pour les administrations, qui s’autorisent un mode de réponse discrétionnaire. En contradiction totale avec le principe du droit à l’information imposé par l’article 10 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). «Les restrictions à ce droit doivent être justifiées par les textes de lois ou par un motif légitime (comme un espace surmilitarisé ou un contexte très spécial)», rappelle Prisca Orsonneau.

Le CRA de Geispolsheim, près de Strasbourg, a motivé son refus par l’article 719 du code de procédure pénale qui prévoit le droit d’accès des parlementaires et sénateurs aux CRA mais n’évoque pas celui des journalistes. D’autres centres ont invoqué le «devoir de réserve» des fonctionnaires en «période électorale». C’est la réponse que le CRA de Vincennes a donné à Camille Polloni, journaliste aux Inrockuptibles: «On a réussi à passer un premier portail en scooter, par hasard. Mais on est vite venu nous chercher avant l’entrée – la parlementaire et le sénateur qui nous accompagnaient sont rentrés sans nous.» 

Mais la palme des justifications douteuses revient au centre de Cornebarrieu, près de Toulouse, où le ministère de l’Intérieur explique aux militants et journalistes: «Nous veillons avant tout au respect des personnes. Si ces centres sont interdits, notamment aux journalistes, c’est lié au fait que ces retenus ne sont pas des animaux et que nous ne sommes pas dans un zoo.»

«Le plus dur, c'est l'attente»

Marie Barbier, journaliste à l’Humanité spécialisée sur les questions de migrations, n’en était pas à sa première demande au moment de la campagne. «D’habitude, la plupart des refus ne sont pas motivés, mais cette fois, le CRA Vincennes m’a répondu que les détenus étant des personnes privées de liberté, une visite pourrait nuire à leur image.» Elle était déjà rentrée deux fois dans des centres de rétention - sans dire qu’elle était journaliste, mais en faisant valoir le droit de visite d’un détenu. «Le plus dur pour ces personnes, c’est l’attente - alors qu’ils n’ont rien fait de mal. La pression est incroyable: tous les matins, le nom des expulsés est affiché sur un tableau». Tentatives de suicides, auto-mutilations…. Les conséquences psychologiques de l’enfermement peuvent être très graves. D’autant plus que dans la plupart des centres de rétention, l’accès aux soins est très limité.

Autre méthode utilisée par les journalistes pour rentrer en contact avec les détenus: se faire passer pour un assistant parlementaire (donc entrer sans caméra ni appareil photo), ou appeler sur les cabines téléphoniques des centres, comme le fait régulièrement Marie Barbier: «C’est très impressionnant, on entend des cris, des appels qui résonnent. Les détenus qui parlent français sont très preneurs de parole.»

L’isolement géographiques des CRA (souvent proches des frontières ou d’aéroports) et l’absence fréquente d’interprètes réduisent d’autant les possibilités de communication ou de témoignage. Les données éparses obtenues par les associations et les élus pointent l’hétérogénéité des conditions matérielles dans les centres, où sureffectif et recours à la contrainte physique (menottes, isolement) sans justification particulière sont courants. Hélène Flautre, députée européenne EE-LV, a visité la zone d’attente de Roissy et le CRA de Strasbourg le 13 avril, en demandant à être accompagnée de journalistes. Elle n’a pas pu rentrer avec eux. «Je ne vois aucune raison à leur interdire l’accès des centres, à part entretenir les fantasmes de la population sur les migrations et les migrants», lance-t-elle. «Seulement, si tous les journalistes pouvaient diffuser les récits des individus, ce serait dévastateur pour les autorités politiques. Car la plupart des personnes enfermées dans ces centres n’ont rien à y faire.»

De fait, selon la Cimade, 40% des personnes placées en rétention sont finalement libérées quand 35% sont expulsées. «La majorité sont des sans-papiers qui ont été arrêtés dans la rue, alors qu’ils vivent ici depuis des années», souligne Marie Barbier. En 2010, plus de 60 000 personnes sont passées par un des 26 CRA français. La durée maximale de la rétention y est passée de 32 à 45 jours en juillet dernier. La durée moyenne d’enfermement étant aujourd’hui d’une dizaine de jours. Paradoxe: plus le temps de rétention augmente, moins l’étranger risque l’expulsion.

«Maintenir l'opacité»

«Nous demandons le droit d’accès au CRA pour la société civile de manière générale», explique Laure Blondel de Migreurop, coordinatrice de la campagne Openaccess.  «Notre analyse est globale: partout en Europe, il y a une volonté de maintenir l’opacité sur ces centres, en entretenant l’illusion qu’on peut y rentrer. En mettant en avant les visites des parlementaires (qui y ont déjà droit), ou en invitant certains journalistes pour l’inauguration de nouveaux centres, comme cela a été fait en Belgique et à Barcelone.» Les journalistes y ont été autorisés à prendre des photos, mais pas à parler aux détenus.

En Italie, où leur accès est encadré par un règlement, un refus d’accès opposé à une journaliste a été contesté et porté devant les tribunaux par un collectif d’associations. La décision de l’administration a été déclaré illégale. «Cela montre que les textes qui prévoient l’accès des journalistes sont fait pour restreindre leur marge de manoeuvre dans la pratique» analyse Ségolène Pruvot d’Alternatives Européennes, elle aussi coordinatrice de la campagne. «Il faut une règlementation, mais elle doit prendre en compte réellement le droit à l’information.»

Le 2 mai, lors du débat de l’entre-deux-tours, François Hollande, déjà interpellé par les associations, cite sa lettre de réponse au directeur général de France Terre d’Asile: «Je souhaite que la rétention devienne l’exception» (position qui rejoint la législation européenne), avant d’affirmer, péremptoire: «Les centres de rétention sont nécessaires, ils existent partout.»

En 2010, un rapport de la Cimade dénonçait «une banalisation de l’enfermement administratif» (le nombre de places dans les centres a augmenté de plus de 80% entre 2005 et 2011). Face à un système absurde et mécanique, Hélène Flautre pointe elle le besoin urgent de transparence: «Quand on discute avec les migrants, on se rend compte que leurs situations émanent de politiques d’enfermement systématique, de stigmatisation et de traque. Le droit d’accès des journalistes aux centres de rétention ne pourra évoluer que de manière concommitante à l’évolution de cette politique.»

 

piqué au tas sur libé.fr - 10/07/2012

07:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/07/2012

Derrière l'urgence, la bêtise. Retour sur le week-end de résistance du Chefresnes.

Avancer en ayant oublié sa tête c'est revenir en ayant perdu un bras.

 

Retour sur le week-end de resistance au Chefresnes

Laisser place à la fragilité ou tout détruire.

Je me suis fait tirée dessus par un flic.
J'ai 15 impacts de métal dans le corps et ils y resteront ; la jambe, l'os du genoux, le vagin, le sein, le bras. Le nerf de mon bras droit a été sectionné, on a du opérer. Dans un an peut être je retrouverai ses capacités.

J'écris pour qu'"on" ne puisse pas dire qu"on" ne savait pas. Qui veut savoir sait.
J'écris pour qu'on arrête de nous censurer, frapper, enfermer, tuer derrière une soit disant démocratie et un soit disant état de droit.
J'écris parce que je n'en peux plus qu'on renvoie les violences aux pays lointains et pauvres en se décharge lâchement des questions révolutionnaires qui se posent en tunisie, en lybie, en Egypte, en Syrie ... disant qu'en France c'est pas la même, qu'en France c'est différent, et même pire...
Ecrire parce qu''à 20ans j'ai subie, vu et entendu trop de violences policières derrière des vitrines de mensonges et de propagande marchande.
Écrire parce qu’il m'est insupportable de sentir cette boule d’angoisse dans mon ventre quand je croise un flic, et ce brouillard de solitude et d'impuissance face au système policier.
Écrire faute hurler que ça ne peut plus durer, et de prendre acte.
Ecrire parce que la liberté dans la civilisation occidentale est un mensonges meurtrier.
Ecrire parce qu'il y a trop de silences et de mensonges sur la répression, sur nos luttes, sur les dangers du nucléaire, entre autre, sur la violence du système.

 

la suite sur indynantes

10:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/06/2012

[Marseille 20 juin 2012] Outrage et Rebellion : un joker pour nous faire taire !

21:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/06/2012

rando vélo contre la THT - 17-21 juin 2012

rando,vélo,tht

Venez nous rejoindre nombreu.x.ses pour une étape ou plus le long du fuseau de la ligne THT Cotentin Maine, afin de marquer notre opposition à ce projet.

Durant cette semaine nous pédalerons de village en village afin de relier les diverses forces s’opposant quotidiennement au centralisme énergétique imposé par RTE, AREVA et l’Etat français. Les diverses étapes permettront de s’arrêter pour discuter du week end de résistance (22-24 juin au Chefresne, Manche), et de nous rencontrer pour faire état du retard dans la construction de la ligne et de la lutte contre la THT.

Infokiosques et moments conviviaux seront, au rendez-vous pour se rencontrer, discuter, échanger à chaque étape.

Les étapes prévues seront relativement courtes et avec de nombreuses pauses nous permettant de discuter avec le plus de personnes concernées possibles afin que chacun.e puisse nous rejoindre et ainsi manifester son opposition aux aménageurs de nos vies.

Celles et ceux qui ne se sentent pas très à l’aise sur un vélo seront les bienvenu.e.s aussi pour partager les pic nic du midi avec nous ainsi que les soirées discussion ou projection.

Nous ne résignerons pas à voir la THT se construire, nous ne ferons pas de compromis : nous ne voulons de la THT ni ici, ni ailleurs.

Tou.te.s à vélo ! ¡THT no pasara!

13:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/06/2012

COMPTE RENDU DES DEUX DERNIERS JOURS DU PROCÈS ANTITERRORISTE

Petit rappel des faits : Ivan, Bruno et Damien sont arrêtés en janvier 2008 alors qu’ils se rendent à une manif devant le centre de rétention de Vincennes avec des fumigènes artisanaux et des crève pneus, qui deviennent pour la justice et les médias une “bombe à clous”. Ivan et Bruno sont alors placés en détention préventive et Damien sous contrôle judiciaire. Quelques jours plus tard, Inès (*Isa) et Franck (*Farid) sont arrêtés lors d’un contrôle des douanes à Vierzon en possession de manuels expliquant des techniques de sabotage, du plan d’une prison pour mineurs et de chlorate. L’antiterrorisme se saisit de l’affaire. Les flics prétendent que l’ADN d’Isa correspondrait à une des 5 traces ADN présentes dans un sac contenant des bouteilles d’essence, retrouvé sous une dépanneuse de flics pendant l’entre-deux tours des présidentielles de 2007. Rapidement, ces deux enquêtes sont jointes en un seul dossier, instruit par les mêmes juges antiterroristes. La police ratisse alors dans l’entourage des personnes arrêtées et des personnes fichées “Anarcho-Autonomes” pour tenter de trouver qui se cacherait derrière les ADN manquants. Javier (*Juan), le frère d’Inès (*Isa), puis Damien (qui avait été arrêté avec Ivan et Bruno) sont mis en prison pendant plusieurs mois car leurs profils ADN correspondraient aussi aux traces retrouvées sous la dépanneuse. Par ailleurs, en juin 2010, Javier (*Juan) a, en plus, été mis en examen pour une série de sabotages par incendie sur des armoires électriques de signalisation SNCF qui ont paralysé une partie du trafic ferroviaire en 2006 pendant le mouvement "CPE". Son ADN aurait été retrouvé sur le lieu d’une tentative de sabotage. Inès (*Isa), Javier (*Juan), Damien, Ivan, Franck (*Farid) et Bruno ont chacun fait entre 5 et 13 mois de détention préventive dans le cadre de cette procédure. Et ils restent sous contrôle judiciaire.

LE DÉLIBÉRÉ sera rendu LE 25 JUIN À 13H30 à la 10EME CHAMBRE DU TGI DE PARIS.

SOLIDARITÉ AVEC LES INCULPÉS !

 

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08:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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