Avertir le modérateur

30/04/2012

[Brochure] Mauvaises intentions #3 autour du procès antiterroriste de mai 2012

via http://cestdejatoutdesuite

Il nous importe de partager des expériences et de construire un discours
collectif et une solidarité la plus large possible face à la répression.
Partager ses expériences, c’est aussi tenter de comprendre et d’expliquer
certaines limites de l’antirépression qui reste un moment auquel il est
difficile d’échapper.

Recueil de textes- avril 2012
contact : solidaritesinculpes [a] riseup.net
soutien financier : billet ou chèque à l’ordre de « Les » à envoyer à
Mauvaises Intentions, 21 ter rue Voltaire 75011 Paris

Infokiosques.net, pour sa part, propose le DOSSIER « Mauvaises Intentions«
, où se trouvent archivés – de la manière la plus exhaustive possible –
les textes, analyses, comptes-rendus d’actions glanés sur les sites
d’informations « alternatifs »…

SOMMAIRE

1/ Introduction

2/ Rappel des faits
- chronologie rapide
- révoltes du « CPE ». La solidarité continue ! +
- extraits de la procédure antiterroriste +

3/ Antirépression & luttes sociales
- un pavé dans les rouages +
- travail, prison, travail +
- solidarité ! +
- danse avec l’état +
- contribution aux discussions sur la répression antiterroriste +
- briser ses liens… +

4/ Temps judiciaire et techniques policières
- garde à vue : manuel de survie en garde à vue +
- taule : texte d’un prisonnier du mitard de Bois d’Arcy +
- taule : lettre de Frank depuis la prison de La Santé +
- contrôle judiciaire : la prison à la maison +
- contrôle judiciaire : depuis notre chez nous carcéral +
- expertise psy : lettre à un expert psychiatre +
- adn : sur l’ADN – du sang, de la chique et du mollard +
- enquête : analyse d’un dossier d’instruction antiterroriste +
- antiterrorisme : face à l’outil antiterroriste +

5/ Solidarité
- actions de solidarité
- caisses et collectifs de solidarité
- émissions de radio anticarcérales

INTRODUCTION :
Prélude en M.I. [1] bémol

Nous voilà repartis pour le même cirque électoral qu’il y a cinq ans ;
avec, en prime, du 14 au 22 mai 2012, le procès concernant 6 camarades
désignés comme appartenant à la « mouvance anarcho-autonome francilienne »
et interpellés en 2008. Les médias et le pouvoir avaient alors brandi
l’épouvantail anarcho-autonome, les accusant, entre autre, d’avoir pris
part à l’agitation qui avait eu lieu après l’élection de Sarkozy en 2007.
Hasard du calendrier, longueur de l’instruction, volonté politique ?
Toujours est-il qu’à cette occasion, il nous a semblé important de
réaliser un nouveau recueil de certains des textes qui nous ont
accompagnés dans nos réflexions ces dernières années. Depuis le début de
ces affaires, nous avons choisi d’en parler dans le cadre de leur contexte
politique et social (lutte dans les centres de rétention, élections
présidentielles, mouvement CPE), persuadés qu’elles révélaient une réalité
politique plus large. Il nous paraît nécessaire de diffuser le plus
possible ce que nous avons compris des techniques policières et
judiciaires car nous sommes convaincus que c’est en partageant des
informations, des expériences, que nous pouvons être plus forts dans ces
moments là, que ce n’est pas une affaire privée entre des individus et
l’État.
Cette période nous a fait réfléchir sur l’antirépression et nous avions
envie de partager quelques impressions et analyses afin d’élargir la
discussion sur ce sujet toujours sensible.

Après quatre ans d’instruction, trois ordonnances de renvoi et autant de «
réouvertures » du dossier, la procédure est enfin close. Chaque fois, on
s’est dit qu’on touchait à la fin, puis, chaque fois on était renvoyé à ce
temps qui s’étale, qui semble ne pas avoir de fin. Le temps de la justice
est un temps qu’on ne maîtrise pas. Il peut être court, comme lors des
mouvements sociaux ou révoltes où l’Etat veut faire des exemples en
réprimant fortement et rapidement avec les comparutions immédiates. Il
peut aussi s’éterniser, comme pour cette affaire, ce qui provoque une
grande distance temporelle entre les actes reprochés et leur contexte et
donc une difficulté à les inscrire dans un réel qui semble loin. C’est un
temps long qui concerne non seulement les mois de prison pour les
inculpés, mais aussi toutes les arrestations, les surveillances policières
liées à l’enquête, les contrôles judiciaires, les interrogatoires avec le
juge d’instruction, les demandes d’aménagement de contrôles… Il comprend
aussi l’antirépression, les heures passées avec les avocats, les parloirs,
la recherche de thune, la publicisation des nouvelles de l’affaire, les
actions de solidarité… Tout ce temps passé qui change entièrement le
quotidien des mis en examen et de leurs proches, est imposé par l’État. La
répression crée une forme d’immobilisation, d’attente qui se prolonge et
dont on ne connaît pas la fin. L’issue du procès pourrait amener à des
peines de prison supplémentaires, des « mises à l’épreuve » qui perdurent.
Et si on va au-delà, le temps judiciaire comprend même les fichages liés à
la peine, les marqueurs (ADN, casier, sursis…) qui te suivent et les «
récidives » qui s’ensuivent. En fait, la punition se mesure toujours en
temps : temps passé depuis le début de la procédure, auquel s’ajoutera le
nombre total de mois ou d’années au moment du verdict.
S’extraire du temps judiciaire ou dépasser le « calendrier » du pouvoir ne
dépend pas de notre volonté. Par exemple, quand tu es en cavale, tu fuis
l’arrestation mais restes soumis à son éventualité, qui régit en grande
partie ton quotidien. Et, même à un niveau collectif, il est difficile
d’échapper à ce calendrier, l’antirépression suit la répression.

On peut constater que les marges de manœuvre et le cadre de la légalité
vont en se restreignant dans les luttes (utilisation de l’outil
antiterroriste, réquisitions policières de travailleurs en grève,
multiplication des garde-à-vue…). Pour autant, il ne s’agit pas de
s’indigner de la « criminalisation des mouvements sociaux » mais de penser
cette répression dans un contexte plus large. En temps de crise, tous les
rapports sociaux se durcissent et la répression s’alourdit pour tous,
qu’elle frappe pour des actes de survie quotidienne, des actions
militantes… Elle est une réponse de l’État à toute attaque dirigée contre
lui ou ce qu’il protège, un moyen de maintenir l’ordre et de garantir la
pérennité du système. Si la répression est à considérer comme un mécanisme
général touchant une large partie de la société, elle n’en est pas moins
adaptée aux différents groupes et milieux sociaux qu’elle touche, aux
différents actes qu’elle cible. Elle n’est pas la même quand elle
s’attaque aux sans-papiers, aux dealers ou aux militants. Les séparations
qui existent dans la société sont reproduites et cristallisées dans la
répression par un traitement différent, un arsenal judiciaire et policier
particulier.
Le procès qui aura lieu en mai, est, comme d’autres affaires [2], le
résultat d’une de ces formes de répression particulière. Ces affaires sont
inscrites par l’État à l’actif de ce qu’il appelle la « mouvance
anarcho-autonome ». Même s’il s’agit effectivement d’attaquer des
mauvaises intentions [3], cette répression ne peut s’effectuer qu’autour
d’une compilation d’actes qui permet de punir certaines pratiques, de
ficher un grand nombre de personnes et surtout de donner un cadre, une
existence judiciaire et policière à la mouvance. L’acharnement de la
répression à définir la « mouvance anarcho-autonome » lui donne une
réalité publique et constituée dont il n’y a pas lieu de se revendiquer.
Malgré tout on ne peut pas nier la pré-existence d’une mouvance ou d’un
milieu se retrouvant autour d’idées révolutionnaires et de pratiques
autonomes vis-à-vis des organisations politiques institutionnelles.
Cette répression polarise l’attention sur l’identité des «
anarcho-autonomes ». Elle crée un double phénomène, poussant les individus
à questionner cette identité et trop souvent à s’y référer alors même que
cette identité les enferme dans les catégories du pouvoir. La complexité
de ce phénomène tient à ce que la répression plonge l’individu ou le
groupe dans un rapport binaire de bras de fer, et de face à face avec
l’État (parfois fantasmé comme un rapport de force), l’isole dans sa
situation, dans une confrontation qui ne peut pas avoir d’issue en
elle-même.
Pour s’organiser collectivement contre la répression, il est nécessaire de
s’armer de patience et d’outils de solidarité (caisse de soutien, aides
juridiques, partages des expériences). Mais l’antirépression, comme moment
de lutte à part, séparé, au-delà de l’auto-défense élémentaire, a lieu
dans un moment de faiblesse. Parvenir à dépasser ce moment, à le lier à
d’autres types de répression, ou à des luttes en cours est très compliqué.
Le rôle même de la répression étant de cibler et d’isoler, il est
difficile de construire une offensive ou un rapport de force à partir de
cette question. A travers une analyse de la société de classe, on peut
théoriquement faire le lien entre toutes les répressions mais il ne suffit
pas de nier les séparations ou de mettre en avant leur absurdité pour les
déconstruire. Il ne s’agit pas de créer une échelle de légitimité ou de
pertinence des différentes réactions à la répression mais plutôt de
réussir à appréhender une forme de reproduction des séparations ou
d’enfermement que peut produire l’antirépression. Il ne s’agit pas non
plus d’envisager un mutisme passif qui pourrait s’apparenter à
l’intégration complète de l’isolement et de la peur produits par la
répression.
La répression enferme souvent les gens « figés » par l’Etat dans une
identité (comme celle de « la mouvance anarcho-autonome »), enferme
souvent dans une alternative entre la volonté de défendre des pratiques,
en elles-mêmes et coûte que coûte, et celle de s’en démarquer à tout prix.
Le jeu de la répression pousse les individus à se positionner en termes
d’association ou de dissociation, on ne s’autorise plus à remettre en
cause, à questionner la pertinence des actes dont les personnes sont
accusées. De la même manière, la discussion sur les pratiques et les
actions mises en place dans l’antirépression est souvent évacuée.

Nous l’avons dit, il nous importe de partager des expériences et de
construire un discours collectif et une solidarité la plus large possible
face à la répression. Partager ses expériences, c’est aussi tenter de
comprendre et d’expliquer certaines limites de l’antirépression qui reste
un moment auquel il est difficile d’échapper.

[1] Mauvaises Intentions

[2] Affaires de Tarnac, Labège, Chambéry, etc.

[3] « La haine de l’état bourgeois et de ses appareils »


http://cestdejatoutdesuite.noblogs.org/2012/04/27/brochur...


05:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/04/2012

Rocker Horror Picture Show III


L’Institut für Syndikalismusforschung (Institut de recherche sur le syndicalisme révolutionnaire) fait appel à la solidarité pour réunir les 2247,03 euros qu’il doit verser, à titre de frais de procédure, à Heiner Becker. On sait que ledit Institut – nom légèrement pompeux d’un petit groupe d’historiens non académiques allemands, de tendance anarcho-syndicaliste – avait été traîné en justice pour avoir mis en ligne/publié des textes de Rudolf Rocker (et de Milly Witkop-Rocker), sans l’autorisation de celui qui se dit investi de tous les droits sur l’œuvre des Rocker… jusqu’en 2029.

Folkert Mohrhof
Kontonummer: 2002314600
BLZ: 43060967
GLS Bank Bochum
IBAN: DE64430609672002314600
BIC: GENODEM1GLS

Kennwort: Soli Syfo

Ça ne nous fait plus rire.

(Milly et Rudolf, dans un parc de Berlin, vers la fin des années 20)

 

via RGZ

http://raumgegenzement.blogsport.de/2012/04/22/rocker-horror-picture-show-iii/

19:54 | Lien permanent | Commentaires (1) |

No Border / STOCKHOLM - 17 juin au 24 juin 2012

08:43 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/04/2012

Concert de soutien aux prisonniers de Villiers-le-Bel et au collectif Vies Volées

http://www.demosphere.eu/files/docs/vengeance_d_etat.png

19:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Frankreich: Geheimes Dokument zur radikalen und anarchistischen Linken geleakt

Die französische Plattform Mediapart hat auszugsweise eingeheimes Dokument (pdf, 17 MB) online gestellt, das in einer Art “Risikoanalyse” die Aktivitäten der radikalen Linken und AnarchistInnen in Frankreich beschreibt. Das Papier dient als Grundlage im sogenannten “Tarnac-Verfahren” und geht auch auf internationale Verbindungen ein: Darunter Proteste bei Gipfeltreffen, “Black Block”-Strategie, “Clowns-Army” etc. Länderschwerpunkte sind z.B. Griechenland, Italien, Deutschland und die Schweiz.

Das Datum des Reports ist unklar, es dürfte sich um 2008 handeln. Verfasserin ist die “Direction centrale des Renseignements” (auch Renseignements généraux, RG genannt), ein Nachrichtendienst der Polizei. Die RG wurde 2008 im Zuge eines größeren Umbaus der Repressionsstrukturen mit der “Direction de la surveillance du territoire” (DST) zur neuen “Direction centrale du renseignement intérieur” zusammengelegt.

Das Dokument kann gewissermassen als Grundlage der französischen Delegation für das Treffen zu “Anarchismus” gesehen werden, das in einer Woche bei Europol stattfindet.

10:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/04/2012

Retour...

Bonjour, Après de longs mois de veille, ce site va reprendre une activité régulière. Il y a eu, ces dernières semaines, de nombreux évènements qui auraient nécessité de notre part commentaires ou éclaircissements, du livre de David Dufresnes au procès d’Adlène Hicheur, des dernières rafles anti-terroristes aux mails de mr Fragnoli à la presse...

En hommage au départ précipité de ce dernier, nous reviendrons dans les jours qui viennent sur chacun de ces sujets.

Aussi, vous pouvez désormais suivre l’actualité de ce site et plus généralement ce qui tourne autour de l’affaire de Tarnac, sur le compte twitter : https://twitter.com/# !/soutientarnac

A tout de suite.

20:45 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/04/2012

Appel à soutien du Collectif du Centre de Tri le 15 avril 2012

« La Grande Cérémonie d’inauguration » des « nouveaux locaux » du Collectif du Centre de Tri, au 5 rue du Chêne, situé entre Schiltigheim et Cronenbourg, le dimanche 15 avril à partir de 16h.
Que la fête soit belle ! Apportez à boire ou à manger !

Le Collectif du Centre de Tri.

via L'Alsace Libertaire

07:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/04/2012

Pour ouvrir la voie à l’anti-« terrorisme », rien de tel qu’une dépanneuse… de police

En France comme ailleurs, la répression n’est jamais une situation exceptionnelle : elle existe toujours, mais à des degrés divers révélateurs des luttes sociales en cours. D’où l’intérêt de comprendre pourquoi et comment à certains moments l’Etat l’accentue, et cible des catégories sociales ou des milieux militants plutôt que d’autres. Le procès qui va se tenir, à Paris, pour la première fois dans le cadre d’une juridiction antiterroriste concernant des personnes étiquetées « anarcho-autonomes » par des ministres, à grand renfort de médias, éclaire à cet égard fort bien la préoccupation du pouvoir sarkozien au cours de ces dernières années.

En décembre 2011, après trois ans d’instruction, le juge antiterroriste Brunaud a décidé de traiter ensemble quatre dossiers portant sur des faits pourtant distincts dans le lieu et le temps : il convoque à la mi-mai au tribunal correctionnel antiterroriste six personnes qui ont été arrêtées en Ile-de-France en 2008. Ces personnes ont effectué entre quatre et treize mois de détention provisoire, et sont restées ensuite sous contrôle judiciaire (1). Elles sont toutes accusées de « participation à un groupement formé en vue de la préparation d’actes de terrorisme » ; quatre d’entre elles, de « détention et transport de produits incendiaires ou explosifs » ; et trois, de « fabrication d’engins explosif ou incendiaire », « tentative (ou complicité de tentative) de dégradation ou de destruction d’un bien appartenant à autrui », « refus de se soumettre au prélèvement d’ADN et aux prises d’empreintes digitales ».

Quels actes peuvent bien motiver pareils chefs d’inculpation ? se demande-t-on devant un tel énoncé. Réponse : Aucun. C’est l’engagement militant des inculpé-e-s qui a déterminé la répression à leur encontre ; les accusations étant basées sur les intentions qu’on leur prête, on est là avant tout dans le domaine de présupposés alimentés par un fichage politique. En 2010, la loi Estrosi a en effet créé le délit de « participation à une bande ayant l’intention de commettre des violences ou des atteintes aux biens concertées » – notamment « de participer, en connaissance de cause, à un groupement, même formé de façon temporaire, qui poursuit le but, caractérisé par un ou plusieurs faits matériels, de commettre des violences volontaires contre les personnes ou la destruction ou dégradation de biens (2) ». L’« association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste  » érige en principe la culpabilité par association : fréquenter les mêmes lieux, lire les mêmes écrits, héberger ou même juste connaître une personne soupçonnée de terrorisme peut donner lieu à des poursuites pour « soutien, apologie et financement en lien avec une entreprise terroriste ».

Un collectif a réalisé plusieurs brochures baptisées Mauvaises intentions (3) pour analyser le dossier d’instruction des six inculpé-e-s et rendre publiques leurs lettres, à côté d’articles parus dans la presse et de réactions suscitées dans certains milieux militants par la répression. Le texte que voici s’appuie très largement sur ses publications.

piqué au tas sur OCL - lundi 9 avril 2012  Courant Alternatif

Lire la suite

12:34 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/04/2012

squat 69 : "Un compromis avec la Ville vient d’être trouvé"...

Ce que Strasbourg fait de son patrimoine immobilier vacant

 

Le n° 69 de la Carpe-Haute était inhabité depuis un an et demi avant l'arrivée des six occupants. (photo L.D)

Depuis l’automne 2011, six jeunes âgés de 20 à 23 ans occupent illégalement le numéro 69 de la rue de la Carpe-Haute à la Robertsau. Ce logement appartient à la Ville, géré par le bailleur social Habitation Moderne. Le « squat du 69 » est sous le couperet d’un mandat d’expulsion depuis le 26 mars. Retour sur cette affaire, qui interroge sur ce que fait la commune de son patrimoine immobilier vacant.

 

Ils l’ont cherché leur squat et ils l’ont déniché au bout d’une longue rue calme de la Robertsau, à proximité d’un terrain de sport et de petits jardinets. Les six occupants, dont trois étudiants, se renseignent alors auprès du cadastre, car ils souhaitent intégrer un lieu qui appartient à la collectivité. C’est le cas pour cette maison qu’ils occupent donc depuis octobre. Aux dires des habitants, leur projet pour ce squat se fonderait sur « l’envie de remplir un lieu vide et partager une expérience collective ».

La visée sociale ou culturelle, portée dans certains projets d’ouverture de squats, n’est pas clairement établie pour celui du 69 (à la différence, par exemple, de la Maison Mimir et la conclusion d’un bail emphytéotique de 20 ans, acté lors du conseil municipal de février dernier). Changement des barillets, ouverture du compteur électrique, inscription des noms au gros feutre noir sur la boîte aux lettres,  la bande trouve son rythme de vie, jusqu’à ce qu’une société d’élagage repère sa présence en janvier. Les jeunes ne veulent pas quitter les lieux : le bailleur social Habitation Moderne dépose une plainte.

Les habitants ont décoré les murs de leur squat avec les citations évoquées lors de leur jugement. (photo L.D)

Le 17 février, le tribunal ordonne une expulsion après le 26 mars, le paiement d’une astreinte provisoire de 1000€ par jour de retard et une amende de 100€ par habitant.

Les occupants expriment alors leur souhait de dialoguer avec Philippe Bies, adjoint au maire en charge du logement et vice-président de la CUS, et se rapprochent de Paul Meyer, conseiller municipal, délégué à la vie étudiante. Dans une lettre adressée au Préfet de région, Pierre-Etienne Bisch, les habitants invoquent l’argument de la poursuite de leur année universitaire pour demander un délai d’occupation des lieux. Un compromis avec la Ville vient d’être trouvé. Les squatteurs s’engagent à quitter les lieux d’ici le 15 juin. D’ici là, il ne sera pas fait usage de la force publique.

 

piqué au tas sur rue 89

05:27 | Lien permanent | Commentaires (1) |

03/04/2012

Répression à Reims, solidarité partout Appel à soutien pour un inculpé

Lors du mouvement contre la réforme des retraites, la répression a frappé plusieurs individu-e-s, ici et ailleurs, et l’état continue à exercer sa pression au travers des procès menés contre ces personnes.

A Reims, suite au blocage de divers lycées, fut menée une semaine de manifestations sauvages qui rassemblèrent plus de 5000 personnes.  C’est après avoir quitté l’un de ces rassemblements qu’Antonin fut interpelé et arrêté. Si durant cette période, les contrôles d’identité ont été principalement ciblés sur des personnes jeunes, pour Antonin, c’est son activité au sein des mouvements politiques qui prime ce jour-là.

A l’issu de sa garde à vue, il sera jugé pour détention d’arme de 6ème catégorie (un lance-pierre artisanal) et détention de matériaux inflammables avec intention de s’en servir (25cl de pétrole désaromatisé – un combustible pour les lampes à pétrole mais aussi pour le jonglage (avec les bolas) – et une canette ramassée par les chiens de garde dans une poubelle lors de son interpellation dans la rue afin de simuler la volonté de réaliser un cocktail incendiaire. En plus de cela, le lieu où s’est déroulée l’arrestation diffère selon les parties : pour l’accusation, elle est située sur le trajet de la manifestation ; pour Antonin, elle se déroule en marge, à plus de 300 mètres et à l’opposé du rassemblement.

En première instance, après un refus de comparution immédiate, Antonin a été condamné à 3 mois de sursis avec 3 ans de mise à l’épreuve (durant cette période, aucun délit ne doit être commis, sinon, c’est 3 mois de taule garantis), 400€ d’amende pour refus de fichage A.D.N et un stage de citoyenneté…

Il a fait appel de ce jugement et un nouveau procès en appel aura lieu le 4 avril 2012 à Reims.

Les frais de procédure sont comme toujours conséquents et sont une surenchère à la répression menée contre les individu-e-s. C’est pourquoi tout soutien financier est le bienvenu. Des caisses circulent déjà (au Patio, Campus de l’Esplanade ; à l’infokiosque, Molodoi) mais les dons peuvent également être adressés à la Legal Team et déposés dans nos locaux (Eutopic, 32 bd de Lyon à Strasbourg).

 

N’hésitons pas à faire tourner cet appel,

La solidarité est une arme !

 

 

La Legal Team de Strasbourg

 

09:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu