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25/08/2011

« La déontologie ? Cela n'existe pas »

via l'humanité.fr - 11 Février 2005

« La déontologie ? Cela n'existe pas »

Souvenez-vous. Début 2004, un mystérieux groupe AZF menace de faire sauter des bombes le long des voies ferrées, communiquant avec le ministère de l'Intérieur par le biais de petites annonces paraissant dans Libération, se donnant du « Suzy » et du « Mon gros loup ». Éclipsé par les attentats de Madrid, le groupe disparaîtra aussi vite qu'il sera apparu. Ce dont on se souvient moins, c'est le traitement médiatique, avec, de la part de la place Beauvau, un fax intimant aux rédactions de garder le silence. Retour sur cette affaire à laquelle Élise Galand et Romain Icard, journalistes de Pièces à convictions (France 3) ont consacré un ouvrage.

Qu'est-ce qui vous a surpris, de prime abord ?

Élise Galand. D'abord, le silence des sources avec lesquelles les « faits-diversiers » sont en contact permanent. Un silence assourdissant qui ne peut que mettre la puce à l'oreille.

Arrive alors le fameux fax du ministère de l'Intérieur...

Élise Galand. Une première dans l'histoire de la presse ! Depuis Peyrefitte, on n'avait jamais vu ça. Un fax du ministère de l'Intérieur révélant l'affaire AZF à l'ensemble des rédactions tout en leur demandant de garder le silence ! Ce qui va à l'encontre de notre vocation première.

Romain Icard. C'est surtout complètement schizophrène et assurément voué à l'échec : une nouvelle preuve que Sarkozy ne savait pas comment réagir.

Élise Galand. Même si agir ainsi était une manière pour les autorités de se dédouaner et de refiler la patate chaude aux médias...

Plus surprenante encore est l'attitude de ces derniers, acceptant d'obéir !

Élise Galand. On n'est pas là pour faire la leçon. D'autant que certains n'étaient même pas au courant de l'affaire avant de recevoir le fax. De fait, la seule publication à avoir brisé le silence, c'est la Dépêche du Midi. Son patron a demandé à Claude Guéant - le chef de cabinet de Sarkozy - si c'était vrai. Et comme ça l'était, il a fait le choix de publier. Position intermédiaire : celle d'Europe 1 qui, dans son premier bulletin, évoquera l'affaire sans qu'elle figure dans les titres. Ceux qui n'ont pas publié diront qu'ils n'avaient pu réunir assez d'info pour recouper. Mais une fois l'affaire divulguée, tout le monde s'y mettra...

Quid de l'attitude, par exemple, du journaliste de l'AFP affecté place Beauvau ?

Élise Galand.

Nous n'avons pas voulu le stigmatiser. Il a choisi de ne pas être le premier à révéler l'affaire. Mais il lui aurait été beaucoup plus simple d'avouer qu'il ne voulait pas se griller durablement avec sa source. Et par là même couper le robinet pour tout le monde.

Au fait, c'est Libération qui est le premier au parfum. Pourquoi rester silencieux ?

Romain Icard. Parce qu'ils avaient le cul entre deux chaises. Car, sans que la rédaction ne soit toute de suite impliquée (et donc quasi à leur corps défendant), ils ont servi de lien par le biais des petites annonces.

Quel regard sur l'ire des médias envers la Dépêche du Midi ?

Élise Galand. Les critiques ont été en effet particulièrement virulentes à son égard de la part des quotidiens nationaux. Ce qui a permis à la Dépêche du Midi de renverser l'idée selon laquelle la presse locale serait à la botte du pouvoir. Là, c'était plutôt l'inverse. Seule voix dissonante, l'Humanité qui s'est interrogée sur un ministère donnant des ordres aux journaux... Mais, dans la bataille d'éditorialistes, le problème de fond n'a jamais été abordé. Et vite occulté puisque, quelques jours plus tard, des bombes exploseront à Madrid.

Romain Icard. La violence des critiques à l'égard de la Dépêche tient à une seule chose : c'est que ce journal a eu le courage de faire ce que les autres n'ont pas fait. Il est d'ailleurs aberrant de parler d'irresponsabilité lorsqu'un journal n'a fait que divulguer une information qu'il avait. Mais de fait, la problématique change lorsque ce n'est plus une source qui dit à un journaliste de ne pas sortir une info mais le directeur d'un cabinet ministériel - qui plus est, celui de Sarkozy... - qui contacte directement les directeurs de l'info pour leur dire de se taire. Surtout en jouant non pas sur une question de droit mais sur la corde sensible. Sauf qu'après ça, on se demande où sont les limites...

Quelle analyse globale faites-vous de cette affaire ? Sur la relation des journalistes à leurs sources et au pouvoir ?

Élise Galand. Pour ce qui est des sources, il est clair que l'on va difficilement se mettre en froid avec des interlocuteurs comme le ministère de l'Intérieur, étant donné qu'il faut son aval pour la moindre interview de policier. Et l'on sait que le travail des enquêteurs sera plus difficile une fois l'affaire révélée, car, par la suite, il y aura la pression de l'opinion publique. Même si, par exemple, les lecteurs de la Dépêche ont approuvé à plus de 80 % l'attitude de leur journal et qu'il n'y a pas eu de « psychose ». Pour ce qui est du rapport aux autorités, plutôt qu'un parallèle avec les « conseils » d'un Chirac sur l'envoi de journalistes en Irak, je ferais un parallèle avec les perquisitions au Monde et à l'Équipe pour savoir d'où viennent les fuites dans l'affaire Cofidis. Se pose concrètement la question du droit de la presse. Or, là, soyons clairs : nous, journalistes, sommes tous dans l'illégalité. Car, quotidiennement, nous ne respectons pas le secret de l'instruction ou de l'enquête.

Romain Icard. Et comment faire autrement ? ! Si vous parlez des affaires une fois qu'elles sont jugées, vous avez loupé le coche. La loi est tout bonnement mal faite. Mais ce que cela m'inspire plus globalement, c'est le silence de la profession et son absence de mémoire. Pour parler de terrorisme, faudrait-il attendre qu'il y ait mort d'homme ? D'autant que ceux osant dire qu'ils n'avaient pas assez d'infos savent aussi bien que nous que, pour en avoir, il faut s'en donner les moyens. Par ailleurs, beaucoup semblent avoir oublié ce qui s'est passé. Non seulement l'attitude du ministère mais ce qu'aura été cette affaire. Sans parler de Claude Guéant considérant que ce sont les révélations de la Dépêche qui ont fait capoter l'enquête.

Et qu'en est-il de la déontologie des journalistes ?

Romain Icard. C'est bien simple : elle n'existe pas. On a des droits, parfois des devoirs. Mais toujours pas de code de déontologie.

Élise Galand. Il est clair qu'on pointe souvent du doigt les dysfonctionnements de la police, de la justice, des hôpitaux, etc. Mais il est très rare que les journalistes s'interrogent sur leur propre pratique. Et ça manque cruellement.

Romain Icard. Et, honnêtement, vous avez déjà vu un journaliste faire son mea culpa ? Pourtant, ce serait bien utile. Ne serait-ce que pour éviter certaines dérives. Ou certains dérapages médiatiques...

Entretien réalisé par Sébastien Homer

Suzy contre mon gros loup, Éditions Privé, 2005, 250 pages, 18 euros.

 

 

09:05 | Lien permanent | Commentaires (1) |

24/08/2011

Article sur votre blog : A propos d'Histoires secrètes d'Action Directe, documentaire de Romain Icard

courriel reçu hier :

Bonjour,

 

Je vous contacte après un email reçu suite à l’article suivant :http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2009/11/02/pour-l...

 

On nous a averti de la possibilité d’un dépôt de plainte si cet article datant de 2009 n’était pas retiré de votre site.

20 Minutes n’est pas responsable du contenu des blogs des internautes, ce sont les auteurs qui le sont. (« L’internaute inscrit reconnaît et accepte que 20 Minutes n'assume et ne supporte aucune responsabilité du fait des Contenus et s'engage à garantir 20 Minutes dans les conditions détaillées à l'article "Droits et obligations des Inscrits" des présentes conditions générales d'utilisation » (http://www.20minutes.fr/cgu.php) nous souhaitions, simplement, et en toute transparence, vous informer à propos de cette information et ce risque.

Pouvez-vous nous dire rapidement si vous souhaitez supprimer l’article du site ou le conserver?

 

Souhaitez-vous que nous communiquions votre adresse email pour que vous puissiez communiquer ensemble là-dessus ?

 

Voici le message reçu : « Ce texte est, selon mes défenseurs, diffamatoire en plusieurs points. Qui plus est au niveau professionnel. Vous n'êtes pas sans savoir que la législation me serait favorable en cas de procédure. Aussi, je vous demande instamment de bien vouloir faire disparaître ce texte de ce blog le plus rapidement possible. »

 

Je vous en remercie,

 

Cordialement,

Cédric #######

Responsable de Communauté

Lien vers l'article : http://endehors.net/news/a-propos-d-histoires-secretes-d-action-directe-documentaire-de-romain-icard

Icare rit ?

07:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/08/2011

Eichhoernchen : question juridique

Bonjour Cécile,

suite à article sur tes actions via article 11, j'ai fait quelques recherches et suis tombé sur un tchat sur le net (février 2011) où tu dis ne pas faire appel à une legal team (ni à la rhote hilfe ?).

Comment cela se passe-t-il ? Il n'est pas obligatoire d'avoir un avocat pour ta défense en Allemagne ?

J'ai un peu répondu à ta question dans l'article que je viens de mettre
en ,ligne où je parle de procès suite à es actions antinucléaires.
http://blog.eichhoernchen.fr/post/sortie-du-nucleaire-c-e...

Je cite mon texte:

dans la plupart des cas je me défends seule, sans avocat. En Allemagne
on a au pénal - au civil c'est différent - un avocat commis d'office que
si les questions juridiques posées par l'affaire sont particulièrement
complexe et qu'il n'y a pas de jurisprudence dessus ou si le procureur
annonce qu'il veut requérir plus d'un an de prison à l'encontre de
l'accuséE. En cas 'accusation pour infraction ou délit mineur, la taille
du porte-monaie et les possibilités de trouver du soutien déterminent
les possibilités de défense. Le procès classique d'un accusé non juriste
sans avocat est expédié en dix minutes... Alors avec moi... ben non
c'est pas comme cela que cela marche. En général je me défends seule par
choix. Parce que j'estime que les ressource financières des mouvements
politiques et de solidarité - somme toute assez maigres - peuvent être
investies de façon plus intelligente que dans des frais d'avocat et de
procédure (je ne paie pas non plus les frais de procédure, l'huissier
n'a rien trouvé à saisir dans ma roulotte... vive la décroissance! J'ai
pas envie de poser des trucs de grosse valeur aux yeux des capitalistes !!!)
[...]
Alors oui, je me défends seule, mais pas n'importe comment. Au fil du
temps je me suis auto-formée seule et avec des amiEs engagés dans des
équipes d'entre-aide juridique. Et les paragraphes utiles pour une
utilisation subversive des textes... je les connais... C'est un mélange
d'argumentaire sérieux ( par exemple Etat de nécessité et tous les
moyens de preuves qui vont avec) et de jeu sur la procédure (Requête
pour collusion, requête pour une autre disposition de l'espace - et si
on s'asseyait en cercle? - etc.) Le tout parfois accompagné par un
public quelque peu désobéissant, parfois des clowns, etc. (quand une
personne se fait sortir, je pose une requête pour qu'elle revienne,
etc.) Nous appelons cela ici "kreative Antirepression". Et cela ne plait
pas aux porteurs de robe... ils réagissent souvent par... l'enfreinte de
leurs propres textes pour pouvoir passer à la suite. Un poème anonyme
que j'ai trouvé en allemand le décrit bien: " ce sont leurs règles,
qu'ils enfreignent tout le temps, pour maintenir leur système en vie, ce
ne sont pas mes règles, ce n'est pas mon système".
[...]

A l'intérieur on ne s'entendait plus... Et puis ensuite nous avons
demandé à ce que nos défenseurs non professionnels soient acceptés . Un
paragraphe permet à des non professionels d'être défenseurs, si
certaines conditions sont remplies. J'ai déjà joué défenseur dans le
procès d'amis... Le pourquoi comment, j'expliquerai ca dans le prochain
texte sur les perspectives, car c'est un sujet sur lequel nous
travaillions. Une forme de réappropriation du procès pas les militantEs...


voilà pour le moment.

Cécile



17:45 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/08/2011

La recette du "pot-au-feu", par Alain Bauer, conseiller ès criminologie

Émeutes : «Une forme moderne de jacquerie»

pôt_au_feu.jpg

INTERVIEW - Alain Bauer, professeur en criminologie, décrypte la vague de violences et de pillages qui touche le Royaume-Uni.

LE FIGARO. - Comment décrire le mécanisme qui entraîne cette bouffée de violences au Royaume-Uni ?

Alain BAUER. - Le schéma de ces émeutes est classique. Il se fonde, depuis trente ans, sur d'intangibles ressorts.bauer, alain, terrorisme, criminologue Au départ, souvent, une intervention de la police qui tourne mal après un coup de feu, puis le coma ou la mort d'un jeune des cités. Ensuite, une suspicion de bavure qui engendre un sentiment d'injustice. Ce dernier nourrit alors une réaction de vengeance et de révolte. D'expérience, les violences urbaines durent en moyenne quatre ou cinq jours. C'est le quantum habituel. Dans le cas présent, la nouveauté est qu'il ne s'agit pas d'un affrontement entre communautés, à la différence des rixes précédentes opposant Jamaïcains et Pakistanais, notamment dans les années 1980…

Peut-on y voir des traits communs avec les émeutes françaises de 2005 ?

Tout à fait. Plutôt que de se battre avec les bandes des quartiers voisins, les casseurs de toutes les origines se liguent et font corps pour lutter contre un ennemi commun et bien identifié en la personne des représentants de l'État. bauer, alain, criminologue, terrorismeLe pays est en proie à une forme moderne de jacquerie. En Angleterre, l'État offre moins d'emplois, moins de perspectives et moins d'assistance aux plus défavorisés. À Tottenham, présentée à l'origine comme un modèle d'aménagement urbain avant de s'enfoncer dans un processus de ghettoïsation, la marmite est sur le point d'exploser. Ghettoïsation et paupérisation sont les deux mamelles des émeutes urbaines. On retrouve les caractéristiques des violences qui ont touché l'Hexagone à l'automne 2005.

En France, la crise avait duré plusieurs semaines…

Ces émeutes sont comme un «pot-au-feu» dans lequel il est possible d'ajouter un certain nombre d'ingrédients qui influent sur la durée et l'ampleur des événements. bauer, alainEn France, la raréfaction du marché des «stups», entraînant une flambée des prix, avait eu un impact sur les bandes de banlieue. Énervés, les caïds étaient montés au créneau avant de siffler la fin du match car la présence policière au pied des immeubles était mauvaise pour le business.

Comment les violences ont-elles fait tache d'huile en Grande-Bretagne ?

Les réseaux sociaux et le téléphone mobile servent d'accélérateurs à la révolte. Ces «outils tactiques» lui donnent un nouveau visage en permettant aux émeutiers d'organiser les déplacements bauer, alaindes petits groupes mobiles, de mener des attaques sporadiques et des replis en temps réel. Aujourd'hui, les batailles rangées opposant 400 policiers à 400 voyous appartiennent au passé. Les forces de l'ordre doivent s'adapter.


Par Christophe Cornevin- GRAND REPORTER, LE FIGARO

 

piqué au tas sur lefigaro.fr - 09/08/2011

les photos piquées au tas ne font pas partie de l'article

09:50 | Lien permanent | Commentaires (1) |

09/08/2011

Escouade GAMMA - Des étudiants se disent persécutés par la police...

 

Vincent Larouche
La Presse

Alors qu'ils s'apprêtent à lancer une campagne contre la hausse des frais de scolarité, des représentants d'associations étudiantes collégiales et universitaires se disent victimes d'une vague d'arrestations «sans précédent» menées par les enquêteurs du nouveau projet GAMMA de la police de Montréal.

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), qui regroupe 45 000 étudiants, affirme que quatre de ses militants ont été arrêtés à leur domicile récemment par ces policiers affectés à la surveillance des mouvements «anarchistes» et «marginaux». Trois des arrêtés sont des élus nationaux de l'association.

Les infractions qui leur sont reprochées auraient été commises lors de deux occupations houleuses de bureaux en mars dernier, l'une à la Conférence des recteurs et des principaux d'universités, l'autre au bureau du ministre Raymond Bachand. Une employée du bureau du ministre avait alors été blessée légèrement.

«Il faudrait être très naïf pour ne pas voir le lien clair entre cette vague d'arrestations en été et le début dans quelques semaines d'une mobilisation que nous souhaitons historique contre la hausse des frais de scolarité», a déclaré lundi le secrétaire aux communications de l'ASSÉ, Gabriel Nadeau-Dubois.

Selon le porte-parole, la police pourrait vouloir «casser les reins» du mouvement étudiant avant la rentrée.

«L'ASSÉ n'est certainement pas anarchiste et malheureusement pour le SPVM, elle n'est pas marginale», dit-il.

Deux des arrêtés ont déjà comparu à la Cour municipale et sont accusés d'introduction par effraction, complot, méfait et prise de possession d'un lieu par la force. S'ils sont trouvés coupables, ils risquent six mois de prison et 5000 $ d'amende.

Ces deux accusés sont Guillaume Vézina, étudiant en science politique à l'UQAM et secrétaire à l'information de l'ASSÉ, ainsi que Vanessa Clavelle, une élue de l'Association des étudiants en sciences humaines de l'UQAM. Deux autres arrêtés doivent comparaitre en cour le 26 juillet.

La preuve contre les étudiants repose sur des vidéos et sur les propos d'un «agent source» civil qui a fourni de l'information sur les manifestants.

L'ASSÉ répliquera en portant plainte à la Commission des droits de la personne contre le projet GAMMA, qu'elle accuse de cibler ses membres en raison de leurs opinions politiques.

L'Association a aussi retenu les services d'une avocate d'expérience, Véronique Robert, une ancienne procureure de la couronne qui a participé aux méga-procès contre les Hells Angels après l'Opération Printemps 2001.

Celle-ci s'inquiète de voir les policiers cibler les mouvements contestataires. «Il peut y avoir des actes ponctuels dans des manifestations, mais je ne vois pas ce qui justifie de surveiller constamment des jeunes parce qu'ils sont militants. Ils ne sont pas soupçonnés de commettre des crimes dans leur quotidien!» s'insurge-t-elle.

Au SPVM, le sergent Ian Lafrenière répond que GAMMA n'est pas une escouade permanente, mais un projet ponctuel visant à épingler les manifestants qui enfreignent la loi. Il rappelle que des policiers avaient été rudoyés lors des occupations étudiantes et que sept agents ont été blessés lors d'une manifestation soulignant la Fête des travailleurs le 1er mai.

«Les gens que nous avons arrêtés, c'est parce qu'ils ont commis des actes criminels, pas parce qu'ils ont tenu une réunion. Et oui, il va y avoir d'autres arrestations. Ceux qui font des crimes, nous allons les arrêter», martèle-t-il.

 

piqué au tas sur www.cyberpresse.ca

Une escouade surveillera les mouvements anarchistes

 

La police de Montréal a confirmé hier la création d'une équipe d'enquête destinée à surveiller les mouvements «marginaux et anarchistes», à la suite d'incidents violents survenus au cours de plusieurs manifestations.

Le premier coup de filet de l'escouade GAMMA (Guet des activités des mouvements marginaux et anarchistes) a mené, hier, à la comparution d'un homme et de deux femmes accusés de voies de fait contre des policiers lors d'une manifestation anticapitaliste, le 1er mai dernier.

Selon la preuve, Patrice Legendre, 42 ans, Liliane Dupont, 50 ans, et Tania Dubeau-Gaudreault, 19 ans, faisaient partie d'un groupe de manifestants qui a attaqué des policiers avec des bâtons et des manches de drapeaux lors d'une marche visant à souligner la Journée internationale des travailleurs. Un autre suspect, Charles-André Therrien, 31 ans, a également été arrêté pour entrave au travail des policiers.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) soutient que, alors que des agents arrêtaient un «agent provocateur» (un manifestant qui tente d'attiser la foule et de provoquer les policiers), des protestataires cagoulés et masqués s'en sont pris à eux.

Sept policiers ont été blessés dans l'échauffourée. Au moins trois d'entre eux ont souffert d'une commotion cérébrale. Certains sont toujours en arrêt de travail.

Hier, la Couronne a fait savoir qu'elle souhaitait resserrer les conditions de mise en liberté des accusés. L'avocat qui les représente, Me Étienne Poitras, a demandé une remise à lundi afin d'avoir le temps d'analyser la volumineuse preuve, produite hier matin.

Nouvelle escouade

Les actes de violence sont de plus en plus fréquents dans les manifestations à Montréal, fait valoir Jacques Robinette, chef du service des enquêtes spécialisées du SPVM. C'est ce qui a poussé la police de Montréal à créer l'escouade GAMMA en janvier dernier. Le groupe relève de la division du crime organisé.

«Toutes les manifestations sont devenues sujettes à des débordements, à du soulèvement populaire, à de la provocation et, éventuellement, à des voies de fait et à des méfaits à l'égard des policiers, a-t-il expliqué lors d'une entrevue avec La Presse. Maintenant, peu importe la manifestation, peu importe le rassemblement, il faut être présents et avoir le radar bien ouvert pour déceler la présence de mouvements anarchistes.»

L'officier nie que l'escouade GAMMA vise à empêcher les rassemblements et les manifestations politiques ou idéologiques.

Interrogé dans les couloirs du palais de justice de Montréal, Patrice Legendre a donné peu de détails sur la mêlée qui a mené à son arrestation. Il a critiqué la mise en place de l'escouade GAMMA. «Juste l'appellation de l'escouade est surréaliste», a-t-il dit, quelques minutes avant sa comparution. «Je suis un militant contre le système capitaliste, pour les droits des travailleurs, des pauvres et de l'ensemble des personnes exploitées. C'est certain que ce n'est pas apprécié par les pouvoirs publics, en particulier en période de crise économique. Il y a constamment des tentatives des autorités policières, comme on l'a vu récemment au sommet du G20, d'empêcher l'expression des militants.»

Hier, des dizaines de militants ont assisté à la comparution des quatre accusés, dont Mathieu Francoeur, porte-parole de la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC), qui avait organisé la manifestation du 1er mai. «Depuis plusieurs années, il y a des militants qui sont sous surveillance et des policiers infiltrés dans les manifs, a-t-il affirmé. Qu'ils regroupent ça sous une escouade spéciale pour justifier leurs budgets, ce n'est pas vraiment surprenant. Ce qui nous inquiète plus, c'est le lien avec le crime organisé. On ne voit pas le rapport entre le monde interlope et des gens arrêtés dans la manifestation des travailleurs du 1er mai.»

 

piqué au tas sur www.cyberpresse.ca - 14/07/2011

12:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Mark Kennedy - Mark Stone la suite

Mark Kennedy's secret tapes: CPS launches wide-ranging inquiry

Judge to look into arrests of Ratcliffe-on-Soar environmental campaigners and undercover policeman's surveillance tapes

Mark Kennedy
Secret policeman Mark Kennedy. Sir Christopher Rose's inquiry will look into claims that surveillance tapes he recorded were suppressed. Photograph: Philipp Ebeling for the Guardian

A retired high court judge has been appointed to lead an expanded inquiry into claims that prosecutors suppressed secret surveillance tapes recorded by the undercover police officer Mark Kennedy in the trial of six environmental activists.

Sir Christopher Rose, who sat in the court of appeal until 2006, will head the independent inquiry set up by the director of public prosecutions, Keir Starmer QC, who acknowledged "growing concerns" over the claims.

Rose, as Chief Surveillance Commissioner, has been responsible for scrutinising the surveillance activities of the police and other official bodies for five years.

He will examine allegations that the Crown Prosecution Service (CPS), the agency headed by Starmer, misled the courts when it decided to abandon the prosecution of six activists accused of conspiring to invade one of Britain's biggest power stations.

The CPS had told a court in January that it was dropping the prosecution because "previously unavailable information" – the tapes recorded by Kennedy – which undermined its case had come to light.

However, documents obtained by the Guardian indicated the tapes had been with the CPS for more than a year.

When Starmer announced Rose's appointment on Wednesday, it became clear that the DPP had widened the inquiry since he first said last month that he was going to commission it.

Now it will also delve into why only 26 of the 114 activists who were initially arrested over the alleged plot to break into the power station were charged.

The activists have raised suspicions that the small number charged were picked out unfairly or for political reasons. Two years ago, the activists had been arrested in a school by Nottinghamshire police to prevent the occupation of the Ratcliffe-on-Soar power station a few hours later.

Kennedy, who infiltrated environmental groups for seven years, recorded the activists' meetings on a Casio watch. The former spy, who offered to help the activists in their defence, has said the tapes would have cleared them.The expansion of Rose's inquiry comes after Kennedy offered to pass on information about the "important" question of why only some of the activists were charged.

Rose's inquiry will run in tandem with another investigation. The Independent Police Complaints Commission has been examining the "alleged failure of Nottinghamshire police" to disclose evidence to the CPS in the same case.

In all, eight official inquiries have been established this year in the wake of revelations about the infiltration of protest groups by Kennedy and other undercover police officers.

Starmer said: "Sir Christopher will have full access to all the available evidence and will examine the issues with the utmost thoroughness. Inevitably this will take time but will be completed as soon as is practicable." His report will be made public.

ENDS

 

Undercover police officer unlawfully spied on climate activists, judges rule

Mark Kennedy was arguably an agent provocateur, says appeal verdict quashing Ratcliffe-on-Soar conspiracy convictions

Mark kennedy
Undercover police officer Mark Kennedy was 'involved in activities that went much further than the authorisation he was given', the appeal court judges ruled

Three senior judges have ruled that the undercover police officer Mark Kennedy unlawfully spied on environmentalists and arguably acted as an "agent provocateur".

In a damning ruling explaining why they quashed the convictions of 20 climate change activists, the appeal court judges said they shared the "great deal of justifiable public disquiet" about the case.

The judges, who included the lord chief justice, said "elementary principles" of the fair trial process were ignored when prosecutors did not disclose evidence about Kennedy's work to activists' lawyers.

The court announced on Tuesday that it would quash the convictions of the activists, who were wrongly accused of conspiring to break into Ratcliffe-on-Soar power station in 2009.

The judgment also made several criticisms of Kennedy, including that his deployment could have been construed as "entrapment". It revealed Kennedy was part of a long-term programme "to infiltrate extreme leftwing groups" in the UK. Other court documents say the spy programme was called Operation Pegasus.

Kennedy, who has expressed remorse for the seven years he lived deep undercover in the environmental movement, responded by saying in a statement issued by his publicist, Max Clifford: "I refute the claim that I acted as an agent provocateur. At no time have I or did I actively encourage a group or person to engage in an activity that they were not already engaged in."

But it will now be for senior police officers to explain why Kennedy, one of a network of police spies planted in protest groups, may have incited protesters to commit criminal acts they were later prosecuted for.

Among those who will be asked questions is Sir Hugh Orde, president of the Association of Chief Police Officers (Acpo), which was responsible for the shadowy unit to which Kennedy was seconded.

The national public order intelligence unit was later transferred to the Metropolitan police, under the command of the assistant commissioner John Yates, who resigned this week.

Orde is being tipped as a replacement Met commissioner. So too is Bernard Hogan-Howe, the top-ranking officer conducting an official inquiry into the Kennedy affair for Her Majesty's Inspectorate of Constabulary.

ACPO said in a statement: "The law is quite clear that undercover officers are absolutely prohibited from inducing people to commit offences they wouldn't otherwise commit. We are hopeful that the reviews into these events will make recommendations that will perhaps bring further robust governance, accountability and intrusive management into undercover policing, while preserving the value of the tactic to keeping communities safe."

All senior officers involved in the controversy will be alarmed at the mounting evidence that Kennedy went "rogue", developing genuine sympathies for the cause advocated by the suspected extremists he had been asked to monitor.

Known as Mark Stone to the activists he was sent to monitor – and UCO 133 to his police handlers – Kennedy put his concerns about his deployment on record.

"The middle class youths who are getting involved with protest linked to climate change are not politicised, they are concerned about the future of the planet not political issues," he wrote in one report to his handler.

Activists might be amused that he saw their cause as apolitical, but his interpretation of their motives would nonetheless have assisted them in court.

So too would the recordings he secretly made of activists when they gathered at a meeting before the planned protest.

A raid of that meeting by Nottinghamshire police ensured the protest at the power station never took place, and 113 people were arrested.

Of those, 26 were charged for conspiring to break into the facility, but Kennedy's evidence, which also included a signed police statement in which he offered a measure of "support for the defence", was withheld from their lawyers.

As a result, the trial of six activists was abandoned in January. The convictions of the other 20 campaigners, found guilty in December, were quashed on Tuesday for the same reason.

The judges made clear that Kennedy's surveillance tapes would have supported the defendants' argument at trial that they intended to avert greater harm from carbon emissions from the power station.

"It is a case which has given rise to a great deal of justifiable public disquiet, which we share. Something went seriously wrong with the trial," the judgment said. "The prosecution's duties in relation to disclosure were not fulfilled. The result was that the appellants were convicted following a trial in which elementary principles which underpin the fairness of our trial procedures were ignored. The jury were ignorant of evidence, helpful to the defence, which was in the possession of the prosecution but which was never revealed. As a result justice miscarried."

The Crown Prosecution Service's alleged failure to disclose Kennedy's evidence is now the subject of an independent inquiry by Sir Christopher Rose, a retired court of appeal judge.

But the judgment raises more questions about the operation to plant Kennedy and other undercover police officers in the protest movement.

The files of undisclosed evidence, the judges said, reveal Kennedy "was involved in activities which went much further than the authorisation he was given, and appeared to show him as an enthusiastic supporter of the proposed occupation of the power station and, arguably, an agent provocateur".

There remain questions over his legal authority to spy on activists. Kennedy was not authorised to take part in the occupation of the power station until 9 April, just three days before the planned protest.

His surveillance of the activists also exceeded his powers, according to the judgment.

"When the protesters started to congregate together just before the proposed occupation it appears that Kennedy went much further than his authorisation.

"That included undertaking reconnaissance, participating in briefings, checking the surrounding area for police activity and agreeing to take part in a team of climbers."

The judges agreed that Kennedy was arguably seen by younger activists as an "eminence grise" – influential decision-maker – in the group.

The judgment added that Kennedy played a "significant role in assisting, advising and supporting ... the very activity for which the appellants were prosecuted".

That finding could prove damaging for senior police responsible for the surveillance operation.

Vera Baird, the former solicitor-general, said: "It was an ill-thought-out campaign to undermine people who turned out to be honest campaigners, not criminals, during which they wasted an enormous amount of money on this man who inevitably went native living with decent people for all those years.

"They were then left with him having let them down and with evidence showing that there was no crime in the first place."

Which police officer will take responsibility for the crisis in undercover policing?

Sir Hugh Orde. Bernad Hogan-Howe. Some of the top candidates for the most senior job in British policing could still be tainted by the controversy over Mark Kennedy and undercover policing.

Sir Hugh Orde
Sir Hugh Orde President of ACPO. Photograph: David Levene for the Guardian

Who will ultimately be made to carry the can over the Mark Kennedy and undercover policing fiasco? With a vacancy at the top of the Metropolitan Police this could turn out to be an intriguing question.

We know that Kennedy and the other police spies were seconded to the National Public Order Intelligence Unit. This was the responsibility of the Association of Chief Police Officers (ACPO) which, as has been said a thousand times before, has massive accountability problem.

When the controversy broke in January, ACPO's president, Sir Hugh Orde, was quick to stand-up and call for reform. He has been doing that for a while now.

Orde was also instrumental in seeking to deflect attention from police, using a speech to point to the (considerable) amount of unregulated surveillance that goes on in the private sector.

But as the anarchist Tweeter @piombo pointed out today, Orde had not taken the ACPO job when the operation to spy on Ratcliffe protesters went so badly wrong — he was in charge of policing in Northern Ireland. Note who retweeted that message.

We're entering interesting waters in the world of senior cops, and a handful will by vying for the top job vacated by Met commissioner Sir Paul Stephenson.

When the damning Court of Appeal judgment into the Ratcliffe case was revealed on Wednesdat, those close to Orde were quick to argue privately that this has little to do with him — or ACPO.

True, the NPOIU was moved over to the Met earlier this year in a bid to make this murky surveillance project more accountable. Ironic, then, that it was put under the command of none other than Yates of the Yard.

But the intrigue gets deeper. Another contender for Met commissioner is Bernard Hogan-Howe, who has been drafted in to bolster the Met in its moment of crisis.

As it turns out, Hogan-Howe, formerly a chief constable of Merseyside Police, is also conducting the major review into ACPO's surveillance operation, which we expect to be published over the summer.

Orde and Hogan-Howe would have to see off Sara Thornton, who has nothing to do with spying on protesters, and actually did a very good job ripping to shreds an attempt by West Midlands Police to monitor Muslim areas of Birmingham.

It is often the case that senior officers adeptly use the "bad apple" excuse whenever anything goes wrong — cutting loose expendable rank and file officers rather than admit to systemmatic failings. Kennedy is surely expecting that treatment.

Another senior officer, Jon Murphy, the ACPO lead for serious and organised crime, implied Kennedy's actions would never have been sanctioned.

If any of his bosses could arguably be fingered for responsibility for his deployment it is assistant chief constable Anton Setchell, formerly ACPO's national coordinator for "domestic extremism".

It's unlikely he will face the music either. Setchell retired at the end of last year, just a few months after Kennedy was outed on Inydmedia.

It is Setchell's unfortunate successor, the (comparatively) lowly detective chief superintendent Adrian Tudway, who had to manage with the fallout from the scandal in undercover policing. He may be called on to explain the controversy in the future.

Op-Ed: Court of Appeal quashes 'Mark Kennedy' convictions

 
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The tide could be turning for the police and other organs of state security who incite crimes in order to discredit political ideologies and their activists, in Britain at least.
The world and especially the Internet is awash with lunatic so-called conspiracy theories, which are in reality for the most part simply scurrilous and unsubstantiated gossip about how the CIA rather than Oswald assassinated the President, how the White House rather than eighteen angry young men with boxcutters perpetrated 9/11, and how Dr David Kelly was murdered by MI5 rather than driven to suicide by a media frenzy, public humiliation and disgrace. Occasionally though, a real life story of subversion and intrigue does come to light when someone lifts up a rock and something nasty crawls out from underneath. Undercover police officer Mark Kennedy was one of these nasty creatures; for seven years he posed as an eco-activist creating a new identity complete with fake official documents and a fake – or should that be genuine-fake? – passport. If you or I had a fake passport in our possession we’d be off to clink in an instant. When one of the state’s organs has one though, it is issued by the Royal Prerogative, and none of your business, pal. This is of course not a new development, and to some extent the police and more importantly the shadowy intelligence agencies have to cross the line on occasion. The men convicted of organising the Heathrow bomb plot which was said to have been bigger than 9/11 had to be given enough rope; they were kept under close surveillance, and the authorities did not make their move until they felt they had sufficient evidence to obtain convictions. It would though have been a different matter for an undercover agent to join a conspiracy of this nature and edge others on. And it would be an entirely different matter yet again for an agent provocateur to recruit fanatics or people of poor character and low intelligence for the express purpose of inciting them to commit acts of terror so that they could be exposed, and sent to gaol for decades, as happened in the United States recently. There is no suggestion that Mark Kennedy came anywhere near doing anything of that nature, but he did participate in peaceful though unlawful activity directed against private property, and we have only his word for it that he was not responsible for initiating or attempting to initiate anything more serious. To his credit though, he appears to have either seen the light or been converted to some degree to the cause he had been sent to monitor or even subvert. There can be no doubt that the vast majority of the eco-warriors with whom he rubbed shoulders for years have their hearts in the right place, and the fact that he may have in some sense acted as an agent provocateur is undoubtedly one of the reasons why earlier this week, the Court of Appeal quashed the convictions of a number of activists for conspiring to break into the Ratcliffe-on-Soar power station two years ago. The fact that the Director of Public Prosecutions himself had urged them to appeal may also have had something to do with it. In spite of scathing criticism directed at the police, no one has really been brought to book; the only way to put a stop to this sort of nonsense is to hold people personally accountable; that means police officers who act illegally must be prosecuted in the criminal courts, not simply found liable in tort and their fines paid by their employer – ie the taxpayer – as happens inevitably in cases of police brutality, unlawful arrest and seizures etc, in the rare cases where the victim can obtain Legal Aid to bring a prosecution or has sufficient means to mount one himself. It is probably too much to ask that this will happen at any time in the near future, but there is another consideration here. Earlier this week it was announced that in this new age of austerity, Essex Police are to lose up to four hundred frontline officers over the next three years. Similar cuts are being imposed on all Britain’s local police forces. The police have more important things to do than play games subverting bona fide if feisty pressure groups, like patrolling the streets, and tracking down serial killers, as in the current Stockport hospital investigation.


09:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/07/2011

Attentats politique en Norvège : Anders Behring Breivik glisse une quenelle à toute l'Europe

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Tous les Croisés,Templiers et Hussards bruns dématérialisés de l'Europe blanche sont en émoi !

la "fachosphère" française entre colère et fascination

"UNE VOLONTÉ D'ANÉANTIR TOUTE RÉSISTANCE À L'ISLAMISATION"

[Extrait]

Cette thèse du complot et de la manipulation médiatique est très reprise sur d'autres blogs. Recherche de la vérité, à la fois fondamentaliste chrétien et islamophobe, réfute qu'Anders Breivik ait pu se définir comme chrétien, arguant que ce qualificatif a été rajouté sur sa fiche Wikipedia, et demande s'il "n'y a pas là l'indice d'une volonté d'anéantir toute résistance à l'islamisation de l'Europe".

Novopress, portail proche du Bloc identitaire, pose la question d'une modification de la page Facebook du tueur présumé, et cite une prétendue revendication d'un groupe islamiste, s'interrogeant sur le fait qu'elle est "absente de bien des articles consacrés au drame norvégien". Sur islamisation.fr, on oscille entre billets sur "l'islamisme conquérant en Norvège" et rappel de l'appartenance de M. Breivik à une loge franc-maçonne. Nombre de sites de la "fachosphère" l'appellent d'ailleurs "le maçon Breivik".

Egalité et réconcilitation, blog proche d'Alain Soral, s'interroge aussi sur la lenteur des forces de police norvégiennes à intervenir, reprend des vidéos évoquant une conspiration internationale, ou consacre un long billet aux "contradictions" de l'affaire. Le fait notamment d'avoir ciblé de jeunes socio-démocrates et non des musulmans suffit à soulever le doute chez les rédacteurs du site.

"DES ANNÉES DE POLITIQUEMENT CORRECT"

D'autres sites, enfin, voient dans le geste d'Anders Behring Breivik une forme d'avertissement. C'est le cas du site de "géopolitique" Drzz, qui mèle islamophobie, ultra-sionisme et théories néoconservatrices. Dans un billet, le cofondateur du site, Jean-Patrick Grumberg, explique ainsi que "la folie meurtrière de Breivik a été nourrie par des années de politiquement correct et de déni de réalité, d'humiliation des défenseurs de la culture européenne, et de frustration de la passivité de son gouvernement face à la montée de la violence islamiste".

La thèse est la même sur le blog du collectif Riposte Laïque, les organisateurs des "apéros saucisson pinard", qui établissent dans une longue note une comptabilité des attentats commis par des fondamentalistes musulmans depuis 2011 (un rapport d'Europol en 2010 attribuait aux "islamistes" 0,4% des attentats commis sur le sol européen l'année précédente).

Christine Tasin, l'une des fondatrice du mouvement, s'insurge dans un billet contre "l'amalgame commode entre Anders Behring Breivik et tous les islamophobes". Agitant elle aussi la théorie du complot, elle juge que "l'attentat d'Oslo tombe bien, au moment où les hommes et les partis qui s'opposent à l'immigration et au développement préoccupant de l'islam se voient plébiscités par les électeurs" . Et Christine Tasin; ancienne professeure de lettre classiques, n'hésite pas non plus à se demander : "Quel rapport entre l'islamophobie et la haine de l'autre ?"

piqué au tas sur lemonde.fr - 26/07/2011

L'extrême droite européenne dénonce des «amalgames»

[Extrait]

Rejet du multiculturalisme, dénonciation de l'«islamisation de l'Europe», connexions avec des partis populistes, le profil du responsable de la tuerie d'Oslo fait tourner les regards vers l'extrême droite européenne. Le parti du Progrès (FrP), formation de la droite populiste norvégienne, l'a reconnu dès samedi : Anders Breivik a compté parmi ses adhérents de 1999 à 2006. L'homme a même animé une section locale de jeunes du parti entre 2002 et 2004. De là à conclure à la responsabilité des idées véhiculées par l'extrême droite dans son passage à l'acte vendredi, il n'y a qu'un pas que plusieurs n'ont pas hésité à franchir.

En France, le porte-parole du parti socialiste Benoît Hamon, a ainsi dénoncé «l'idéologie du choc des civilisations, de l'incompatibilité des cultures, de l'impossibilité de construire des mondes au-delà de nos sociétés habituelles», menant selon lui «à la haine, à la destruction, au terrorisme». «En Hongrie, au Danemark, en Finlande, en Belgique ou en France, les thèses d'extrême droite gagnent du terrain. Aucun parti d'extrême droite ne doit être banalisé», conclut-il. L'accusation la plus directe est venue du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap). «Dans toute l'Europe, les partis populistes et les extrêmes droites (…) portent une lourde responsabilité dans le climat délétère qui pèse sur le continent», a ainsi dénoncé l'organisation, qui pointe nommément le Front national et le collectif Droite populaire, l'aile droite de l'UMP.

piqué au tas sur lefigaro.fr - 26/07/2011

17:07 | Lien permanent | Commentaires (1) |

25/07/2011

Europol : "L'Europe est toujours menacée par des groupes terroristes"

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L'Europe est toujours menacée par des groupes terroristes qui utilisent de plus en plus l'internet pour attaquer le continent, a affirmé vendredi [1er juillet] le chef d'Europol, Rob Wainwright.

Le directeur de cet organisme européen de la police, qui s'exprimait à l'occasion de l'inauguration des nouveaux locaux d'Europol à La Haye, a souligné que l'absence d'attentats en Europe depuis ceux commis à Madrid en 2004 (191 morts) et à Londres en 2005 (52 morts), imputés à Al-Qaïda, ne signifie pas que des attaques ne continuent pas à être planifiées.

"Nous savons que ces groupes restent actifs. Nous savons qu'ils poursuivent leurs projets de préparer des attaques majeures en Europe", a déclaré M. Wainwright à la presse à l'issue d'une rencontre de trois jours avec 40 chefs de la police des pays membres et environ
300 agents de la sécurité.

"La menace est toujours là et il est très important que nous en restions conscients. C'est notre devoir de maintenir cet état d'alerte en tant que responsables de la sécurité", a-t-il poursuivi.

Europol est inquiet des liens croissants constatés par ses services entre des groupes terroristes et le crime organisé, en Afrique par exemple, et la cybercriminalité est un autre de ses soucis, a expliqué M. Wainwright. (belga/chds)

piqué au tas sur www.7sur7.be - 02/07/11

 

19:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/07/2011

De la chance de vivre en démocratie, ou comment faciliter l'utilisation des réserves militaires et civiles en cas de "crise majeure"...


Utilisation des réserves militaires et civiles par patrickbeaudouin

............."au profit de la défense de leurs concitoyens et des intérêts supérieurs de la Nation"............

 

 

 

 

 

 

12:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/07/2011

Pascal Boniface, un copiste solitaire contre les « intellectuels faussaires »

La critique voire la dénonciation des impostures intellectuelles et médiatiques est une œuvre de salubrité publique. Mais sous prétexte qu’un intellectuel – en l’occurrence Pascal Boniface – pointe sa plume vers quelques-uns de nos adversaires les plus connus, devrait-on rester silencieux sur la méthode utilisée, quand celle-ci revient à reprendre nos travaux, en les déformant et sans les citer ?

Dans son livre que nous aurions aimé défendre [1], Pascal Boniface brosse le portrait de quelques intellectuels de télévision. Il s’intéresse en particulier à ceux qui s’expriment sur des sujets qu’il semble bien connaître : le Moyen-Orient, l’Islam, etc. [2] Et comme Boniface annonçait partout que « quatorze éditeurs » avait refusé d’éditer son manuscrit, aucun doute n’était permis : l’ouvrage devait être sulfureux. Pourtant, à la lecture de la quatrième de couverture et du sommaire, on a d’emblée un sentiment de déjà vu…

Un « travail rarement fait » ?

Dès les premières pages, la déception est grande. Arguant que personne ou presque ne se préoccupe de l’honnêteté intellectuelle de quelques « faussaires » qui envahissent les médias, l’auteur proclame dans son « Avant-propos » : « Le travail de recherche est très rarement fait. Il exige du temps et induit le risque de se faire des ennemis puissants. Celui qui dénoncera les mensonges d’intellectuels médiatiques n’aura pas toujours accès aux médias, ces derniers ne voulant pas se critiquer eux-mêmes ! J’ai longtemps hésité à rédiger cet ouvrage. En fait, j’ai attendu qu’un autre s’attelle à la tâche. » (p. 11)

« Un travail de recherche » ? Un « travail très rarement fait » ? Accompli après avoir, en vain, « attendu qu’un autre s’attelle à la tâche » ?

C’est oublier un peu vite que nous sommes nombreux à avoir entrepris depuis quinze ans ce labeur ingrat et nécessaire, sans trop se préoccuper, il est vrai, de notre improbable accès aux grands médias. Comment l’auteur d’un livre qui use (et abuse) de la première personne peut-il ignorer ou mépriser, à ce point le travail collectif effectué par Acrimed et des journaux comme PLPL (2000-2005) et Le Plan B (2006-2010), Les nouveaux chiens de garde, de Serge Halimi, les très nombreux articles publiés par Le Monde Diplomatique (mentionnés seulement à deux reprises) et les livres édités chez Agone sur ce sujet ?

Et pour nous en tenir à l’ouvrage le plus récent qui aborde le même thème, comment peut-on omettre de mentionner – simplement de mentionner ! – Les éditocrates d’Olivier Cyran, Mona Chollet, Sébastien Fontenelle et Mathias Reymond [3] publié il y a à peine un an et demi ?

Le simple fait que La Découverte – qui n’est pas vraiment une maison d’édition marginalisée ou subversive – ait édité Les éditocrates montre, même si les exceptions sont rares, que la critique des « intellectuels médiatiques » ne fait pas fuir tous les éditeurs pour peu que… l’ouvrage soit éditable ! Or le livre collectif édité par La Découverte prend notamment pour cibles Alexandre Adler, Bernard-Henri Lévy et Philippe Val qui bénéficient chacun d’un chapitre dans le livre de Pascal Boniface.

Enfin, pourquoi ne pas signaler les rubriques consacrées par Acrimed à ces trois phares médiatiques de la pensée contemporaine ? Précisément : « Philippe Val, fabuliste et patron » (22 articles), « Les aventures de Bernard-Henri Lévy » (11 articles) et « Les facéties d’Alexandre Adler » (12 articles). Et pourquoi ne pas ajouter également le dossier sur Bernard-Henri Lévy disponible sur le site du Monde Diplomatique.

Acrimed ne bénéficie que d’une note de bas de page et seulement comme source, très vague, d’une citation. Interrogé par nos soins, Pascal Boniface nous a assuré « ne pas nier le travail antérieur accompli notamment par Acrimed », qui est l’une de « [ses] principales sources ». De même qu’il nous a expliqué, de façon plus générale, que c’est « l’éditeur qui a du faire sauter des notes de bas de page », car il ne souhaitait pas faire de ce livre un « ouvrage universitaire. »

Pourtant, lors de ses (nombreux) passages dans les médias, Pascal Boniface est présenté (et se laisse volontiers présenter) comme un pionnier du genre. On ne l’entend jamais évoquer « le travail antérieur » que son éditeur aurait effacé. Ainsi dans l’émission « On n’est pas couché » (diffusée sur France 2, le 18 juin 2011), il se félicite de l’accueil des lecteurs : « Jamais pour un bouquin que j’ai fait, je n’ai eu autant de retours du public qui disent ‘merci, merci de dire des choses que l’on sait en fait, mais que l’on ne voyait pas noir sur blanc de cette façon, merci de confirmer l’intuition que l’on savait sur l’une des personnes et d’avoir fait ce bouquin. » Tant mieux ! Ces remerciements iront droit au cœur des acteurs du « travail antérieur » que Pascal Boniface n’a toujours pas eu le loisir de mentionner publiquement…

la suite sur ACRIMED

 

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