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11/05/2011

Turquie : Ferhat Gerçek et 46 personnes dont des membres du groupe Yorum arrêtés

OPERATION WITH GAS GRENADES IN ISTANBUL
46 people, including three members of music band Yorum, were detained in an operation staged with gas grenades on DHKP-C (The Revolutionary People's Liberation Party/Front) in Istanbul. Ali Araci and Caner Bozkurt from Yorum were released with the directives of prosecutor.

piqué au tas sur www.worldbulletin.net

 

Un sit-in a été organisé à Vatan Street en face de la Direction de la sûreté d'Istanbul dès 23h00 hier soir.

 

Turquie: Coup de filet de la police antiterroriste

Mis à jour le 10.05.11 à 14h24

La police antiterroriste turque a arrêté 34 personnes ce mardi avant l'aube à Istanbul lors d'interventions visant des organisations soupçonnées de liens avec un groupe d'extrême gauche interdit, ont rapporté les agences de presse turques.

La police a lancé trois raids simultanés contre les locaux de l'Organisation Okmeydani des droits de l'Homme et des libertés, la fédération des jeunes de cette organisation et le Centre culturel Idil.

Un avocat des suspects a déclaré à l'agence de presse Dogan que ces derniers étaient soupçonnés de liens avec le mouvement d'extrême gauche DHKP-C, accusé d'avoir commis en 2001 un attentat suicide sur la place Taksim. Deux policiers et un touriste étaient morts dans cet attentat dans le centre d'Istanbul.

Reuters

piqué au tas sur 20minutes.fr - 11/05/2011

La démocratie turque à l’œuvre: deux paraplégiques torturés par la police

Bahar Kimyongür
Bruxelles, le 10 mai 2011

Vous vous en souviendrez, le 7 octobre 2007, Ferhat Gerçek, un tout jeune militant alors âgé de 17 ans avait été la cible des balles de la police à Istanbul parce qu'il distribuait "Yürüyüs", un hebdo de gauche. Cet attentat policier l'avait handicapé à vie. Il se déplace depuis en chaise roulante. Sept policiers ont été poursuivis dans cette affaire. Mais l'enquête est systématiquement sabotée par la machinerie judiciaire : il y a quelques mois, le T-shirt transpercé et ensanglanté de Ferhat a curieusement disparu alors qu'il était consigné au greffe. Et le 6 mai dernier, c'est carrément la balle fatale du policier qui s'est évaporée. Mais le pire dans cette histoire est à venir. Tout mutilé et victime qu'il est, Ferhat est lui aussi poursuivi. La police l'accuse d'avoir enfreint la loi sur les rassemblements et de rébellion. Alors qu'une peine de 10 ans de prison est requise contre les policiers, Ferhat, lui, est menacé de 15 ans de prison !
Mais Ferhat n'est toujours pas au bout de ses peines. La nuit dernière, la police antiterroriste a mené une vaste opération dans plusieurs quartiers d'Istanbul. Officiellement, le but de cette opération était de neutraliser des militants de l'organisation marxiste clandestine DHKP-C (Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple). La réalité est que les 46 personnes arrêtées sont toutes actives dans des associations de quartier et des centres culturels. Parmi celles-ci, il y avait Ferhat.
Ferhat se trouvait à l'Association pour les droits et les libertés du quartier d'Okmeydani lorsque des dizaines de policiers armés ont surgi de nulle part. Ils l'ont éjecté de sa chaise roulante et roué de coups. Couché à plat ventre et ne pouvant bouger, Ferhat n'ai rien vu si ce n'est les bottes des policiers. Ils l'ont ensuite menotté et traîné au sol tandis que d'autres lui assénaient des coups de pieds. Ses camarades ont été eux aussi passés à tabac. Certains, dit-il, avaient le visage couvert de sang. Tandis que ses compagnons étaient emmenés au commissariat, Ferhat a été gardé en garde à vue, les bras menottés dans le dos, dans les locaux de son association. Il a fallu l'intervention de son avocat pour qu'il puisse retrouver sa liberté. En sortant de sa garde à vue improvisée, Ferhat a croisé un autre camarade paralysé. Atteint d'un syndrome cérébelleux et condamné lui aussi à la chaise roulante, Irfan Yilmaz a subi un sort guère plus enviable. Il a d'abord été rossé alors qu'il était assis et inerte, puis il a subi une véritable séance de torture après avoir été jeté à terre.
A la lecture d'une telle débauche de violence, on peut légitimement être interloqué par le silence assourdissant des médias occidentaux face à la terreur que fait régner une police turque qui se comporte désormais en milice privée de la confrérie religieuse des Nourdjou (Nurcu), elle-même télécommandée par le prédicateur Fetullah Gülen exilé aux États-Unis.
Comme le fait remarquer Me Taylan Tanay, le président stambouliote de l'Association des juristes progressistes (CHD) et avocat de Ferhat Gerçek, l'AKP et sa police font systématiquement régner la terreur dans les quartiers déshérités, prenant pour cible les pauvres, les Kurdes et la gauche révolutionnaire. De nombreuses sources indépendantes confirment cette augmentation du terrorisme d’État dans les rues d'Istanbul, de Diyarbakir ou de Hakkari.
Les médias occidentaux si prompts à rapporter le moindre détail des exactions commises en Libye ou en Syrie sont pourtant si peu loquaces s'agissant des victimes du terrorisme de l’État turc, surtout si les victimes sont "d'extrême-gauche".
Et qu'en est-il des autres "terroristes" arrêtés nuitamment ?
Certains d'entre eux sont enseignants, syndicalistes, cinéastes ou musiciens. On compte même trois membres du Grup Yorum, un groupe musical ethno-rock très populaire en Turquie.
En juin dernier, Grup Yorum, connu et apprécié pour son répertoire et ses actions politiques mais persécuté depuis sa création en 1985, est parvenu à remplir un stade de football. Le 17 avril dernier, près de 150.000 personnes ont assisté à un concert de ce groupe organisé sans le moindre sponsor. Du jamais vu en Turquie. Malgré la censure et la répression, Grup Yorum a vendu près de 3 millions d'albums. Du jamais vu aussi. Ce groupe se situe pourtant dans une mouvance révolutionnaire turque qui connut ses heures de gloire dans les années 60, 70 et 90 mais qui, depuis, a été laminée par les juntes militaires et les escadrons de la mort. Aujourd'hui, dans les bas-quartiers et les bidonvilles de Turquie, le marxisme révolutionnaire et le discours de classe semblent timidement regagner le terrain conquis par un Islam ultralibéral et farouchement anticommuniste, fabriqué dans les hautes sphères de l'Etat par des généraux prétendument laïques, avec l'appui de la tentaculaire confrérie de Fetullah Gülen.
Manifestement, l'AKP, en campagne contre ses opposants de tout bord, depuis les kémalistes jusqu'aux autonomistes kurdes en prévision des législatives du 12 juin prochain, digère mal les récents soubresauts de cette gauche extraparlementaire qui, le 1er mai dernier, a réussi à mobiliser des centaines de milliers de travailleurs, de chômeurs et d'étudiants sur la place Taksim à Istanbul. Si une grande partie de cette gauche-là ne participe pas aux élections pour des raisons stratégiques, ses mobilisations populaires et radicales n'en inquiète pas moins les élites turques.
Ces élites que l'on a cesse d'ériger en "modèle" pour le monde arabe et musulman. Un modèle ? Mieux encore: l'AKP, c'est un pic, c'est un cap. Que dis-je, c'est une "étoile polaire" ! Cette dernière formule élogieuse sort en réalité de la bouche même de M. Tayyip Erdogan alias Mister One Minute, chevalier de Davos et héraut de la "démocratie avancée". Seulement voilà, pour l'heure, les seules étoiles que les démocrates turcs et kurdes aperçoivent dans leur ciel assombri, ce sont celles des shérifs de l'AKP.

courriel du 11/05/2011

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07/05/2011

contrat opérationnel 10 000 hommes - Préfet de zone de défense - Plan Vigipirate

Elargissement des pouvoirs des préfets de zone de défense

Par A. l'AFP

Publié le 12/03/2010

 

Le décret du 4 mars 2010, relatif à la loi du 29 juillet 2009 sur la programmation militaire pour les années 2009-2014, élargit les pouvoirs des préfets de zone de défense, indique PPrama la lettre hebdomadaire de la préfecture de police (PP).

Prenant le titre de préfet de zone de défense et de sécurité, ces derniers interviennent dorénavant dans les matières relevant de la sécurité intérieure, de la sécurité civile et de la sécurité économique concourant à la défense et à la sécurité nationale.

L’objectif est de renforcer leurs pouvoirs en matière de gestion de crise. Ils pourront ainsi procéder à des réquisitions de biens et de services et prendre des décisions de police administrative.

Pour la zone de défense et de sécurité de Paris, le préfet de police, qui est préfet de zone, dispose d’un secrétariat général de zone de défense et de sécurité placé sous la direction d’un préfet.

Ce dernier a pour mission de préparer et de mettre en oeuvre les mesures de sécurité nationale relevant de la sécurité civile, de la sécurité économique, de la sécurité des secteurs et installations d’importance vitale, d’organiser la veille opérationnelle et des exercices de simulation de crise.

Le CRICR placé sous l’autorité du préfet de police

Pour les autres domaines concourant à la sécurité nationale, comme la répartition des moyens des forces mobiles de sécurité ou la coordination des mesures de police administrative, la mission est confiée aux directions et services de la PP.

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Opération banlieues, de Hacène BELMESSOUS

Sous titré de façon plus explicite Comment l'Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises, le livre de Hacène BELMESSOUS, déjà auteur de Mixité sociale : une imposture et de Le monde selon Disney, constitue une étude de journaliste d'investigation sur les processus en cours dans la politique urbaine. Polémique, dénonçant la préparation discrète d'une guerre totale aux cités, "chaudrons sociaux dont le "traitement" ne relèverait plus que l'éradication ou de la force armée, cette enquête qui couvre une période très récente, s'attache surtout aux modifications de la politique de la ville décidée sous l'ère Sarkozy (en tant que ministre de l'Intérieur, puis Président de la République). Partie incidemment de l'activité d'une commission d'une ville du sud de la France en charge de la rénovation d'un quartier HLM, cette enquête explore à la fois les nouvelles missions confiées aux forces de l'ordre (Police et Gendarmerie), certains dessous de la rénovation urbaine et les développements de la video-surveillance.

"Qu'ai-je découvert dans la masse des faits et des témoignages recueillis?" s'interroge l'auteur en Introduction à son livre. "Que, depuis 2002, une guerre de conquête de ces cités se prépare en aval de ces trompe-l'oeil que sont ces nouvelles formes urbaines. Au ministère de l'Intérieur, au ministère de la Défense, à Saint-Astier (siège du Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie, CNEFG) et à Sissonne (champ de manoeuvres du Centre d'entraînement aux actions en zone urbaine de l'armée de terre), j'ai pu observer les stratégies et les dispositifs opérationnels de cette guerre en marche. Pour mieux les comprendre, j'ai questionné ces gens du "terrain" mis sur pied de guerre par les plus hauts responsables politiques. Leur pronostic? Rien n'interdit, dans le climat de tension permanente entretenu depuis plusieurs années (militarisation de la police, instauration d'un état d'exception dans certains quartiers, désignation d'un ennemi intérieur, etc), de penser que, demain, Nicolas Sarkozy envoie l'armée dans les banlieues. Pronostic baroque? Ceux qui l'ont émis ne sont ni des plaisantins ni des "gauchistes". Ces hommes et ces femmes prennent au contraire très au sérieux les défis du maintien de l'ordre, mais ils s'inquiètent de l'orientation désormais donnée à leurs missions par le plus haut sommet de l'Etat. Chaque jour, ils reçoivent les secousses du dogme sécuritaire sarkozyste et ils considèrent que les choses sont allées trop loin, qu'on est entré dans un cycle infernal qui pourrait mener au pire. Aucun d'eux ne s'est confié à moi incognito, malgré le prix qu'ils pourraient payer en critiquant la stratégie du pouvoir. car ils ne sont pas naïfs : ils savent qu'en "Sarkozye" tout point de vue contraire à la vision du chef peut vitrifier son auteur, tant ledit chef n'hésite pas à exercer son droit de vie et de mort sur les carrières des agents de l'Etat. un autre fait conforte cette hypothèse inquiétante : la modification en profondeur du Livre blanc sur la défense, devenu en 2008 le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. En fusionnant ces deux notions jusqu'alors distinctes au nom de la lutte contre la menace terroriste - qu'il associe dans une relation constante aux banlieues populaires -, ce document programmatique s'est ouvert un vaste champ de possibilités stratégiques. "Depuis l'adoption du nouveau Livre blanc, on a écrit noir sur blanc l'instauration d'un "contrat 10 000 hommes"", m'a confié en juin 2010 le lieutenant-colonel Didier Wioland, officier de gendarmerie et conseiller pour la sécurité intérieure et les questions de terrorisme à la Délégation aux affaires stratégiques (DAS) du ministère de la Défense, qui fut chargé du projet Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale". "C'est-à-dire que les armées doivent pouvoir, à la demande de l'autorité politique, lorsque des situations graves frappent le territoire national, mettre à disposition cet effectif, essentiellement des forces terrestres. Maintenant, il faut réfléchir à l'emploi le plus juste de ces 10 000 hommes pour passer d'une logique de prestataires à celle de véritables partenaires participant à la prise de décision le plus en amont possible. Ce contingent de 10 000 hommes est actuellement à même d'être formé sur le territoire national, prêt à intervenir en cas de crise de grande ampleur. Ils sont dans des configurations opérationnelles de réversibilité, prêts à agir selon des délais gradués. ce lange "crypté" mérite attention : en 2010, 10 000 soldats sont prêts à intervenir face à une "situation grave" survenant sur le territoire national. présenté de façon aussi vague, ce lieu est infigurable sur une carte d'état-major, mais il semble facilement localisable si l'on se souvient que, depuis l'automne 2005, un seul territoire absorbe l'attention de Nicolas Sarkozy : les "quartiers sensibles". Puisque cette évolution sécuritaro-militaire s'amorce inexorablement, j'évoquerai d'abord ce que serait ce "scénario de l'inacceptable" : une "opération banlieues" définie par un président soucieux de nettoyer de fond en comble cet "empire du mal" français. Et je restituerai dans les chapitres suivants les résultats de mon enquête : la façon dont, au sein de l'armée, de la gendarmerie et de la police, ont été vécus avec des réticences croissantes les emballements sécuritaires de l'Etat dans les années 2000 ; puis les discrètes et "perverses" évolutions des "politiques de la ville", conduites tant au niveau local que national, qui ont accompagné cette inquiétante dérive vers la préparation d'une guerre totale contre les "territoires perdus de la République", hypothèse du pire soigneusement préparée au cas où échoueraient les tentatives d'éradication pure et simple de ces quartiers qu'entreprennent certains élus locaux, de droite comme de gauche."

 

Les faits que rapporte Hacène BLEMESSOUS, qui ont amené à plusieurs reprises des syndicats de police et de la magistrature à s'inquiéter ouvertement de certaines dérives, sont bien vérifiables malheureusement. Ce qu'il manque bien entendu, au-delà des faits saillants qu'il rapporte, c'est une enquête d'ensemble sur les réactions des autorités locales face aux demandes par le pouvoir central d'établissement de plans banlieues de toute sorte (allant jusqu'à légaliser des "comités de voisinages" d'immeubles). Les effets d'annonce sont si nombreux du côté de la Présidence de la République, les coupes sombres dans les budgets de l'armée, de la police et de la gendarmerie sont en même temps si fortes, qu'il convient de s'interroger, au-delà des discours, sur l'effectivité de la préparation qu'il dénonce. Outre le fait que même 10 000 hommes armés, ce qui semble impressionnant, vu notamment la technologie dont ils seraient dotés, ne suffiront probablement pas à couvrir plusieurs émeutes urbaines simultanées, il faudrait connaître l'état de connaissance réelle que possède les décideurs sur la situation dans les quartiers, depuis la fin d'une police de proximité, qui était aussi une police du renseignement.

Toujours est-il que ce livre est à prendre très au sérieux, dans une époque où ces préoccupations sécuritaires sont partagées par de nombreux autorités étatiques. Le phénomène décrit n'est pas propre à la France. Il faut se souvenir par ailleurs des émeutes des années 1960 aux Etats-Unis pour savoir que les situations sociales qui dégénèrent ne se règlent pas par des mesures politico-militaires. A la fin de son livre, le journaliste évoque toutes les résistances, hors système, qui se développent dans de nombreux quartiers et qui sont autant d'indices que sans doute le "scénario de l'inacceptable" n'aura heureusement pas lieu. Ces résistances se multiplient au fur et à mesure de l'accumulation de lois sécuritaires, dont de plus en plus de gens voient le caractère fallacieux (fausses du point de vue de leur objectif affiché et tendancieuses car toujours orientées vers les mêmes populations) et inefficace (car ne pouvant s'attaquant aux causes d'insécurité).

Hacène BELMESSOUS, opération banlieues, Comment l'Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises, La Découverte, Collection Cahiers libres, 2010, 205 pages.

En matière de circulation et d’information routières en Ile-de-France, le CRICR de Créteil est placé sous l’autorité du préfet de police. Enfin le secrétariat général pour l’administration de la Police de Versailles (Yvelines), compétent dans les départements de la grande couronne, est également placé sous son autorité.

 

piqué chez www.leconflit.com

 

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05/05/2011

LE "NOUVEAU" TERRORISME - CNRS - EHESS

Qui sont les terroristes kamikaze ? Quelles sont les causes des attentats suicides ? Quelles sont les lignes possibles de défense ? Pendant le mois de juillet 2003, deux textes, un par la sociologue Nilüfer Göle, l’autre par l’anthropologue Scott Atran ont été ouverts à la discussion par un panel de discutants invités. Deux approches différentes des sciences sociales pour comprendre le phénomène des attentats suicides.

- Genèse et futur de l'attentat suicide
Résumé : Les kamikazes sont souvent traités de fous et de lâches avides de destruction, qui prospèrent sur le terreau de la pauvreté et de l'ignorance. Il devient alors logique de traquer les terroristes tout en bouleversant leur environnement économique et culturel pour le faire passer du désespoir à l'espoir. Les rares études réalisées sur ce sujet montrent cependant que les kamikazes n'affichent pas de comportement psychopathologique déterminé et qu'ils bénéficient d'un niveau d'éducation et de conditions de vie au moins aussi élevés que le reste de la population.
(Traduction de l'original en anglais by Anne-Marie Varigault

archive_9.pdf

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PREPARING FOR ASYMMETRY : As Seen Through the Lens of Joint Vision 2020 - Melissa Applegate - September 01, 2001

Since the mid-1990s, the concept of strategic asymmetry has begun to receive serious attention from the U.S. Department of Defense (DoD). The 1997 Quadrennial Defense Review, for instance, stated, "U.S. dominance in the conventional military arena may encourage adversaries to use . . . asymmetric means to attack our forces and interests overseas and Americans at home." But while American strategists and defense leaders sense the importance of strategy asymmetry, much analytical work remains to be done before it is fully understood. The author assesses the revisions to Joint Vision 2020, DOD's roadmap to the future, that must be undertaken in order to prepare for asymmetric challenges.

DOUGLAS C. LOVELACE, JR.
Director
Strategic Studies Institute

preparng.pdf

 

 

 

 

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Affaire de Tarnac: la surveillance policière prise en flag

Intimidations, contrôles, traçage GPS : la police ne lâche pas les mis en examen de Tarnac et leurs amis. Rencontre à Rouen, où quatre d’entre eux habitent aujourd’hui.

On s’était mis d’accord : pas de photos, pas de descriptions bucoliques du jardin au printemps, pas de commentaires sur leurs plats préférés. Les mis en examen de Tarnac et leurs amis ont déjà vu leurs maisons perquisitionnées, leurs lectures décortiquées et des journalistes planquer devant chez eux. Deux ans et demi après les premières gardes à vue antiterroristes, ils n’ont pas envie de voir leur intimité étalée dans les journaux, ni de raconter une énième fois les arrestations de novembre 2008 et les policiers cagoulés.

Dix personnes sont toujours poursuivies, notamment pour “association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste”. Elles sont soupçonnées d’avoir préparé des dégradations en vue de désorganiser les réseaux ferroviaires. Parmi elles, Julien Coupat, mis en examen pour direction d’une structure à vocation terroriste. L’instruction en cours peine à décoller faute de preuves, et les erreurs répétées des policiers chargés de l’enquête ont largement décrédibilisé la procédure.

Quatre des “dix de Tarnac” vivent à Rouen : Elsa, Bertrand, Mathieu et Aria*. Ils habitent deux maisons en colocation avec des copains, une poignée de jeunes entre 25 et 30 ans qui passent leur vie ensemble. En attendant un éventuel procès, ils mènent une vie sous surveillance, et leurs amis aussi. Sans jouer les martyrs ou les paranos, ils nous ont accueillis pendant deux jours pour raconter les signes d’une présence policière continue et les ingénieux efforts pour les diaboliser.

Une balise GPS sur la batterie

En mars dernier, deux personnes du comité de soutien aux inculpés de Tarnac (pas poursuivies) vont chez le garagiste pour des problèmes récurrents de batterie. Le mécano leur explique qu’un truc bizarre pompe dessus, sans entrer dans les détails. En démontant les grilles de ventilation, les propriétaires de la voiture tombent sur un petit boîtier noir de 9 centimètres sur 5, relié par des fils au système électrique. A l’intérieur, deux circuits imprimés comprenant une antenne passive, un dispositif de géolocalisation de marque Navman et une carte SIM Orange pour transmettre les données. Tout l’attirail pour tracer à distance les déplacements de la voiture. De quand date le bidule ? Sans doute d’une fête à Tarnac, il y a un an. La police a pu en profiter pour poser la balise. Juste après, la vitre électrique a commencé à déconner. Depuis le retrait de l’objet, elle fonctionne à nouveau.

(par Camille Polloni)

la suite sur Les Inrocks

Quelqu’un a-t-il fait de la soudure dans le garage.jpg

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03/05/2011

La fin de Ben Laden ou la rencontre de Leon Panetta et David Petraus : vers la pleine coopération civilo-militaire...

Leon Panetta a « aidé » à transformer l’agence d’espionnage en organisation paramilitaire, notamment en augmentant l’utilisation de drones au Pakistan, tandis que le Général Petraeus (actuel chef des opérations en Afghanistan, et promis à la direction de la CIA) a joué aux espions en s’appuyant sur des unités spécialisées et des entreprises privées spécialisées dans la sécurité pour mener à bien des missions secrètes pour « l’armée ».

piqué au tas sur blog.mondediplo.net - 02/05/2011

Le 28 avril 2011, Obama a annoncé que Leon Panetta (au centre), l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus (à droite), actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Le 28 avril 2011, Obama a annoncé que Leon Panetta (au centre), l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus (à droite), actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Militaires et agents secrets, même combat

Les nominations, le 28 avril, du directeur de la CIA Leon Panetta à la tête du Pentagone et du général David Petraeus à la tête de la CIA viennent confirmer un changement majeur dans l'appareil de guerre américain. La frontière entre l'armée et le renseignement n'a jamais été aussi mince.

La décision de Barack Obama d'envoyer le patron du renseignement au Pentagone et un général quatre étoiles à la CIA participe au changement entrepris au cours des dix dernières années dans la façon qu'ont les Etats-Unis de mener la guerre : dans les missions secrètes menées par les Etats-Unis à l'étranger, en effet, la frontière entre soldats et agents secrets est sans cesse plus floue.

Le 28 avril, Obama a annoncé que Leon Panetta, l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus, actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Depuis son arrivée à la tête de la CIA [en février 2009], Leon Panetta a accéléré la transformation de l'agence de renseignements en une véritable organisation paramilitaire, supervisant une montée en puissance spectaculaire de la campagne de bombardements de la CIA au Pakistan grâce à des drones armés, ainsi qu'une augmentation du nombre de bases secrètes et d'opérations clandestines dans certaines régions reculées d'Afghanistan.

De son côté, le général Petraeus a énergiquement poussé l'armée à empiéter sur les terres de la CIA en confiant des missions de renseignement à des forces d'opérations spéciales et des compagnies de sécurité privées. En septembre 2009, alors à la tête du commandement central de l'armée américaine, il a par ailleurs signé un ordre classé top secret autorisant des soldats des opérations spéciales à procéder à des collectes de renseignements en Arabie saoudite, en Jordanie, en Iran et dans d'autres pays situés hors des zones de guerre officielles.

Résultat : il est parfois impossible de faire le distinguo entre militaires et agents de renseignement américains lorsqu'ils mènent des opérations secrètes au Moyen-Orient et en Asie centrale.

Pour certains membres du Congrès, cette nouvelle façon de faire la guerre limite  le débat sur l'objet et l'envergure des opérations militaires. De fait, les agences militaires et de renseignement américaines agissent aujourd'hui dans un secret tel qu'il est souvent difficile d'obtenir des informations précises sur le rôle des Etats-Unis dans d'importantes missions en Irak, en Afghanistan, au Pakistan et désormais en Libye et au Yémen.

Le fait que la CIA ressemble de plus en plus au Pentagone, et inversement, ne plaît pas à tout le monde au sein des deux organisations. Dans les services de renseignement humain de la CIA, certains estiment que la campagne de bombardements au Pakistan, devenue un pilier de la stratégie antiterroriste d'Obama, dévoie la mission historique de la CIA comme agence d'espionnage civile, pour en faire une branche du ministère de la Défense.

Henry A. Crumpton, un officier de carrière à la CIA et ancien membre haut placé des services antiterroristes au département d'Etat, fait l'éloge du général Petraeus comme "l'un des consommateurs de renseignement les plus avisés qui soient". Parallèlement, le même Henry Crumpton met aussi en garde, plus largement, contre la "militarisation du renseignement" qu'incarnent un nombre croissant d'officiers militaires, en poste ou à la retraite, occupant des postes élevés dans un appareil de renseignement américain de plus en plus tentaculaire.

C'est le cas de James R. Clapper Junior, ancien général de l'armée de l'air, devenu directeur du renseignement national, autrement dit le premier conseiller d'Obama sur le renseignement. Mais aussi du général Michael Flynn, ancien haut responsable dans le renseignement en Afghanistan, qui doit prochainement devenir l'un des premiers adjoints de James R. Clapper.

Au Pentagone, ces nouveaux rôles soulèvent également des inquiétudes juridiques : plus l'on envoie des soldats en mission de renseignement à l'étranger, plus ils risquent de se voir emprisonnés et refuser les garanties offertes par les conventions de Genève en cas de capture par des Etats hostiles.

Cependant, rares sont ceux qui croient encore à un possible renversement de tendance. Toute une série de conflits a mis le Pentagone comme la CIA à rude épreuve, et les Etats-Unis en sont venus à penser qu'une stratégie de renseignement bien pensée est plus efficace contre nombre de leurs adversaires actuels qu'une puissance de feu écrasante.

piqué au tas sur www.courrierinternational.com - 27/04/2011

Leon Panetta, nouveau patron de la CIA

L'ancien secrétaire général de la Maison Blanche sous Bill Clinton est âgé de 70 ans.

 

Leon Panetta (ici en 2006).

Leon Panetta (ici en 2006). (MIKE THEILER / AFP)

Le président élu américain Barack Obama a désigné l’ancien secrétaire général de la Maison Blanche du temps du président Bill Clinton, Leon Panetta, au poste de directeur de la CIA (Central Intelligence Agency), les services de renseignement américains, ont annoncé lundi des responsables démocrates.

Leon Edward Panetta, 70 ans, est un ancien représentant de la Californie au Congrès de 1976 à 1992.

Par ailleurs, M. Obama a nommé Dennis Blair à la tête du Renseignement national américain (DNI, qui a autorité sur une quinzaine d’organismes), selon des sources démocrates.

Panetta enseigne les politiques publiques à l’Université de Santa Clara (Californie) et dirige la fondation qu’il a créée, la Panetta Institute for public policy dont le siège est à l’université d’Etat de Californie à Monterey Bay, un centre de réflexion sur les politiques publiques.

La CIA, créée en 1947, a son siège à Langley, en Virginie près de la capitale Washington. Après avoir lutté contre le communisme, au besoin en favorisant des coups d’Etat, elle s’est reconvertie tous azimuts depuis la fin de la guerre froide (1989), notamment dans l’espionnage économique, pour collecter, corroborer et interpréter des renseignements pouvant affecter la sécurité des Etats-Unis.

Elle compte une division Opérations et une division Science et Technologie. L’agence s’est retrouvée sous le feu des critiques du Congrès pour n’avoir pas réussi notamment à prévoir et empêcher les attentats du 11 septembre 2001.

(Source AFP)

piqué au tas sur liberation.fr - 27/04/2011

 

Pour aller plus loin :

 

 

20:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/04/2011

Aux correspondantEs du Jura Libertaire

Le 14 avril dernier, Le Jura Libertaire publiait un courriel reçu, relatant l’inscription de slogans de solidarité sur la façade du vice-consulat d’Italie à Bordeaux :

 

 

Mercredi 27 avril, deux personnes au moins ont été auditionnées en Périgord — sur la base de l’adresse IP de publication sur over-blog —, lors d’une perquisition de flics de Bordeaux.

 

Deux PC ont été saisis.

 

Le Jura Libertaire en Dordogne et ailleurs - 28, 29 avril 2011.

 

Nouvelle adresse courriel du Jura Libertaire

09:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/03/2011

L’idiotie sur le sentier de la guerre

Là où certains voient une « victoire » ou encore un « coup de maître » de la diplomatie française sous l’impulsion de l’ « omni-président » Sarkozy, je n’y voit personnellement que honte et exaspération.

Tout d’abord, il y a une étrange relation entre le sommet à Paris des « bons démocrates » du samedi 19 mars et les premiers tours des élections cantonales ayant lieu le 20, soit le lendemain. A posteriori, on peut affirmer que l’effet escompté n’a pas eu lieu, les voix n’ont en effet pas bénéficier à la machine de guerre (c’est maintenant officiel) UMP, mais bien pire : les vautours du FN planent aux second tours dans environ 400 cantons ! On aurait pu imaginer que les porte-parole du gouvernement appellent à un front républicain pour barrer la route au FN, mais c’était sans compter sur le clivage pseudo-idéologique (PS/UMP), ou plutôt sur la réactivation volontaire du clivage politique traditionnel (gauche/droite). Mais le pire n’est pas là : à force de s’exprimer comme le FN, l’UMP est vidé de sa substance et dé-légitimé lorsque les électeurs racistes (de l’UMP ou du FN) font fausse route à l’UMP et reviennent se faire materner dans le camp nauséabond de Marine Le Pen.

De plus, des écrans de fumées planent sur la France en même temps que le spectre du fascisme, depuis 2007. Cette déclaration de guerre de Sarkozy réveille de vieux démons et augmente l’exaspération de sa politique opportuniste. « Une bonne guerre, voilà ce qui leur faut à ces jeunes glandeurs sur-diplômés. Une propre qui fasse peur mais tu sais, de ces zéro mort là comme aux États-Unis... ». D’accord mais contre quoi au juste ? Ah oui , c’est plus contre le « terrorisme » maintenant puisque Kadhafi s’est repenti (sic) mais contre la terreur répressive qu’il impose à son peuple. Autrement dit, la France rompt avec sa tradition bien chauvine (ya qu’à demander à Michèle Alliot-Marie) des escadrons de la mort, testés et appliqués en Indochine, en Algérie, puis exportés en Amérique latine, aux États-Unis... etc. L’action de la France s’apparente donc comme étant pro-révolutionnaire, démocratique et finalement juste. Nul besoin de se justifier, encore moins de creuser ou de demander l’avis du peuple (« il s’en fout »), il faut agir ! Vous avez pas vu les infos ? BFM TV et Euronews en boucle clamant : « Vive la guerre et vive Sarkozy !! ». Sarkozy est un héros, allez les bleus, cocorico ! Affligeant. Les massacres perpétrés par Kadhafi sont-ils plus émouvants que ceux ayant lieu actuellement en Côte d’Ivoire ? L’intervention militaire n’est-elle pas intéressée ?

Rappelons quelques souvenirs enfouis : alors qu’en 2007, ce dernier « ne voyait pas pourquoi » recevoir Kadhafi pouvait choquer, que de cette rencontre il n’était question que d’enjeux économiques (pétrole, gaz, deux énergies dont la France ne dispose pas) et politiques (freiner les flux des migrants africains) qu’il semblerait qu’il ait financé l’UMP d’après un fils du colonel... etc. La construction de la figure du mal est bien ficelée, avec comme modèle médiatico-historique Saddam Hussein et Ben Laden. En France, cela correspond à la figure de l’arabe, « menaçant » depuis le début des années 80, sur une échelle beaucoup plus large, diffuse et pernicieuse car engendrant un racisme devenu quasi ordinaire. Dans le cas actuel, le terme « génocide » était abusivement employé par les médias de masse pour désigner la répression.

Cette guerre, qu’on se le dise, est de même nature que celles menées en Irak ou en Afghanistan par exemples, c’est-à-dire une guerre de conquête et de pillages. Que veulent Sarkozy au fond ? Consolider les réseaux françafricains ? Veut-il trouver le moyen de faire diminuer le chômage et de relancer la machine, comme au casino, même si c’est moins marrant ? Vient-il d’officialiser de manière fracassante sa candidature aux élections présidentielles de 2012, au moment où personne n’ose s’afficher UMP par honte, par peur ou les deux ?

Aussi, cette guerre est l’occasion de voir les ténors de l’oligarchie française au premier plan : les fabricants d’armes comme Dassault ou Lagardère fournissant les moyens à Kadhafi d’un jour ou l’autre s’en servir contre son peuple, fomentant du même coup un « auto-génocide », étant lui-même très isolé... Absurde ! Ou contre un autre peuple ! L’hypocrisie occidentale s’indignera ! Et l’attaquera au nom d’une politique agressive et rompant les accords internationaux ! Cela ne vous rappelle rien ? L’affaire étant tellement bien ficelée que Sarkozy s’appuie sur la crème de l’économie « made in France » : Dassault et Lagardère (ou d’autres peu importe) arment la Libye, celle-ci s’embrase, ils arment la France, et impose leur consensus va-t’en-guerre via leurs médias (à eux seuls, les deux hommes possèdent plus de 70 pour 100 de la presse française ! ) contre Kadhafi, après s’être fait des choux gras sur les révoltes tunisiennes, égyptiennes...etc. La figure du traître n’est plus d’ordre politique actuellement, le libéralisme a imposé l’ordre strictement économique, et à tout prix : Kadhafi un jour allié économique de l’Élysée se faisant bombardé par cette même alliance quatre ans après.

Ainsi, le consensus interventionniste établit, les peuples émus et troublés par les déclarations délirantes du colonel aux RAYBAN et contents que le plus américain des présidents français mène le bal, sortent frileusement de leurs apathies, et intrigués par les bouleversements arabes ils commencent à s’indigner. « Aux armes de destruction massive » s’est substitué le « génocide » et le tour est joué. Alain Juppé jubile ! Lui qui est probablement le mieux placé pour parler de financements de partis politiques et donc donner des leçons démocratiques ! (mais c’est une autre histoire, hum.) Car ce qui est à l’œuvre actuellement en Libye est tout sauf une guerre révolutionnaire : Sarkozy n’a pas troqué son béret de CRS contre un béret du Che ; ce qui motive cette intervention est la crainte d’une ré-appropriation des moyens de production du gaz et du pétrole par la population, doublé d’une peur paranoïaque de manipulation des forces islamistes. Ce qui apparaît clairement est donc : l’Union européenne n’existe pas, d’ailleurs Sarkozy n’a pas demandé l’accord populaire (ce qui est dérangeant quand on va exporter la démocratie), elle se découvre des pouvoirs d’intervention à l’américaine, hors de ses terres. La dernière intervention de ce type ( d’« humanisme militaire » ou d’ »impérialisme humanitaire » ) remonte à la guerre du Kosovo et l’Europe porte encore en son sein les traces de cette guerre atroce. Ce qui existe en Europe, ce sont des intérêts des multi-nationales avides de tirer profit de cette barbarie, et de s’approprier l’énergie nécessaire aux démocraties dévorantes. Il s’agit, ainsi, d’accroître le fossé existant entre les démocraties « civilisées » du nucléaire et les dictatures « barbares » car arabes...

Pourtant cette « consensusalisation » de la France et d’une petite minorité d’Etats européens (Espagne, Italie, Royaume-Unis et Allemagne) a été un véritable rouleau compresseur d’information, le trop-plein favorisant une amnésie collective énorme. Les guerres « préventives » d’Irak et d’Afghanistan ne sont toujours pas finies, et « la guerre comme politique étrangère des États-Unis » est en passe de devenir le futur modèle politique de l’Europe forteresse, dans les limites que lui poseront les États-Unis, sous l’impulsion d’un ou deux coqs comme Sarkozy ou encore BHL. Ce dernier ayant bénéficier d’une médiatisation d’exception dans le système propagandiste machiavellement réformé, pour plus de « transparence »...

L’Europe veut consolider son mur invisible en contrôlant les migrations de populations sub-sahariennes. Elle payait jusqu’alors le colonel pour « juguler » les migrants. Inutile de décrire les conditions dans lesquelles sont sous-traitées ces populations (puisque monnayées), la France, la Belgique, et d’autre États européens ne veulent déjà pas voir comment ils traitent eux-mêmes les « sans-papiers ». C’est une des limites de la démocratie exportable, mais elle est fondamentale dans un moment où les exilés climatiques vont affluer. C’est aussi une question dont on entend jamais parler BHL ou d’autres intellectuels de gouvernement, ou encore du mur de la haine en Palestine.

Quoi de plus naturel en politique, que lorsqu’un événement embarrasse, on veuille tourner la page médiatique coûte-que-coûte ? Quant aux révoltes arabes résonnent les casseroles Islandaises, les insurrections anglaises, françaises, italiennes, américaines, et j’en passe, passées sous silence, il requiert de la « responsabilité » d’un bon patriote d’écrire, très vite, une nouvelle histoire dépoussiérant les souvenirs de la précédente, pour qu’elle devienne « de l’histoire ancienne ». On redonne alors un coup de pouce aux amis milliardaires des médias. L’événement embarrassant dont je veux parler, ce n’est pas la bonne vielle peur de « contamination » communiste (« voyons, c’est la fin de l’histoire », haha les cons), non non, là c’est tout chaud ! C’est la contamination radioactive de Fukushima due au séisme de Tokyo. Il est clair qu’en ce moment où les politiques les plus « responsables » de la planète font l’autruche quant à la dévastation de la planète (qui leur appartiens, c’est bien connu, et pis comme dirais l’autre « l’écologie ça commence à bien faire » haha) en capitalisant sur le « développement durable », sans rien changer aux problèmes qui viennent, c’est une question de vie ou de mort de l’industrie nucléaire française (1ère productrice mondiale) et donc du pouvoir politique, de faire changer les « Unes ». Here comes Story-telling ! On remarque que les intérêts publiques et économiques ont tendance à se substituer : les gens importent moins dans l’action des « démocrates » que les actions dans les cours de bourses !

En conclusion, il est utile de rappeler que l’intervention militaire européenne est sous commandement américain, les États-Unis ne pouvant « se battre sur tous les fronts » ! Tiens, tiens, non seulement l’Europe prouve qu’elle n’est pas capable (ou n’a pas le courage) de se gouverner elle-même, mais en plus la tutelle américaine par son « excuse » légitimerait les autres guerres préventives ? C’est étrange et désespérant de voir comment l’ « exportation » de la démocratie, s’accompagnant toujours de massacres atroces de civils, de dévastations écologiques... etc, n’a pour seul moteur que la haine de la démocratie, c’est-à-dire du et du pouvoir et du droit du peuple Libyen à disposer de lui-même. Il semblerait que le libéralisme économique a ses raisons que la raison ignore ; et qu’il rendre fortement aveugle et sourd par la même occasion !

post de Jbb - piqué chez A.11

16:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/03/2011

Que mettra-t-on, soldat, sur ta tombe ?

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La disparition de la bipolarité, caractéristique essentielle du “nouvel ordre international”, a sans nul doute affecté et transformé la nature et la matérialité de la politique militaire des Etats du Nord, et de la France en particulier. La disparition, pour les professionnels de la guerre, à savoir les militaires, de “l'ennemi historique” soviétique a semble-t-il pour conséquence la réaffectation du personnel militaire à des missions de paix ou de protection de l'action humanitaire. Privés de ses objectifs classiques, disparus, les militaires, “se consacrent” à des missions qui obéissent à des contraintes opposées à celles de la bataille. C'est la systématisation de ces actions «contre nature», qui ne sont pas sans danger pour la “ valeur ” des forces militaires. De plus l'efficacité et l'effectivité de la protection humanitaire, les faits le montrent, pousseraient naturellement et légitimement le militaire à demander l'extension de son “contrat humanitaire”. Les missions humanitaires des militaires ne pas sont assez claires, précises. Si, pour Claude Le Borgne l'ONU est devenue un tribunal respecté, elle demeure un “machin militaire”, on ne saurait “impunément” exalter le droit, parfois contradictoire, tout en réduisant la force à un signe ou à une allusion.

 

L'action humanitaire et la protection militaire qu'elle requiert parfois sont au centre d'un paysage stratégique surprenant. Quelque rebattu que soit le thème de la disparition de l'ennemi, on se doit d'y revenir, tant il est riche, et gros de conséquences. Nécessité vitale pour le stratège, l'ennemi est, pour chacun, un élément indispensable du confort personnel, définition négative de soi-même : si je n'ai plus d'ennemi, est-ce que j'existe encore ? Désagréable incertitude ! Bien entendu, passée l'impression d'inconfort, on se réjouira grandement de la mort de l'Union soviétique et de l'idéologie marxiste léniniste, et on n'aura garde d'oublier que la multiplication des troubles qui surgissent dans le monde nouveau sont sans commune mesure avec l'effroyable menace (nucléaire pour l'essentiel) sous laquelle vivait un monde bêtement bipolaire, les innombrables victimes de régimes inhumains et les stratégies cruelles qui ensanglantèrent maints pays sous couvert de respectabilité révolutionnaire.

 

à lire sur : Cultures & Conflits

Référence papier

Cultures & Conflits n°11 (1993) pp. 127-38

Référence électronique

Claude Le Borgne , « Que mettra-t-on, soldat, sur ta tombe ? », Cultures & Conflits, 11, automne 1993, [En ligne], mis en ligne le 13 mars 2006. URL : http://conflits.revues.org/index423.html. Consulté le 18 mars 2011.

12:31 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/03/2011

urgent soloidarité. CE 22 MARS A 13H30 DEVANT LA COUR D’APPEL DE LYON

APPEL A SOLIDARITE

 

Salut,

« Je m'appelle christine.

Le 16 décem­bre, au début de la mobi­li­sa­tion contre la LOPPSI2, un cam­pe­ment se met en place à Lyon sur la célè­bre place Bellecour (le Punishment Park des manif’ pour les retrai­tes).

Deux four­gons, une tente, un bra­séro, des pan­car­tes. Les muni­ci­paux et les natio­naux qui pas­sent dans la soirée nous lais­sent nous ins­tal­ler. Mais à 6h du mat’, un RG vient se ren­sei­gner.

On est clairs : non seu­le­ment on ne part pas mais en plus on attend des copains et copi­nes pour trac­ter dans la mati­née et on espère l’arri­vée d’autres camions toute la jour­née.

Les flics arri­vent alors de plus en plus nom­breux, appel­lent les pom­piers pour éteindre le bra­séro sécu­risé, embar­quent en four­rière et convo­quent tout le monde (6 per­son­nes) au com­mis­sa­riat pour audi­tion.

Je résiste un peu plus que mes potes, c’est la garde à vue pour rébellion.

Puis s’ajou­tent dégra­da­tion (coups de pieds dans les murs du comico) et refus de fichage (dons d’ADN, de photo et d’emprein­tes digi­ta­les). Comparution immé­diate 48h plus tard : 3 mois ferme sans mandat de dépôt.. Ce n’est pas assez pour le proc’ qui avait réclamé 4 mois avec mandat. Il fait donc appel.

J'étais convoquée à la cour d’appel de Lyon (qui a très mau­vaise répu­ta­tion) ven­dredi 11 février à partir de 13h30.

Le 11 fevrier, on était une trentaine (et un RG) avec table de presse contre la LOPPSI au RDV

Mais les magistrats étaient en grève et ça  a été reporté au 22 mars.

Dans un dernier coup de provocation, j'ai promis au juge qu'on serait au moins aussi nombreux puisque c'est une bonne date pour lancer un mouvement qui dure...

Voulez-vous m'aider à ne pas lui avoir menti ?

Merci »

 

Christine, courageuse, résistante, dressée face aux juges ce vendredi 11 février , les apostrophant sans crainte !

Christine, nouvelle victime de l’arbitraire, refusant toute compromission et qui risque de payer très cher son refus de se plier aux nouvelles règles de cet Etat fascisant !

 

SOYONS NOMBREUX, SOLIDAIRES CE 22 MARS A 13H30 DEVANT LA COUR D’APPEL DE LYON

POUR DIRE NON  A L’ARBITRAIRE, A LA LOPSSI, A TOUTES LEURS LOIS QUI GRIGNOTENT NOS VIES, NOS LIBERTES

SOUTENONS SON COMBAT QUI EST NOTRE COMBAT, LE COMBAT DE TOUS CEUX QUI REFUSENT DE SE LAISSER ENCHAINER !

 

herope

www.fa-heropelyon.fr.gd

19:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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