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13/02/2011

Les frontières floues du Partenariat Public-Privé et la vidéosurveillance...

la suite de : La France adopte la vidéosurveillance

Aider le secteur de la sécurité privée "à prendre toute sa place dans la production de sécurité de demain dans notre pays"

Nommé délégué interministériel à la sécurité privée, le 26 septembre dernier, par décret du président de la République paru au Journal officiel - fonction créée au début du mois de septembre par un décret présenté en Conseil des ministres par le ministre de l‘Intérieur, Brice Hortefeux- Jean-Louis Blanchou a désormais la charge de coordonner les missions, le travail et les responsabilités des 165 000 vigiles, maîtres-chiens, gardes du corps, surveillants d’aéroports ou de grands magasins.

 

 

Aider le secteur de la sécurité privée "à prendre toute sa place dans la production de sécurité de demain dans notre pays"

Ainsi, le Préfet devra t-il “définir, en concertation avec leurs représentants, les principes d’un partenariat opérationnel entre les entreprises de sécurité privée et les ministères concernés par ces activités”, dont celui de l’Intérieur.
Rappelons que cette fonction de délégué interministériel était l’une des quarante propositions faites par l’Inspection générale de l’administration, chargée d’une étude sur ce secteur d’activité dans un rapport transmis mi-juin 2010 au ministre Brice Hortefeux.

En matière de sécurité privée, il s’agit pour le Préfet, d’aider un secteur de la sécurité privée “modernisé, fiable et rentable, à prendre toute sa place dans la production de sécurité de demain dans notre pays”.




Les objectifs de 2011 ?
Mettre en place le CNAPS - structure de police administrative, de contrôle et de discipline- afin qu’il soit opérationnel début 2012 et engager la création d’un comité consultatif de la sécurité privée comprenant l’ensemble des parties prenantes de ce secteur. Ce comité réfléchira à ses évolutions futures et aux moyens à mettre en œuvre pour les anticiper et les accompagner. Jean-Louis Blanchou devra également engager des réflexions sur la formation, sur les passerelles à établir entre le secteur public (Police Nationale, Gendarmerie) et la sécurité privée, ne pas négliger les aspects européens…

Et pour mener à bien toutes ces actions, trois chargés de mission viennent de rejoindre le Préfet : François Dégez, Colonel de gendarmerie, jusqu’alors Sous-directeur des systèmes d'information à la DGGN,  Véronique Lefaure, Commissaire divisionnaire, Chef de la division enquêtes, documentation et systèmes d’information depuis 2008 à la Direction centrale de la sécurité publique,  Cédric Paulin, Chercheur, Chargé de mission à la Direction de la Prospective et de la Planification de la Sécurité Nationale (DPPSN), depuis 2010.
Jean-Louis Blanchou attend 2 autres collaborateurs, “ un de profil administratif et un de profil juriste pour compléter l'équipe de la DISP ”, très prochainement...


Quant au Comité de pilotage stratégique pour le développement de la vidéoprotection dont il est responsable, le délégué interministériel à la sécurité privée souhaite “soutenir la dynamique qui s’est mise en place courant 2010, encourager les initiatives et aider les porteurs de projets à les réaliser dans les meilleures conditions opérationnelles, économiques et techniques possibles”.
Et là aussi l’équipe s’étoffe : “ Outre Elisabeth Sellos-Cartel, M. Thiebault, Capitaine de police, vient de nous rejoindre voici une semaine et M. Viot , Commandant de gendarmerie, est attendu pour le 1er mars”, annonce le Préfet.

Vendredi 11 Février 2011 - Virginie CADIEU

 

piqué au tas sur www.videosurveillance-infos.com - 11/02/2011

 

09:32 | Lien permanent | Commentaires (1) |

11/02/2011

Appel à mobilisation pour le prochain procès le 09 mars 2011 à Nancy

- Suite procès contre-sommet otan 2009, la répression n'en finit pas:
appel à mobilisation pour le prochain procès le 09 mars 2011, 13h30, à la Cours d'Appel de Nancy.


- Following trial cons-nato summit 2009, the repression did not end:
call for mobilization for the next process March 9, 2011, 13:30, at the Courts of Appeal of Nancy.

 

- Nach Prüfung Wider-NATO-Gipfel 2009 hat die Repression nicht zu Ende:
Aufruf zur Mobilisierung für den nächsten Prozess 9. März 2011, 13:30 Uhr, an der Berufungsgerichte von Nancy.

09:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/02/2011

Documentaire : Les Insurgés de la Terre face au "Animal and enterprise terrorism act"


Ils ont établi leur camp dans la canopée des séquoias de Californie du Nord ou de l'Oregon. En rupture avec l'American way of life, ils ont décidé de donner leur temps, et pour certains leur vie, à la protection de la nature. Leurs inspirateurs sont des poètes et des philosophes comme Henri David Thoreau (l'auteur de La désobéissance civile). Ils ont des airs angéliques, tiennent des propos fondés mais qui sonnent le plus souvent utopiques. Ailleurs, ces nouveaux guérilleros éperonnent les baleiniers japonais en Antarctique ou s'accrochent au-dessus des voies ferrées pour bloquer les trains de déchets nucléaires en Allemagne. Parfois, pour défendre ce à quoi ils croient, certains basculent dans l'illégalité, s'en prennent aux forestiers ou aux exploitants de bois, sabotent des laboratoires de vivisection ou brûlent des 4x4. Ils sont alors forcés à la cavale ou à la clandestinité.
Pour le FBI, ce sont des terroristes. L'agence fédérale les a officiellement désignés comme la seconde menace pour la sécurité intérieure des États-Unis après Al-Qaida. Elle fait peser sur ces militants verts une répression féroce et sans précédent. Le Animal and enterprise terrorism act, un volet spécial des Patriot acts américains adopté sous la pression des lobbies industriels, donne désormais la possibilité aux autorités de réprimer toute forme de protestation. Des avocats défenseurs des libertés publiques et des ONG comme Greenpeace dénoncent cette dérive liberticide, aux États-Unis comme en Europe.

Date(s) de rediffusion: Jeudi, 10. février 2011, 10h35
Mardi, 15. février 2011, 02h50
piqué au tas sur arte/tv
Source / auteur : http://www.sortirdunucleaire.org/
Train nucléaire France-Allemagne : "Sortir du nucléaire" dénonce l’incarcération "préventive" de Cécile Leconte
dimanche 9 novembre 2008, par cyril


Train nucléaire France-Allemagne : le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce l’incarcération "préventive" en Allemagne de la militante antinucléaire française Cécile Leconte et rend hommage à Sébastien Briat

Le Réseau "Sortir du nucléaire", de même que d’autres organisations comme le syndicat Sud-Rail, dénonce l’incarcération "préventive" de Cécile Lecomte, militante antinucléaire française vivant en Allemagne, et qui participe aux mobilisations contre le nucléaire en général et contre les transports de matières radioactives en particulier.

Jeudi 6 novembre, une quinzaine de militants ont protesté entre Lunebourg et Wendisch Evern contre le trafic par rail de déchets nucléaires entre la France et l’Allemagne. Alors que tous les autres militants sont repartis libres après l’évacuation par les forces de l’ordre, les policiers ont "préventivement" placé Cécile Lecomte en garde à vue.

Selon le juge, elle est connue comme "administrativement réfractaire" et c’est pour bloquer un "Réseau qui fonctionne bien" que Cécile est actuellement emprisonnée. Cette façon de procéder illustre clairement le fait que, par delà les frontières, le nucléaire nuit autant à la démocratie qu’à l’environnement et aux être vivants.

A l’occasion du transport actuellement en cours, le Réseau "Sortir du nucléaire" diffuse sur son site web les horaires de passage et les lieux de rassemblements de protestation (cf http://groupes.sortirdunucleaire.or/...)

Nous rappelons qu’un seul "Castor" (wagon) de déchets nucléaires, qui transite par rail à travers la France et l’Allemagne, est l’équivalent d’une demi centrale nucléaire... en mouvement.

Par ailleurs, le Réseau "Sortir du nucléaire" rend hommage à Sébastien Briat, décédé il y a exactement 4 ans, le 7 novembre 2004, en protestant contre un transport de déchets nucléaires de la France vers l’Allemagne.

10:09 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/02/2011

L’aspiration démocratique, cauchemar d’Al-Qaïda

Les soulèvements populaires pacifiques dans le monde arabe, leur succès en Tunisie et leurs éventuelles victoires ailleurs sont déjà des revers et pourraient être des catastrophes pour Al-Qaïda et les mouvements jihadistes, estiment des spécialistes.

Ils contredisent en effet leur credo selon lequel seuls la violence, le jihad et la lutte armée peuvent venir à bout de ce qu’ils considèrent comme des régimes impies, soutenus par l’Occident et oppresseurs de leurs peuples.

Ce qui se passe en Egypte “dément toute la théorie du recours à la violence” assure, depuis la place Tahrir au Caire où elle est venue observer la situation, Maha Azzam, du programme “Moyen-Orient” de centre de réflexion londonien Chatham House.

“Tous les groupes en Egypte, y compris les Frères Musulmans, réclament une transition démocratique du pouvoir. Ils condamnent tous la violence politique. S’ils y parviennent et si la transition est pacifique, si cela aboutit à un système politique incluant tout le monde, cela se fera au détriment des groupes radicaux”, affirme-t-elle.

Al-Qaïda, dont le co-fondateur aux côtés d’Oussama ben Laden est l’Egyptien Ayman Al-Zawahiri, a de longue date condamné la participation aux élections et à toute forme de vie politique.

Les Frères musulmans, sous l‘étiquette “indépendants” qui ne trompait personne, ont présenté des candidats aux législatives de novembre en Egypte et ont condamné les assassinats, les attentats et la violence aveugle.

Pour Dominique Thomas, spécialiste de l’islamisme radical à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHHESS), “les groupes jihadistes sont à la croisée des chemins: si les événements font boule de neige, suscitent des vocations démocratiques dans la région et que les peuples parviennent à renverser des dictatures sous la seule pression de la rue, ce sera une réfutation cinglante de leurs thèses”.

“Si c’est par le peuple que les régimes tombent, Al-Qaïda et les groupes jihadistes auront du mal à rebondir et à adapter leur discours”, ajoute-t-il. “D’ailleurs, face à l’effervescence actuelle, il faut remarquer qu’ils sont étrangement silencieux. Ils sont sans doute embarrassés. Il va falloir que ben Laden ou mieux l’Egyptien Al-Zawahiri s’expriment rapidement, faute de quoi leur discours perdra toute substance”.

Un silence que remarque également Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences-Po Paris et à l’Université Columbia: “Al-Qaïda a été complètement prise de court par la contestation populaire dans le monde arabe”.

“Elle est d’ailleurs pratiquement silencieuse sur ce sujet, car incapable de proférer le moindre commentaire d’actualité, tant cette nouvelle donne la dépasse”, dit-il.

Il faut remarquer que “les manifestants ne prennent pas des risques physiques incontestables pour demander ‘l’Etat islamique’ ou l‘établissement d’un ‘califat’, mais pour exiger la démocratie, les élections et la transparence du pouvoir, tous concepts absents de la vision d’Al-Qaïda”, ajoute M. Filiu.

Le danger d’une coupure avec les peuples de la région et d’une marginalisation a été senti par un cyber-prédicateur radical, Abou Moundhir al-Shanqiti, qui écrivait le 31 janvier sur un forum jihadiste: “Ce serait une dangereuse erreur pour les jihadistes de s‘éloigner des peuples”.

“Nous devrions leur pardonner, nous rapprocher d’eux et les supplier de nous écouter, car séparer le mouvement jihadiste du mouvement musulman populaire signerait notre fin”, écrivait-il, dans une contribution traduite par l’institut américain de surveillance des sites islamistes SITE.

En revanche, soulignent les trois experts, un échec du mouvement démocratique, une répression aveugle ou des coups d’Etat militaires seraient une aubaine et une validation de leurs thèses pour les partisans de l’islamisme radical.

piqué au tas sur euronews.fr - 06/02/2011

 

Les "révolutions" arabes nuisent-elles à Al-Qaïda ?

D’après plusieurs experts, les soulèvements populaires que connaissent la Tunisie, l’Égypte ou encore le Yémen et la Jordanie, pourraient être catastrophiques pour Al-Qaïda et les autres mouvements djihadistes, en montrant qu'une autre voie que la violence peut faire tomber des régimes autoritaires pro-occidentaux.

« Ce serait une dangereuse erreur pour les djihadistes de s'éloigner des peuples. Nous devrions leur pardonner, nous rapprocher d'eux et les supplier de nous écouter, car séparer le mouvement djihadiste du mouvement musulman populaire signerait notre fin. »

Cette réflexion, postée par le cyber-prédicateur radical  Abou Moundhir al-Shanqiti le 31 janvier sur un forum djihadiste (et traduite par SITE, l’institut américain de surveillance des sites islamistes), semble témoigner de la crainte de marginalisation des djihadistes après le début des soulèvements populaires et pacifiques dans le monde arabe.

Silence gêné

Car le mouvement djihadiste (comme, sur ce point, de nombreux gouvernements occidentaux) semble n’avoir rien vu venir et est largement dépassé par les manifestations en Tunisie, Égypte, Jordanie ou encore au Yémen.

« Al-Qaïda a été complètement prise de court par la contestation populaire dans le monde arabe », remarque Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences-Po Paris et à l'Université Columbia. « Elle est d'ailleurs pratiquement silencieuse sur ce sujet, car incapable de proférer le moindre commentaire d'actualité, tant cette nouvelle donne la dépasse. »

Pour Dominique Thomas, spécialiste de l'islamisme radical à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS, France), « les groupes djihadistes sont à la croisée des chemins : si les événements font boule de neige, suscitent des vocations démocratiques dans la région et que les peuples parviennent à renverser des dictatures sous la seule pression de la rue, ce sera une réfutation cinglante de leurs thèses ».

« Si c'est par le peuple que les régimes tombent, Al-Qaïda et les groupes djihadistes auront du mal à rebondir et à adapter leur discours », ajoute-t-il.

Les leaders d’Al-Qaïda sont « sans doute embarrassés, estime-t-il encore. Il va falloir que Ben Laden ou mieux l'Égyptien Al-Zawahiri s'expriment rapidement, faute de quoi leur discours perdra toute substance ».

Islamisme non-violent

Surtout, les mots d’ordres des manifestants (la démocratie, les élections et la transparence du pouvoir) sont très éloignés des revendications d’Al-Qaïda.

Les Frères musulmans, qui viennent de réintégrer le jeu politique égyptien, avaient quant à eux su se couler dans le mouvement et ses revendications.

Ils « condamnent tous la violence politique, rappelle Maha Azzam, du programme "Moyen-Orient" du centre de réflexion londonien Chatham House. [...] Si la transition est pacifique, si cela aboutit à un système politique incluant tout le monde, cela se fera au détriment des groupes radicaux », affirme-t-elle.

En revanche, soulignent ces experts, un échec du mouvement démocratique, une répression aveugle ou des coups d'État militaires seraient une aubaine et une validation de leurs thèses pour les partisans de l'islamisme radical. (avec AFP)

piqué au tas sur www.jeuneafrique.com - 07/02/2011

09:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/02/2011

Quand Alain Bauer convoque Sherlock Holmes

http://lesechecs.unblog.fr/files/2010/03/sherlockholmes21.jpg

Le lundi 15 mars [2010], dans les salons du Sénat, et à l’invitation de Géostratégies 2000, Alain Bauer, Professeur de criminologie, est venu faire le point sur l’état des menaces, à l’échelle de la planète, en ce début de XXIème siècle. Alain Bauer, qui préside depuis décembre 2009 le Conseil Supérieur de la Formation et de la Recherche Stratégique, a démontré que le terrorisme et le crime organisé traversaient une mutation profonde, se mondialisaient et nous laissaient sans repères fiables. Il a insisté sur la nécessité d’adapter et de moderniser nos méthodes, pour tenter de prévenir ces nouveaux dangers, ou du moins d’y survivre.

 

Rarement traité par les média, particulièrement mal par la sphère économique et un peu mieux par le monde politique, ce sujet brille par sa complexité et doit être traité avec méthodologie, avertit d’emblée Alain Bauer. Le criminologue n’est ni un policier, ni un juge, il est là pour comprendre les criminels et établir avec eux une sorte de relation incestueuse. Sommes-nous davantage confrontés à des menaces internes ou externes ? Depuis vingt ans, avec la chute du Mur de Berlin, le concept de frontière, de territoire a disparu. Notre vision de la réalité a changé. Nous aimerions que le crime, la menace terroriste correspondent à notre mode de compréhension, nous ne parvenons pas à nous adapter. Aujourd’hui, le crime fonctionne comme une entreprise, selon les règles de l’économie de marché, à savoir intégration horizontale et verticale, investissement et réinvestissement, nouveaux marchés. Excepté peut-être pour le code de concurrence, ironise Alain Bauer. Actuellement, les Nations-Unies estiment que le crime réalise un chiffre d’affaires de 1500 milliards de dollars et détient 25% des réserves mondiales d’argent dans le système bancaire officiel (notamment en Asie et dans le Golfe Arabique). Le magazine américain Fortune classe les barons de la cocaïne parmi les plus grosses fortunes au monde.

 

UN CONTEXTE DEROUTANT

 

Même si nous développons une capacité à l’amnésie collective dans ce genre d’affaires, nous ne pouvons ignorer que ce secteur est stable dans ses logiques et ses cohérences, en dépit de quelques changements. Pendant longtemps, la spécialisation (machines à sous, prostitutions…) a dominé. Désormais, l’hybridation « crime-terrorisme » progresse et il y a en plus une diversification vers les stupéfiants. Quant aux méthodes, il y avait l’impôt révolutionnaire (Irlande, Pays Basque…), exigé par des gangs terroristes, des minorités nationales qui font la guerre pour obtenir leur autonomie ou leur indépendance. Les FARC en Colombie ne sont rien d’autre qu’une organisation criminelle cachée derrière un objectif révolutionnaire. Le « gentil » comman-dant Massoud en Afghanistan était aussi un vrai trafiquant de stupéfiants. Toutefois, souligne Alain Bauer, on assiste depuis peu à une certaine radicalisation. Les opérations terroristes en Occident sont le fait de libérateurs extérieurs, formés à l’étranger et qui lancent des opérations sur un territoire qu’ils connaissent. Ils possèdent une culture européenne ou américaine, ont reçu une éducation correcte, appartiennent à la classe moyenne. Depuis trois ans, la France abrite en moyenne un millier d’apprentis terroristes de cette sorte. Le réseau Internet leur sert d’accélérateur. Ils peuvent se préparer sans se déplacer, ni se réunir. Leur préparation dure entre 6 à 9 mois (contre 12 à 18 mois auparavant). Heureusement, précise Alain Bauer, les services de renseignement ont réussi à prendre le contrôle d’un grand nombre de systèmes informatiques. Le trafic de stupéfiants joue donc désormais un rôle important au sein du crime organisé. La dépénalisation du cannabis ne les a pas freinés. Au contraire, cela entraîne une baisse de la qualité et une hausse des prix. La cocaïne et ses dérivés, l’héroïne, sont aussi une source de gains importants. Les moyens mis en œuvre pour lutter contre ce fléau ne sont pas toujours efficaces. En France, le solde de production reste très élevé. L’Europe toute entière est concernée, et aussi la Turquie. Là, il existe une mafia classique, comme en Italie (avec Cosa Nostra, la Camora, …) qui obéit à des règles d’honneur. Au Japon, ce phénomène est ancestral, en Chine, il y a les Triades. En fait, les organisations mafieuses sont implantées partout. En Albanie, en Bulgarie (où on parle surtout de mafia de services), dans le Nord de l’Europe. Pour l’heure, seule la France semble y avoir échappé, se réjouit Alain Bauer. La donne change aux Etats-Unis, avec les narco-colombiens. Ils préfèrent s’implanter en Amérique du Sud, un marché de 350 millions d’habitants, peu structuré, et où ils n’ont pas à affronter le redoutable système judiciaire des Etats-Unis. Ils trouvent aussi des débouchés en Espagne et dans l’Afrique de l’Ouest. En parallèle, se développent également des trafics d’êtres humains, de clandestins, qui transitent par de nombreux pays, dont la France, avant d’atteindre la Grande-Bretagne. Les installations « offshore », qui constituent aussi un pilier clé de toutes ces organisations, profitent de l’hypocrisie générale qui les entoure, même si les grandes puissances commencent à s’y attaquer. Il ne s’agit pas d’un réseau criminel en tant que tel. Ces établissements qui sont légaux, disposent de locaux, d’un budget et de banquiers, permettent une respiration dans les pays fortement imposés. Mais, ce tuyau fiscal rend possible des branchements, et facilite les opérations de blanchiment, notamment pour le terrorisme. Il permet aussi les rétro-commissions, l’industrie de la fausse monnaie (surtout le dollar), très performante. Les planches à billets clandestines génèrent plusieurs centaines de milliards. Dans ces structures parallèles, qui sont très bien huilées, tout le monde se parle et se connaît, mais dans la discrétion. La crise leur a été plutôt salutaire. A l’occasion des plans de relance, deux milliards ont été détournés en Italie récemment. En France, cela s’est produit également. La Camora fait disparaître du blé, fabrique de faux fromages, elle s’attaque même à la gastronomie !

 

UNE ADAPTATION IMPÉRATIVE

 

Face à cette belle santé du crime organisé, les Etats ont déjà perdu la guerre. Leur adversaire a changé les règles, mais eux, n’ont pas évolué, hormis la Chine. On peut vraiment parler de crise de la pensée stratégique mondiale, se lamente Alain Bauer. On se contente de la thérapie, mais on oublie le plus important : le diagnostic. Cela est flagrant en matière de politique pénale pour les mineurs. Depuis quinze ans, il n’y a pas eu une seule réunion avec des magistrats, des juges, des policiers. Les détentions sont de plus en plus lourdes, les peines de plus en plus longues, mais cette criminalité augmente malgré tout et cela ne suscite aucun débat … La recherche stratégique est en panne. Ceci depuis l’arrivée de la dissuasion nucléaire, et de la théorie de la sanctuarisation du territoire national. Seulement, après 1989, l’ennemi cesse d’être « rouge », on pense qu’il sera « jaune », mais on se trompe. Et, le 11 septembre 2001, le « système radar » se dérègle. Un électron libre, bizarre, créé de toutes pièces par les Occidentaux dans les années 80, pour triompher des Russes en Afghanistan, apparaît. Ce sont les Talibans. De nouveaux terroristes, totalement imprévisibles, qui ne dépendent d’aucune grande nation. Ils disent, ils écrivent ce qu’ils vont faire, mais personne ne les lit. Pourtant, ils ont fait une déclaration de guerre à l’Amérique dès 1996. L’ennemi change de nature et notre système ne marche plus. Nous essayons d’imaginer leur dispositif en fonction de nos critères, de nos peurs, mais nous faisons fausse route. Nous n’avons pas face à nous, une organisation structurée, avec un quartier général et une hiérarchie, mais une nébuleuse dans laquelle se retrouvent des hommes qui partagent les mêmes idées et mettent en commun les moyens. Nous sommes aveuglés et rejetons la réalité. Nous n’avons pas su voir l’ampleur de la menace. Imaginons-nous la veille du 11 septembre 2001, propose Alain Bauer. Quel est l’état de nos connaissances ? On sait que depuis 1928, des avions sont détournés. En 1994, il y a eu l’Airbus Alger-Paris, qui devait s’écraser près de la capitale. En 1996, la première tentative contre le World Trade Center. On a appris que des apprentis pilotes se sont introduits aux Etats-Unis, certains déclarant même qu’il leur suffit de savoir décoller. A partir de ces données, je pourrais avancer qu’il est très probable que les équipes de 1996 vont reprendre leurs actes terroristes. Et ceci sans avoir à ma disposition aucun renseignement extérieur ou source gouvernementale. On m’aurait alors pris pour un fou, déclare Alain Bauer, mais le lendemain, les réactions auraient changé, on m’aurait reproché de ne pas avoir assez averti les autorités. Tout ceci prouve la réelle importance du travail d’analyse, tiré d’hypothèses basées sur des faits. Le renseignement français manque de crédit et de budget. Il ne peut se dévoyer dans le « fétichisme technologique ». C’est une chance, le renseignement humain est nettement plus performant. Nous avons conservé notre capacité de pays colonial, nous maîtrisons l’infiltration. Après la tentative de détournement du vol Amsterdam-Détroit, on a décidé d’installer des scanners corporels, pour tenter de voir d’éventuels explosifs. Or, ce sont des gesticulations inutiles. Cette posture réactive à l’actualité, dictée par le « fétichisme technologique », n’a aucun lien avec la réalité. S’il n’y a pas de détecteur, cela ne sert à rien, déplore Alain Bauer. Les criminologues doivent absolument sortir de la crise de la pensée stratégique, de l’interdit, élargir le champ du dialogue. Nous avons un maître, Sherlock Holmes, qui a tenu ces propos : « Une fois l’impossible supprimé, ce qui reste, même l’invraisemblable, doit être vérifié » [Il semble que ce soit en fait : "Lorsque vous avez éliminé l’impossible, ce qui reste, aussi improbable que cela paraisse, doit être la vérité". (Le Signe des Quatre) Arthur Conan Doyle 1890]. Or, pour nous, ce qui était invraisemblable, nous semblait impossible. Et c’est pourquoi nous avons zappé un certain nombre de dossiers. Comme par exemple, le milliard que l’Iran doit toujours à Eurodif. Je mise beaucoup d’espoirs sur les Assises de la Recherche Stratégique, qui se tiendront fin juin, conclut Alain Bauer. Ce sera un espace libre d’expression et de dialogue. Il faut mettre un coup d’arrêt à cette crise, qui n’est ni française, ni européenne, mais mondiale. Nous devons miser sur de nouveaux outils souples et de décèlement précoce, et les partager.

« ETAT DES MENACES »
Avec Alain Bauer
Professeur de criminologie au CNAM, Pr
Ésident du Conseil SupÉrieur de la Formation
et de la Recherche Strat
Égique

N° 76 – OCTOBRE 2010

piqué au tas sur geostrategies2000

11:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

31/01/2011

Histoire de l'extrême gauche française selon La Case du siècle.

george.jpeg

http://www.20eme-siecle.net/images/aldomoro1978.jpg

http://cache.20minutes.fr/img/photos/afp/2008-11/2008-11-08/article_photo_1226147691883-8-0.jpg

Tu auras noté le glissement sémantique d'extrême à ultra ... en convoquant Marx, Trotski, Gracchus Babeuf, Robespierre, Auguste Blanqui ...

00:49 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/01/2011

EUROPOL - rapport TE-SAT 2010 - Cognin et Poitiers : la fabrique de toto

SmellsLikeBullshit.jpg

COGNIN cité dans le rapport TE-SAT 2010

 

page 34 :

- In France, one left-wing activist was killed and another one severely injured while handling sodium chlorate to manufacture an IED in a disused factory. A total of four people were arrested during the investigation.

 

Totalement faux

 

Relire:

Cognin - Tarnac ou comment justifier la pérennité de la section antiterroriste ?

 

JUSTICE/SAVOIE
L'explosion mortelle de Cognin n'était pas une affaire de terrorisme

chambéry

L'explosion mortelle de Cognin n'est pas le résultat d'une erreur de manipulation d'apprentis terroristes.
Ce sont des experts qui le disent. Quatorze mois après avoir été saisi de l'enquête, le juge d'instruction du pôle antiterroriste de Paris vient, avec un avis favorable du parquet, de renvoyer l'affaire à Chambéry, en se déclarant "incompétent" par ordonnance, il y a quelques jours.
Il appartient maintenant au procureur général, ici, de désigner un nouveau juge d'instruction. Pour rechercher dans le registre du droit commun, entre la manipulation de produits explosifs et les causes de l'accident, si des infractions peuvent être reprochées aux jeunes mis en cause.

 

page 35 :

- Most actions by anarchist extremists are unprepared, impulsive acts committed by small groups. However, violent incidents in the French city of Poitiers on 10 October 2009 [surlignage Probe] showed that these groups are also capable of leading quick and violent actions of street rioting, thereby targeting the law enforcement authority and properties representing governmental and economical power. Similar tactics were observed in Belgium in two attacks against business interests. The French and Belgian cases appear to contradict the generally acknowledged impulsive nature of anarchist activities, in that they appear to have been well prepared in advance and organised down to the minutest details of their execution.

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26/01/2011

Reclassement à la DCRI : Bernard Squarcini, débusqueur de fuites de cabinet ministeriel

piqué au tas sur www.lemonde.fr - 25/01/2011

R-F_Rayonnement Français.jpg

La DCRI est dans la tourmente

D'ordinaire délaissé ou traité par obligation, le renseignement a connu sous la présidence Sarkozy un formidable regain d'intérêt. Il faut en effet porter au crédit du chef de l'État d'avoir initié une large réforme des "services secrets" français dans l'objectif de perfectionner le dispositif existant. En outre, les budgets alloués connaissent une légère croissance, élément précieux alors que nombre d'administrations subissent les conséquences de la rigueur économique.

Dans le domaine du renseignement intérieur, la création d'un grand service constitue une avancée remarquable qu'il convient de ne pas minorer. A ce sujet, et contrairement à ce que les observateurs ont écrit, la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), qui a vu le jour en juillet 2008, ne procède pas de la fusion de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) et de la Direction Centrale des Renseignements Généraux (DCRG), mais de l'absorption par la première d'une grande partie de la seconde. Pareille action a permis de parfaire la mutualisation des très grandes compétences de la DST et de la DCRG en matière de lutte antiterroriste notamment. La vieille rivalité et le chevauchement des domaines d'action ont désormais cédé le pas à une structure efficace qui compte sans doute parmi les meilleurs services au monde.

image de Les Barbouzes

Toutefois, nos concitoyens ignorent tout de ces aspects positifs et, fort légitimement, ne retiennent que le parfum de scandale qui nimbe la DCRI. En effet, le service a occupé à plusieurs reprises le devant de la scène médiatique, ternissant son image et gagnant la réputation d'une officine spécialisée dans les "coups tordus". La presse a tour à tour accusé le renseignement intérieur d'enquêter sur les rumeurs concernant la vie privée du président de la République, sur des informations transmises par un membre de cabinet ministériel à un journaliste dans le cadre de l'affaire Bettencourt, de surveiller l'activité de certains journalistes ou même d'espionner des ordinateurs de particuliers.

Ces accusations induisent trois principaux constats : en premier lieu, le renseignement est aujourd'hui victime de la trop grande présidentialisation opérée par Nicolas Sarkozy. Alors que la DCRI répondait à sa mission de contre-ingérence en enquêtant sur les rumeurs concernant la vie privée du président de la République (on ne pouvait en effet pas exclure la possibilité de menées subversives orchestrées par une puissance ou une entité étrangère), alors que le service remplissait son office en débusquant l'origine d'une "fuite" en provenance d'un cabinet ministériel, la trop grande immixtion du Chef de l'État dans les affaires de renseignement a laissé accroire que Bernard Squarcini, le patron de la DCRI, s'était livré à des pratiques inacceptables pour une démocratie.

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En second lieu, les accusations portées par Médiapart et Le Canard Enchaîné à l'encontre d'un service supposé espionner journalistes et citoyens démontrent le poids que les fantasmes ont pris dans la capacité d'appréciation de la thématique du renseignement. En effet, on imagine mal qu'une administration, fût-elle secrète, procède à des actions éminemment délictueuses, aussi intolérables et contraires à toute éthique du renseignement (même s'il paraît établi que l'article 20 de la loi de 1991 sur les interceptions de sécurité a fait l'objet d'une "surinterprétation", les impératifs de lutte antiterroriste ne pouvant s'appliquer à la surveillance d'un membre de cabinet ministériel).

Mais face à certains emportements médiatiques, on stigmatisera tout particulièrement l'extraordinaire béance intellectuelle concernant la culture française du renseignement en France.

Les services de renseignement qui concourent au rayonnement de notre pays, à la défense de notre sécurité et de nos intérêts, ont un cruel besoin que les Français connaissent mieux leurs activités. L'Espagne a parfaitement compris cette nécessité, elle qui vient de voir se tenir le deuxième colloque international consacré au renseignement à Madrid, à l'initiative du CNI (Centre national du renseignement). Les Espagnols, en érigeant le renseignement en discipline universitaire largement enseignée et médiatisée, permettent aux citoyens de se départir de leurs préventions naturelles, de saisir l'utilité capitale des services secrets. La péninsule ibérique nous montre en cela le chemin à suivre tant sur le plan politique qu'universitaire.

Enfin, ce lynchage médiatique, quand bien même serait-il justifié par de réelles actions illégales, ne remplacera jamais le nécessaire contrôle des services de renseignement et de sécurité. Or, la Délégation parlementaire au renseignement n'a aucun réel pouvoir autre que celui d'audition. Elle a rendu public un document de 23 pages, caractérisé par sa totale vacuité et qui ne saurait mériter le nom de rapport ; nous savons qu'elle a également présenté un document classifié au premier ministre, sans que celui-ci ne jouisse d'aucune capacité contraignante.

document_déclassifié.jpg

Pour ne plus être la risée de nombre de ses homologues européens, la France pourrait s'inspirer avec profit de l'exemple belge ; le royaume a créé le Comité R, émanation d'une commission sénatoriale, présidé par un magistrat. Le Comité a connaissance de détails classifiés et opérationnels. Il fonctionne comme un organisme de contrôle que peuvent saisir les parlementaires ou les citoyens qui l'estiment nécessaire (en cas de délit constaté, le Comité R saisit le Procureur du roi). Il réalise également des préconisations à l'endroit des services. Enfin, le Comité transmet un rapport à la commission sénatoriale et aux autorités gouvernementales.

Ce dispositif présente bien des avantages puisqu'il mêle contrôle administratif et parlementaire tout en respectant la confidentialité des matières abordées. Il implique les représentants du peuple dans le détail sans pour autant les doter d'un fort pouvoir inquisitorial. Il représente un compromis entre la culture exécutive et celle de la représentation sans rien céder aux exigences démocratiques.
Ainsi, en matière de renseignement, les réformes cardinales restent-elles encore à réaliser. Contrôler les services et expliquer à quoi ils servent ne constituent pas des défis majeurs, mais des défis vitaux pour les services secrets et la démocratie elle-même.

Floran Vadillo, politologue, spécialiste des questions de renseignement

 

10:32 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/01/2011

FRANCE-NIGER : LETTRE OUVERTE AU MINISTRE FRANÇAIS DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Poitiers, le 12 janvier 2011


Monsieur le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants,


Nous condamnons unanimement l’acte de barbarie qui nous prive aujourd’hui d’un ami cher.


Cependant, votre empressement à justifier l’intervention militaire qui a conduit à la mort d'Antoine de Léocour et Vincent Delory nous a beaucoup surpris.


Réduire l'analyse de ce drame à un discours sécuritaire ne fait qu’alimenter grossièrement la presse à sensations. Cela occulte totalement les enjeux globaux de la situation économique et politique que traverse la zone sahélienne. Les épiphénomènes que nous vivons actuellement participent des conséquences de politiques étrangères occidentales vis-à-vis de ces régions.


« Ne rien faire, c’est prendre un double risque » http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles2/sahel-alain-juppe-au-niger

Vos déclarations nous amènent à nous interroger sur la mission de l’armée française : consiste-t-elle à abréger les souffrances de ses ressortissants (emmenés par les ravisseurs [...] et on sait ensuite comment ils sont traités) lorsque vous, M. Le Ministre de la Défense et M. Le Président de la République, Chef des Armées n'êtes pas en mesure d'envisager une autre solution, plus digne ?
Ou a-t-elle pour objectifs de démontrer - quel qu'en soit le prix - que la France est prête à entrer dans l'escalade de la violence au nom de son combat pour la démocratie et contre le terrorisme (ne rien faire, c’est donner un signal que la France finalement ne se bat plus contre le terrorisme) ? Sachez qu'à nos yeux la raison d’Etat ne doit jamais l’emporter sur le respect de la vie des citoyens.
Nous sommes particulièrement indignés par le ton de vos propos et de ceux de la majorité de la classe politique française dans un consensus national sans fausse note. Nous croyons comprendre que la France, patrie des Droits de l’Homme, sacrifie ses ressortissants sur l’autel d’orientations stratégiques occultes. Vous avez effectivement pris le parti de vous mettre à l’abri de tous moyens de pression en excluant l’option des négociations.
Nous nous inquiétons également du traitement différencié réservé aux citoyens et victimes en fonction de ce que leurs employeurs représentent pour les intérêts de la France.
En conclusion, si vous "assumez" si bien cette mission, sachez dire aux Français qu’elle est un échec et prenez véritablement vos responsabilités en démissionnant. Si un tel courage vous manque, alors ayez au moins la décence de laisser reposer en paix les âmes d’Antoine et de Vincent en stoppant toute récupération politique de cet assassinat sordide.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

 

Les amis de Master 2 d’Antoine de Léocour

Régis Belmonte

Amélie Benokba

Elodie Bordrie

Marielle Cartiaux

Marion Leriche

Marie Marchand

15:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/01/2011

Management de l'immigration et du terrorisme : le projet SISMARIS (Système d’Information et de Surveillance MARitime pour l’Identification des comportements Suspects)

 

Piloté par DCNS et labellisé par le Pôle Mer PACA, le Système d'Information et de Surveillance MARitime pour l'Identification des comportements Suspects (SISMARIS) a obtenu le financement du Fonds Unique Interministériel (FUI - Fonds de soutien aux projets de R&D collaboratifs des Pôles de compétitivité). Ce projet de recherche et développement a pour objectif d'approfondir le développement d'un système d'information complet et des technologies permettant une surveillance élargie et l'analyse du trafic maritime. Grâce à ce futur système, tous les types de navires pourront dès être pistés en permanence jusqu'à 400 km des côtes, contre 24 km avec les moyens actuels les plus avancés dans le monde.
D'une durée de 36 mois et d'un montant total de 6,8 millions d'euros, le projet SISMARIS se concrétisera par la mise en place progressive (de mi 2010 à mi 2011) dans la région toulonnaise (Saint-Mandrier et Iles du Levant) d'une plate-forme de démonstration permettant de surveiller une grande partie de la Méditerranée occidentale.
Selon DCNS, le projet permettra de valoriser les savoir-faire de défense du groupe naval, de PME innovantes et de Laboratoires Scientifiques (*), sur des problématiques de sécurité civile. Seront notamment utilisés des algorithmes d'aide à la décision permettant la détection des comportements anormaux de navires et donc une meilleure prise en compte tant des situations de détresse en mer, pouvant engendrer des catastrophes humaines ou environnementales, que des situations a priori suspectes liées au terrorisme, à la piraterie, à l'immigration clandestine ou la pêche illicite.
_____________________________________

(*) Participants au projet SISMARIS :

- 5 grandes entreprises : DCNS, SOPRA GROUP, ROCKWELL COLLINS, THALES ALENIA SPACE, CLS ;
- 6 PME : PEGASE-SYSTEMS, ECOMER, CHRISAR Software Technologies, SOFRESUD, INTUILAB, FIDENS;
- 3 Laboratoires Scientifiques : ONERA, ARMINES, IRIT.

piqué au tas sur www.meretmarine.com - 12/03/2009

 

PEGASE systems partenaire du projet SISMARIS

Piloté par DCNS et labellisé par le Pôle Mer PACA, le Système d'Information et de Surveillance MARitime pour l'Identification des comportements Suspects (SISMARIS) a obtenu le financement du Fonds Unique Interministériel (FUI - Fonds de soutien aux projets de R&D collaboratifs des Pôles de compétitivité). Ce projet de recherche et développement a pour objectif d'approfondir le développement d'un système d'information complet et des technologies permettant une surveillance élargie et l'analyse du trafic maritime. Grâce à ce futur système, tous les types de navires pourront dès être pistés en permanence jusqu'à 400 km des côtes, contre 24 km avec les moyens actuels les plus avancés dans le monde.

le projet SISMARIS se concrétisera par la mise en place progressive (de mi 2010 à mi 2011) dans la région toulonnaise (Saint-Mandrier et Iles du Levant) d'une plate-forme de démonstration permettant de surveiller une grande partie de la Méditerranée occidentale. En tant que partenaire du projet Sismaris, la société Pegase Systems mettra à disposition son radar haute définition nommé POSEIDON HD520.

En savoir plus

piqué sur www.transferts-lr.org - 11/05/2009

SISMARIS repousse l’horizon de la surveillance maritime

2010-04-28

Développer un système capable de suivre tous les navires jusqu’à 400 km des côtes et d’identifier les comportements suspects : tel est l’objectif du projet SISMARIS, piloté par DCNS…

DCNS est le pilote du projet SISMARIS, un système d’information capable d’assurer une surveillance élargie du trafic maritime. Lorsqu’il sera finalisé, ce système permettra aux autorités de suivre en permanence tous les types de navires jusqu’à 400 km des côtes, contre 24 km avec les dispositifs actuels.
L’objectif du projet est de réaliser un démonstrateur dans le Sud de la France, qui entrera progressivement en service entre 2010 et 2012.

Sismaris, qu’est ce que c’est ?
Le projet SISMARIS (Système d’Information et de Surveillance MARitime pour l’Identification des comportements Suspects) a obtenu fin 2008 le financement du Fonds Unique Interministériel (FUI – Fonds de soutien aux projets de R&D collaboratifs des Pôles de compétitivité). Piloté par DCNS et labellisé par le Pôle Mer PACA, ce projet de recherche et développement doit déboucher sur la réalisation d’un système d’information capable d’assurer une surveillance élargie du trafic maritime. Avec un tel système, les autorités auront la possibilité de suivre en permanence tous les types de navires jusqu’à 400 km des côtes, contre 24 km avec les dispositifs actuels les plus avancés. Le projet associe treize autres partenaires*, grandes entreprises, PME et organismes de recherche.

Technologiquement, comment ça marche ?
SISMARIS est structuré autour de plusieurs composantes : un réseau de capteurs (radars, capteurs AIS, caméras, etc.) capable de fournir les données cinématiques des navires circulant dans l’espace maritime. Un système de visualisation permettant de suivre la position des navires en temps réel et d’afficher sur chacun d’eux des renseignements issus de bases de données maritimes de type Llloyds ou Trafic 2000. Le tout enrichi avec des données météo et réglementaires (zones à vitesse limitée, zones d’approche de ports, rails, etc.). Le système sera également doté d’algorithmes d’aide à la décision, ayant pour fonction d’identifier les comportements anormaux.

Quelle est la valeur ajoutée du projet ?
SISMARIS marquera une vraie rupture avec les systèmes actuels de type Vessel traffic system), qui ont une portée limitée, et n’offrent pas de telles fonctionnalités. Couplé à un radar haute-fréquences dit à ondes de surfaces, SISMARIS offrira aux autorités une vision inégalée de la situation en mer. Il facilitera notamment l’identification des situations de détresse, susceptibles d’engendrer des catastrophes humaines ou environnementales, ainsi que des situations a priori suspectes liées au terrorisme, à la piraterie, à l’immigration clandestine ou à la pêche illicite.

Quel potentiel « marché » pour ce projet ?
Ce type de système répond un besoin croissant de la part des états, qui ont pris conscience du caractère stratégique du trafic maritime. A titre d’exemple, 90% des échanges commerciaux mondiaux, 47% des échanges intraeuropéens et 70% des approvisionnements énergétiques de la France transitent par la mer.
Le marché potentiel des systèmes de surveillance maritime est évalué à 1,7 milliards d’euros pour les dix prochaines années.

Quelles sont les échéances ?
D’une durée de 36 mois et d’un montant total de 6,8 millions d’euros, le projet SISMARIS devrait concrètement démarrer fin octobre 2009. Il débouchera sur la mise en place progressive (de mi 2010 à mi 2011) dans la région toulonnaise (Saint-Mandrier et Iles du Levant) d’une plate-forme de démonstration permettant de surveiller une grande partie de la Méditerranée occidentale.

En quoi ce projet est-il porteur pour DCNS ?
Ce projet traduit la volonté de DCNS de se positionner sur les problématiques de sécurité et de sûreté maritime. Intégrateur, systémier, DCNS possède l’expérience et le savoir-faire nécessaires pour élaborer et exploiter des systèmes complexes comme SISMARIS, qui ont de nombreux points communs avec les systèmes de combat, les armes en moins.

 


EN SAVOIR PLUS

Pays avec vue sur mer
Tous les pays possédant une façade maritime sont susceptibles d’être intéressés par un système comme SISMARIS. Parmi ses clients potentiels, on trouve les pays développés, ceux qui dépendant largement du trafic maritime, comme la Hollande, Singapour ou la Malaisie, ou encore les pays disposant d’importantes ressources naturelles off-shore, comme le Brésil ou le Nigéria, qui a investi récemment plus de 280 millions de dollars dans un système de ce type.
En attendant que SISMARIS débouche sur un produit commercial, DCNS propose déjà depuis fin 2008 un système de surveillance du trafic, plus simple et plus économique : Matrics (Maritime traffic intelligence and control of the sea).

Un marché en plein essor
Encore modeste aujourd’hui, le marché des systèmes de sûreté maritime devrait connaître une très forte croissance dans l’avenir. DCNS estime qu’il devrait se monter à environ 1,7 milliards de dollars sur les dix prochaines années. La Commission européenne a ainsi annoncé pour le milieu des années 2010 le lancement d’Eurosur, un très ambitieux programme de mise à niveau du système de surveillance des frontières maritimes de la communauté européenne.
Fort de son expérience d’intégrateur/systémier, familier des systèmes complexes et du monde maritîme, DCNS souhaite devenir un acteur important de ce marché émergent.

(*) Participants au projet SISMARIS :

- Cinq grandes entreprises : DCNS, SOPRA GROUP, ROCKWELL COLLINS, THALES ALENIA SPACE, CLS ;
- Six PME : PEGASE-SYSTEMS, ECOMER, CHRISAR Software Technologies, SOFRESUD, INTUILAB, FIDENS;
- Trois laboratoires scientifiques : ONERA, ARMINES, IRIT.

piqué au tas sur www.dcnsgroup.com - 24/04/2010

 

Le projet de Recherche & Développement SISMARIS a pour objectif d’approfondir le développement d’un système d’information complet et des technologies permettant une surveillance élargie et l’analyse du trafic maritime.

Grâce à ce futur système, tous les types de navires pourront dès lors être pistés en permanence jusqu’à 400 km des côtes contre 24 km avec les moyens actuels les plus avancés dans le monde.

 

D’une durée de 36 mois et d’un montant total de 6,8 millions d’Euros, le projet SISMARIS a obtenu, le 10 mars 2009, l’aval du Fonds Unique Interministériel de soutien aux projets de Recherche & Développement collaboratifs des Pôles de compétitivité.

Fidens, partenaire du projet, assure l'expertise en sécurité du système d'information : analyse et gestion des risques (selon ISO27005), définition des exigences de sécurité et de l'architecture sécurisée, sécurisation technique des composants, accompagnement des différents industriels, audits techniques et tests intrusifs.

 

Situation

 

 

 

 

piqué au tas sur www.fidens.fr le 28/10/2010

 

doc : resume-Morel.pdf

Sismaris – Accueil du site.
SISMARIS – Présentation CLS
VIGISAT
CLS

http://www.museedelaguerre.ca/cwm/exhibitions/guerre/photos/2800/19920143-007.jpg

16:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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