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29/11/2010

"Opération banlieues : comment l’Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises" - Hacène Belmessous

Quand la rénovation urbaine facilite les opérations policières

« Si tu veux la guerre, prépare la guerre. » Dans Opération banlieues, Hacène Belmessous décrypte un projet de conquête où la rénovation urbaine vise à faciliter les opérations policières.

Un laboratoire. Le récit d’Hacène Belmessous ne se déroule ni au Congo ni au Yémen. Mais dans ces quartiers populaires ou défavorisés de notre pays. Ce livre, Opération banlieues, qui fera l’objet d’une rencontre lors du festival Origines contrôlées (1), tente de dessiner la place de ces quartiers dans la France du chef de l’État. Depuis 2002, explique l’auteur, Nicolas Sarkozy « a fait du contrôle des banlieues la condition nécessaire à l’exercice de son pouvoir ». Ainsi, chacun de ses discours est marqué par la référence à ces territoires. Au cœur de ses représentations, des zones incurables et « irrémédiablement hostiles aux valeurs de la France et à son héritage civilisationnel ». Dans cette vision, les opérations de rénovation urbaine reprennent en quelque sorte l’ambition haussmannienne d’en finir avec les potentiels foyers de révolte. Sans tenir compte des protestations des habitants, les quartiers sont redessinés afin de les « rendre moins hostiles aux policiers », décrit Belmessous qui indique que, au même titre que les bailleurs sociaux, un représentant des forces de l’ordre est toujours présent aux réunions de requalification des quartiers.

En outre, en 2008, le Livre blanc sur la défense s’est mu en Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, copie parfaite du Patriot Act américain. Il précise depuis que « les armées doivent pouvoir, à la demande de l’autorité politique, lorsque des situations graves frappent le territoire national, mettre à disposition cet effectif ». Et Nicolas Sarkozy d’en appeler à « l’ordre de la République » contre « l’ordre des bandes » ; et François Fillon de justifier devant le Parlement : « Au regard de l’expérience du 11 septembre 2001, nous avons intégré les enjeux du front intérieur. » Seulement, note l’auteur, l’armée a de la mémoire et sait qu’à chaque fois qu’elle fut « engagée sur le territoire national contre des Français, cela s’est mal passé et l’institution militaire en est sortie durablement blessée », comme lors de la révolte des vignerons en 1907.

Pourtant, les militaires sont désormais invités à mettre en application leurs connaissances en matière de contrôle des foules en banlieue. L’enquête du journaliste montre que les militaires restent malgré tout mus par les valeurs républicaines et s’interrogent sur leurs nouvelles missions. Malgré cela, l’État dispose de l’appui « intéressé des entreprises de défense et de sécurité » qui vendent un arsenal de technologies de contrôle et des services. Des caméras jusqu’au Taser. Sur ces nouveaux théâtres d’opérations, l’État délègue également à des sociétés de sécurité les rondes nocturnes afin d’éviter les contrecoups d’un éventuel échec. Dans l’optique d’un pouvoir qui pense faire face à une « Intifada des banlieues », l’armée israélienne est également mise à contribution pour son expertise en matière de guerre urbaine. Une démarche politique qui trace une « frontière définitive entre ces quartiers et le “nous” national ».

 

(1) Jeudi 25 novembre, à 18 heures, 
à la Bourse du travail.

Lina Sankari

piqué au tas sur l'huma;fr - 22/11/2010

 

Rencontre avec Hacène Belmessous le 3 décembre à Paris

Rencontre-discussion avec Hacène BELMESSOUS autour de son dernier livre "Opération banlieues : comment l’Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises".

 

Vendredi 3 décembre à 20h, Bar restaurant Le Lieu Dit - 6, rue Sorbier 75020 Paris - 01 40 33 26 29 - contact@lelieudit.com

 

 

 

 

 

 

Entre 1977 et 2003, la politique de la ville visait à « réinjecter du droit commun » dans les quartiers d’habitat social. Mais depuis, derrière les grands discours, une autre politique se déploie discrètement : la préparation d’une guerre totale aux cités, transformées en véritables ghettos ethniques, chaudrons sociaux dont le « traitement » ne relèverait plus que de l’éradication ou de la force armée. Voilà ce que démontre cette enquête implacable d’Hacène Belmessous, nourrie de documents confidentiels, de témoignages d’acteurs de la « sécurité urbaine » : politiques, urbanistes, policiers, gendarmes et militaires, et de visites des lieux où militaires et gendarmes se préparent à la contre-guérilla urbaine. Il explique ainsi qu’un objectif caché des opérations de rénovation urbaine est de faciliter les interventions policières, voire militaires, à venir dans ces territoires. Et il montre comment, à la suite des émeutes de 2005, deux nouveaux intervenants ont été enrôlés par le pouvoir sarkozyste : la gendarmerie mobile et l’armée de terre. Car avec l’adoption en 2008 du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, l’idée d’un engagement des forces terrestres en banlieue n’est plus un tabou. Mais s’ils se disent loyaux envers le chef de l’État, nombre d’officiers interrogés récusent ce « scénario de l’inacceptable ». Quant aux gendarmes, ils contestent ouvertement leur rapprochement avec la police, tandis que nombre de policiers, aujourd’hui en première ligne, récusent la militarisation croissante de leur action. Autant de révélations inquiétantes, pointant les graves dérives d’une politique d’État ayant fait sienne un nouvel adage : « Si tu veux la guerre, prépare la guerre ! »

piqué au tas sur HNSinfo - mis en ligne dimanche 28 novembre 2010 par jesusparis

10:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/11/2010

Le mythe de la kalashnikov de banlieue ...

La presse en fait ses choux gras ses derniers jours :

Le trafiquant d’armes vivait en plein cœur des Mureaux

Deux pistolets-mitrailleurs, neuf pistolets, des centaines de cartouches de kalachnikov, la PJ de Paris a réalisé un beau coup de filet aux Mureaux. En toute discrétion, un armurier des Balkans alimentait le milieu en armes.

Vends kalachnikov, peu servi, pour 500 euros

BANDITISME - Les armes lourdes, en provenance de l'ex-Yougoslavie, sèment la terreur en France...

 

Qu'en est-il réellement ?


Envoye Special - Traffic D'armes 1-2


Sept clés pour comprendre les trafics d'armes

Publié le jeudi 22 février 2007 à 07H56

L’ important arsenal d’armes découvert à la cité du Castellas, à Saint-Joseph, mardi matin s oulève une série de questions sur les réseaux, les méthodes des trafiquants, la nature du marché et ce qu’il peut rapporter

D’où viennent les armes ?
Une affaire jugée mardi à Marseille a montré que le trafiquant s’approvisionnait en armes démilitarisées au Perthus, à la frontière franco-espagnole. Il allait ensuite acheter des pièces détachées au Luxembourg, où elles sont en vente libre, et les remontait. Il revendait le tout.

Mais on compte aussi beaucoup d’armes en provenance des Balkans, de l’ex-Yougoslavie, notamment depuis la fin du conflit. La porosité des frontières est une dure réalité à laquelle la police se heurte désormais chaque jour. Il y a aussi des contrefaçons d’armes fabriquées en Chine. Chez les pistolets mitrailleurs, les plus prisés sont le MP5, la Kalachnikov, le Uzi, d’origine israélienne, et le 44 Magnum, qualifié de "top des armes" par un grand voyou dans un gros dossier récent de banditisme.

Combien ça coûte ?
Un pistolet Glock s’achète 500 € et se revend jusqu’à 3 000 € sur le marché clandestin. Une kalachnikov approvisionnée (livrée avec les munitions), achetée une poignée d’euros en Albanie, se négocie entre 1 000 et 3 000 € dans certaines cités marseillaises ou parisiennes. Un kilo de dynamite peut dépasser les 4 000 €.

Combien d’armes ont été saisies ?
En 2004, 267 armes à feu avaient été saisies à Marseille, notamment des armes de poing (pistolets automatiques 11.43, 9 mm, revolver calibre 38, carabines) et des armes de guerre. Difficile de connaître le nombre exact d’armes saisies ces deux dernières années, la préfecture de police n’ayant pas souhaité communiquer les chiffres. Au regard des importantes saisies de ces dernières semaines, l’augmentation semble indiscutable.

Qui les garde ?
Les trafiquants d’armes préfèrent entreposer leur matériel dans les caves ou dans les tours HLM parce qu’ils savent qu’il est "plus ou moins en sécurité" puisque la cité est surveillée par des guetteurs. Les stocks, comme cela est certainement le cas dans la saisie du Castellas, sont confiés à "une nourrice", payée généralement en drogue. Pour sa consommation personnelle ou pour étoffer son petit trafic local. Des caches plus "reculées" dans les terres vont être préférées lorsqu’il s’agit de stocks encore plus importants, comme ce fut le cas en janvier dernier dans des habitations de Salon-de-Provence, du Rove et de Pélissanne.

A quoi servent-elles ?
Elles seront ensuite utilisées dans les meurtres sur fond de grand banditisme ou pour effectuer des braquages. "Le pistolet Glock 9 mm est de plus en plus utilisé dans les règlements de comptes, dit le procureur Nicolas Bessone. Il a remplacé le 11.43." Une munition jugée "trop lourde" et qu’on trouverait de moins en moins sur le marché.

Pour les braquages et notamment les attaques de fourgons blindés, ce sont surtout le lance-roquette et la kalachnikov qui sont prisés par les malfaiteurs. "Le problème, c’est pas tellement les armes, note un fin connaisseur, ce sont surtout les munitions. Concernant "la nouvelle mode" du 9 mm, c’est surtout un effet de la loi de l’offre et de la demande. C’est ce qu’on trouve le plus, tout simplement. Celui qui veut s’armer achète ce qu’il trouve de disponible".

Enfin, l’achat puis la revente au prix fort de stocks d’armes constituent une rentrée d’argent non négligeable pour les trafiquants de stups, notamment de cannabis. Une des raisons de la présence de véritables arsenaux dans les cités. L’argent de la vente des armes, achetées principalement par le milieu du grand banditisme, est ensuite réinjecté dans l’achat de stups.

Comment les fait-on parler?
Il y a une certaine traçabilité des armes. " Un bon truand ne l’utilise qu’une fois, de peur de se faire remonter sur les hold-up ou les crimes précédents" , témoigne un magistrat. C’est le laboratoire de police scientifique, et plus précisément la section balistique, qui est chargé de faire "parler" les armes, comme on dit dans le jargon policier. L’arme fatale des experts : "la Cible". Un fichier constitué d’éléments de munitions liés aux affaires criminelles, base commune à tous les laboratoires de police et mis à jour chaque nuit, qui permet de faire des comparaisons avec les balles retrouvées sur les lieux d’un braquage sanglant ou d’un règlement de comptes.

Que risquent les trafiquants ?
Les peines encourues pour la détention ou le trafic d’armes ont été accrues. Désormais, tout détenteur encourt 3 ans de prison. Le port, le transport ou le dépôt d’armes est passible de 5 ans. Dès lors que les faits ont lieu en récidive ou sous la qualification d’association de malfaiteurs, la peine maximale est de 10 ans. L. Sariroglou et D. Trossero

piqué au tas sur www.laprovence.com




ROUBAIX Interpellé en pleine rue avec une Kalachnikov

En pleine nuit, les CRS ont interpellé un individu en état d'ivresse porteur d'une Kalachnikov. Placé en garde à vue, l'homme a reconnu avoir acheté l'arme de guerre en Espagne pour sa collection personnelle.



Une enquête est en cours.
C'est une étrange découverte qu'ont réalisée les CRS en poste à Roubaix. Dans la nuit de samedi à dimanche, une patrouille qui circule rue Desbonnet, dans le quartier du Pile à Roubaix, constate qu'un piéton est porteur d'une « arme longue » . Gyrophares, sirène deux tons. Ils tentent de procéder à l'interpellation du prévenu qui prend la fuite... avant de chuter au sol, en raison de son état d'ivresse avancée : près d'un gramme d'alcool dans le sang selon les analyses. Lors de sa fuite, le Roubaisien âgé de 20 ans a réussi à jeter son arme, qui a été retrouvée sous une voiture par les forces de l'ordre. Il s'agissait d'une arme de catégorie 1, de type Kalachnikov. Sans cartouche.
Interpellé et placé en cellule de dégrisement, le jeune homme a finalement été entendu ce week-end. Il a reconnu les faits, expliquant avoir acheté l'arme en Espagne pour sa « collection personnelle ». L'arme de guerre est partie pour analyse. Selon les premières hypothèses, il s'agirait d'une arme démilitarisée, sans percuteur et avec le canon obstrué. Elle pourrait être saisie par la justice.w


V.DE.

piqué au ats sur www.nordeclair.fr

 

Quatre interpellations pour trafic d'armes dans la région ajaccienne

Publié le jeudi 21 octobre 2010 à 01H09 -

Quatre hommes ont été interpellés mardi matin dans la région d'Ajaccio dans le cadre d'une affaire de trafic d'armes instruite par un juge de la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille.

L'opération a été menée dans la plus grande discrétion par les fonctionnaires de l'OCLCO (office central de lutte contre la criminalité organisée) de Paris et de la direction régionale de la police judiciaire d'Ajaccio.

Lors des diverses perquisitions qui ont été effectuées, les policiers ont découvert quatre armes de poing remilitarisées.

Et un certain nombre d'autres armes démilitarisées.

Il semblerait que les armes rendues inoffensives (destinées à l'origine à des collectionneurs) provenaient d'Espagne. Et que des canons arrivaient d'un autre pays ce qui permettait de refaire des pistolets opérationnels.

Cette affaire est, en fait, une suite d'une affaire plus ancienne. Celle d'une cache d'armes découverte à Ajaccio dans le quartier du Loretto au mois de février dernier. Puis d'une autre mise au jour dans le courant du mois de juillet avenue Noël-Franchini.

Dans ces affaires, trois personnes sont mises en examen : Jean-Marc Bonelli, Florent Leccia et Claude Chossat.

Il était difficile de savoir hier, si les personnes entendues sont de simples connaissances des hommes déjà incarcérés dans ces dossiers ou s'il s'agit d'un nouveau rebondissement de la lutte contre le trafic d'armes dans l'île.

En tout état de cause, les gardes à vue peuvent se prolonger jusqu'à vendredi. Ce sera ensuite au magistrat de décider si les hommes interpellés sont mis en examen ou hors de cause.

piqué au tas sur www.corsematin.com

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21/11/2010

Le nouveau concept stratégique de l'Otan : Adieu taliban, Bonjour bouclier antimissile

EADS, MBDA et Thales veulent profiter de la nouvelle doctrine de l'Otan

 

Les 28 Etats membres de l'Otan se retrouvent demain à Lisbonne. Ils vont faire de la défense antimissile une nouvelle mission collective de l'Alliance. EADS, MBDA et Thales espèrent en tirer profit. Mais Paris n'a pas les moyens de les soutenir face aux Américains.

La période de rodage aura été de courte durée pour Alain Juppé. A peine nommé, le nouveau ministre de la Défense a rendez-vous demain à Lisbonne pour l'un des plus importants sommets de l'Otan de ces dernières années. Outre une restructuration de ses effectifs, l'Alliance atlantique doit entériner une nouvelle doctrine, la dernière datant de 1999, pour faire face aux nouvelles menaces.

A ce titre, le maire de Bordeaux a dû se plonger en accéléré dans l'un des dossiers les plus complexes du moment, celui du bouclier antimissile. Avec, en filigrane, la question des intérêts industriels français dans un domaine où les Américains ont pris une énorme longueur d'avance.

Fruit d'une réflexion de plusieurs mois menée sour l'égide de Madeleine Albright, l'ancienne secrétaire d'Etat américaine, la nouvelle feuille de route de l'Otan va faire de la défense antimissile une de ses nouvelles missions collectives. Les 28 Etats membres sont d'accord pour se doter d'un système de protection contre des missiles qui viseraient le territoire de n'importe lequel d'entre eux, d'où qu'ils viennent.

Sur ce chapitre, trois industriels européens comptent bien apporter leur pierre à l'édifice : EADS, au travers de sa filiale spatiale Astrium, le missilier MBDA et, au milieu, Thales, partenaire des deux premiers avec ses radars et ses systèmes de communication.

A défaut d'être parfaitement alignés, les trois industriels sont au moins d'accord sur un point : faute d'arriver à imposer sa technologie, l'Europe n'aura d'autre choix que de passer par les fourches Caudines américaines. « Si les pays européens ne participent pas a minima au futur bouclier antimissile, alors les Américains apporteront tout, nous le feront payer, et nous n'aurons aucun contrôle sur la facture, sans aucune retombée industrielle » , affirment-ils en substance. L'enjeu est d'autant plus important que MBDA et Thales comptent bien profiter de la nouvelle doctrine de l'Otan pour combler un trou dans leurs offres à l'export.

Pour simplifier, il existe deux types de menaces. La première englobe les missiles qui, une fois tirés, ne montent pas à plus de 20 kilomètres d'altitude, pour une portée de 3.000 kilomètres maximum. Cette menace, l'Otan la traite déjà au travers de la première phase du programme « active layered theater balistic missile defense » (ALTBMD), destiné à protéger les troupes en opération. La France y contribue à deux niveaux : le système de commandement des opérations aériennes confié à TRS, une coentreprise Thales-Raytheon, et les missiles d'interception, au travers des Aster de MBDA.

Deux solutions concurrentes

Ce qui se décidera ce week-end à Lisbonne doit logiquement enclencher la seconde phase du programme ALTBMD, celle devant traiter des missiles de plus longue portée et qui flirtent avec les hautes couches de l'atmosphère, voire qui font un saut dans l'espace avant de frapper leur cible. Pour Paris, la meilleure réponse à cette menace balistique (que très peu de pays maîtrisent à ce jour) reste la dissuasion nucléaire.

Les industriels, eux, veulent aller plus loin, et proposent deux solutions concurrentes. La première, poussée par MBDA consiste en une évolution de l'Aster pour qu'il puisse monter jusqu'à 80 kilomètres d'altitude. Le problème, c'est qu'il en coûterait entre 2,5 et 3 milliards d'euros. Hors de portée de la loi de programmation militaire actuelle. Le missilier devra se contenter de 10 à 15 millions par an d'études amont financées par la DGA. Mais qui dit évolution de l'Aster dit aussi nouveau radar d'alerte, sans lequel le futur Aster reste aveugle. Selon Thales, il y en a pour 200 millions, une somme que Paris n'a pas prévu d'avancer pour l'instant.

La seconde solution pour contrer la menace balistique consiste à développer un intercepteur exo-atmosphérique capable de détruire un missile dans l'espace. Astrium, qui fabrique les fusées Ariane et les missiles nucléaires, s'estime compétent pour le faire. Il faudrait consacrer 50 millions d'euros par an pendant cinq ans pour en faire la preuve, assure la filiale d'EADS. Le problème, là encore, est que la loi de programmation militaire actuelle n'a rien prévu de tel, conformément d'ailleurs au Livre blanc de la défense.

ALAIN RUELLO


Ce que dit le livre blanc de la défense
Nicolas Sarkozy a beau affirmer que la France participera au bouclier antimissile poussé par les Américains, reste à confirmer avec quelles ambitions. A ce jour, la seule référence officielle est le Livre blanc de la défense de 2008. Celui-ci reprend à son compte le risque de prolifération balistique. Mais il estime que la prévention et la dissuasion nucléaire demeurent les premières protections. Viennent ensuite des capacités de détection et d'alerte avancée au travers de satellites ou de radars à très longue portée. Un milliard d'euros a été prévu d'ici à 2020 pour cela. Rien, en revanche, pour un système de défense actif

piqué sur les echos.fr - 21/11/2010

http://3.bp.blogspot.com/_V2GF7zO6_M8/TMmcW_Hs4JI/AAAAAAAACzM/BmD07wNKF50/s1600/alien-hand-5.jpg

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20/11/2010

Jean-François Daguzan "repense" la sécurité nationale


[Petit retour sur un artilce de 20minutes du 11/11/2008]

Le terrorisme sociétal: «Une vraie [source de profit] menace pour l'avenir»

 

Un employé de la SNCF inspecte la caténaire d'une voie ferrée, le 11 Septembre 2008 à Strasbourg

Un employé de la SNCF inspecte la caténaire d'une voie ferrée, le 11 Septembre 2008 à Strasbourg Patrick Hertzog AFP/Archives

[photos d'archives - rien à voir avec une inspection le 11/11/2008]

PROTESTATION VIOLENTE - Le sociologue Jean-François Daguzan revient sur [pour justifier] l'interpellation des dix militants «d'ultra gauche» impliqués dans l'affaire des catenaires SNCF...

Militants «d'ultra gauche mouvance anarcho-autonome» qui s'en prennent aux caténaires SNCF et ont été interpellés ce mardi matin, Front national anti radars, groupuscule AZF: les groupes aux revendications floues mais aux actions violentes inquiètent le ministère de l'Intérieur. Jean-François Daguzan, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique et auteur de «Terrorisme(s). Abrégé d'une violence qui dure» (éd. du CNRS), revient sur ce mode protestataire qui vise les symboles de l'Etat français ou du capitalisme et semble en pleine expansion. [et Jean François Daguzan est aussi  rédacteur en chef de la revue Maghreb‐Machrek, et membre du Conseil scientifique d’Euromed‐IHEDN]

Que vous inspire les derniers développements de l'enquête?
Si l'action de ce groupuscule d'ultra-gauche est confirmée, il semble qu'on soit dans le modèle du terrorisme sociétal. On a vu avec la Fnar que la protestation se traduit par des moyens violents envers des éléments symboliques. Le radar est un objet extrêmement symbolique, la SNCF est aussi un symbole très clair de l'Etat français, à moins que l'on ne vise plus spécifiquement le TGV. En attaquant ce fleuron, les activistes peuvent s'en prendre à la technologie triomphante, ou au grand capitalisme. Une logique de chantage n'est pas à exclure non plus: on avertit les autorités qu'on peut provoquer un accident de TGV.

Que pensez-vous de cette mouvance d'ultra gauche?
Il est encore trop tôt pour parler en détail de ce groupuscule. Mais il faut souligner que la crise financière, qui est partie pour durer, favorise ce type de comportement anticapitaliste. On s'attaque aux instruments de la déshumanisation.

C'est nouveau?
Non, cette tendance, que j'appelle le «terrorisme sociétal», est latente depuis plusieurs années. Et croissante. Ce genre d'action violente est apparu aux Etats-Unis dans les années 80 avec les mouvements anti-IVG qui n'avaient pas hésité à tuer des médecins pratiquant l'avortement. Et puis on a eu les terroristes écologistes, les militants radicaux de la cause animale. En Europe, le «terrorisme sociétal» est apparu en 2003 en Italie avec «Aquabomber», un mystérieux personnage qui contaminait les bouteilles d'eau dans les supermarchés au nom de vagues revendications alter-mondialistes. Tous ces gens ont des objectifs très différents, mais il y a une forme de regroupement dans la détestation de la société actuelle.

On a quitté l'ère de la désobéissance civile...
Pour celle de la protestation violente. Un des exemples les plus marquants, ce sont les émeutes qui entourent les réunions du G8, comme à Gênes en 2001, avec le «Black Front».[tu noteras le confusionnisme entre Black Block et le Black Front qui lui est un groupuscule d'extrème droite] C'est un terrorisme qui prendra de plus en plus d'importance.

Comment en est on arrivé là?
A cause du durcissement de la vie dans nos sociétés, d'un chômage endémique... Ce qui est frappant, c'est aussi l'absence de raisons politiques. La «victoire» de la démocratie libérale a éteint tous les espoirs de changement politique radical. Jusqu'en 1981 en France, on pouvait croire au grand soir, dans les rues et même dans les urnes. Cette hypothèse n'existe plus.

Ces groupes sont donc différents de ceux des années de plomb?
Oui, ils sont plus spontanés, plus hétérogènes, moins structurés pour la prise de pouvoir par rapport à l'ancienne école. Ces groupes agrègent des post soixante-huitards avec beaucoup de gens en marge ou en conflit avec la société. Dans le cas de la Fnar, on avait un anarchiste individualiste, en guerre contre la société et ultra réactionnaire. Mais le spectre est large. On retrouve cette protestation violente dans des occupations d'usine avec des employés prêts à tout pour défendre leur entreprise menacée de fermer: explosions, rejet de substances toxiques dans la nature, séquestration de responsables du personnel…

C'est un problème sérieux...
A force, ce ne sont plus des cas isolés. Plutôt les prémices de mouvements qui resteront erratiques, spécifiques, mais qui vont former une véritable catégorie. Et une vraie menace pour l'avenir.
Recueilli par Mathieu Grégoire

 

 

Repenser la sécurité nationale

Jean-François Daguzan et Pascal Lorot

Directeurs de la revue Sécurité Globale

 

Depuis l’arrivée à la présidence de la République de Nicolas Sarkozy, un grand mouvement de réflexion autour des questions de défense et de sécurité a été lancé. Avant cette période, le « Livre blanc du Gouvernement sur la sécurité intérieure face au terrorisme » publié en 2006 avait été un premier élément innovant qui avait contraint tous les ministères et les services spécialisés à la fois à élaborer un état des lieux de la menace et à définir une doctrine commune. Désormais, cette réflexion a été élargie. Le président a lancé un grand exercice visant à mettre à plat l’ensemble des problématiques allant de la politique étrangère en passant par la défense, tout en assurant le continuum avec la sécurité intérieure.

La dernière révision du « Livre blanc de la défense » date de 1994. Elle fut engagée pendant la cohabitation Mitterrand/Balladur et marquée du sceau des incertitudes de l’immédiat après-Guerre froide. Depuis, si bon nombre d’analyses dudit Livre blanc demeurent étonnamment justes, beaucoup d’évolutions sont intervenues qui en altèrent toutefois la portée et la pertinence. Le 11 septembre est passé par là, imposant la menace du terrorisme islamique radical comme un fait structurant dans la longue durée.

L’ordonnance du 7 janvier 1959 « portant organisation de la défense nationale » précise en son article 1 que « la défense a pour objet d’assurer en tout temps, en toutes circonstances et contre toutes les formes d’agression, la sécurité et l’intégrité du territoire, ainsi que la vie de la population. Elle pourvoit de même au respect des alliances, traités et accords internationaux ». À priori, on pourrait donc considérer que la défense couvre tous les aspects de la société et toutes les menaces. Mais le sens des mots a changé. Avec le temps, la notion de défense a évolué pour se cristalliser sur les activités directement liées à la chose militaire. En transformant, dans les années 1970, le ministère des Armées en ministère de la Défense, Michel Debré ne se doutait pas qu’il créait une révolution sémantique. Par ailleurs, les menaces et les risques appellent désormais un continuum de réponses qui se doivent d’être relativement homogènes, notamment quand ceux-ci concernent le territoire national. Terrorisme, catastrophe industrielle ou naturelle, risques sanitaires… toutes ces situations de risque, prises individuellement ou de manière cumulée, impliquent de mettre en œuvre un tronc commun quant aux réponses à y apporter et dans lesquelles les moyens civils et militaires sont engagés en fonction de la gravité de la crise.

 

L’élargissement de la notion de sécurité

Les termes même de défense et de sécurité ont bien évolué. La défense fait traditionnellement référence au collectif, à l’engagement visant à préserver les intérêts, nécessairement multiples, d’une collectivité bien identifiée. Aujourd’hui, cette approche est contestée par l’émergence de la notion de sécurité qui sous-tend l’idée de protection de l’individu. De plus en plus, avec l’évolution de nos sociétés modernes, c’est en effet la notion d’individu qui prime sur le collectif. On observe ainsi une transition réelle, dans les discours comme dans la matérialisation des préoccupations sociétales, de la notion de défense (collective) à celle de sécurité (individuelle). Cette notion de sécurité elle-même, de son côté, s’est élargie à de nombreux aspects qui dépassent la simple protection physique du citoyen et de ses biens. Aujourd’hui, on parle ainsi, entre autres, de sécurité économique, de sécurité humaine, voire de sécurité fonctionnelle.

 

La sécurité économique

Lorsque l’on quitte le champ strict de la défense prise au sens de la protection du territoire (national) mais aussi des intérêts vitaux du pays (qui peuvent trouver leur source à l’extérieur du territoire national), la notion de sécurité économique s’impose d’elle-même. Tout d’abord car elle fait référence au deuxième pilier historique de la défense nationale, gravé dans le marbre, à savoir la défense économique. Surtout, car la préservation de notre patrimoine économique et industriel contre toutes les tentatives de prédation extérieure est devenue une préoccupation majeure.

L’émergence brutale et, pour ainsi dire non anticipée, du phénomène de la mondialisation a conduit à une irruption inattendue de nouveaux acteurs, aux stratégies souvent complexes. Comment interpréter, par exemple, la voracité de certains fonds d’investissement étrangers prompts à racheter nos joyaux industriels, notamment des PME à fort potentiel… et dépourvues de protection ? Comment quantifier les effets économiques et, au final, politiques et sociaux, de la contrefaçon réalisée hors d’Europe par des industriels malhonnêtes, souvent avec la complaisance de leurs gouvernements, de nos produits et savoir-faire ? Comment interpréter et analyser, les conséquences, pour le pays, de cette course effrénée à la sécurisation des approvisionnements énergétiques entreprise, bien au-delà de nos frontières, par la Chine, les États-Unis et bien d’autres États ? Stratégies indirectes de puissances étrangères ? Concurrence normale ou abusive ? Nouvelles règles du jeu économique mondial ?

Quelle que soit la réponse, les effets sont là : notre patrimoine économique et notre savoir-faire compétitifs s’en trouvent aliénés pour partie ; les équilibres patiemment bâtis au fil des décennies sont rompus et remis en cause. Avec le risque de porter atteinte à notre capacité de faire face à des ruptures brutales et, in fine, de voir fragilisée la pérennité de la cohésion sociale du pays lui-même. D’où la prise en compte des problématiques, aujourd’hui populaires, dites d’« intelligence économique ». À cet égard, il n’est pas innocent que l’institution militaire ait logé en son cœur, à savoir le Secrétariat général de la défense nationale (SGDN), le poste de Haut représentant chargé de l’intelligence économique (HRIE), responsable de la coordination des réponses gouvernementales en ce domaine.

D’autres formes de « sécurité » se sont également imposées en une vingtaine d’années. On pense notamment au concept de sécurité humaine.

 

La sécurité humaine

La sécurité humaine est un concept qui a progressivement émergé, dans les années 1980, sous l’égide de l’Unesco. Il correspond au droit de toute personne (prise comme individu) de vivre en paix dans l’exercice de ses droits fondamentaux (droits de l’homme, démocratie, droits à l’éducation, au logement, etc.).

« Dans l’après-Guerre froide », note Frédéric Ramel, « les discours concernant la sécurité semblent subir une transformation de fond. [...] Les spécialistes académiques tendent à élargir la sécurité à des dimensions non-militaires, allant de l’immigration à l’économie en passant par la protection de l’environnement. Certaines institutions internationales et un grand nombre d’États emboîtent le pas et diffusent des discours visant une approche moins étriquée de la défense, jusqu’à présent cantonnée dans le militaire. La valeur centrale devient de plus en plus l’individu lui-même, au-delà de son appartenance à un État en particulier. On parle alors de sécurité humaine. Boutros Boutros-Ghali et Kofi Annan ont largement participé à l’extension de ce concept en insistant sur le rôle fondamental de l’ONU dans la protection de la dignité humaine. »1

Cette notion de sécurité doit également être analysée à l’échelon européen et non dans sa seule dimension franco-française. Ainsi, l’article 2 du traité de Nice consolidé, qui régit, jusqu’à l’adoption pleine et entière du Traité simplifié, les relations entre les membres de l’Union européenne, précise que « L’union se donne pour objectif : de promouvoir le progrès économique et social ainsi qu’un niveau d’emploi élevé [...] ; de renforcer la protection des droits et intérêts des ressortissants de ses États membres par l’instauration d’une citoyenneté de l’Union ; de maintenir et de développer l’Union en tant qu’espace de liberté, de sécurité et de justice [...] ».

La notion de sécurité s’inscrit donc comme un des buts majeurs de l’Union européenne. La Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne précise d’ailleurs que « toute personne a droit à la vie [...] et à la liberté et à la sûreté »2. C’est pour cela que l’UE, dans sa démarche, insiste tant sur la sécurité du citoyen. C’est l’individu en tant que tel qui est au centre de la préoccupation communautaire. C’est en cela que l’Union peut se déclarer compétente en matière de sécurité et se distinguer de la « défense » qui, d’une part, relève des compétences souveraines des États membres et, d’autre part, englobe la notion plus large « d’intérêts vitaux » ainsi qu’une dimension collective élargie à des enjeux économiques ou scientifiques et à des engagements extérieurs (respect des traités, accords de défense).

 

Sécurité fonctionnelle et résilience

Un exemple intéressant de réflexion conceptuelle sur la notion de sécurité a trait à cette proposition de « sécurité fonctionnelle ».

L’équipe réunie par Antonio Missiroli de l’Institut d’études de sécurité de l’UE, dans un Cahiers de Chaillot, propose en effet une nouvelle orientation de la sécurité (européenne) sous le vocable de D-Drive, en d’autres termes Disasters, Diseases, Disruptions (désastres, maladies, ruptures)3.

Pour ces auteurs, l’UE, comme le reste du monde, est menacée d’un ensemble de risques majeurs parmi lesquels il faut compter les risques environnementaux, les catastrophes naturelles et/ou industrielles, les grandes pandémies, le terrorisme, etc. Ces évènements, s’ils ne se produisent pas forcément sur le sol de l’UE, ont néanmoins des répercussions majeures sur l’Union et ses citoyens par le biais de maladies qui naturellement ne connaissent pas les frontières, de la menace sur la sécurité des approvisionnements énergétiques et en matières premières, ou d’immigrations massives et incontrôlées susceptibles de survenir à la suite de la dégradation des conditions de vie ailleurs sur la planète (famine, sécheresse, épidémies, etc.).

La mondialisation produit désormais des effets ricochets d’un bout à l’autre du globe4. Pour faire face à cette nouvelle « société du risque » et à ces nouvelles menaces structurelles, Bengt Sundelius propose, dans la même étude, le concept de « sécurité fonctionnelle »5. Ce concept se veut une critique de la sécurité « centrée sur les acteurs » jugée trop restrictive. L’imbrication des causes et des moyens, les effets de « cascade » obligent à un traitement global des problèmes. Cet auteur propose de travailler sur la « sphère interstitielle », c’est-à-dire sur les interconnexions possibles entre les différents niveaux de la sécurité : de la sécurité intérieure à la sécurité humaine. Cette notion est tout à fait intéressante car elle fait le lien entre la sphère étatique et la sphère européenne, entre la sécurité intérieure, la protection civile nationale et internationale, et enfin la défense.

L’autre élément essentiel et complémentaire de la démarche antérieure est d’investir et de construire autour de la notion la « résilience », c’est-à-dire dans la capacité de restauration de la société en cas de catastrophe majeure. Le continuum de risque (catastrophe naturelle, catastrophe industrielle, terrorisme NRBC…) implique une stratégie globale à l’échelon européen dont les actions actuelles, pour significatives qu’elles soient, ne sont que les prémices. L’efficacité de la réponse est donc le fruit d’un processus interactif mettant en œuvre les divers acteurs de la sécurité : sécurité intérieure, protection et sécurité civile, santé et environnement, et défense. Sécurité fonctionnelle et résilience peuvent alors devenir des maîtres mots d’une démarche globale.

 

Vers la sécurité globale

Les acteurs de la défense, de la sécurité et, pris globalement, de la protection civile, sont aujourd’hui tous à leur place. L’analyse des menaces ne devrait guère amener de surprises par rapport au passé. La nature des missions (même si l’on peut penser que les problèmes économiques autant que démographiques réduiront à terme les opérations extérieures) ne devrait guère beaucoup changer. Le vrai travail restant à faire est celui de l’articulation des missions et des acteurs. Le pouvoir politique a, le plus souvent, la tentation d’engager les forces (y compris et surtout) militaires au premier coup dur. Il va falloir apprendre à gérer ce que Foch appelait « l’économie des forces ».

La recherche d’une articulation optimale est aujourd’hui en phase de définition terminale. Que cela soit dans le domaine des synergies à trouver entre les différents acteurs de la sécurité et de la défense, dans celui de la valorisation de notre outil diplomatique ou encore, par exemple, dans celui de l’identification des menaces, actuelles et futures, qui pèsent sur notre pays, des stratégies de réponse à y apporter, sans oublier la question essentielle des moyens à mettre en regard, tout fait désormais débat, de manière utile et saine. Avec l’objectif d’aboutir à la définition d’un cadre se voulant opérationnel à l’horizon du printemps 2008.

Finalement, la définition d’une « sécurité nationale française », telle qu’elle semble devoir se profiler, correspond assez étroitement à la notion de sécurité globale que nous défendons. Le concept de 1959, qui demeure tout à fait juste dans son esprit, ignorait le crime organisé, la multiplication des formes de violence, la finance criminelle et le nouveau « champ de bataille » économique... L’action des forces françaises en Afghanistan trouve, par exemple, sa répercussion en France chez les réseaux salafistes métropolitains. C’est donc ce continuum stratégique ininterrompu qu’il s’agit maintenant de traiter et d’expliciter car le principe de résilience, auquel nous tenons tant, implique une mobilisation de l’opinion publique autant que celle des acteurs opérationnels civils et militaires.

C’est pourquoi cette deuxième livraison de Sécurité globale consacre son dossier central à « repenser la sécurité nationale », en offrant moult réflexions et points de repère et, aussi et surtout, en prenant soin d’offrir un regard expert sur ce qui se fait aujourd’hui au-delà de nos frontières, notamment aux États-Unis.

Jean-François Daguzan et Pascal Lorot sont Directeurs de Sécurité Globale.

Jean-François Daguzan, est également maître de recherche, Fondation pour la recherche stratégique. Pascal Lorot, est également président de l'Institut Choiseul.

Notes:

1. Frédéric Ramel, La sécurité humaine: un concept pour penser le XXIe siècle, Université Jean Moulin - Lyon 3, http://generisfrance.free.fr/reflexions/ramel0900.html

2. Paragraphes 1 et 6, http://www.europarl.eu.int/charter/pdf/text_fr.pdf

3. Chaillot Papers, n°83, septembre 2005.

4. Ibid, p. 20.

5. Ibid, p. 66-67.

Copyright Hiver 2007-2008-Lorot-Daguzan / Sécurité globale / Choiseul

L'adresse URL de cette page est www.diploweb.com/forum/securite08034.htm

 

 

09:30 | Lien permanent | Commentaires (1) |

12/11/2010

La contre-insurrection qui vient ...

Quelques écrits de penseurs-théoriciens tendance "françois qui se touche" de l'autre théâtre de l'invisible :

 

La contre-insurrection, dans l’incapacité de se fixer sur un point fixe, un horizon politique préalablement défini, un effet final recherché, est alors condamnée à bégayer ad nauseam ses succès tactiques, aussi payants sur le court-terme qu’ils mèneront à l’échec sur le long terme, tandis que la roue des théories, animée par une folle dynamique d’autoréplication, continuerait de tourner à vide.

C’est le travail de Sisyphe du micromanagement du champ de bataille, l’enfermement dans une « stratégique de tactiques » et son appareil dantesque de metrics, d’indicateurs de performance qui visent à évaluer l’évolution de la situation district par district, habitant par habitant, jusqu’à l’épuisement, jusqu’à ce que les statistiques viennent saturer le réel, sans permettre d’anticiper les coups de l’ennemi.

 

[PDF] Faut-il brûler la contre-insurrection

http://www.doctormacro.com/Images/Posters/A/Poster%20-%20Apocalypse%20Now_27.jpg


 

11:59 | Lien permanent | Commentaires (3) |

07/11/2010

La France compte sur toi pour "Signaler les présences suspectes "

C’est en zone gendarmerie que l’expérience est tentée, avec l’appui des polices municipales.Archives V. Voegtlin

Avant le Haut-Rhin, le dispositif « participation citoyenne » a déjà été expérimenté dans les Alpes-Maritimes, le Loir-et-Cher, le Nord, la Drôme, l’Hérault et l’Allier. Visant à mobiliser la vigilance des habitants sur leur propre sécurité, il consiste essentiellement à signaler « présences suspectes ou agissements douteux de personnes étrangères aux lieux », afin de « mettre en place des contrôles orientés ou des services de surveillance générale ». Le tout en liaison avec la gendarmerie, la police municipale et la mairie et en faisant du « référent de quartier désigné par ses pairs, le maire et les forces de sécurité », une pièce maîtresse du dispositif.

L’exemple soultzien démontre à l’envi qu’il faudra d’abord vérifier que l’idée correspond bien à un besoin et que les quartiers retenus sont bien ceux dont parle le texte de référence : « Particulièrement visés par les délits d’appropriation (vols, cambriolages). »

La proximité de la RN 83

A Soultz, en marge de la réunion avortée, un officier a surtout évoqué des potentialités, plus que des faits ou des chiffres : la proximité de la RN 83 (à partir du carrefour du… Nouveau Monde), propice à la fuite rapide des malfaiteurs, et l’attrait d’un lotissement aux maisons neuves, évocatrices de butins intéressants.

Resteront ensuite toutes les questions de nature à nourrir un débat plus politique, qu’elles aient trait au respect de la liberté individuelle et de la vie privée, éventuellement écornées par une surveillance de proximité érigée en système, ou à la couverture légale des membres du réseau, voire au bon sens, qui enseigne que l’esprit civique et d’entraide n’a pas attendu ce dispositif pour animer certains esprits.

piqué sur www.lalsace.fr - 07/11/2010 (merci Roger pour la veille !)

http://jb.aguilhon.free.fr/images/mamie_tromblon_6.jpg

"Tu tues une baleine, t'auras les écolos, t'auras Greenpeace, t'auras le commandant Cousteau sur le dos !

Mais décime un banc de sardines, j'aime autant te dire qu'on t'aidera à les mettre en boîte !"

Benoît.

19:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/10/2010

L'Europe "sous" la menace terroriste : la SDAT et la DCRI tendent leurs filets...

Le Figaro aujourd'hui :

Menace terroriste : l'Europe traque ses djihadistes

Formés et entraînés aux confins du Pakistan, ils seraient prêts à agir sur le Vieux Continent.

La menace reste diffuse, mais sa nature se précise : c'est le retour, sur le Vieux Continent, d'un groupe de djihadistes européens, «formés et entraînés» aux confins de l'Afghanistan, qui a justifié l'alerte antiterroriste lancée dimanche depuis Washington, ont fait savoir de hauts responsables européens et américains réunis jeudi à Luxembourg.

La menace, «persistante mais sans cible précisément identifiée», a été confirmée jeudi de vive voix par le numéro deux américain de la Sécurité intérieure aux vingt-sept ministres de l'UE. «La menace est réelle (…), a dit le Français Brice Hortefeux après la rencontre avec Jane Holl Lute. Il s'agit d'un certain nombre de ressortissants européens formés et entraînés en Afghanistan ou au Pakistan et qui seraient susceptibles de revenir dans l'Union européenne avec de mauvaises intentions.»

La France s'inquiète depuis plusieurs mois de la stratégie «multicibles» adoptée par al-Qaida et les groupes affiliés depuis les sanglants attentats de Bombay, en Inde, en novembre 2008. Elle pourrait s'appliquer simultanément à plusieurs capitales européennes, ou à plusieurs cibles dans une même ville, a indiqué jeudi Mme Holl Lute. Cette incertitude pourrait expliquer pourquoi le renseignement américain n'a pas voulu - publiquement du moins - préciser la géographie de la menace. «La France, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie et le Royaume-Uni se sentent directement concernés, les autres (Européens) sont solidaires mais moins directement visés», selon Brice Hortefeux. L'alerte américaine vient, selon lui, s'ajouter «à un faisceau d'informations et de faits qui encouragent (la France) à la vigilance».

 

Un «terrorisme natif»

L'Europe fait face à une deuxième mutation de la menace, explique Gilles de Kerchove, coordinateur antiterroriste de l'UE. Après l'al-Qaida structurée des attaques de Septembre 2001, après l'éclosion de filiales au Maghreb, dans la péninsule Arabique et au Pakistan, est venue l'heure d'un «terrorisme natif» : «Il recrute ses militants en Europe, les entraîne hors d'Europe puis les renvoie chez eux, prêts à l'action.»

Sont-ils déjà rentrés, comme les Américains le soupçonnent ? La traque d'un groupe de djihadistes titulaires de passeports européens s'annonce particulièrement difficile. «S'ils reviennent du Pakistan ou d'Afghanistan, le chemin est assez long pour les repérer et les arrêter en Turquie ou ailleurs, confie au Figaro un responsable européen du renseignement. Mais s'ils font étape au Yémen ou au Sahel, la route est directe et c'est une tout autre affaire. La question désormais posée à l'Europe est l'installation d'un sérieux cordon sanitaire.»

À Luxembourg, les responsables européens se sont aussi penchés sur un problème de communication : l'alarme américaine du week-end a surpris l'UE, les Vingt-Sept ont réagi dans le désordre et «ajouté au sentiment d'insécurité» des Européens. Les ministres ont décidé jeudi d'une information mutuelle préalable à tout changement des niveaux nationaux d'alerte. Ils veulent également rencontrer leurs homologues américains au moins une fois par an.

piqué au tas sur le Figaro.fr - 08/10/2010

 

http://www.timesonline.co.uk/multimedia/archive/00522/Taleban_522659a.jpg

Insurgés barbus complotant sous le manteau (en fait ils viennent dans nos campagnes égorger nos fils et nos compagnes...)

 

 

Anti-terrorisme : coup de filet aux Angles et à Marseille

 

Douze personnes sont en garde à vue depuis mardi soir dans le cadre de la lutte anti terroriste.

Neuf ont été arrêtées hier matin sur Marseille et dans la région (Aubagne, Marignane), une autre près de Bordeaux et enfin une mère et son fils dans le Gard, et plus précisément aux Angles, juste à côté d'Avignon. Une opération menée d'un côté par les policiers de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) et de l'autre par les hommes de la SDAT (Sous-direction anti-terroriste), sur commission rogatoire d'un juge parisien dans une enquête pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".

"Une Kalachnikov et des munitions retrouvées aux Angles"

D'après une source proche de l'enquête, il s'agirait de deux affaires différentes, et neuf des douze interpellés "n'étaient pas dans une phase de préparation d'un acte terroriste", mais auraient quand même des liens avec un détenu dans le cadre d'un dossier anti terroriste. Des armes de poing ont été retrouvées à Marseille,  tandis qu'une Kalachnikov et des munitions ont été saisies chez la famille gardoise, sur lesquelles la police judiciaire d'Avignon enquêtent. Tous les interpellés sont soupçonnés d'entretenir des liens avec "le grand banditisme marseillais". L'enquête se poursuit aujourd'hui.

piqué au tas sur avignews.com - 06/10/2010

 

Interpellations dans le sud: deux personnes mises en examen et remises en liberté

Deux des neuf personnes interpellées mardi dans le sud dans le cadre d'une parisienne dans la mouvance islamiste, ont été mises en examen jeudi à Nîmes pour détention d' prohibées et remises en liberté sous contrôle judiciaire, selon des sources judiciaires.
Ces deux personnes, une mère et son fils de 25 ans, inconnues jusqu'ici des services de police, avaient été interpellées à leur domicile mardi dans le village des Angles (Gard), où une kalachnikov et un à pompe avaient été retrouvés.


Selon une source judiciaire, elles ont expliqué que ces armes appartenaient au père, décédé en 2007.
Le juge antiterroriste a mis un terme à leur garde à vue et le parquet de Nîmes a repris le dossier sur le volet lié à la découverte des armes, a-t-on expliqué au parquet.
Mardi, neuf personnes avaient été interpellées à Marseille et dans sa région dans le cadre de cette opération menée sur commission rogatoire d'un juge antiterroriste parisien dans une affaire d'"association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".
Elles "n'étaient pas en phase de préparation d'un acte terroriste" et "on est plutôt dans le droit commun", avaient relativisé des sources proches de l'enquête.
Parmi elles, figurent un "vieux routier" de l'islamisme radical, Fouad Sabour, libéré en mai après avoir été condamné en 2003 à 11 ans et demi de prison par la justice allemande pour sa participation à un projet d'attentat contre le marché de Noël de 2000 à Strasbourg.

piqué sur Le Parisien.fr - AFP - 07/10/2010

 

« Je ne suis pas terroriste »

« La Kalachnikov et le fusil à pompe étaient à mon père, décédé il y a trois ans. Je n’ai rien à voir avec un quelconque trafic d’armes ou des islamistes. Je ne suis pas terroriste », confiait, hier, le fils d’Edwige Bouaziz, 56 ans. À bout de nerfs, le jeune homme de 27 ans est sorti de deux jours de garde à vue dans les locaux de la direction interrégionale de la police judiciaire de Marseille. « J’ai été dénoncé. Quelqu’un me veut du mal », se défend le jeune homme. Toutefois, celui-ci ne souhaite pas porter plainte pour diffamation. Et préfère simplement « tourner la page ».

Du côté du parquet anti-terroriste, à Paris, on indique qu’ il «n’y aurait pas d’éléments intégrant la qualification d’une activité terroriste. »

Mère et fils placés sous contrôle judiciaire

Dans le cadre d’une procédure incidente, les deux suspects ont donc été présentés au parquet de Nîmes, hier après-midi. L’Anglois et sa mère ont été mis en examen. Une information judiciaire a été ouverte pour détention d’armes prohibées. « Tous deux étaient inconnus des services judiciaires et ne comptent pas de condamnation de droit commun », précise le parquet de Nîmes.

Mère et fils sont soumis à un contrôle judiciaire le temps que les enquêteurs de la PJ procèdent à toutes les investigations. Les policiers devront déterminer la provenance de ces armes. Qui en est le réel propriétaire ? Et si elles devaient avoir un éventuel acquéreur ? Pour l’instant, la DRPJ de Marseille préfère garder le silence sur l’enquête.

Le jeune homme et sa mère avaient été arrêtés dans le plus grand secret, mardi matin, dans le cadre d’une opération commandée par la SDAT (sous-direction antiterroriste).

par Riad DOUA

piqué sur le Daubé.fr - 07/10/2010

http://www.replikultes.net/medias/uploads/films/gendarme_a_new_york/gendarmeanewyork_11_alsace.jpg

L'élite du contre-terrorisme français entonne son chant de basse intensité :

Vous n'aurez pas l'Afghanistan et le Soudan,
Et malgré vous, nous resterons Français !

Vous avez pu Talibaniser nos plaines
Mais notre coeur, vous ne l'aurez jamais !


 

 

16:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/09/2010

Menace d'attaques terroriste en europe pendant que l'Otan déclenche son opération «Frappe du dragon» en Afghanistan

Attaques terroristes planifiées contre Grande-Bretagne, France et Allemagne

LONDRES — L'annonce de la découverte d'un complot lié à al-Qaïda prévoyant des attaques en Grande-Bretagne, France et Allemagne, attribuée à des services de renseignements occidentaux, était largement reprise mercredi par les médias anglo-saxons, sans confirmation immédiate des gouvernements concernés.

Des attaques simultanées, du style du raid sanglant contre un hôtel de Bombay en Inde en 2008, étaient prévues à Londres et dans de grandes villes françaises et allemandes, mais le projet était à un stade préliminaire, selon les chaînes britanniques Sky News et la BBC qui citent des sources internes aux services de renseignements.

Les autorités des trois pays cités n'ont pas confirmé l'existence de ce complot et n'ont pas annoncé mercredi de relèvement du niveau d'alerte lié au terrorisme international....

piqué sur www.google.com - (AFP) - 29/09/2010

 

Afghanistan : l'Otan déclenche son opération «Frappe du dragon»

Un soldat américain évacué, victime d'une explosion sur une route dans la province de Kandahar, le 27 septembre 2010.
Un soldat américain évacué, victime d'une explosion sur une route dans la province de Kandahar, le 27 septembre 2010.
Erik de Castro / Reuters
Par RFI

L'offensive de l'Otan autour de Kandahar dans le sud de l'Afghanistan, initialement prévue au printemps, a enfin commencé. L'organisation atlantique attendait l'arrivée des renforts américains promis par le président Obama. L’objectif de cette bataille est de couper les talibans de la population pachtoune. Une bataille qui prend place dans un cadre plus vaste et qui comporte plusieurs phases.

Avec notre correspondant à Kaboul, Luc Mathieu

Cette opération baptisée « Frappe du dragon » vise à reprendre le contrôle de trois districts situés à la périphérie de Kandahar. Une offensive simultanée pour éviter que les talibans ne s'enfuient et se regroupent dans une zone épargnée par les combats.

L'opération se déroule en quatre phases. Des forces spéciales américaines vont d'abord tenter de tuer ou capturer les commandants talibans locaux. Les soldats afghans et de l'Otan ratisseront ensuite les trois districts pour éliminer les poches de résistance. Cette phase devrait durer plusieurs mois. Les soldats devront désamorcer des centaines de mines artisanales posées par les talibans.

Une opération lancée dans la discrétion par l'Otan

Le gouvernement afghan tentera ensuite de rétablir son autorité sur la zone en déployant 900 policiers. La dernière phase sera celle du développement. Des projets de construction de puits, d'hôpitaux et d'écoles seront lancés. L'Otan espère convaincre la population qu'elle n'a pas intérêt à soutenir les talibans.

L'Otan n'a annoncé cette opération que vingt-quatre heures après son démarrage. L'hiver dernier, une vaste offensive visant le district de Marjah, dans la province voisine du Helmand, avait été dévoilée plusieurs semaines avant son déclenchement. Une manière de prévenir les populations civiles pour qu'elles puissent s'échapper avant le début des combats.

Mais les talibans en avaient eux-aussi profité pour s'enfuir ou se fondre parmi les habitants. Ils sont depuis revenus. Et ils continuent de harceler les forces de l'Otan en montant des embuscades et surtout, en posant des mines artisanales.

piqué sur www.rfi.fr/asie-pacifique - 28/09/2010

 

http://paperforgood.files.wordpress.com/2010/08/pakistan_flood_big.jpg

Insurgés Pakistanais préparant leur voiture suicide

14:37 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Ecoutes téléphoniques : Le Renseignement a-t-il abusé de dérogations sur la loi ?

Matignon a démenti hier soir que le directeur de cabinet de François Fillon ait "validé un accès sans contrôle" à des écoutes téléphoniques, sans en référer à la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS). Information révélée ce matin par Le Canard enchaîné qui affirme s’être procuré des documents émanant de Matignon, datés de janvier et février dernier, qui valideraient une pratique à la limite de la légalité : les policiers et les gendarmes auraient en effet accès aux factures détaillées de téléphone de tout citoyen, sans avoir besoin de la moindre autorisation...

La consultation des factures de téléphone d’un particulier est pourtant une pratique censée être très encadrée. Les services de renseignement, la police ou la gendarmerie doivent au préalable obtenir une autorisation de la CNCIS.

Cette commission a toutefois accepté une dérogation à la règle, une seule. Dans les affaires de terrorisme ou d’atteinte à la sûreté de l’Etat, les services de renseignement peuvent en effet et en toute liberté demander aux opérateurs de consulter des listings d’appels téléphoniques ou des enregistrements de géolocalisation.

Est-ce cette dérogation qui a permis au Renseignement français de compromettre David Sénat, le conseiller de Michèle Alliot-Marie, soupçonné d’avoir fourni à un journaliste des informations confidentielles concernant l’affaire Woerth ? Nous n’en avons jamais été avisés, prétend l’ancien ministre de l’Intérieur Daniel Vaillant, membre de la commission de contrôle des interceptions. Or, on est loin d’une affaire pouvant porter atteinte à la sûreté de l’Etat, selon le socialiste.
La fameuse dérogation à la loi sur les écoutes pourrait donc être une porte ouverte à toutes les dérives.

Ecoutes téléphoniques : Le Renseignement a-t-il abusé de dérogations sur la loi ? C’est possible, répond sur France Info Daniel Vaillant. L’ancien ministre socialiste est membre de la commission de contrôle des interceptions.  (0'42")

piqué au tas sur franceinfo.fr - 29/09/2010

 

 

 

13:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/09/2010

La construction de l'Ultra-sécurité dans les entreprises

Voici le monsieur sécurité privée


Jean-Louis Blanchou, préfet hors cadre, a été nommé délégué interministériel à la sécurité privée, sorte de vigie des vigiles, selon un décret du de la République paru mercredi au Journal officiel (JO).

La fonction de délégué ministériel avait été créée au début du mois par un décret présenté en Conseil des ministres par le ministre de l'Intérieur.

A lui la charge de coordonner les missions, le travail, et les responsabilités des 165 000 vigiles, maîtres-chiens, gardes du corps, surveillants d'aéroports ou de grands magasins...

Il devra également «définir, en concertation avec leurs représentants, les principes d'un partenariat opérationnel entre les entreprises de sécurité privée et les ministères concernés par ces activités», dont celui de l'Intérieur.

Cette fonction de délégué interministériel est l'une des 40 propositions faites par l'nspection générale de l'administration, chargée d'une étude sur ce secteur d'activité dans un rapport transmis mi-juin au ministre .

Haut fonctionnaire, Jean-Louis Blanchou a notamment été secrétaire général de l'administration policière (Sgap) de Versailles et , ainsi que directeur de la sûreté et du management des risques à ADP, gestionnaire des aéroports parisiens.


piqué au tas sur Le parisien.fr - 22/09/2010

 

25 novembre 2010 : colloque annuel du CDSE

logo CDSE

Le Club des directeurs de sécurité des entreprises (CDSE) organise son colloque annuel le 25 novembre, à l’OCDE, à Paris. Cette journée aura pour thème : « Mondialisation, virtualisation, externalisation : l’entreprise a-t-elle encore la maîtrise de sa sécurité ? » Les débats seront ouverts par Alain Bauer, président du CSFRS et président de l’OND.

 

> Programme du colloque :

 

9 h 30 - 11 heures Comment et pourquoi investir dans les pays
en zone de guerre ou à forte criminalité ?

Intervenants : Boris Boillon (ambassadeur de France en Irak), Anne-Marie Idrac (secrétaire d’État au Commerce extérieur), Jérôme Ferrier (directeur sécurité générale, Total), Alexandra Trzeciak-Duval (OCDE), Bernard Frahi (directeur sécurité, Sanofi Aventis).

11 h 15 - 12 h 45 L’environnement d’implantation de l’entreprise :
une source d’insécurité.

Intervenants : Clara Gaymard (présidente Général Electric Europe), Cécile Renouard (professeur, Essec), Dominique Lamoureux (directeur éthique, Thales, en charge de la commission IE au Medef), Jean-Pierre Vuillerme (Adit).

14 h 30 - 15 heures Attaque à la réputation, cybercriminalité…
Par quels moyens juridiques l’entreprise peut-elle se défendre ?

Intervenant : Jean-Claude Marin (procureur de Paris)

15 heures - 16 h 30 Externalisation, Smartphones, Cloud Computing ?
La « virtualisation » de l’entreprise représente-t-elle un risque ?

Intervenants : Patrick Pailloux (directeur de l’ANSSI), Yves de Chaisemartin (P-dg Altran Technologies), Alain Bensoussan (directeur, Cabinet Alain Bensoussan), Vivek Barinath (directeur exécutif d’Orange Business Services).

16 h 30 - 17 heures Conclusion des débats : mondialisation,
virtualisation et externalisation vont-elles faire évoluer les métiers
de la sécurité privée ?

Intervenant : Jean-Louis Bruguière (ancien responsable du pôle judiciaire antiterroriste).

Spécial Expoprotection 2010 :

 

>  Le CDSE participe à plusieurs conférences du salon et, notamment, à la table ronde intitulée :

 

« Entreprises, collectivités et administrations face aux nouvelles formes de violence et de délinquance ».

piqué sur www.info.expoprotection.com - 22/09/2010

 

09:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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