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12/05/2010

Terroristes ou résistants ? texte de Raymond Aubrac

 

Les photos - affiches - reprographies ne font pas partie de l'article

 

http://www.ldh-toulon.net/local/cache-vignettes/L300xH197/appel_delation-7ac66.jpg

 

L’auteur rappelle que les nazis qualifiaient de terroristes les résistants français, alors que ceux-ci, combattant certes dans l’illégalité du point de vue des  Vichyssistes, ne perpétraient pas d’attentats aveugles, tandis que l’armée d’occupation, se comportant elle en terroriste, s’en prenait à des otages, à des femmes et des enfants pour obtenir la passivité de la population etdétruire la Résistance.

 

 

Je ne suis pas à mon aise pour parler de la Résistance dans une réunion consacrée au « terrorisme ».

Il est vrai que nos adversaires, les nazis et leurs alliés français, nous qualifiaient de terroristes dans tous les moyens de propagande, affiches, journaux, radios qu’ils contrôlaient. La qualification péjorative avait pour but d’impressionner l’opinion, mais naturellement nous ne l’acceptions jamais.

En outre, nous ne qualifiions pas nos adversaires de terroristes, malgré les moyens qu’ils employaient.

Nous étions des combattants volontaires, ayant accepté une vie rude et les plus grands risques pour reconquérir la liberté. Nos adversaires étaient une armée d’occupation qui exploitait notre pays et avait pour objectif d’aliéner définitivement son indépendance. Ils disposaient de plusieurs polices dont les responsables ne respectaient aucune règle de droit, et les dirigeants français qu’ils avaient installés avaient mis à leur disposition l’appareil de l’État augmenté d’une milice aux privilèges exorbitants.

Mais il est vrai qu’en dehors de toute légalité nous avons fait usage de nos forces et de nos armes pour combattre l’adversaire et ses complices. Voilà pourquoi on peut chercher à comparer les comportements des deux camps, et les résultats de leur combat.

Pour comprendre les actions de résistance que l’occupant et Vichy qualifiaient de « terrorisme », il faut parler d’un débat fondamental qui s’établit au sein de la Résistance dès qu’elle eut accès à quelques armes, le problème connu sous le terme d’« action immédiate ».

http://medias.lepost.fr/ill/2009/10/21/h-20-1752505-1256117124.jpg

De quoi s’agissait-il ? Dès que quelques armes furent envoyées de Londres, avec parcimonie jusqu’au printemps de 1944, les états-majors alliés et avec eux le B.C.R.A. (Bureau Central de Renseignement et d’Action), le bras exécutif du Comité français de la libération chargé des actions vers la France, considéraient que les mouvements armés devaient exclusivement se préparer à accompagner le combat final et donc devaient se garder de toute action prématurée qui les dévoilerait, faciliterait la répression et entraînerait le sacrifice d’otages. Cette position était partagée, en France, par des états-majors de l’Armée secrète et par des responsables de l’O.R.A., Organisation de Résistance de l’Armée, qui groupait des officiers de carrière.

Au contraire, dans les organisations de résistance et dans les maquis, la « base » brûlait tout naturellement d’en découdre et de commencer à utiliser les moyens disponibles en armes et en explosifs pour acquérir une expérience des combats et faire sentir à l’ennemi et à la population sa présence. Cette position était aussi celle du Parti communiste et des militants qu’il influençait.

Ce n’est pas le lieu de retracer les péripéties du débat, mais il importe d’en connaître les conclusions. Bien avant le débarquement de juin 1944, tous les mouvements de résistance avaient exprimé leur accord pour pratiquer l’action immédiate, mais contre des cibles bien déterminées : sabotage des moyens de transport, en particulier de voies ferrées; sabotage d’installations industrielles travaillant pour l’ennemi; personnel de la Gestapo, de la Wehrmacht, des polices et milices de Vichy, etc. Mais dans tous les cas des mesures étaient prises pour épargner les Français innocents, et jamais d’attentats aveugles ne furent exécutés. Ces actions avaient un triple but : atteindre l’adversaire, entraîner les résistants et leur montrer que le combat était possible et efficace.

Il ne fallait pas laisser rouiller la future Armée secrète comme avait rouillé l’Armée française pendant la « drôle de guerre » de l’hiver 1939-40.

Quant au terrorisme perpétré par l’ennemi, il serait faux de croire qu’il était toujours en réponse aux attaques de la Résistance. Il fut pratiqué très tôt sous n’importe quel prétexte pour montrer à la population qu’il était le maître. Lorsqu’il se développa en réponse à des sabotages ou des attentats, il fut immédiatement démesuré, frappant souvent à l’aveugle des innocents, fussent-ils des otages, et allant jusqu’au massacre y compris des femmes et des enfants, la destruction de maisons et des villages entiers.

Sur les murs et dans les journaux, des annonces en lettres de sang informaient la population pour la terroriser, mais par-là même, elles démontraient que l’occupant était vulnérable.

http://www.tao-yin.com/edito/img/maquis_terroristen.jpg

Terroriser la population pour obtenir son appui ou au moins sa passivité, tel était l’objectif de cette publicité.

Reste un aspect de ce comportement barbare qui constitue une énigme mal expliquée, c’est le silence et même le secret accompagnant une face odieuse du terrorisme nazi, celle des déportations raciales et l’extermination des juifs et des tziganes, ou la disparition de militants dans les ténèbres de « nuit et brouillard ».

Il convient maintenant d’examiner quels furent les résultats de ces deux formes opposées d’emploi de la force et des armes, et d’apprécier les résultats par rapport à la finalité recherchée.

Le terrorisme des nazis, de l’armée allemande et de leurs affiliés vichystes avait pour but objectif d’obtenir la passivité de la population, et d’éliminer les organisations de la Résistance. L’histoire nous montre qu’au fil des années et des mois qui précédèrent la Libération, l’évolution contraire se produisit. Les organisations, mouvements, réseaux, maquis, groupes francs et Armée secrète se renforcèrent et parvinrent à s’unir. Chaque coup de l’ennemi faisait franchir une étape à cette unité, qui devint leur meilleur atout. La population française comprenait et accompagnait cette évolution avec sympathie, et les exemples d’aide et de solidarité sont innombrables. La charge péjorative de ce mot « terroriste », répété par tous les médias sous contrôle officiel n’eut pas plus d’effet qu’un pétard mouillé.

Quant au prétendu « terrorisme » bien contrôlé de « l’action immédiate », je crois qu’on peut considérer qu’il atteignait ses objectifs. Il permit à la Résistance de prendre conscience de ses forces. Il montra à la population française qu’elle jouait son rôle de justicier avant de s’élever à celui de libérateur, et surtout ces actions eurent un impact non négligeable sur le moral et l’efficacité des troupes d’occupation.

 

Le célèbre expert militaire britannique Sir Basil Lidell Hart interrogea après guerre des généraux allemands. Voici ce que déclara le général Gunther Blumentritt, qui avait été de 1942 à 1945 le chef d’état-major du Commandant en chef du frontouest :
« En 1943, la puissance accrue des mouvements de la résistance française s’ajouta à nos autres difficultés. Ils nous causaient de nombreuses pertes, et nous obligeaient à rester toujours sur le qui vive… Le désordre croissant en France devint une sérieuse menace pour nous. De plus les coups de main et les embuscades nous causèrent des pertes considérables. Les trains de renfort et d’approvisionnement à destination du front déraillaient souvent. »

Je me garderai bien de conclure après ces remarques. Les résistants furent-ils des terroristes puisqu’ils combattaient dans l’illégalité ? Leur combat n’était-il pas légitime bien qu’illégal ?

Quant à moi, je suis fier d’avoir été baptisé « terroriste » par mes ennemis.

Raymond Aubrac « Terroristes ou résistants ? », Topique 2/2003 (N°83), p. 7-10. - Cairn -

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http://pagesperso-orange.fr/pcf.evry/manouchian3.jpg

23:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/05/2010

Police: "incitation à la révolte" dénoncée

L'Union Unité police/SGP-FO (premier syndicat de gardiens de la paix) a dénoncé aujourd'hui une "incitation à la révolte" contre la police en évoquant l'action d'un comité de soutien aux personnes poursuivies pour des jets de projectiles contre la police en novembre 2007 à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise).

Dans une lettre au ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, parvenue à l'AFP, le syndicat écrit que, depuis le début du mois, "un comité de soutien aux mis en cause" pour ces faits "effectue une propagande sur Internet qui ne manquera pas de retenir (son) attention".
Ce comité, selon lui, "calomnie l'action de la police" lors des incidents de 2007 et "incite à la révolte" contre elle et "le pouvoir".
Le même comité organise une série de concerts de rap et de rassemblements afin de venir en aide aux mis en examen lors de ces caillassages, selon ce site Internet.
Le syndicat dénonce "cet appel à la libération des inculpés (mis en examen dont un procès est prévu le 21 juin prochain, ndlr)" et "se déclare choqué par la tenue de ces concerts".

Des violences à Villiers-le-Bel, les 25 et 26 novembre 2007, avaient éclaté après la mort de deux adolescents dans la collision de leur mini-moto avec une voiture de police.
Lors de ces violences, une centaine de policiers avaient été blessés par des tirs d'armes à feu et des jets de projectiles et 31 d'entre eux s'étaient constitués partie civile.
De présumés auteurs ont déjà été condamnés pour ces faits, d'autres sont cités à comparaître le 21 juin et sont sous mandat de dépôt en l'attente.

Article du Figaro - 11/05/2010

 

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27.04.2010 - PROBE

Appel à un mois de solidarité avec les inculpés de Villiers-le-Bel


23.04.2010 - PROBE

Les "Tireurs" de Villers le Bel - La délation, nouvel organe de visée ...


DATES DE LA TOURNEE DE SOUTIEN:

Plus de confirmations et noms des groupes très bientôt!

19 Mai - Rouen - Concert: Demon One, DJ Plaiz, Abou2ner, Rdelite + d'autres à confirmer.

21 Mai - Nantes - Discussion: lieu à confirmer

22 Mai - Rennes - Concert: DJ Plaiz, Abou2ner, Rdelite, + d'autres

29 Mai - Villiers-le-Bel - Tournoi de Foot en salle

4 ou 5 Juin - Lyon - Concert

11 Juin - Genève - Concert

19 Juin - Pontoise - MANIFESTATION 15H devant la gare.

 

20:07 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Corto, le logiciel d'analyse de la sécurité urbaine

Pendant que les gros de l'armement vendent, ou espèrent vendre, des milliards d'euros de matériels guerriers au Brésil, une PME française spécialisée dans les systèmes d'information géographique (ou géomatique ) prépare à sa manière la Coupe du monde de football et les Jeux olympiques de Rio de Janeiro, en négociant avec l'État de Rio la vente d'un système de cartographie de la délinquance. Toujours au Brésil, elle discute aussi avec la ville de Santander un programme de cartographie des agressions contre les banques. Sao Paulo est également en discussions.

Itinéraires des délinquants

La société parisienne Althing , fondée en 1998 par Renaud Prouveur, est spécialisée dans la gestion des bases de données d'information sur la sécurité, dont disposent notamment les villes et les services de police et de justice, et qu'elle intègre dans des cartes numérisées. Elle compte une quinzaine d'employés, informaticiens, juristes criminalistes et urbanistes. Son système d'information géographique, baptisé Corto, propose une vision nouvelle de la sécurité urbaine. Dans telle ville d'Ile-de-France, il permet par exemple de repérer les itinéraires des délinquants en analysant les localisations des agressions, attaques et autres incidents urbains. Les données sont si précises qu'il est possible d'anticiper avec succès de futures agressions, en fonction des déplacements des bandes... Pour Renaud Prouveur, Althing est "une entreprise de conseil en sûreté". "Nous travaillons beaucoup sur la prévention. Avec l' Agence nationale de la rénovation urbaine , nous validons des plans architecturaux afin de ne pas créer de zone criminogène." Au regard d'autres entreprises du secteur de la sécurité, Althing signe des contrats modestes, sans doute, mais qui s'élèvent tout de même à 5 ou 10 millions d'euros à chaque fois. Actuellement, les villes de Moscou et de Londres sont en cours de discussion, et la Bulgarie est intéressée par Corto, pour la sécurité de ses frontières.

Toutes les sources possibles

Les fonds de cartes proviennent de toutes les sources possibles : cartes commerciales, photographies ou images satellitaires sont mises à profit. Althing a aussi ses propres sources : quand les données manquent sur les favelas, la société française se rapproche des entreprises d'électricité qui alimentent ces taudis-champignons et lui fournissent les données GPS de chacun des poteaux électriques qu'elles y installent ! Althing a vendu son logiciel Corto à plusieurs villes françaises, et se félicite de contrats récemment conclus avec le ministère des Transports et la préfecture de police de Paris. Mais elle demeure très discrète sur ses applications destinées à renforcer le contrôle et l'analyse permanents des mouvements urbains de la capitale.

Article de Le Point - Jean Guisnel - 05/05/2010

 

Corto, le logiciel qui traque la délinquance

UNE CONCENTRATION anormale d'incendies dans un quartier ? Une série de cambriolages inexpliquée à date fixe ? Des agressions à répétitions dans une impasse ? Pour la première fois dans l'Oise, un logiciel est capable de relever tous les actes de délinquance, de les recouper entre eux, de les classer par date, par type, par commune ou par rue. Mais aussi de les cartographier et de les superposer les uns aux autres... La précision de ce super-logiciel nommé Corto donne le vertige ! Vous êtes impressionnés par la finesse et le réalisme de Earth, ses rues, ses bâtiments et même ses haies d'arbustes. Eh bien, Corto montre tout cela, la localisation précise des actes de délinquance en plus ! « Il favorisera le croisement de données provenant de multiples partenaires, au-delà des forces de police » Hier après-midi, sapeurs-pompiers, gendarmerie, police nationale et municipale et six bailleurs sociaux (Opac, Picardie habitat, Sa HLM de l'Oise, SA HLM du Beauvaisis, francilien, la Sapi) ont signé une convention de partenariat avec l'agglomération du Beauvaisis. « Ce logiciel va nous permettre d'avoir une analyse fiable et affinée des phénomènes de délinquance et de leur évolution, tant dans ses caractéristiques que dans sa localisation, explique la présidente de l'agglo, Caroline Cayeux. C'est une première dans l'Oise. Nous sommes satisfaits et plutôt fiers d'avoir cet outil qui permettra à chaque habitant de vivre en sécurité et de travailler en toute quiétude dans le Beauvaisis. » Le logiciel couvrira les trente et une communes de l'agglomération du Beauvaisis. Il sera mis à jour une fois par mois par chacun des partenaires. « Corto favorisera le croisement de données provenant de multiples partenaires, au-delà des forces de police », poursuit Caroline Cayeux. En échange de leur apport, forces de l'ordre et bailleurs recevront, en retour, des données cartographiques qui livrent une vision globale et concrète d'un territoire, bien au-delà de leur spécialisation. Le logiciel peut ainsi, d'un simple clic, éditer des statistiques par mois, par rue ou par catégorie de délinquance. « En regroupant ainsi les indices, on peut voir si des troubles durables génèrent des dégradations par exemple, détaille un responsable de Althing, le cabinet qui fournit le logiciel Corto. Ou à l'inverse, si des squats génèrent des troubles. » A terme, Corto doit devenir « un outil d'aide à la décision quant aux mesures de prévention à mettre en oeuvre ». Pour être plus clair, un indicateur précis pour un meilleur positionnement des caméras de surveillance ou la fréquence des rondes de police.

Article de Le Parisien - Adeline Daboval - 29/06/2007

 

La commune d’Aulnay sous Bois est nommée pour sa politique de la Ville, son contrat local de sécurité et ses dotations en la matière, parmi lesquelles l’acquisition du logiciel CORTO (Carthographie et Observation des Risques sur les Territoires Ouvert).

Gérard Gaudron, maire UMP à tendance sarkoziste d’Aulnay sous Bois ne jure plus que par la sécurité urbaine et déploie dans sa ville tous les outils préconisés par le Ministère de l’Intérieur : Contrat Local de Sécurité, vidéosurveillance, audits et "expertises urbaines",formation des élus et des agents municipaux création d’un « Observatoire de la Tranquillité Publique » (sic), et mise en place d’un logiciel de "cartographie de l’insécurité"

 

Ce logiciel baptisé Corto, est l’oeuvre de la société ALTHING, jusqu’alors connue comme cabinet de Conseil et de Formation auprès des Collectivités Territoriales, bailleurs, centres hospitaliers et entreprises. Corto est présenté comme un outil permettant "d’intégrer les bases de données des "co-producteurs de l’insécurité (si bien nommés !) que sont Police Nationale, Police Municipale, Pompiers , Bailleurs, Transporteurs, Chefs d’établissements scolaires...", mais aussi gardiens d’immeuble, agents d’espaces verts et travailleurs sociaux.

"En un clic", il permet par exemple de visualiser les 381 rassemblements de halls d’immeubles répertoriés en janvier 2006, et leur concentration. Ces Hot Spots, sont crés à partir de l’agrégation des données fournies par les fichiers des différents co-producteurs (STIC, SIGNA,...etc) et les renseignements qu’ils sont tenus de fournir dans des "Mains courantes", ou des "Bulletins d’Ambiance".

La campagne de publicité "officielle" a été lancée en octobre 2006 aux Assises Nationales de la Sécurité Urbaine généreusement hébergées à Aulnay sous Bois, et organisées par l’Association des Maires d’Ile de France et... le Cabinet ALTHING.

Largement utilisé depuis deux ans dans le cadre du Contrat local de sécurité (CLS), Corto recense "les atteintes à la tranquillité publique" les plus diverses, des vols avec violences aux injures. Cet outil a été tardivement déclaré à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) . Corto est présenté comme un outil d’aide à la prévention et à la décision, pour une meilleure gestion des effectifs. Ses utilisateurs restent très discrets sur des "partages d’information" qui, comme ceux préconisés par la loi Prévention de la délinquance, ressemblent à s’y méprendre à de la délation.

Pour Serge Colombié, responsable de l’Observatoire, seul habilité à manier le logiciel, il ne s’agit pas d’encourager la délation. "On ne travaille pas sur des noms mais sur des lieux d’infractions", rappelle-t-il, assurant que la charte de déontologie et le cryptage de certaines informations transmises "a rassuré les partenaires".

(...) Un travailleur social souhaitant taire son nom explique que "ces remontées de fiches finiront par se savoir dans les quartiers et risquent d’exposer dangereusement les médiateurs et les éducateurs, déjà suspectés d’être des collaborateurs et des auxiliaires de police. Si on lui demande, il refusera. "Quand un gosse fracasse une vitre d’arrêt de bus, c’est ce qu’on va faire de lui qui m’intéresse. Pas d’amasser des fiches", dit-il.

AFP - 12/10/06

 

anthropo mesure.jpg
Sujet en cours d'évaluation par l'ANRU

08:49 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/05/2010

Le Spectacle de la psychose sécuritaire : simulation d'attentat - Omega 2010

 

épouventail_terrorisé.jpeg

En ce moment dans le monde, un vrai terroriste est un faux épouvantail renversé - Probe -  (photo AFP)

 

 


PARIS - Vingt cinq morts dont un terroriste, 105 blessés dont 37 graves, 67 personnes indemnes mais choquées et qui sont autant de témoins, l'exercice "Oméga 2010" a mis en scène mardi matin trois attentats fictifs à Paris, Saint-Denis et Melun, et mobilisé 1.700 personnes.

 

Le vrai est un moment du faux.jpg

 

"La menace terroriste est réelle", a souligné le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux à Saint-Denis et à Paris, justifiant cet exercice qui poursuit "un triple objectif".

D'abord, "confirmer (notre) préparation à toute éventualité" face à des terroristes qui "opèrent davantage aujourd'hui avec une pluralité de lieux", ensuite "perfectionner encore notre capacité de réactivité". Enfin, affûter la candidature de la France "à l'accueil de l'Euro (de foot) 2016", sachant que "la sécurité sera un des critères déterminants" à l'attribution de cette compétition, le 28 mai.

Justement, c'est au Stade de France, lors d'une rencontre du "Top 14" de rugby, qu'à 10H00 une explosion se produit dans la tribune Est où un sac contenant l'engin avait été abandonné par un terroriste, tué dans l'affaire.

Très vite, la sécurité en place pour la rencontre est débordée. Des renforts de police, de pompiers, de personnel médical sont appelés.

"Non pré-positionnés", insiste Martine Monteil, préfet de la zone de défense de Paris, responsable de l'exercice ; ils se rendent sur place à partir de leur lieu habituel d'activité.

Si les moyens ne manquent pas, "l'essentiel est la coordination", explique un colonel de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, qui en est chargé.

La priorité va aux victimes. Les morts (10), figurés par des mannequins, sont laissés sur place; les lieux sont une "scène de crime".

Les blessés (40), qui ont reçu chacun un bracelet avec un code barre pour un meilleur suivi, sont triés selon la gravité de leurs blessures. "Les plus touchés, les +urgences absolues+ (12) sont hospitalisés au plus près, les moins atteints au plus loin", explique le colonel.

Pour leur part, les "impliqués (37) reçoivent un soutien psychologique et sont pris en charge par la police judiciaire, car ce sont des témoins", relève Martine Monteil.

C'est elle qui, quelques minutes plus tard, prévient le ministre qu'un "autre attentat vient d'être commis près de la Tour Eiffel", où M. Hortefeux se rend aussitôt.

Là, près de l'accès d'embarquement des Batobus, un kamikaze s'est fait sauter avec cinq kilos d'explosifs : la scène est proche de celle du Stade de France avec 10 morts et 40 blessés, dont 15 "urgences absolues" et 10 "impliqués".

Les responsables des secours s'attachent à la "coordination des effectifs des différents services sur le terrain" et "entre le terrain et l'autorité zonale (pour) plus de fluidité, de rapidité, une meilleure exploitation possible des ressources", commente le professeur Pierre Carli, directeur du service mobile d'urgence et de réanimation de l'hôpital Necker.

Pendant ce temps, un autre engin, actionné à distance par téléphone portable, explose au niveau "espace enfants" du centre commercial Carré Sénart, près de Melun : cinq morts, 25 blessés, dont 10 "urgences absolues" et 20 "impliqués".

"Nous devons être particulièrement attentifs, réactifs et participatifs", a affirmé Brice Hortefeux, au terme de cet exercice "prévu depuis janvier".

Il a rappelé qu'en 2009 "il y a eu 36 interpellations de présumés terroristes et depuis le 1er janvier 19 (autres), dont quatre islamistes radicaux, déférés et mis en examen pour apologie du djihad sur leurs sites" internet.

Article de L'Express - 04/05/2010

 

Trois attentats virtuels: 1.700 personnes mobilisées pour l'exercice "Oméga 2010"

PARIS — Vingt cinq morts dont un terroriste, 105 blessés dont 37 graves, 67 personnes indemnes mais choquées et qui sont autant de témoins, l'exercice "Oméga 2010" a mis en scène mardi matin trois attentats fictifs à Paris, Saint-Denis et Melun, et mobilisé 1.700 personnes.

"La menace terroriste est réelle", a souligné le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux à Saint-Denis et à Paris, justifiant cet exercice qui poursuit "un triple objectif".

D'abord, "confirmer (notre) préparation à toute éventualité" face à des terroristes qui "opèrent davantage aujourd'hui avec une pluralité de lieux", ensuite "perfectionner encore notre capacité de réactivité". Enfin, affûter la candidature de la France "à l'accueil de l'Euro (de foot) 2016", sachant que "la sécurité sera un des critères déterminants" à l'attribution de cette compétition, le 28 mai.

Justement, c'est au Stade de France, lors d'une rencontre du "Top 14" de rugby, qu'à 10H00 une explosion se produit dans la tribune Est où un sac contenant l'engin avait été abandonné par un terroriste, tué dans l'affaire.

Très vite, la sécurité en place pour la rencontre est débordée. Des renforts de police, de pompiers, de personnel médical sont appelés.

"Non pré-positionnés", insiste Martine Monteil, préfet de la zone de défense de Paris, responsable de l'exercice ; ils se rendent sur place à partir de leur lieu habituel d'activité.

Si les moyens ne manquent pas, "l'essentiel est la coordination", explique un colonel de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, qui en est chargé.

La priorité va aux victimes. Les morts (10), figurés par des mannequins, sont laissés sur place; les lieux sont une "scène de crime".

Les blessés (40), qui ont reçu chacun un bracelet avec un code barre pour un meilleur suivi, sont triés selon la gravité de leurs blessures. "Les plus touchés, les +urgences absolues+ (12) sont hospitalisés au plus près, les moins atteints au plus loin", explique le colonel.

Pour leur part, les "impliqués (37) reçoivent un soutien psychologique et sont pris en charge par la police judiciaire, car ce sont des témoins", relève Martine Monteil.

C'est elle qui, quelques minutes plus tard, prévient le ministre qu'un "autre attentat vient d'être commis près de la Tour Eiffel", où M. Hortefeux se rend aussitôt.

Là, près de l?accès d?embarquement des Batobus, un kamikaze s'est fait sauter avec cinq kilos d'explosifs : la scène est proche de celle du Stade de France avec 10 morts et 40 blessés, dont 15 "urgences absolues" et 10 "impliqués".

Les responsables des secours s'attachent à la "coordination des effectifs des différents services sur le terrain" et "entre le terrain et l'autorité zonale (pour) plus de fluidité, de rapidité, une meilleure exploitation possible des ressources", commente le professeur Pierre Carli, directeur du service mobile d'urgence et de réanimation de l'hôpital Necker.

Pendant ce temps, un autre engin, actionné à distance par téléphone portable, explose au niveau "espace enfants" du centre commercial Carré Sénart, près de Melun : cinq morts, 25 blessés, dont 10 "urgences absolues" et 20 "impliqués".

"Nous devons être particulièrement attentifs, réactifs et participatifs", a affirmé Brice Hortefeux, au terme de cet exercice "prévu depuis janvier".

Il a rappelé qu'en 2009 "il y a eu 36 interpellations de présumés terroristes et depuis le 1er janvier 19 (autres), dont quatre islamistes radicaux, déférés et mis en examen pour apologie du djihad sur leurs sites" internet.Copyright © 2010 AFP


Article AFP -Charles SICURANI (AFP) - 04/05/2010

 

L’enfant qui criait au loup

A trop crier au loup, on en voit le museau.

Un enfant bâillait comme un pou tout en gardant sont troupeau. Il décide de s’amuser.

"Au loup ! hurle-t-il. Au loup ! Vos troupeaux sont en grand danger ! "

Et il crie si fort qu’il s’enroue. Pour chasser l’animal maudit, les villageois courent, ventre à terre, trouvent les moutons bien en vie, le loup, ma foi, imaginaire…


Le lendemain, même refrain.  Les villageois y croient encore.


Troisième jour, un vrai loup vint et c’était un fin carnivore.


"Au loup ! cria l’enfant. Un loup attaque vos troupeaux ! "


"Ah! Le petit impertinent ! Mais il nous prend pour des nigauds! " s’écrièrent les villageois.


Le loup fit un festin de roi.


Ésope, Αἴσωπος / Aísôpos, esclave phrygien affranchit, probablement VIème siècle av.J.-C


http://www.crowded.fr/wp-content/uploads/2008/12/bush_tarte_chaussure.gif

08:43 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/05/2010

Trafic d'armes: tous les vendeurs de kalachnikov acquittés

Un policier a infiltré une bande qui se livrait à un trafic d'armes lourdes à Anderlecht, dans le quartier de la place Lemmens. Cela avait permis d'inculper huit personnes, mais le tribunal a acquitté tout le monde car il a estimé qu'il y avait provocation policière.

L'enquête a débuté en 2008 lorsqu'un agent de police a infiltré une bande qui sévissait dans le quartier de la place Lemmens à Anderlecht. Les individus vendaient des kalachnikov, des explosifs et même un lance-roquettes, d'après les journaux du groupe Sud Presse. Sous le pseudonyme Jacky, l'agent de la police fédérale avait réussi à se procurer un fusil-mitrailleur et des explosifs pour plusieurs milliers d'euros. Il avait ainsi tenté d'approcher Beyayo, qui vient d'ailleurs d'être acquitté dans le dossier de terrorisme islamiste dans la mouvance de Malika El Aroud. Beyayo en prison à ce moment, c'est son petit frère Ridouan qui lui a fourni les armes.

 

Huit arrestations

Une fois les preuves réunies, la police fédérale a pu, sous la houlette d'un juge d'instruction, arrêter huit membres de cette bande. Et, au tribunal, le parquet a dénoncé "ce commerce d'armes de guerre qui est parfois proposé à des gamins et par lequel on distribue la mort en accentuant le sentiment d'insécurité en ville", comme il est écrit dans le quotidien.

 

Tous libres

Mais après la plaidoirie de l'avocate des accusés, qui risquaient entre 4 et 9 ans de prison, le tribunal a décidé d'acquitter tout le monde. Il a suivi l'argumentation de l'avocate qui a dénoncé la provocation policière à la base du dossier et a donc jugé que les poursuites étaient irrecevables. Les huit accusés sont libres...

Article de RTL Info -

Mais où est Jacky ?

21:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/05/2010

technique de guerilla urbaine : comment ne pas se faire repérer à Athènes (ou Thessalonique...) par Abel Zacharia

 

" La police avait appris que le principal suspect avait séjourné à Thessalonique. A l’époque, les enquêteurs se demandaient bien pourquoi il y avait séjourné... "

 

09:17 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Dammarie-les-Lys : ETA "rectifie" le tir

Par communiqué de presse, l'ETA accuse la police française d'être à l'origine de la fusillade qui a coûté la vie à un policier français le 16 mars, et appelle aux "compromis de toutes les parties".

Dans un communiqué écrit en basque et adressé au quotidien Gara, l'organisation armée basque ETA accuse la police française d'être à l'origine de l'échange de tirs au cours duquel un policier français est mort, le 16 mars, à Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne).

Madrid et Paris, qui ont rapidement rendu l'ETA responsable de la mort du policier, doivent "s'interroger" sur leurs responsabilités actuelles, la résolution du conflit consistant à "abandonner le chemin stérile de la répression et, à travers le dialogue et la négociation, à se positionner en faveur d'une solution démocratique basée sur le respect de la volonté du peuple basque".

Selon l'ETA, la fusillade trouverait son origine dans l'action de la police française contre ses militants, et en aucun cas l'inverse : "ce sont eux (les policiers français) qui ont approché les gudaris ("soldats" en basque, ndlr) d'ETA pour les séquestrer et qui ont été les premiers à tirer", insiste le communiqué.

Elle affirme qu'après avoir "neutralisé" et "séquestré" ce soir-là quatre militants de l'ETA, la police française "a tiré deux fois en direction d'un militant au sol et sans arme".

Trois autres membres de l'ETA se seraient alors approchés et ont ordonné aux policiers français de "jeter leurs armes et de s'en aller", explique le texte, selon lequel deux policiers ont commencé à se retirer pendant que d'autres ont pointé leurs armes et commencé à tirer.

"C'est ainsi qu'ont débuté les tirs", assure le texte, qui affirme que les "militants d'ETA ont tiré neuf coups de feu, les policiers français, beaucoup plus".

Dans la fusillade, un policier français, Jean-Serge Nérin, 52 ans, a été tué dans la fusillade qui a suivi, et un militant basque de 27 ans, qui a affirmé appartenir à l'ETA, a été arrêté.

Dans un conflit "où les garanties et les compromis de toutes les parties sont nécessaires pour construire un scénario démocratique qui garantira une sortie solide et permanente", ce communiqué intervient alors que le Pays Basque célèbre ce week-end l'Aberri Eguna ("jour de la patrie").

Dans son communiqué, ETA considère que, face à une "photographie politique éclaircie du Pays Basque", ne subsisterait qu'un seul dilemne : "rester enchaîner à la France et l'Espagne ou choisir l'indépendance qui ouvre la porte au développement social, politique, culturel et économique du Pays Basque".

"Entre ces deux projets", conclut le communiqué, "'l'intention d'ETA est de porter une confrontation démocratique qui respectera ce que les citoyens basques décideront, dans un scénario sans violences, sans limites et sans ingérences".

Le communiqué se termine par des condoléances adressées aux proches du militant basque Jon Anza, dont le corps sans vie a été retrouvé dans un hôpital de Toulouse le mois dernier.
04/04/2010 | eitb.com

08:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/04/2010

Repression en Allemagne via Internet

Allemagne : La police perquisitionne un provider alternatif de gauche

La police berlinoise a aujourd’hui lundi 26 avril 2010 perquisitionné le provider berlinois SO36. Le but de l’action était de le rendre responsable de la page antimilitariste bamm.de. Ce site est celui de la fédération berlinoise et brandebourgeoise de la société allemande pour la paix-association des objecteurs de guerre (DFG-VK) qui se trouve à l’adresse http://www.bamm.de et hébergée par SO36.net Concrètement ce sont des serveurs de SO36.net ainsi que l’appartement d’une des personnes en charge du travail de maintenance et officiellement responsable pour le domaine bamm.de auprès de l’agence des domaines DENIC. Les agents de la police criminelle berlinoise ont saisi plusieurs serveurs. Peu de temps après le procureur s’est ravisé et a fait ramener les serveurs sans que les données ne soient copiées. Cependant dans l’appartement perquisitionné deux ordinateurs et plusieurs disques durs ont été saisis. C’est dans le même but que la police a perquisitionné la librairie Schwarze Risse à Mehringhof Berlin lundi dernier. Ce qui provoque la colère officielle est un flyer « faisons la fête quand ils tombent » qui appelle à sabrer le champagne lors de la mort de soldats allemands. Cette action a été mise en avant comme satirique par la DFG-VK et déclarée dès lors terminée. La police tient la DFG-VK responsable « de refuser le droit à l’existence des soldats de la Bundeswehr stationnés et par cet appel festif de mettre en cause le sentiment de sécurité des soldats et de leurs proches. » C’est un scandale que les personnes critiques à l’égard de l’implication militaire de l’Allemagne soient confrontées à la répression d’Etat, alors qu’au même moment le procureur abandonne les poursuites contre l’officier Klein responsable du bombardement de Kundus. SO36.net est un Provider internet de gauche non commercial qui met à disposition des infrastructures et des services techniques pour des individus et des groupes politiques. Depuis longtemps SO36.net est dans le viseur des autorités, car il s’engage pour garantir des communications libres et gratuites. La dernière fois le serveur SO36.net a été perquisitionnée dans le cadre de la procédure 129a le 9 mai 2007 dans le cadre du contre sommet du G8 à Heiligendamm. Avec cette action la police criminelle de Berlin blesse une fois de plus le droit fondamental de la liberté d’expression ainsi que le secret des communications. L’opposition à la guerre en Afghanistan ainsi que l’hébergement de sites politique, n’est pas seulement légitime, il est nécessaire.

23:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Sarkozy: affaire de l'attentat de Karachi

 

 

 

Il n'y a peut-être point de vérité qui ne soit à quelque esprit faux matière d'erreur.


Vauvenargues, Luc de Clapiers, Réflexions et Maximes (1746)

09:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/04/2010

Les "Tireurs" de Villers le Bel - La délation, nouvel organe de visée ...

A partir du 21 juin, quatre personnes comparaissent "en effet" (guillemets par PROBE) pour tentative de meurtre sur policiers en bande organisée, un cinquième pour complicité de ces mêmes faits. - Le Parisien 8/04/2010

La guerre n'est pas si onéreuse que la servitude..gif


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10:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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