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29/03/2010

Communiqué suite à la manifestation anti-carcérale : Rassemblement de soutien

Pris chez le Jura Libertaire
Ce dimanche 28 mars, une manifestation anticarcérale de solidarité envers toutes les personnes incarcérées avait lieu à Paris, aux abords de la prison de la Santé.


Bien qu’autorisée, la manifestation a rapidement été encerclée par un important dispositif policier, pendant le concert de soutien. Plus de 100 personnes ont été interpelées sans motif, puis transférées dans différents commissariats parisiens.

Selon les chiffres dont nous disposons, une soixantaine de gardes à vue à été notifiée :

- Plus de 30 au commissariat du 11e.
- 21 au commissariat de la Goutte d’or (18e).
- Quelques-unes au commissariat du 14e.
- 1 à Riquet qui pourrait basculer sous le régime de l’antiterrorisme.


Ces gardes à vue relèvent de l’article 222-14-2 du Code Pénal qui permet d’interpeller toute personne participant à une manifestation au cours de laquelle les forces de l’ordre considèrent que des dégradations ont été commises.

Un rassemblemant de soutien et de protestation est appelé le lundi 29 mars à 17 heures, métro Riquet, 18e, à proximité du commissariat.


N.B. : Si vous avez des ami-e-s en garde à vue, pensez à préparer les garanties de représentation qui seront utiles devant le juge : fiches de paie, attestations de domicile, etc.

Indymedia Paris, 28 mars.

Une arrestation hors norme ! Cent dix personnes ont été interpellées dimanche après-midi à lors d'une anticarcérale aux abords de la prison de la , dans le XIVe arrondissement, a annoncé la police.

Cette «marche contre l'enfermement et en solidarité avec les personnes incarcérées à la prison de la Santé», organisée par différents collectifs anticarcéraux, devait partir vers 15 heures de la place Denfert-Rochereau et arriver aux abords de la prison, pour un «rassemblement musical» prévu de 16 heures à 20 heures, selon le tract mis en ligne par les organisateurs.

«Ces personnes ont été interpellées à l'arrivée de la manifestation pour dégradations de biens publics et de biens privés», a détaillé une source policière sans pouvoir préciser dans l'immédiat s'il y avait eu des heurts avec la police.

«Au moins 65 personnes vont passer la nuit en garde à vue»

«On était entre (les métros) Glacière et Denfert-Rochereau, quand le camion sono a dévié d'une dizaine de mètres de l'itinéraire prévu», a de son côté expliqué l'un des manifestants, sous couvert d'anonymat. «Les policiers ont alors encerclé tout le monde et ont commencé à nous fouiller, cela a duré trois heures». Tous ont nié que des projectiles aient été jetés sur la police.

Plus de la moitié des deux cent participants ont été interpellés et transférés dans plusieurs commissariats, dont ceux de Ledru-Rollin (XIe arrondissement), de la Goutte d'Or et de Clignancourt (XVIIIe). «Au moins 65 personnes vont passer la nuit en garde à vue, dont 40 à Ledru-Rollin», a assuré au parisien.fr peu après minuit le porte-parole du syndicat Sud Etudiant, dont «au minimum deux militantes» ont été interpellées.

«Encore une fois, la réaction des autorités quant aux revendications exprimées longuement par une grande partie du mouvement social contre la politique carcérale française est la répression», réagit le syndicat dans un communiqué.

Leparisien.fr - AFP 29/03/2010

 

Cent dix personnes ont été interpellées dimanche après-midi à Paris lors d'une manifestation anticarcérale

Cette "marche contre l'enfermement et en solidarité avec les personnes  incarcérées à la prison de la Santé" était une manifestation autorisée.

"Cent dix personnes ont été interpellées à l'arrivée de la manifestation  pour dégradations de biens publics et de biens privés", selon la police.

Le syndicat Sud Etudiant a dénoncé dans un communiqué une "opération  policière proprement scandaleuse", expliquant qu'au "minimum deux militantes de  Sud" faisaient partie des personnes interpellées et qu'elles se trouvaient "dans  les commissariats de Ledru-Rollin (XIe arrondissement) ou de la Goutte d'Or  (XVIIIe)".

Selon le syndicat, "un concert a eu lieu devant 150 personnes pour dénoncer  l'état des prisons en France, après la manifestation.  Alors qu'aucune violence significative n'est à signifier de notre côté, les  policiers ont envahi la salle de concert pour arrêter au moins les deux tiers de  la salle, sans autre forme de procès", a affirmé Sud Etudiant. France 2.fr 28/03/2010


07:27 | Lien permanent | Commentaires (2) |

28/03/2010

ETA - EZLN - Sentir le rouge...

 

 

"Sentir le rouge, c’est arriver à reconnaître les indices, que la société dans sa majorité ne reconnaît pas, qui prouvent d’une guerre de basse intensité à une guerre ouverte contre les droits les plus élémentaires et l’intégrité des populations œuvrant avec courage et sans violence pour la construction d’une autonomie garantissant liberté et développement."(non lieu)

 

 

 

7.03.10 - 20:24 (RTBF)

L'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN), mouvement de rébellion mexicain, aurait reçu de l'organisation séparatiste basque armée ETA plus d'un million d'euros, a rapporté samedi le journal mexicain Reforma en citant un ex-membre de l'EZLN.

L'informateur du quotidien, qui s'est présenté comme un ancien responsable du mouvement, lui a transmis un dossier comprenant des photos du sous-commandant Marcos, chef de l'EZLN, sans sa cagoule habituelle pour ses apparitions en public, des numéros de portables de dirigeants zapatistes, les types d'armes dont ils disposeraient et leurs sources de financement. Dans le dossier, "il y a quelques remarques disant que ces derniers temps ils (ndlr: l'ETA) ont transmis 750 000 euros, puis 350 000 euros" aux autorités zapatistes de La Garrucha, a déclaré au journal l'homme qui a affirmé avoir occupé un poste important au sein du mouvement rebelle.

Le quartier général de l'EZLN se trouve à La Garrucha, localité de l'Etat du Chiapas dans le sud-est du Mexique, où ce mouvement amérindien avait lancé un soulèvement armé le 1er janvier 1994, jour de l'entrée en vigueur de l'Accord de libre-échange nord-américain (Alena) entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique.

Belga

 

 

Transformer le monde sans prendre le pouvoir

entretien avec Jérôme Baschet*


 

Plus de 20’000 zapatistes ont occupé San Cristobal de las Casas le 1er janvier 2003, ils n’avaient cette fois que leurs machettes ou bâtons de paysan en main. Après les prises de parole de Fidelia, Omar, Mister, Brus Li, Esther, Tacho et David, commandants de l’EZLN, ils ont quitté la principale ville du Chiapas le lendemain matin, non sans avoir démontré leur capacité d’organisation et leur esprit de résistance. « Nous connaissons le monde […] parce que nous connaissons tous ces hommes et femmes de tous les pays qui sont arrivés dans nos villages, ils nous ont parlé de leurs luttes, de leurs mondes et de tout ce qu’ils font. À travers leurs paroles nous avons voyagé et nous avons vu et connu plus de terres que n’importe quel intellectuel », a expliqué Mister.

En France, les médias ont ignoré la manifestation.

Marc Tomsin : Après vingt et un mois de silence, l’armée zapatiste (EZLN) s’est-elle isolée, affaiblie ou renforcée ?

Jérôme Baschet : Le plus remarquable est sans doute que l’EZLN soit parvenue à franchir sans sombrer une passe très périlleuse et ait pu surmonter l’énorme déception des lendemains de la Marche de la dignité indigène, il y a tout juste deux ans : une marche qui a été un succès par l’ampleur des rencontres et des mobilisations qu’elle a suscitées, mais qui n’a eu aucun résultat en termes législatifs. Il y a eu là un moment de découragement qui a sans doute été très difficile à surmonter, mais qui l’a été. Je crois que c’est le principal acquis de cette période.

Par ailleurs, il y a sans doute une usure qui continue à se faire sentir, qui n’a pas commencé avec la marche mais qui a continué malgré la marche. Une difficulté à maintenir l’esprit de résistance des communautés dans des conditions matérielles très précaires. Il y a sûrement des gens qui ont quitté l’organisation, mais le fait d’avoir surmonté cette épreuve est le signe d’une force indéniable. On aurait pu penser qu’après une épreuve de cette sorte l’EZLN allait tomber en déliquescence, se dissoudre. C’était l’une des hypothèses possibles. Cela n’a pas été le cas, l’organisation a résisté, elle a fait la preuve de sa capacité de mobilisation lors de la manifestation du 1er janvier de cette année, très importante par son ampleur mais aussi par le degré d’organisation qu’elle a démontré. Donc, malgré le rétrécissement de l’espace des communautés zapatistes, il y a un acquis, une démonstration de résistance très importante.

Marc Tomsin : Avec la réapparition des zapatistes et la fin du silence de leur commandement, y a-t-il un durcissement de leurs positions vis-à-vis des partis politiques, particulièrement du Parti de la révolution démocratique (PRD, gauche) ?

Jérôme Baschet : Réapparition, oui, indéniablement ; fin du silence, c’est le moins qu’on puisse dire, puisque nous sommes maintenant soumis à une rafale de communiqués, au rythme d’un tous les deux ou trois jours, à peu près. Réapparition publique lors de cette manifestation du 1er janvier, avec son caractère impressionnant et symboliquement très fort, c’est clair. Mais je ne vois guère de durcissement de la position de l’EZLN et pas d’inflexion très sensible. L’attitude très dure à l’égard des partis politiques en général et en particulier du PRD n’est pas vraiment nouvelle. Il y a beaucoup d’antécédents à cette attitude qui a certes un peu varié au gré de la conjoncture politique, notamment aux moments où le PRD appuyait les demandes zapatistes et indigènes en général. Cette posture des zapatistes est logique, compte tenu de la participation du PRD et en particulier de ses sénateurs au vote de la contre-réforme indigène. Ce vote du PRD a été dénoncé très clairement au lendemain de l’approbation de la contre-réforme, fin avril 2001, et l’EZLN a alors lancé des mots très durs contre la « trinité infernale » qui incluait aussi bien les politiciens du PRD que du PAN ou du PRI. C’est aujourd’hui la même chose qui ne fait que s’amplifier. Les zapatistes ont toutes raisons d’être furieux à l’égard d’un parti qui se dit de gauche et qui a voté avec les autres forces politiques représentées au Parlement cette loi tout à fait contraire aux demandes des zapatistes et des indigènes en général. C’est assez logique.

Marc Tomsin : Que penser de l’incompréhension que rencontre aujourd’hui le mouvement zapatiste dans les médias 1 en France ? De la charge contre Marcos et l’EZLN pratiquée par les magazines de la « gauche cathodique » (Les Inrockuptibles 2, Télérama, etc.) au sujet de la correspondance sur la question basque comme de leur silence total après la manifestation du 1er janvier ?

Jérôme Baschet : Il me semble que ce n’est pas un phénomène nouveau. On le constate depuis 1994, et plus encore depuis la rencontre « intergalactique » de 1996. Le discours de la presse française en particulier, mais aussi d’autres pays européens, est catastrophique. J’ai l’impression que, dans le cas récent de la polémique autour des échanges de Marcos sur la question basque, on assiste en fait à la reprise des archétypes que les médias ont construits sur les zapatistes et sur le personnage de Marcos depuis 1994 : un mouvement anecdotique, anachronique, réductible à la dimension médiatique de son porte-parole (par parenthèse, l’idée d’un Marcos omniprésent dans les médias fait un peu sourire, surtout en France) et à son répertoire exigu de symboles qui deviennent des obsessions pour les journalistes français comme le fameux passe-montagne. Il y a peu, un hebdomadaire faisait encore une fois sa une sur le passe-montagne de Marcos, mais déjà, en décembre 2000, Le Monde passait par pertes et profits l’essentiel d’une conférence de presse de Marcos et focalisait l’attention sur l’annonce supposée d’un renoncement audit passe-montagne. Ce sont les mêmes stéréotypes qui fonctionnent, qui sont repris inlassablement d’article en article avec, dans certains cas, une intention de nuisance évidente, une malveillance qui utilise tout ce qui peut servir à déconsidérer les zapatistes et Marcos en particulier, avec la plus évidente mauvaise foi. Parler, par exemple, du « soutien ahurissant (de Marcos) aux terroristes de l’ETA » (Télérama du 8 janvier 2003) est un mensonge pur et simple, puisque de tout ce dossier on peut ne retenir qu’une seule chose, c’est que, dans ses deux lettres à l’ETA, Marcos dénonce très clairement les méthodes et les principes d’une organisation qui « a fait de la mort de la parole son négoce » (avant-garde auto proclamée qui prétend agir en représentation de tout le peuple basque, certitude de détenir la vérité absolue qui conduit à « tuer tous ceux qui ne souscrivent pas à cette vérité », recours au crime, attentat contre la vie de civils, réponse aux mots par des balles). C’est aux antipodes de tels principes que se situe l’EZLN et il suffit de lire ces deux textes pour voir qu’il n’y a pas d’effort minimal d’information dans presque tous les articles parus sur ce thème.

Marc Tomsin : De jeunes Tzotziles, Tzeltales, Choles, Tojolabales… nés, comme l’EZLN, en 1983, vont avoir vingt ans. Cette nouvelle génération s’est-elle transformée avec ce mouvement ?

Jérôme Baschet : C’est une préoccupation évidente des zapatistes. L’attention qu’ils portent à la mise en place de projets éducatifs, qui sont devenus maintenant réalité, montre bien qu’ils ont ce souci de former de nouvelles générations, zapatistes ou non, mais en tout cas engagées dans la résistance et la lutte. Ces jeunes sont là, on sent leur enthousiasme et leur énergie. Mais en même temps que va-t-il advenir du mouvement zapatiste et, de manière plus générale, de la lutte indigène dans un contexte qui est très difficile ? Ces acquis et ces germes d’avenir sont là, mais encore faut-il que les conditions permettent que cette résistance se développe et ne s’épuise pas. Le risque d’affaiblissement est toujours présent, et tout cela conditionne la possibilité pour ces germes d’espérance de se développer vraiment.

Marc Tomsin : On a parlé, au sujet des origines du zapatisme, des « matrices » dont ce courant serait issu, comme la théologie de la libération, certaines tendances du marxisme ou de l’anarchisme (Flores Magón) au Mexique. Une recherche sociale comme celle de John Holloway semble à son tour influencée par l’expérience du mouvement indigène au Chiapas. Le zapatisme est-il devenu lui-même une matrice ?

Jérôme Baschet : Une matrice, je ne sais pas. Le terme correspond peut-être mal à l’indéfinition revendiquée par les zapatistes. Qu’il y ait des traces très fortes, des empreintes, sur les gens, sur les jeunes dans les communautés indiennes, c’est certain. On sent chez eux une possibilité de parler, une récupération de leur histoire en même temps qu’une ouverture sur le monde, une réflexion politique et morale en train de se fortifier, mais j’insiste sur la fragilité de tous ces projets, de toutes ces réalisations en cours, parce qu’elles se font toujours dans des situations d’urgence, de difficultés très grandes et qu’elles peuvent être interrompues du jour au lendemain. Il n’y a pas de garantie absolue que tout ce qui est en train de se développer puisse réellement croître comme on le souhaiterait. Par ailleurs, vers l’extérieur, l’écho du zapatisme me semble indéniable. Il marque la pensée critique. Ce n’est peut-être pas très sensible en France, mais ça l’est dans d’autres pays, et certainement au Mexique. Il y a un apport du zapatisme à la pensée critique qui se fait sentir dans un livre comme celui de John Holloway 3, Cambiar el mundo sin tomar el poder (el significado de la revolucion hoy), dont le titre - « Changer le monde sans prendre le pouvoir (le sens de la révolution aujourd’hui) » - est la reprise directe de l’un des thèmes principaux des zapatistes. La formule semble destinée à circuler amplement à travers le monde, de cercles de réflexion en publications et de publications en manifestations ; elle amène certainement à reformuler les apports du marxisme et les traditions libertaires. Cette part toujours active du zapatisme est bien là, je crois.

1. La désinformation et le confusionnisme culminent avec les éditions Mille et une nuits, qui publient Marcos, le maître des miroirs, essai de Vazquez Montalban, et vont jusqu’à annoncer, en « quatrième de couverture », qu’après avoir « marché sur Mexico en 2001 » Marcos a signé un accord avec le gouvernement et, bien sûr, « ôté son fameux passe-montagne », révélant son identité.

2. Un certain Marc Saint-Upéry écrit dans l’hebdomadaire des BBB (bourgeois, blancs, branchés) une méchante diatribe contre « le sous-commandant en dessous de tout », accusé d’être « solidaire des tueurs d’ETA », et exige des « représentants de l’EZLN […] une rectification de leur position ». Tout s’éclaire si on lit, dans le Monde diplomatique de janvier, du même Saint-Upéry, journaliste à Quito, un éloge de l’organisation indienne d’Équateur qui a « su combiner lutte sociale et pratique institutionnelle ».

3. Irlandais installé au Mexique, chercheur en sciences sociales de l’université de Puebla.

* Jérôme Baschet, auteur de L’Étincelle zapatiste (éditions Denoël, [voir le Monde libertaire de l’été 2002-rub1471]).

 

  ARMEE ZAPATISTE DE LIBERATION NATIONALE.
MEXIQUE.

7 décembre 2002

A l'organisation politico-militaire basque Euskadi ta
Askatasuna (ETA). Pays basque.
Du sous-commandant insurgé Marcos. Mexique.

Mesdames et Messieurs,

Je vous écris au nom des enfants, des anciens, des femmes
et des hommes de l'Armée zapatiste de libération
nationale du Mexique.
Comme vous le savez sans doute, il y a quelque temps, et
dans une lettre lue en territoire espagnol, nous avons
fait référence à la lutte du peuple basque pour sa
souveraineté. Bien que le texte fît clairement référence
à la lutte politique basque et non à la lutte militaire,
les paroles furent intentionnellement ambiguës en ce qui
concerne l'action de votre organisation ETA.
L'objectif de l'ambiguïté était de provoquer, ce qui a
réussi. Nous n'ignorons pas que nous avons mis en danger
le capital moral que, nous zapatistes, avons conquis dans
le monde entier, en particulier dans la péninsule
ibérique, mais c'était nécessaire… alors.
Vous et nous savons bien que l'EZLN n'a réalisé et ne
réalisera aucune action militaire contre les civils. Vous
savez aussi que nous condamnons ce type d'attaques, qui
font un grand nombre de victimes chez des personnes qui
ne savent même pas de quoi il s'agit.
Ce n'est pas rien le nombre de victimes civiles que vous
avez provoquées par vos actions. Parmi elles, il y avait
des personnes qui sympathisaient avec notre cause et qui,
comme le reste des victimes civiles, sont mortes dans
l'angoisse de ne pas savoir pourquoi.
Nous considérons la lutte du peuple basque pour sa
souveraineté comme juste et légitime, mais cette noble
cause, ni aucune autre, ne justifie que l'on sacrifie la
vie de civils. Non seulement cela ne produit aucun
bénéfice politique et, même si cela arrivait, le coût
humain n'a pas de prix. Nous condamnons les actions
militaires qui touchent les civils. Et nous les
condamnons de la même manière, qu'elles proviennent d'ETA
ou du gouvernement espagnol, d'Al-Qaida ou de George W.
Bush, d'Israéliens ou de
Palestiniens, ou de quiconque, sous des noms différents
ou des sigles différents, alléguant ou non des raisons
d'Etat, idéologiques ou religieuses, prenne ses victimes
parmi les enfants, les femmes, les anciens et les hommes
qui n'ont rien à voir avec le sujet.
Je sais aussi que, dans le compte des morts et blessés
que réalise le gouvernement espagnol, ne figurent pas les
milliers de Basques qui ont été exécutés, torturés et les
disparus entre les mains des forces de l'Etat. Cependant,
je ne vous écris pas pour comparer le nombre des morts.
En cela, nous surpassons les uns et les autres, vu que ce
sont des millions d'indigènes mexicains qui sont tombés
depuis la conquête espagnole. Personne ne peut
concurrencer nos morts.
Non, ce n'est pas pour parler de ce qui s'est passé avant
que je m'adresse à vous.
Il y a deux jours, le juge Fernando Baltasar Garzon Real
m'a défié à un débat. Je lui ai répondu par l'affirmative
et j'ai posé comme condition, entre autres, que se
réalise une rencontre entre toutes les forces politiques,
sociales et culturelles impliquées ou intéressées par la
problématique du Pays basque, pour qu'elles parlent et
s'écoutent au sujet des chemins basques.
De même, au nom de mes camarades, je vous demande de
décréter une trêve unilatérale pour une période de 177
jours, qui commencerait au matin du 24 décembre 2002. Je
vous demande de ne réaliser aucune opération militaire
offensive durant cette période et de contribuer ainsi à
créer un climat propice à cette rencontre, c'est-à-dire
pour donner une opportunité à la parole.
Il serait bon qu'Euskadi ta Askatasuna envoie plusieurs
délégués parler et écouter, pas à négocier ou à faire un
pacte, pour la rencontre "Le Pays basque : des chemins".
Je sais qu'ils courraient des risques, mais s'ils sont
disposés à mourir ou à être faits prisonniers dans les
actions militaires qu'ils réalisent, je ne vois pas
pourquoi ils ne seraient pas disposés à souffrir la même
chose dans une action politique.

C'est ce que je vous demande, pas de vous rendre ni
d'abandonner vos armes ou vos convictions. Je vous
demande simplement de donner une opportunité à la parole
et honorer ainsi le grand risque que les zapatistes ont
pris et devront prendre. En cas de refus, je me propose
personnellement comme victime propiciatoire de votre
prochaine attaque. Vous pourrez me traiter
de "collaborateur" de l'Etat espagnol (ce qui sera
paradoxal, puisque les autorités espagnoles m'accusent
d'apologie du terrorisme). L'argument
sera le minimum. Il n'y aura pas de reproches ni de
représailles de notre part, mais au moins je saurai
pourquoi je meurs. J'attends votre réponse.

Bon. Salut et une chance à la parole.
Depuis les montagnes du Sud-Est mexicain.
Sous-commandant insurgé Marcos.
Mexique, décembre 2002.


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ARMEE ZAPATISTE DE LIBERATION NATIONALE.
MEXIQUE.

7 décembre 2002

A toutes les forces politiques, sociales, culturelles et
religieuses du Pays basque, quelle que soit leur idéologie
Du sous-commandant insurgé Marcos

Dames, gentilshommes et enfants,

Je vous écris au nom de l'Armée zapatiste de libération
nationale pour vous inviter à vous unir et à faire vôtre
la mobilisation “Une chance pour la parole” qui prétend
obtenir d'ETA et du gouvernement espagnol un climat
propice à la réalisation de la rencontre "Le Pays
basque : des chemins".
Cette rencontre doit se tenir sur l'île de Lanzarote,
îles Canaries, du 3 au 7 avril 2003 et n'a pas d'autre
motif que d'essayer de changer la logique de guerre qui
assaille le monde.

Nous vous invitons aussi à vous approprier cette
rencontre, à l'organiser et à y participer, au moment et
sous la forme que vous trouverez les plus adéquats.
Au départ, la rencontre est une des conditions que nous
avons fixées pour la réalisation du débat auquel nous a
défié le juge Baltasar Garzon, mais, s'il ne se réalise
pas ou si quelque malheur ou contretemps empêche la
célébration de la joute, nous vous demandons
respectueusement de réaliser cette rencontre, comme vous
le voulez, en lieu et date qui vous convienne.
Je ne vais pas répéter ce qu'il y a dans les lettres que
j'ai annexées.

Nous sommes sûrs que cette initiative, si elle réussit,
se transformera en une lueur d'espérance pour tous les
peuples de la Terre.

Je vous réitère nos salutations, notre respect et notre
admiration.

Bon. Salut, est-ce que ça ne vaut pas la peine de donner
une chance à la parole ?
Depuis les montagnes du Sud-Est mexicain.
Sous-commandant insurgé Marcos.
Mexique, décembre 2002

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ARMEE ZAPATISTE DE LIBERATION NATIONALE.
MEXIQUE

7 décembre 2002

A la société civile espagnole et basque.
Péninsule ibérique, planète Terre.

Du sous-commandant insurgé Marcos.
Mexique

Dames, gentilshommes et enfants,

Je vous écris au nom des anciens, des femmes, des enfants
et des hommes de l'Armée zapatiste de libération
nationale, du Mexique, pour vous saluer.
Il y a quelque temps, une de nos lettres, lue à
l'Aguascalientes madrilène, a déclenché une polémique et
une condamnation contre nous, parce que la lettre était
ambiguë par rapport aux actions armées de l'organisation
basque ETA. Même si, au début de la lettre, on
avertissait que "rien n'est accidentel chez les
zapatistes" et que nous faisions clairement référence à
la lutte politique, et non armée, du peuple basque, le
manque de condamnation explicite du terrorisme a été
interprété comme un appui de l'EZLN
à ETA et à ses actions.
Je dois vous dire que l'ambiguïté était intentionnelle,
comme le ton du reste de la lettre. Nous cherchons à
provoquer le tempérament hispanique d'un homme et ainsi
entreprendre une initiative qui, pour notre part,
représente peut-être la dernière opportunité d'aboutir à
une solution pacifique digne de nos revendications qui
sont, comme tout le monde le sait, la reconnaissance des
droits et de la culture indigènes.

Vous savez bien que nous ne pratiquons pas le terrorisme
et qu'en plusieurs occasions, dans des déclarations
écrites et orales, nous avons condamné la terreur, d'où
qu'elle vienne. Et si cette fois nous ne l'avons pas
explicitement fait, c'est pour des raisons que l'on
commence à voir clairement.
Pour les familles des victimes d'ETA et de l'Etat
espagnol, parmi lesquelles se trouvent nombre de
partisans de notre cause, nous nous excusons si par cette
ambiguïté nous manquons de respect à leur douleur. Nous
voulons de tout cœur qu'ils nous comprennent et qu'un
jour ils nous pardonnent ce que nous avons provoqué.
Nous regrettons aussi que cette souffrance ait été
manipulée par le gouvernement espagnol pour détourner et
cacher son inefficacité criminelle dans la catastrophe
écologique qui s'abat sur le peuple galicien qui a
démontré que l'on peut s'organiser et résoudre ses
problèmes pendant que les gouvernants se promènent dans
les pages sociales des journaux madrilènes.
Comme vous le savez, le juge Fernando Baltasar Garzon
Real m'a provoqué à un débat public sur divers thèmes.
Nous avons décidé d'accepter le débat et de mettre comme
condition que l'on réalise une rencontre entre les
intéressés et concernés par la problématique basque, pour
parler et écouter, sans bombes, balles et ordres de
détention. Le thème de la rencontre est "Le Pays basque :
des chemins".
Pour la réalisation de cette rencontre, je me suis déjà
adressé, par lettre, à l'organisation basque ETA pour lui
demander de déclarer une trêve unilatérale de 177 jours
(commençant le 24 décembre de cette année) et ainsi de
rendre propice un climat adéquat pour la réalisation de
cette rencontre.

Nous pensons que quelque chose doit se faire pour changer
la logique criminelle qui s'impose actuellement dans le
monde. Que la terreur se combatte par la terreur mais
sans pouvoir la vaincre. Que les arguments légaux servent
à justifier les tortures, les disparitions, les
assassinats mais n'en finissent pas avec ceux qui, avec
des arguments idéologiques ou religieux, justifient la
mort des autres.
Le monde d'aujourd'hui nous présente une solution finale
qui, comme toutes les solutions finales, est un piège. On
nous oblige à choisir entre une terreur et une autre et
critiquer l'un veut dire appuyer l'autre. Dans ce cas, on
nous oblige à choisir entre le terrorisme d'ETA et le
terrorisme de l'Etat espagnol, et si nous nous démarquons
de l'un, nous sommes complices de l'autre.
Vous et nous savons que l'alternative n'est pas une chose
ou l'autre, sinon celle que l'on construit comme une
nouvelle voie, comme un nouveau monde.
Il serait joliment juste et instructif que, au milieu
d'un monde polarisé ou la mort et la destruction ne
varient qu'au niveau des arguments et de la déraison (ou
condamner les actions punitives de Bush équivaut à
soutenir la folie fondamentaliste de Bin Laden), ce soit
dans la péninsule ibérique que l'on ouvre un espace pour
donner une chanceé à la parole.
Il serait merveilleux que ce soit la dignité ibérique qui
dise au monde entier que c'est possible, et nécessaire,
de donner une chance à la parole.
A cause de tout cela, nous vous invitons à vous mobiliser
sur tout le sol hispanique pour demander, au gouvernement
espagnol et à ETA, cela : une chance à la parole.
Bon. Salut. Et si ce n'est pas maintenant, quand alors ?
Il faut donner une chance à la parole.
Depuis les montagnes du Sud-Est mexicain.
Sous-commandant insurgé Marcos.
Mexique, décembre 2002

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ARMEE ZAPATISTE DE LIBERATION NATIONALE.
MEXIQUE.

7 décembre 2002

Aux organisations politiques, sociales et culturelles
basques de gauche (abertzales). Pays basque.

Du sous-commandant insurgé Marcos. Mexique.

Frères et sœurs,

Je vous écris au nom des enfants, des anciens, des femmes
et des hommes de l'Armée zapatiste de libération
nationale du Mexique et je vous salue avec respect et
admiration.

Je crois ne pas me tromper en supposant que vous
connaissez bien la polémique qui s'est développée à
partir de la lettre zapatiste lue à l'Aguascalientes
madrilène à la fin du mois de novembre de cette année.
Comme vous verrez dans la lettre que je joins, j'ai
accepté le défi à débattre que m'a lancé le juge Baltasar
Garzon. Puisque je suis le défié, c'est à moi de fixer
les conditions, et j'ai répondu que l'une d'elles est
que, de manière parallèle au débat, se réalise une
rencontre entre les forces politiques et culturelles
impliquées dans la problématique du Pays basque et qui y
sont disposées. J'ai également écrit à ETA en lui
demandant de déclarer une trêve unilatérale de 177 jours
à partir du 24 décembre
de cette année, afin de créer les conditions propices
pour la réalisation de cette rencontre.
Bien, c'est une courte synthèse. Vous pourrez en savoir
plus avec les lettres mentionnées. Mais je m'adresse
spécialement à vous pour plusieurs raisons.
En plus de vous inviter à participer à la rencontre, je
vous écris pour vous demander de vous joindre à la
demande que je fais à ETA, parce que vous avez l'autorité
morale et le prestige qui me manque pour cela.
Je vous demande aussi, avec inclusion et tolérance, de
réunir les plus grandes forces possibles pour que cette
rencontre puisse avoir lieu. Je vous le demande parce
que, historiquement, la gauche a toujours démontré être
meilleure organisatrice que la droite. Les thèmes, les
rythmes et les autres conditions de la rencontre doivent
être le fruit de la décision de toutes les forces qui
veulent donner une chance à la parole.

Je sais bien que, à la différence de la gauche
parlementaire mexicaine, vous avez, vous, un projet
politique alternatif, pas seulement pour la lutte pour la
souveraineté basque, mais aussi pour la construction d'un
système plus juste, plus démocratique et plus libre,
c'est-à-dire plus humain. Pour cela je m'adresse à vous,
à votre expérience, à votre décision de lutte, à votre
héroïsme et à l'autorité morale qui, cela ne fait aucun
doute, se sont construits à l'intérieur du noble peuple
basque. Qu'il y ait
des voies encore inexplorées pour conquérir la
souveraineté basque ne fait aucun doute.
Et cela ne fait aucun doute que ces voies sont
aujourd'hui fermées par la terreur qui souffle d'un côté
ou de l'autre.
Pour cela, je vous demande de parler et d'écouter. Pas de
renoncer à vos convictions et à vos projets mais de les
faire connaître dans un espace pour lequel vous devez
lutter, cela oui, aux côtés de tous les hommes et femmes
honnêtes.

Je vous demande de lutter pour rendre possible cet
espace, personne n'a rien à perdre (sauf nous, les
zapatistes, mais c'est notre spécialité) et beaucoup à
gagner.

Je vous demande de consacrer vos plus grands efforts à
donner une chance à la parole.
Autre chose (je sais que je demande beaucoup, mais vous
êtes nobles), je vous demande, même si tout va à l'envers
et que rien n'aboutit comme nous l'aurions voulu, de la
manière dont vous le désirez, d'ouvrir cet espace et de
convoquer tous ceux qui le veulent à parler et à entendre
ce que tous et toutes ont à dire et à entendre.

Bon. Salut, je sais que cela ressemble à une consigne de
mobilisation de rue, mais il faut donner une chance à la
parole.
Depuis les montagnes du Sud-Est mexicain.
Sous-commandant insurgé Marcos.
Mexique, décembre 2002.

14:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/03/2010

De la "kale borroka" de Pampelune au braquage de la Sidam...

Le compte des armes n'est pas le même entre les infos données par les Journaux Français et Espagnols...le taux de change, sans doute...

Surlignage, mise en gras et barbouillage par Probe

Pottoka Tchopendoz.jpg

Aspurz, a été interpellée en possession d'une arme de poing. On précisait de source judiciaire que cette arme provient d'un stock dérobé en 2006 dans une manufacture d'armes à Vauvert (Gard) (Nouvel Obs - AP | 21.03.2010 )

 

La piste de l'ETA privilégiée après un vol d'armes dans le Gard

LE MONDE.FR avec AFP | 25.10.06

Extraits :

Lundi en début de soirée, deux hommes et une femme encagoulés s'étaient présentés au domicile de la gérante de l'entreprise Sidam à Vauvert, dans le Gard, qui vend notamment des armes de poing. Après avoir annoncé à la gérante l'enlèvement de sa belle-fille et de ses deux petits-enfants, les hommes ont finalement amené celle-ci à ouvrir les locaux de l'entreprise. Les trois personnes ont fait main basse sur quelque 200 armes de poing et pièces (barillets, canons...), qu'ils ont chargés dans un 4 × 4 avant de prendre la fuite. Simultanément, un autre groupe de deux ou trois personnes s'est rendu au domicile de la belle-fille, qu'ils ont emmenée ainsi que ses deux enfants dans un véhicule...

 

"ACTIONS VIOLENTES,  ÉQUIPES DÉTERMINÉES,  PRÉMÉDITATION INCONTESTABLE"

Si les ravisseurs ont opéré sous "l'intimidation", en revanche "aucun coup n'a été porté" aux otages, a ajouté M. Gelli. Le procureur a également parlé d'"actions violentes, d'"équipes déterminées, de "préméditation incontestable" puisque les voleurs ont donné à la gérante les prénoms de ses petits-enfants pour la convaincre de la réalité de l'enlèvement.

"Beaucoup de gens ignoraient que cette entreprise fabriquait des armes à Vauvert", a poursuivi le magistrat, ses seuls clients étant des armuriers. Le hold-up implique donc "beaucoup de travail de préparation". "L'entreprise Sidam est une entreprise confidentielle, implantée à Vauvert depuis plus de vingt-cinq ans et qui ne souhaite pas faire de la publicité à son activité", a déclaré par la suite le maire UMP de Vauvert, Gérard Gayaud. Ce vol "n'est pas un cambriolage banal, c'est quelque chose d'un peu plus gros", a-t-il encore estimé.

L'entreprise, un bâtiment moderne de plain-pied, est située dans une zone d'activités non loin d'un centre commercial et de l'office de tourisme de Vauvert. L'étonnement était à son comble parmi les habitants de cette localité d'environ 10 000 âmes, qui ignoraient tout des faits et jusqu'à l'activité de cette entreprise très discrète.

 

Boris De La Cruz | 25.10.2006 Le Parisien

DEUX CENTS ARMES de poing ont été volées à Vauvert, près de Nîmes (Gard). Sous la menace d'un commando, une gérante de société d'armement et de munitions a été obligée d'ouvrir les portes de son entreprise. Les braqueurs, parfaitement renseignés, avaient kidnappé sa fille et ses deux petits-enfants en vue d'en faire une monnaie d'échange. La piste de l'ETA est envisagée par les enquêteurs car les malfaiteurs parlaient avec un accent espagnol, selon le procureur de la République de Nîmes. La PJ de Montpellier et la DNAT (division nationale antiterroriste) ont été saisies. Il est à peine plus de 19 heures, lundi, lorsque trois individus, deux hommes et une femme, sonnent à la porte d'une jolie villa située près de Nîmes. Une mère de famille qui se trouve seule avec ses deux enfants ouvre sans prendre garde. Un commando encagoulé fait irruption dans le hall et la menotte immédiatement. Les kidnappeurs et leurs otages quittent le domicile. Ils se rendent dans un endroit désert où la femme, âgée d'une trentaine d'années, et ses deux enfants de 7 ans et 9 mois sont ligotés dans leur véhicule. Sous la surveillance des malfaiteurs une bonne partie de la nuit, la petite famille sera finalement libérée au petit matin par les gendarmes. Une société dont les riverains ignoraient l'activité Pendant que cette opération se déroule, une autre équipe agit simultanément à quelques kilomètres de là. La gérante d'une société d'armement basée à Vauvert reçoit la visite, vers 20 heures, de trois hommes qui lui demandent d'ouvrir les portes de son entreprise. Les malfaiteurs précisent qu'ils ont pris en otage sa fille et ses petits-enfants en prenant soin de donner les prénoms des gamins. Contrainte et forcée, la gérante prend la direction de ses locaux professionnels au centre de Vauvert. Un site inaccessible, clôturé et muni de caméras. Peu de villageois connaissent cette entreprise et encore moins ce qu'elle fabrique. « Je n'ai jamais réussi à savoir ce qui se passe derrière ses murs, confie l'un des plus proches voisins. J'en ai souvent parlé avec des anciens du village qui eux-mêmes ne savaient pas trop. Ils se disaient qu'ils montaient des pièces détachées. Sur la sonnette un unique sigle Sidam est visible. » « Le commando était très bien renseigné et très bien organisé. Il a agi avec un sang-froid impressionnant », a déclaré hier le procureur de la République, Robert Gelli. Selon une source proche de l'enquête, « il paraît évident que ce groupe avait à la fois minutieusement repéré les lieux et connaissait parfaitement les habitudes des gens ». En effet, ils savaient qu'à l'heure où ils agissaient il n'y aurait pas d'homme à la maison des victimes et de la gérante. Le parquet antiterroriste de Paris a été saisi.

 

Qu'est ce que la SIDAM ?

 


SIDAM
Présente depuis plus de 20 ans sur le marché français, la société SIDAM est spécialisée dans l'importation et la distribution d'articles de chasse, de tir sportif, de tir de loisir et de défense. Forte de ses exclusivités telles que les grandes marques CZ, SMITH & WESSON, BRNO, SELLIER BELLOT, ATA, MAROCCHI, SCIROCCO, HATSAN, KRICO, FINN CLASSIC, MEOPTA, MATCH GUNS by Cesare Morini, KOZAP, ALFA, FEINWERKBAU, BSA, KOLPIN, OTIS, BRUNI, CAREER, TAU, AERON, WEIHRAUCH, et de ses co-distributions comme PIETTA, PEDERSOLI, LYMAN, UMAREX, HN, NORINCO, la société SIDAM est présente au travers du réseau d'armuriers détaillants et de l'Administration.

 

- Et vous croyez que se sont les pisseux qui ont fait ça ?

- Pour l'instant on ne peux pas encore savoir...

26-10-2006 02:50:37

ABC

MADRID. La Policía ha localizado las dos furgonetas utilizadas por ETA en el robo de 350 pistolas y revólveres en la empresa Sidam en Vauvert (Francia). Una fue hallada a unos 20 kilómetros de la armería y la otra, a 300. Esta última, una Citroën Berlingo, fue quemada por los terroristas con el fin de borrar huellas, ya que estaba en poder de ETA desde el pasado 28 de marzo, día en que la robaron en Peyriac Minervois. La segunda furgoneta utilizada por los terroristas es propiedad de la empresa Sidam y, en su interior, la Policía encontró varias cajas vacías de la armería asaltada. Los investigadores creen que la abandonaron tan cerca de Vauvert, a unos 20 kilómetros, porque no quisieron arriesgarse a circular durante mucho tiempo con ella.

 

Dos hombres y una mujer asaltaron a punta de pistola una empresa cerca de Nimes

AGENCIAS / ELPAIS.es - Madrid - 24/10/2006

 

Un comando etarra formado por al menos tres hombres y una mujer se apoderó ayer de más de 350 pistolas en un almacén de la empresa Sidam situado en la localidad francesa de Vauvert, a unos 20 kilómetros de Nimes. Así lo piensa la policía francesa, que sigue la pista de la banda terrorista.

 

 

ETA ya atentó así en el puente de diciembre de 2004

02-09-2007 - Diariocrítico/Agencias

 

Asimismo, fueron halladas tres pistolas, todas ellas del calibre 9 milímetros. Dos de ellas son de la marca Browning y una tercera de Smith & Wesson. De ésta última se coteja en los archivos policiales por si fuera una de las alrededor de 350 que de esta marca y calibre robó ETA en una empresa de Vauvert en octubre de 2006.

ABANDONADO EN UN TAXI.

Antes de eso, el pasado 19 de julio, un etarra --tras percatarse de la proximidad de un control de la Guardia Civil-- huyó abandonando en el taxi en el que viajaba desde Castellón a Tarragona una bolsa de deportes que contenía una fiambrera de color blanco con seis detonadores, dos temporizadores del tipo lapa preparados con ampolla de mercurio, una bolsa con cordón detonante y otra bolsa de plástico con un polvo blanco que podría ser pentrita.

Por su parte, el 11 de julio, son detenidos en Angulema (sur de Francia) dos presuntos integrantes del 'aparato militar' de ETA, Iker Mendizábal, que estaría al frente del subaparato de aprovisionamiento de armas y explosivos, y Jon García González, miembros de la dirección de logística.

En la furgoneta robada que conducían en el momento del arresto se les incautó distinto material utilizado por la banda para la fabricación de artefactos explosivos, entre el cual había un centenar de bolsas con hidróxido de magnesio, así como una pistola automática y un revólver marca "Smith & Wesson", proveniente del robo a mano armada cometido por miembros de ETA, el 23 de octubre de 2006, en la sociedad 'Sidam' de Vauvert.

 

 

http://www.mir.es/DGRIS/Notas_Prensa/Ministerio_Interior/...

  • Un revólver marca “Smith & Wesson”, calibre 38 especial con número de serie CJV3248 y otros 4 cartuchos. Este revolver proviene del robo a mano armada cometido por miembros de ETA, el 23 de octubre de 2006, en la sociedad “Sidam” de Vauvert.

     

     

Detenido en París un etarra ebrio que tenía un arma robada durante la tregua

26.05.09 -

FERNANDO ITURRIBARRIA

| CORRESPONSAL. PARÍS


La Policía francesa detuvo ayer lunes de madrugada en el centro de París al presunto militante de ETA Iker Esparza Ortega ...

En el momento del arresto, Esparza Ortega arrojó al suelo el arma que portaba sin hacer ademán de utilizarla. Es un revólver marca Smith & Wesson del calibre 38 que forma parte de las 344 armas de fuego robadas en el atraco a la empresa Sidam de Vauvert, cerca de Nîmes, perpetrado por un comando de ETA en octubre del 2006, durante el último alto el fuego mantenido por la banda.

El automóvil en el que viajaba, un Peugeot 407, había sido robado el pasado mes de enero en el departamento de Vienne (oeste de Francia) y llevaba placas de matrícula falsas correspondientes a la provincia de Isère (este del país).

 

douane14.jpg

 

22:10 | Lien permanent | Commentaires (0) |

CALAS - "Antiterrorisme et libertés publiques"

 

Raymond Depardon, Clairvaux, 1998. Courtesy de l'artiste.

Depuis 1986, date où la législation antiterroriste a été instaurée en France, un empilement de lois successives a construit un système pénal d’exception qui renoue avec les lois scélérates du xixe siècle et rappelle les périodes les plus sombres de notre histoire.

Lire le texte de la pétition : Pour en finir avec les dérives antiterroristes

 

Le Comité pour l'Abrogation des Lois Antiterroristes - CALAS - est animé par Giorgio Agamben, Esther Benbassa, Luc Boltanski, Antoine Comte, Eric Hazan, Gilles Manceron, Karine Parrot, Carlo Santulli et Agnès Tricoire.

Voir le site du CALAS
http://calas-fr.net/

09:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/03/2010

Dammarie-les-Lys : l'assassinat du policier Jean Serge NERIN démontre l'imposture du discours sécuritaire.

Pris chez Médiapart

 

L'assassinat d'un policier en région parisienne amène à douter sérieusement de la sincérité de l'action politique en matière de sécurité au regard des évènements (RTV.es).

 

Le ministère de l'intérieur porte dans cette affaire une lourde responsabilité. Il est en effet paradoxal qu'un fonctionnaire de police d'un commissariat de banlieue se retrouve un soir face à un groupe terroriste armé quand on se souvient les déploiements de force consentis par ce même ministère dans le cadre de l'affaire de Tarnac.

 

Il paraît incohérent qu'un groupe de terroristes se promène en région parisienne, braque un garage, y vole plusieurs véhicules et ouvre le feu sur des fonctionnaires de police sans que les services spécialisés, très mobilisés pour poursuivre de prétendus poseurs de crochets armés de gants en en caoutchouc, ne s'en soient préoccupés avec autant sinon plus d'attention.

Il ne s'agissait pas de matériel de bricolage à Dammarie, mais d 'armes de guerre, de groupe armé violent supposant une logistique très importante pour se loger, se déplacer, s'armer, s'entraîner, se nourrir. Comment admettre une telle négligence du ministère de l'intérieur quand la région parisienne compte l'une des proportions les plus élevées du monde - sinon la plus élevée - de policiers par habitant ? Comment imaginer qu'un tel groupe ait pu passer inapperçu ? L'action antiterroriste, dans de telles conditions, n'est pas crédible.

 

Les policiers du commissariat n'avaient pas à être sur les lieux ; mais les services censés lutter contre le terrorisme - si les choses étaient bien faites et cohérentes au discours tenu lors de l'affaire de Tarnac. Le ministre de l'intérieur devra expliquer comment il mobilise des centaines de fonctionnaires pour retrouver Treiber à Melun - dont Dammarie est limitrophe – ou un simple voleur – comme Musilin – et qu'il n'y a personne derrière des membres de l'ETA, dont l'action est de tuer, pas de fuir.

 

La liberté d'action laissée à des terroristes avérés paraît incongrue en considération des forces envoyées de Paris pour arrêter les épiciers de Tarnac. Pas de service spécialisé derrière l'ETA en Seine et Marne non plus, quand la Brie en grouillait au moment des filatures de l'enquête de Tarnac. Cette disproportion des moyens et des faits reprochés rend très sceptique sur les priorités politiques et les objectifs dévolus aux services antiterroristes.

 

Se posent dès lors l'utilité réelle des Lois Perben, des moyens d'investigation technique attentatoires à la vie privée,  des moyens matériels et légaux sans cesse réclamés à cor et à cris pour soit-disant assurer la sécurité contre le terrorisme...

On voit que, d'une part, le discours sécuritaire a justifié l'enfermement pendant plusieurs mois d'un intellectuel, pour des raisons demeurant obscures, et que, d'autre part, il est incapable d'assurer la sécurité même de fonctionnaires de police, qui auraient du être avertis de la présence de terroristes sur leur circonscription. Cela leur aurait permis de prendre des précautions, évitant la mort de l'un d'eux et réaliser l'arrestation de toute une bande armée dans un lieu ne mettant pas en danger la vie d'un passant.

La mort de ce policier est donc un terrible fiasco et un démenti de la politique et du discours sécuritaires.

Elle démontre l'inutilité des moyens réclamés et obtenus (Loppsi, Hadopi, Edvige & Co, lois Perben, etc).

Un discours se servant de la disparition tragique de ce fonctionnaire pour réclamer vengeance et plus de moyens n'est donc ni sincère ni décent.

Les mobilisations policières pour Tarnac, Treiber, Musilin montrent qu'il y a assez de moyens - il est même prévu de les réduire. Ce n'est donc pas un manque de moyens à l'origine de l'assassinat du fonctionaire de police. Cela amène à s'interroger sur l'objet véritable du discours sécuritaire et de la lutte anti terroriste. S'ils étaient sincères, l'assassinat du policier n'aurait jamais du se produire et ce n'est pas Julien Coupat que la SDAT aurait mis en prison mais des terroristes de l'ETA.

Tout cela aurait du conduire les autorités à faire preuve d'humilité et de circonspection lors de l'hommage rendu au fonctionnaire de police assassiné par l'ETA, parce qu'elles en portent la responsabilité. L'employeur a une obligation de résultat en matière de sécurtié à l'égard des ses employés. Le gilet pare-balle inefficace à arrêter les coups des tueurs montre combien cette obligation est négligée, au-delà de l'inefficacité de la lutte anti terroriste.

La décence commandait donc à s'incliner en silence devant la dépouille d'une victime de son échec et ne pas renchérir opportunément dans l'escalade sécuritaire ou répressive. L'assassinat du policier de Dammarie témoigne de l'imposture d'un discours et montre qu'il n'est qu'un prétexte à porter atteinte aux droits et libertés fondamentaux.

Toutes mes sincères condoléances à la famille du policier disparu.

 

 

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21/03/2010

Interrogations sur la demande d'information au CHU de Toulouse

17/03/2010 lejpb logoslogan

Goizeder TABERNA

«Agé de 48 ans, s'exprimait en français avec un accent espagnol. Il était de forte corpulence (90 kg). Cheveux coupés courts, poivre et sel, yeux marron, il mesurait 1,70 cm et portait des lunettes à monture noire qu'il était obligé de porter en permanence. Le 29 mars, il portait un blouson en cuir noir, un pantalon de survêtement bleu marine et un T-shirt rayé», se sont les indications données par la police judiciaire de Toulouse pour retrouver la trace de Jon Anza, ce militant basque disparu depuis le 18 avril 2009, dont le corps a été retrouvé la semaine dernière à la morgue de l'hôpital Purpan de Toulouse.

Lancé hier, l'appel à témoin devrait permettre aux enquêteurs de reconstituer l'emploi du temps de Jon Anza du 18 au 29 avril, grande zone d'ombre de l'enquête dirigée par la procureure de Bayonne Anne Kayanakis. Cependant, ce dossier suscite de nombreuses autres interrogations.

L'une d'elle porte sur la transmission des demandes de renseignements entre les différents services qui mènent l'enquête et ceux de l'hôpital. A ce stade de l'investigation, il est tôt pour détecter avec exactitude les lacunes de la chaîne qui aurait dû permettre de retrouver Jon Anza et son corps entre le 29 avril, date à laquelle il entre au Centre hospitalier de Toulouse, et le 20 mai, date d'émission d'une demande de renseignements par les enquêteurs aux hôpitaux.

Absence d'enquête

Toutefois, les questions sont claires. Le Centre hospitalier de Toulouse affirme, certes, que trois signalements d'un corps non identifié avaient été émis, il dément en revanche avoir reçu une demande de renseignement sur la disparition de Jon Anza et, encore moins, d'avoir répondu par la négative. «Nous n'avons jamais répondu à une telle demande», insiste la directrice de la communication du CHU, Marie-Claude Sudre, «il faudrait surtout qu'on nous dise quand et à qui on a formulé la demande». Les responsables de l'hôpital disent avoir vérifié tous les courriers.

Un fax a été envoyé à l'hôpital par les personnes chargées de l'enquête le 20 mai, d'après le Parquet de Bayonne, et le 4 juin un appel téléphonique semble avoir été réalisé dans le but d'obtenir une réponse. La compagne de Jon Anza ayant, de son côté, déjà contacté ce centre en avril, le Parquet n'aurait pas cru bon de réitérer la demande.

Concernant les différents signalements émis par l'hôpital aussi bien au commissariat de police, au Parquet de Toulouse qu'à l'Office central chargé des disparitions inquiétantes, et qui n'ont pas été suivis d'effets, Anne Kayanakis, la procureure de Bayonne, est en «cours de récupération des informations». Dans l'édition d'hier de La Dépêche du Midi, on précisait : «le représentant du parquet qui l'a reçu affirme l'avoir transmis au commissariat central. Aucun pli de ce genre n'a cependant été enregistré à l'hôtel de police».

Plus l'enquête avance, plus l'inquiétude augmente au Pays Basque. Les questions sans réponse engendrent de la colère parmi ceux qui rendent le ministre de l'Intérieur espagnol, A.P. Rubalcaba, et la ministre de la Justice française, M. Alliot-Marie, responsables de la disparition de Jon Anza. Ainsi, pour dénoncer la situation des rassemblements auront lieu à midi au rond-point des Joncaux d'Hendaye, et en soirée à Saint-Jean-Pied-de-Port, Saint-Pée, Ascain, Bayonne, Bassussary, Mauléon, Hasparren, Bidart et Hendaye.

Actions contre la version non-officielle

«Les informations d'El Mundo sur le départ précipité d'une équipe d'agents appartenant à une cellule de renseignement de la garde civile pourraient constituer le premier élément tangible d'une implication espagnole», écrivait hier le journaliste de Libération en charge de ce dossier, Karl Laske. C'est précisément contre ce type d'hypothèse ou accusation que le ministre de l'Intérieur espagnol Alfredo Perez Rubalcaba va entreprendre des poursuites judiciaires, comme il l'a annoncé hier à la Radio nationale d'Espagne. Ces poursuites concernent les personnes qui ont «injurié et calomnié sans aucune preuve» les Forces de Sécurité espagnoles, les accusant de «barbaries» telles que la «torture ou l'enfouissement» de Jon Anza. Ces déclarations sont survenues à la suite d'une manifestation qui a eu lieu dimanche à Donostia, dans lequel les participants ont scandé : «Rubalcaba assassin !». «Tant sa mort que la dissimulation du cadavre découlent d'une décision politique», a dénoncé le porte-parole local du mouvement pro-amnistie. Bien qu'elle reste prudente, la procureure de Bayonne n'a toujours pas écarté la version qui va dans ce sens, soutenue par ETA dans son communiqué du 19 mai 2009.

16:09 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Regard sur les relations diplomatique de basse intensité entre la France et l'Espagne : le GAL (Groupes antiterroristes de libération)

- De 1983 à 1986, les Groupes antiterroristes de libération ont assassiné 17 séparatistes basques sur le sol de France. Comment ces commandos étaient-ils recrutés? D'où venait l'argent? Qui les commandait? Enquête. Par Raufer Xavier, publié le 26/01/1995 00:00 - mis à jour le 29/07/2009 16:21

- Des policiers de l'Hexagone sont accusés d'avoir été payés pour renseigner les mercenaires qui exécutaient des nationalistes basques réfugiés en France - par Eric Pelletier, publié le 12/04/2001 00:00 - mis à jour le 29/07/2009 17:11

- Dans son édition de vendredi, le quotidien Gara informe que selon des sources fiables, Jon Anza aurait été intercepté dans le train qu'il prit à Bayonne le 18 avril pour se rendre à Toulouse. Il aurait été intercepté par des agents d'un service policier espagnol. - Béatrice MOLLE - 03/10/2009 - Euskal Herriko Kazeta - le Journal du pays Basque

- Jon Anza Ortunez, 47 ans, a subitement disparu alors qu'il se trouvait dans la région de Bayonne, sans laisser de trace. L'organisation indépendantiste basque ETA, qui figure sur la liste des entreprises terroristes de l'Union européenne, l'a reconnu comme l'un de ses membres. Une première. Et elle accuse la police espagnole de l'avoir enlevé. - LE MONDE | 03.12.09 | 15h15  •  Mis à jour le 04.12.09 | 08h55

- Autre information, et ce à propos de la plainte de Juan Mari Mujika, séquestré quelques heures à St-Palais le 11 décembre 2008, par des individus se présentant comme des policiers français et s'exprimant en espagnol. Le Monde révèle que «jusqu'ici la police française a remonté la piste de quatre téléphones portables espagnols» dans cette affaire. -05/12/2009 - Béatrice MOLLE 6 Euskal Herriko Kazeta - le Journal du pays Basque

- Jacques MASSEY "ETA, une guerre de cent ans" - Libération 06/03/2010 à 00h00 Par celui qui mouille la chemise :  KARL LASKE


Lire la suite

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20/03/2010

ETA - vidéo - Carrefour condamné pour publicité mensongère !

Allons nous vers une législation sur le  port obligatoire de la cagoule dans les super-marchés ?

Les publiciataires et hyper-marchés ne reculent vraiment devant rien pour se faire de la promo gratuite...

Extrait d'un article de Metro Mis à jour 20-03-2010 07:34

 

Appel à témoins après le meutre d'un policier imputé à l'ETA

 

Ci-joint les photos des suspects et la vidéo diffusée par les autorités françaises et espagnoles afin de recueillir des témoignages.

 

T'as le bonjour de Suzie, mon gros Loup ! .jpeg

Issu de la caméra de surveillance du supermarché Carrefour de Villiers-en-Bière, ce film enregistré le lundi 15 mars vers 10 heures laisse entrevoir cinq hommes présentés vendredi comme des "terroristes de l'ETA", mais depuis rapporte France Info, l'agence de presse espagnole Europa Press aurait été contactée par les cinq personnes en question.

Alertés par leurs familles, surprises de découvrir les images de leurs proches dans les médias, il s'agirait de cinq pompiers catalans en vacances dans la région.

 

No comment...

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15/03/2010

Surveillance informatique - Extrait de Rebetiko n° 5

partie 2.1 - se protéger sur internet

Des serveurs relais qui enregistrent les flux de données circulant sur internet ; des logiciels espions injectés à distance dans les ordinateurs pour surveiller leurs activités (loppsi II) ; des procureurs qui traquent les crimes de lèse-majesté à l'aide des adresses IP de connexions : il y a des flics à tous les coins de rue aussi le cyber-espace. Dans ce deuxième volet (et dans le troisième, à suivre) de la série sur la surveillance informatique [note 0], quelques pistes pour tenter de protéger son ordinateur au cours d'une connexion au réseau.



Le problème prend ici une dimension particulièrement délicate, car, sauf efforts de configuration colossaux, tout ordinateur connecté à un réseau est susceptible de communiquer avec celui-ci sans que l'utilisateur l'ait demandé.

Comme la mise en réseau décuple les problèmes évoqués dans notre premier texte, le fait d'avoir installé un sytème d'exploitation de confiance est une condition pour que les outils présentés ici aient un mininum d'efficacité, quitte à utiliser systématiquement un système live (cf. première partie). Et même ainsi, une prise de contrôle de l'ordinateur par le réseau reste possible, permettant de tout savoir sur celui-ci. La question est complexe, et nous ne pourrons donner que des ébauches de pistes à creuser. Par ailleurs, comme certains des outils présentés sont déjà connus et utilisés (et parfois avec une confiance excessive), il est utile d'en aborder aussi les limites.

1. Limiter les attaques par le réseau

La « Box » [^note 1] (Freebox, Livebox, etc.) qu'on utilise pour se connecter à internet contient un système d'exploitation très basique, installé par son fournisseur (Orange, Free, etc.), sur lequel celui-ci détient tous les droits d'administration. Se pose dès lors la question de la confiance qu'on peut lui accorder, en particulier pour trois raisons :
- tout ordinateur connecté à une Box lui communique le numéro de sa propre carte réseau [note 1 bis](l'adresse MAC), qui est unique, et reste enregistré dans celle-ci à vie ; l'accès physique à la Box, ou sa simple consultation depuis le réseau par le fournisseur, permet de lui faire communiquer ces informations. Il est cependant possible d'obtenir qu'un ordinateur emploie une fausse adresse Mac, en configurant directement la carte réseau à cette fin [^note 2].
- se trouvant placée sur un réseau local, la Box bénéficie d'une confiance particulière de la part des ordinateurs qui sont sur ce réseau : elle est en position idéale pour ouvrir l'accès à une attaque.
- le système installé sur la Box inclut un firewall [note 2 bis], mais encore une fois, on ne contrôle pas ce qu'il fait. Il est donc intéressant d'installer un autre firewall sur son propre ordinateur [^note 3], voir d'attribuer toute la gestion du réseau local à un autre routeur, branché entre la Box et les ordinateurs, sur lequel on aura installé un système de confiance [^note 4].

Une attaque par le réseau peut aussi provenir de logiciels malveillants présents dans des données dont on a demandé soi-même le téléchargement (mails, programmes, micro-programmes comme JavaScript ou Flashplayer permettant l'affichage de pages dynamiques [^note 5]).

2. Limiter la transparence des informations échangées

Toutes les informations qui circulent sur un réseau ont une double nature : elles comprennent d'un côté les données elles-mêmes (le "contenu", dans le corps de texte d'un mail par exemple), et d'une
autre, des informations permettant à ce contenu d'être acheminé sur le réseau (on parle de "routage")[^note 6]. Le contenu comme les en-têtes sont échangés de manière transparente, et peuvent donc être enregistrés par les ordinateurs (routeurs) qui relaient les données sur le réseau, aussi facilement qu'une carte postale sans enveloppe peut être lue par quiconque l'a en main [^note 7].
On peut chiffrer le contenu des échanges de manière à le rendre confidentiel, mais cela n'a aucune incidence sur les informations d'en-tête ; on peut tenter de modifier les en-têtes de manière à en
masquer l'origine (pseudo-anonymat), mais cela n'a aucune incidence sur le contenu. Dès lors qu'on recherche, sur internet, la confidentialité ET l'anonymat, il faut combiner ces deux techniques, dont seule la première sera évoquée dans ce numéro.

2.a. Du bon usage des connexions chiffrées

Certains serveurs web, ceux dont l'adresse commence par https://, permettent d'établir automatiquement des connexions chiffrées. Dans ce cas, les logiciels des deux ordinateurs (le client - celui qui se connecte  - et le serveur) créent entre eux un « tunnel chiffré » par lequel les contenus seront échangés. Un usage bien compris de ce protocole demande quelques précisions :
- sa solidité repose beaucoup sur la possibilité, pour le client, de s'assurer de l'authenticité du serveur avec lequel se crée l'échange. Si cette authenticité ne peut être vérifiée, le navigateur le fait
savoir au moyen d'un message d'erreur ; il reste alors possible d'établir une connexion chiffrée... mais il se peut que la connexion ait été interceptée, et que le tunnel se crée avec le serveur qui effectue l'interception. L'établissement d'une connexion sécurisée devient alors possible, mais avec un serveur-relais mal intentionné qui, afin de rester discret, transmet ensuite les informations à la page demandée, mais en les déchiffrant-rechiffrant au passage. La seule solution pour éviter cette interception est de se procurer de manière certaine la signature (certificat) du site auquel on veut se connecter, et de l'installer dans son navigateur, avant d'établir la connexion.[^note 8]
- les données étant chiffrées uniquement pour le trajet, elles se trouvent à l'état déchiffré sur les ordinateurs qui communiquent.
- l'échange d'informations n'est parfois chiffré que sur une partie du trajet : par exemple, si l'utilisateur d'une boîte gmail envoie un mail à un utilisateur sur no-log, la connexion avec gmail est bien en https, et celle du destinataire, avec no-log, l'est aussi... mais gmail ne chiffre pas les connexions qu'il établit avec les autres serveurs : le mail est alors, sur cette partie du trajet, transmis en clair.

2.b. Crypter ses mails.

Certains logiciels, comme Mozilla Firefox, Claws Mail, ou Thunderbird, proposent d'installer un module complémentaire (FireGPG, Enigmail) qui peut prendre en charge le chiffrement et le déchiffrement des mails. On peut ainsi assurer leur confidentialité pendant la totalité du trajet. Là encore, il faut prendre en compte certaines limites :
- Lors de l'écriture d'un mail, ne pas oublier de désactiver l'enregistrement automatique des brouillons... sans quoi le brouillon non chiffré peut rester stocké sur le disque dur du serveur. Utiliser l'éditeur de texte de FireGPG rend inopérante cette sauvegarde automatique.
- Le chiffrement n'agit que sur le corps de texte des mails. Mais les mails disposent de leur propre en-tête, d'un autre type que celui évoqué plus haut, et qui contient le même genre d'informations, ainsi que le sujet du mail. Il n'existe aucun moyen de chiffrer ou masquer cet en-tête, ni d'empêcher son enregistrement éventuel sur les machines qui relaient le mail.
- Les mails échangés doivent être déchiffrés pour être lus : ils peuvent dès lors laisser toutes sortes de traces de leur présence, ou de la phrase qui a servi à les chiffrer, dans le système d'exploitation du destinataire ou de l'expéditeur.
Certaines pages web expliquent très bien le fonctionnement et l'usage du chiffrement des mails [^note 9].

à suivre : quelques autres pistes pour protéger ses connexions... et
pour trouver des informations plus complètes

------------ post-scriptum au premier volet : Des données invisibles dans les documents
numériques ------------
Les fichiers numériques peuvent être enregistrés sous différents formats. Les formats de fichier complexes (.doc, .mp3, .tiff, .jgp, .pdf, etc.) enregistrent, en plus des données qu'on veut sauvegarder, des nombreuses informations complémentaires : ces méta-données peuvent indiquer le nom de l'auteur, la date de création,la géolocalisation d'une photo,la marque de l'appareil qui
l'a prise, voire parfois, contenir une miniature de cette photo avant modification (ce qui peut rendre par exemple inopérant le floutage des visages sur les photos publiées sur internet)... On peut vérifier leur présence (mais pas vraiment leur absence) en faisant simplement afficher, avec un clic droit, des « informations sur le fichier ». On ne connaît aucune technique ou aucun logiciel fiable pour se débarasser des méta-données : alors autant préférer des formats d'enregistrement plus basiques (.bmp pour les images, .txt pour les textes), qui en conservent beaucoup moins. [^note X]
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[note 0] : le premier volet sur les moyens de protéger ses données peut être consulté sur le funkyssime juralibertaire.over-blog.com
[1: Le vrai nom de ces machines est « routeur »
[1 bis] : le matériel qui gère les connexions.
[2: Une petite recherche scroogle (https://ssl.scroogle.org) donne de bons résultats, comme par exemple http://free.korben.info/index.php/Changer_son_adresse_MAC
[2 bis] : ou pare-feu, c'est le logiciel qui gère les connexions entrantes et sortantes.
[3: Netfilter/Iptables sous Linux ; sous Windows, mieux vaut renoncer
à se connecter que d'espérer trouver une réelle protection
[4: Un bon exemple (en anglais) sur http://openwrt.org
[5: Les extensions FlashBlock et NoScript, qu'on peut installer sur Firefox ou Iceweasel, permettent de bloquer ces deux programmes
[6: Ces informations, appelées « en-tête », contiennent toujours a minima l'adresse d'expédition du message, son adresse de destination, et la date et l'heure de l'émission
[7: Les fournisseurs de services sur Internet (de Youtube à Gmail, de No-log à Libération.fr) ont d'ailleurs, dans la plupart des pays, l'obligation légale de permettre, pour toutes les connexions qu'ils établissent, leur mise en correspondance avec une adresse réseau (IP) d'émission, cf. prochain épisode
[8: La page internet https://aide.boum.org/CertificatSSL/ propose des explications détaillées sur ces questions, ainsi qu'un protocole pour vérifier efficacement l'authenticité d'un certificat
[9: Par exemple, http://globenet.org/IMG/pdf/manuel-crypto.pdf et les tutoriaux que cette brochure suggère de consulter. Le site https://mail.riseup.net propose lui des outils « en ligne » de chiffrement des mails
[X: Ce problème, ainsi que des tests vraiment effrayants, sont présentés par la brochure (en anglais) « Hidden Data in Internet »

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13/03/2010

Im Fadenkreuz des Staates - Dans la ligne de mire de l'Etat

 

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